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Le document décrit les différentes catégories de moutons et leur état général, ainsi que les systèmes de production ovine. Il aborde les pratiques de pâturage, y compris le nomadisme et la transhumance, et les méthodes de gestion des troupeaux par les agriculteurs. Enfin, il mentionne l'importance de l'alimentation et des systèmes d'élevage pour optimiser la production ovine.

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Le document décrit les différentes catégories de moutons et leur état général, ainsi que les systèmes de production ovine. Il aborde les pratiques de pâturage, y compris le nomadisme et la transhumance, et les méthodes de gestion des troupeaux par les agriculteurs. Enfin, il mentionne l'importance de l'alimentation et des systèmes d'élevage pour optimiser la production ovine.

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1.

2 : catégories ovines

Descriptioo

Bre bis rnouton Îèmelle qui a déjâ agnelé


Bélier mouton mâle adulte, gên. utilise poû la repro-
duction \
Agtcàu jcune rnouton, gén. âge de moins de 9 mois (ou
non sevré)
Brebis dc réfbrnre brebis exclue du cheptel reproducteur à cause d€
son âgc, de son improductivité ou d'une autre
raLson
Brcbis ncrn saillic lèmelle adultc non utilisÉe pour la reproduction
A grrellc jeune fcmelle
Agneau jeune rnâle
Antenais nrouton âsê de 6 mois â f ans
Agneau de f00 jours agncau ou antenais clui a grandi lentement et est
prèt pour lè hnissagé
Clastrat i bélier castre, de plus dc 6 mois (ou sevré) i

endroit ou i'on
mesurc le toÙr
(lù taille .

Fig I 2 :'le corps drt tnotrlon

l"\

ll
morns de I an et 3 mois

entre I an et 3 mois et I an el
mots

cntre I an et l0 mois et 2 ans et 4


lll o ts

l
I

èntrc 2 Ans et ,l mois et_3 ans

.l
+ paifcs
z{--'Y---'r-
4-ul--tà
i

i ptus dc 3 arrs
I
I

-,1
YVi
fjlg i -i estimadon de l'âge d,apres le nombre
d,incisives
Tableau 1.3: évaluation de l'état général du mouton
description

caôhexique Fortement émacié et sur le point de mourir. Il est


impossible de déceler le moindre tissu musculaire
ou adipeux entre la peau et les os.
Les apophyses êpineuses* sont prôéminentes et
pointues- Les apophyses lransvetses* sont éga-
lement pointues Le doigt passe facilement sous
les extrémités et peut s'infoncer entre chaque
apophyse. Les zones du muscle grand dorsalt
sont creuses et dépourvues de graisse.
clre ou Les apophyses êpFreuses ressortent mais sont
Iégèrement plus attênuêes, et apparaissent comme lne suite
couvert de légères ondulations. Les apophyses transver-
ses ressortent moins et sont arrondies, et il est
possible de passer le doigt sous l'extrémité en
exerçant unc certaine pression. Les zones du
grand dorsal sont légèrement creuses, mais ont
une mince couche de sraisse.
couvert Les apophy'scs épineuscs ne ressortent que très
lègèrement, elles sont attênuées et ârrondies, Oil
ne sent l'os qu'en exerçan( une çertaine pression.
Les apophyses transverses sont alténuées e1 bten
recouvertes, et il faùt déjà pousser assez fon
pour sentir les extrémités. Les zones du grard
dorsal sont pleines et n'.odérérnent couvertes de
gfalsse.
Les apophyses épineuses n'apparaissent que sous
une forte pression, comnre une balre entre les
zones du grand dorsal adipcur On ne scnt pas
lcs extrémirés des apophyses transverses- I-es "l
z-ones du grand dorsal sonl pleines et ont ulte
I
épaisse couche de graisse
I
Les [Link] épineuses ne peuvent être scnties.
I
mème sous la prer-sion ; on distingue sipplemcnt
I
uue dépression entie les couches de graisse, là ot)
eilcs <ioivent notmalement se trcu\€r. On ne Peut 1
J
distinguer les apophyses trânsverscs. Les zônes
I
du grand dorsll sont remplies d'une épaisse
couche de irssù adipeux. Il peut y avoir d'impc'r- I
rants dépôis de graisse sur la queue ei la croupe I
I
I
I
I
I

J4

!"

I
I
- Notes
Lcs apophyses épineuses sorrt iès pièces osseuses dùpassant de ia colonne
ver tébrale.
Les apophyses transverses sont les os horizontaux s'ouvrant de part et d'autre
de la colonne vertébrale
L-e grand dorsal est le muscle siiué de part et d'autre de la colonne vertébrale
II. LES SYSTÈMES DE PRODUCTION OVINE

f)ec sv nels de î

point aux cli


one tro
I
i'envir I
imnn i
I

onle I

c^r,s upcaux sont souvent


- . I
Plus
la:,-^
-
i

a la Production céréalière I
sifs. Le tableau 2.1 refrend
1

ic

Tableau 2'l : sYstèmes d

traditronnel

migrateur Petit èlevage

nonade transhumanl

n
en
la


Tableau 2.2: producton fourragère et charge des plaines
' d'Afrique froPicale

Proituction annuelle Charge (mouton/ha)


Pluviosité nloYenne
(mm) de [ourrage comestible
(kg matière sècheiha)

.l 200 r50 0,7


I 300
400 to
'l; 600
800
450
530
, I 000 620
'l 4
I 400 780
+r 960
L)
1 800
Irr

1S
la
es
vé : la digestibilité' la teneur en
énergie. en protèines,et en mu raux s6nt forternent réduites'
rapidemeut et
Ë.rîpie. tà deuut des pluies'-l'[Link] pousse
o"qoiËtt uue valettr nutritive élevée'

aride
Les systèmes migrateurs en région
des moments Précis de l'année

dcsert du Thar cn Inde et a


aride'
!uiai.n* de troupeaux en région
.
La 'est un
ttép ong arf
dei mig de
la t upe et
peuvent passer d'un pays à l'autre.

Alpes-
trop
une
révi
les
régions à forte pluviosiié. ou dans des vallées fluviales, ou
.nior. autour diun lac où la r'égétation est bien verte et I'eau
disponible'
Les troupeaux peuvent paître dans des champs qui ont éré
cultir'és pendant la saison des pluies : ils consomment les
chaumes et répandent du fumier profrtable à Ia récolt'e de
I'annêe suivante. Dans le nord de I'Inde et au Sri Lanka' les
fermicrs sédentair-es paient des bergers pour
moutons sur leurs champs ; en Syrie' en revan
tair-es d'animaux paient un loyer à I'agriculteur.

Quand vient ia saison des les troupeaux nrigrateurs


ootrent Çonsommer ia végé aisonnière dans les zones
Traditionnellem
irès arides. tt'ouPeaux se déplacent à
pied et parcourent l0 mais au Moyen-
brient. àe plus en de nt transpoftés en
camion entrè les2on pât n sèche et celles de
la saison humide-
Ces troupeaux migrateurs se éomposent génétalement. outre
les moutôns, de chèvres..de bovins et de chameaux, chacune

26

l------ --

't>

t
.'l

de ces espèces ayant ses propres besoins: le mouton a plutôt


tendance, par exemple, à manger l'herbe courte, les bovins
I'herbe longue et la chèvre, les arbustes. Le mouton sélec-
tionne sa nourriture: il choisit les feuilles ayant une haute
valeur nutritive. Certains pasteurs brûlent les terres de
pâturage pour stimuler la repousse de nouvelles herbes à
haute valeur nutritive. Si le brûlis limite la croissance d'arbus-
tes indésirables, il réduit également, quand il est trop souv€nt
rêpêtê, le nombre de plantes désirables, en particulier les
légumineuses.

Les moutons migrateurs paissent généralement quélque l0 à


l2 heures parjour. Il arrive qu'ils ne pqissent s'abreuver tous
les jours: ils doivent alors paître loin des points d'eau où
l'herbe est de meilleure qualité. La nuit, les animaux sont
rassernblés dans des enclos de haies épineuses ou gardés dans
un camp ouvert.
Il eriste deux types principaux de migration : le nomadisme et
la transhumance. Le nomade n'a pas d'habitation perma-
nente , il se déflace d'un endroit à I'autre avec son troupeau.
Les Touareg dAfrique occidentale, les Masais dAfrique
orientale et les Bédouins du Moyen-Orient sont des exemples
de nomades. Le développement du nomadisme permet d'€x-
ploiter nêrne les zones les plus arides des régions tropicales.
Lc transhurnant a une habitation permanente ou il retourne
chaque année. mais certains membres de la population
enrmènent le troupeau hors du village pendant une bcrnne
partie de I'année.

Lcs Foujanrs d'.Afrique occidentale sont des iranshumants.


Etablis dans les zones d'agriculture saisonnière, ils s'en vont
pendant la saison des pluies dans la savane tropicale et dans
Ie désert broussailleux; à la saison sèche, ils rèviennent dans
les zones cultivêes où les animaux se nourrissent al-ors dçs
chaumes et s'avanc€nt même jusqu'à I'orée de la zone de forêt
tropicale.

)i

li
Les cheptels'de petits agriculteurs
Dans les régions suffisamment pluvieuses
---- rpour permettre
l'agriculture, Ies moutons rer .
LU'r rur n1 une partie
assez teme agricole.
Il est
ferme .moutons par
l'exploitation
céréal ne.
Il existe toute une gamme de systèmes
de gestion :

- pâturage libre,
- pâturage gardé par un berger.
- pâturage à la longe.
.- stabulation.
le terrarn s,y prête, le folrrnii la
rL_ au ntouton. Il peUt y [Link]
ge stion alirnentaire n,e V;;;;;;;
Pâturage libre

librement demandent un
moutons sont libérés oe
28

{l|,
il Pâturage gardé par un berger-.
1"
!

t o" s91Iio.n, Ia s u rvei Ia n ce ar


"î0.'"j:;'
berger :#-:lt:"::n 91"' ..";;;iiiJ,';;."i;'i
offre la meileure
I
i
mouton est
nou rri e t r", p.,t.r, o ni ;;, ili.
""
:::.:1 I f T:nr i.' vriiJ-'.r'iJ
l*"..,19"ir^":_""mptird,autrer'rù;;;;ffi
la uure_--oe_paturage
rd duré de pâturage' peut être trop courre
:,;i:ii::;
::,.n..^nr,
..-::]1,":1., et le
rrsque d'ingérer trop peu de nourriture
:l.,llrT.
corse illé
de raire paîtie un mouron au
[Link]" llrr--""ï esi
rnoins h;i;Ë,J: o-
29

I
Irig 2 I ; peritc lllle gardirnt les moutons en pâlurage

l-ig 2 i;rr()u1()ns enrrncnés pour lc piruruge à Ia longe

30
ur ; cette_période peut être divisée en deux pour permettre
I berger de déjeuner.

Pâturage à la longe
Ce_ système demande relativement peu de main-d'æuvre, mais
,:l làut attacher
les moutons dans âes endroits où le fourrage
r'it de b_onne qualité et les déplacer plusieurs fois par joir
pour qu'ils puissent manger suflisamment
$gure 2.i).

Stabulation

Inleraclion du mouton et d'un système agrbole

cndant la saison des pluies. il ftrui empêcher les n outoo,


'cndomrnagcr lcs recoltes rnûrissant dans les
champs. Ils ne

JI

-/J

fi
peuvent paître lihlement que si les champs sont clôturés..ce
qui est rarement le cas. A cette saison, ils peuvent manger Ie
fourrage qui pousse sur des terres en jachèrè ou â la limite des
champs cultjvés - herbe qui serait sans cela inutilisée _ à
condition d'être tenus à la longe ou d,être soigneusement
surveillés.
lesépluchu-
une source
peut égale-
ur nutritive.
I. e système de stabulation tire avantageus€m€rt parti
des
drèches de brasserie et des résidus de geimes de sojà.

Système fermier amélioré


Des projets , en
occi
Afrique 'a ons
au système les
omptent jusqu'à 100 brebis. La nuit, les. moutons
és dans un enclos suffisamment grand pour Lout

Chaque jour, un berger emmène les moutons en pâtu


Ceux-ei reçoivent également des [Link] concentréi- un
de sels miné[Link] et de l'eau fraîche. Certains troupeaux
reçoivent tous les soirs un peu de fourrage cultivé pnoi
"u*.

La production ovine en agroforêt

l.

*i
I

.rrrive aussi que des propdétaires de grandes plantations


iler'ent des moutons sur leurs terres pour compléter leurc
ievenus.
L'élevage complémentaire des moutons se fait le plus souvent
dans les plantations de palmiers à huile (Afrique occidentale
et SumatrQ, de cacaoyers (Afrique oc,cidentale), de cocotiers
et d'anacardiers (régions côtières dAfrique orientale), ou
d'hévéas (Malaisie ei Indonésie). D'âuttes plantations peu-
r ent êgalement inté[Link] moutons : celles de noix de cola,
ii'agrumes, de café, de kapok, de mangues et plusieurs
ve,riétés de bois de construction, par exemple. Comme les
lrloutons se nourrissent d,es mauvaises herbes qui poussent
;ous les arbres, ils contribrient au désherbage et au dêbrous-
,aillage des plantations, ce qui est particulièrement utile dans
ie cas des cocotiers, pour permettre de ramasser plus facile-
ruent les noix de coco tombées.
Il est préférable de faire paître des moutons plutôt que des
'-hèvres,
qui rongent l'écorce des arbres; on les préfère aussi
eux bovins, car ils n'arrivent pas à manger aussi haut que ces
grands animaux. Les arbres leur procurent de I'ombre et les
:iident à supporter I'aridité du climat. Cependant, les parasi-
tes internes qui se multiplient dans le milieu humide et
irrnbragé des sous-bois sont souvent à I'origine de graves
nroblèmes : il est dès lors sénéralement nâ:essaire de recourir
j t',-,n" ou I'aulre lbrme <Jé lraiternent antiparasitaire, soit en
.rltenrant les zones de pâturage, soit en distribuant des
'. er-tniluges

Le ranching

C.e s-v-stème de productiot't ovitte ne s'est développé_en région


tropicale qu'au cours cles 100 <Jernières annêes. Ce sont les
colons qui I'ont introduit dans les rnontagnes dAfrique
orientale. cn se bas-ant sur les systèmes utilisés dans les plaines
C'Eulope. Les moutons sont garciés en grand nombre dans de

J]

[.o.--

|l
vastes enclos. Le pâturage est généralement amélioré. et les
races éler,ées sont soit irnportées, soit locates et croisées avec
une race importée.
Le ranching implique un contrôle du pâturage: on parle de
pâturage rotatif lorsque les moutons n'ont accès qu'à certai-
nes parties du ranch, les autres étant laissées en jachère
pendant un certain temps ; d'autre part, le < creep grazing >
permet aux agneaux d'avoir accès à une meilleure pâture que
les moutons adultes. -

La figure 2.3 nous donne un [Link] de système de pâturage


contrôlé. Pendant deux semaines environ, l'ensemble du
troupeau est parqué dans I'enclos A, mais les agneaux
peuvenl se faufiler (( to creep >) par un petit portillon dans
I'enclos B où I'herbe est fraiche et non souillée
Quand toute i'herbe de I'enclos A a êtê broutée, les brebis
passent dans l'enclos B, et les agneaux peuvent aller dans
I'enclos C Les bre bis paissent ainsi successivement dans A, B,
C. D et E. les agneaux pouvant toujours profiter d'un errclos

brcbis ci agncaux I agneaux

l-'ig ? 3 : le [Link]èrne de pâturage en âvànt

1,1

tr
rlanl le rèste du troupeau. C'est ce qu'on appelle le < forward
.'reep-grazing > (pâturage en avant des agneaux), dont il
rsiste de nombreuses variantes.
Des ranches ont aujourd'hui été développés au Botswana et
tu Kenya, dans des zones traditionnellement occupées par les
îroupeaux migrateurs. Les raisons en sont nombreuses:
litons la volonté politique de sédentariser la population et
i'h5,pothèse selon laquelle les gens s'occupent mieux d'une
ler:re dont ils sont responsables. La dimension du ranch est
.léterminée par le besoin d'avoir suffisamment de terres pour
.issurer une pâture permanente aux animaux.
Linconvénient majeur de ce système en région semi-aride
iient à I'irrégularité des pluies : alors que le système migrat€ur
iraditionnel y est adapté et permet aux troupeaux de survivre
mênre en cas de sécheresse importante, les animaux arrêtés
par les clôtures du ranch ne perivent échapper aux effets de
cclle-ci.
Le système de ranching est également très répand.u en
.\mérique du Sud, mais on y élève des bovins plutôt que des
ovlns.

[intensificalion et la statificatiosr
Lintensifcation et la stratification sont deux méthodes visant
ii améliorer la productivité, qui sont souvenr liées en pratique.
I-'inlensification consiste à augmdnter une ou plusieurs res-
sources utilisées (par exemple, les aliments concentrés) pour
ernôliorer la production totaie du .système (par exemple, la
'. ente d'agneaux).
Il n'y a rcntabilité que si l'augmentation de
i'aleur du résultat est supérieure à celle du supplément de
iessources utilisées.
La stratification revient à diviser la production'ovjne en deux
zones, voire plus. Par exemple, les régions très arides ne
conviennent qu'à l'élevage extensif de moutons et les agneau'x
r'y atteignent que três lentement la taille adéquate pour la
J)
I

b:.:-t..-- ..-
,3
-'

fr
vente: Pour améliorer ce système, ôn peul envoyer les
agneaux sevrés dans une unité de finissage ètablie dans un
climat plus favorable. De la sorte, le nombre de brebiE peut
être augmenté dans-la région aride. et les agneaux atteindre
rapidement le poids d'abattage dans la zone plus tempéree.
Les vieilles brebis de réforme qui ne sont plus aptes à la
reproduction peuvent égalernent être finies en climat favora-
ble.

Il existe un système légèrement plus compliqué où les régions


arides constituent également la première zerle. Si la majorité
des brebis qui y vivent sont accouplëes avec des rnâles de race
locale, certaines sont accouplées avec des mâles de races à
viande plus spécifiques. Les races utilisées pour ce typè de
croisement sont les suivantes : Dorper, Dorset. Suffolk et
Romney Marsh. La figure 2.4 explique ce système.

Les agneaux croisés rcjoignent tous une unitê de finissage


dans la zone tempérée, mais les brebis croisées sont d'abord
translérées en climat semi-favorable, où elles peuvent croître
et se reproduire. Tous les agneaux sevrés dans ce climat
semi-favorable sont ensuite transférês en clirnat favorable
pour le finissage. La phase finale d'un systèrne stratifié de
production ovine est le finissage intensif. utilisant éventuelle-
ment des ressouræs relativement coûteuses- mais dont le
rendement final est élevé. Les unités dg finissage sont généia-
lement situées à proximité d'une ville, où la demande de
viande est élevée (figure 2.5) Les grandes ùnités de linissage,
ou les moutons sont rassemblés en nombre importanl. dans ur:
espace réduit. n'ont cependant pas toujours été un succès:
elles exigent des normes de gestion très rigoureuses. lrn
contrôle sanitaire efficace et I'apport sulhsant d'une qourri-
ture de qualité. Si l'une de ces qonditions n'est pas remplie,
l'unité de finissage n€ peut fonctiônner normalement.

Une fois par an, les culqures, islamiqire et hindoue ont besoin
cle :moutons engraissés pour'célébrer les lêtes religieuses,

36

4>

l{
9 brebis l0''---V
t"J'J'l X "i"..;;:;;
béliers de

Y | \---l

1.1Jnité dc finissage produisant


des animaux prêts d l'abattage

fi-s, l-4: la stratilication de l,in<tustrie ovine pour la production de vian<ie


.ir:riuéc au marché.

h
I
t
Fig ) 5 : moutors en [Link]és de finissirge iotcnsif. Syric

Dévéloppement
La population hunraine des pay's moins développés augmente
rapidement. et ies besoiDs alimelttaires s'accroissent ctr
conséquence. Fn rrutle. I'irmélioration <jLr niveau de vie rje
ouches de entraîne une aLtgnentatiùn
ncie e n I'ia utrcs matières animales, qui
oui seutrr bain.
parallèlement, le essc)urces
{isponibles pour la production
ovine dirninuent, cause de la culture plus intensive de [Link]
rnargina 'et du développement du rnnching. une grande
partie cl pâtr,rrages antérieurement utilisés par des trou-
pezrtlx extensiT-s éler'és traditiorrncllement tr,est Dlus disnoni-

18
ble. ll en résulte des pressi
sement de productivité des
tra ditionnelles (par exempl

ïroupeau de 50 brebis reçoit un bloc de sels minéraux. A la


suite de cet app nuel d'animaux sevrés passe de
1.40 à 1.56 agne Le tableau 2.3 décrit le budeet
partiel de cette
Le coùr des blocs de sel de 90 unités par zrnnée ;
ct)nlûr€ la valeur des a passe dc 2 f00 à 2 340
unités, l'accnoissement 'élève à | 50 unités.
Le taux de rendement marginal représente le résultat en

Cela signifie que, pour chaque unité rnonêtaire investie <lans $

des blocs de minéraux, le fermier peut s'attendre à récripérer i.


ce lte somrne plus 1,67 unités.
l.e taux minimal de rendement sous lequel le fermier n,ac- I
cepte pas une nouvelle application technique s itue générir,
lcment entrç 50 et 100 9/o. Comme le taux de ndement dc I

l'a-pport en minéraux est beaucoup plus élevé que ce raux

l9

l}

rt
Tableau 2.3: budget partiel de I'apport de minéraux

Sans apport
minéral

Coûts mriables
\âleur de c[aque bloc :75 unités
:I Consomrnation annuelle de brocs 't2
.r
t.
.rf
\âleur annuelle des blocs consomrnés
(coûr marginal)
90

il Produit {inal
\àleur de chaque agneau sevré :30 unités
Nombre d'agneaur sevrês par an
lT Valeur annuelle des agnearu sevrês 2 r00
70 78
2 340
t r{ Prolit net
Valeur du produit final moins coûts variables I r00 2 250
Accroissemcnt du proht net 0 150

rninimal, cette nouvelle technique a de fortes chances d'être


acc€.ptée-
De nombleux tàcteurs économiqucs et sociaux doivent éga-
lement être pris en compte. Le fermier et le paSteur élèvent àes

dér'eloppernent ne l'âpprécient pas toujours.


ll est tmportant d'étudier I'ensemble du systèrne agricole On
pcut soutenil. par exemple, que Ia culture fourragère cst
rertâble cl rs la nresure où elle améliore la qualité de ia
nourriture ppùrtée aux moutons. Mais si un fèrmier. a les
ressources nécessaires pour cultiver du fourrage (nr-rtamment
les terres. l'eau. les semences, la main-d'æuvre, etc.), ii
préfèrer:l- sans doure utiliser ces ressources pour cultivcr pour
sa f amille. c)r-l pour produire des récoltes comlrrercialisables.

41.\
Le Li
et de
termi
l'Inte
Ethiopie. Des scientifi système de
ain
produition utilisé, ntrés par le
i-ermier. Des solutions s sont alors
rnises au point, et le système amélioré incorporant la nouvelle
technologie est enlin testé en collaboration avec le fermier.
De nom isant à amêliorer la
producti et de tests; certaines
àe celles à l'alimentation et à
l'élçvage les chaPitres 3' 4 et'l-

i1 I
+t I

I
I
)

i|}

h
I
'I
'i
IV. LA NUTRITON : I

al
-rl
'-:t

La est une des ales de roui systôme


1

de
I

ovine. Les onnels se sont créés


'i
po rti de la n iture disponible, les moutons I
ingéran t généraiement la nourrltur" p"iur.-.ron I
consonrmée l
par [Link], la volaille ou I'homme-- I
I
't
Si les syst.èines traditionnels s^ont bien équilibrés sur i
Ie plan i
ecologique, ils entraînent parfois des dé[Link]
certains
nutriments. Dans ce cas, I,apport de
suppléments er de très bons résultats.
POuf mettfe ,r
i
t c o' n a ît re re s b e s o i n,
"r,* ",,"tÀ--- t
i fa u
cornment les satisfaire. ",,.iiJ,,iT:tilï,: f lH :T ïï"# I
I

lJappareil digestif du mouton


I t
I

parrse (ru men)

- réseau (bonnet, réticulum)


fèuille t
-- caillette.
Chcz le mouton adulte, la panse est grande et les
autres
poches. perites.

a4

ft
t
i
#i
'{
4
1

'
Edition française publiée par Maisonneuve et Larqse, lA'C'C'T' et
le C.T.A. - Tous droits réservés.
o Ruth M. Gatenby et Press Ldt, 1991
ISBN : 2-7068-1104- comPlet)
2-7068-1092- 8-208-8 (Premier'
iSSi.- : 0298.35aÛ
de I'a;licle 41,
usage Privé du
ue les analYses
représentation
I'auteur ou de
ses ayants Croit ou ayants cause, est rllrcrte > (annea t9
' [Link]!-"9];
[Link]édé qÙe çe soit'
CJtte représ:nt ol ou reproduction, par quelque
.ii"."pré."nt q
itlnc r,ne con façon sanctionnée pai les àrticies 4zs et slriiiantsAt

Itt
panse
(l'' c\toorlc) inlcslin grêle

csopbage

reseau
(2'estomac)
gros intcstin

cailletle
(4" Èsiomàc)

fe uillct
(i'estomac)

Irig. 4.1 : l'appareil digestif du n'Io\rton adulte'

Quand il se nourrit, le mouton


nàurriture : les aliments mélangés à
vers la pans€. APrès un noment. le
panse vers
et se rnà à ruminer : les aliments remontent de la
la bouche où ils sont complètement remâches et réduits en
ires petites particules , avalês une deuxième tois, ils redescen-
deni ensuite vers la panse et le réseau'
La panse et le r
principalement dc
organlsmes cegra
substances chimiq
travers des parois stcmacales'
,licro-orgaiismes. Le t1'pc cie micro-organismes contenus
à""t-f* pî"te et le réseiti ctepend du régime alimentaire clu
mouton. Comme les micro-oiganismes ne sont pas capables
t)

t
I
ents nouveaux, il faut
type d'aliments pour
adapter: sinon, des
e manifester.

Dans le gros intestin, les aliments sonl encore plus asséchés,


clesorle que Ies excréments évacués par I'anus ont t'aspect dé,
crottbs sèches..

La terminologie de la nuhition

La matière sèche est le poids des aliments dont ute l,eau a


été ertraite par chauffage. On la désigne géné emenr par
l'abréviation MS.
I-.a valeur énergétique est Ia quantité d'énergie métabolisabte
lvoir page 19) par kilo de MS de nourriturel
. ecs éner-gétique peu élevée et
r en ou les bractéès de maïs en
ples sont genélarement peu

t-6

\r- r-l

!>


lJingestion alimentaire

nsommêe'

ces derniers en Pro


tibilité de
â"s micro-organismes de
la P

P
lieure. le garn
quantité matlere
sèche de

llingestion iournalière de
entre 1,5
r tr
El lÙE et 3 % du Poids
-. -^,..,.
que le régime du mouton est Pauvre
^rr da
ou de --

\_

tte

u
i 0.8

€ 0.6

= o.4

12 13
paiile - laleur énergérique du [Link] iM_r,*g MSr cLrncenlr es

Fig..l 2: ingesriotr de inatière sèche d,ur mouron (ie 20 ks

Il est évident qu'un mouton de grande taille mange oavanrage


qu un autrc de petite taille.

Les nutriments dans l'alimentation


I cs plincipaux [Link] nécessaire-s Au mou[ou soltt :

l'ener-eie
les protéines
- Ics rurnérau.\
-- les ','itarnines
I'eau.

7li
lJénergie
I-énergie contenue dans les alirnents est utiliSée pour:

- I'entretien, c'est-à-dire les processus élémentaires qui assrt-


rent le fonctionnement du corps ;

- la production, c'est-à-dire la croissance, la lactation et Ia


gestatlon.
La quantité d'énergie nécessaire à l'entretien et à la produc-
tion peut être calculee.
Lunitê de mesure de Par la
fetti. l. Comme il s'ag se Plus
joules'
rl"""nt le mégajoule-
Lancienne mesure. la

peut
La valeur EM d'un aliment dépend de sa digestibilitê et
être calculée selon. l'équation suivante :

EM :0,15 x CD
où EM se mesure en [Link] MS
et CD est le coeflicient <le tligestibilité de la matière organique
contenue dans la matière sèche.

calculê conrme suit:

i9

l1
CP lel 9i, ) : (MO alimenrs - MO excréments)/ MS aljments
x 100%

ou MO aliments est le poids de matière organique dans Ia


nourriture ingérée.
MO excréments est le poids de rnatière organique dans leis
excré[Link],
MS alirnents est le poids de matièr.e sèche dans Ia nourriture.
I.
ïf Un
pet Panse de

hfr{ i'yr
pui
l';iffl
u1 une nourrirure pauvre, I'ingestion
.S,1 ..motrton ^[Link]
cnergetlque
I
est faible pour diux raisous :
I
i) I'ingestion alimentaire est réduite (figure 4.2)
;

ii) Ia valeur énergétique de la nourriture est faible.


Si I'ingestion_énergétique est inférieure au seuil d,entretien,
le
mouton perd du poids car ii consomme ses propres tisius
pour se maintenir en vie.

enrre 8 et l0 MJ/kg MS, soit la


rage herbacé de qualité moyenne
'un petit supplément d'alirnents

80

{te

t:
a

ç1

Fis 4-3: influence de la valeur énergétique du régime sur la vitesse de


<l'un mouton de 20 kg'
".ùrrun.t

Les protéines
Les protéines sont des molêcules azotêes complexes'-Les
protéines
besoins d'un animal sont généralement exprimés en
brutes, ou

proléines brutes : azote x 6.25'


I
au
Si une grande Partie des P I

mouton Peuvent être itPPort loo


orotôique (comme l'uree), le n
erer
une ceitain. quantité de protéines véritables'
en
La teneur en protéines brutes des alimgnjl e-sr mesurée 4'I
laùoiatoire d'après la méthode de Kjeldahl'.Le tableau
cionne quelquei cxcmples de teneur en protêines
brutes ces
aliments.
\l

5
-1
J

Tableau 4.1 : exemples de teneur en protéines brutes


de certains aliments

alimmt i teneur en protéines brùtes dans

paille 4
céréales 10
fourrage herbacê de bonne qualiié t2
lburrages légumineux 20
farines d'oléagineux 20à50
farine de poisson 6._\

,i

S'il est théoriqueurent possible de calculer les besoins protéi-


ques du mouton: dans la pratique, nos connaissances sur la
teneur en protéines des aliments et sur les besoins du mouton
sont insuffisantes pour êvaluer de manière précise la cafence
ou le surplus en pl'otéines. Pour donner un aperçu, Ia teneur
minimale en protéines nécessaire pôur l'entretien esi d'ap-
proximativement 8 %n de la matière sèche, et de près de l1 %
pour les animaux les plus productifs, soit un agneau à
croissance rapide ou [Link] brebis allaitante. Ces valeurs sont de
loin supérieures aux moyennes fournies par les pâturages
naturels- ou les mouions ne peuvent survivre et se reproduire
que parce qu'ils choisissenL la .r'égétation dont la valeur
nutritive cst supérieure à la rnoyenne .

Le mouton ne souffre pas d'ingérer plus de piotéines que


nécessaire mais, cornme les alimenis riches en protéines sont
onéreux, il est peu probable qu'il en reçoive en grande
quantité. Un déficit en protéines brutes peut souvent être
corrigé par un léger apport d'urée. par exemple 20 gdour.,
mais le mouton ne doit en re,oevoir qu'en-quantité infime, car
I'urée ingérée en quantité même modérée est toxique.

82

fl
Les minéraux
les divers
Tout animal doit trouver dans son alimentation doi-
Àpris au tableau 4"2' I-es minéraux majeurs
^"ltè*ti
;;;î;i;; p.ét"r,tt.o <l'assez grandes rs que les

-ine.u"*'*lneurs. également
appelés s' ne sont'
nêcessaires qu en quantité infime'

-Tableau 4.2 : minéraux impottants dans la nutrition animale

minéraux majeurs minéraux mineurs

calcium iode
phosphore curvre
potassrum cobait
sodium sêlénium
chlore fluor
soufre fer
magnésium manganèse
molybdène
nickel
zrlc

83

u--_

5
Ces symptômes chroniques conprennent :'

- un ralentissement de la vitèsse de croissance

- une diminution de la fertilité

- l'inappétence
- la chute des poils
- des diarrhées.
Comme ces symptômes pcuvent égalcment être dus à une
série d'autres problèmes tels qu'une ingestion énergétique ou
protéique trop faible ou la présence de parasites internes, il est
presque impossible de diagnostiquer une dêfrcience minérale
rien qu'en examinant le mouton. I-idéal est de prélever un
échantilkrn sanguin et d'analyser sa teneur en minéraux.
Si les mcrutons sont életés en système intensif et nourris de
coucentrés, la dêficience minérale peut être corrigée par
I'ajout d'un mélange minéral industriel à la nourriture ; s'ils
ne reçoivent pas d'alimentation concentrée, on peut leur
donner des blocs de sels minéraux, qu'ils lèchent petit à petit
et qui leur fournissent dès lors une quantité contrôlée de
minéraux. En c:as dc carence en cobalt, le mouton doit avaler
un pellet de cobait qui se dissout lentement dans Ia panse.

Si I'alimentation contient une dose excessive d'un minéral, il


y a risque d'intoxication : les symptômes sont semblables à
ceur de la dêficiencc minétale. Comme le mouion montre une
forte intolérance àu [Link], les concentrés'he cloilent en
contenir qu'une iâible quantité; le fumier de volaille et de
porô, qui contient souvent des quantités e-xcessivement éle-
vées de cuivre, doit être analysé avant d'être donné aux
rnoutons.

Les vitamines
Le tableau 4.3 reprend la liste des principales vitamines. Le
moùton soufft'e bcaucoup olus rarement de carences vitanri-

84

I
Tâbleau 4.3 : vitamines importantes dans la nutrition

Vitamines nom chimique

rétinol
BI thiamine
B2 riboflavine, nico tinarnide
B6 pyridoxine, acide pantothénique, biotine.
acide folique, choline
812 cyanocobalamine
acide ascorbique
D2 ergocalciférol
D] cholécalcilêrol
Ë tocophérol
K phylloquinone (et autres napthoquinones
sous-produites)

niques que de déficiences eo substances énergétiques, protéi-


ques ou minérales.
De manière générale. l'avitaminose A est Ia seule carence
vitaminique rencontrée chez le mouton adulte d'êlevage
intensif. Ellc apparaît si I'aliment principal est la paille, ou si
la végétation herbaée ou autre est pâuvre, comme c'est le cas
â la fin de la saison sèche ou lors d'une sécheresse- L'avitami-
llose A peut être corrigée par l'apport de fourrage vert ou de
vitamine A synthétique.

Ëeau

Le mouton a besoin d'eau pour que sorl corps lonctionne


normalement. notamment pour assurer la digestion et la
circulation sanguine et pout- éviter l'hyperthermie en cas de
tbrte chaleur. Dans un milieu frais, un mouton non allaitant
a besoin d'un à deux litres d'eau par kilogramme de matière
sèchc ingérée Un litre d'eau pesant un kilo, le motlton qui se
nourrit d'herbe verte ou de tout autre aliment contçnant au
nroins 60 n d'eau n'a pas besoin de boire, sauf en cas de
stress thermique.

x\

Itt

t
I
r

Le besoin en eau d'un mouton croît donc considérable-


ment si la tem;Érafure ambiante ou b sùess thermique
I augmentent. L'ingestion atimentaire et la productivité d'un
i mouton sont aflectées si celui+i ne peut suffisammenl
s'abreuver en cas de grande chaleur.
I

En système extensil la fréquence d'abreuvernent détermine


stion d'eau que la qua
n sèche, I'eau n,est dis
es puits, autour desq
dès lors, le berger doit
régulièrement ses nimaux et les mener dans une pâture de
meilleure qualité ais à l'écart des points d'eau.

lnlerne.
Dans de nombreuses régions tropicalês, la. seule eau potable
disponible pour les [Link] est salée. Le mouton adapté à cct

86

È--

s
enuronnement supporte une concentration saline de près de
I 9,'c, niveau intolérable Dour I'homne.

d'une brebis allaitante d'une raie non laitière reorésente une


fois et demie celui d'une brebis non allaitante.

lJapport de suppléments

Les suppléments sont les aliments apportés seulement en


petite quantité au mouton et destinés à fournir les nutrinents
indispensables. Les types de suppléments les plus courants
sont :

- les concentrés énergétiques, comme les céréales ou le son de


rrz,

- les concentrés protéiques, colnme le tourteau decortiqué


d'arachide,

- la mêlasse

- )'[Link] non protéique, comme l'urée,

- les minér'aux.

Du fait que les moutons consommenr pr-incipalement des


fourrages secs, doat la teneur en énergie métaboJisable et eo
protéines faible, les suppléments
(concentr ues ou mél:Lsse) et protéiq
trés prot azote non protéique) au
productivité. Contrairemenr aux bovins. incapable de digére1
des grains entiers, ies moutons mangent des cérêales- non
moulues qui leur servent de supplénrent énergétique.

87

fi
Les suppléments, en particrlier lès concenhés, sont
coûteux; I'augmenlation de productivite doit ptus que
compenser leur prix d'achat.

aux suppléments énergétiques et protéiques, les suppléments


minéraux sont relativement peu coûteux.

La nutrition en temps de sécheresse

lesanimaux doivent dès végétation qu,ils


rejetteraient en temps n t, tant [a qualité
que la quantité de nour

t)ès que l'ingestion d'éléments nutritiis tombe en-dessous du


seuil d'entretien de l'animal, cessent andir-
les brebis n'ont plus de jeunes [Link] poids
parce qu'ils brùlent leurs ré besoins ietien
n[ que le poids du corps. Si la
se nimaurpériss€nt, et les a-{neaux
pr

88

\.-

|1
Quatre stratêgies peuvent être envisagées
:

- apporter des supplêments alimentaires :


- déplacer le troupeau dans une région où la sécheresse est
moins forte;
- vendre les inoutons ;

- ne rien faire.
Il es dre une déci
mo-y durée d'une
s'ins ns, ou disPat

énergétique.

S'ils ont une faible teneur en protéines. il faut apporter


er
outre un supplément protéiqus tel que dc I'ur-ée, à raison de
quelques grammes Par Jour.

affectére à l'alimentaiion des anlmaux'


89

fl
Les sous-produits de l'agriculture et de I'indusfie
Le mouton peut se nourrit de toute une série de sous-pro-
duits. Le tableau [Link] en donne quelques exemples courants'
Certaiirs de ces sous-produits, notamment la paille de maÏs et
les coques de cacao, contien4ent une grande quantité de fibres
rnais ont une valeur nutritive très faible ; d'autres, tels que la
mélasse, les résidus d'agrumes et les racines pelées de manioc,
ont une valeur énergétique élevée mais très peu de protéines ;
d'autres encore, comnre le tourteau de palmiste, ont une
teneur élevée en substances énergétiques et en protéines et
constituent donc une nourriture particulièrement recomman- I
dée pour le mouton. Cependant, les sous-produits à haute I
valeur nutritive sont [Link] exportés pour rapporter des I

devises étrangères et servent à nourrir les animaux des pays I

industrialisés iI

Certains livres donnent la valeur nutritive approximative des I

sous-produits. mais la meilleure méthode pour savoir s'ils


conviennent aux moutons est simpletnent de faire un test
alimentaire : donnez aux agneaux sevrés une alimentation
contenant tel produit et comparez leur vitesse de croissance à
celle d'agneaux nourris de manière habituelle.
Certains produits ont des oomposants toxiques et ne doivent
être fournis comme nourriture qu'en quantité limitée. Le
niveau de toxines peut être rédtrit par un traitement appro-
prié : la lirnarine, par exemple. composant toxique des racines
pelées de manioc. est ciétruite par séchage au soleil.

Comment améliorer la valeur nutritive du lourrage

Les tburrages secs ont une teneur élevée en fibres et contien-


nent peu d'énergie et s
la paille de riz, dc la u .

La valeur nutritive de P
trols manleres :
r--
I
{

I 9i
t ':/
F4z

4>

*
Tableau 4.4 : sous-produits agro-industriels utilisés
comme aliments pour ovins

drêches
racines pelées de manioc
résidus d:agrumes
coques de cacao
toùrteau de coprah
sous-produits du café
farine el coques de coion
fanes et tourteau d'arachide
paille de mai's
paille dc mil
résidus de germes de soja
sous-produits de la canne à sucre, cn particulier la mélasse et la bagasse
tourtea! et boue de palmiste
fumier de volaille
son et paille de riz
son de blé

- par mouture ou hachage. Si l'ingestion alimentaire est


accrue, les résultats sont ntinces par rapport au travail
demandé;
- par traitement du fourrage avec des composés alcalins ou
azotés. La digestibilite et la [eneur en azote sont ainsi accrues.
De nombreuses recherches ont porté sur le traitement chimi-
que de Ia paille. et le traitement à I'ammoniac est maintenant
iouramment pratiqué en Europe. Le traitement chimique est
rare en région tropicale en raison du manque de produits
chimiques et de ressources (films plastiques. etc.) nécessaires
à cette opêration. En outre, même après traitement, la
nourriture n'est que de qualité moyenne ; ,
- par traitement biologique. qui'utilisc des champignons ou
des enzymes pour accroître la digestibilité des lourtages.
Cependant. les champignons ont tendance à brûler: une
quantité importante de l'ênergiê de la paille pour leur propre
dér,eloppement. Aucune méthode satisfaisante n'a encorc ôté
mise au point pour le système fermier.

g,

|'r
V. LA REPRODUCTION ET UÉLEVAGE
DES AGNEAUX

La reproduction cfiez la brebis

La brebis ne se laisse saillir que si elle est en æstrus, en chaleur.


Une brebis non gestante vien:t en chaleur en moyenne tous les
17 jours. mais certaines brebis des tropiques ont un cycle plus
court ou beaucoup plus long,
Les signes de l'oestrus de la brebis ne s'extériorisent qu'en
présence d'un mâle : la vulve gonfle et rougit, et un êcoule-
ment de mucus se déclenche ; ces signes sont dilficiles à
constater chez la femelle à queue grasse ou à épaisse toison.
C'est le bélier qui détecte Ie mieux les brebis en oestrus car il
les repère à I'odeur.

La frrgure 5.1 nous montre les organes génitaux de la brebis.


Les ovocy nt produits dans les ovaires et progressent
ensuite le de l'oviducte, ou trompe de Fallope, vers
I'utérus. Si llie a réussi, le sperme rencontre les ovocytes
au niveau de I'oviducte; chaque ovocvte est fécondé par un
seul sper-rnatozoïde. Les æufs fécondés se fixent ensuite à la
paroi utérine. Des jum-eaux ou es triplés sont presque
toujours le résultat de la fécondatio de plusieurs æufs, et non
de la division d'un seul ceuf.

Le cycle reproductif et la gestation sont réglés par rJes


hormones, dont les principales sont les oestrogènes, la pro-
gestérone. la FSH. la LH. la prolactine et les prostaglandines.
produites par les ovaires, I'hypophyse et I'utérus.

Itv

It
ccl utèr:n

Fig. 5 I : les'organes sérriraux de la blcbrs

Uancestrus

Une brebis non gestante qui ne monire aucun cvcle de


chaleurs est dite en anæstrus. Il existe deux caus-es maJcurcs
d'anæstrus :
- la manvzrise qualité de l,alirnentation ;
- la photopériode, ou longueur ciu .jotrr.

94

1>

*l
t
t
l'animal et son niveau d'engraissement sont bas. L-anoestruS
lié à 1'alimentation fait apparaître un cycle saisonnicr dans les
agnelages (figure 5.2). Il est possible d'éviter cette cause
d'anoestrus en apportant des suppléments alimentaires.
Sous des latitudes non tropicales et tempérées, les brebis
montrent une variation saisonnière de l'oestrus mème si
I'alimentation est optimale. On remarque que I'activité oes-

is
-e.2

E
E=
!?

j
I
E

E
E

':

Fig, 5.2 : I'effet des saisons sur l'agnelage

95

4>

[1

t
t
Le tlushiÉg (ou ( couP de louet
n)

pouYant augmenter de 30 9'o '

système extensif.

Pour ces raisons.


souvent stimuler
donnant une alim
avant la sarrrrc'
plutôt que recourir au llushing des brebis

96

q"

I
-1

La puberié chez la brebis


La puberté est l'âge auquel une jeune brebis commence a
avoir des cycles oestraux; cet âge dépend avant tout de la
croissance de l'agnellc, et donc de son alimentation. Un
agn'eau peut être pubère à neuf mois s'il est bien nourri, ou à
vingt mois seulement dans le cas contraire. Il semble que la
puberté iPorel
critique. lte, les
races de moins
éler,é que les races de grande taille.

La reproduction chez le tÉlier


Les organes génitaux du bélier sont représentés à la figure -5'3.
Le scrotum, attaché sous I'abdomen. proiège les testicules ;
Ics spermatozoïdes produits par ces derniers sont stockés
dans l'épididyme. Avant la saillie, ils sont mélangés à divers
liquides pour former le sperme éjaculé dans le tractus génital
de la brebis. La production de sperme et lc comportement du
bélier sont réglés par des hormones, notâmment la testosté-
rone.
Le désir du bélier de s'accoupler est appelê la libido. Une
alimentation inadéquate, un stress thermique excessif ou un
problème de santé peuvent affecter celle-ci. Quand plus d'un
bélier se tlouvent dans un troupeau de brebis, les plus grands
et les plus âgés dominent les autres. Des béliers venus de
l'extérieur sont agressifs et sc battent pour prouver leurforce ;
ils peuvent se blesser gravement lors de ces combats, à moins
d'être confinés dans un espace réduit qui ne leur permcl pas
de prendre trop d'élan pour charger.

La puberté chez le tÉlier


Pour le jeune bélier, la puberté est le moment de la maturité
sexueile. Contme chez la brebis, l'âge de la pubcrté dépend

91

t -----4' ,-'l
\

ll
proslatc

vésicules séminales

vcssle
---

caoal dé[éren1

pii signr)Tdc
du nénis

ép'idrdynr

testicules

Fi-g 5.3 : les organes gônitaux du bélier'

fortement des cond en


vage, de
tation : il varie aPP mentde se
intensifà deux ans extensif. Pr
un agnea re est géné[Link] basse qualité; en
outre: un élier peut manquer d'expérience et être trop
petit pour r:êussir la saillie.

lJaccouplemenl
la
Tant e lebêlier ont un 'compo actéristi-
queau 'accotlplement : pÔ[Link] bélier, la
brebis qu"ue. urine, regarde l'épaule'

C)E

{.
renifle le scrotum du mâle et enfin s'immobilise pour Ia
saillie ; Ie belier renifle la vulve de la femelle. rctrousse les
lèvres, bouscule la brebis, Iui donne des petits coups de patte,
la chevauche plusieurs fois, d'abord sans réellè intention
d'éjaculer, puis il la couvre et éjacule dans le vagin.
de béliers nécessaires nd du
brebis à saillir ainsi Si un
en théorie, saillir 200 à 200
est rarement suivi dans la pratique. En troupeau extensif et en
grand troupeau intensif, un rapport allant de I pour 50 à I
pour 30 est satisfaisant, ce qui représente trois béliers pour un
trcrupeau de 120 brebis. La reproduction saisonnière exige
généralement plus de béliers que celle qui s'étale sur touie
l'année.
De nombreux petits troupeaux ne possèdent pas de bêlier;
s'ils paissent au moins une partie dé la journée et se mêlent
alors à d'autres troupeaux, le problème est rêsolu si t'un de
ces derniers a un bélier fertile; s'ils sont élevés en êtable. le
tèrmier ou un membre de sa famille doit détecter l'oestrus et
trouver un bélier pour saillir la brebis. La détection de
I'oestrus chezla femelle n'est pas chose aisée ; si le fermier ne
détecte pas les signes d'oestrus ou n'intervient pas. f intervaile
d'agnelage peut devenir très long.
En élevage extensif, les béliers parcourent plusieurs kilomè-
tres par jour pour trouver les femelles en oestrus et les saillir.
[ls doivent dès lors être en parfaite santé. en particulier si le
systèm un bélier importé
ne pas simplernent parce
archer
La saillie peut être gênée, voire empêchée si la brebis a une
queue épaisse. Un bélier expérimenté poussera d'aboid la
un jeune
alors que
he; da4s
queue de
ra brebis.
99

tl
Gonhaceplion
En limitant la lutte à une courte période, il est possible de
faire agneler la" niajorité des brebis à quelques semaines
d'intervalle, ce qui facilite la gestion du troupeau, en particu-
lier en cas d'élevagè intensif-
Ou peut, à cet effei, séparer les béliers des brebis en dehors des
périodes de saillie, ou utiliser une méthode de contraception
traditionnelle : lier le prépuce du bélier au scrotum pour
empêcher l'ércction du pénis ({igure 5.4) ou attacher un
tablier de cuir ou de plastique sous la poitrine du bélier pour
empècher la copulation

L' inséminaiion ailff iciel le

I-insémination artificielle (IA) est une opération par laquelle


le sperme d'un bélier est recueilli et, après dilution et parfois
congélation, est déposé dans le vagin de la brebis. I-lavanrage

altf ig 54 : le prôpuce est lié au scrotum pour ernpêcher la saillie

l0û 'rà

I
{
I
I
I
.,
.I

majeur de I'IA est que le sperme de béliers sélectionnés peut


être utilisé chez un très grand nombre de brebis vivant à des
endroits très dispersés,
De nombreuses contraintes expliquent que l'IA ne soit pas
pratiquée plus couramment dans la majorité des pays. Cette
méthode exige du personnel qualifié, un équipement ass€z
sophistiqué et une excellente orgânisatiorr. Par ailleurs,
comme une brebis doit êtrc inséminée quand elle est en
*, oestrus, il faut disposer d'uûe méthode fiable de détection des
chaleurs, ou synchroniser celles-ci chez toutes les brebis.
rh Le sperme est récolté quand le bélier chevauche un leurre ou
un mannequin et éjacule dans le vagin artificiel (figure 5.5).
frl Il est apprécié en teimes. de volume. de concentration, de
motilité (mouvement) et de morphologie (forme) des sperma-
i tozoides, ces trois derniers critères étant appréciés notam-
1
ment au moyen d'un microscope. Le tableau 5.1 reprend
certaines valeurs normales relatives au spefine de bélier.

'fableau 5.1 : caractéristiques du sperme de bélier

Volume dc sperme I tt.? à I crn'


conccntration en spermatozoi:des I I 000g0'l';
à 6 500 millions par cml
motilité du sperme I ru â
spennatozoiTcsanornaux | 5â1596

Le sperme est dilué pour atteindre au moins l0 lbis son


volume : il peut ainsi servir à l'insémination de nombreuses
brebis. S'il doit être congclé. il est dilué dans une solution de
jaune d'auf et de glycérol. Le sperme congelé de bélier est
généralement conserr,é sous la forme de paillettes, formées en
iatroduisant le sperme avec une pipette dans les trous d'un
bloc de dioxyde de carbone solide. On refroidit ensuite
rztpidement ces paillettes à - l960 C cn lcs plaçant au-dessus
I

d'azote liquido, où elles peuvent ôtrc longtemps conservécs. i


I

I
I

\-'-.-
J

1>

t4r
L'opératerrr lient le vagin
au-dessus du tube collæteur
pLiur réchâumer celu;c;

tubc collccteur

ventre
du belier

pén:s plaæ dlns le vagin artificiel

ioitinet pour
l'irrtroduction cl'cilu
plac€ment du !agin artiilciel chauric dals le vagil
pcndant lâ récoke du sPcme

Fig 5.5 : rê€olte du sperme chez ûn bêlier

5o c.
Lors de I'insèminzrtion, le sperrne doit être introduit aussi loin i
oue Dossible dans le col de I'utérus' Une méthotie rccente I

din#ninat;on dans l'utérus consiste à introduire un laparos- I

102 I
t
)

h
cope dans I'abdomen. Certaines études expérimentales utili-
sant l'IA ont donné un taux d'agnelage de 80 % mais, dans
la majorité des cas, ce taux est bien inférieur. On considère
généralement que I'IA a moins de chances de rêussir chez les
ovins que chez les bovins.

Les maladies de la reproduction


Si de nombreuses maladies affectcnt la productivité globale
des troupeaux ovins, certaines autres maladies, dites de la
I reploduction. provoquent spécifiquement la sÎérilité du bélier,
la mortalité foetale et I'avortement.
I-a stérilité du rnâle peut être lue â la brucellose causôe par
les Brucella ovis ou les Actinobacillus seminis. Il est conseillé
d'examiner tous les béliers à intervailes réguliers ou, dans un
trôupeau â reproduction saisonnièrç, avant la période de
lutte, pour détecter toute lésion des or-qanes gênitaux.
La mortalité lbetale et I'avortement peuvent être causés par
une série de problèmes, rlotammerlt la rlibriose, la salmonel-
lose. la listériose, l'avortcment enzootique, la fièvre par
morsure dc tiques. la fiè[Link] Q et la toroplasmose. Les
Brr,rcclla abortus ne sonl cepenclant pas une cause irnportante
d'avorternent chez le mouton.

La geslation

La durée lnoyenne tle gestation de la brcbis est dc 150 jours,


soit près de 5 nois; elle v;rrie de 147 à 153 jours selon
I'inclividu. Le lableau 5.2 donne une estirnation clc la date
d'agneiage pour des dates de saillies déterrninêes.
Les soins supplérnentaircs donnôs zrur. brebis au cours de la
gestation se traduisent pàr' une meilleurc santé des [Link]
des agneaux à l'agnelage. Urr stress en début de gestation peut
entlaîner la mort des embrvons ct, par conséquent. réduire les

103

t
t;

:
-1

i1

Tâbleau 5.2 : estimation de la date d'agnelage poui des tlates de


saillies données

Date de la I date date de la ilate


sailliè | d'aguelage saillie d'agnglage
l jan juil 28 nov
| 3t mai+ juil
15 jan I l4juinr 5 12 dec
lfév I tjuil* août 29 dëc
15 fév Ill"i|.
I 29 5 août l2 jan
29 jan
I mars | juil sep
15mars lt2août 5 sep 12 fêv
I avr | 29 août oct 28 fév
15 avr' i 12 æP. 5 oci 14 mars+
I mai | 'qp.êlËt"
nov 3l marsi
15 mai I l2'oet' 5 nov 14 avr*
I juin I zloct deÆ 30 avr+
15 juin -. I 12 nov 5 déc 14 mai+

Dates calculêes sur la base d'une geslation de 150 jours'


+ Si l'annee est bisseitile, la date d'agnelage estiniée dans le tableau est
avancée d'uo jour.

portées et ettraîn€r une diminution du nombre de gestations


àes brebis. En règle générale. les brebis demandeht davantage
de soins vers la tin de la gestation. Des mouvèments brusques,
quand par e brebis est p par un chien ou
par d'autres s, Peuvent ê se d'avortement-
Le moment r vacciner I ontrc les clostri-
dioses est dcux semaines avant l'agnelage : c'est à ce moment

Les besoins alimentaires pendant la gestation


La blebis doit pouvoir se nourrir sufftsamment pour assurer
entretien ainsi que I'alimentation du lbetus en
nce. La figure 5.6 indiquc I'accroissemeat des
ues au cours de la gestation. Pendant la
de la gestation, ces besoins restent à un

il

'lll
llr

li r
valcurs calculécs pour unc brebis de 40 kg

{
,|
ëro
q i

tcmps (oursi

Fig. 5.6 les besoins énergétiques de la brebis geslante.

niveau constant : mais pendart les deux [Link] précé-


dant I'agnelage. le foetus grandit vite et les besoins énergéti-
ques de la brebis sort très éleves. La figure 5.6 nous montre
qu'une brebis portant des jumeaux a des besoins supérieurs à
ceile portant un seul foetus ; pour les triplés, les besoins sont
encore plus élevés- En hn de gestation, la brebis portant des
jumeaux a besoin de près du double d'énergie d'une brebis
nou gestante. La courbe de progression des besoins dans la
plupart des autres nutriments suit celle des besoins énergêti-
ques.
Il ne suffit pas d'augmenter simplement la quantité de
nourriture de la brebis gestante. si cette nourriture est pauvre.
En fin de gestation. I'appétit diminue légèrement à cause de
la place croissante qu'occupe le fætus.

La brebis gestante doit progressivement recevoir une


alimentation de meilleure qualité et dont la concenfation
en énergie métabolisable, en protéines et en autres
nutriments essentiels est élevée.

105

!>

ir
_-----

Si la brebis gcstante ne nranse pes iissez, elle maigrit et les


agneaux ont un poids médiocre à la naissance; comme, en
outre, , ]a mortalité des agneaux
est im s et reçoivent peu de lait.
[Jne a gestation peur également
provoquer la maiadie mortelle dite toxémie de la gestation.
décrite à Ia page 150.

Le diagnostic de gestation
Si une brebis a été saillie et ne présente aucun signe d,oestrus
dcux ou trois saillie, il cst possible qu'elle
soit gravide. peuvent être marquées d,un
trait de coul le bélier porte un harnais
contenant un crayon luarqueur qu'il frotte sur la croupe de la
brebis lors de la saillie.
En fin de geslatiou. il est possible de sentir les agneaux en
palpant doucement I'abdomen de la brebis. Cette méthode
peut être urilisée jusqu'à deux jours avant I'agnelage, quand
la paroi utérine se contracte. IJne autre méthode de diasnos-

Fig. 5 7: bélier muni d'trn irarnais qui laisse une màrquc clc couleur sur la
cloupc des brebis càevauchècs

106

a
tic dér,eloppée récemment. ie scanner à ultrasons, peut être
ut;lisée à n'importe quel momcnt au cours de la seconde
moitié de la gestation. A I'aide d'un appareil commercialisé
posé sur I'abdomen, on peut < voir > Ies agneaux dans le
corps de la brebis (figure 5.8).
Une troisième méthode consiste à analyser le niveau de
progestérone dans le sang ou dans Ie lait: celui-ci varie
fortement chez la brebis non gravide selon 1e stade du cycle
oestral. alors que, chezla brebis gravide, il est toujours élevé.
Ainsi. un prélèvernent effectué entre le l7'et le 20" jour après
la saillie ou l'insémination pernettent de déterminer si une
brebis cst pleine ou non.
Si lc nombre de foetus a pu être déterminé, les brebis peuvent
être groupées selon ce critère et nourries en conséquence : les
brebis portant des bessons ou des triplés reçoivent ainsj
daVantage dc concentrés que les autres.

cordon ombrJical f'c1u s 2


septùrn sépaian!
ictus irqLudc (diarnètrc rlc poitrinc
1çn TS) les deur lctus

I
J.

fir!rJ ù!ério ci
!ot\:édLrn
t!5i!s I]alÙrnell

l:ig ,i 3 ; imagc donnée par un scannel à ultra-sons

107
lJagnelage

Vers la fin de Ia gestation, le pis gonfle et se dilate d


évidente. Deux jours avant I'agnelage. le taux de
rone diminue et cette hormone est remplacée par d
gènes. Cette modification hormonale donne naissance à des
éhangements physiologiques et à un comPortement caracté-
ristique associé à I'agnelage

.lr

La [Link] alors un endroit adéquat pour agneler. Il est

Fig. 5.10: présenlatiorr de junreaux


lors,j'une gestation normale
\
\
108
troupeau pour permettre aUx brebis de retourner à l'endroit
cicleur choix, sinon elles s'inouiètent.
Quand elle est près d'agneler, la brebis s'agite, gratte le sol et
se couche ; le travail et les contractions de I'utérus commen-
extrémité
se rompt
e premier
tractions.
Les pattes avant et le nez apparaissent en premier lieu, puis
le reste du corps est expulsé.

"1"Ëlnii#TT
I'encouragent

me't se lever, chercher le pis et téter u"", [Link]"r:"lif,':;


suivant I'agnelage. Quand la brebis attend des jumeaux, le
second sort généralement dans la demi-heure qui suit.
Après la naissance de I'agneau, le placenta - ou délivre - de
chaque agneau est expulsé. A la différence de la vache. la
brebis n-e le mange généralement pas, mais il arrive qu'elle le
manlpule.
11 est vital, pour deux raisons, que I'agneau tète dans les
quelques heures qui suivent sa naissance: d'une part, le lait
est une source d'éner â besoin pour se déplacer et
rester près de sa mère pour se réchauffer si [Link]
est- froid et humide ; rt, le premier lait - Ie colos-
trum - contient des anticorps qui protègent l'agneau contre
les rnaladies. A la diftérence de l'homme. l'agneau naît sans
anticorps et doit les tirer du colostrunt_

La dystocie

La dystocie désigne les difficultés survenanr à l,agnelâge :


I'agneau se présente bien mais est irop grand pour sortir

r09

5
la brebis est
aisêment. ou bien sa Prêsentation dans le corps de

Les mauvaises présentations les plus fréquentes sont


:

(Iig
- une patte ou les deux pattes avant repiiées 5'11)
- la tête en arrière (hg'5-12)
- le 5'l3)
- les ple' la présentation d'une tête
et rte àgneauxdifférents(fig' 5'la)'

L'assistance à I'agnelage
En cas cle clystocie, les brebis ont besoin d'aide pour
mettrc
b;;, i. berger ne iloit cependant intervenir que si c'est
vraimettt nécessaire-

Fig.5 il : Pattes avant repliécs Fig -r.12 : têle cn arrière

It0

Ë
de
Fig. 5.14 : mauvaise presentatioo
Fig. 5.13 : prcsentation par le siège hessons.

lll

N
l-ig- 5 l5: assistance d'une brebis dystocique.

bras doivent ê e propres. les ongles doivent être coupés cour.t


(il vaut mieux e pas les couper juste avant I'agûela-ge. car les

savorl ou avec un lubrihant cornmercial,

112

].i
r I*
r
I

Assistance d'une naissance multiple


l) Repousser doucement I'a-qneau dans l'utérus.
2) Tàter les agneaux pour connaître la préseniaûàn et savoir
quelle partie est le plus près de la vulve.
3) Décider de I'agneau qui sortira en premier lieu : c'est
génêralement celui qui est le plus près, tête en avant.
4) Trowér sa tête €t ses patres avant et les faire pivoter
doucement si elles se présentent mal.
5) Quand le premier agneau est placé dans la bonne position
et que le suivant est bien repoussé, exercer une traction
légère et régulière sur les pattes avant pour faire sortir le
premrer.
6) Retirer les membranes du museau de I'agneau nouveau-né
pour s'assurer qu'il respire S'il ne respire pas, vérifier si sa
bouche êt ses narines sont déga-eées et masser vigoureuse-
ment la poitrine.
7) Réintroduire la main dans.l'utérus, placer correctemeni le
second agneau et I'aider à naître.
8) Le cas êchéant, répéter cette procédure avec le troisième
(et quatrième) agneau.
Assistance d'une nàissance par le siège
Dans la majorité des cas. les agneaux naissent la tête et lçs
patles avant en premier. Les pattes arrière ne doivent être
délivrées en premier qu'en cas de présentation postérieure,
c'est-à-dire la croupe près de la vulve et les pattes arrière
repliées vers I'avant (fig. 5.13). Dans ce cas, chaque patte
arrière doit être dépliée dans le rractus génital, et I'agneau
peut ensuite naître, les pattes arrière sortant en premier lieu.

Avantde relâcfier une brebis qui a été aidée, il laul placer


les agneaux près de sa tête. A moins qu'êlle ne soit
exbêmement fatiguée, la présence des agneaux ful re-
donnera courage et elle se metfa à les lécher.

ll3

4>

t
lJorganisation à I'agnelage
Lélevage extensif prévoit peu d'installations pour I'agnelage.
La brebis choisit alors elle-même l'endroit pour mettre bas et
n'a gênéralement pas besoin d'aide. En surveillant les brebis,
il y a moyen d'identifier celles qui souffrent de dystocie.
En éler.'age intensif, le berger contrôle de beaucoup plus près
les conditions d'agnelage. Dans certains systànes. toutes les
brebis venant de mettre bas sont placées dans une case
individuelle,alors que dans d'autres, seules sont isolées celles
qui ont des problèmes. Dans les deux cas, les cases dojvent se
s un endroit protégé (à I'abri de la pluie. du soleil,
s de sable, etc.), et à l'écart des gens bruyants ou

La litière recouvrant le sol de la case est un élément à ne


pas négliger. Elle doit être propre car une litière souillée
transmet des maladies d'un oocupant à I'autre.

e e litière, bien que les


êp nrarcher sur les longs
sc mmandée : cornme clle
aChère à l'agneau, la brebis en avale en léchant celui-ci. Des
cases d'agnelage placées sur I'herbe convienneni bjen si cUes
sont déplacées après chaque occupâtion.

La brebis confinée dans un enclos doit reçevoir unc alimenta-


tion agrêable, mais pas trop dillérente du iégime dcs sernaines
antérieures. Elle doit pouvoir s'abreuver, sauf si sa [Link]
Ta que l'eau
sré squelt pas
qu a brebis ni
l'agneau placés dans ce parc.

li4

L..

f1
i

La castration

ll5
L
!"

*1
lJorganisation après I'agnelage
En système de piturage intensif, il est préférable de laisser lcs
jeunes mères en petits groupes afin d'éviter qu'elles ne rejet-
tent Ieurs agneaux. Le berger doit contrôler son troupeau, en
particulier âu crêpuscule, pôur vérifier qu'aucun agneau ne
s'est égaré. Après l0 jours, les agneaux reconnaissent très
facilement leur mère et le groupe peut être agrandi.

Il peut être utile de diviser le troupeau selon le nombre


d'agneaux nés par brebis : les mères de jumeaux ou de triplés
peuverit alors paître dans les meilleurs prés et recevoir
davantage de suppléments alimentaires que les autres.

Dans de nombreux élevages traditionnels, les jeunes agneaux


sont conlinés près de la ferme ou du campément, .-t l"urt
mères peuvent aller paître pendant la journée. Par consé-
quént, ils ne peuvent téter que tôt le matin, en soirée et
pendant la nuit. Cette mêthode a I'avantage de protéger les
agneaux contre les prédategrs et les accidents; en revanche,
les jeunes n'ingèrent pas autant de lait que s'ils pouvaient
têter toute la journée.

lJadoption
IJadoption consiste à transférer un agneau de sa mère
naturelle à une autre brebis, qui l'élève comme son proprc
jeune. Elle n'est pas facile chez le moutorr, car la brebis repère
très facilement ses proptes jeunes au rnilieu de tous les autres
et rejette normalement un agneau étranger, sauf si on paivient
à la persuader que c'est le sien.

Ladoption est envisagée dans les cas suivants: ui-re brebis


meurt et laisse un agneau qui devra être nourri au biberon s'il
ne trouve pas d'autre mère ; si une brebis perd tous ses jeunes
agneaux et qu'une autre doit s'occuper de triplés, un des
triplés peut être adopté par la première brebis. Un nou-
veau-né adopté par une brebis ayant mis bas plus d'un jour

!16
I
t\ _-_l J

fr
I

auparavant doit téter soit sa propre mère, soit une autre qui
vient juste de mettre bas. pour recevoir du colostrum. i

d'instinct à avoir un agneau chancelant, il est conseillé, si


l'agneau est déjà agile, de lui passer un cordon lâche autour
des pattes pendant une dizaine de minutes pour que son
comportement soit comparable à oelui d,un nouveau-né.

Il est parfois utile deme n dans le ch n


d.e la_brebis qui a reçuu adopter : in t,
elle cherche à protéger l' èche et lui p r.

Malgrê les mesures prises pour accepter


I'agneau étranger, [a brebis peut êt tétéè et
rejeter le jeune à coups de tête. Dans doit être
il sufFrt parfois d,'attacher sa tête pour qu,elle ne
donner de coups, et de contrôler régulièrement
t.

Le problème de la contention de la brebis peut être résolu cn


plaçant celle-ci dans une case d'adoption, où elle reste dans
ane position plus [Link] fixe, bien qu'elle puisse se lever et
se couchei facilement (figure 5.16). La tête est maintenue
;our q.u'elle ne puisse ni sàntir I'agneau ni le rejeter. L,agneau
sut téter quand la brebis est debout, et pasier au-Aélà de
l

1t'7
i
I

I
r15- r

vue d'enscmblc

305 305 .

fforo1-

(nlcsu: es cn nm
plan [-1220--;
I

F-ig 5 l6: case d'adoPtlon.

barres pro quand elle se

couche. Lâ stef dans cette


case d'ado au bout des-
quels la brebis s'est habituée à I'agneau-

La croissance du ieune agneau

Le neau est celui clui est en bonne


à-d est né sans clifllcultés' qui ir reçu s
cle et dont la taille es1 rloinale'
générale. plus l'agueau est grand à la naissance, plus il zr de
chances de survivre (figure 5 17)-
I- appareil di-scstif du uvea u-né fbnct-iônne difléremment de
celuicle i'adulte: il n' ilise pas la panse- et les alimcnts sont

ti8
I

?
a

ft
âgncau untque

01z
âge (nois)

Fig. 5 I 8 : début de croissance d'un agneau unique et de jumeuux.

. Pour satisfaire ses besoins alimentaires, il doir recevoir <1e


I'herbe ou tout autre fourrage de bonne qualité. ainsi que des
cor.)centrés. Quand il commence à ingérer de la nouiriture
, solide- il doit aussi recevoir de l,eau. La vitesse de croissance
. jultu'aLr sevrage dépend de l'alimentation de la brebis (qui
, influence la pl'oduction de lait), de la nourriture solide

la brebis que l'agneau reçoivent de alirnents de bonnc qualirô


Celtains agneaux meurent même dans les meilleurs trou,.
peaux. Le taux de mortalité des agneaui rcprésente la

llr)

|}

it
ia suive que l'un d'eux es1 à la traîne ; à moins
[Link] i1s te ou que le berger le ramène, il mourra
de faim endre par ut prédateur.
Comme la brebis n'a que deux trayons, deux agneaux seule-

i
T,
[Link] la brebis voulait plus'de deux agneaux, elle aurait plus
{t Oe oçu1 trayons !
A taille égale de portée et à poids égal des agneaux, la
Tortalité est plus importante chez les brebis primipares que
cnez ls5 brebis âgées, parce que les premières surveillent
molns bien leurs jeunes et que leur production de lait est
inférisLr1s.
yna..o.,rporuison entre troupeaux montre qu'il existe un lien
etroll sn[ps le taux de croissance avant Ie sevrage et le taux de
mortalité des agneaux : les élevages fructueux enregistrent un
tattx ds croissance élevé et un faible taux de mortalitê. tandis
que ies élevages [Link] nc prospèrcnt pas ont des résultats
opposés.

Le sgyrsgg

Le -ssv..r. est I'époque à laquelle I'agneau cesse de recevoir


du lait. lJn agnezru ne peut ètre sevr'é que s'il itgère suflisarn-
mcnl ds nourriture solide pour satisfairc tous ses besoins en
energie.
[Link] nplis le sevrage. la vitesse de croissance dc l'agneau
dtmtnus fortement. car il a cessé de boire du lait et doit
s'habituer à vivre sans sa mère. Ce ralèntissement brusque-de
la croissance est d'autant plus grave tlue l'agneau est sevré
IOï.

ul
extensif. où seule de la nourriture s lité
cst disponiblc, les agneaux son'L si\
tôt ils sont sevrês, plus vite les ent
retrouver la qonclition physique permettant une nouvelle
saillie. Dès l6rs, dans les troupeaux intensiis où I'intert:alle
d'agnclage est inférieur à un an, les agneaux sont sevrés à '
deux ou trois ntois.

agneaui- cle téter ; une autre solution consiste à notler un


morceau dc tissu autour du Pis. -J
En Africluc de l'Ouest, de nouer une f,rcelle
autol-rr de la mâchoire I'agneau, ou de lui
attacher un bout de b de la bouche pÔur
I'empêcher ile té ans certajnes région.s dAfrique. on
âtta;he darrs sa b des épines qui lui écorchenl doulou-
reusement le palais quand il essaye de téter.

Le taux de reProductivité

Le taux troupeau est un


lnc nlrrç ctiotr et de la ré
rlique i sures sont utiles
le taux dr- reproductivité :

taux de sevrage : nombre d'agneaux sevrés / notnbrc de


brclris rcproductrices

I 1-)
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