Discussion
Discussion
En aviculture, le système de logement est un facteur important qui influence les conditions
environnementales dans lesquelles vivent les volailles abritées. Son efficacité réside dans sa
capacité à atténuer l’impact des conditions environnementales externe et à créer une
condition de confort des sujets logés. Notre étude a révélé que la température et l’humidité
relative n’ont pas été constante, mais ont variée en fonction des heures de la journée. Ce qui
connote l’influence des conditions environnementales externe sur celles à l’interne du
bâtiment ouvert et du bâtiment fermé. Mais le niveau de variation de l’indice température
humidité est faible dans le bâtiment fermé par rapport à celui du bâtiment ouvert. Ce ci sous-
entend que le bâtiment fermé parvient à mieux atténuer l’impact des conditions
environnementales extérieur que le bâtiment ouvert. Ce résultat est en accord avec celui de …
qui stipule qu’il y a une variation significative de la température au cours de la journée dans
les tropiques. Nos résultats corroborent avec les conclusions de l’étude de Ahmed et Zedjiga
(2013) qui disent que le système de bâtiment fermé doté du système de pad cooling permet de
mieux atténuer l’impact des conditions environnementales externe en chargeant, l’air chaud
inspiré de l’extérieur vers l’intérieur du bâtiment de gouttelette d’eau situé sur les pads qui
alors refroidissent le bâtiment par évaporation. De plus, les valeurs d’indice de température et
d’humidité (THI) obtenues durant l’étude qui étaient de 78,30 pour le bâtiment ouvert et
77,42 pour le bâtiment fermé nous ont permis de noter une variation du niveau de stress
thermique auquel les poules des deux bâtiments étaient exposées. Ce ci concorde avec les
études de Costantino et al. (2018) qui décrivent les effets bénéfiques du système de bâtiment
fermé avec pad-cooling sur l’amélioration du confort thermique. Selon les travaux de de
Moraes et al. (2008), les poules du bâtiment fermé et du bâtiment ouvert ont subi un stress
thermique modéré (77 ≤ stress thermique modéré ≥ 80). Cette situation serait dû au niveau
élevé du taux d’humidité relative dans le bâtiment fermé, et le niveau élevé de la température
dans le bâtiment ouvert. D’une part, un taux élevé de l’humidité relative rend difficile la perte
de chaleur latente (Reece et al. 1972 ; Daghir, 2008), d’autre part un niveau élevé de
température amoindrit la perte de chaleur métabolique (Fedde, 1998) ce qui créé dans les
deux cas un déséquilibre entre la quantité de chaleur produite par l’organisme et celle dissipé
dans l’environnement ; ainsi survient le stress thermique (Lara et Rostagno, 2013).
Chez la poule, les performances zootechniques comme la croissance et la production des
œufs dépendent de la consommation alimentaire. Les oiseaux consomment les aliments pour
répondre principalement à leurs besoins énergétiques (Golian and Maurice 1992, Leeson,
1993), avec pour priorité les besoins énergétiques d’entretien (Mckee et al., 1997). Notre
étude a montré que le système de logement n’a pas affecté la consommation alimentaire. Ceci
va à l’encontre des résultats de Mashaly et al., (2004) qui soulignent une réduction de
l’ingestion alimentaire proportionnelle à la sévérité et à la durée d’exposition au stress
thermique. Sur la même lancée, Deng et al. (2012) ont observé qu’une période de stress de 12
jours aurait causé une diminution de l’ingéré alimentaire de 28,58 g/poule. Cette divergence
entre nos résultats et ceux des autres chercheurs s’expliquerait par le fait que les poules n’ont
pas été alimenté en ad-libitum dans notre cas. Elles ont été rationnées pour éviter le surpoids.
La quantité d’aliment servit n’aurait pas atteint le seuil à laquelle le stress thermique aurait un
effet dépressif sur la consommation.
En aviculture, l’évolution du poids vif a une répercussion significative sur la ponte. D’où
l’importance de la suivie du poids chez les reproductrices. Contrairement à la consommation
alimentaire, l’évolution du poids vif a été affecté par le système de logement au cours de
notre étude. L’évolution du poids vif a été significativement plus élevé chez les poules logées
dans le bâtiment fermé que dans le bâtiment ouvert où le stress thermique était plus élevé.
Mckee, et al. (1997) ont eu des résultats similaires en condition de stress thermique. Cette
incidence pourrait être liée au fait que chez les reproductrices chair, l’énergie est
primordialement déployée pour l’entretien puis secondairement à l’accroissement pondéral
(Schneider et al., 2008). Les poules ayant subit au plus le stress thermique, auraient dépensé
plus d’énergie pour la thermorégulation et moins dans la croissance. La dissipation de la
chaleur corporelle en condition de température ambiante élevée au travers le système
respiratoire par le halètement causant l’alcalose respiratoire est un processus biologique
coûteux en énergie qui demande un apport régulier de glucose (Ketelaars, 2005 ; Vandana et
al., 2021). Selon (Mckee et al. (1997), à une forte température, l’activité thyroïdienne est
ralentie ce qui en tout affecte négativement la vitesse de croissance.
Le taux de ponte en élevage de reproductrices est un paramètre zootechnique qui traduit la
quantité disponible d’œufs à incuber. Elle est d’une importance capitale pour le producteur
d’œuf à couvé (OAC). Notre étude a révélé que le taux de ponte a été significativement
influencé par le système de logement à partir de la troisième semaine de ponte. L’effet
dépressif de la température élevée du bâtiment ouvert sur le taux de ponte est confirmé par les
résultats de recherche de Ruzal et al. (2011) ; Mahmoud et al. (1996) ; Bonnet et al. (1997) ;
Zhou et al. (1997) ; Donoghue et al. (1989) ; de Rozenboim et al. (2007) qui dans la plupart
des cas ont supposé que la dépression du taux de ponte serait liée à une baisse de l’ingestion
qui réduit la disponibilité d’éléments nutritifs nécessaire à la production des œufs. Cette
hypothèse n’est pas confirmée dans notre cas car l’ingestion alimentaire a été identique dans
chaque traitement. Donoghue et al. (1989) et Rozenboim et al. (2007) vont au-delà de
l’hypothèse qui attribue la cause de la baisse du taux de ponte à la réduction de l’ingestion
alimentaire en montrant que l’exposition des volailles à une forte température entraine une
diminution de la sécrétion de l'hormone de libération des gonadotrophines, de l'hormone
lutéinisante et de l'hormone folliculostimulante ce qui prolonge la fréquence d’ovulation et
abaisse ainsi le taux de ponte.
Le poids de l’œufs est un paramètre de la qualité de l’œuf qui influence le poids du poussin à
l’éclosion. Ce paramètre zootechnique est un critère de choix pour l’aviculteur. Nos résultats
ont montrés que