Je dédie ce rapport a mes parents, pour leur amour, leurs
sacrifices et leur soutient tout au long de mon parcours.
REMERCIEMENT
Je voudrais ici adresser mes remerciements a tous ceux qui de près
ou de loin, ont contribué au bon déroulement de mon stage.
Je tiens tous d’abords à remercier mes deux encadreurs Mr
BISIHOU et Mr SEGNON qui mont aider durant tous le stage ainsi
que BAKAYOKO OUMAR, KONE NOURA SAFOURA, KONE
MAYA, COULIBALY MOUSSA, DIFAK, et tous ceux qui n’ont
pas creux en moi.
AVANT-PROPOS
Ce rapport de stage a été rédigé dans le cadre de ma formation en Génie Civil, option
Bâtiment. Il a pour but de valider mon parcours académique et de mettre en application les
connaissances acquises. Il retrace l’expérience que j’ai vécue au chantier du CHU
d’ABOBO.
Ce stage a représenté pour moi une étape essentielle dans ma formation, en me permettant
de découvrir concrètement le déroulement d’un projet de grande envergure, d’observer les
différentes phases d’exécution et de les comprendre.
L’importance de la coordination des équipes et du respect des normes techniques. Au-delà
des aspects techniques, cette expérience m’a également permis de développer des
compétences humaines telles que la communication, l’esprit d’équipe et l’adaptabilité,
indispensable dans le domaine du bâtiment.
SOMMAIRE
La dédicace ……………………………………………………………………………..…. 1
Remerciement ……………………………………….......................................………..…. 2
Avant-propos …………………………………………………………...…………….…… 3
Sommaire ………………………………………………....……………………….………. 4
INTRODUCTION ………………………………………………………...…….………… 5
I. Présentation de l’entreprise et du projet suivi …………………………….………. 6
[Link]ésentation de l’entreprise …………………………………………………….……….. 7
[Link]ésentation de projet suivi …………….........................................….......................…....7
II. Etapes de réalisation d’un plancher à corps creux ……………...........................… 8
1.Définition …….......................……………………………………………...………….. 9
[Link] étapes de réalisation…………………………………………….............................….9
[Link] des éléments constitutifs ………………………….................................................14
[Link] et inconvénients……………………...........................................................…. 15
[Link] et qualité .…………….................................................................................….. 15
III. Traçage de mur ........................................................................................................16
1. Définition ...………………........................…….........................................…………… 17
2. Importance ……..............................................................................................………… 17
3. les outils du traceur …………………….................................................................…… 17
4. les étapes du traçage de mur ….............................................................……………….. 19
IV. Sécurité et difficulté ………………………......................................................…. 21
[Link] ………................................................................................................................ 22
[Link] ………............................................................................................................... 22
CONCLUSION .................................................................................................................. 23
Suggestions et critiques .......................................................................................................24
ANNEXE .............................................................................................................................25
Introduction
Le stage en entreprise est essentiel pour concrétiser la formation d’un futur technicien
en bâtiment. Ce rapport présente mon stage de trois mois, effectué sur le chantier de la
construction du CHU d’Abobo, avec pour objectif de maîtriser la pratique du métier.
J’ai choisi de traiter plus particulièrement la réalisation d’un plancher à corps creux et le
traçage de mur. Ces deux activités m’ont permis d’appréhender des techniques
fondamentales du gros œuvre et de mesurer l’exigence de précision requise sur un chantier
de cette envergure.
Ce thème présente un intérêt direct pour ma carrière, ces compétences étant centrales dans
l’organisation et le contrôle des travaux. Ce document exposera ainsi mes missions,
détaillera les procédés techniques liés à mon sujet, et dressera un bilan de cette immersion
professionnelle.
I.
PRESENTATION DE
L’ENTREPRISE ET DU
PROJET
1. Présentation de l’entreprise
Etracon est une entreprise spécialisée dans le secteur du bâtiment et des travaux publics en
côte d’ivoire. Fondé par le groupe KALOT en 2000, il est un acteur majeur de la
construction implanté depuis 30 ans.
L’entreprise propose plusieurs services tel que la conception architecturale, l’étude
technique et budgétaire, la réalisation de bâtiment industriel, commerciaux, administrative,
résidentiels et la rénovation d’infrastructure existante.
Siégé à marcory avec pour directrice Leana Kalot, l’entreprise a réalisé plusieurs projets
notables en côte d’ivoire comme hôtel Amouanze a dimbokro, le centre de maintenance de
la RTI à Treichville, la réhabilitation de l’école des douanes et de la CGRAE au plateau,
les nouvelles agences de pharmacie de la santé publique à Abidjan et Korhogo et la
réalisation du CHU d’ABOBO qui est le projet dont j’ai suivi au cours de mon stage.
2. Présentation de projet suivi
Le CHU D’ABOBO toujours en chantier est bâtir sur 18 hectares, et sera le plus grand
CHU d’Afrique de l’ouest avec 600 lits.
Il est divisé en 6 grands spécifiques dont le bloc mère-enfant, tête-cou, ostéo-articulaire,
abdomen, médecine (interne, infectieux) et pole infectieux. Il disposera de 14 salles
d’opération, d’un gymnase, une piste d’atterrissage d’hélicoptère, d’un internat, de 3 villas.
Les travaux ont commencé le 30 juillet 2022 sous l’impulsion de l’ancien Premier ministre
Patrick Achi. Lors de la visite du Ministre de la Santé Pierre N’Gou Dimba le 2 septembre
2025, il a été constaté que le gros œuvre était réalisé à 55 %, avec un taux global
d’avancement évalué à 17 %. Le Ministre a salué la qualité et le professionnalisme des
équipes mobilisées, confirmant que l’hôpital sera livré conformément aux standards
internationaux.
Le CHU d’Abobo offrira des services médicaux avancés, notamment pour les maladies
infectieuses, les soins de pédiatrie et les greffes, tout en améliorant significativement
l’accès aux soins pour les habitants d’Abobo et de la région métropolitaine d’Abidjan. Le
centre deviendra une référence en matière d’infrastructures hospitalières modernes en Côte
d’Ivoire.
II.
LES ETAPES
DEREALISATION D’UN
PLANCHER A CORPS
CREUX
1. Définition
Un plancher à corps creux est une structure horizontale légère et économique,
composée de poutrelles préfabriquées espacées, remplies d'entrevous agissant
comme coffrage perdu, puis recouvertes d'une fine dalle de compression en béton
armé coulée sur place, réduisant ainsi le poids et les coûts tout en offrant de bonnes
performances d'isolation et une grande flexibilité architecturale.
2. Les étapes de réalisation
➢ Préparation et implantation
Avant toute chose, l'équipe de coffreurs procède à l'implantation. À l'aide d'un théodolite
ou d'un niveau laser, on reporte sur les poteaux les niveaux de références du futur plancher.
Cela permet de positionner correctement les diffèrent coffrages.
➢ Mise en place des échafaudages de soudainement
On installe des rangées d’échafaud sur toute la surface du plancher. Cet échafaudage est
provisoire mais crucial : il soutiendra le poids du béton frais jusqu'à sa prise complète.
· Vérinage : On règle la hauteur des échafauds pour qu'ils soient parfaitement alignés avec
le niveau de référence
➢ Coffrage et ferraillages des poutres, des consoles
Avant de coffrer le technicien dois prendre connaissances du plan de coffrage et de
ferraillage du plancher pour bien exécuter selon le plan de structure.
Les ouvriers coffrent les poutres et les console selon leurs sections donner sur le
plan de ferraillage.
➢ Pose des poutrelles préfabriquées
Les poutrelles sont des éléments précontraints en béton armé, qui ont été directement
fabrique sur notre chantier.
· On les positionne parallèlement les unes aux autres, en respectant scrupuleusement
l'entraxe (la distance entre deux poutrelles) prévu par le plan de ferraillage.
· Leurs extrémités reposent sur les ferraillages des poutres. On veille à avoir une longueur
d'appui suffisante.
➢ Pose des corps creux (hourdis)
· On place les hourdis entre les poutrelles. Ils sont simplement posés à sec et servent à la
fois de coffrage perdu et d'allègement de la structure.
➢ Mise en place du treillis soudé et des chaînages
· Ferraillage : On déroule sur l'ensemble de la surface un treillis soudé. Ce treillis est relevé
sur des "cales" pour se trouver au cœur de la dalle de compression (environ 2 cm
d'enrobage).
· Chaînages : Dans les zones critiques, on ajoute des aciers supplémentaires appelés
"chaînages". Ces aciers sont ligaturés entre eux avec du fil à ligaturer.
· Armatures des poutres et des consoles : on vérifie et on complète le ferraillage de ces
poutres et consoles.
➢ Préparation des réservations et la mise en place des réseaux
Avant le coulage, on positionne des boîtes à réservation (gaines techniques, passages de
fluides) ou des fourreaux. On vérifie qu'ils ne bougeront pas lors du bétonnage. On dispose
aussi les gaines électriques qui seront noyées dans la dalle.
➢ Coulage du béton (Bétonnage)
· Contrôle : Le camion toupie arrive sur le chantier. On vérifie la consistance du béton par
le test d’affaissement au cône d’Abrams.
· Coulage : Le béton est déversé sur le plancher. On commence par les zones les plus
éloignées de la pompe pour revenir vers la sortie.
· Déversement : Il faut veiller à ne pas tout déverser au même endroit pour éviter de
surcharger localement l'échafaudage.
On étale le béton à la pelle ou à la raclette.
· Vibration : Un ouvrier utilise une aiguille vibrante pour faire pénétrer le béton entre les
armatures et chasser l'air, garantissant ainsi la compacité du matériau.
· Cure : Pendant les premiers jours, il faut protéger le béton de la dessiccation. On arrose le
plancher ou on applique un produit de cure pour éviter les fissures de retrait.
· Décoffrage : Après 14 jours, on procède au décoffrage. Attention : on ne retire pas tous
les échafauds d'un coup ; on garde une partie pour permettre au béton de continuer à durcir
sans fléchir.
3. Rôle des éléments constitutifs
Les hourdis : ce sont des blocs creux en béton de gravillons légers pour
l’amélioration de l’isolation thermique.
Les poutrelles : ce sont des éléments préfabriqués en béton ils sont en forme de T
renverser, a treillis métallique et semelle en béton. Ils portent les hourdis et
constituent avec la dalle de compression le système porteur du plancher
Dalle de compression : elle est en béton armé généralement de treillis soudé. La
dalle de compression assure la liaison des composant répartit les charges sur les
poutrelles et constitue avec les poutrelles le système porteur du plancher.
4. Avantages et inconvénients
❖ Avantages
• Résistance mécanique et structurelle
• Légèreté
• Rapidité et facilité de mise en œuvre
• Economique
• Passage facile des réseaux
❖ Inconvénients
• Faible résistance aux charges lourdes
• Faible résistance au feu
• Sensibles à la déformation et à la vibration sous charges importantes
• Risque de résonnance et bruit désagréable
• Maintenance et réparation plus complexe en raison de la structure creuse
5. Sécurité et qualité
Un plancher à corps creux est sécurisé grâce à son dimensionnement
précis (portée/hauteur), son bon ferraillage et le respect des normes de construction, offrant
une bonne résistance et une isolation phonique améliorée, mais sa qualité dépend
d'une exécution soignée, notamment du coulage et de la cure du béton, avec un rôle clé des
poutrelles préfabriquées, des entrevous et de la dalle de compression armée.
III.
TRACAGE DE MUR
1. Définition
Le traçage est l’étape préliminaire consistant à rapporter sur le terrain ou sur l’ouvrage les
dimensions et les alignements prévus sur le plan.
C’est une opération cruciale qui garantit que tous les éléments de la construction seront
positionnés correctement, respectant à la fois l’équerrage, le niveau et les côtes du projet
avant le début des travaux.
2. Importance
C'est l'étape la plus critique car elle conditionne toutes les suivantes. Si le traçage est faux
:
· Les murs ne seront pas d'aplomb.
· Les angles ne seront pas droits.
· Les cloisons intérieures ne correspondront pas aux cotes du plan.
· Les fenêtres risquent de se retrouver décalées
3. Les outils du traceur
Pour être précis, il faut les bons outils. J'ai appris à manipuler :
· Le mètre ruban : Indispensable pour prendre et reporter les cotes.
· Le cordeau à tracer (ou cordex) : Une petite boîte remplie de poudre bleue (ou ocre).
On tend le fil et on le pince pour "tirer un trait" parfaitement droit sur plusieurs mètres.
· Le niveau à eau ou le niveau laser : Pour vérifier et reporter les hauteurs (niveaux).
· L'équerre de maçon (grande équerre métallique) : Pour vérifier la perpendicularité des
murs.
· Le crayon de charpentier : Crayon plat et robuste pour marquer les traits fins.
· Le décamètre : Pour les grandes longueurs.
4. Les étapes du traçage d'un mur
Étape 1 : La prise de connaissance des plans
Avant de tracer quoi que ce soit, mon tuteur et moi avons étudié les différents plans. Nous
avons identifié le mur à tracer et relevé toutes ses cotes : longueur, épaisseur, alignement
par rapport aux axes du bâtiment.
Étape 2 : L'implantation des axes
On ne trace pas directement le mur. On commence par implanter les axes. À l'aide d'un
mètre et au cordeau, on matérialise les lignes principales de la construction. C'est le
squelette géométrique du bâtiment.
Étape 3 : Le traçage de l'épaisseur du mur
Une fois l'axe principal défini, on calcule l'emplacement des deux faces du mur. Par
exemple, pour un mur en parpaings de 20 cm d'épaisseur, on trace deux traits parallèles
situés à 10 cm de part et d'autre de l'axe.
Étape 4 : La matérialisation au sol
C'est l'étape la plus "visuelle". On utilise le cordeau à tracer.
· On ancre une pointe à une extrémité du futur mur.
· On tend le fil jusqu'à l'autre extrémité, en suivant scrupuleusement les mesures.
· On pince le fil et on le relâche d'un coup sec. Le fil vient claquer sur le sol, laissant une
ligne de poudre parfaitement rectiligne : c'est le "coup de bleu".
On répète l'opération pour chaque face du mur.
Étape 5 : Le report des niveaux
Le mur n'est pas seulement une ligne au sol, il a une hauteur. À l'aide du niveau laser, nous
avons tracé sur les murs de refend ou les poteaux adjacents un trait de niveau. Cela servira
de repère pour monter le mur bien droit et pour positionner les ouvertures (portes, fenêtres)
à la bonne hauteur.
Étape 6 : La vérification
Avant d'autoriser le début de la construction, nous avons tout vérifié.
· L'équerrage : Pour un angle droit, nous avons mesuré les diagonales du rectangle formé
par les murs. Si les diagonales sont égales, le rectangle est parfait.
· L'alignement : Nous avons vérifié au mètre que les distances correspondaient bien au
plan.
IV.
SECURITE ET
DIFFICULTES
1. Sécurité
➢ Mesure de sécurité pour la réalisation du plancher à corps creux
- Installer l’échafaudage de manière conforme aux calculs de charge pour éviter
le basculement
- Inspecter le coffrage des poutres et des consoles pour assurer la stabilité avant
le coulage.
- Vérifier l’alignement des poutrelles et la bonne assise des hourdis.
- Sécuriser les zones de réservation et des trémies
➢ Mesure de sécurité pour le traçage de mur
-on veille a rangé systématiquement les outils déjà utiliser pour éviter les risques de
trébuchement
- on utilise des grenouillères pour le travail au sol et on fait des pauses pour évitées
maux de dos
-porter des lunettes pour éviter les projections lors de la découpe des parpaings
Pour la réalisation des deux structures les ouvriers doivent obligatoirement être
équipés de casque, de chaussures de sécurité, de gant, de gilets haute visibilité.
2. Difficultés
➢ Réalisation du plancher a corps creux
-Il faillait vérifier que tous les échafaudages ont le même niveau fini pour éviter que le
plancher ne soit pas à niveau
- Aussi vérifier que chaque hourdie sois parfait et qu’il ne présente pas de fissure ou de
cassure
-redimensionné les poutrelles qui dépassai la mesure exacte en les saignant de quelque
centimètre
- vérifier les calles qui soutenaient de treillis soudé s’ils ont été bien posés et qu’ils
jouent vraiment leurs rôles d’enrobage.
➢ Traçage de mur
- J’ai constaté des erreurs sur le plan donné avec l’aide des bureaux de contrôle
nous avons adapté selon les normes de la construction.
- Mesure souvent légèrement erronée
- Arrêt des travaux par manque de matériaux
CONCLUSION
Au terme de ce stage au sein de ETRACON, j’ai pu acquérir une expérience concrète et
enrichissante dans le domaine de la construction et plus particulièrement dans la réalisation
de planchers à corps creux et le traçage de murs. Ce stage m’a permis de mettre en pratique
les connaissances théoriques acquises lors de ma formation, d’observer et de participer aux
différentes étapes de la réalisation d’un plancher corps creux et le traçage de mur.
J’ai particulièrement apprécié le suivi des techniques professionnelles, le respect des
normes de sécurité et l’attention portée aux détails, ce qui m’a permis de développer
rigueur, précision et autonomie. Cette immersion m’a également sensibilisé à l’importance
de la planification et de la coordination des tâches sur un chantier. Les difficultés
rencontrées, notamment dans l’ajustement des mesures et la préparation correcte des
surfaces, ont été autant d’occasions d’apprendre et d’améliorer mes compétences pratiques.
Suggestions et critiques
Je recommande à l’entreprise de renforcer le suivi technique et le contrôle très rigoureux
afin d’assurer le respect total des normes de constructions. Il serait également bénéfique de
favoriser une meilleure communication entre les différents acteurs du chantier, notamment
entre les entreprises sous-traitantes.
En fin la mise en place d’un environnement de travail basé sur le respect la collaboration et
l’écoute permettrait d’améliorer à la fois les conditions de travail et la productivité sur le
chantier.
-
ANNEXE