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Dans le poème 'Ma Bohème', Rimbaud se présente comme un vagabond rêveur, exprimant sa liberté et son insouciance à travers des images de nature et de poésie. Il trouve son bonheur dans l'errance et la création poétique, s'éloignant des conventions traditionnelles. Ce poème célèbre l'émancipation créative et la quête d'une liberté absolue.

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Dans le poème 'Ma Bohème', Rimbaud se présente comme un vagabond rêveur, exprimant sa liberté et son insouciance à travers des images de nature et de poésie. Il trouve son bonheur dans l'errance et la création poétique, s'éloignant des conventions traditionnelles. Ce poème célèbre l'émancipation créative et la quête d'une liberté absolue.

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LL1 - “Ma Bohème” - A.

Rimbaud

Introduction :

Ce poème clôt l’ensemble écrit et recopié à Douai en octobre 1870. Et fait partie, comme “Le dormeur
du Val” du recueil adressé à Paul Demeny dans l’espoir d’être publié à Paris. Sous-titré Fantaisie, Ma
Bohème fut rédigée au cours d’une des fugues en Belgique. Rimbaud est heureux à cette époque, il a
1- ans, il est libre et écrit des poèmes marqués par l’empreinte des paysages qu’il traverse. Le poème
est présenté sous la forme d’un sonnet, avec quatorze vers en alexandrins et deux quatrains aux rimes
embrassées.

Pb : Comment Rimbaud apparait-il clairement comme un émancipé créatif dans ce poème ?

I) Rimbaud se présente d’emblée comme un vagabond rêveur


II) Un gout pour la liberté qui lui permet de trouver le bonheur

Développement :

I) Rimbaud se présente d’emblée comme un vagabond rêveur

A) Le poète évoque son errance dès les premiers vers

Dès les 1ers vers, on note des verbes d’actions tels que : “je m’en allais” “j’allais”. Cela montre une
rupture avec le passé, la prise d’un nouveau départ.
Le “je” initial, montre qu’il n’a pas de compagnon, il est seul et totalement libre.
Il est libre et met l’accent sur les révoltes sociales avec : “ses points dans ces poches crevées”.
Rimbaud s'éloigne des biens matériels, il n’y prête pas du tout attention : “poches crevées” “paletot
idéal” “unique culotte” “large trou”. Cela montre l’errance d’un jeune poète qui n’est pas aisé
financièrement.
Il invoque “La Muse” qui est tirée de la mythologie, cela nous montre que son voyage est voué à une
cause poétique.

B) Rimbaud se présente ainsi comme un jeune insouciant

Avec l’expression : “Oh La La”, on note une marque d’oralité assez enfantine, ici on voit que Rimbaud
s’émancipe du poème traditionnel.
Il utilise différents registres de langage : “Muse”, “idéal”, étoile” sont plus tôt des termes poétiques qui
se mêlent au langage prosaïque notamment avec les mots : “trou” et “clotte”. Cela montre que le jeune
poète cherche à s’affranchir des règles, des conventions poétiques.
On remarque une apposition au “Petit poucet”, Rimbaud se compare lui-même au petit poucet, qui
est un élément des comptes traditionnels qui représentent l’enfance. C’est une preuve que Rimbaud
est encore jeune et qu’il n’est pas encore sortie de l’enfance.

C) Son insouciance lui permet de vivre une errance heureuse

Rimbaud se compare au Petit poucet, mais contrairement à lui il ne cherche pas du tout le chemin du
retour. Cela montre qu’il est heureux dans en dehors du foyer familiale et qu’il vit très bien son errance.
Avec le champ lexical du rêve : “rêveur” et “rêver”, on voit que Rimbaud souligne sa hâte de voyager et
de découvrir le monde.

Sur son chemin, il ne seime pas des cailloux comme le Petit poucet mais des rimes, à travers cela on
comprend que Rimbaud cherche à répandre sa poésie et que son voyage est voué à une cause
poétique.

[Rimbaud est véritablement un jeune qui vit une fugue heureuse et qu’il profite de sa liberté. Dans cette
première partie du poème, il nous apparait comme un grand rêveur la tête dans les nuages.]

II) Un goût pour la liberté qui lui permet de trouver le bonheur

A) Le poète traduit son exaltation, son bonheur au milieu de la nature

Le poète est attentif, il est sujets des verbes de perceptions “je mes écoutais”, “je sentais". Ces
sensations le rendaient heureux : “bons soirs” “bon” est un adjectif mélioratif qui montre qu’il prend
du bon temps.
La nature apparait comme nourricière : “gouttes/de rosées à mon front, comme un vin de vigueur”. La
comparaison de la rosée à un vin de vigueur montre que la nature à un rôle nourricière et qu’elle lui
redonne de l’énergie.
La nature lui transmet sa force, le nourrit.

B) Il trouve son bonheur dans la création poétique, la fantaisie

La fantaisie créative est exprimée avec l’adjectif : “fantastique”, cela montre qu’il s’ouvre à un monde
imaginaire dans un alexandrin au coupage surprenant composé de onze+un.
Avec l’expression : “des lyres”, qui évoque la musique antique, le poète délire, sombre dans une
certaine folie avec ce jeu de mot.
La personnification des “souliers blessés” montre que le poète est blessé physiquement et
mentalement on pourrait même supposer qu’il est soigné par la poésie.
La comparaison entre les élastiques de chaussures et les cordes de lyre montre que de son point de
vue même les objets les plus banals peuvent devenir des choses merveilleuses.
Le sens du tableau final “un pied prêt de mon cœur” montre une association entre la marche, l’errance
et la poésie.

[Dans cette seconde partie du poème, on voit que Rimbaud trouve son bonheur au milieu de la nature
et en profitant de sa liberté à travers sa création poétique.]

Conclusion :

Les chemins parcourus par le poète vagabond le mènent à son idéale poétique, une errance qui est
nécessaire à sa création poétique car elle rime avec liberté absolue. Ce poème nourrit le mythe de
“l’homme aux semelles de vent”. L’auteur s’affranchit, s’émancipe des règles dans sa création comme
dans sa vie personnelle. Ce poème célèbre doc l’errance qui se mue en liberté poétique.

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