0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
0 vues15 pages

mattech

Ce document présente une solution théorique améliorée pour étudier les contraintes interfaciales dans les structures hybrides renforcées par des composites FRP, en intégrant le couplage entre charges mécaniques et thermiques ainsi que l'effet de déformation de cisaillement. L'étude met en évidence l'importance de ces facteurs dans la concentration des contraintes à l'interface, ce qui est crucial pour prolonger la durée de vie des structures et prévenir le décollement des renforts. Les résultats numériques obtenus sont conformes à la littérature existante et soulignent l'originalité de cette approche théorique.

Transféré par

ssenhaji361
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
0 vues15 pages

mattech

Ce document présente une solution théorique améliorée pour étudier les contraintes interfaciales dans les structures hybrides renforcées par des composites FRP, en intégrant le couplage entre charges mécaniques et thermiques ainsi que l'effet de déformation de cisaillement. L'étude met en évidence l'importance de ces facteurs dans la concentration des contraintes à l'interface, ce qui est crucial pour prolonger la durée de vie des structures et prévenir le décollement des renforts. Les résultats numériques obtenus sont conformes à la littérature existante et soulignent l'originalité de cette approche théorique.

Transféré par

ssenhaji361
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Matériaux & Techniques 96, 49–63 (2008)


c EDP Sciences M atériaux &
DOI: 10.1051/mattech:2008023
[Link]
Techniques

Comportement et endommagement
Solution théorique améliorée pour
étudier les interfaces des structures
hybrides déformables, renforcées par
composites FRP
B. Kerboua, E.A. Adda Bedia, A. Tounsi et S. Benyoucef
Laboratoire des Matériaux & Hydrologie, BP 89, Cité Ben M’hidi 22000, Université de Sidi Bel Abbés,
Algérie
e-mail : kerbouac@[Link] ; addabed@[Link] ; touabdel@[Link]

Mots-clés : Résumé – Ce travail présente une solution améliorée pour l’étude des contraintes inter-
Déformation de cisaillement ; faciales des structures renforcées par composites FRP, en intégrant le couplage entre les
composites FRP ; effets thermiques ; charges appliquées et, le modèle tenant en compte la charge thermique et l’effet de défor-
contraintes d’interface mation de cisaillement, de la structure et de la plaque composite, appelé effet « shear lag ».
Ces composites FRP sont, en particulier, utilisés pour prolonger la durée de vie de ces struc-
tures et protéger leur environnement. Le renforcement par composites permet d’augmen-
ter la rigidité et la résistance de la structure, mais donne des concentrations de contraintes
dans le joint adhésif à l’interface de la zone de renforcement. Dans ce travail de recherche,
une originalité est présentée pour prédire et déterminer cette concentration des contraintes
dues à des effets de couplage, en développant, ainsi, une nouvelle approche théorique. Ces
deux types de sollicitations couplées permettent de donner des valeurs de contraintes qui
diffèrent, notamment, par rapport aux méthodes précédentes qui, ont négligé l’effet de
déformation, particulièrement, aux bords de la zone renforcée. La résolution numérique a
été finalisée, en tenant compte des paramètres physiques et géométriques des matériaux.
La tendance a été en conformité avec les travaux de la littérature.

Key words: Abstract – Improved theoretical solution to study the interfaces of deformable
Shear deformation; interfacial hybrid structures, reinforced by composites FRP. This paper presents an improved so-
stresses; composites FRP; thermal lution for the interfacial stresses study of the structures reinforced by composite FRP, by
effect including the coupling between the applied loads and, the model taking into account the
thermal load and the effect of transverse shear deformation, in both the beam and bonded
plate, called shear lag effect. These composites are used, in particular, to prolong the lifes-
pan of these structures in particular, and protect their environment. This type of reinforce-
ment by composites fibre increase stiffness and resistance of structures but develops the
stresses concentration in the adhesive one, with the interface FRP plate-structure. In this
paper, an original model is presented to predict and determine this stresses concentration
due to coupled effects, with the new theoretical approach. This study makes it possible to
give different values of theses interfacial stresses in relating to the others studies that ne-
glect the effect of shear deformations, in particular, at the edges of the reinforced zone.
The resolution was finalized by taken into account the physical and geometric properties
of materials and, the tendency was in conformity with literature works.

armi les nouvelles techniques de la réhabilitation des structures et ou-

P vrages métalliques et non métalliques conçus selon les anciens codes


de calcul, les méthodes de renforcement par des matériaux composites
se présentent comme une solution efficace pour parer à certains phénomènes,
tels que les dégradations artificielles, la corrosion et les séismes. Le but de
notre travail est l’étude du comportement sous les charges mécanique et ther-
mique couplées avec le modèle shear lag, pour des structures renforcées par les
matériaux composites (FRP) afin d’augmenter leur résistance et leur rigidité.
Ces dernières années, plusieurs travaux ont été effectués dans ce domaine
Texte reçu le 19 janvier 2008 de la réhabilitation, An et al. [1], Saadatmanesh et al. [2], Sharif et al. [3], Chajes
accepté le 3 mars 2008

Article published by EDP Sciences


50 B. Kerboua et al. : Matériaux & Techniques 96, 49–63 (2008)

et al. [4], Quantrill et al. [5], Wu et al. [6], principe de la déformation de la structure a
Malek et al. [7], Saadatmanesh et al. [8], été mis en évidence pour la première fois par
Triantafillou et al. [9], Chen et al. [10], Smith Tsai et al. [23], en considérant les contraintes
et al. [11]. Cette technique de renforcement comme nulles à la surface libre des substrats.
des structures a plusieurs avantages, comme Les résultats obtenus par notre étude
la facilité d’application des renforts FRP et sont en conformité avec ceux des études
la non perturbation de la structure existante précédentes et avec ceux de l’expérimen-
dans son environnement, avec une amélio- tation, notamment dans leur évolution et
ration de la résistance à la corrosion. La leur tendance. Tous les résultats dévelop-
plus importante dégradation probable pour pés par les méthodes citées ci-dessus ont
la mise en application de cette technique prouvé un maximum de contraintes inter-
c’est le décollement du renfort en compo- faciales aux bords de la plaque de renfor-
site de sa structure, à cause des hautes va- cement, sauf ceux déduits de l’expérimental
leurs de contraintes à l’interface et aux bords par Jones et al. [18] et Asciones et al. [17], qui
de la plaque FRP. Plusieurs travaux sur ont trouvé des valeurs de contraintes nulles
des modèles de délaminage, comme ceux aux bords de la plaque. Notre travail montre,
de Oehlers [12], Baluch et al. [13], Raoof aussi, un maximum de contraintes aux bords
et al. [14], sur les poutres en béton ren- de la plaque, en comparaison avec la plupart
forcées par des plaques en aciers. Ainsi, des méthodes. Mais, la particularité de notre
Smith et al. [11], Saadatmanesh et al. [8], recherche, c’est la détermination de l’effet
Yuan et al. [15], Gao et al. [16], sur les multiplicateur de la charge thermique lors-
poutres en béton renforcées par des plaques qu’elle est couplée avec le modèle de dé-
en FRP. La détermination avec précision formations de cisaillement et avec la charge
des contraintes interfaciales permet de bien mécanique. Cependant, ce modèle amélioré
connaître le phénomène de délaminage, ce sur la détermination des contraintes interfa-
qui facilite les mises en œuvre pour faire face ciales permet, donc, de valider les études de
à cette dégradation des structures. Ascione tous les types de structures composées de
et al. [17] ont développé un modèle des élé- différents types de poutres et de plaques,
ments fini pour déterminer les contraintes avec différents types de matériaux et de
interfaciales dans l’adhésif et, les résultats formes géométriques.
numériques ont été en conformité avec les
résultats expérimentaux obtenus par Jones
et al. [18] et avec les résultats théoriques pré- Détermination des déformations
sentés par Roberts [19]. Roberts et al. [20] de la structure
ont proposé un modèle analytique pour dé-
terminer les contraintes interfaciales dans Le mode de défaillance à l’interface des
le joint adhésif pour les poutres soumises structures renforcées par composites FRP
à des charges mécaniques uniformes. Smith c’est le décollement au niveau du joint adhé-
et al. [11] ont mis en éclat l’analyse de plu- sif, ces défaillances peuvent réduire consi-
sieurs approches sur la détermination des dérablement la résistance de la structure.
contraintes interfaciales de plusieurs litté- Ces modes de défaillance sont causés par
ratures et, ont proposé une méthode ana- la concentration des contraintes normales et
lytique pour le cas des poutres renforcées de cisaillement au niveau de la couche de
par des plaques minces de différents maté- l’adhésif. Afin de faire face à ce mode de dé-
riaux FRP, en tenant compte des déforma- gradation, on doit concevoir une structure
tions des moments de flexion négligés par les résistante et rigide à ce décollement. La fi-
autres méthodes. Rabinovich et al. [21], Yang gure 1 montre la position dimensionnelle et
et al. [22] ont présenté une analyse sur le ren- géométrique de la structure, et la figure 2
forcement des poutres par des plaques en montre un élément infinitésimal de la struc-
FRP avec des conditions aux limites sur les ture avec les charges appliquées.
surfaces libres de la poutre et de la plaque. Les déformations à l’interface (poutre-
L’objectif de cette étude et de ce travail adhésif-plaque) peuvent être exprimées res-
est de développer la théorie faite par Smith pectivement par les équations (1, 2)
et al. [11] en intégrant les déformations de
cisaillement de la poutre et de la plaque et, du1 (x)
ε1 (x) = = εM
1 (x) + ε1 (x) + ε1 (x) (1)
N T
avec la prise en compte de la charge méca- dx
nique et thermique. Ces termes ont été négli- du2 (x)
gés par la plupart des études précédentes. Le ε2 (x) = = εM
2 (x) + ε2 (x) + ε2 (x) (2)
N T
dx
B. Kerboua et al. : Matériaux & Techniques 96, 49–63 (2008) 51

A Structure y’
t0
z z’ t1
Adhésif
b0
x ta
b y t2
y A
a Lp Composite a
Section A
L

Fig. 1. Géométrie de la structure.


Fig. 1. Structural geometry.

M1 (x) M1 (x) + d M1 (x)


Adhérent 1
N1 (x) N1 (x) + d N1 (x)
V1 (x) V1 (x) + d V1 (x)
τ(x)
σn (x)
τ(x)
Adhésif
σn (x)
M2 (x) τ(x) M2 (x) + d M2 (x)
Adhérent 2
N2 (x)
V2 (x) dx V2 (x) + d V2 (x)

Fig. 2. Élément infinitésimal de la structure.


Fig. 2. Infinitesimal element of the structure.

u1 (x) et u2 (x) sont les déplacements longi- εT1 (x) et εT2 (x), sont les déformations dues
tudinaux à la face inférieure de l’adhérent à l’effet thermique de l’adhérent 1 et de
1 et, à la face supérieure de l’adhérent 2, l’adhérent 2 et, sont données par l’équa-
respectivement. tions (5).
εM1
(x) et εM
2
(x), sont les déformations in-
duites par le moment fléchissant de l’adhé- εT1 (x) = α1 ΔT, and εT2 (x) = α2 ΔT (5)
rent 1 et de l’adhérent 2 respectivement et,
εN1
(x) et εN
2 (x), sont les déformations nor-
peuvent être écrites comme suit :
males inconnues de la structure et de la
y1 plaque de renforcement en FRP, respec-
εM
1 (x) = M1 (x) (3) tivement à l’interface et sont dues aux
E1 I1
forces axiales. Ces déformations peuvent
−y2 être écrites comme suit :
εM
2 (x) = M2 (x) (4)
E2 I2
duN
1
(x)
E1 et E2 , sont les modules d’élasticité longi- εN
1 (x) = (6)
dx
tudinaux de l’adhérent 1 et de l’adhérent 2,
respectivement. duN
2
(x)
εN
2 (x) = (7)
I1 et I2 , sont les moments d’inertie de dx
l’adhérent 1 et de l’adhérent 2, respective- uN et uN
2 , représentent les déplacements lon-
1
ment. gitudinaux dus aux forces axiales, à l’in-
M1 (x) et M2 (x), sont les moments fléchis- terface de l’adhérent 1 (l’adhérent 2) et de
sant de l’adhérent 1 et de l’adhérent 2, res- l’adhésive.
pectivement. On suppose que les contraintes de ci-
y1 et y2 , sont les distances entre la face in- saillement développées dans le joint d’adhé-
férieure de l’adhérent 1 et la face supérieure sif sont continues à travers l’interface. En
de l’adhérent 2 et, leurs centres de gravité outre, il est requis que la contrainte de ci-
respectifs. saillement soit nulle aux surfaces libres des
52 B. Kerboua et al. : Matériaux & Techniques 96, 49–63 (2008)

 
y
adhérents, en développant la théorie faite σxy (2) = 1− τ(x). (20)
t2
par Tsai et al. [23].
Une variation parabolique des dépla- Dans le domaine linéaire, les déformations
cements longitudinaux U1N (x, y) et U2N (x, y) de cisaillement γxy(1) de l’adhérent 1 et γxy (2)
dans les deux adhérents (structure et plaque de l’adhérent 2 peuvent s’écrire :
FRP) est adoptée. τa
γxy(1) = γ1 = y (21)
U1N (x, y) = A1 (x)y + B1 (x)y + C1 (x)
2
(8) G1 t 1
 
τa y
γxy (2) = γ2 = 1− . (22)
U2N (x, y) = A2 (x)y2 + B2 (x)y + C2 (x) (9) G2 t2
Les fonctions de déplacements longitudi-
y(y ), est un système d’axes des ordonnées
naux (dues aux forces longitudinales) U1N et
dont les origines sont à la face supérieure
U2N pour l’adhérent 1 et pour l’adhérent 2
de l’adhérent 1 (la face supérieure de l’adhé-
peuvent s’écrire comme suit :
rent 2).
Les contraintes de cisaillement dans les  y
deux adhérents sont données par : U1N (y) = U1N (0) + γ1 (y)dy =
0
σxy(1) = G1 γxy(1) (10) τa 2
U1N (0) + y (23)
σxy (2) = G2 γxy (2) (11) 2G1 t1
 y
avec la déformation de cisaillement
U2N (y ) = uN
2 + γ2 (y )dy =
∂UiN ∂WiN 0
γxy(i) = + i = 1, 2 (12)  
∂y ∂x τa  y2
u2 +
N
y − (24)
G2 2t2
G1 et G2 , sont les modules de cisaillement
transversaux de l’adhérent 1 et de l’adhé- U1N (0), le déplacement à la face supérieure de
rent 2, respectivement. l’adhérent 1 (dû aux forces longitudinales)
En négligeant la variation du déplace- et, uN
2 le déplacement à l’interface de l’adhé-
ment transversal, WiN qui a une valeur faible sif et de l’adhérent 2 (dû aux forces longi-
devant celle de UiN , alors l’équation (12) tudinales). Le collage est considéré parfait,
devient : donc les déplacements de déformation sont
∂UiN continus aux interfaces entre l’adhésif et les
γxy(i) = . (13)
∂y adhérents. Ainsi l’équation (23) s’écrit :
On remplace les équations (8, 9, 13) dans les τa t1
1 = U1 (y = t1 ) = U1 (0) +
uN .
N N
équations (10, 11), on aura : (25)
2G1
σxy(1) = G1 (2A1 y + B1 ) (14) En utilisant l’équation (25), alors, le système

σxy (2) = G2 (2A2 y + B2 ). (15) d’équation (23, 24) peut s’écrire :

Les contraintes de cisaillement doivent sa- τa 2 τa t1


U1N (y) = uN
1 + y − (26)
tisfaire les conditions suivantes : 2G1 t1 2G1

σxy(1) (x, t1 ) = σxy (2) (x, 0) = τ(x) = τa . (16) τa 2 τa y


U2N (y ) = uN
2 − y + . (27)
2G2 t2 G2
L’équation (16) vient de la continuité et
de l’hypothèse d’uniformité des contraintes
de cisaillement à travers l’épaisseur de la Étude de la déformation de la plaque
couche de l’adhésif (τ(x) = τa ).
La force longitudinale N2 de l’adhérent 2 est
σxy(1) (x, 0) = 0 (17) représentée par l’équation (28)
σxy (2) (x, t2) = 0. (18)
t2
Les équations (17, 18) sont déterminées par 
N2 = b2 σN
2 (y )dy (28)
les conditions aux limites (y = 0) et (y =
0
t2 ). Alors les équations (16–18) permettent
de déterminer les constantes A1 , B1 , A2 , B2 . σN
2 , est la contrainte normale longitudinale
Ainsi, le système d’équation (14, 15) devient : de l’adhérent 2, elle s’écrit :
τ(x) dU2N (y )
σxy(1) = y (19) σN
2 (y) = E2 . (29)
t1 dx
B. Kerboua et al. : Matériaux & Techniques 96, 49–63 (2008) 53

En remplaçant les équations (27, 29) dans σN


1
, est la contrainte normale longitudinale
l’équation (28), alors on aura de l’adhérent 1, elle s’écrit.

⎜⎜ t2  duN dU1N (y)
⎜ σN
N2 = E2 ⎜⎜⎜⎜b2 1 (y) = E1 . (38)
2
⎝ dx dx
0
  En remplaçant l’expression (38) des
1 dτ (x) y dτ (x)
− y2 + dy . (30) contraintes dans l’équation (37), on aura
2G2 t2 dx G2 dx
En développant l’équation (30), on aura t0 
t1 −t0
dU1N dU1N
l’équation suivante : N1 = b1 E1 dy + b0 E1 dy
dx dx
  duN  0 t0
t2
N2 = E2 b2 2
y 0 t1
dx dU1N
+ b1 E1 dy. (39)
3 t2 2 t2 dx
1 dτ (x) y 1 dτ (x) y
− b2 + b2 . t1 −t0
2G2 t2 dx 3 0
G2 dx 2 0
(31) En remplaçant dans l’équation (39), la fonc-
tion de déplacement par son expression, on
Après intégration, l’équation (31) devient
aura, alors, l’équation (40), donnant la force
  N    longitudinale au niveau de la poutre
du2 1 dτ (x)
N2 = E2 b2 t2 + −b2
dx 2G2 t2 dx
  2 ⎞⎞ t0 ⎛ N
t 3
1 dτ (x) t2 ⎟⎟⎟⎟⎟⎟ ⎜⎜ du1 1 2 dτ(x)
N1 = E1 b1 ⎜⎜
× 2 + b2 ⎟⎟ . (32) ⎝ dx + 2G t y dx
3 G2 dx 2 ⎠⎠ 1 1
0

Après arrangement, on aura l’expression fi- t1 dτ(x)
nale de la charge de cisaillement − dy
2G1 dx
 N    t1 −t0⎛
du2 t2 dτ (x) 
N 2 = E 2 A2 + ⎜⎜ duN
dx 3G2 dx
(33)
+ b0 ⎜⎜ 1 + 1 y2 dτ(x)
⎝ dx 2G1 t1 dx
t0
A2 = b2 t2 . (34) 
t1 dτ(x)
L’expression de la déformation de la plaque − dy
2G1 dx
due à la charge de cisaillement sera donnée
t1 ⎛ N
par l‘équation (35) ⎜⎜ du1 1 2 dτ(x)
+ b1 ⎜⎜
  ⎝ dx + 2G t y dx
duN
2 N2 t2 dτ (x) 1 1
ε2 (x) =
N
= − . (35) t1 −t0
 
dx E2 A2 3G2 dx
t1 dτ(x)
La déformation totale au niveau de la plaque − dy . (40)
2G1 dx
composite FRP sera donnée par l’équation
(36) Après intégration, on aura l’expression
suivante :
du2 −y2 M2 (x)
ε2 (x) = = ⎡ ⎛ N⎞   3
dx E2 I2 ⎢⎢ ⎜⎜ du1 ⎟⎟ 1 dτ(x) t0
t2  dτ (x)  ⎢ ⎜
N1 = E1 ⎣⎢b1 ⎝⎜ ⎟
⎟ t0 + b1
dx ⎠
N2
+ − + α2 ΔT. (36) 2G1 t1 dx 3
E2 A2 3G2 dx   ⎛ N⎞
t1 dτ(x) ⎜⎜ du ⎟⎟
−b1 t0 + b0 ⎜⎜⎝ 1 ⎟⎟⎠ (t1 − 2t0 )
2G1 dx dx
Étude de la déformation de la poutre
 ⎛ 3 ⎞
dτ(x) ⎜⎜⎜ (t1 − t0 ) − t0 ⎟⎟⎟
3
1
La force longitudinale N1 , de l’adhérent 1 est + b0 ⎜ ⎟⎠
2G1 t1 dx ⎝ 3
donnée par l’équation (37) ⎛ N⎞
 
t1 dτ(x) ⎜⎜ du ⎟⎟
t0 − b0 (t1 − 2t0 ) + b1 ⎜⎜⎝ 1 ⎟⎟⎠ t0
2G1 dx dx
N1 = b1 σN
1 (y)dy ⎛ 3
 3⎞
1 dτ(x) ⎜⎜⎜ t1 − (t1 − t0 ) ⎟⎟⎟
0
+b1 ⎜ ⎠⎟

t1 −t0 t1 2G1 t1 dx ⎝ 3
  
+ b0 σ1 (y)dy + b1
N
σN
1 (y)dy (37) t1 dτ(x)
−b1 t0 . (41)
t0 t1 −t0 2G1 dx
54 B. Kerboua et al. : Matériaux & Techniques 96, 49–63 (2008)

Après développement, on aura l’équa- l’équation (1), on aura la déformation totale


tion (42) de la poutre.
⎡ du1 (x) y1 1
⎢⎢ duN ε1 (x) = = M1 (x) +
N1 = E1 ⎢⎢⎣(2b1 t0 + b0 (t1 − 2t0 )) 1 dx E1 I1 E 1 A1
N1 (x)
dx ⎡ ⎛ 3
⎡ ⎛ 3⎞
1 ⎢⎢⎢ ⎜⎜⎜ −t0 + 6 t1 t0 − t1 + (t1 − t0 ) ⎟⎟⎟
2 3
⎢⎢ ⎜⎜ 1 t0
3
t1 + ⎢b1 ⎜ ⎟⎠
− ⎢⎢⎣b1 ⎜⎜⎝− + t0 6 G1 t 1 ⎣ ⎝ 2b1 t0 + b0 (t1 − 2t0 )
2G1 t1 3 G1 ⎛ 2 ⎞⎤
3⎞
3
⎜⎜ 3t1 (t1 − 2t0 ) − (t1 − t0 ) + t30 ⎟⎟⎥⎥
1 t1 − (t1 − t0 ) ⎟⎟⎟
3
+ b0 ⎜⎝⎜ ⎟⎟⎥⎥
− ⎟⎠ 2b1 t0 + b0 (t1 − 2t0 ) ⎠⎦
2G1 t1 3
 dτ(x)
t1 1 × + α1 ΔT. (47)
+b0 (t1 − 2t0 ) − dx
2G1 2G1 t1
⎛ 3 ⎞⎞⎤ ⎤
⎜⎜ (t1 − t0 ) − t30 ⎟⎟⎟⎟⎥⎥ dτ(x) ⎥⎥
⎜⎜⎝ ⎟⎟⎠⎟⎟⎠⎥⎥⎦ ⎥⎥ . (42) Distribution de la contrainte
3 dx ⎦ de cisaillement
Après arrangement de l’équation (42), on La contrainte de cisaillement au niveau de
aura l’expression simplifiée suivante : la couche de l’adhésif peut être exprimée
⎡ N comme suit [3, 4, 7–11].
⎢⎢ du 1 1
N1 = E1 A1 ⎢⎢⎣ 1 − τa = τ(x) = KS [u2 (x) − u1 (x)] (48)
dx 6G1 t1 A1
   KS = Gtaa , est la rigidité de cisaillement de la
× b1 −t0 + 6t21 t0 − t31 + (t1 − t0 )3
3
 couche d’adhésif.
  dτ(x) Ga et ta , sont respectivement le module de
3
+b0 3t1 (t1 − 2t0 ) − (t1 − t0 ) + t0
2 3
.
dx cisaillement et l’épaisseur de l’adhésif. En
(43) dérivant l’expression (48), nous obtenons :
 
Donc l’expression finale de l’effort de ci- dτ(x) du2 (x) du1 (x)
= KS − . (49)
saillement N1 sera dx dx dx
⎡ N L’équilibre horizontal des éléments de la
⎢⎢ du 1
N1 = E1 A1 ⎢⎢⎣ 1 − structure donne les équations (50, 51), voir
dx 6G1 t1 figure 2
⎡ ⎛ 3 3⎞
⎢⎢ ⎜⎜ −t0 + 6t21 t0 − t31 + (t1 − t0 ) ⎟⎟

× ⎢⎣b1 ⎜⎝ ⎜ ⎟⎟
A1 ⎠ dN1 (x) dN2 (x)
⎛ 2 ⎞ ⎤ ⎤ = −b2 τ(x) et = b2 τ(x) (50)
3 dx dx
⎜⎜ 3t1 (t1 − 2t0 ) − (t1 − t0 ) + t30 ⎟⎟⎥⎥ dτ(x) ⎥⎥
+ b0 ⎜⎜⎝ ⎟⎟⎠⎥⎥⎦ ⎥⎥
A1 dx ⎦  x
(44) où N2 (x) = N(x) = b2 τ(x)
0
 x
et N1 (x) = −N(x) = −b2 τ(x). (51)
Avec A1 = (2b1 t0 + b0 (t1 − 2t0 )) . (45) 0

On tire de l’équation (44), l’expression de la b2 , est la largeur de la plaque et N(x) l’effort


déformation de la poutre axial.
En considérant les courbures, dans les
adhérents 1 et 2, comme égales, alors la rela-
duN
1
(x) N1 1
εN
1 (x) = = + tion entre les moments dans les deux adhé-
dx E1 A1 6G1 t1 rents donne l’équation (52)
⎡ ⎛ 3 3⎞
⎢⎢ ⎜⎜ −t0 + 6t21 t0 − t31 + (t1 − t0 ) ⎟⎟

× ⎢⎣b1 ⎜⎝⎜ ⎟⎟ M1 (x) = RM2 (x) (52)
A1 ⎠
⎛ 2 3 ⎞ ⎤
⎜⎜ 3t (t1 − 2t0 ) − (t1 − t0 ) + t30 ⎟⎟⎥⎥ dτ(x) E1 I1
+ b0 ⎜⎜⎝ 1 ⎟⎟⎠⎥⎥⎦ . avec R = . (53)
A1 dx E2 I2
(46) L’équilibre des moments permet d’écrire
l’équation (54), voir figure 2
A1 et A2 , sont les sections transversales
des adhérents 1 et 2 respectivement. En MT (x) = M1 (x) + M2 (x) + N(x)(y1 + y2 + ta )
substituant les équations (3, 5, 46) dans (54)
B. Kerboua et al. : Matériaux & Techniques 96, 49–63 (2008) 55

MT (x), est le moment total appliqué à la La substitution des équations (57, 58) des
structure (poutre-composite). moments et l’équation (50) des forces axiales
Le moment fléchissant dans chaque dans l’équation (60), permet d’avoir l’équa-
adhérent est exprimé en fonction du mo- tion différentielle globale de la contrainte de
ment total appliqué et, en fonction de la cisaillement
contrainte de cisaillement.  
d2 τ(x) −y2 1
R = KS [VT (x) − b2 τ(x)
M1 (x) = dx2 E2 I2 (R + 1)
(R + 1)
⎡ ⎤  b2 t2 d2 τ(x)
⎢⎢ x ⎥⎥ ×(y1 + y2 + ta ) + τ(x) −
⎢ ⎥
× ⎢⎢⎢⎢MT (x) − b2 τ(x)(y1 + y2 + ta )dx⎥⎥⎥⎥ (55) 
E 2 A2 3 G2 dx2

⎣ ⎦ y1 R  
0 − VT (x) − b2 τ(x)(y1 + y2 + ta )
1 E1 I1 (R + 1)
M2 (x) = 
(R + 1) b2 KS
⎡ ⎤ + τ(x) −
⎢⎢ x ⎥⎥ E 1 A1 6 G1 t 1
⎢⎢ ⎥
× ⎢⎢⎢MT (x) − b2 τ(x)(y1 + y2 + ta )dx⎥⎥⎥⎥ . (56) ⎡ ⎛ 3 3⎞
⎣ ⎦ ⎢⎢ ⎜⎜ −t0 + 6 t1 t0 − t1 + (t1 − t0 ) ⎟⎟
2 3
⎢ ⎜
× ⎢⎣b1 ⎜⎝ ⎟⎟
0
2b1 t0 + b0 (t1 − 2t0 ) ⎠
En dérivant les expressions (55, 56), nous au- ⎛ 2 3 ⎞ ⎤
⎜⎜ 3 t (t1 − 2 t0 ) − (t1 − t0 ) + t30 ⎟⎟⎥⎥ d2 τ(x)
rons + b0 ⎜⎜⎝ 1 ⎟⎟⎠⎥⎥⎦ .
2 b1 t0 + b0 (t1 − 2 t0 ) dx2
dM1 (x)
= V1 (x) (61)
dx
R   L’équation (61) peut être développée pour
= VT (x) − b2 τ(x)(y1 + y2 + ta )
(R + 1) donner l’équation différentielle simplifiée de
(57) la contrainte de cisaillement :
dM2 (x)
= V2 (x)
dx
d2 τ(x)
1   − K1 b2
= VT (x) − b2 τ(x)(y1 + y2 + ta ) . dx2
(R + 1) 
(58) (y1 + y2 )(y1 + y2 + ta ) 1 1
× + +
E1 I1 + E2 I2 E 1 A1 E 2 A2
En substituant les équations (36, 47) dans  y +y
1 2
l’équation (49), nous aurons × τ(x) + K1 VT (x) = 0 (62)
 −y E1 I1 + E2 I2
dτ(x) 2 1
= KS M2 (x) + N2 (x) + αΔT2
dx E2 I2 E 2 A2 1
avec K1 = ta t1 t2
· (63)
t2 dτ(x) y1 1 Ga + 3G1 ξ + 3G2
− − M1 (x) − N1 (x) − αΔT1
3G2 dx E1 I1 E 1 A1 ξ, est un coefficient qui tient compte de la
⎡ ⎛ 3 3⎞
1 ⎢⎢⎢ ⎜⎜⎜ −t0 + 6 t1 t0 − t1 + (t1 − t0 ) ⎟⎟⎟
2 3 forme géométrique de la section étudiée, il
− ⎢b1 ⎜ ⎟⎠
6 G1 t 1 ⎣ ⎝
est donné par :
2 b1 t0 + b0 (t1 − 2t0 )
⎛ 2 ⎞⎤ ⎤
3
⎜⎜ 3 t1 (t1 − 2 t0 ) − (t1 − t0 ) + t30 ⎟⎟⎥⎥ dτ(x) ⎥⎥ 1   3 
+b0 ⎜⎝⎜ ⎟ ⎥
⎟⎠⎥⎦ ⎥⎥ . ξ= b −t + 6 t 2
t − t 3
+ (t − t ) 3
dx ⎦
1 0 1 0 1 1 0
2b1 t0 + b0 (t1 − 2t0 ) 2A1 t21
 
(59) + b0 3t21 (t1 − 2t0 ) − (t1 − t0 )3 + t30 . (64)
En dérivant l’équation (59) une fois, nous
obtenons – pour une section rectangulaire (b1 = b0 ) on
 a, ξ = 1
d2 τ(x) −y2 dM2 (x) 1 dN2 (x)
= KS + – pour une section en I on a, ξ < 1.
dx 2 E2 I2 dx E2 A2 dx
La solution de l’équation différentielle
t2 d2 τ(x) y1 dM1 (x) 1 dN1 ci-dessus, est donnée par l’équation (65)
− 2
− −
3G2 dx E1 I1 dx E1 A1 dx
τ(x) = B1 cosh(λx) + B2 sinh(λx) + m1 VT (x)
⎡ ⎛ 3 3⎞
1 ⎢⎢⎢ ⎜⎜⎜ −t0 + 6 t1 t0 − t1 + (t1 − t0 ) ⎟⎟⎟ (65)
2 3
− ⎢b1 ⎜ ⎟⎠
6 G1 t 1 ⎣ ⎝ 2b1 t0 + b0 (t1 − 2 t0 ) 
⎛ 2 ⎞⎤ ⎤ (y1 + y2 )(y1 + y2 + ta )
3
⎜⎜ 3t1 (t1 − 2t0 ) − (t1 − t0 ) + t30 ⎟⎟⎥⎥ d2 τ(x) ⎥⎥ λ = K1 b2
2

⎜ ⎟ ⎥ ⎥ E1 I1 + E2 I2
+b0 ⎝⎜ ⎠⎟⎦⎥ dx2 ⎦⎥ .
2b1 t0 + b0 (t1 − 2t0 ) 1 1
(60) + + (66)
E 1 A1 E 2 A2
56 B. Kerboua et al. : Matériaux & Techniques 96, 49–63 (2008)

  En remplaçant les équations (74, 75) dans


K1 (y1 + y2 ) l’équation (73), alors, on aura les équations
m1 = 2 (67)
λ E1 I1 + E2 I2 différentielles qui régissent la flexion des
B1 et B2 , sont des constantes déterminées adhérents 1 et 2.
par les conditions aux limites. Dans cette d4 w1 (x) 1 y1 dτ(x) q
étude, la structure est considérée soumise = b2 σ(x) + b2 +
dx4 E1 I1 E1 I1 dx E1 I1
à un chargement réparti, avec intégration de (76)
l’effet de déformation de cisaillement et in-
tégration de la charge thermique. d4 w2 (x) 1 y2 dτ(x)
  mq 4
=− b2 σ(x) + b2 . (77)
K1 y1 1 dx E2 I2 E2 I2 dx
B2 = − MT (0) + (α1 − α2 )ΔT +
λ E1 I1 λ La substitution des équations (74–77) dans
(68) la quatrième dérivée de la contrainte nor-
    male obtenue à partir de l’équation (72),
λLp Lp permet d’avoir l’équation différentielle de la
B1 = −B2 tanh ; VT = 0. (69)
2 2 contrainte normale

d4 σn (x) Ea b2 1 1
+ + σn (x)
Distribution de la contrainte dx4 ta E1 I1 E2 I2
normale 
Ea b2 y1 y2 dτ(x) qEa
+ − + = 0.
ta E1 I1 E2 I2 dx ta E1 I1
La contrainte normale dans la couche de (78)
l’adhésif peut être exprimée par l’équa-
tion (70) [3, 4, 7–11]. La solution générale de l’équation (78) est la
suivante :
σn (x) = Kn Δw(x) = Kn [w2 (x) − w1 (x)] (70)  
σn (x) = e−βx C1 cos(βx) + C2 sin(βx)
Kn , la rigidité normale de la couche d’adhé-   dτ(x)
sif par unité de longueur et, elle peut être + eβx C3 cos(βx) + C4 sin(βx) − n1 − n2 q
dx
déduite comme suit : (79)

σn (x) σn (x) 1 Ea Pour des larges valeurs de « x » on suppose
Kn = = = (71)
Δw(x) Δw(x)/ta ta ta que la contrainte normale tend vers zéro, et
w1 (x) et w2 (x) : les déplacements verticaux il en résulte C3 = C4 = 0. Alors on aura
des adhérents 1 et 2 respectivement. l’équation simplifiée suivante :
En dérivant l’équation (70) deux fois, il  
σn (x) = e−βx C1 cos(βx) + C2 sin(βx)
en résulte l’équation suivante :
dτ(x)
 2  − n1 − n2 q (80)
d2 σn (x) d w2 (x) d2 w1 (x) dx
= Ka − . (72)
dx2 dx2 dx2 où  
4 Ea b2 1 1
En considérant les relations moment- β= + (81)
4ta E1 I1 E2 I2
courbure de la structure et de la plaque de
 
renforcement respectivement, voir figures 1 y 1 E2 I2 − y 2 E1 I1
et 2, nous pouvons écrire : n1 = (82)
E1 I1 + E2 I2
d2 w1 (x) M1 (x) d2 w2 (x) M2 (x) E2 I2
= − et =− · n2 = . (83)
dx2 E1 I1 dx2 E2 I2 b2 (E1 I1 + E2 I2 )
(73) Les constantes d’intégration C1 et C2 sont
L’équilibre des adhérents 1 et 2, mène aux données par les équations (84, 85)
relations suivantes (Fig. 2) :
Ea   n3
dM1 (x) C1 = VT (0) + βMT (0) − 3 τ (0)
= V1 (x) − b2 y1 τ(x) 2β3 ta E1 I1 2β
dx  4 
n1 d τ (0) d τ (0)
3
dV1 (x) + 3 + β (84)
et = −b2 σn (x) − q (74) 2β dx4 dx3
dx

dM2 (x) Ea n1 d3 τ (0)


= V2 (x) − b2 y2 τ(x) C2 = − M T (0) − et n3
dx 2β2 ta E1 I1 2β2 dx3
 y y2
dV2 (x) Ea b2 1
et = b2 σn (x). (75) = − . (85)
dx ta E1 I1 E2 I2
B. Kerboua et al. : Matériaux & Techniques 96, 49–63 (2008) 57

Tableau 1. Propriétés géométriques et physiques des matériaux.


Table 1. Geometric and material properties.

Composants b (mm) t (mm) E (GPa) Coef. ∪


Poutre en béton 200 300 30 0,18
Poutre en acier 200 300 200 0,18
Poutre en aluminium 200 300 65 0,35
Composites en GFRP 200 4 50 0,28
Composites en CFRP 200 4 200 0,28
Composites en FRP 200 4 100 0,28
Couche de l’adhésif 200 2 2 0,35

Validation de la méthode chargement mécanique. Mais dans le cas de


charges mécaniques couplées avec le modèle
Les propriétés matérielles et géométriques de déformations de cisaillement on trouve
sont présentées au tableau 1. Les mé- des valeurs de contraintes moindres et, dans
thodes développées par Smith et al. [11], le cas des charges thermiques couplées avec
Roberts [19] et Malek et al. [7], donnent des le modèle de déformations de cisaillement,
valeurs maximales des contraintes aux bords on trouve des valeurs de contraintes élevées,
de la plaque de renforcement. Le travail pré- figures 3 et 4. Comme première constata-
senté dans cet article donne aussi des valeurs tion, on déduit que l’effet de déformation de
maximales de contraintes aux bords de la cisaillement réduit la valeur des contraintes,
plaque. Mais contrairement aux méthodes et l’effet thermique accentue cette valeur. Les
citées ci-dessus, la valeur des contraintes est résultats numériques des contraintes nor-
moindre dans le cas où les termes de la défor- males et de cisaillement sont données dans
mation de cisaillement sont intégrés dans le les tableaux 2–4. On voit clairement, d’après
modèle de chargement mécanique. Dans le les résultats affichés dans ces tableaux que
même sens, Tsai et al. [23] ont utilisé la même les contraintes trouvées dans la présente
théorie pour étudier la couche de l’adhésif étude sont en corrélation avec ceux trou-
à l’interface, le résultat montre une bonne vées par Smith et al. [11], pour le cas de
conformité avec les résultats théoriques et la charge mécanique sans déformations de
expérimentaux. cisaillement.
Les effets de la rigidité et de la résis- Les figures 3–8 montrent clairement
tance interfaciale sur le maximum de la l’avantage des poutres de grande résistance
contrainte normale et de la contrainte de sur les poutres de faible résistance. Mais,
cisaillement sont examinés, avec une com- il reste le problème de coûts de la struc-
paraison des résultats obtenus par la pré- ture très résistante et de son exploitation,
sente étude et ceux déterminés par Smith c’est un problème d’actualité, basé sur les
et al. [11]. Pour cela on a comme support études technico-économiques et environne-
d’analyse, une poutre en béton, une poutre mentales. Plus la poutre est de grande ré-
en alliage d’aluminium et une poutre en sistance, plus la valeur des contraintes est
acier, renforcées par des plaques en fibres de faible, et particulièrement cette résistance
verre, des plaques en fibres de polymères et augmente avec la technique de renforcement
des plaques en fibres de carbones. La struc- par des plaques en composites.
ture est composée des poutres soumises à
un chargement mécanique uniforme et à un Influence des paramètres
chargement thermique. La longueur de la
géométriques
poutre est de 3000 mm, la distance libre
des supports est de 300 mm, la charge uni- Dans cette partie, les résultats numé-
forme est de 50 KN/m, la charge thermique riques concernant la présente étude montre
ΔT = 50 ◦ C et le coefficient de dilatation l’influence des paramètres physiques et
α1 = 10,2 × 10−6 / ◦ C. géométriques sur les valeurs des contraintes,
Les figures 3 et 4 montrent la varia- particulièrement aux bords de la plaque de
tion des contraintes interfaciales pour le renforcement. On a pris pour étude une
cas des poutres en béton, renforcées par structure en béton renforcée par une plaque
des plaques composites FRP. Cependant, les en fibre de polymères, de longueur 3000 mm,
contraintes déterminées par le présent tra- de hauteur 300 mm et de largeur de 200 mm.
vail sont en corrélation avec celles obte- Les figures 9 et 10 montrent les
nues par Smith et al. [11] pour le cas de contraintes normales et de cisaillement pour
58 B. Kerboua et al. : Matériaux & Techniques 96, 49–63 (2008)

8 σ (MPa) E1=30GPa
Smith and Teng (2001)
6 Present (stage 1) E2=100GPa
Present (stage 2) Lp= 2400mm
4 Present (stage 3) t2=4mm
Present (stage 4) ta= 2mm
2
0
-2
-4
Distance à partir du bord de la plaque (m)
-6
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35
Fig. 3. Comparaison des contraintes normales dans le cas « Poutre en béton » renforcée par des
composites FRP.
Fig. 3. Comparison of interfacial normal stress for an RC beam with a bonded FRP plate.

14
τ (MPa)
12
Smith and Teng (2001) E1=30GPa
10
Present (stage 1) E2=100GPa
8 Present (stage 2) Lp= 2400mm
Present (stage 3) t2=4mm
6
Present (stage 4) ta= 2mm
4
2
Distance à partir du bord de la plaque (m)
0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35
Fig. 4. Comparaison des contraintes de cisaillement dans le cas « Poutre en béton » renforcée par
des composites FRP.
Fig. 4. Comparison of transverse shear stress for an RC beam with a bonded FRP plate.

Tableau 2. Comparaison des pics des valeurs des contraintes interfaciales : Section ı variation du
module élastique de la plaque en composites (Poutre en béton).
Table 2. Comparison of peak interfacial shear: Section ı. Elastic modulus variation of FRP plate (RC beam).

Comparaison des pics des valeurs des contraintes interfaciales


E1 = 30 GPa / E2 = 50 GPa E1 = 30 GPa / E2 = 100 GPa E1 = 30 GPa / E2 = 200 GPa
Théorie τ (MPa) σ (MPa) τ (MPa) σ (MPa) τ (MPa) σ (MPa)
Smith et Teng 1,975 1,244 2,740 1,484 3,696 1,713
Present :
Stage 1 1,974 1,239 2,739 1,480 3,694 1,710
Present :
Stage 2 1,006 0,690 1,423 0,834 1,958 0,979
Present :
Stage 3 6,173 3,799 8,443 4,457 11,210 5,043
Present :
Stage 4 9,771 6,444 13,311 7,447 17,591 8,328
Stage 1 : Structure soumise à une charge mécanique seulement.
Stage 2 : Structure soumise à une charge mécanique et à l’effet « shear lag ».
Stage 3 : Structure soumise à une charge mécanique et thermique.
Stage 4 : Structure soumise à une charge mécanique, thermique et à l’effet « shear lag ».
B. Kerboua et al. : Matériaux & Techniques 96, 49–63 (2008) 59

Tableau 3. Comparaison des pics des valeurs des contraintes interfaciales : Section I, variation du
module élastique de la plaque en composites (« Poutre en béton »).
Table 3. Comparison of peak interfacial shear: Section I Elastic modulus variation of FRP plate (RC beam).

Comparaison des pics des valeurs des contraintes interfaciales


E1 = 30 GPa / E2 = 50 GPa E1 = 30 GPa / E2 = 100 GPa E1 = 30 GPa / E2 = 200 GPa
Théorie τ (MPa) σ (MPa) τ (MPa) σ (MPa) τ (MPa) σ (MPa)
Smith et Teng - - - - - -
Present :
Stage 1 1,782 1,117 2,441 1,480 3,227 1,489
Present :
Stage 2 0,907 0,622 1,267 0,835 1,705 0,853
Present :
Stage 3 5,922 3,636 8,001 4,209 10,415 4,665
Present :
Stage 4 9,550 6,291 12,855 7,180 16,674 7,875

Tableau 4. Comparaison des pics des valeurs des contraintes interfaciales : Section I, variation du
module élastique de la plaque en composites (« Poutre en acier »).
Table 4. Comparison of peak interfacial shear: Section I Elastic modulus variation of FRP plate (Steel beam).

Comparaison des pics des valeurs des contraintes interfaciales


E1 = 200GPa / E2 = 50 GPa E1 = 200 GPa / E2 = 100 GPa E1 = 200 GPa / E2 = 200 GPa
Théorie τ (MPa) σ (MPa) τ (MPa) σ (MPa) τ (MPa) σ (MPa)
Smith et Teng - - - - - -
Present :
Stage 1 0,281 0,177 0,404 0,219 0,580 0,271
Present :
Stage 2 0,231 0,150 0,335 0,186 0,484 0,231
Present :
Stage 3 4,628 2,842 6,497 3,427 9,048 4,083
Present :
Stage 4 5,601 3,530 7,829 4,219 10,878 4,995

6
σ (MPa) Smith and Teng (2001) E1=65GPa
5
Present (stage 1) E2=100GPa
4
Present (stage 2) Lp= 2400mm
3
Present (stage 3) t2=4mm
2
Present (stage 4) ta= 2mm
1
0
-1
-2
-3 Distance à partir du bord de la plaque (m)
-4
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35
Fig. 5. Comparaison des contraintes normales dans le cas « Poutre en aluminium » renforcée par
des composites FRP.
Fig. 5. Comparison of interfacial normal stress for an AL beam with a bonded FRP plate.

12
τ (MPa)
10
Smith and Teng (2001) E1=65GPa
8
Present (stage 1) E2=100GPa
6 Present (stage 2) Lp= 2400mm
Present (stage 3) t2=4mm
4 Present (stage 4) ta= 2mm
2
Distance à partir du bord de la plaque (m)
0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35
Fig. 6. Comparaison des contraintes de cisaillement dans le cas « Poutre en aluminium » renforcée
par des composites FRP.
Fig. 6. Comparison of transverse shear stress for an AL beam with a bonded FRP plate.
60 B. Kerboua et al. : Matériaux & Techniques 96, 49–63 (2008)

5 σ (MPa) E1=200GPa
Smith and Teng (2001)
4 Present (stage 1) E2=100GPa
3 Present (stage 2) Lp= 2400mm
2 Present (stage 3) t2=4mm
1 Present (stage 4) ta= 2mm
0
-1
-2
-3 Distance à partir du bord de la plaque (m)
-4
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35
Fig. 7. Comparaison des contraintes normales dans le cas « Poutre en acier » renforcée par des
composites FRP.
Fig. 7. Comparison of interfacial normal stress for a Steel beam with a bonded FRP plate.

8
τ (MPa)
7
6
5 Smith and Teng (2001) E1=200GPa
4 Present (stage 1) E2=100GPa
Present (stage 2) Lp= 2400mm
3 t2=4mm
Present (stage 3)
2 Present (stage 4) ta= 2mm
1
Distance à partir du bord de la plaque (m)
0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35
Fig. 8. Comparaison des contraintes de cisaillement dans le cas « Poutre en acier » renforcée par
des composites FRP.
Fig. 8. Comparison of transverse shear stress for a Steel beam with a bonded FRP plate.

la structure en béton renforcée par une est moins significatif par rapport à la lon-
plaque en composites FRP avec différentes gueur de la plaque et de son épaisseur.
valeurs de longueurs Lp (2000, 2200, 2400
et 2600 mm). Les contraintes de cisaille-
ment sont significatives en comparaison de Conclusion
celles dues à la variation de l’épaisseur de la
Ce travail concerne une approche théorique
plaque.
améliorée pour étudier les interfaces des
Les figures 11 et 12 montrent les structures hybrides et déformables, en in-
contraintes normales et de cisaillement pour cluant les déformations de cisaillement des
la structure en béton renforcée par une adhérents de la structure, ainsi que les effets
plaque en composites FRP avec différentes de la charge thermique. Les résultats de la re-
valeurs de l’épaisseur de la plaque t2 (2, 4, cherche sont en conformité avec les résultats
6 et 8 mm). Les contraintes de cisaillement des recherches précédentes qui négligent
sont significatives en comparaison de celles les effets de déformations. Mais, les diffé-
dues à la variation de l’épaisseur de l’adhé- rences sont au niveau de la concentration de
sif. contraintes aux bords de la plaque en com-
Les figures 13 et 14 montrent les posites. En effet, les valeurs des contraintes
contraintes normales et de cisaillement pour sont moindres lorsqu’on intègre le modèle
la structure en béton renforcée par une de l’effet de cisaillement dans la structure
plaque en composites FRP avec différentes avec la charge mécanique. Alors, lorsqu’on
valeurs de l’épaisseur de l’adhésif ta (1, 2, ajoute à l’effet de cisaillement les charges
3 et 4 mm). Les contraintes de cisaillement thermiques, la valeur des contraintes sera
sont significatives en grandeur et, leur ten- multipliée par un coefficient de l’ordre de 3.
dance est comparable aux contraintes nor- La valeur des contraintes sera multipliée
males, mais l’effet de l’épaisseur de l’adhésif par un coefficient de l’ordre de 5, lorsqu’on
B. Kerboua et al. : Matériaux & Techniques 96, 49–63 (2008) 61

2
τ (MPa)
1.8
1.6 E1=30GPa
Présent travail: Stage 2
1.4 E2=100GPa
Lp =2600mm
1.2 t1=300mm
Lp =2400mm
1 t2=4mm
Lp =2200mm
ta= 2mm
0.8 Lp =2000mm
0.6
0.4
0.2 Distance à partir du bord de la plaque (m)
0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35
Fig. 9. Effet de la longueur de la plaque FRP sur les contraintes de cisaillement : Section I.
Fig. 9. Effect of FRP plate length on transverse shear stress: Section I

1.2 σ (MPa)
1.0
Présent travail: Stage 2 E1=30GPa
0.8
Lp =2600mm E2=100GPa
0.6 Lp =2400mm t1=300mm
Lp =2200mm t2=4mm
0.4 Lp =2000mm ta= 2mm
0.2
0.0
Distance à partir du bord de la plaque (m)
-0.2
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35
Fig. 10. Effet de la longueur de la plaque FRP sur les contraintes normales : Section I.
Fig. 10. Effect of FRP plate length on interfacial normal stress: Section I

1.8 τ(MPa) Présent travail: Stage 2


1.6 E1=30GPa
t2 =2mm E2=100GPa
1.4 t2 =4mm
1.2 t1=300mm
t2 =6mm Lp=2400mm
1.0 t2 =8mm
0.8 ta= 2mm
0.6
0.4
0.2
0.0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35
Distance à partir du bord de la plaque (m)
Fig. 11. Effet de l’épaisseur de la plaque FRP sur les contraintes de cisaillement : Section I.
Fig. 11. Effect of FRP plate thickness on transverse shear stress: Section I.

ajoute à l’effet de cisaillement le modèle de concentration des contraintes à l’interface,


couplage des charges mécaniques et ther- particulièrement, lorsqu’il est couplé avec
miques. l’effet des déformations de cisaillement et les
charges mécaniques. Les pics des valeurs de
Notre travail donne des résultats de ces contraintes risquent d’atteindre les va-
concentration des contraintes au bord de leurs maximales admissibles au niveau de
la zone de renforcement, en étudiant la la couche d’adhésif. En dépassant les va-
géométrie et la forme des adhérents, ainsi leurs limites de la résistance au niveau de
que, les propriétés physiques des maté- l’interface, elles peuvent, ainsi, provoquer le
riaux utilisés. Dans les deux cas, l’effet ther- phénomène de délaminage et donc, le décol-
mique apparaît comme le paramètre impor- lement et la fissuration de la structure.
tant qui, donne des pics des valeurs à cette
62 B. Kerboua et al. : Matériaux & Techniques 96, 49–63 (2008)

1.4 σ(MPa)
1.2
1.0 Présent travail: Stage 2 E1=30GPa
t2 =2mm E2=100GPa
0.8
t2 =4mm t1=300mm
0.6 Lp=2400mm
t2 =6mm
0.4 ta= 2mm
t2 =8mm
0.2
0.0
-0.2
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35
Distance à partir du bord de la plaque (m)
Fig. 12. Effet de l’épaisseur de la plaque FRP sur les contraintes normales : Section I.
Fig. 12. Effect of FRP plate thickness on interfacial normal stress: Section I.

1.4 τ (MPa)

1.2 E1=30GPa
Présent travail: Stage 2
ta =1mm E2=100GPa
1.0
ta =2mm t1=300mm
0.8 ta =3mm Lp=2400mm
ta =4mm t2= 4mm
0.6

0.4

0.2
0.0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35
Distance à partir du bord de la plaque (m)
Fig. 13. Effet de l’épaisseur de l’adhésif sur les contraintes de cisaillement : Section I.
Fig. 13. Effect of adhesive layer thickness on interfacial normal stress: Section I.

1.0 σ (MPa)

0.8
Présent travail: Stage 2 E1=30GPa
0.6 ta =1mm E2=100GPa
ta =2mm t1=300mm
0.4 ta =3mm Lp=2400mm
ta =4mm t2= 4mm
0.2

0.0
Distance à partir du bord de la plaque (m)
-0.2
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35
Fig. 14. Effet de l’épaisseur de l’adhésif sur les contraintes normales : Section I.
Fig. 14. Effect of adhesive layer thickness on interfacial normal stress: Section I.
B. Kerboua et al. : Matériaux & Techniques 96, 49–63 (2008) 63

Cette étude analytique des contraintes [10] J.-F. Chen, J.-G. Teng, ASCE J. Struct. Eng.
interfaciales permet d’avoir une base de 127 (2001) 784-791
données, afin de comprendre le phénomène [11] J.-G. Smith, J. Teng, Eng. Struct. 23 (2001)
857-871
de décollement et, ainsi, permettent aux spé-
[12] D.-J. Oehlers, J. Struct. Eng. ASCE 118 (1992)
cialistes de la conception et du « design » 2023-2038
des structures de prendre des mesures né- [13] M.-H. Baluch, Y.-N. Ziraba, A.-M. Sharif,
cessaires et des règles utiles pour toute inno- G.-J. Al-Sulaimani, Mag. Concr. Res. 47 (1995)
vation de structures hybrides, rigides et ré- 369-374
sistantes, dans un cadre de développement [14] M Raoof, J.-A. El-Rimawi, M.-A. Hassanen
durable. Eng. Struct. 22 (2000) 85-101
[15] [Link], J.-G. Teng, R. Seracino, Z.-S. Wu,
Eng. Struct. 26 (2004) 553-565
[16] B. Gao, C.-K. Leung, J.-K. Kim, Eng. Struct.
Références 27 (2005) 177-189
[17] L. Ascione, L. Feo, Compos. : Part B 31 (2000)
535-540
[1] W. An, H. Saadatmanesh, M.-R. Ehsani, [18] K.-R. Jones, R.-N. Swamy, A. Charif, Struct.
ASCE J. Struct. Eng. 117 (1991) 3434-345 Eng. 66 (1988) 85-94
[2] H. Saadatmanesh, M.-R. Ehsani, ASCE J. [19] T.-M. Roberts, Struct. Eng., London 67 (1989)
Struct. Eng. 117 (1991) 3417-3433 229-233
[3] A. Sharif, G.-J. Al-Sulaimani, M.-H. Baluch, [20] T.-M. Roberts, H. Haji-Kazemi, Proc Int. Civil
B.-N. Ghaleb, ACI Struct. J. 91 (1994) 160-168 Eng. 87 (Part 2) (1989) 39-55
[4] M.-J. Chajes, T.-A. Thomson, T.-F. Januszka, [21] O. Rabinovich, Y. Frostig, J. Comp. Constr.,
Constr. Build. Mater. 8 (1994) 191-201 ASCE 4 (2000) 65-74
[5] R.-J. Quantrill, L.-C. Hollaway, A.-M. [22] J. Yang, J.-F. Chen, J.-[Link], Interfacial
Thorne, Mag. Concr. Res. 48 (1996) 331-342 stresses in plated RC beams under arbitrary
[6] [Link], T. Matsuzaki, K. Tanabe, J. Concr. Inst. symmetric loads: a higher-order closed
1 (1997) 319-326 form solution, in: Proceedings of the First
[7] A.-M Malek, H. Saadatmanesh, M.-R. International Conference on the use of
Ehsani, ACI Struct. J. 95 (1998) 142-152 Advanced Composites in Construction,
[8] H. Saadatmanesh, A.-M. Malek, J. Compos. Southampton University, UK, 2002,
Construct., ASCE 2 (1998) 158-164 pp. 153-163
[9] T.-C. Triantafillou, C.-P. Antonopoulos, [23] M.-Y. Tsai, D.-W. Oplinger, Inter. J. Solids
ASCE J. Comp. Constr. 4 (2000) 198-205 Struct. 35 (1998) 1165-1185

Vous aimerez peut-être aussi