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Programme T S

Le programme de mathématiques pour la classe de Terminale S se divise en cinq parties principales : Analyse, Nombres complexes, Géométrie, Probabilités-statistiques et Arithmétique, avec un accent sur la démarche scientifique et l'autonomie des élèves. Les élèves doivent développer des compétences en algorithmes, utiliser les technologies de l'information et de la communication (TIC) et être évalués de manière variée. Le programme inclut des concepts avancés tels que les limites, les dérivées, l'intégration et l'utilisation de logiciels pour soutenir l'apprentissage des mathématiques.

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Programme T S

Le programme de mathématiques pour la classe de Terminale S se divise en cinq parties principales : Analyse, Nombres complexes, Géométrie, Probabilités-statistiques et Arithmétique, avec un accent sur la démarche scientifique et l'autonomie des élèves. Les élèves doivent développer des compétences en algorithmes, utiliser les technologies de l'information et de la communication (TIC) et être évalués de manière variée. Le programme inclut des concepts avancés tels que les limites, les dérivées, l'intégration et l'utilisation de logiciels pour soutenir l'apprentissage des mathématiques.

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Classe de Terminale S

I. Organisation du programme
Ce programme est constitué de cinq grandes parties :
„„ Analyse.
„„ Nombres complexes.
„„ Géométrie.
„„ Probabilités-statistiques.
„„ Arithmétique.

Le programme comporte deux champs, l’algorithme et le raisonnement qui seront développés à l’intérieur de
chacune des quatre parties.

II. Objectifs du programme


1. Pratiquer une démarche scientifique
L’objectif de ce programme est de former les élèves à la démarche scientifique sous toutes ses formes pour les rendre
capable de :
• modéliser et s’engager dans une activité de recherche ;
• conduire un raisonnement, une démonstration ;
• pratiquer une activité expérimentale ou algorithmique ;
• faire une analyse critique d’un résultat, d’une démarche ;
• pratiquer une lecture active de l’information (critique, traitement), en privilégiant les changements de registre
(graphique, numérique, algébrique, géométrique) ;
• utiliser les outils logiciels (ordinateur ou calculatrice) adaptés à la résolution d’un problème ;
• communiquer à l’écrit et à l’oral.

2. Favoriser l’autonomie et la prise d’initiative


Dans la mesure du possible, les problèmes posés s’inspirent de situations liées à la vie courante ou à d’autres
disciplines. Ils doivent pouvoir s’exprimer de façon simple et concise et laisser dans leur résolution une place à
l’autonomie et à l’initiative des élèves.

3. Mobiliser des algorithmes


À travers des activités écrites ou orales, les élèves développeront leurs aptitudes à élaborer une stratégie de calcul
(numérique, algébrique, géométrique et statistique) en vue de mobiliser des algorithmes et des procédures.

4. Utiliser les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication)


L’utilisation de logiciels (calculatrice ou ordinateur), d’outils de visualisation et de représentation, de calcul
(numérique ou formel), de simulation, de programmation développe la possibilité d’expérimenter, ouvre largement
la dialectique entre l’observation et la démonstration et change profondément la nature de l’enseignement. L’emploi
en mathématiques des outils informatiques est désormais indispensable : utilisation d’ordinateurs par les élèves et
utilisation par le professeur en classe entière d’un ordinateur lié à un système de vidéo-projection. Les élèves se
familiariseront avec l’outil informatique et développeront leurs aptitudes à utiliser la calculatrice ou des logiciels
dans leur travail de recherche, de prospection et de contrôle. De même, les élèves développeront leurs aptitudes à
utiliser l’outil informatique comme moyen d’échange et de communication de l’information.

Curricula de mathématiques 35
Classe de Terminale S

Les élèves doivent savoir utiliser une calculatrice graphique dans les situations liées au programme de la classe. Le
tableur est un outil numérique incontournable dans l’enseignement des mathématiques. Son usage est préconisé
dans tous les programmes du lycée. Il l’est bien sûr dans le cadre des statistiques, des probabilités, de l’étude de
fonction, des suites et aussi pour le calcul numérique. Les élèves doivent donc mettre en œuvre les fonctionnalités
du tableur (sur calculatrice et sur ordinateur) dans les situations liées au programme de la classe.
L’utilisation des TIC passe par les étapes suivantes :
• sur support papier avec des copies d’écran de logiciels ou de calculatrices ;
• en visualisation collective, le professeur ou un élève montre des exemples d’utilisations ;
• en salle informatique, chaque élève utilise lui-même l’outil TIC ;
• en travail donné à faire à la maison.
Les travaux pratiques inscrites dans les programmes, font souvent appellent à l’utilisation d’outil TIC. Un minimum
de dix TP sur l’année doit permettre de familiariser les élèves avec :
• une calculatrice ;
• un tableur ;
• un logiciel de géométrie dynamique ;
• un logiciel de tracer de courbe ;
• un logiciel de programmation ;
• un logiciel de géométrie dans l’espace.

5. Évaluer diversement les élèves


Les élèves sont évalués en fonction des capacités attendues et selon des modes variés : travaux écrits, rédaction de
travaux de recherche et de compte-rendu de travaux pratiques. L’évaluation doit être en phase avec les objectifs de
formation :
• évaluation des automatismes et les techniques de calcul exigibles du programme ;
• évaluation de la prise d’initiative et de la capacité à travailler en autonomie dans le cadre de la résolution de
problèmes ;
• évaluation de la capacité à mobiliser les outils TICE.

Première partie : analyse

Comme dans les classes précédentes, l’activité mathématique est motivée par la résolution de problèmes. L’un des
objectifs du programme est de permettre à l’élève, par une consolidation et un enrichissement des notions relatives
aux suites et aux fonctions, d’étudier un plus grand nombre de phénomènes discrets ou continus.
L’ensemble des fonctions mobilisables est élargi par l’introduction des fonctions exponentielle, logarithme, sinus,
cosinus et tangente. La fonction exponentielle intervenant dans différents champs du programme, il est souhaitable
de l’introduire assez tôt dans l’année.
Enfin, s’ajoute le nouveau concept d’intégration qui, bien que modestement abordé et développé, demeure un
concept fondamental de l’analyse.
L’acquisition d’automatismes de calcul demeure un objectif du programme, cependant, dans le cadre de la résolution
de problèmes, on a recours si besoin à un logiciel de calcul formel ou scientifique.

36 Programme de Terminale S
Classe de Terminale S

Contenu Savoir et savoir-faire Exemple d’activité et commentaire


Suites

Raisonnement par • Savoir mener un raisonnement par Ce type de raisonnement intervient tout au long
récurrence récurrence. de l’année et pas seulement dans le cadre de l’étude
des suites.
Limites d’une suite • Dans le cas d’une limite infinie, étant
donnés une suite croissante (un) et un Pour exprimer que un tend vers ℓ quand n tend
nombre réel A, déterminer à l’aide d’un vers + ∞ , on dit que : « tout intervalle ouvert
algorithme un rang à partir duquel un contenant ℓ contient toutes les valeurs de un à
est supérieur à A. partir d’un certain rang ».
Pour exprimer que un tend vers + ∞ quand n tend
vers + ∞ , on dit que : « tout intervalle de la forme
]A, + ∞[ contient toutes les valeurs un à partir
d’un certain rang ».
Aucune notion théorique de rapidité de
• On étudiera numériquement sur convergence n’est au programme.
un ou deux exemples, la rapidité de
convergence d’une suite (un) vers sa On démontre par récurrence que pour a réel
limite L, strictement positif et tout entier naturel n :
(1 + a) n ≥ 1 + na .
Comportement à • Démontrer que la suite (qn), avec q > 1,
l’infini de la suite (qn), q a pour limite + ∞. On peut étudier des situations où intervient la
étant un nombre réel limite de la somme des premiers termes d’une
suite géométrique.
Suite majorée, minorée,
bornée

Théorèmes de • D éterminer des limites par minoration, Ce théorème est admis.


comparaison et de majoration et encadrement.
convergence Il est intéressant de démontrer qu’une suite
• Utiliser le théorème de convergence des
croissante non majorée a pour limite + ∞.
suites croissantes majorées et des suites
décroissantes minorées. Des exemples de suites récurrentes, en particulier
arithmético-géométriques, sont traités en
exercice.
Des activités algorithmiques sont menées dans ce
cadre.
Limites de fonctions
Calcul de limites
• Techniques de levée d’indétermination. On commence par un rappel sur les opérations
de limites vu en première.
Limite d’une composée • D
 éterminer la limite d’une composée La composée de deux fonctions est rencontrée à
de deux fonctions de deux fonctions. cette occasion, mais sans théorie générale.
Limites et comparaison • D
 éterminer des limites par minoration,
Le théorème dit « des gendarmes » est admis et
majoration et encadrement.
étendu dans le cas des limites infinies.
Asymptotes obliques • 
Interpréter graphiquement les limites
obtenues.

Curricula de mathématiques 37
Classe de Terminale S

Contenu Savoir et savoir-faire Exemple d’activité et commentaire


Calculs de dérivées :

Dérivée de ,  appels sur les règles de dérivation et Les techniques de calcul sont à travailler mais
• R
n
u et u sur le lien entre signe de la dérivée et ne doivent pas être un frein à la résolution de
variations de la fonction. problèmes. On a recours si besoin à un logiciel
Dérivée de sin(u) et de de calcul formel ou bien la dérivée sera donnée.
cos(u)
L’étude locale en un point n’est pas un
objectif du programme. La dérivabilité en
Continuité en un point • On définira la continuité de f en un point un point est revue à l’occasion de l’étude de
= lim f ( a + h ) f ( a ) . fonctions de références et à l’occasion de levée
a par lim f f ( a ) ou =
a h→0
d’indétermination de limite.

Continuité sur un • O
 n illustrera la notion de continuité sur On commence par une approche intuitive de
intervalle, un intervalle en parlant de tracé sans la continuité et on admet que les fonctions
lever le crayon. On présentera à titre usuelles sont continues par intervalle.
de contre-exemple le cas de la fonction
On présente quelques exemples de
partie entière.
fonctions non continues, en particulier issus de
situations concrètes.
Théorème des valeurs • E
xploiter le théorème des valeurs Le théorème des valeurs intermédiaires est
intermédiaires intermédiaires dans le cas où la fonction admis.
est strictement monotone, pour résoudre
un problème donné. On convient que les flèches obliques d’un
tableau de variation traduisent la continuité
• 
On étendra le théorème des valeurs et la stricte monotonie de la fonction sur
intermédiaires au cas où f est définie l’intervalle considéré.
sur un intervalle ouvert ou semi-ouvert,
borné ou non, les limites de f aux bornes On admet qu’une fonction dérivable sur un
de l’intervalle étant supposées connues. intervalle est continue sur cet intervalle.

• D
 ans la rédaction de la solution à un Des activités algorithmiques sont réalisées
problème, une simple référence au dans le cadre de la recherche de solutions de
tableau de variations suffira pour justifier l’équation f (x) = k .
l’existence et l’unicité d’une solution d’une
équation du type f (x) = k.
Fonctions circulaires

sinus et cosinus  onnaître la dérivée des fonctions sinus On fait le lien entre le nombre dérivé de la
• C
et cosinus. sin x
fonction sinus en 0 et la limite en 0 de .
x
• Dérivée de sin(u) et de cos(u).
Tangente • Connaître la représentation graphique. Aucun développement n’est attendu sur les
notions de périodicité et de parité.
On fait le lien entre les résultats obtenus
en utilisant le cercle trigonométrique et les
représentations graphiques de la
fonction x → tan x.

38 Programme de Terminale S
Classe de Terminale S

Contenu Savoir et savoir-faire Exemple d’activité et commentaire


Fonction exponentielle

Fonction x → e x • D
 émontrer l’unicité d’une fonction dérivable sur La fonction exponentielle est présentée
R, égale à sa dérivée et qui vaut 1 en 0. comme l’unique fonction f dérivable sur
R telle que : f ’ = f et f (0) = 1 .
a +b a b
Propriétés algébriques • e = e ×e L’existence est admise.
• Connaître le sens de variations et la représentation
graphique de la fonction exponentielle.
Dérivée • Dérivée de eu On fait le lien entre le nombre dérivé de
la fonction exponentielle en 0 et la limite
Limite • Démontrer que : xlim e x = +∞ et lim e x = 0
en 0 de
ex −1
→+∞ x →−∞
.
Croissances comparées • Connaître et exploiter x
L’étude de la fonction x → a x avec a ≠ e
ex est hors programme.
lim et lim xe x
x →+∞ x x →−∞

Fonction logarithme
népérien

Fonction x → ln x. • C
 onnaître le sens de variation, les limites et On peut introduire la fonction
la représentation graphique de la fonction logarithme népérien grâce aux propriétés
logarithme népérien. de la fonction exponentielle ou à partir
de l’équation fonctionnelle.
Propriétés algébriques • U
 tiliser, pour a réel strictement positif et b réel, On souligne dans les cadres algébrique
l’équivalence : et graphique que les fonctions
ln a = b ⇔ a = eb. logarithme népérien et exponentielle
sont réciproques l’une de l’autre. Tout
• Connaître le sens de variation et la représentation
développement théorique sur les
graphique de la fonction logarithme népérien.
fonctions réciproques est exclu.
Dérivée • Dérivée de ln x.
• Dérivée de ln (u).
Limite On fait le lien entre le nombre dérivé de
la fonction logarithme en 1 et la
limite en 0 de ln(1 + x ) .
x
Croissances comparées • Connaître et exploiter On évoque la fonction logarithme
décimal pour son utilité dans les autres
ln x disciplines.
lim = 0 et lim x ln x
x →+∞ x x →0

Curricula de mathématiques 39
Classe de Terminale S

Contenu Savoir et savoir-faire Exemple d’activité et commentaire


Intégration

Primitive d’une fonction • D éterminer des primitives des fonctions On fait observer que certaines fonctions n’ont pas
continue sur un intervalle usuelles par lecture inverse du tableau de primitive « explicite ».
des dérivées.
Il est intéressant de démontrer ce théorème dans le
• Connaître et utiliser les primitives de cas d’un intervalle fermé borné, en admettant que
Théorème : toute la fonction a un minimum.
fonction continue sur u ' e u, u ' un (n entier relatif, différent de −1).
un intervalle admet des On admet le cas général.
primitives et, pour u strictement positive, u ' ; u '
u u
Aire sous la courbe • D
 éfinition de l’intégrale d’une fonction On s’appuie sur la notion intuitive d’aire rencontrée
représentative d’une continue et positive sur [a ; b] comme au collège et sur les propriétés d’additivité et
fonction positive d’invariance par translation et symétrie.
• l’aire sous la courbe.

Définition de l’intégrale à • Notation ∫ab f ( x ) dx . On peut mener un calcul approché d’aire (parabole,
partir d’une primitive de hyperbole, etc.) pour illustrer cette définition.
la fonction
 éorème : si f est une fonction continue Il est intéressant de présenter le principe de la
• Th
et positive sur [a ; b], la fonction F démonstration du théorème dans le cas où f est
positive et croissante.
définie sur [a ; b] par F ( x ) = ∫ax f ( t ) dt
est dérivable sur
[a ; b] et a pour dérivée f.
• U
 tiliser le calcul intégral pour déterminer
une aire.
• Encadrer une intégrale.
• P
 our une fonction monotone positive, Une primitive F de la fonction continue et positive
mettre en œuvre un algorithme pour f étant connue, on a :
déterminer un encadrement d’une ∫ab f ( x ) dx = F(b) – F(a)
intégrale.
b
Intégrale d’une fonction La formule ∫a f ( x ) dx = F(b) – F(a)
continue de signe établie pour une fonction continue et positive, est
quelconque étendue au cas d’une fonction continue de signe
quelconque.
Propriétés de l’intégrale • L
 inéarité, positivité, relation de Chasles La notion de valeur moyenne est illustrée par des
et ordre. exemples issus d’autres disciplines.
L’intégration par parties n’est pas un attendu du
programme.
Valeur moyenne

40 Programme de Terminale S
Classe de Terminale S

Deuxième partie : nombres complexes

En classe terminale, les nombres complexes sont vus essentiellement comme constituant un nouvel ensemble de
nombres avec ses opérations propres. Cette introduction s’inscrit dans la perspective d’un approfondissement lors
d’une poursuite d’études.

Contenu Savoir et savoir-faire Exemple d’activité et commentaire


Forme algébrique, • Effectuer des calculs algébriques On introduit dans ce chapitre des éléments lui
conjugué. Somme, avec des nombres complexes. donnant une dimension historique.
produit, quotient
• Résoudre dans C une équation du
Équation du second second degré à coefficients réels.
degré à coefficients réels

Représentation • R
 eprésenter un nombre complexe par Le plan est muni d’un repère orthonormé ( O ; u, v)
géométrique un point ou un vecteur.
Affixe d’un point, d’un
vecteur
Forme trigonométrique :
• m
 odule et argument, • D éterminera l’affixe d’un point ou d’un
interprétation vecteur.
géométrique dans un • Passer de la forme algébrique à la forme
repère orthonormé trigonométrique et inversement.
direct ;
• n
 otation ; La notation exponentielle est introduite après avoir
• exponentielle. montré que la fonction θ → cos θ + i sin θ vérifie
• Connaître et utiliser la relation zz = z ² la même relation fonctionnelle que la fonction
exponentielle.
• E
 ffectuer des opérations sur les nombres Les nombres complexes permettent de mémoriser
complexes écrits sous différentes les formules trigonométriques d’addition et de
formes. duplication vues en première.

Troixième partie : géométrie dans l’espace

Dans cette partie, il s’agit, d’une part de renforcer la vision dans l’espace entretenue en classe de première, d’autre
part de faire percevoir toute l’importance de la notion de direction de droite ou de plan.
La décomposition d’un vecteur d’un plan suivant deux vecteurs non colinéaires de ce plan, puis celle d’un vecteur
de l’espace suivant trois vecteurs non coplanaires, sensibilisent aux concepts de liberté et de dépendance en algèbre
linéaire.
Le repérage permet à la fois de placer des objets dans l’espace et de se donner un moyen de traiter des problèmes
d’intersection d’un point de vue algébrique. Le concept d’orthogonalité, une fois exprimé en termes de coordonnées
dans un repère orthonormé, fournit un outil pour une caractérisation simple des plans de l’espace.
L’objectif est de rendre les élèves capables d’étudier des problèmes d’intersection de droites et de plans, en choisissant
un cadre adapté, vectoriel ou non, repéré ou non.

Curricula de mathématiques 41
Classe de Terminale S

Contenu Savoir et savoir-faire Exemple d’activité et commentaire


Droites et plans

Positions relatives  tudier les positions relatives de droites et Le cube est une figure de référence pour la
• É
de droites et de de plans. représentation des positions relatives de droites et
plans : intersection et de plans.
parallélisme
On étudie quelques exemples de sections planes
Orthogonalité : • Établir l’orthogonalité :
du cube. Ce travail est facilité par l’utilisation d’un
▶▶ de deux droites ;
logiciel de géométrie dynamique.
Perpendicularité de ▶▶ d’une droite et d’un plan.
deux plans
Géométrie
vectorielle
On fait observer que des plans dirigés par le même
Caractérisation d’une • D
 éterminer une représentation couple de vecteurs non colinéaires sont parallèles.
droite par un point et paramétrique d’une droite.
un vecteur directeur, Il est intéressant de présenter la démonstration du
d’un plan par un point théorème dit « du toit ».
et deux vecteurs non On fait percevoir les notions de liberté et de
colinéaires dépendance.

Vecteurs coplanaires. • C
hoisir une décomposition pertinente
Décomposition d’un dans le cadre de la résolution de problèmes
vecteur en fonction d’alignement ou de coplanarité.
de trois vecteurs non
coplanaires
Produit scalaire

Produit scalaire de • O
 n définit le produit scalaire dans le plan
deux vecteurs dans puis on étend ses propriétés dans l’espace.
l’espace : définition, • D
 éterminer si un vecteur est normal à un
propriétés plan. On caractérise vectoriellement l’orthogonalité de
deux droites et on introduit la notion de plans
• Caractériser les points d’un plan de l’espace
perpendiculaires.
par une relation.
• ax + by + cz + d = 0 avec a, b et c trois
nombres réels non tous nuls.
Vecteur normal à un • D
 éterminer une équation cartésienne d’un
plan plan connaissant un point et un vecteur
Équation cartésienne normal.
d’un plan • D
 éterminer un vecteur normal à un plan
défini par une équation cartésienne.
• D
 émontrer qu’une droite est orthogonale à
toute droite d’un plan si et seulement si elle
est orthogonale à deux droites sécantes de ce
plan.
• C
hoisir la forme la plus adaptée entre
équation cartésienne et représentation
paramétrique pour :
▶▶  éterminer l’intersection d’une droite et
d
d’un plan ;
▶▶ étudier la position relative de deux plans.

42 Programme de Terminale S
Classe de Terminale S

quatrième partie : probabilités-statistiques

On approfondit le travail en probabilités et statistique mené les années précédentes.


Afin de traiter les champs de problèmes associés aux données continues, on introduit les lois de probabilité à
densité. Le programme en propose quelques exemples et, en particulier, la loi normale qui permet notamment
d’initier les élèves à la statistique inférentielle par la détermination d’un intervalle de confiance pour une proportion
à un niveau de confiance de 95 %.
Cette partie se prête particulièrement à l’étude de problèmes issus d’autres disciplines. Le recours aux représentations
graphiques et aux simulations est indispensable.

Contenu Savoir et savoir-faire Exemple d’activité et commentaire


Probabilité
conditionnelle

Conditionnement par un  onstruire un arbre pondéré en lien On représente une situation à l’aide d’un arbre pondéré
• C
événement de probabilité avec une situation donnée. ou d’un tableau. On énonce et on justifie les règles de
non nulle construction et d’utilisation des arbres pondérés.
Notation PA(B) • E
 xploiter la lecture d’un arbre pondéré Un arbre pondéré correctement construit constitue
pour déterminer des probabilités. une preuve.
• C alculer la probabilité d’un événement Le vocabulaire lié à la formule des probabilités totales
connaissant ses probabilités n’est pas un attendu du programme, mais la mise en
conditionnelles relatives à une œuvre de cette formule doit être maîtrisée.
partition de l’univers.
Cette partie du programme se prête particulièrement
• Démontrer que si deux événements A à l’étude de situations concrètes.
et B sont indépendants, alors il en est
Indépendance de deux Des activités algorithmiques sont menées dans ce
de même pour A et B. cadre, notamment pour simuler une marche aléatoire.
événements

Tirages simultanés
Loi normale

Loi normale centrée onnaître la fonction de densité Toute théorie générale des lois à densité et des
• C
réduite N (0 ; 1) de la loi normale N (0 ; 1) et sa intégrales sur un intervalle non borné est exclue.
représentation graphique. Pour introduire la loi normale N (0 ; 1), on s’appuie
Démontrer que pour α∈ ]0 ; 1[, il sur l’observation des représentations graphiques de la
• 
existe un unique réel positif uα tel que loi de
P (− uα ≤ X ≤ uα) = 1 − α lorsque X suit Xn − np
la loi normale N (0 ; 1). la variable aléatoire Zn =
np (1 − p )
• Connaître les valeurs approchées
où Xn suit la loi binomiale B (n ; p), et cela pour de
u 0,05 ≈ 1,96 et u 0,01 ≈ 2,58.
grandes valeurs de n et une valeur de p fixée entre 0
et 1.

Curricula de mathématiques 43
Classe de Terminale S

Loi normale (suite)

Théorème de Moivre Le théorème de Moivre Laplace assure que pour tous


Laplace (admis) réels a et b,
b
1 − x2²
P (Zn∈ [a ; b]) tend vers ∫ e dx lorsque n
a 2π
tend vers + ∞ .
L’espérance d’une variable aléatoire suivant la loi N (n
; p) est définie par lim ∫ tf ( t ) dt lim ∫ tf ( t ) dt où f
x →−∞ y →+∞

désigne la densité de cette loi. On peut établir qu’elle


vaut 0.
On admet que la variance, définie par
E(( X − E(X ))2), vaut 1.
Loi normale • U
 tiliser une calculatrice ou un tableur Une variable aléatoire X suit une loi
d’espérance μ et pour calculer une probabilité dans le
d’écart-type σ cadre d’une loi normale N(µ ; σ2).
N µ ; σ si( )
−µ
suit la loi normale N (0 ; 1).
On fait percevoir l’information apportée par la valeur
• Connaître une valeur approchée de la
de l’écart-type.
probabilité des événements suivants :
▶▶ X ∈ (µ − θ , µ + θ) ; La connaissance d’une expression algébrique de la
▶▶ X ∈ (µ − 2θ , µ + 2θ) ; ( )
fonction de densité de la loi N µ ; σ 2 n’est pas un
▶▶ X ∈ (µ − 3θ , µ +3θ). attendu du programme.
lorsque X suit la loi normale
N(µ ; σ2). On illustre ces nouvelles notions par des exemples
issus des autres disciplines.

Échantillonnage

émontrer que si la variable La démonstration ci-contre donne l’expression d’un


• D
aléatoire Xn suit la loi B (n ; p), intervalle de fluctuation asymptotique(*) au seuil
alors, pour tout α dans ]0 ; 1[ on a, 1 − α de la variable aléatoire fréquence qui, à tout
échantillon de taille n, associe la fréquence obtenue f.
X 
lim P n ∈ In  = 1 − α où
x →+∞  n
 
In désigne l’intervalle

 p (1 − p ) p (1 − p ) 
 p − uα , p + uα 
 n n Avec les exigences usuelles de précision, on pratique

cette approximation dès que
Intervalle de • 
Connaître l’intervalle de fluctuation n ≥ 30 , np ≥ 5 et n(1 − p) ≥ 5 .
fluctuation asymptotique(*) au seuil de 95 % :
En majorant 1,96 p (1 − p ) , on retrouve l’intervalle
 (1 − p ) (1 − p )  de fluctuation présenté en classe de seconde.
•  p − 1,96 , p + 1,96 
 n n  La problématique de prise de décision, déjà
rencontrée, est travaillée à nouveau avec l’intervalle
où p désigne la proportion dans la
de fluctuation asymptotique.
population.

(*)Un intervalle de fluctuation asymptotique de la variable aléatoire Fn au seuil 1 − α est un intervalle déterminé à
partir de p et de n et qui contient Fn avec une probabilité d’autant plus proche de 1 − α que n est grand.

44 Programme de Terminale S
Classe de Terminale S

Contenu Savoir et savoir-faire Exemple d’activité et commentaire


Estimation

Intervalle de • E
 stimer par intervalle une Les attendus de ce paragraphe sont modestes et sont à exploiter
confiance (*) proportion inconnue à partir d’un en lien avec les autres disciplines.
échantillon.
Il est intéressant de démontrer que, pour une valeur de p fixée,

l’intervalle  Fn − 1 , Fn + 1  contient, pour n assez grand, la


 n n
proportion p avec une probabilité au moins égale à 0,95.
 1 1 
On énonce alors que p est élément de l’intervalle  f − ,f +
 n n 
Niveau de • Déterminer une taille d’échantillon avec un niveau de confiance de plus de 95 %,
confiance. suffisante pour obtenir, avec une où f désigne la fréquence observée sur un échantillon de taille n.
précision donnée, une estimation Avec les exigences usuelles de précision, on utilise cet intervalle
d’une proportion au niveau de dès que n ≥ 30, np ≥ 5 et n(1 − p) ≥5.
confiance 0,95.
La simulation de sondages sur tableur permet de sensibiliser aux
fourchettes de sondage.
Il est important de noter que, dans d’autre champs, on utilise
 (1 − p ) (1 − p ) 
l’intervalle  f − 1,96 , f + 1,96  qu’il n’est pas
 n n 
possible de justifier dans ce programme.

(*) Un intervalle de confiance pour une proportion p à un niveau de confiance 1 − α est la réalisation, à partir d’un
échantillon, d’un intervalle aléatoire contenant la proportion p avec une probabilité supérieure ou égale à 1 − α
intervalle aléatoire déterminé à partir de la variable aléatoire fréquence Fn qui, à tout échantillon de taille n ,
associe la fréquence.
Les intervalles de confiance considérés ici sont centrés en la fréquence observée f.

cinquième partie : arithmétiques

L’arithmétique est un champ des mathématiques très vivant dont les applications récentes sont nombreuses ; c’est
un domaine au matériau élémentaire et accessible conduisant à des raisonnements intéressants et formateurs.
C’est un lieu naturel de sensibilisation à l’algorithmique où la nécessité d’être précis impose rigueur et clarté du
raisonnement.

Contenu Savoir et savoir-faire Exemple d’activité et commentaire


Congruences dans N

Congruences • O
 n montrera l’efficacité du langage des On fera la synthèse des connaissances acquises
congruences. dans ce domaine en classe de première.
 n utilisera les notations : a ≡ b (n) L’arithmétique est un domaine avec lequel
• O
ou a ≡ b (modulo n), et on établira l’informatique interagit fortement ; on
les compatibilités avec l’addition et la
veillera à équilibrer l’usage de divers moyens
multiplication.
de calculs : à la main, à l’aide d’un tableur ou
Changement de base • Écriture en base binaire. d’une calculatrice ou sur un ordinateur.
• Écriture en base b avec 2 ≤ b ≤ 10.

Curricula de mathématiques 45

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