Memoire Finale Rania
Memoire Finale Rania
Présenté Par :
Melle. KHALDI Yousra Rania
Merci !
✍
Sommaire
Notations et abréviations 5
Introduction Générale 6
I Préliminaires 8
I.1 Équations différentielles ordinaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
I.2 Calcul fractionnaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
I.2.1 Fonctions spéciales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
I.3 Intégrale fractionnaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
I.3.1 Intégrale de Riemann-Liouville . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
I.4 Dérivée fractionnaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
I.4.1 Dérivée fractionnaire au sens du Riemann-Liouville . . . . . . . . . . . . 14
I.4.2 Dérivée fractionnaire au sens du Caputo . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
I.5 Équation différentielle à dérivée fractionnaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
I.5.1 Existence et unicité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
III Applications 37
III.1 Un modèle de finance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
III.1.1 Points d’équilibre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
III.1.2 Stabilité des points d’équilibre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
III.1.3 Extension au cas fractionnaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
III.1.4 Les points d’équilibre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
III.1.5 Stabilité des points d’équilibre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
III.2 Un modèle de Lotka-Voltera . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
III.2.1 Les points d’équilibre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
III.2.2 La nature des points d’équilibre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
III.2.3 Extension au cas fractionnaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
III.2.4 Les points d’équilibre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
III.2.5 La stabilité des points d’équilibre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
Conclusion Générale 48
Bibliographie 49
Notations et abréviations
Les processus dynamiques sont souvent modélisés par des équations différentielles, du fait
que les équations, décrivant un phénomène quelconque caractérisé par une ou plusieurs
variables d’état, dépendent continûment du temps.
Le comportement des solutions lorsque le temps tend vers l’infini est lié directement à la
stabilité, c’est l’un des aspects qualitatifs le plus important dans les systèmes dynamiques et
leur comportement asymptotique, il a fait l’objet d’une recherche depuis le XIX ème
siècle.
La théorie des «systèmes dynamiques» a connu une longue histoire, relativement
progressive et cumulative, depuis les travaux pionniers d’Henri Poincaré jusqu’aux années
soixante. c’est une théorie développée par des mathématiciens en particulier, Alexandre
Lyapunov à la fin du XIX ème
siècle, les travaux de George D. Birkhoff sur la topologie des
systèmes dynamiques, les recherches de Balthasar Van der Pol et aussi d’autre ingénieurs dans
les années 1930.
Depuis 1920 jusqu’à présent les systèmes dynamiques ont aidé non seulement à mieux
comprendre le monde qui nous entoure, mais aussi à apporter des applications dans beaucoup
de disciplines scientifiques par exemple : La biologie (dynamique de population), la médecine,
la physique ( mécanique céleste, météo...), l’électronique ( les circuits électroniques,
l’informatique (traitement de l’image), cryptographie (chiffrement des messages, images).
Le calcul fractionnaire est l’une des théorie les plus populaires, car il peut apporter un
résultat efficace à la modélisation, les système d’ordre fractionnaire ont reçu des intérêts
considérables dans de nombreux domaines. Son origine remonte à la fin du XV II ème siècle,
l’époque où Newton et Gottfried Leibniz ont développé les fondements du calcul différentiel et
intégral.
dn
Gottfried Leibniz a présenté le symbole dtn
pour désigner la n ième dérivée d’une fonction
dn
f , mais L’Hôpital a répondu : que signifie dtn
pour n = 21 , ce problème, est aujourd’hui admis
comme le premier incident de ce que nous appelons la dérivation fractionnaire .
Le 30 décembre 1695, Leibniz écrit à L’Hôpital comme suit : ". . .C’est un paradoxe
INTRODUCTION GÉNÉRALE 7
apparent, à partir duquel un jour, des conséquences utiles seront tirées . . .", on peut dire que
cette lettre du 30 décembre est la naissance du calcul fractionnaire.
Le concept des opérateurs d’ordre fractionnaires a été défini aux XIX éme siècle par
Riemann-Liouville et Leitinkov. Leur but est de prolonger la dérivation ou l’intégration en
utilisant non seulement un ordre entier mais aussi un ordre non entier.
En 1930, le calcul fractionnaire a été utilisé en mécanique et en électronique, et depuis les
années 60 le calcul fractionnaire a été reconnu comme l’un des meilleurs outils pour d’écrire
les processus de mémoire longue. De tels modèles sont intéressants pour les ingénieurs et les
physiciens mais aussi pour les purs mathématiciens. Les plus importants parmi ces modèles
sont ceux d’écrits par des équations différentielles contenant des dérivées d’ordre fractionnaire.
Dans ce mémoire on a présenté trois chapitres, Le premier chapitre, on a donner des
notions fondamentales sur les équations différentielles ordinaires et des définitions relatives au
calcul fractionnaire (fonction Gamma, Bêta, Mittag-Leffler) et aux opérateurs fractionnaires,
et quelques propriétés principales des dérivées et intégrales d’ordre fractionnaire.
Dans le deuxième chapitre, on a donner les notions générales d’un système dynamique
d’ordre entier et non-entier (linéaire et non-linéaire) avec quelques résultats de stabilité.
Le troisième chapitre est consacré à l’application, on a étudié deux modèles le premier
un modèle en finance et le deuxième un modèle de Lotka-Voltera, on a étudié les deux modèles
dans le cas des dérivées d’ordre entier et dans le cas des dérivées d’ordre fractionnaire .
À la fin on a terminé avec une conclusion et quelques bibliographies.
Chapitre I
Préliminaires
Définition I.1.1. [16] Une équation différentielle ordinaire du 1er ordre (EDO) sur U est une
relation du type
ẋ(t) = f (t, x(t)), (I.1)
où ẋ = dx
dt
.
1. La fonction x est dite solution de l’équation (I.1) sur un intervalle I ⊂ R si elle est
définie et continument dérivable sur I, si (t, x(t)) ∈ U pour tout t ∈ I, et si x satisfait la
relation (I.1) sur I.
2. Soit (t0 , x0 ) ∈ U donné, la fonction x est dite solution du problème à valeur initiale
associé à l’équation (I.1) s’il existe un intervalle I contenant t0 tel que x soit solution de
l’équation (I.1) sur I et vérifie x(t0 ) = x0 .
Pour (t0 , x0 ) ∈ U donné, une solution du problème (I.2) est dite unique si elle coïncide avec
toute autre solution partout où elles sont toutes les deux définies.
I.2 Calcul fractionnaire 9
Lemme I.1.1. Soit [a, b] un intervalle fermé borné avec a < b et f une fonction
f : [a, b] −→ R. Alors f est continue par morceaux si et seulement s’il existe une fonction
continue g : [a, b] −→ R et une fonction en escalier h : [a, b] −→ R telles que f = g + h.
Définition I.1.5. [9] On dit qu’une fonction continue Q : R+ −→ R+ est de classe K si elle
est strictement croissante et Q(0) = 0.
Définition I.1.6. [9] Deux fonctions de classe K, Q1 et Q2 sont dites fonctions avec rythme
de croissance global de même niveau s’il existe ci > 0, (i = 1, 2) tel que
Fonction Gamma
L’une des fonctions de base utilisée dans le calcule fractionnaire est la fonction Gamma.
Son interprétation est simplement la généralisation du factoriel à des nombres réelles et
complexes.
I.2 Calcul fractionnaire 10
Définition I.2.1. [6] La fonction Gamma Γ(z) est définie par l’intégrale suivante
Z ∞
Γ(z) = e−t tz−1 dt, (ℜe(z) > 0). (I.3)
0
Théorème I.2.1. [1] La fonction Gamma est de classe C ∞ et définie sur ]0, +∞[, ses
dérivées successives sont données par la formule
Z ∞
Γ (z) =
k
e−t tz−1 (ln t)k dt, z ∈ C. (I.4)
0
Γ(z + 1) = zΓ(z), z ∈ C.
On peut démontrer par une intégration par parties de l’intégrale (III.1.1), en effet
Z ∞
Γ(z + 1) = e−t t(z+1)−1 dt
0
Z ∞
= e−t tz dt
0
Z ∞
= [e−t tz ]∞
0 +z e−t tz−1 dt,
0
I.2 Calcul fractionnaire 11
donc :
Γ(z + 1) = zΓ(z).
En particulier Γ(1) = 1
Z ∞
Γ(1) = e−t t(1−1) dt = 1,
0
alors pour n ∈ N, On a
Γ(n + 1) = nΓ(n) = n(n − 1)! = n!. (I.5)
et
1 √
Γ = π.
2
Proposition I.2.3. [10] La fonction Gamma est indéfiniment dérivable sur R∗ + et sa dérivée
d
ψ(z) = ln[Γ(z)].
dx
Proposition I.2.4. [1] La fonction Gamma peut être écrite en termes de deux composantes,
comme suit
Γ(z) = γ(z, a) + Γ(z, 0), (a ∈ R+ ). (I.8)
Fonction Bêta
Définition I.2.2. [8] La fonction Bêta est définie pour tous nombres complexes z et ω de
parties réelles strictement positives par l’intégral d’Euler de seconde espèce
Z 1
B(z, ω) = tz−1 (1 − t)ω−1 dt, ℜe(z) > 0, ℜe(w) > 0. (I.9)
0
Cette intégrale est convergente pour tout z, ω ∈ C si ℜe(z) > 0 et ℜe(ω) > 0.
Proposition I.2.5. [10] Pour tous z et ω ∈ C avec ℜe(z) > 0 et ℜe(ω) > 0, la fonction Bêta
est liée à la fonction Gamma par la relation suivante
Γ(z)Γ(ω)
B(z, ω) = . (I.10)
Γ(z + ω)
1. B(z, ω) = B(ω, z)
3. B(z, ω + 1) = ωz B(z + 1, ω) = ω
z+ω
B(z, ω)
π
tp−1
4. B(z, ω) = 2 (sin t)2z−1 (cos t)2ω−1 dt =
R R∞
0
2
0 (1+t)z+ω
dt
5. B(z, z) = 21−2z B( 12 , z)
Proposition I.2.6. Les dérivées partielles de la fonction bêta utilisent les équations
fonctionnelles de Gamma
∂ Γ′ (z) Γ′ (z + ω)
B(z, ω) = B(z, ω)( − ) = B(z, ω)(ψ(z) − ψ(z + ω)). (I.11)
∂z Γ(z) Γ(z + ω)
Fonction de Mittag-Leffler
La fonction Mittag-Leffler notée Eα,β , est une fonction spéciale qui s’applique dans le plan
complexe et dépend de deux paramètres complexes α et β.
Définition I.2.3. [10] Pour z ∈ C la fonction de Mittag-Leffler Eα,β est définit comme suit
∞
zk
Eα,β (z) = α, β > 0. (I.12)
X
,
k=0 Γ(αk + β)
Pour β = 1
∞
zk
Eα,1 (z) = Eα (z) =
X
.
k=0 Γ(αk + β)
I.3 Intégrale fractionnaire 13
∞ ∞
zk zk
E1,1 (z) = = = ez . (I.13)
X X
3. E2,1 (z 2 ) = cosh(z),
4. E2,2 (z 2 ) = sinh(z)
z
,
Définition I.3.1. [10] [4] Soient f : [a, b] −→ R une fonction continue et α ∈ C, ℜe(α) > 0,
l’intégrale fractionnaire d’ordre α de Riemann-Liouville (notée par R-L) est donnée par
1 Za
Ifα (x) = (x − t)α−1 f (t)dt (x > a). (I.14)
Γ(α) x
Et pour a = 0, on a :
I0α = I α .
Proposition I.3.1. [10] [1] Soient α, β ∈ C, ℜe(α) > 0, ℜe(β) > 0 et f ∈ C([a, b]) on a :
1. pour α = 0, on a
h i
Da0 f (x) = D1 I 1 f (x) = f (x).
I.4 Dérivée fractionnaire 15
2. pour α = n ∈ N, on a
h i h i
Dan f (x) = Dn+1 Ian+1−n f (x) = Dn+1 Ia1 f (x) = Dn f (x).
Lemme I.4.1. [1] Soient f ∈ C([a, b]) et ℜe(α) > 0 alors l’intégrale :
En effet
en utilisant la définition (I.4.1), on a
n−1
Γ(k + 1)
f (x) = (x − a)k+α−n , (I.17)
X
ck
k=0 Γ(k + 1 − n + α)
n−1
(Dan Ian−α f )(x) = 0 =⇒ (I n−α f )(x) = ck (x − a)k ,
X
k=0
n−1
Iaα (Ian−α f )(x) = ck Iaα (x − a)k
X
k=0
n−1
Γ(k + 1)
= (x − a)k+α ,
X
ck
k=0 Γ(k + 1 + α)
I.4 Dérivée fractionnaire 16
1 Zx
Iaα (Ian−α f )(x) = (x − t)n−1 f (t)
Γ(n) a
n−1
Γ(k + 1)
= (x − a)k+α ,
X
ck
k=0 Γ(k + 1 + α − n)
n−1
Γ(k + 1)
f (x) = (x − a)k+α−n .
X
ck
k=0 Γ(k + 1 − n + α)
Proposition I.4.1. [1] Soient n > ℜe(α) > n − 1 > 0, m > ℜe(β) > m − 1 > 0 tel que
n, m ∈ N∗ , alors
c
Daα = Ian−α [Dn f (x)]
1 Z x
= (x − t)n−α−1 f (n) dt, x > a. (I.20)
Γ(n − α) a
Propriétés I.4.1. [2] Si ℜe(α) ∈]n − 1, n[, n ∈ N∗ et f ∈ C n ([a, b]), la relation entre la
I.5 Équation différentielle à dérivée fractionnaire 17
n−1
f (k)(a)
c
Daα f (x) = Daα f (x) − (x − a)k−α .
X
k=0 Γ(k − α + 1)
Lemme I.4.3. [15] Soient ℜe(α) ∈]n − 1, n[, n ∈ N∗ et f ∈ C n ([a, b]), alors
Lemme I.5.1. Soit 1 < α < 2 et f : [0, T ] −→ E une fonction continue. le problème aux
limite linéaire (I.22), admet une solution unique donnée par
Z T
y(t) = g(t) + G(t, s)f (s)ds, (I.23)
0
avec
t t
g(t) = 1 − y0 + ya,
T T
et
1
(t − s) − α−1 t
(T − s) α−1
si 0≤s≤t
G(t, s) = T
.
Γ(α)
− t (T − S)α−1 si t≤s≤
T
Lemme I.5.2. [21] Si la fonction f est continue, alors le problème (I.24) est équivalent à
l’équation intégrale non linéaire suivante
n−1
X k t (k) 1 Zt
y(t) = y0 + (t − s)α−1 f (s, y(s))ds.
k=0 k! Γ(α) 0
Posons
KΓ(α + 1)
h = min{h∗ , ( 1 )},
Mα
avec
Mh
M = sup |f (t, y)| K ≥ .
(t,y)∈G Γ(α + 1)
Alors il existe un unique solution y du problème (I.24) tel que y ∈ C[0, h].
Chapitre II
Stabilité d’un système dynamique
d’ordre entier et fractionnaire
Dans ce chapitre on va donner quelques notions sur la stabilité des systèmes dynamique
d’ordre entier et d’ordre fractionnaire.
Où x ∈ U ⊂ Rn , f : U ⊂ Rn −→ Rn , n > 2.
3. Un point d’équilibre du système (II.1) est dit attractif s’il existe un voisinage U (xe ), tel
que
∃ xe ∈ U (xe ) et lim ∥x(t)∥ = xe . (II.4)
t→∞
II.1 Stabilité d’un système dynamique d’ordre entier 20
ẋ = f (t, x), f : U ⊂ Rn −→ Rn ,
1. L’origine est uniformément stable i.e pour tout ϵ > 0, il existe δ(ϵ) > 0 tel que si
∥x(t0 )∥ < δ(ϵ) alors ∥x(t)∥ < ϵ pour tout t ≥ t0 .
Remarque II.1.1. Un tel système ne possède qu’un seul point d’équilibre l’origine de l’espace
d’état.
Définition II.1.3. [23] L’origine est un point d’équilibre asymptotiquement stable pour le
système (II.5) si
∀x(0) ∈ Rn , lim x(t) = 0. (II.6)
t→∞
Définition II.1.4. [23] Le système linéaire (II.5) est dit stable ou asymptotiquement stable si
l’origine est stable (asymptotiquement stable respectivement), dans ce cas la matrice A de ce
système est dite stable (asymptotiquement stable).
Théorème II.1.1. [23] Le point d’équilibre du système linéaire (l’origine) est globalement
asymptotiquement stable si et seulement si les valeurs propres de la matrice A sont à partie
réelle strictement négative.
On appelle le domaine de stabilité, le demi-plan gauche ouvert du plan complexe, c’est-à-dire
l’ensemble des nombres complexe à partie réelle strictement négative.
On dit alors que A est une matrice de stabilité si ses valeurs propres appartiennent au
domaine de stabilité.
II.1 Stabilité d’un système dynamique d’ordre entier 21
D’où on obtient un système linéaire qui approxime le système de départ au voisinage d’un
point d’équilibre (xe , ye ).
1. Si λ0 > 0, T r(A) = 2λ0 > 0 et det(A) = λ20 > 0 c’est-à-dire l’origine est une étoile ou un
nœud dégénéré instable.
2. Si λ0 < 0 et T r(A) = 2λ0 < 0 c’est-à-dire l’origine est une étoile ou un nœud dégénéré
stable.
1. Si det(A) < 0 et les valeurs propres de la matrice A sont de signes opposée alors,
l’origine est une point selle (instable).
1. Si T r(A) > 0 et la partie réelle des valeurs propres est positive, alors l’origine est un
foyer instable.
2. Si T r(A) < 0 et la la partie réelle des valeurs propres est négative, alors l’origine est un
foyer stable.
3. Si T r(A) = 0 et la partie réelle des valeurs propres est nulle, alors l’origine est un centre.
En peut résumé la stabilité dans le plan (x, y) = (T r(A), det(A)) et l’équation de la parabole
∆ = 0 correspondent a det(A) = 14 [T r(A)]2 , cette parabole devise le plan en deux régions :
∆ > 0 et ∆ < 0.
II.1 Stabilité d’un système dynamique d’ordre entier 23
Définition II.1.5. [9] Soit V : Rn −→ R une fonction continue telle que V (0) = 0
V ≥0 pour tout x ̸= 0.
II.1 Stabilité d’un système dynamique d’ordre entier 24
2. V̇ (x) = dV
dt
≤ 0, dans D, alors xe est stable.
Preuve. Soit ϵ > 0 et r ∈ [0, ϵ] tel que Br = {x ∈ Rn , ∥x∥≤ r} ⊂ D, soit α = min∥x∥ = rV (x)
on a V (0) = 0 et V (x) > 0 d’où
α > xe .
xe est stable.
Pour montrer la stabilité asymptotique, on a besoin de montrer que x(t) −→ 0 quand t −→ ∞.
Or :
∀y > 0, ∃ K > 0 tel que ∥x(t)∥ < y, ∀t > K.
On sait que pour tout y > 0, on peut choisir a > 0 tel que Ωa ⊂ Ba où
V (x) −→ c ≥ 0 quand t −→ ∞.
Montrons que c = 0, pour cela, raisonnons par l’absurde et supposons que c > 0.
II.2 Théorie de bifurcation 25
Par continuité de V , on a
∃d>0 tel que Bd ⊂ Ωc .
Définition II.2.1. [3] Un diagramme de bifurcation est une portion de l’espace des
paramètres sur laquelle sont représentés tous les points de bifurcation.
Bifurcation selle-nœud
Cette bifurcation est appelée une bifurcation selle nœud et correspond à l’apparition
simultanée de deux points d’équilibres l’un instable (un point selle) et l’autre stable (un
nœud). D’une manier générale lorsque les deux isoclines, l’isocline verticale ẋ = 0 et l’isocline
horizontale ẏ = 0, initialement disjointes deviennent tangentes et ensuite se coupent en deux
points d’équilibre puis aucun point d’équilibre, cette bifurcation se produit[18].
Bifurcation transcritique
Dans cette bifurcation le nombre de points d’équilibre est conservé mais leur stabilités passe
de stable à instable.
II.2 Théorie de bifurcation 27
Bifurcation de fourche
Cette bifurcation est appelée bifurcation fourche super-critique lorsque le nombre de
point d’équilibre passer de trois à un donc nous avons un point selle entouré de deux nœud
asymptotiquement stable.
Bifurcation de Poincaré-Andronov-Hopf
Le système suivant [12]
ẋ = f (x, y, µ)
(II.10)
ẏ = g(x, y, µ)
x, y ∈ R, µ ∈ R.
Le système (III.1.1) admet un point d’équilibre (x∗ (µ), y ∗ (µ)).
Soit J(x∗ (µ),y∗ (µ) la matrice jacobienne calculée au point d’équilibre, et les valeurs propres
complexes conjuguée de la matrice Jacobienne et s’écrivent sous la forme λ1,2 = a(µ) + ib(µ)
avec a(µ) la partie réelle et b(µ) la partie imaginaire.
Soit µ∗ une valeur particulier de paramètre µ pour laquelle on a a(µ∗ ) = 0, b(µ) ̸= 0 et
da
dµ
(µ∗ ) ̸= 0. Alors si da
dµ
(µ∗ ) > 0, il y-à trois cas possible
1. Lorsque µ = µ∗ , il existe des trajectoires concentrique autour de (x∗ (µ∗ ), y ∗ (µ∗ )). Le
point d’équilibre (x∗ (µ), y ∗ (µ)) correspond à des centres.
On parle à bifurcation de Hopf dégénérée.
3. Lorsque µ = µ∗ , le point d’équilibre (x∗ (µ∗ ), y ∗ (µ∗ )) est instable, et ∃µ̃ < µ∗ , ∀µ
vérifiant µ̃ < µ < µ∗ tel qu’il existe, autour de (x∗ (µ), y ∗ (µ)) qui est asymptotiquement
II.3 Stabilité des systèmes d’ordre non entier 29
q
stable, un cycle limite instable dont l’amplitude est proportionnelle à |µ − µ∗ |.
On parle de bifurcation de Hopf sous-critique.
Remarque II.2.1. Si da
dµ
(µ∗ ) < 0, il faut inversé les conclusion, c’est à dire le cycle limite
asymptotiquement stable (respectivement instable) apparait pour des valeurs du paramètre
inférieurs (respectivement supérieures) à µ∗ .
Dα x(t) = 0. (II.12)
f (t, xe ) = 0.
Définition II.3.1. Sous les hypothèse précédentes, donc la solution x(t) = 0 du système
(II.11) est dite
- Stable, si
∀ε > 0, ∃δ > 0 : ∥x0 ∥ < δ =⇒ ∥x(t)∥ < ε, ∀t ≥ 0.
π
|arg(λi )| > α , pour tout i = 1, 2, . . . , n.
2
• Le système (II.16) est stable si et seulement si
π
|arg(λi )| ≥ α , pour tout i = 1, 2, . . . , n,
2
et les valeurs propres critiques qui satisfaisant |arg(λi )| = α π2 , ont la multiplicité géométrique.
II.3 Stabilité des systèmes d’ordre non entier 31
• Le système (II.16) est instable si et seulement s’il existe une valeur propre de A vérifiant
π
|arg(λ)| < α .
2
Figure II.7 – Région de stabilité d’un système fractionnaire linéaire d’ordre α ∈ (0, 1).
(−π)
|arg(λ1 )| = |arg(1 − i)| = | |,
4
et
(π)
|arg(λ2 )| = |arg(1 + i)| = | |.
4
II.3 Stabilité des systèmes d’ordre non entier 32
1π 1π
|arg(λ1 ) > et |arg(λ2 ) > .
32 32
avec f : Rn × Rn une fonction non linéaire, on peut linéariser le système (II.15) qui devient
Dtα = Ax, où A est la matrice jacobienne de la fonction f , et on applique le théorème (II.16).
π
|arg(λi )| > α .
2
Figure II.8 – Région de stabilité d’un système fractionnaire Linéaire d’ordre α ∈ (1, 2).
II.3 Stabilité des systèmes d’ordre non entier 33
Avec α = 43 .
L’argument de chacune des valeurs propres de la matrice A est donné par
π
|arg(λ1 )| = |arg(2 + 2i)| = | |,
4
et
−π
|arg(λ2 )| = |arg(2 − 2i)| = | |.
4
D’où le système (II.17) est instable car |arg(λ1 )| < 2π
3
et |arg(λ2 )| < 2π
3
.
Corollaire II.3.1. [20] Supposons que α1 ̸= α2 ̸= ... ̸= αn et tous les αi sont des nombres
rationnels entre 0 et 1.
Soit d le plus petit commun multiple des dénominateurs du wi de αi i = (1, 2, . . . , n), où
αi = ui
wi
, ui et wi ∈ Z+ .
En posant σ = d1 , donc le système (II.16) est asymptotiquement stable si
π
|arg(λ)| > σ ,
2
det(diag[λdα1 , . . . , λdαn ] − A) = 0.
Ce corollaire dit que l’équation caractéristique dans le cas des ordres rationnels peut être
transformée en une équation polynomiale d’ordre entier.
où f est une fonction continue par morceaux en t et localement lipschitzienne en x telle que
f : [t0 , ∞[×Ω −→ Rn et Ω un domaine de Rn qui contient l’origine x = 0.
II.3 Stabilité des systèmes d’ordre non entier 34
Définition II.3.4. [13] La solution de (II.18) est dite stable au sens de Mittag-Leffler si
où t0 est le temps initial, g(0) = 0, c > 0, 0 < α < 1, g(x) ≥ 0 et g(x) est localement
lipschitzienne par rapport à x ∈ ω ⊂ Rn .
Définition II.3.5. [13] La solution de (II.18) est st dite stable généralisée au sens de
Mittag-Leffler si
c
∥x(t)∥≤ g[x(t0 )](t − t0 )−δ Eα,1−δ (−λ(t − t0 )α ) ,
où t0 est le temps initial, c > 0, λ > 0, 0 < α < 1, −α < δ < 1 − α g(0) = 0, g(x) ≥ 0 et g(x)
est localement lipschitzienne par à x ∈ ω ⊂ Rn .
Définition II.3.7. [9] Une fonction V (t, x) définie sur Ja × Ib , est dite décroissante, si et
seulement si V (t, 0) = 0, pour tout t ∈ Ja et il existe Q(r) ∈ K, telle que
Théorème II.3.3. [3] Soit x = 0 un point d’équilibre du système (II.18) tel que α ∈ [0, 1] et
Ω un domaine de Rn qui contient l’origine.
II.3 Stabilité des systèmes d’ordre non entier 35
Soit V (t, x(t)) : [0, ∞[×Ω −→ R une fonction continument différentiable et localement
lipschitzienne par rapport à x telle que
c
Dtβ V (t, x(t)) ≤ α3 ∥x∥ab , (II.20)
Remarque II.3.2. Si les hypothèses précédentes sont satisfaites dans Rn alors la stabilité
dans ce cas est globale.
et
c
Dtα V (t, x(t, t0 , x0 )) ≤ 0, ∀t ≥ t0 , ∀t0 ≥ 0,
V (t, x) ≤ α2 ∥x∥, ∀t ≥ 0, ∀x ∈ Rn .
obtient
∂f1 ∂f1 ∂f1
∂x1 ∂x2
··· ∂xn
f (xe + ϵ(t)) ≈ f (xe ) +
· · · ··· ··· ···
ϵ(t).
∂fn ∂fn ∂fn
∂x1 ∂x2
··· ∂xn x=xe
On a f (xe ) = 0, alors
∂f1 ∂f1 ∂f1
∂x1 ∂x2
··· ∂xn
f (xe + ϵ(t)) ≈ (II.21)
· · · ··· ··· ···
ϵ(t),
∂fn ∂fn ∂fn
∂x1 ∂x2
··· ∂xn x=xe
et
∂f1 ∂f1 ∂f1
∂x1 ∂x2
··· ∂xn
Dα ϵ(t) =
· · · ··· ··· ···
ϵ(t).
∂fn ∂fn ∂fn
∂x1 ∂x2
··· ∂xn x=xe
Alors
Dα ϵ(t) = Jf (xe )ϵ(t). (II.22)
q q
•Si c − b − abc > 0, le système admet trois points d’équilibre ( c−b−abc 1
c
,c + a, 1c c−b−abc
c
) et
q q
(− c−b−abc 1
c
,c + a, − 1c c−b−abc
c
) et (0, 1b , 0)
•Si c − b − abc < 0, le système (III.1) admet un seul point d’équilibre (0, 1b , 0).
Donc
Ẋ = Z + ( 1b − a)X + XY
Ẏ = bY − X 2 (III.3)
= −X − cZ
Ż
Le système (III.3) admet un seul point d’équilibre (0, 0, 0) pour (c − b − abc) < 0, pour étudier
sa nature on calcule la matrice Jacobienne associé à ce système
1
b −a+Y X 1
J(X,Y,Z) = 0
2
−2X −b ,
−1 0 −c
III.1 Un modèle de finance 39
1 c
(det J − λI) = (−b − λ)(λ2 + (c + a − )λ + 1 + ca − ) = 0. (III.4)
b b
(−b − λ) = 0,
et
1 c
(λ2 + (c + a − )λ + 1 + ca − = 0.
b b
Le signe de λ2 , λ3 dépend des signes de 1 + ac − c
b
et c + a − 1b , on a 4 cas
1. Si 1 + ac − c
b
> 0 et c + a − 1
b
<0
Alors l’équation (III.4) admet trois valeurs propres de signe opposée λ1 = −b, λ2 > 0 et
λ3 > 0. Le point d’équilibre (0, 1b , 0) est un point selle.
2. Si 1 + ac − c
b
> 0 et c + a − 1
b
>0
L’équation (III.4) admet 3 valeurs propres de même signe λ1 < 0, λ2 < 0 et λ3 < 0, donc
le point d’équilibre est stable.
3. Si 1 + ac − c
b
= 0 l’équation (III.4) devient
1
(−b − λ)(λ2 + (c + a − )λ = 0. (III.5)
b
4. Si 1 + ac − c
b
> 0 et c + a − 1
b
= 0, l’équation (III.4) devient
c
(−b − λ)(λ2 + 1 + ac − ) = 0,
b
III.1 Un modèle de finance 40
λ1 = −b,
c
r
λ2 = i ac + 1 − ,
b
c
r
λ3 = −i ac + 1 − .
b
Puisque les valeurs propres complexes conjuguée et s’écrivent sous la forme a(λ) + ib(λ)
on prend q = −(c + a − 1b ) donc ∂q
∂a
= −1 donc on a une bifurcation de Hopf, est le
points (0, 1b , 0) est stable.
1
(0, , 0).
b
1
(0, , 0)
b
et s s
c − b − abc ac + 1 1 c − b − abc
( , , )
c c c c
et s s
c − b − abc ac + 1 1 c − b − abc
(− , ,− )
c c c c
III.1 Un modèle de finance 41
λ1 = −0.1,
et √
9−a± a2 −22a+117
si a ∈]0, 9[∪[13, +∞[,
λ(2,3) = √
2
9−a±i a2 −22a+117
2
si a ∈]9, 13[,
— Si a > 9, la partir réelle est strictement négative donc | arg (λ1,2,3 )| > α π2 , d’où le point
(0, 10, 0) est asymptotiquement stable pour 0 < α ≤ 1.
— Si a < 9, on a deux valeurs propres sont réelles est négatives mais la troisième sont réelle
est positive, alors le point d’équilibre (0, 10, 0) est instable quelque soit 0 < α < 1.
q q
Pour les points d’équilibre (± 9−a
c
,a + 1, ± 9−a
10
), la matrice Jacobienne associer
q
1 ± 9−a
10
1
J(±√ 9−a ,a+1,±√ 9−a ) =
q
0
9−a
±2 10
−0.1 .
c 10
−1 0 −1
III.2 Un modèle de Lotka-Voltera 42
1 1
P (λ) = λ3 + 0.1λ + (1, 8 − a)λ + (1, 8 − a).
5 5
a λ1 λ2 λ3 α
0.5 -0.7681 0.3341+1.4497 i 0.3341-1.4497 i 0.8555
1 -0.7609 0.3304+1.412 i 0.3304-1.412 i 0.8536
1.2 -0.7578 0.3289+1.3965 i 0.3289-1.3965 i 0.8527
2 -0.7447 0.3223+1.3327i 0.3223-1.3327 i 0.8494
2.5 -0.7355 0.3178+1.2909 i 0.3178-1.2909 i 0.8463
3 -0.7256 0.3128+1.2474 i 0.3128-1.2474 i 0.8435
3.5 -0.7146 0.3073+1.202 i 0.3073-1.202 i 0.8406
4 -0.7026 0.3013+1.1544 i 0.3013-1.1544 i 0.8374
4.5 -0.6891 0.2946+1.1042 i 0.2946-1.1042 i 0.8340
5 -0.674 0.287+1.51 i 0.287-1.051 i 0.8302
5.5 -0.6568 0.2784+0.9941 i 0.2784-0.9941 i 0.8261
6 -0.6369 0.2685+0.9327 i 0.2685-0.9327 i 0.8232
6.8 -0.585 0.2425+0.7905 i 0.2425-0.7905 i 0.8105
7.9 -0.5058 0.2029+0.6116 i 0.2029-0.6116 i 0.7960
8.5 -0.4228 0.1614+0.4587 i 0.1614-0.4587 i 0.7846
On remarque qu’il y a toujours une valeur propre réelle négative et deux valeurs propres
complexes conjugues avec la partie réelle positive, les deux points d’équilibre sont
localement instable.
responsable de la pêche italienne à Trieste qui avait remarqué que, juste après la première
guerre mondiale (période durant laquelle la pêché avait été nettement réduite) la proportion
de requins et d’autres prédateurs impropres à la consommation que l’on pêchait parmi les
poissons consommables était nettement supérieure à ce qu’elle était avant la guerre et à ce
qu’elle redevint ensuite.
Le modèle concerne deux populations dont les effectifs au temps t sont respectivement notés
x(t) et y(t), la seconde (les prédateurs) se nourissant de la première (les proies).
Ceci conduit au modèle suivant [14]
ẋ(t) = x(t)(r − kx(t) − by(t))
(III.7)
ẏ(t) = y(t)(−d + βx)
• Si r > kd
β
le système admet trois points d’équilibres, (0, 0), ( kr , 0) et ( βd , rb − kd
bβ
).
• Si r < kd
β
le système admet deux points d’équilibres, (0, 0), ( kr , 0) car la composante
négative n’à pa un sens biologique.
donc la matrice Jacobienne admet deux valeurs propres de signe opposé λ1 = r, λ2 = −d,
alors le point d’équilibre (0, 0) est instable (point selle). On peut même affiner le résultat et
dire que la direction x est instable alors que la direction y est asymptotiquement stable.
La matrice Jacobienne au point d’équilibre ( kr , 0) est donnée par
r
−r
J( kr ,0) = k
,
0 −d + rβ
k
∗ ∗
−kx −bx
J(x∗ ,y∗ ) = ,
βy ∗ 0
on obtient
det(J(x∗ ,y∗ ) ) = bβx∗ y ∗ > 0 et T r(J(xx∗ ,y∗ ) ) = −kx∗ < 0, donc le point est instable.
donc
• Si r > kd
β
le système admet trois points d’équilibre, (0, 0), ( (r)
k
, 0) et ( βd , rb − kd
bβ
).
• Si r < kd
β
le système admet deux points d’équilibre, (0, 0), ( kr , 0) car la composante
négative n’a pa un sens biologique.
on a λ1 = r est un réel positif et λ2 = −d donc |arg(λ1 )| < α π2 , alors le point est localement
instable.
pour le point ( kr , 0), on effectue le changement suivant
X(t) = x − r
k
Y (t) = y
V (X, Y ) = V1 + V2 = X 2 + Y 2 ,
III.2 Un modèle de Lotka-Voltera 46
nous avons V̇ = V̇1 + V̇2 = 2X Ẋ + 2Y Ẏ , où Ẋ(t), Ẏ (t) la dérivée de X(t), Y (t) par rapport à
t avec le constante ε, on obtient
Z t+ε
1 1
X(τ )Ẋ(τ ) + Y (τ )Ẏ (τ ) = [X 2 (t + ε) − X 2 (t)] + [Y 2 (t + ε) − Y 2 (t)]. (III.10)
t 2 2
d’où
Ẋ(t) = [ Γ(α)
1
(t − τ )α−1 (X(τ ) + kr )(−kX(τ ) − bY (τ ))]τ =t +
1 Rt
(t − τ )α−2 (X(τ ) + kr )(−kX(τ ) − bY (τ ))dτ
Γ(α) 0
(III.11)
Ẏ (t) = [ Γ(α)
1
(t − τ )α−1 Y (−d + βX + βkr )]τ =t +
1 Rt
(t − τ )α−2 Y (−d + βX + βkr )dτ
Γ(α) 0
On à X(0)X(t) > 0 et Y (0)Y (t) > 0 donc l’équation (III.10) est négative, alors la fonction
V (X, Y ) = V1 + V2 = X 2 (t) + Y 2 (t) est décroissante.
On supposons qu’il existe une constante positive ξ qui vérifie X(0)X(t) ≥ ξ et Y (0)Y (t) ≥ ξ
pour tout t > 0, on a
r+(d− β r )
Où α3 = 2ξ X 2 (0)+Yk2 (0) > 0.
Donc, le point d’équilibre ( kr , 0) est globalement asymptotiquement stable.
III.2 Un modèle de Lotka-Voltera 47
∗ ∗
−kx −bx
J(x∗ ,y∗ ) ,
βy ∗ 0
donc
kd
p(λ) = λ2 + kx∗ λ − d(r − ).
β
Si ∆ = (kx∗ )2 − 4d(r − kd
β
) > 0, alors la matrice jacobienne admet deux valeurs propres
q q
négative, λ1 = − 12 (kx∗ + kx∗ − 4(r − kd
β
) et λ2 = 12 (−kx∗ + kx∗ − 4(r − kd
β
)).
D’où |arg(λ1 (1, 2))| = π > α π2 , avec 0 < α < 1 Le point est localement asymptotique stable.
Si ∆ = (kx∗ )2 − 4d(r − kd
β
) < 0, alors La matrice Jacobienne admet deux valeurs propres
q
complexe λ1 (1, 2) = 12 (−kx∗ ± i kx∗ − 4(r − kd
β
)).
√
D’où arctan −∆
k
> α π2 , alors le point d’équilibre ( βd , rb − kd
bβ
) est localement asymptotique
stable.
Conclusion Générale
Le but de ce mémoire est l’étude d’un système dynamique d’équations différentielles aux
dérivées d’ordre fractionnaire.
Dans le cas d’un système linéaire d’ordre entier, les critères de la stabilité étant déjà anciens,
le problème reste posé pour les modèles non linéaires donc on a présenté deux méthode pour
l’étude de la stabilité :
Dans le cas d’un système linéaire fractionnaire on détermine différents régions de stabilité et
d’instabilité, et pour le système non linéaire on peux définir une fonction de Lyapunov.
Bibliographie
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