RÉSEAUX INFORMATIQUES
Module de Cours Complet & Guide de Travaux Pratiques
Développé pour les Étudiants du Club CARS
Concepteur : Kakudji Mujinga Célestin (Célestin Fils)
Spécialiste en Réseaux & Solutions de Connectivité (WISP & Wi-Fi Outdoor)
CHAP II. GÉNÉRALITÉS SUR LE RÉSEAU INFORMATIQUE
I. Historique
L'histoire des réseaux informatiques s'enracine à la fin des années 1960 avec le projet ARPANET (Advanced
Research Projects Agency Network), financé par le département de la Défense des États-Unis. Face aux
enjeux géopolitiques de la guerre froide, l'objectif fondamental était de concevoir un système de
communication robuste, décentralisé et hautement résilient, capable de continuer à fonctionner même si une
partie des infrastructures physiques était détruite.
• 1969 : Établissement de la première connexion physique réussie entre des ordinateurs de l'université
d'UCLA et du Stanford Research Institute.
• Années 1970 : Conception et formalisation de la suite de protocoles fondamentaux TCP/IP par Vint Cerf
et Bob Kahn, ainsi que l'émergence des premiers systèmes de messagerie électronique (e-mail).
• Années 1980 : Standardisation des architectures Ethernet pour les liaisons locales, marquant le début du
déploiement massif des réseaux locaux en entreprise (LAN).
• Années 1990 : Invention du World Wide Web (WWW) par le chercheur Tim Berners-Lee au CERN. Cette
innovation logicielle basée sur le protocole HTTP a démocratisé l'accès à l'information et provoqué
l'explosion d'Internet à l'échelle mondiale.
II. Définition des concepts clés
• Réseau informatique : Une entité complexe constituée d'équipements matériels (ordinateurs, serveurs,
routeurs, commutateurs) interconnectés par des voies de communication physiques (liaisons filaires,
optiques) ou immatérielles (ondes radio), échangeant des flux de données numériques standardisés.
• Nœud (Node) : Tout point de connexion actif sur un réseau, capable de générer, traiter, relayer ou clore
un flux d'informations (ex. : un ordinateur portable, un smartphone, une interface de routeur).
• Protocole : Un ensemble strict et documenté de règles syntaxiques, sémantiques et de synchronisation
régissant l'échange de données entre deux entités communicantes. C'est le langage standardisé universel
requis pour l'interopérabilité des systèmes hétérogènes.
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• Bande passante : La capacité maximale théorique de transmission d'un canal de communication,
mesurant le volume d'informations binaires transportables par unité de temps. Elle s'exprime en bits par
seconde (bps, Mbps, Gbps).
III. Éléments fondamentaux d'un réseau informatique
Le fonctionnement de toute infrastructure de communication repose sur l'interaction de quatre blocs
structurels :
1. Les périphériques terminaux (Hôtes) : Ordinateurs, serveurs d'applications, téléphones IP, caméras de
surveillance. Ils initient les requêtes ou agissent comme récepteurs finaux des données.
2. Les équipements intermédiaires : Commutateurs (Switches) pour la connectivité interne, routeurs pour
l'interconnexion de réseaux distincts, points d'accès Wi-Fi pour la connectivité sans fil. Ils optimisent,
filtrent, orientent et sécurisent le trafic.
3. Les supports de transmission (Médias) : Câbles en cuivre torsadé, câbles coaxiaux, fibres optiques
monomodes/multimodes et ondes électromagnétiques (Wi-Fi, faisceaux hertziens).
4. Les services et protocoles : Couches logicielles sous-jacentes qui gèrent l'acheminement concret et
l'affichage des informations utilisateur (ex. : requêtes web via HTTP/HTTPS, transport de courriels via
SMTP).
CHAP III. TOPOLOGIE ET TYPOLOGIE DES RÉSEAUX
I. Type des topologies
La topologie définit la structure géométrique physique ou la logique opérationnelle du cheminement des
trames de données.
• Topologie en Étoile : Configuration moderne standard des réseaux locaux. Tous les terminaux sont reliés
de manière indépendante à un concentrateur ou commutateur central. L'avantage principal réside dans la
haute tolérance aux pannes : la rupture d'un cordon RJ45 n'impacte que le nœud concerné.
• Topologie en Bus : Architecture historique où tous les nœuds partagent un segment de câble coaxial
unique équipé de bouchons de terminaison. Très vulnérable, car toute coupure physique du média
paralyse la totalité du réseau.
• Topologie en Anneau : Les données transitent séquentiellement d'un appareil à un autre en formant une
boucle fermée (ex. : architectures Token Ring).
• Topologie Maillée (Mesh) : Chaque équipement dispose de liaisons point à point redondantes avec
plusieurs autres nœuds. Elle offre une résilience maximale et sert de fondation structurelle à l'Internet
mondial (backbones) ainsi qu'aux architectures Wi-Fi Mesh extérieures (WISP).
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II. Typologie selon la distance géographique
• PAN (Personal Area Network) : Réseau personnel limité à l'espace de vie immédiat d'un individu (portée
de quelques mètres, ex. : Bluetooth).
• LAN (Local Area Network) : Réseau local d'entreprise, d'école ou de domicile, circonscrit à un bâtiment
ou un site d'activité. C'est l'échelle de base des configurations d'accès des utilisateurs.
• MAN (Metropolitan Area Network) : Réseau métropolitain englobant une agglomération urbaine
complète, permettant l'interconnexion de différents LAN (ex. : banques multi-agences à l'échelle d'une
ville).
• WAN (Wide Area Network) : Réseau étendu à l'échelle planétaire, nationale ou continentale. Internet
constitue l'exemple le plus représentatif d'architecture WAN.
III. Typologie selon le mode de fonctionnement
• Mode Client/Serveur : Architecture centralisée dans laquelle des machines dotées de fortes capacités de
traitement (Serveurs) stockent les bases de données et fournissent des services spécifiques à des hôtes
demandeurs (Clients). Ce mode garantit une gestion rigoureuse de la sécurité et des droits d'accès.
• Mode Égal à Égal (Peer-to-Peer / P2P) :** Chaque poste connecté joue simultanément le rôle de
client et de serveur, échangeant des fichiers de manière décentralisée, idéal pour les petites
structures de moins de 10 postes.
CHAP IV. CÂBLAGE ET RACCORDEMENT
I. Type des câbles
• Le câble à paire torsadée (RJ45) : Support le plus répandu en LAN. Il comprend 8 fils de cuivre
torsadés deux par deux pour neutraliser les bruits électromagnétiques extérieurs et la diaphonie.
◦ Catégories majeures : Cat 5e (1 Gbps à 100 MHz), Cat 6 (1 Gbps à 250 MHz, supportant 10 Gbps
sur courtes distances), Cat 6a (10 Gbps sur 100 mètres à 500 MHz).
◦ Blindages essentiels : UTP (non blindé, flexible, sensible), FTP (blindage par feuille d'aluminium
globale), SFTP (blindage par tresse métallique externe et feuille sur chaque paire, optimal pour
l'extérieur).
• La fibre optique :** Médium transmettant des impulsions de lumière au sein d'un cœur en verre ou
en plastique. Insensible aux ondes radio et aux courants électriques.
◦ Monomode (SMF) : Diamètre de cœur très fin (9 microns). Le signal lumineux se propage en
ligne droite. Très faible atténuation, idéale pour les liaisons WAN et architectures WISP
extérieures de plusieurs kilomètres.
◦ Multimode (MMF) : Diamètre de cœur plus large (50 ou 62.5 microns). La lumière rebondit sur
les parois. Réservée aux courtes distances (liaisons de campus de moins de 500m).
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II. Panneau de raccordement (Patch Panel)
Le panneau de raccordement est un organe passif essentiel installé au sein d'une armoire de
brassage. Il fait l'interface entre le câblage structurel horizontal fixe (encastré dans les murs) et les
équipements actifs (Switches).
Note pédagogique pour les TP : Il faut enseigner aux étudiants que les câbles rigides venant des
bureaux sont raccordés une fois pour toutes à l'arrière du bandeau de brassage. Pour relier un
bureau à un port du Switch, on utilise un cordon de brassage souple en face avant. Cela préserve
la durée de vie de l'installation et évite d'abîmer le câblage permanent lors des modifications
quotidiennes.
CHAP V. MODÈLE OSI & TCP/IP
I. Modèle OSI (7 couches)
Unité de données
N° Couche Rôle principal
(PDU)
Interface applicative directe avec l'utilisateur (HTTP,
7 Application Données
FTP, DNS)
Traduction, codage, chiffrement et compression des
6 Présentation Données
données
Gestion, synchronisation et maintien des sessions de
5 Session Données
communication
Contrôle des flux, connexions de bout en bout fiables
4 Transport Segment
ou non (TCP/UDP)
3 Réseau Adressage logique (IP) et routage des paquets Paquet
Liaison de Adressage physique (MAC) et gestion de l'accès au
2 Trame
données support physique
Transmission des signaux électriques, optiques ou
1 Physique Bits
radio sur le média
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II. Modèle TCP/IP (4 couches)
Modèle pratique appliqué sur Internet, structuré ainsi :
• Application : Fusionne les couches 5, 6, et 7 du modèle OSI.
• Transport : Identique à la couche 4 de l'OSI (TCP, UDP).
• Internet : Correspond à la couche 3 (Réseau) du modèle OSI.
• Accès Réseau : Fusionne les couches 1 et 2 du modèle OSI.
III. Protocole QUIC (Modernisation de HTTP/3)
QUIC est un protocole de transport moderne s'appuyant sur UDP, développé pour corriger les
faiblesses structurelles de TCP face aux usages web contemporains.
1. Suppression du blocage en tête de ligne (Head-of-Line Blocking)
En TCP, si une connexion transporte plusieurs fichiers et qu'un unique paquet est perdu, tout le flux
est bloqué en attendant sa retransmission. QUIC remédie à cela en multiplexant des flux
indépendants sur UDP : la perte d'un paquet du flux A n'interrompt pas le flux B.
2. Handshake 0-RTT (Zero Round-Trip Time)
QUIC unifie la phase d'établissement de la session de transport et la négociation cryptographique
(TLS 1.3) en un seul aller-retour. Pour les connexions ultérieures avec un serveur connu, le client
transmet des données sécurisées dès le premier paquet (0-RTT), éliminant la latence initiale.
CHAP VI. ADRESSAGE IP
I. IPv4 (Internet Protocol version 4)
Adresse codée sur 32 bits répartis en 4 octets séparés par des points (ex. : [Link]).
• Plages Privées (RFC 1918) : Non routables sur Internet, dédiées aux LAN : [Link]/8,
[Link]/12, [Link]/16.
II. Le sous-réseautage (Subnetting)
La mise en place du routage sans classe (CIDR) et du découpage de masque de sous-réseau de
longueur variable (VLSM) permet d'ajuster les sous-réseaux aux besoins réels d'une entreprise.
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Exemple de calcul pour 4 sous-réseaux :
Soit le réseau d'origine [Link]/24. Nous appliquons la formule : 2^n ≥ 4, d'où n = 2 bits empruntés à
la partie machine. Le nouveau masque est /26 (soit [Link]).
Adresse de Diffusion
Sous-réseau Adresse Réseau Plage d'IP hôtes valides
(Broadcast)
SR 1
[Link]/26 [Link] à [Link] [Link]
(Administration)
[Link] à
SR 2 (Technique) [Link]/26 [Link]
[Link]
[Link] à
SR 3 (Étudiants) [Link]/26 [Link]
[Link]
[Link] à
SR 4 (Wi-Fi) [Link]/26 [Link]
[Link]
Règle d'or absolue : Pour chaque bloc ou sous-réseau calculé, la première adresse (Réseau) et la
dernière adresse (Broadcast) ne peuvent jamais être allouées à un périphérique utilisateur.
III. IPv6 (Internet Protocol version 6)
Adresse codée sur 128 bits écrite en notation hexadécimale (8 blocs de 16 bits séparés par des deux-
points). Elle résout définitivement la pénurie d'adresses IPv4 avec 3.4 × 10^{38} adresses uniques,
intègre obligatoirement IPsec pour la sécurité et supprime le besoin de diffusion (Broadcast).
CHAP VII. CONFIGURATION DES ÉQUIPEMENTS PHYSIQUES
I. Switch
Le commutateur gère la connectivité de couche 2 au sein d'un même réseau local en transmettant les
trames vers le port de destination à l'aide d'une table d'adresses MAC.
II. Routeur point d'accès D-Link
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Matériel résidentiel ou de petite entreprise intégrant un modem/routeur et un point d'accès Wi-Fi. La
configuration s'effectue via l'interface web (souvent [Link]) : personnalisation du SSID,
sélection de la sécurité WPA2/WPA3 Personnel et activation du pool DHCP local.
III. Routeur MikroTik (RouterOS)
Équipements réseaux professionnels paramétrables via l'utilitaire WinBox. C'est l'outil central pour le
déploiement de hotspots Wi-Fi Zone.
Étapes de configuration chronologique :
1. Création du Bridge : Créer une interface logique commune (ex. : bridge1) et y assigner les
interfaces physiques ether2 à ether5 pour centraliser la commutation LAN.
2. Adressage : Assigner l'adresse IP publique ou dynamique sur le port WAN (ether1 connecté à
Starlink ou au fournisseur) et assigner la passerelle LAN (ex. : [Link]/24) sur le bridge1.
3. Serveur DHCP : Lancer l'assistant DHCP Setup sur l'interface bridge1 pour automatiser l'envoi de
configurations réseau aux utilisateurs.
4. NAT Masquerade : Permettre aux adresses privées du LAN d'accéder à Internet. Règle WinBox : IP
-> Firewall -> NAT. Ajouter une règle : Chain=srcnat, Out. Interface=ether1,
Action=masquerade.
IV. Configurations Basiques d'Équipements Cisco (CLI)
La manipulation des routeurs et commutateurs Cisco s'opère en ligne de commande (CLI). Voici le
script complet de sécurisation et d'initialisation de base :
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Router> enable ! Passer du mode utilisateur au
mode privilégié
Router# configure terminal ! Accéder au mode de configuration
globale
Router(config)# hostname R-Kalemie ! Donner un nom d'hôte à
l'équipement
! Sécurisation du mode Privilégié (chiffrement secret)
R-Kalemie(config)# enable secret MonMotDePasseFort
! Sécurisation de l'accès local physique (Ligne Console)
R-Kalemie(config)# line console 0
R-Kalemie(config-line)# password AccesConsole0
R-Kalemie(config-line)# login
R-Kalemie(config-line)# logging synchronous ! Empêche les notifications de
couper la saisie
R-Kalemie(config-line)# exit
! Sécurisation de l'accès distant (Lignes virtuelles VTY)
R-Kalemie(config)# line vty 0 4
R-Kalemie(config-line)# password AccesReseauDistant
R-Kalemie(config-line)# login
R-Kalemie(config-line)# transport input ssh telnet ! Définir les protocoles acceptés
R-Kalemie(config-line)# exit
! Chiffrement global et bannière de sécurité
R-Kalemie(config)# service password-encryption ! Chiffrer les mots de passe
visibles dans la config
R-Kalemie(config)# banner motd # ACCES STRICTEMENT RESERVE AUX ADMINISTRATEURS DU
CLUB CARS #
Adressage d'un Routeur (Interface Physique) vs Switch (Interface Virtuelle SVI)
Un routeur reçoit une adresse IP directement sur son interface physique :
R-Kalemie(config)# interface gigabitEthernet 0/0
R-Kalemie(config-if)# description Connexion_LAN
R-Kalemie(config-if)# ip address [Link] [Link]
R-Kalemie(config-if)# no shutdown ! Par défaut, les interfaces Cisco
sont éteintes
R-Kalemie(config-if)# exit
Un commutateur (Niveau 2) requiert une adresse IP sur son interface de gestion virtuelle (SVI) :
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S-Kalemie(config)# interface vlan 1
S-Kalemie(config-if)# ip address [Link] [Link]
S-Kalemie(config-if)# no shutdown
S-Kalemie(config-if)# exit
S-Kalemie(config)# ip default-gateway [Link]
Sauvegarde impérative (mode Privilégié) :
R-Kalemie# copy running-config startup-config ! Transférer la configuration
active de la RAM vers la NVRAM
CHAP VIII. PARTAGE DES FICHIERS
I. Protocole FTP & SMB
FTP (File Transfer Protocol) : Protocole d'architecture client-serveur opérant sur les ports TCP 20 et
21. Non sécurisé (mots de passe en clair), il est souvent remplacé par SFTP.
SMB (Server Message Block) : Protocole natif utilisé par l'environnement Windows pour le partage
transparent de répertoires et d'imprimantes sur un LAN.
II. Partages de fichiers avec le réseau AD-HOC
Le réseau sans fil Ad-Hoc fonctionne en mode poste à poste (peer-to-peer). Les hôtes établissent une
liaison radio directe via leurs cartes Wi-Fi sans point d'accès intermédiaire.
III. Partages filaires et sans fil entre PC, PC et téléphones
En liaison filaire directe entre deux PC, l'ancien standard imposait un câble croisé. Grâce à la norme
Auto-MDIX implantée sur les cartes réseau actuelles, un câble droit standard permute
automatiquement les broches. Il suffit de fixer deux IP statiques sur la même plage réseau (ex. :
[Link] et [Link]) pour initier l'échange. Sans fil, l'écosystème utilise le Bluetooth pour
la découverte de proximité et le Wi-Fi Direct pour le transfert rapide (ex. : Quick Share).
CHAP IX. LA VIDÉOSURVEILLANCE IP
Ce volet aborde la convergence de la sécurité physique sur l'infrastructure de données réseau.
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• Architecture matérielle : Caméras IP, commutateur muni d'injecteurs PoE (Power over Ethernet)
pour acheminer l'énergie électrique et la transmission de données sur l'unique câble RJ45, et un
enregistreur NVR (Network Video Recorder).
• Optimisation de la Bande passante : Le choix du format de compression est capital. Le codec
moderne H.265 (HEVC) réduit de 50% le débit réseau et la consommation de stockage disque par
rapport au standard H.264. L'implémentation du mode de débit variable (VBR) permet de réduire
les flux lorsque la scène surveillée reste statique.
• Sécurisation par isolation : Les caméras IP représentent des vecteurs de failles physiques. Si une
caméra extérieure est débranchée, un intrus pourrait connecter son PC sur la ligne RJ45. La
recommandation absolue est d'isoler l'infrastructure de vidéosurveillance au sein d'un VLAN dédié
protégé par des règles de filtrage de pare-feu imperméables.
CHAP X. LE REMOTE CONTROL (CONTRÔLE À DISTANCE)
I. Introduction et protocoles de base
L'administration de serveurs distants et l'assistance technique requièrent le contrôle d'appareils à
travers des liaisons IP de manière sécurisée.
• SSH (Secure Shell - Port TCP 22) : Assure la gestion en mode ligne de commande (CLI) de manière
entièrement chiffrée, remplaçant Telnet.
• RDP (Remote Desktop Protocol - Port TCP 3389) : Protocole propriétaire Microsoft pour l'accès
graphique (GUI). Il optimise la bande passante en transmettant des instructions d'affichage
logiques au lieu de simples captures d'écrans.
• VNC (Virtual Network Computing) : Alternative multiplateforme transmettant directement les blocs
de pixels de l'écran, plus gourmande en ressources réseau.
II. Logiciels tiers
Des outils comme AnyDesk, TeamViewer, ou RustDesk (open-source) évitent la configuration
manuelle de la redirection de ports (NAT) sur les routeurs d'accès. Ils exploitent des serveurs relais
intermédiaires gérés par les éditeurs pour établir la liaison de manière bidirectionnelle.
CHAP XI. INITIATION À LA TECHNOLOGIE CISCO & ROUTAGE
I. Services Réseaux Fondamentaux
• DHCP : Serveur qui distribue dynamiquement les configurations d'adresses aux nœuds du LAN.
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• DNS : Système de résolution assurant la correspondance entre noms de domaine (ex. :
[Link]) et adresses IP.
II. Routage Dynamique RIPv2
Le protocole RIP (Routing Information Protocol) est un protocole de routage à Vecteur de distance. Sa
métrique est exclusivement basée sur le nombre de sauts (maximum 15 sauts, 16 représentant l'infini/
inaccessible). Les routeurs échangent l'intégralité de leur table topologique toutes les 30 secondes.
Configuration du processus RIPv2 sur un routeur Cisco :
R-Kalemie(config)# router rip
R-Kalemie(config-router)# version 2 ! Active la version v2 (gestion du
VLSM/sans classe)
R-Kalemie(config-router)# network [Link] ! Propager le réseau local
spécifié
R-Kalemie(config-router)# no auto-summary ! Désactiver la résumé automatique
aux frontières de classe
R-Kalemie(config-router)# exit
III. Projet Pratique de Synthèse (Lab)
À l'issue du module, les étudiants doivent réaliser une maquette d'architecture complète sur un
simulateur réseau (Cisco Packet Tracer ou GNS3). Le projet impose de segmenter une adresse de
classe C en plusieurs sous-réseaux (VLSM), de configurer l'ensemble des commutateurs et routeurs
via la CLI (noms, mots de passe cryptés, bannières, adresses de passerelles), de déployer des pools
DHCP et d'interconnecter les routeurs distants par le protocole de routage dynamique RIPv2. La
validation finale s'opère par le succès de tests de connectivité de bout en bout (commandes ping et
traceroute).
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