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ST-6663

Cette thèse de Seyiiabou Cisse, présentée à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, porte sur l'étude de la contamination par les nitrates dans la nappe libre des sables quaternaires de Thiaroye/Beer Thialane, en utilisant un système d'information géographique. Le travail vise à contribuer à la gestion durable des ressources en eau potable à Dakar, en analysant l'impact des différentes formes d'utilisation des terres sur la qualité de l'eau. Les résultats mettent en évidence des niveaux de nitrates préoccupants et proposent des solutions pour réduire cette contamination.

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ST-6663

Cette thèse de Seyiiabou Cisse, présentée à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, porte sur l'étude de la contamination par les nitrates dans la nappe libre des sables quaternaires de Thiaroye/Beer Thialane, en utilisant un système d'information géographique. Le travail vise à contribuer à la gestion durable des ressources en eau potable à Dakar, en analysant l'impact des différentes formes d'utilisation des terres sur la qualité de l'eau. Les résultats mettent en évidence des niveaux de nitrates préoccupants et proposent des solutions pour réduire cette contamination.

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UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR

FACULTE DES SCIENCES ET TECHNIQUES


DEPARTMENT DE GEOLOGIE

THESE
Présentée pour obtenir le grade de

DOCTEUR de 3 ème cycle en Géologie Appliquée


(Mention HYDROGEOLOGIE)

par

Seyiiabou CISSE

NAPPE LIBRE DES SABLES QUATERNAIRES THIAROYE/BEER


THIALANE
ETUDE DE LA CONTAMINATION PAR LES NITRATES SUR LA
BASE D'UN SYSTEME D'INFORMATION GEOGRAPHIQUE
(PC ARCIINFO)

Le 14 Janvier 2000 devant le jury:

A. LY Président Université C. A. Diop DAKAR


C. B. GAYE Rapporteur Université C. A. Diop DAKAR
S. WOHNLICH Rapporteur L. Maximilians UniversitAt MUNICH
A. FAYE Examinateur Université C. A. Diop DAKAR
S. FAYE Examinateur Université C. A. Diop DAKAR
Mme. A. FALL Examinateur Ministère de l'hydraulique DAKAR
B. DIENG Examinateur SONES DAKAR

à
NOTE AUX LECTEURS

Ce document a été numérisé et mis en


ligne par la Bibliothèque Centrale de
l’Université Cheikh Anta DIOP de DAKAR

Site Web: [Link]


Mail: bu@[Link]
Tél: +221 33 824 69 81
BP 2006, Dakar Fann - Sénégal
111.11MM111111111111•11110111■111.11■■• MIMIMILMOOM 0•111.■••■■

AVANT-PROPOS

Ce travail a été réalisé ( ans le cadre d'un programme "Sandwich" du DAAD (Deutscher
Akademischer Austauschdienst) à L'IAAG (Institut fur Allgemeine und Angewandte
Geologie) de l'université de Munich (Ludwig-Maximilians-Universitât) en collaboration avec
le département de Géologie de l'université de Dakar (UCAD).

Au terme de ce travail, il m'est agréable de remercier ici toutes les personnes ayant contribué
à son déroulement, en particulier:

- Au DAAD (Deutscher Akademischer Austauschdienst) pour m'avoir accordé leur bourse


durant tout mon séjour en Allemagne et le financement pour la réalisation de ce travail.

- Messieurs les Pr. Cheikh Bécayb Gaye et Stefan Wohnlich, à qui j'adresse mes
remerciements pour m'avoir proposé ce sujet et accepté de le diriger pour sa réalisation. Leurs
critiques et suggestions pertinentes ont été d'un apport considérable pour la finalisation du
document. Qu'ils trouvent ici mes très sincères remerciements et l'expression de ma profonde
gratitude.

- Monsieur le Pr. Ababacar Ly, qui a accepté de présider mon jury. Ses
encouragements et conseils ont été précieux tout au long de ce travail. Je lui prie de croire à
ma sincère reconnaissance.

- Dr. Abdoulaye Faye, Maître de conférences et responsable du 3ème cycle


d'hydrogéologie à qui ses suggestions ont été d'un grand apport. Qu'il trouve ici mes sincères
remerciements.

- Dr. Raphael San, Maître de conférences, je lui témoigne ici ma reconnaissance


d'avoir accepté de corriger une bonne partie du manuscrit, malgré la distance.

- Dr. Serigne Faye, Maître Assistant, avec qui j'ai eu beaucoup de discussions et ses
critiques et suggestions pertinentes ont été d'un grand apport pour la finalisation de ce
document. Je lui témoigne ici mes très sincères remerciements, et qu'il trouve l'expression de
ma profonde gratitude.

- Monsieur Jean Louis Pinault du BRGM d'Orléans, pour l'intérêt tout particulier qu'il
a porté à ce travail et pour m'avoir facilité l'accès à la documentation.

- Dr. Abdou Aziz Tandia, Maître Assistant, avec qui j'ai commencé l'étude sur le
problème des nitrates dans la zone de Thiaroye. Qu'il trouve ici mes sincères remerciements.

- Mes remerciements vont également à Mme A. Fall, Chef du Service de Gestion et de


Planification des Ressources en Eau du Ministère de l'Hydraulique qui a accepté de faire
partie du jury.

1
Mes remerciements vont également à:

- tous mes collègues du "Arbeitsgruppe Hydrogeologie und Umwelte Geologie" de


L'IAAG/LMU, pour l'hospitalité dans le laboratoire d'accueil de Munich et les discussions et
suggestions lors des séminaires du groupe de travail.

- mes collègues du département de Géologie de l'Université de Dakar, et plus


particulièrement ceux du. Groupe de recherche en Hydrogéologie pour leur grand apport à la
fmalisation de ce document.

- au personnel administratif et technique du département de Géologie de l'Université


de Dakar, en particulier Mme Ndour, Monsieur Babacar Diop et Diakhaté pour leur
contribution dans mes campagnes sur le terrain à Dakar.

- au personnel du ministère de l'hydraulique de Dakar, en particulier Monsieur Saliou


Ngom et le vieux Feu Morice Diop pour m'avoir guidé sur le terrain pour une reconnaissance
des ouvrages.

Je ne saurais terminer sans remercier mon Papa, mes parents pour surtout leur soutien moral
et leur affection durant mes longues années d'absence.

Que mes frères, soeurs: NDèye Astou Cissé, Pape Amadou, Mody, Yakh, Khady,
Fatou, Bira, Ndiaya, NDiakhate trouvent ici l'expression de mes sincères remerciements et ma
profonde gratitude.
VORWORT

Die vorliegende Dissertation ist in den Jahren 1995 bis 1999 am Institut fer Allgemeine und
Angewandte Geologie der Ludwig-Maximilians-Universitât München und Geologisch Ab-
teilung Universitât Dakar durchgeffihrt worden.
Allen, die zur Realisierung dieser Arbeit beigetragen haben, môchte ich an dieser Stelle recht
herzlich meinen Dank aussprechen.

Mein besonderer Dank gilt in erste Linie den Herren Prof. Dr. Stefan WOHNLICH und Prof.
Cheikh Bécaye GAYE. Für die Vergabe des Themas sowie fur fachliche betreuung diese Ar-
beit bedanke ich mich ganz herzlich.
Mein persônlicher Dank gilt Herrn Prof. Dr. Stefan WOHNLICH, mit denen mich die Jahren
meines Forschungsaufenthales am Institut fur Allgemeine und Angewandte Geologie (IAAG)
der Ludwig-Mucimilians-Universitât München verbinden.

Besondern Dai* schulde ich dem Deutschen Akademischen Austauschdienst (DAAD), der
mich im Rahmen seiner Fôrderprogramme fur Hochschulbeziehungen mit einem Gaststipen-
dium soweit tifterstützt halte, bis ich mein Promotionsvorhaben konnte.

Den Herren Dr. A. FAYE, Prof. A. LY bin ich zum Dank verpflichtet.

Hem Dr. Raphael SARR môchte ich film die Beitrag und Durchsicht dieser Arbeit danken.

Hem Dr. Thomas RUDE hat durch Diskussions wesentlich dazu beigetragen. Ihnen gilt mein
besonderer Dank.

Hem Dr. Serigne FAYE môchte ich besonders fur die anregenden Beitrâge und die durchsicht
dieser Arbeit danken.

Für die stets freundschaftliche Zusammenarbeit und Hilfsbereitschaft danke ich Herrn Dipl. —
geol. Albert Vogelgesang und meinen Kolleginen und Kollegen der Arbeitsgruppe Hydro-
geologie und Umweltgeologie.

Frau WITT sei recht herzlicher gedankt fur die freundliche Unterstützung und Hilfsbereits-
chaft im Jahren meines Forschungsaufenthaltes am Institut ffir Allgemeine und Angewandte
Geologie (IAAG) und in Deutschland.

Frauen Rene Allen, Irene môchte ich besonders fur die freundliche Unterstützung in Freiburg
danken.

Zum SchluB môchte ich meinen Eltern, fur die moralische Unterstützung, in den kritischen
Momenten wâhrend meines Deutschlandaufenthaltes danken.
I Je dédie ce travail à:

Wtoee deet Pète se-qeade edece eesse


leta mu:tao teela 7e. Videge
ee4 EP:1--qade7eteidameez, Dieete
NAPPE LIBRE DÉS SABLES QUATERNAIRES
THIÀROYEJBEER THIALANE
ETUDE DE LA CONTAMINATION PAR LES
NITRATES SUR LA BASE D'UN SYSTEME
D'INFORMATION GEOGRAPHIQUE
(PC ARC/INFO)
ZUSAMMENFASSUNG

Mit den vorliegenden Untersuchungen im Bereich der Cap-Vert Halbinsel, westlich Dakar
Senegal (s. Abb.1), wurde in den Jahren 1996-1999 der aus quartâren Sanden aufgebaute Thi-
aroye Grundwasserleiter untersucht. Geologisch sind die Sande Teil des Senegalesisch-
Mauritanischen Sedimentationsbeckens, das eine Flâche von 500 000 km 2 einnimmt.
Die Spitze der Cap-Vert Halbinsel wird durch die von West nach Ost verlaufende Thiaroye-
Landenge mit dem Hinterland verbunden. Diese Thiaroye-Landenge die im Norden und Sil-
den vom Atlantischen Ozean begrenzt wird, besteht aus einer Abfolge von Sedimentgestei-
nen. Aufgrund verschiedener Bohrungen und geophysikalischer MeBungen kônnen in diesem
Gebiet zwei stratigraphische Einheiten unterschieden werden: tertiaire Tone im Liegenden, auf
die quartâre Sande folgen

Unter den trockenen klimatischen Bedingungen Senegals, die ein sehr eingeschrânktes Was-
serdargebot bedingen, ist der Thiaroye-Aquifer eine wichtige Basis für die Trinkwasserver-
sorgung der Hauptstadt Dakar, in der zwei Drittel der Bevôlkerung Senegals wohnen. Frühere
Arbeiten haben eine hohe grenzwertüberschreitende Nitratbelastung (400 mg/l) dieses wichti-
gen Grundwasservorkommens belegt (COLINS & SALEM, 1989; GAYE et al., 1989;
SONEES, 1989; FALL, 1991; TANDIA, 197).

Die vorliegende Arbeit sou einen Beitrag zur langfristigen Sicherung der Trinkwassernutzung
des Thiaroye-Aquifers durch das Aufzeigen von Mtiglichkeiten zur Reduzierung des Nitra-
teintrages in das Grundwasser leisten. Dazu wird auf Basis eines Geo-Informationen-
Systemes (PC ARC/INFO Version 3.4D ESRI 1990) der EinfluB unterschiedlicher Landnut-
zungsformen auf den Stickstoffhaushalt des Sandgrundwasserleiters untersucht.

Als Basis ftir die hydrogeologischen Arbeiten wurde eines hydrogeologisches Modell des
Quartâren Thiaroye Grundwasserleiters erstellt. Das Hydrogeologische Modell lehnt sich an
die Ergebnisse dieser Untersuchung und früherer Arbeiten an. Es ist aus folgenden Informati-
onsebenen aufgebaut:

• Klassifizierung der MeBstellen


Die Piezometer, Bohrungen und Privatbrunnen wurden auf der Basis des Kartenblattes „
Nappe libre des sables Quaternaires Infrabasaltique-Thiaroye/Beer Thialane" Karte des „ Mi-
nistère Développement Industriel Direction Hydraulique Dakar Senegal" lokalisiert und nach
ihrer Reprâsentativitât ldassifiziert. Die geographischen Koordinate aller MeBpunkten wurden
mit einem GPS-System mit 1-5 m Genauigkeit bestimmt (s. Abb.9).

• Digitales Gelândemodell
Das Digitales Gelândemodell wurde auf der Basis der topographische Kartenblâtter
„DAKAR, BARGNY, KAYAK, (I.G.N PARIS & S.G.N DAKAR, 1983) erstellt.

• Gmndwassergleichenplâne
Auf der Grundlage von Wasserspiegelmessungen im Juni und Oktober 1997 und dem lange-
rigen Gleichenplan (1984-1997) herausgegeben durch das „Ministère Hydraulique-Dakar"
werden mehrere Grundwassergleichenplâne erstellt. Die Wasserspiegelmessungen am Ende
der Trockenzeit (Juni) und der Regenzeit (Oktober) erfolgten mittels eines Lichtlotes, relativ
zur Pegeloberkante (POK). Problematisch sind im Untersuchungsgebiet die aus einer Daten-
bank zur Verftigung gestellten absoluten Daten zur POK der MeBstellen. Diese scheinen von
geringer Güte zu sein, konnten aber nicht durch eigene Nivellements geprüft werden. Daher
wurden unter Zuhilfenahme von topographischen Karten, Karten zum Grundwasserleiter (Ba-
sis, Mâchtigkeit) und die Lage der Feuchtgebiete (Niayes ) die Hôhenangaben einzelner Me13-
stellen korrigiert.

Für das hydrogeologische Modell wurden die Daten zum Grundwasserstand mit Hilfe von
geostatistische Methoden (Variogrammanalyse, lineare Krigeschâtzung) bearbeitet. Hierdurch
war es môglich, die Mel3werte zu regionalisieren. Verschiedene Richtungsvariogramme wur-
den erstellt und zeigen ftir die beide Stichtagsmessungen und die langjâhrigen mittleren
Grundwasserstand eine Anpassung nach der GauB-Modellfunktion (s. Abb. 29 bis 31). Die
Grundwassergleichenplane (s. Abb.38 bis 40) zeigen eine Verânderung der Grundwasserober-
flâche zwischen Juni und Oktober. Ebenfalls dargestellt ist ein Grundwassergleichenplan fur
die Beobachtungszeit 1984-1997. Der mittlerelGrundwassergleichenplan erreicht ein Niveau
zwischen den beiden Stichtagsmessungen.
Die Darstellung zeigt eine Fliessrichtung des Grundwassers von Süden nach Norden, in
Richtung des Meeres. Im Westen und Osten dés Gebietes deutet sich eine Grundwasserschei-
de in Richtung des westlichen „Nappe Infrabadaltique" bzw der ôstlichen „Nappe du Littoral
Nord". an. Die grôBte Gefàlle der Grundwasseroberflache liegt in der Fôrderbrunnen
„THEAROYE" (10 000 m3 /a) und „BEER THIALANE" (8 000 m 3/a).
Die Auswertung der langjâhrigen Grundwasserganglinien (1976-1997) zeigt eine Absenkung
der [Link] im Süd-Osten des Grundwasserleiters von Kounon nach Mbayakh unter
dem EinfluB der relativ trockenen klimatischen Bedingungen der letzten 10 Jahren. Der lang-
jâhrige mittlere Jahresniederschlag betrâgt 357 mm (1976-1997), die Untersuchungsperiode
1987-1997 erreicht dagegen nur 300 mm/a.

• Grundwasserbasis:
Die Basis des quartâsen Thiaroye Sandgrundwasserleiters nach HEBRARD (1966) ist ih
Abb.22 dargestellt. Die Isolinien der Aquifer basis zeigen eine Hochstruktur (10 m ü NN)
beim Ausstrich der tertiaren Tone im Süd-Osten des Grundwasserleiters im Bereich der Brun-
nen Pts.202 (Kounon), Pts.235 (Bambilor) und PS.8. Eine Depressionsstruktur (-70; -90 m ii
NN) ist an der nôrdlichen Küste im Bereich der Brunnen Pts.234 und im Westen des Grund-
wasserleiters (MeBstelle P2-1) zu erkennen.

• Grundwassermâchtigkeitskarte nach WHO (1972)


In den Depressionsstrukturen der Grundwasserleiterbasis finden sich hôhere Grundwasser-
mâchtigkeiten (s. Abb. 23) z.B im Thiaroye Becken (> 50m) im Bereich der Fôrderbrunnen
(F.15, F.17, F.18, F.22, F.21) und südlich des „Lac Mbeubeuss und Retba „ (20 - 60m).

• Flurabstandskarte
Eine Grundwasserflurabstandskarte wurde über das Residuals-Modul der Programms
SURFER 6.01 berechnet. Das Programm erlaubt die Berechnung der Vertikaldifferenz zwi-
schen dem Z-Wert eines Punktes aus einem XYZ-Data-Point-File und einem interpolierten Z-
Wert eines Rasterpunktes aus einem GRID-File mittels substraktiver Verschneidung. Die
Verschneidung erfolgte auf Grundlage des GRID-Files der Grundwasseroberflâche vom
tober 1997. Der XYZ-Data-Point-File der -digitalisierten Hôhenlinien der topographischen
Karte diente als DAT-file. Das Ergebnis der Verschneidung wird als Isolinienplan ausgege-
ben. Die Gesamtmâchtigkeit der Grundwasserüberdeckung (s. Abb.42) zeigt insgesamt ein
oberflâchennahes Grundwasser im Thiaroye Aquifer.

• Geohydraulischer Parameter
An einer Auswahl von Grundwassermel3stellen wurden Pumpversuche zur Bestimmung der
geohydraulischen Kennwerte des Grundwasserleiters durchgefert. Zur Registrierung der
MeBwerte kam ein Datenlogger (16 — Kanal — Logger 21 X, CAMPELL Scientific LTD) zum
Einsatz. Mittels eines Lichtlotes wurden Kontrollmessungen durchgefiihrt. Die Ergebnisse ftir
die Durchlâssigkeitsbeiwerte, dieTransmissivite und den Speicherkoeffizienten an den aus-
gev 'elle GrundwassermeBstellen sind auf Basis der verschiedenen Methoden für einen unge-
spaimten Grundwasserleiter (THEIS, COOPER & JACOB, BOULTON) in Tabelle 4 zusam-
metigestellt. Der Wiederanstieg des Grundwassers wurde nicht ausgewertet. In der Tabelle 5
wurden die mittleren Werte der verschiedenen Methoden und die erzielten Ergebnisser den
Werten aus dem WHO-Bericht (Etude Hydrogéologique de la Nappe des sables Quaternaires,
O.M.S, 1972) gegenübergestellt. Die Werte liegen in der gleichen GrôBenordnung. Unter-
sch_ ede ergeben sich durch die Inhomogenitât des Grundwasserleiters, durch die wechselnden
Mâchtigkeiten der einzelnen Schichten und die fehlende Auswertung des Wiederanstieges.
Auf Grund der Ergebnise der deskriptiven Statistik (Histogrammdarstellung, Prüfung auf
Normalverteilung) konnte eine Regionalisierung der Daten nicht vorgenommen werden.

• Hydrochemische Untersuchung des Thiaroye Grundwasserleiters

- Basischemische Parameter:
Die basischemischen Parameter wurden im Juni und Oktober 1997 gemessen. Die MeBergeb-
nisse des pH-Wertes betragen 4,47 bis 7,85. Mit wenigen Ausnahmen sind die Werte im sau-
ren Bereich.
Der gelôste Sauerstoffgehalt des Grundwassers betragt im Mittel 5,45mg/1. Das Maximum
von 8,7 mg/1 stammt aus einem handgegrabenen Privatbrunnen mit einem Durchmesser von
1,10 m, dessen Wasseroberflâche offen zutage liegt.
Die Grundwassertemperatur betrâgt im Mittel 29° C und ist damit nur geringfiigig kühler als
die mittlere Lufttemperature (30° C ). Gemeinsam mit den hohen Sauerstoffgehalten des
Grundwassers spricht dies ftir ein offenes System.
Die spezifischen elektrischen Leitfâhigkeiten liegen bei den meisten Proben zwischen 500
und 1000 p.S / cm. Die mm Teil hohen Leitfâhigkeitswerte des Grundwassers ergeben sich
durch die Mischung von Grundwasser mit Meerwasser. Wâhrend der Pumpversuche wurden
kontinuierlich die physikalisch- chemi schen Basisparameter Temperatur, spez. elektrische
Leitfâhigkeit, gelôster Sauerstoff und pH-Wert gemessen und auf einem Datenlogger im In-
terval von 10 Sekunden vor Ort gespeichert.
Zur Validierung der Datenlogger-Mewerte wurden die Daten mit manuellen Messungen
(pH-Meter, Oximeter, Konduktometer) überpria Die Abb.46 bis 48 zeigen bei den Pumpver-
suchen eine signifikante Verânderungen der physikalisch- chemischen Basisparameter.

- Wasserchemie im Thiaroye Grundwasserleiter


Zur Interpretation der Wasserchemie im Thiaroye wurde eine Unterteilung des Arbeitsgebie-
tes aufgrund von Unterschieden in der Landnutzung im vorgenommen. In der thematischen
Landnutzungskarte sind fiinf verschiedene Zonen ausgeschieden, die sich durch Landnut-
zungstypen abgrenzen lassen. Dabei sind fùnf verschiedene Wassergruppen mittels Stiff-
Diagamm in Abb.93 zu unterscheiden:
Zone A: Das Stadtgebiet wird als Zone A (SUBURBAN) bezeichnet. Aus den Wasseranaly-
sen ergibt sich in dieser Zone eine hohe Nitratbelastung (100-400 mg/1) des Grundwasserlei-
ters, verursacht durch anthropogenen Nitrateintrag in das Grundwasser.
Zone B: Die Zone B stelit das Sanddünengebiet dar. Die chemische Beschaffenheit des
Grundwassers in diesem Gebiet ist gekennzeichnet durch hohe Na +-, K4 - und Cr- Gehalte.
Diese hohen Konzentrationen Icônnen aus der Lôsung salzhaltiger Gesteine stammen oder
auch Folge einer Aufmineralisation durch Verdunstungsvorgânge sein.
Zone C: Mit der Zone C werden die Dôrfer dargestellt. Das Grundwasser ist durch hohe an-
thropogen verursachte Nitrat- und Sulfatgehalte charakterisiert.
Zone D: Die „Niayes" Gebiete stellen Zonen zwischen den Dünenrücken mit flachem
Grundwasser dar. Hier ist die Wasserchemie durch hohe Hydrogenkarbonatgehalte charakte-
risiert.
Zone E: Damit sind die landwirtschaftlich genutzten Gebiete zusammenefaBt. Im Gegensatz
zur Zone A und C ist diese Zone nicht durch hohe Nitratkonzentrationen belastet. Da$
Grundwasser weist jedoch relativ hohe Gehalt an Sulfat und Calcium auf.
Ein Vergleich der Wasserchemie der Grundwasser in Korrelation zur Landnutzung zeigt, dal)
die Nitratbelastug des Thiaroye Grundwasserleiters nicht von der landWirtschaftlichen Nut-
zung verursacht sondern durch Abwasserversickerung aus Haushalen in Stadtgebieten.

- Darstellung der Nitratkonzentrationen im quartâren Thiaroye Grundwasserleiter


Zur Erfassung der Nitratgehalte des Grundwassers wurden die Wasserproben von Juni und
Oktober 1997 photometrisch analysiert, nachdem die Proben zuvor filtriert worden waren
(0,45gm Cellulose-Nitrat-Filter, gewaschen). Die Regionalisierbarkeit der Nitrat.
Konzentrationen wurde mit Hilfe von deskriptiven statistischen (Histogrammdarstellung,
auf Normalverteilung) und geostatistischen Methoden (Variogrammanalyse, Linear Kri4
geschâtzung) überprüft. Über die Histogranunanalysen (s. Abb.56, 57) erfolgte die Berech.
nung der arithmetischen Mittel der Nitrat-Konzentrationen im Thiaroye Grundwasserleitet
mit 90 mg/1 (n=50) (Juni 1997) und 98 mg/1 (n=50) (Oktober 1997). Die Verteilung der Me13,
werte sind mit einer Schiefe von +1,60 (Juni) und +1,62 (Oktober) rechtschief. Die Datensât-
ze zeigen einen geringen regionalen Zusammenhang (s. Abb.58, 59) der Mef3werte im Juni
und Oktober 1997. Es konnte keine Kreuzprüfung vorgenommen werden, da die Vario-
grammparameter zur Krigeschâtzung des Isolinienplanes nicht bekannt waren. Daher wird die
Nitratkonzentration im Grundwasser als punktuelle Reprâsentation der Konzentrationszoneo
(Abb.60, 61) im Thiaroye Grundwasserleiter dargestellt.

• Klimatische Wasserbilanz
Eine klimatische Wasserbilanz des Thiaroye Aquifers wurde unter Anwendung des Geo.
Informations-Systems PC ARC/INFO mit Klimadaten (ASECNA/DAKAR) erstellt. Hierzu
war es erforderlich, in ARC/INFO die Landnutzungstypen zu berücksichtigen, um die somit
klimatische Wasserbilanz des Arbeitsgebietes mit den Komponenten Niederschlag und
Evaporation aufzustellen. Für die „ Niayes" benannten Flâchen zwischen den Dünenrücken,
in denen Grundwasser zu Tage tritt, und die Seen wurde die PENMAN-Gleichung zur Be-
stimmung der potentiellen Verdunstung einer freien Wasseroberflâche (MATTHESS &
UBELL, 1983) verwendet. Im Bereich der Sanddünen- und Landwirtschaftsgebiete wurde die
potentiellen Evaporation fur die Regenzeit nach der Methoden von THORNTHWAITE ék.
ALBRECHT (Berichte des Deutschen Wetterdienstes in der US-Zone, Bd.4, Nr.29, 1951)
berechnet. Aus der Niederschlags- und Verdunstungshôhe erfoigte die Ableitung der klima-
sche Wasserbilanz. Die Ergebnisse sind als Grundwasserneubildungskarte dargeste 1t
(s. Abb.73).
wasserleiters
Die Erstellung des hydrogeologische Modelles des quartâren Thiaroye Grunddie Simulation
dient als Datenbasis fur ein numerisches Grundwassermodell, und ermeiglicht
der Grundwassersticimung. Die Annahmen des hydrogeologischen Modells wurden durch das
mathematische Grundwassermodell verifiziert. Die Modellierung der Grundwa OW M3). Das
erfolgte unter Anwendung des Computerprogramms PROCESSING MODFL (P
Aquifer system wurde als ein ungespanntes und zweidimensionales Strômungsmodell defi-
niert, sowie unter stationaren (Februar 1971) und unstationâren (1971-1997) Bedingungenkf
Durchlâssigkei tsbeiwert
simuliert. Die Kartendarstellung des geohydraulischen Parameters veranschauli -
(Abb.79) ergibt sich aus dem stationâren Strômungsmodell. Diese Ergebnisse
chen die Heterogenitât der geohydraulischen Parameter au fgrund des heterogenen geologi-
4 - 10.10 4 m/s) liegen im
schen Aufbaus des Grundwasserleiters. Die hüchsten Werte (5.10
Nordosten des Grundwasserleiters im Bereich der MeBstelle P2.7 (Lac Retba) und in Thia-
4 m/s) befindet sich im Südosten des Grund-
roye (6.10 4 m/s). Die niedrigsten Werte (0,1110
wasserleiters nahe des Ausstrichs der tertiâren Tone. Die berechneten und gemessenen
Grundwasserhôhengleichen des unstationâren Strômungsmodells (1971-1997) (Abb.85) und
die langjâhrigen Grundwasserganglinien an einer ausgewâhlten Grundwassermel3stelle veran-
Südosten des
schaulichen die bis 3 m betragende Absenkun der Grundwasseroberflâche im st
Grundwasserleiters. Die Wasserbilanz des stationâren (Februar 1971) und inationâren
(1971-1997) Strômungsmodells (s. Tab.19 und 25) zeigen keine groBen Unterschiede der Pa-
rameter.

Die Bestimmung des Einflusses unterschiedlicher Landnutzungsformen auf den Stickstoff-


haushalt des Sandgrundwasserleiters auf Basis eines Geo-Informationen-Systemes (PC
ARC/INFO Version 3.4D ESRI 1990) ist aus folgenden Informationen aufgebaut:

• Digitale Karte zur Landnutzung


Das Satellitenbild (SPOT XS+P) des Arbeitsgebiets wurde aus den beiden vorliegenden Bil-
dern vom 23.12.1995 von „Dakar und „Lac Retba" generiert. Zur Erstellung reprâsentativ er
ô-
Daten wurden die Bilder im (Centre de Suivi Ecologique Dakar) mit einerrâumlichenOUA AuflRD
(EL
sung von 20 m klassifiziert. Die topographischen (BRGM, 1983), geologischen squ'île du
et al., 1974) und morphopedologischen (USAID/RSI, 1986) Kartenblàtter „ Prenbilde s. Die
nierten Satelli
Cap-Vert" dienten als Datenbasis fur die Auswertung des kombiARC/INFO undte ARC vrEw
Daten wurden elektronisch verarbeitet und mittels Autocad.14, in der
regionalisiert. Für die Untersuchung der Nitratbelastung des Thiaroye Aquifers sindHauptnut-
thematischen Landnutzungskarte des Arbeitsgebietes (s. Abb.65) die folgenden
zungstypen ausgewâhlt:

Wohngebiete
Aufgrund der Bevülkerung gliedern sich die Wohngebiete in zwei Zonen, die sich deutlich
voneinander unterscheiden lassen:
- Stadtgebiete: Das Stadtgebiet wird als „URBAN Zone" bezeichnet. In diese Gebiet be
findet sich Thiaroye, Boun, Pikine, Malika, Yeumbeul, Parcelles Assainies, Guediawaye mit
. In diesem Bereich liegen die
mehr als 1 000 000 Einwohnern und 4 000 Einwohnern / km 2
Bohrbrunnen fiir die Wasserversorgung von Dakar. Die Überbevôlkerung der Stadtgebiete
verursacht die Verschlechterung der sanitâren Verhâltnisse und ein mangelhaftes Abwasser-
beiseitigungssystem. Hohe Nitratkonzentrationen im Grundwasser kônnen als Folge der Ab-
wasserversickerung aus Haushalten auftreten.

- Die Dôrfliche Gebiet: Diese Zone, bezeichnet als „RURAL Zone" erstreckt sich von Keur
Massar bis Diender. Die Zone zeigt einen geringen anthropogenen Einfluss auf den Grund
wasserleiter mit 700 000 Einwohnern bzw 600 Einwohnern / km 2.
Die Wasserversorgung in diesem Gebiet ist durch die traditionellen handgegrabenen Privat-
brunnen charakterisiert, die einen Durchmesser von 1,10 bis 2 m aufweisen. Die hier beob-
achteten hohen Nitratkonzentrationen kônnen miiglicherweise auf Eintrâge in die offenen
Brunnen zurückgeftihrt werden, da vor der Probenahme keine ausreichenden Wassermengen
abgepumpt werden konnte.

StraBennetz
Das Stadtgebiet wird durch ein dichtes StraBennetz gekennzeichnet, das eine Belastung des
Grundwassers verursachen kann . Im Stadtgebiet befinden sich:
1
- NationalstraBe I: Die Hauptstadt Dakar wird durch die NationalstraBe I mit dem Hinterland
verbunden.

- HauptstraBen: Sie bilden ein dichtes Netz in der Zone Thiaroye, Pikine, Boun, Yeumbeul,
Parcelles Assainies, Guediawaye, Malika, Yeumbeul. Diese StraBen werden nicht durch eine
Kanalisation entwâssert, um die Abwasser nach der Regenzeit abzuleiten. Dadurch wird die
Belastung das Grundwasser begünstigt. 1
- Die unbefestigte Wege: Die Dôrfer sind durch unbefestigte Wege verbunden.

Die Deponie
Die tiefergelegenen MBeubeuss Gebiete dienen als Zentraldeponie der Stadt Dakar. Die Ab-
lagerunsbedingungen ohne ausreichende Abdichtung führt zu einer Belastung des Grundwas-
sers. Aufgrund der geringen Anzahl an MeBstellen im Deponiebereich kann der Einflul3 die-
ses Landnutzungstypes nicht genau spezifiziert werden.

• Eine Verschneidung der Flurabstands- mit der Landnutzungskarte im ARC/INFO


(s. Abb.90) veranschaulicht folgende Zusanunenhânge:
1
- Das Stadtgebiet ist durch einen geringen Flurabstand (< 6 m) und eine
mangelhaftes Entwâsserungssystem charakterisiert. Dadurch wird der anthropogene Nitra-
teintrag in das Grundwasser begünstigt.

- Im lândlichen Raum ist die Gesamtmâchtigkeit der Grundwasserüberdeckung


1
hôher, die maximalen Werte liegen im Bereich Beer Thialane und Diender (>10-16 m). Auf-
grund der offengelegten Grundwasseroberflache durch die zahlreichen handgegrabenen Pri-
vatbrunnen kann die Grundwasserüberdeckung als Schutz vor einer môglichen Kontamination
des Grundwassers jedoch nur eine untergeordnete Rolle spielen.

- Das „Niayes" Gebiet zeichnet sich durch einen geringen Flurabstand aus (<2m).

1
1
• Eine Darstellung der Bodenstruktur des Arbeitsgebiets in ARC/INFO (s. Abb.74) auf
Basis des morphopedologischen Kartenblatters „ Presqu'île du Cap-Vert" (USAID/RSI, 1986)
zeigt die folgenden Bodenarten:

- Für das Stadtgebiet gilt eine sandige Bodenstruktur mit einem geringen Tonmine
ralanteil(< 3%). Dadurch weist die Bodenart im besiedelten Bereich eine hohe hydraulische
Durchlâssigkeit (Durchlâssigkeitsbeiwert mit 3 bis 8.104 m/s) auf. Das Areal wird durch ei-
nen geringen Flurabstand (< 6 m) charakterisiert. Die vorliegenden Bedingungen führen zu
einer hohen Grundwasserneubildung (50 min/an) in der Zone der Wohngebiete und begün-
stigt eine Abwasserversickerung aus Haushalten oder dem StraBennetz im Stadtgebiet.

- Der Iândliche Raum des Arbeitsgebiets wird von im Niederungen


zusammengeschwemmten Bodenarten gekennzeichnet, die zwei Drittel der Flache des Ar-
beitsgebiets einnehmen Die Bodeüstruktur enthâlt einen hôheren Tonmineralanteil (bis 2Q %).
Dadurch sind die geohydrauliseren Kennwerte geringer (Durchlâssigkeitsbeiwert 0,1 . : bis
1,5.104 m/s). Der lândlichen Raum ist durch einen ungleichmâBigen Flurabstand (bis 16 m
im Diender und Beer Thialane) gekennzeichnet. Daher kann eine Verminderung der Abwas-
serversickerung angenommen werden. Es findet eine geringere Grundwasserneubildung (32
mm/an) statt. Im lândlichen Rau kann aufgrund der offenen Wasseroberflâche durch die
handgegrabenen Privatbrunnen der Schutz des Grundwassers durch den Boden vor môglichen
Kontamination nur eine untergeordnete Rolle spielen.

• Eine ARC/INFO Verschneidung der Grundwassergleichen des Grundwasserleiters mit der


Landnutzungskarte (s. Abb.89) zeigt im Stadtgebiet einen Absenkungstrichter in der Grund-
wasseroberflâche im Bereich der Brunnen der Wasserversorgung von Dakar. Im Osten dieses
Bereiches ist eine Fliessrichtung des Grundwasser von Süden nach Norden mit einem Gefalle
von ca. 0,4-1 % erkennbar .

Die hohen Nitratkonzentrationen im Stadtgebiet kiinnen folgendermaBen erklârt werden:

Als Folge der Abwasserversickerung aus Haushalten und Straf3en


Durch fehlenden mikrobiologischen Abbau. Wegen der hohen Sauerstoffgehalte
Durch geringe Verdünnung bzw. geringer Infiltration von Niederschlag
- Durch fehlende Verdünung bzw. Nitrat Transport aufgrund geringer FlieBgeschwindig-
keit.

• Eine Darstellung der Nitratbelastung des Thiaroye Grundwasserleiters zusammen mit In


formationen über die Landnutzungstypen (s. Abb. 93) veranschaulicht folgende Zusammen-
hânge:

- Eine hohe flâchige Nitratbelastung des Grundwassers besteht im Bereich Thiaroye,


Pikine, Guediawaye, Parcelle, Yeumbeul, Malika (100-550 mg/1).
Im Vergleich zu den Stadtgebieten liegt die Nitratbelastung in den lândlichen Gebieten nied-
riger (50-200 mg/1), überschreitet aber auch hier die international gültigen Grenzwerte.

- Niedrige Nitratgehalte des Grundwassers liegen im Bereich der unbewohnten Zone


(0-50 mg/1) vor.
Die vorliegenden Informationen über die Gnindwasserqualitât und die Landnutzungstyp
stellen einen deutlichen Zusammenhang zwischen dem Nitratgehalt des Thiaroye Aquifi
und der anthropogen Nutzung her.

• Für die Untersuchung des EinfluBes der unterschiedlichen Landnutzungsformen auf die
Hydrochemie des ungespannten Thiaroye Aquifer Systems sied die Ergebnisse in Abb. 97 bis
101 dargestellt. Als Erklarungsversuch Ris die anthropogene Schadstoffbelastung des Gnintl-
wassers im besiedelten Bereich wird eine Darstellung des Milieus durch basischemische Pa-
rameter durchgefiihrt:
Die hohe Mineralisation des Grundwassers im urbanen und lândlichen Gebiet ist unter and
auf die hohe Nitratbelastung des Grundwassers zurückzeihren.
Die niedrigsten pH-Werte wurden im Stadtgebiet gemessen und betragen pH 4 bis 6,9; •
lândlichen Raum erreicht der pH 5 bis 7,6. Die Werte liegen damit ibn sauren Bereich. D
gelListe Sauerstoffgehalt des Grundwassers liegt bei 5,6 bis 8,4 mg/1 im Stadtgebiet und 4''4
bis 8 mg/1 im lândlichen Raum. Die MeBergebnisse zeigen fur beide Bereich mit wenig n
Ausnahmen eine Sâttigung mit geliistem Sauerstoff 'Mer als 7,56 mg/1 (30°C).
Die vorliegenden hydrochemischen Bedingungen veranschaulichen, daB keine Nitratreduktion
durch Denitrifillationsprozesse stattfinden kann.

• Die Ergebnisse der Untersuchungen des Einflusses unterschiedlicher Landnutzungsfomen


auf den Stickstoffhaushalt des Sandgrundwasserleiters werden durch eine Sensibilitâtskarte
ftir die Nitratbelastung des Thiaroye Aquifers (s. Abb. 102) aufgezeigt.
Für den gesamten Bereich gilt, daB keine ausreichender Schutz durch Deckschichten vorhan-
den ist, und der Aquifer daher anfâllig für Nitrateintrâge ist.

Die Ergebnisse dieser Untersuchungen veranschaulichen, daB mit der Kombination von Geo-
Informations-Systemen und hydrogeologischen Methoden eine nachhaltige Gundwasset-
bewirtschaftung erreicht werden kann.
ABSTRACT

This study focused on the Thiaroye unconfined sandy aquifer which belongs hydrogeologi-
cally to the Senegalese superficial aquifer system. It encompasses an area of about 300 km 2
[Link]
the Thiaroye aquifer is the diffusive pollution of nitrogen. High nitrate contents (up to 540
mg/1) which affect the water quality in this aquifer is problematic for the utilisation of this
resource for the drinking water supply of Dakar, (capital city of Senegal), in the future.

The work carried out in the study aims to assess the vulnerability of the aquifer system with
regard to nitrogen contamination and the influence of the land-use on the nitrate content in the
groundwater.

A Geographic Information System (PC ARC/INFO Version 3.4D ESRI 1990) was used to
!analyse all the data needed for this study.

The hydrogeological investigations were aimed to develop a hydrogeological model for the
Thiaroye Quaternary sand aquifer. The hydrogeological model is based on the evaluation of
the following input data, which were obtained both froin this study and from previous works:

• Classification of production wells, dug wells and piezometers;


• Digital topographie data, based on the topographie information of Dakar, Bargny, Kayar
(I.G.N Paris/S.G.N Dakar, 1983);
• Spatial distribution of the piezometric
head and temporal evolution of the piezometric
head during the last several years;
• Depth of water table;
• Aquifer thickness and aquifer bottom;
• Geohydraulic parameters;
• Hydrochemical data, and nitrogen contamination level;
• The Geographic Information System tool coupled with the empirical formula were used to
generate a spatial distribution of the recharge (Fig.73).

Data concerning piezometric heads, geohydraulic parameters and hydrochemical data were
statistically and geostatistically analyse for spatialisation.
These data were used as input data for the groundwater water flow model.

The mathematical model was represented by an unconfined aquifer system in a steady state
using initial conditions of 1971 and transient state (1971-1997), with 2D linear flow.

The aim of this mathematical model was to verify the parameters defined for the hydro-
geological investigation and to predict the piezometric head evolution alter the pumping in
the production wells (Thiaroye area) is stopped. For this reason the transient state 13 years
alter stop of pumping was calculated, using mean climatic conditions of the period 1989 -
1997. This period represents relatively dry years compared of the observation period 1985 -
1989 (Fig.82). This means that the mode' represents the conservative assumption of relatively
low precipitation in the coming years.
The results of the calibration show:

- The heterogeneity of the aquifer system which permeability values range between 0,1 to
10.104 m/s;
- The water budget shows that the aquifer system is recharged by the rainwater infiltration
and the ouput from the system is discharge towards the sea and through evaporation in the
"NIAYES" areas. The good fit of the model can be juged by compariting the calculated and
observed piezometric head for 1997 (fig.85).
- Stop of pumping in the Thiaroye productions wells give a maximum rise of 3 m for the
piezometric heads at the area between piezometer P3.2 and the Tivaouane Peulh sector (P2-7)
in the eastern part of the aquifer. Beyond this area, results show a lowering of the piezometric
head due to the rainfall deficit.

To assess the vulnerability of the aquifer system by nitrogen contamination and the influ-
ence of the land-use on the nitrate content in the groundwater, a Geographic Information
System was used. The analysis is based on the evaluation of the following input data:

• The land-use map (Fig.65), which was produced fripm a satellite image SPOT(XS+P)
dated 23.12.1995. This was used to identify various sources of pollution on the surface. The
results clearly indicate the existence of three sources of pollution in the Thiaroye area:

Habitation:
An urban habitation which is characterised by the agglomeration zones with a population es-
timated today at more than 1 000 000 habitants (population density of 4000 per km 2). This
area includes settlements in Thiaroye, Pikine, Boun, Malika, Yeumbeul, Keur Massar, Par-
celles, Guediawaye.

A rural habitation with a less important anthropogenic pressure on the area with a population
of about 700 000 habitants (population density of 600 per km 2). This area includes villages
and locality from Keur Massar up to Diender.

Street network
The study indicates that the city street-network have also their own pollution contribution in
the aquifer on the agglomeration zone.

Landfill
The landfills for Dakar city is located in Malika (Mbeubeus), NE of Dakar seems to be also
another source of pollution for the aquifer in the area.

Moreover, the Thiaroye area includes uninhabitated zones covered by the sand dunes, agri-
cultural areas and the "Niayes" (lowlands with shallow groundwater).

• The soit type and thickness of the unsaturated zone determine the leaching process of ni-
trates from ground level to the water table. The distribution of the water table depth show that
the phreatic aquifer has a depth of less than 6 m in the urban agglomeration zones. The maxi-
mum depth is located in the Beer-Thialane and Diender areas with more than 16 m (Fig.90).
The soif types are characterised by Quaternary dunes sands with high permeability. This ex-
plains why the infiltration process is fast.
• The piezometric surface of the groundwater allows to determine the direction of
the groundwater flow in aquifer.

• The extension of the contamination in the aquifer is shown by the results of hydrochemi-
cal analysis. It is the result of the water-quality analyses of representative wells and bore
holes. The concentrations of nitrate detected in the Thiaroye aquifer exceed by far the drin-
king water standards.
The statistical analysis of the nitrate values show an irregular distribution in the aquifer. This
is explained by the point sources nature of contamination which are located on the surface.
The graphical illustration by Box-plots of the nitrate values(Fig.101) depending on the land-
use types give high nitrate concentrations occur in the agglomeration areas. In rural areas the
nitrate concentration reach 340 mg/l, in the agglomeration areas up to 540 mg/l.

Because of the generally low nitrate concentrations in the unhabitated zones, the groundwater
quality is found to meet the drinking water standard The mean values in the sand dunes areas
are 26 mg/1; 12 mg/1 in the Niayes zones and 4,5 mg/1 in the agricultural zones, where the
groundwater is protected by a thick unsaturated +ne.

The assessment of the land-use influence on the nitrate contents of the aquifer based on the
the Geographic Information System allowed to produce a vulnerability map of the Thiaroye
aquifer (Fig.102). This map clearly demonstrates that the aquifer system is vulnerable to pol-
lution rince there is no real protective cover overlaying the aquifer.

This study demonstrated that a combined approach of the conventional hydrogeological


methods and a Geographical Information System investigation helps for a better management
of the water ressource.
RESUMÉ

La nappe libre des sables quaternaires de Thiaroye, objet de cette étude, appartient au système
aquifère superficiel du bassin sénégalais. L'état de dégradation actuel dû à la contamination
par les nitrates des eaux de cette nappe met en cause son utilisation future pour l'alimentation
en eau potable de l'agglomération dakaroise. L'objectif de ce travail est de contribuer à la
connaissance de cette contamination qui s'est révélée essentiellement anthropique. Un sys-
tème d'information géographique (ARC/INFO) est utilisé pour l'analyse des données néces-
saires à la détermination de l'influence de l'occupation des sols sur la qualité des eaux souter-
raines et de la vulnérabilité du système aquifère à la pollution azotée, pour une gestion des
ressources hydriques.

L'étude hydrogéologique a permis (12 faire une bonne caractérisation du système. Cette CF
ractérisation concerne aussi bien les données obtenues dans le cadre de ce travail que celle's
reprises des travaux antérieurs. Ces données sont relatives à la topographie de la zone, la pié-
zométrie temporelle et spatiale de la nappe, la profondeur des eaux par rapport au sol, la géo-
métrie de l'aquifère, aux paramètres !lydrodynamiques de la nappe et aux données hydrochi-
miques.

Le bilan hydrique de la nappe obtenu à partir des formules empiriques de ALBRECHT,


TURC, THORNTHWAITE, PENMAN et des données climatiques de la Presqu'île du Cap-
Vert a permis de calculer les recharges. L'application du système d'information géographique
a permis de définir les surfaces d'évaporation et de spatialiser les valeurs de recharge. Les
résultats représentés sous forme de carte de recharge, montrent des valeurs comprises entre 32
et 50 mm/an.

Les méthodes de statistique descriptive (histogrammes, box-plot) et de géostatistique (vario-


grammes et krigeage) ont permis la régionalisation les données suivantes: les charges piézo-
métriques, les paramètres hydrodynamiquse et les données hydrochimiques. Ces données sont
introduites comme données d'entrée dans le modèle hydrodynamique.

Le modèle conceptuel est représenté par une nappe monocouche à écoulement bidimention-
nel, soumis à un régime transitoire depuis 1971. Le modèle est d'abord calibré en régime
permanent en 1971 puis en régime transitoire de 1971 à 1997. Le modèle a ensuite servi pour
simuler l'arrêt des pompages dans le centre de Thiaroye. Les résultats de la calibration met-
tent en évidence:

• l'hétérogénéité du système avec des perméabilités variant entre 0,1 et 10.10 4 m/s;
• la distribution des charges piézométriques calculées en 1997 est bien représentative de
l'état de référence. L'évolution des courbes piézométriques calculées et mesurées sur le ter-
rain au niveau des points témoins, montre une concordance des fluctuations de la nappe.
Le bilan hydrique révèle que la nappe s'alimente essentiellement par infiltration des eaux de
pluie et se décharge par pompage, par écoulement vers la mer et par évaporation dans les
Niayes.
• avec l'arrêt des pompages dans le centre de Thiaroye, on observe une remontée maximale
de 3 m du niveau de la nappe dans le secteur au droit du piezomètre P3.2. L'influence de
l'arrêt des pompages est observé jusqu'à Tivaouane Peulh au Nord-Est de Thiaroye, où les
niveaux piézométriques observés sont restés relativement stables au piézomètre P2-7. Au delà
de cette zone, notamment dans le Sud-Est de la nappe, on n'a aucune influence sur les ni-
veaux piézométriques, sinon on observe une baisse piézométrique qui peut être liée aux con-
ditions climatiques imposées avec le déficit pluviométrique.

L'analyse de la vulnérabilité des eaux souterraines à la contamination par les nitrates est basée
sur l'évaluation et l'intégration des données suivantes:

• les sources de pollution de surface, quantifiées sur une carte d'occupation des sols.
L'image satellitaire SPOT (XS+P) de la zone d'étude a été utilisée dans le SIG pour établir
cette carte. Elle nous a permis de définir une zone à habitat urbain, une zone à habitat rural,
les Niayes, les dunes, les zones d'activités maraîchères, un réseau routier distinct et le dépo-
toir de Mbeubeuss.
• les propriétes intrinsèques de la zone non saturée, la typologie des sols, l'épaisseur de la
zone non saturée;
• l'hydrodynamisme de la nappe, qui permet de définir les écoulements dans la zone
saturée;
• une étude hydrochimique a montré l'extension de la pollution sur la nappe.
L'analyse statistique des valeurs de nitrates obtenues sur la nappe révèle une distribution spa-
tiale trés irrégulière, qu'on peut expliqùer par les sources de pollution ponctuelles identifiées à
la surface. La représentation graphique en Box-plot des concentrations en nitrates en fonction
des types d'occupation de sols montre une forte corrélation entre l'état de contamination des
eaux et la présence humaine. Les fortes valeurs en nitrates sont observées dans la zone
d'agglomération pouvant atteindre 547 mg/1 et dans les villages et localités avec 100 mg/I en
moyenne. Les teneurs obtenues dépassent largement les normes OMS de 50 mg/1. Par contre
dans les zones inhabitées, les eaux de la nappe sont de qualité meilleure avec les concentra-
tions qui sont de 26 mg/1 en moyenne dans les zones dunaires, 12 mg/1 dans les Niayes, et 4,5
mg/1 dans les zones d'activités maraîchères.

Les résultats de cette étude ont permis de définir une carte de vulnérabilité du système aqui-
fère de Thiaroye à la contamination par les nitrates. Cette carte montre une zone de forte vul-
nérabilité caractérisée par des sources de pollution et où toutes les conditions sont favorables
au lessivage des nitrates de la surface à la zone saturée, une zone de sensibilité moindre où les
caractéristiques de la zone non saturée peuvent déterminer une certaine protection de la nappe
et une zone de faible sensibilité avec une protection nettement meilleure.


SOMMAIRE

VORWORT
ZUSAMMENFASSUNG
ABSTRACT
RESUME
LISTE DES FIGURES
LISTES DES TABLEAUX
INTRODUCTION 1

PARTIE I: SYNTHESE DES CONNAISSANCES — PROBLEMATIQUE DE L'ETUDE


I. LA PRESQU'IlE DU CAP-VERT: CONTEXTE GEOGRAPHIQUE, GEOLOGIQUE
ET HYDROGEOLOGIQUE. 5
1. Cadre géographique 5
2.Géologie J
9
[Link]éologie 17
4. Qualité des eaux 21
5. Rôle de l'aquifère dans l'alimentation en eau potable de la ville de Dak et dans les
activités maraîc1ères de la région 29
H. PROBLEMATIQUE DE L'ETUDE — METHODOLOGIE ET OUTILS
UTILISES 30
1. Problématique de l'étude 30
2. Méthodologie et outils utilisés 30

PARTIE II: ETUDE HYDROGEOLOGIQUE DU SYSTEME AQUIFERE DE


THIAROYE: ACQUISITION TRAITEMENT DES DONNEES-RESULTATS ET
ANALYSES CRITIQUES
L ACQUISITION DES DONNEES DE 'ETUDE 48
[Link]ées de terrain 48
[Link]ées chimiques au laboratoire 49
[Link]ées Géographiques 50
II. TRAITEMENT - INTERPRETATION DES DONNEES - PRESENTATION DES
RESULTATS ET ANALYSES CRITIQUES 51
1.Géométrie et paramètres hydrodynamiques 51
[Link]ézométrie et bathymétrie de la nappe 54
[Link] et pollution 78

PARTIE III: APPLICATION D'UN SYSTEME D'INFORMATION


GEOGRAPHIQUE POUR LA MODELISATION DES ECOULEMENTS ET
L'ETUDE DE LA VULNERABILITE A LA CONTAMINATION PAR LES
NITRATES
I CARTOGRAPHIE THEMATIQUE DANS LE SIG 99
[Link] thématique d'occupation des sols 99
[Link] de localisation des Niayes et lacs: Surface d'évaporation 104
3.Détermination du bilan hydrique: Elaboration d'une carte de recharge dans le SIG 106
[Link] de typologie des sols 120
[Link] thématique des données hydrogéologiques 122
ILMODELISATION HYDRODYNAMIQUE DU SYSTEME AQUIFERE DE
THIAROYE 124
1.Généralités 124
2.Définition du modèle conceptuel 125
[Link]ètres d'entrées 127
[Link] en régime permanent 131
[Link] en régime transitoire 137
6. Simulation de l'arrêt des pompages dans la zone de Thiaroye 152
[Link] DE LA VULNERABLLITE: DU SYSTEME AQUIFERE DE
THIAROYE A LA CONTAMINATION AZOTEE 157
[Link] 157
2.Détermination des sources de pollution de la nappe 157
3.Définition des conditions géologiques et hydrogéologiques 159
4 Typologie des sols 161
[Link] des valeurs de permeabilités et de recharge 164
[Link]é des eaux 167
7:Détermination de la vulnérabilité du système aquifère dt,3Thiaroye 177
CONC1,USION GENERALE ET RECOMMENDATIONS. 182
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES 185
ANNEXES 186
LISTE DES FIGURES

Fig.1: Localisation de la zone d'étude


Fig.2: Carte pluviométrique de Dakar et Thiès établie avec les moyennes annuelles de
1971 à 1996
Fig.3: Températures moyennes mensuelles à Dakar-Yoff et Thiès (1960-1990)
Fig.4: Direction des vents au sol dans la presqu'île du Cap-vert
Fig.5: Carte géologique schématique de la presqu'île du Cap-vert
Fig.6: Carte de localisation des formations tertiaires et quaternaires dans la presqu'île du Cap-
Vert et les affleurements tertiaires du Sud de Dakar
Fig.7 (a): Coupe géologique Ouest-Est des formations geologiques dans l'isthme de Thiaroye
Fig.7 (b): Coupe géologique Nord-Sud des formations géologiques au niveau de
Thiaroye/Mer
Fig.8: Carte hydrogéologique du Sénégal
Fig.9: Nappe libre des sables quaternaires Thiaroye/Beer Thialane: Carte d'extension des
sables de localisation des ouvrages et coupes hydrogéologiques
Fig.10: Coupes hydrogéologiques réalisées sur la nappe des sables quaternaires de Thiaroyes
Fig.11: Nappe libre des sables quaternaires Thiaroye/Beer Thialane: Carte piézométrique de
février 1971
Fig.12: Carte hydrochimique de la presqu'île c u Cap-Vert
Fig.13: Nappe des sables quaternaires Thiaroye/Beer Thialane: Carte des résidus secs établie
en octobre 1989
Fig.14: Dynamique de l'azote dans la zone non saturée et les eaux souterraines selon
Obermann
Fig.15: Schéma conceptuel de la méthodologie de l'étude
Fig.16: Structuration de la couverture dans ARC/INFO
Fig.17: Définition des paramètres du variogramme
Fig.18: Les différents modèles de variogrammes selon RENDU (1978)
Fig.19: Les tolérances ± d définies sur la distance et ± Ayr sur la direction pour le calcul d'un
semi-variogramme
Fig.20: Principe de la méthode des différences finies
Fig.21: Image satellitaire de la zone d'étude
Fig.22: Nappe libre des sables quaternaires Thiaroye/Beer Thialane: morphologie
du substratum marneux
Fig.23: Nappe libre des sables quaternaires Thiaroye/Beer Thialane: épaisseurs des
sables aquifères
Fig.24: Carte topographique de la presqu'île du Cap-Vert
Fig.25: Rabattement observé en fonction du temps au piézomètre P2-8
Fig.26: Nappe libre des sables quaternaires Thiaroye/Beer Thialane: cartes des transmissivités
Fig.27: Courbe de variations piézométriques interannuelles et de l'évolution des précipitations
au niveau du piézomètre P2-I
Fig.28: Courbe de variations piézométriques interannuelles et de l'évolution des précipitations
au niveau du piézomètre PS-10
Fig.29: Variogramme calculé à partir des données de juillet 1997 à la direction 105°
Fig.30: Variogramme calculé à partir des données d'octobre 1997 à la direction 105°
Fig.31: Variogramme calculé à partir de la piézométrie moyenne de 1984-1997 à la direction
105°
Fig.32: Résultat de l'analyse de validation du variogramme obtenu des mesures de juillet
1997
Fig.33: Résultat de l'analyse de validation du variogramme obtenu des mesures,d'octobre
1997
Fig.34: Résultat de l'analyse de validation du variogramme obtenu de la moyenne piézomé
trique de 1984-1997
Fig.35: Carte de variance d'estimation des charges piézométriques de juillet 1997
Fig.36: Carte de variances d'estimation des charges piézométriques d'octobre 1997
Fig.37: Carte de variance d'estimation des charges piézométriques moyennes de 1984 à 1997
Fig.38: Nappe libre des sables quaternaires Thiaroye/Beer Thialane: carte piézométrique
de juillet 1997Carte piézométrique
Fig.39: Nappe libre des sables quaternaires Thiaroye/Beer Thialane: carte piézométrique
moyenne de juillet 1987
Fig.40: Nappe libre des sables quaternaires Thiaroye/Beer Thialane: carte piézométrique
d'octobre 1997
Fig.41: Nappe libre des sables quaternaires Thiaroye/Beer Thialane: carte d'évolution
piézométrique de 1971 à 1997
Fig.42: Nappe libre des sables quaternaires Thiaroye/Beer Thialane: carte de la profondeur de
l'aquifère par rapport au sol
Fig.43: Histogramme des conductivités électriques mesurées sur la nappé
Fig.44: Histogramme des températures mesurées sur la nappe
Fig.45: Histogramme des valeurs de pH mesurées sur la nappe
Fig.46: Evolution des paramètres physico-chimiques sur la nappe durant le pompage au pié
zomètre l'2-3 (19. 06. 1997)
Fig.47: Evolution des paramètres physico-chimiques sur la nappe durant le pompage au pié
zomètre P2-5 (19. 06. 1997)
Fig.48: Evolution des paramètres physico-chimiques sur la nappe durant le pompage au pié
zomètre P2-10 (19. 06. 1997)
Fig.49: Evolution des paramètres physico-chimiques sur la nappe au piézomètre P2-2
(juin/octobre 1997)
Fig.50: Evolution des paramètres physico-chimiques sur la nappe au piézomètre P2-5
(juin/octobre 1997)
Fig.51: Evolution des paramètres physico-chimiques sur la nappe au piézomètre P2-7
(juin/octobre 1997)
Fig.52: Evolution des paramètres physico-chimiques sur la nappe au piézomètre P2-9
(juin/octobre 1997)
Fig.53: Classification des eaux de la nappe de Thiaroye sur un diagramme de Piper
Fig.54: Evolution hydrochimique de l'aquifère au piézomètre P2-9
Fig.55: Niveau de la contamination anthropique des eaux dans la nappe de Thiaroye
Fig.56: Histogramme des concentrations en nitrates en juillet 1997
Fig.57: Histogramme des concentrations en nitrates en octobre 1997
Fig.58: Variogramme calculé sur la direction N-S avec les concentrations en nitrates de juillet
1997
Fig.59: Variogramme calculé sur la direction N-S avec les concentrations en nitrates
d'octobre 1997
Fig.60: Nappe libre des sables quaternaires Thiaroye/Beer Thialane: carte de contamination
des eaux par les nitrates (juillet 1997)
Fig.61: Nappe libre des sables quaternaires Thiaroye/Beer Thialane: carte de contamination
des eaux par les nitrates (octobre 1997)
Fig.62: Histogramme des valeurs d'oxygène dissous mesurées sur la nappe
Fig.63: Histogramme des concentrations en ammonium mesurées sur la nappe
Fig.64: Histogramme des concentrations en nitrite mesurées sur la nappe
Fig.65: Carte d'occupation des sols dans la presqu'île du Cap-Vert
Fig.66: Carte de localisation des Niayes et lacs dans la presqu'île du Cap-Vert définie dans
ARC/INFO
Fig.67: Moyenne mensuelle de la précipitation, de la piézométrie, de l'évapotranspiration
réelle d'après Albrecht et de la recharge à la station de DAKAR-YOFF (1984-1996)
Fig.68: Moyenne mensuelle de la précipitation, de la piézométrie, de l'évapotranspiration
réelle d'après Albrecht et de la recharge à la station de MBAO (1984-1996)
Fig.69: Moyenne mensuelle de la précipitation, de la piézométrie, de l'évapotranspiration
réelle d'après Albrecht et de la recharge à la station de l'HUNE (1984-1996)
Fig.70: Moyenne mensuelle de la précipitation, de la piézométrie, de l'évapotranspiration
réelle d'après Albrecht et de la recharge à la station de HANN (1984-1996)
Fig.71: Moyenne mensuelle de la précipitation, de la piézométrie, de l'évapotranspiration
réelle d'après Albrecht et de la recharge à la station de BAMBILOR (1984-1996)
Fig.72: Moyenne mensuelle de la précipitation, de la piézométrie, de l'évapotranspiration
réelle d'après Albrecht et de la recharge à la station de KAYAR (1984-1996)
Fig.73: Carte des valeurs de recharge calculées dans ARC/INFO d'après le bilan hydrique de
la nappe
Fig.74: Carte de typologie des sols danS la presqu'île du Cap-Vert
Fig.75: Maillage et conditions aux limites de la zone du modèle
Fig.76: Histogramme des valeurs logarithmiques des K
Fig.77:Variogramme expérimental des valeurs de K mesurées sur le terrain suivant la direc
tion 0° (Ay ± 30°)
Fig.78: Distribution des valeurs de perméabilité mesurées sur l'aquifère
Fig.79: Conductivités hydrauliques de l'aquifère d'après le calage du modèle en régime
permanent
Fig.80: Distribution des charges piézométriques mesurées et calculées en Février 1971
Fig.81: Evolution des niveaux piézométriques de la nappe de Thiaroye au niveau de quelques
points témoins
Fig.82: Les précipitations annuelles enregistrées dans la presqu'île du Cap-Vert (1976-1997)
Fig.83: Débits exploités sur la nappe au niveau des forages de Thiaroye et Beer Thialane
(1971-1997)
Fig.84: Carte de localisation des Niayes et lacs dans le domaine du modèle dans ARC/INFO
Fig.85: Distribution des charges piézométriques moyennes mesurées et calculées en 1997
Fig.86: Evolution piézométrique de la nappe de Thiaroye sur quelques points témoins
(1976-1997)
Fig.87: Carte piézométrique calculée à l'an 2010 après un arrêt des pompages dans le centre
de captage de Thiaroye
Fig.88: Evolution piézométrique de la nappe sur quelques points témoins après un arrêt des
pompages dans le centre de captage de Thiaroye (1997-2010)
Fig.89: Nappe libre des sables quaternaires de Thiaroye: Carte piézométrique moyenne de
1997 et d'occupation des sols
Fig.90: Nappe libre des sables quaternaires de Thiaroye: Carte piézométrique de profondeur
de la nappe et d'occupation des sols
Fig.91: Carte de typologie des sols en rapport avec la profondeur de la nappe et l'occupation
des sols
Fig.92: Carte des valeurs de perméabilités et de recharge en rapport avec les types de sol
Fig.93: Les types d'eau définis dans l'aquifère de Thiaroye
Fig.94: Carte des teneurs en nitrates en octodre 1997 et d'occupation des sols
Fig.95: Carte des teneurs en nitrates en octodre 1997 et de la piézométrie
Fig.96: Carte des teneurs en nitrates en octodre 1997 et de la profondeur de la nappe par rap-
port au sol
Fig.97: Conductivité électrique donnée sur la nappe en fonction de l'occupation des sols
Fig.98: Température donnée sur la nappe en fonction de l'occupation des sols
Fig.99: pH donnée sur la nappe en fonction de l'occupation des sols
Fig.100: Oxygène dissous donnée sur la nappe en fonction de l'occupation des sols
Fig.101: Teneurs en nitrates donnée sur l'aquifère en fonction de l'occupation des sols
Fig.102: Carte de vulnérabilité des eaux à la contamination par les nitrates
J
LISTE DES TABLEAUX

Tabl. 1: Humidités relatives moyennes mensuelles à Dakar-Yoff (1986-1996)


Tabl. 2: Les teneurs en nitrates des forages de Thiaroye de Mars 1988 à octobre 1997
Tabl. 3: Les différentes campagnes et mesures effectuées sur la nappe de Thiaroye
Tabl. 4: Valeurs de transmissivité, de perméabilité et de coefficient d'emmagasinement obte
nues par différentes méthodes
Tabl. 5: Etude comparative des résultats obtenus avec ceux de géohydraulique 1972
Tabl. 6: Résultats de l'analyse des variogrammes estimés à partir des charges piézométriques
Tabl. 7: Codification des differentes unités définies dans ARC/INFO
Tabl. 8: Données statistiques sur la surface (km 2 ) des unités considerées dans ARC/INFO
Tabl. 9: Calcul de la moyenne mensuelle de l'Etréelle (mm) et des réserves du sol à Dakar-
Yoff pour la période 1984-1996
Tabl. 10: Evapotranspiration moyenne annuelle calculée d'après différentes méthodes à la
station de Dakar-Yoff pour lapériode 1984-1996
Tabl. 11: Evapotranspiration moyenne annuelle calculée d'après diff&entes méthodes à la
station de Dakar-Yoff pour lapériode 1984-1996
Tabl. 12: Estimation des termes du bilan de la nappe à la station de Dakar-Yoff (1984-1996)
Tabl. 13: Estimation des termes du bilan de la nappe à la station de Mbao (1984-1996)
Tabl. 14: Estimation des termes du bilan de la nappe à la station de Pikine (1984-1996)
Tabl. 15: Estimation des termes du bilan de la nappe à la station de Hann (1984-1996)
Tabl. 16: Estimation des termes du bilan de la nappe à la station de Bambilor (1984-1996)
Tabl. 17: Estimation des termes du bilan de la nappe à la station de Kayar (1984-1996)
Tabl. 18: Données pour la caractérisation et la construction d'un modèle
Tabl. 19: Bilan global des débits sur la nappe (Régime permanent)
Tabl. 20: Bilan des débits calculés dans le bassin versant de Thiaroye (Régime permanent)
Tabl. 21: Localisation des prélèvements, de la SONEES dans le modèle conceptuel
Tabl. 22: Les valeurs d'évapotranspiration calculées dans ARC/INFO
Tabl. 23: Les valeurs de recharge calculées dans ARC/INFO selon les stations climatiques
Tabl. 24: Comparaison des charges piézométriques calculées et celles moyennes de 1997
mesurées sur les points témoins
Tabl. 25: Bilan global des débits sur la nappe (Régime transitoire)
Tabl. 26: Bilan des débits calculés dans la zone de Thiaroye (Régime transitoire)
Tabl. 27: Bilan des débits calculés dans la zone de MBeubeuss (Régime transitoire)
Tabl. 28: Bilan des débits calculés dans le Sud-Est du bassin de Kounone à Golame (Régime
transitoire)
Tabl. 29: : Bilan des débits calculés dans la zone de Thiaroye (Arrêt des pompages)
Tabl. 30: Bilan global des débits sur la nappe (Arrêt des pompages)
Tabl. 31: Analyse statistique de quelques propriétés physiques et chimiques définies sur la
nappe
INTRODUCTION

Dakar, capitale du Sénégal, compte aujourd'hui prés de 2 millions d'habitants, et 3/4 de cette
population vit dans la banlieue. L'urbanisation spontanée et non contrôlée qui est observée
depuis quelques années pose un problème environnemental majeur dans le secteur. Devant
cette situation, les autorités ne peuvent plus assurer les infrastructures urbaines nécessaires
devant accompagner l'accroissement démographique. Cette insuffisance, avec en particulier le
défaut d'assainissement dans les nouveaux quartiers a conduit les populations, dans le secteur
à rejeter directement les déchets solides et eaux usées domestiques dans la nature. Ce défaut
d'assainissement combiné avec la construction anarchique des fosses sans aucune garantie des
qualités septiques représentent une source de pollution majeur des eaux souterraines dans les
zones d'agglomération.
,
Depuis 1989, des études ont montré l'état de contamination pan les nitrates de la nappe des
sables quaternaires de Thiaroye (Fig.1) (COLLINS & SALEM, 1989; GAYE et aL, 1989;
SONEES, 1989; FALL, 1991; TANDIA, 1997). Dans différents secteurs de la nappe, notam-
ment dan le bassin versant de Thiaroye et au niveau de certaines localités, de fortes concen-
trations e nitrates pouvant atteindre jusqu'à 500 mg/I ont été décelées.
L'état actuel de la contamination de la nappe par les nitrates fait que son utilisation pour les
besoins en eau potable de la ville de Dakar, est aujourd'hui compromise. La nappe mise en
exploitation depuis 1950 par puits traditionnels et puisards dans les localités mal desservies en
eau courante assure une bonne partie des besoins en eau de la population locale. Vue la dé-
gradation de la qualité des eaux sur la nappe, son utilisation privée et non contrôlée implique
une menace réelle sur la santé des populations.

Ce présent travail qui rentre dans ce contexte a pour objectif principal d'étudier la pollution
azotée, et la vulnérabilité de la nappe. Il vise à identifier les sources de pollution définies en
zones urbaine et rurale et en zones agricoles en rapport avec l'hydrodynamisme de la nappe.
Les objectifs spécifiques sont:
• de définir les caractéristiques hydrodynamiques et hydrochimiques de la nappe;
• d'élaborer dans un Système d'Information Géographique une cartographie thématique
avec les données de la nappe et aussi avec les données géographiques;
• de développer un modèle hydrodynamique de la nappe;
• et enfin de coupler les informations du SIG avec les résultats de l'étude hydrogéologique
pour établir la vulnérabilité du système aquifère à la contamination par les nitrates.
Cette étude qui a été élaborée à l'IAAG (Institut fur Allgemeine und Angewandte Geologie)
de l'université de Munich avec l'aide financière du DARD (Deutscher Akademischer Aus-
tauschdienst) s'est déroulée en 4 phases:
• une phase d'acquisition des données de base pour le modèle et le SIG. Cette phase s'est
déroulée en deux etapes: une campagne de terrain où des mesures piezométriques, pom-
pages d'essai et d'échantillonnage ont été effectués et l'étape de laboratoire où les analy-
ses chimiques ont été effectuées sur les échantillons prélevés;
• une phase de traitement et de synthèse des données. Cette phase consiste d'abord en une
exploitation des données géométriques, hydrogéologiques et hydrochimiques. Les métho-
des statistiques et géostatistiques ont permis le traitement des charges piézométriques, des
valeurs de perméabilité et des données chimiques. La carte d'occupation des sols est éla-
borée à partir des images satellitaires SPOT (XS & P) de Dakar et du lac Retba;
• une phase d'élaboration du modèle hydrodynamique avec un calage en régime permanent
et transitoire et une simulation de l'arrêt des pompages à Thiaroye.
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3

• et une phase d'interprétation sur la vulnérabilité de la nappe.

Le document comporte trois parties:

Partie I: Synthèse des connaissances-problématique de l'étude.


Elle est consacrée à la présentation générale de la zone d'étude. Une revue sur la climatologie,
la géologie et l'hydrogéologie a été effectuée sous forme de synthèse des connaissances sur le
système aquifère de Thiaroye. Elle présente également le problème de la qualité des eaux, et
la pollution par les nitrates.
Dans cette partie, nous avons défini la démarche méthologique et l'acquisition des données de
l'étude. Elle a permis de faire une présentation du logitiel de SIG qui est utilisé, (PC
ARC/INFO version 3.4D ESRI 1990).

Partie II: Etude hydrogéologique du système aquifère de Thiaroye: acquisition et traitement


des données — résultats et analyse critique.
Cette partie a permis de faire une caractérisation du i système aquifère de Thiaroye et une ré-
actualisation de l'état de contamination de la nappe par les nitrates. Les données d'entrée du
modèle (charges piézométriques, paramètres hydrodynamiques et hydrochimiques) ont été
distribuées spatialement en utilisant les méthodes statistiques et géostatistiques.

Partie III: Application d'un système d'information géographique pour la modélisation des
écoulements et l'étude de la vulnérabilite à la contamination par les nitrates.
Cette dernière partie comporte trois chapitres:
• une cartographie thématique dans le SIG sur les données d'occupation des sols, les don-
nées hydroclimatologiques pour l'élaboration du bilan hydrique du système aquifère, les
données sur la typologie des sols et les données de l'étude hydrogéologique;
• l'élaboration d'un modèle hydrodynamique, basé sur la méthode des différences finies
utilisant les logiciels MODFLOW (Mc DONALD & HARBAUGH, 1988) et le proces-
seur PM 3 (CHIANG & KINZELBACH, 1993), la présentation des résultats de la phase
de calage et de simulation d'un arrêt de pompage dans la zone de Thiaroye;
• définir la vulnérabilité du système aquifère des sables quaternaires de Thiaroye à la pollu-
tion des nitrates, sur la base du Système d'Information Géographique.

9
PARTIE I:

SYNTHESE DES CONNAISSANCES -


PROBLEMATIQUE DE L'ETUDE
5

I. LA PRESQU'ILE DU CAP-VERT: GEOGRAPHIE ET


STRUCTURE GEOLOGIQUE

1. CADRE GEOGRAPHIQUE

La presqu'île du Cap-Vert constitue la partie la plus occidentale du Sénégal; elle se situe entre
les parallèles 14°25'et 5°5' Nord et les longitudes 16°55' et 17°32 Ouest.
Dans ce chapitre, nous allons surtout présenter la climatologie de la région, et la géographie
physique.

1 hydroclimatologie
Par sa position géographique, la p t-esqu'île du Cap-Vert d'après, LEROUX (1980)
in E. GIBERT (1986) se situe dans la zone soudano-sahélienne. Elle présente un régim cli-
matique particulier dû aux influences à la fois sahariennes et océaniques

1.1 La pluviométrie

La zone est caractérisée par une seule saison des pluies (hivernage) qui dure de juin à oJobre
et une longue saison sèche. La pluviométrie moyenne relevée à Dakar pour une période de 30
ans (1950 - 1979) est de 517,4 mm.

1.1.1 La distribution spatiale

La distribution spatiale de la pluviométrie à Dakar et Thiès est représentée sur la carte des
isohyètes (Fig.2). Cette carte établie sur moyenne de 25 ans (1971-1996), montre un gradient
de la pluviosité qui diminue du Sud (500 mm) vers le Nord (300 mm).

300 mm

avec les moyennes anomales de 1971 à 1994


50 KM [Link]
SOURCE ASECOA

A: STATION DE DAKAR-YOFF B: STATION DE KAYAR


1.1.2 Variabilité interannuelle

Les précipitations annuelles relevées au niveau des stations de Dakar-Yoff et Kayar (Fig.2
et B) montrent une variabilité temporelle des pluies dans la zone. Les mois de juillet, août et
septembre sont considérés comme humides avec le mois d'août plus pluvieux recevant ji
qu'à 44% des pluies.

De faibles précipitations peuvent toutefois être enregistrées en dehors de cette période hiver-
nale. Ces précipitations ou pluies de "Heug" sont faibles, irrégulières, pour participer à la
recharge de la nappe.
L'évolution des précipitations annuelles sur différentes stations de la presqu'île du Cap-Vert
durant ces dernières années est présentée dans le chapitre du bilan.

1.2 La température

—e—Geow,01
/MM.

Fig.3: Températures
moyennes mensuelles à
Dakar-Yoff et Thiès
(1961-1990)
M A 1.1 .1 .1 O N

Mois

Les températures moyennes mensuelles enregistrées (Fig.3) à Dakar-Yoff et à Thiès (70 km à


l'Est de Dakar) sur la période de 1961 à 1990 (ASECNA) montrent l'influence régulatrice de
la mer sur le régime thermique à Dakar. L'évolution des températures est comparable à celle
des précipitations.
Les moyennes de température ainsi établies nous permettent de distinguer une saison fraîche
de novembre à mai et une saison plus chaude durant l'hivernage.

1.3 L'humidité relative

Les valeurs d'humidité relative enregistrées dans la presqu'île du Cap-Vert (tableau qi-
dessous) sont dans l'ensemble trés élevées, elles sont comprises entre 91% et 60%.
Ces valeurs élevèes sont dues à la permanence de l'alizé maritime dans la zone pendant la
saison sèche.

Tableau 1: Humidités relatives moyennes mensuelles à Dakar-Yoff (1986-1996)

H.R m(%) 96 91 92 92 91 90 88 89 93 91 89 90 91
H.R m(%) 68 67 65 65 66 68 68 70 73 66 60 68 60
Source ASECNA
7

1.4 L'évaporation

Les valeurs d'évaporation obtenues à partir des données de l'ASECNA à la station de Dakar-
Yoff ont été mesurées à l'évaporomètre Piche. Les résultats montrent une moyenne annuelle
de 1168 mm pour la période 1960 - 1996. Les plus fortes valeurs sont observées aux mois de
janvier, février, novembre et décembre, qui ne correspondent pas aux mois les plus chauds;
alors que les faibles valeurs sont enregistrées pendant l'hivernage.

1.5 Régime des vents

Les données relatives au régime des vents au sol (Fig.4) font apparaître que la presqu'île du
Cap-Vert est soumise à des vents d'origine et de direction variable selon les saisons. Les vents
du Nord dominent et soufflent en permanence. Mais durant la période allant de juin à octobre,
en plus des vents du Nord, s'ajoutent ceux de direction Sud. Les vents du Nord sont les alizés
et se subdivisent en deuX classes:

1.5.1 L'alizé continental

C'est l'harmattan issu dès dorsales sahariennes et maghrébines. Ce vent chaud ,t sec est plus
important à l'intérieur du pays.

1.5.2 L'alizé maritime .

Ce vent prédomine dans la région du Cap-Vert. C'est un vent humide provenant de


l'anticyclone des Acores situé au dessus de l'Atlantique et qui arrive par l'Ouest des côtes de
l'Afrique sub-tropical.

De juin à octobre, les vents de direction Sud dominent les vents du Nord, entraînant ainsi le
déplacement du front intertropical (FIT). C'est la mousson issue de l'anticyclone de Saint-
Hélène qui souffle durant l'hivernage.
15°,4

1 50

13
33

33
Podor

30
43 23
30
20

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16°H
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2
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ECH. 1 / 5.000 000

Fig.4: Direction des vents au sol dans la Presqu'île du Cap-Vert.


2. Géographie Physique
2.1 La géomorphologie

La zone d'étude est caractérisée par de longs alignements de dunes orientés NE-SW. Ce mo-
delé sableux peu accidenté, a son point culminant (43 m) au niveau du château d'eau de Cam-
bérène (HEBRARD, 1966). On identifie trois grandes unités géomorphologiques:

2.1.1 Les régions côtières

Elles s'étendent de la côte nord ou grande côte à la petite côte sud, avec des systèmes dunaires
inhabités.

2.1.2 Les "Niayes"


Ce sont des dépressions interdunaires entre les cordons sableux où la nappe phréatique af-
fleure. Les côtes piézométriques varient entre +2 m à l'ouest de Pikine et +5 m à l'Ouest de
Thiaroye (HEBRARD, 1966).

2.1.3 La région des lacs

De Thiaroye à Kayar, tout au long de la côte nord, se singularise un réseau de lacs qui sont les
lacs Youi, Warouwaye, Mbeubeuss, Retba et Mbawane. Ce sont des lacs en général salés ou
sursalés, qui aujourd'hui en dehors du lac Retba sont asséchés.
2.2 L'hydrographie

A part les lacs identifiés le long de la zone côtière nord, il n'y a pas de cours d'eau permanent
dans la zone d'étude. On peut distinguer:

2.2.1 Les Lacs Youi , Warouwaye et Mbeubeuss

Ce sont des lacs à forme semi-circulaire et localisés dans la zone de Malika. Ils sont
au-
jourd'hui asséchés et matérialisés par des zones de dépression. Ces lacs correspondent à
divers épisodes d'anciens golfes de la mer à Arca senilis.

2.2.2 Le lac Retba

C'est un lac à eaux sursalées et de forme allongée. Il correspond à une lagune fermée, formée
de remblaiements dus à la remontée de la mer. Ce remblaiement est constitué essentiellement
des dépôts de sables marins littoraux.

2.2.3 Le lac Mbawane

Il est localisé dans la zone Nord-Est du système, au niveau de Kayar. Il est actuellement assé-
ché et représenté par une zone de dépression.

2.3 La végétation

Dans la presqu'île du Cap-Vert, les seules zones à végétation restent les zones interdunaires
formées par les Niayes. Ces zones sont caractérisées par une végétation. Guinéenne dominée
9

par les palmiers à huile et les cocotiers. Les sols de Niayes sont formés de sables humifères
noirs très riches, formés d'humus et de substances minérales. Ce qui explique la localisation
dans ces unités des zones de cultures maraichères bien identifiées dans la région.

2. GEOLOGIE

1. CADRE GEOLOGIQUE

La presqu'île du Cap-Vert constitue l'extrémité occidentale du bassin sénégalo-mauritanien


(Fig.5).
La stratigraphie est connue grâce aux affleurements et surtout aux forages pétroliers et
d'exploitation d'eau.
Le socle anté-mésozoique se situerait à la verticale de Dakar à une profondeur de 8 000 m.
Des dépôts marins continus allant du Lias à l'Oligocène sont connus. Entre l'Eocène supé-
rieur et le Quaternaire se produisent différentes manifestations volcaniques et une altération
latéritique qui est à l'origine des cuirasses ainsi que des dépôts de sables dunaires.

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Dunes littorales
Dépôts lagunaires (Nouakchottien)
Dunes rouges fixées (Ogoliens)
Eocène moyen à Miocène phosphaté
Eocène moyen calcaire
Éocène inférieur marneux
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Eocène inférieur argileux
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Paléocène calcaire èAm.01■•■•■•■•■•■4 Ir.
Maastrichtien gréseux

EMZEI Volcanisme quaternaire


Volcanisme tertiaire

(D'après ELOUARD, 1965)

Fig.5: Carte géologique schématique de la presqu'île du Cap-Vert


lo

Au plan structural, la partie du bassin comprise entre Thiès et Dakar a été affectée par •zes
failles verticales (direction NE-SW à NNE-SSW) qui sont à l'origine de la formation 4es
horsts de Ndiass et de Dakar, et du graben de Rufisque-Sangalkam où les dépôts sont subsi-
dents (CASTELAIN et al., 1965).
Un basculement général a en outre affecté ces horsts à la fin de l'Éocène. Leur partie sud s'est
soulevée, exposant à l'affleurement des terrains du Crétacé terminal et du Tertiaire (entre
Yène et Poponguine dans le horst de NDiass et au Sud de Dakar), alors que leur partie nard
s'est enfoncée puis recouverte par un important dépôt de sable (dépression du lac Tanma dans
le horst de NDiass et de Cambérène-Malika à Dakar) (BELLION, 1987).

Après cette brève description de la structure d'ensemble de la presqu'île, nous allons voir la
succession lithostratigraphique qui permet de comprendre l'hydrogéologie de la zone d'étude.

2 LA SERIE STRATIGRAPHIQUE DE DAKAR

Le substratum tertiaire et surtout les formations quaternaires (Fig.6) seront décrites dans ce
chapitre.

2.1 Les formations tertiaires


Ces formations sédimentaires et volcaniques affleurent au Sud de Dakar. Elles ont été recon-
nues au Nord par les forages pétroliers.

2.1.1 Le Paléocène

Il est représenté surtout par des marnes et calcaires argileux constituant la Formation des
Madeleines. Celle-ci affleure dans l'Anse des Madeleines, à la Plage des Enfants et autour du
Port Autonome de Dakar. Ces marnes ont été traversées sur 81 m à DK1 et 105 m à CV1 et
reposent en discordance sur le Maastrichtien:
La formation des Madeleines date du Paléocène (CASTELAIN et al., 1965)

La Formation des Limons de l'Hôpital, jadis rattachée à l'Eocène inférieur, est maintenant
datée du Paléocène supérieur (SARR, 1995). Selon cet auteur, ces limons représentent un
équivalent altéré et silicifié de la partie supérieure des Marnes des Madeleines.
Les limons de l'Hôpital constituent les falaises du Sud de la ville de Dakar.

2.1.2 L'Eocène inférieur (Yprésien)

Dans les forages situés au Nord de Dakar et au forage DK1, la Formation des Madeleines est
surmontée par des argiles et marnes datées de la base de l'Eocène inférieur. L'épaisseur totale
de l' Yprésien étant de 105 m à DK1.
A l'affleurement, l'Eocène inférieur correspond aux Argiles de la Prison (15 m d'épaisseur)
sur la Plage de Rebeuss (CASTELAIN et al., 1965).

2.1.3 L'Eocène moyen

Il affleure à Dakar dans les Marnes de la Poudrière et les Calcaires argileux de la plage Ber-
nard. Ces terrains datent de la base de l'Eocène moyen (Lutétien inférieur).


11

Fig.6: Carte de localisation des formations tertiaires et quaternaires dans la presqu'île


du Cap-Vert et les affleurements tertiaires du - Sud de Dakar

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Le sommet de l'Eocène moyen (Bartonien) est connu uniquement en forage ét correspond à a


- base des Argiles de Yoff. D'une épaisseur totale de 110 m, ces argiles beiges reposent en
cordance sur l'Eocène inférieur (CASTELAIN et al., 1965).

2.1.4 L'Eocène supérieur

Il est représenté uniquement par la partie supérieure des argiles de Yoff connue par sondage.
A cette époque la quasi-totalité du Sénégal est déjà émergée par suite du retrait de la mer
amorcé dés la fin de l'Yprésien (SARR, 1995). Il ne subsiste alors que de petits golfes marins
entre Dakar et la région de Tivaouane.

2.1.5 L'Oligocène

A Dakar, l'Oligocène n'est connu que par les calcaires à Lépidocyclines emballés dans les
tuffs volcaniques de l'Anse Bernard.

2.1.6 Le Miocène et le Pliocène

C'est une période d'altération et d'érosion continentales qui s'accotnpagne d'une intense acti-
vité volcanique, commencée depuis l'Eocène supérieur (CREVOLA let al., 1994).
Le système éruptif du volcanisme de Dakar (coulées de basalte et tufs volcaniques) se met en
place au Sud de la presqu'île (Cap Manuel, Gorée, Rufisque). De nombreuses venues volca-
niques ont été recoupées par les forages au Nord et au Nord-Ouest de Dakar.

Le volcanisme de Dakar est surmonté par une cuirasse latéritique d'âge Pliocène à base
Pléistocène (TESSIER & LAPPARTIENT, 1967; DEMOULIN, 1970 ). Le contact entre c,es
formations est bien visible à la Pointe de Fann.

2.2 Les formations du Quaternaire


Le Quaternaire est une période d'altération continentale caractérisée par des fluctuations cli-
matiques et eustatiques.
L'étude des affleurements et des forages de la presqu'île du Cap-Vert (HEBRARD, 1966;
CREVOLA & GAYE, 1979; GAYE, 1980; BARUSSEAU & GAYE, 1983) permet de distin-
guer un Quaternaire ancien sableux marqué par le volcanisme des Mamelles, et un Quater-
naire récent dominé par des pulsations climatiques et des fluctuations du niveau marin qui
sont à l'origine de dépôts sableux et de plages soulevées rencontrés à Dakar (Fig.7).

2.2.1 Quaternaire Ancien

[Link] Les sables infrabasaltiques

Ce sont les plus anciens dépôts quaternaires reposant sur la latérite fini-tertiare.
Ils affleurent à la base des premières coulées du volcanisme des Mamelles sur le littoral entre
Mermoz et Ouakam et ils ont été également retrouvés dans les forages de la tête de la pres-
qu'île. C'est un ensemble de sables à coquillages marins, de sables argileux et dunaires. Cette
assise est attribuée à l'Inchirien inférieur dans la stratigraphie régionale et son épaisseur
maximale connue est de 74 m.



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[Link] Le volcanisme des Mamelles

Le centre d'émission de ce volcanisme est situé à l'Ouest de la tête de la presqu'île (Mermoz,


Ouakam). Il est marqué par le dépôt de produits pyroclastiques (cinérites, tufs, ponces et
bombes volcaniques) et de coulées de basanites doléritiques. Ces produits volcaniques affleu-
rent largement au Nord-Ouest de la presqu'île (de la Pointe de Fann à Yoff) où ils forment des
falaises littorales et les collines des Mamelles. Les dolérites de ce volcanisme se rencontrent
dans les forages jusqu'à la Patte d'Oie (sondage Hydraf9) et sont interstratifiés avec des sa-
bles dunaires de l'Inchirien I.

[Link] Les grès à ciment calcaire de Yoff-Cambérène

Ces grès calcaires se retrouvent sur le littoral de Yoff et Cambérène au-dessus du niveau ma-
rin actuel et reposent sur les basanites doléritiques du volcanisme des Mamelles. Ils corres-
pondent à un épisode marin transgressif de l'Inchirien supérieur. Ces grès sont associés à des
coquilles de lamellibranches (huîtres) et ne gastropodes.

[Link] Les alluvions graveleux


.
Ces alluvions sont formés de sables grosiers et de graviers reposant en discordance sur des
marnes, des argiles pyriteuses, de la latérite et des sables dunaires infrabasaltiques. Elles
constituent un niveau lenticulaire d'une épaisseur maximale de 30 m et se rencontrent essen-
tiellement à Thiaroye.
Ces alluvions correspondent à une accumulation en domaine littoral dans un contexte régres-
sif et en climat humide qui régnait à l'Acheuléen (-60 000 BP).

2.2.2 Quaternaire récent :

[Link] Les "Dunes rouges" de Pikine

C'est une formation de sables à grains de quartz entourés d'une pellicule rubéfiée d'oxyde de
fer. Ces sables affleurent largement à Pikine où ils constituent "l'Erg de Pikine". Ils se ren-
contrent dans les sondages où ils peuvent être blancs beiges à jaunes roux. L'épaisseur maxi-
male se rencontre au Nord-Est de Dakar, dans le forage de Beer Thialane (50 m).
La formation des "Dunes rouges" s'est déposée à l'Ogolien (-20 000 à -18 000 BP) au cours
de la régression maximale post-inchérienne où le niveau marin est descendu à la cote -100 m
par rapport au niveau actuel. Le climat était désertique et un puissant massif dunaire aligné
selon la direction NE-SW s'est installé depuis la Mauritanie jusqu'à la Gambie.

[Link] La plage soulevée à Anadara senilis

Elle correspond à un dépôt de sable vaseux riche en coquilles dont notamment Anadara senilis
(LINNE), d'où son nom. Les affleurements se présentent sous forme d'étendues argilo-
sableuses plates sans végétation et montrent souvent des efflorescences salines portant loca-
lement le nom de "tann". Dans la zone de Thiaroye-sur-Mer, le forage Sassif Si a recoupé
ces sables vaseux sur une épaisseur de 11 m.

Ces dépôts correspondent à l'épisode transgressif et humide du Nouakchottien (maximum


situé autour de -5 500 BP) au cours duquel la mer envahit les anciens golfes des lacs Mbeu-
16

beuss, Malika, Retba, Youi et Pikine dans la presqu'île du Cap-Vert. Le niveau de la plage à
Anadara senilis est à la côte +3,5 m à Pikine (ELOUARD, 1968).

[Link] Les sables humifères interdunaires des Niayes

Ces sables affleurent dans les dépressions interdunaires de la zone des Niayes entre Pikine et
Saint-Louis. On les retrouve sous les sables du système dunaire de Cambérène dans les fora-
ges et les puits des jardins maraîchers de la zone de Thiaroye. Leur épaisseur ne dépasse pas
un mètre.
Ils proviennent de l'accumulation de sols noirs par ruissellement des eaux dans le fond des
dépressions marécageuses interdunaires depuis la période nouakchottienne (ELOUARD et al.,
1977).

[Link] Les "Dunes jaunes de Cambérène"

Elles s'étirent sur une bande large de un à quatre kildmètres entre Yoff et Kayar sur une lon-
gueur de 40 km. La direction des dunes suit généralement celle des alizés maritimes domi-
nants (NNE-SSW). Dans la zone de Pikine, les dunes littorales s'avancent par endroit et sur-
montent les dunes ogoliennes, la plage à Anadara senilis et les sables humifères interdunaires.

Les dunes sont constituées de sables fins orangés d'une épaisseur maximale de 15 m. Elles se
sont formées au cours d'un épisode régressif en climat aride correspondant au Tafolien de
Mauritanie (-4 000 BP).

[Link] Les "Dunes blanches" littorales et des plages actuelles

Un épisode transgressif au cours duquel la mer s'est avancée jusqu'à la cote +2 m a été enre-
gistré autour de la presqu'île de Dakar. Cet épisode appelé Dakarien (-3 000 BP) a eu pour
résultat la formation de plages à galets et coquilles observées aux Almadies, à la Pointe de
Fann et à l'Anse Bernard. La mer dakarienne a d'autre part mis en mouvement d'énormes
masses de sable immergé à la faveur de la dérive littorale. Ce sont des sables quartzeux fins à
débris coquilliers (Donax notamment).
L'accumulation de ces sables a eu pour résultat la formation d'un premier cordon littoral qui
va fermer l'accès à la mer des lagunes héritées du Nouakchottien et la régularisation de la côte
nord qui devient plus rectiligne. L'île de Dakar est alors définitivement reliée au continent par
l'isthme de Thiaroye.
Des oscillations postérieures du niveau marin (-2 000 BP à nos jours) ont permis la mise en
place d'un second cordon littoral qui a abouti à la configuration actuelle de la côte.


17

3. HYDROGEOLOGIE

1. CONTEXTE HYDROGEOLOGIQUE

Le bassin sédimentaire sénégalais est caractérisé par deux grands ensembles hydrogéologi-
ques appartenant aux formations du Crétacé supérieur, du Tertiaire et du Quaternaire (Fig.8).

• Un ensemble supérieur hétérogène carbonaté ou détritique, constitué d'aquifères superfi-


ciels et semi-profonds. 11 regroupe les nappes du Quaternaire, du Continental Terminal, de
I l'Oligo-miocène, de l'Eocène et du Paléocène.

I • Un ensemble inférieur profond ,?. ,t homogène appelé "nappe Maestrichtienne". C'est urge
nappe captive d'une épaisseur moyenne de 250 m qui est contenue dans les niveaux gréscux

I et argilo-sableux du Sénonien ou de la base du Paléocène. Elle s'étend sur la quasi-totalité; de


la partie sédimentaire du Sénégal (TRAVI,1988).

I 2. LOCALISATON ET STRiJCTURE DU SYSTEME HYDRAULIQUE ETUDIE

La formation des sables quaternaires qu'elle soit d'origine marine ou continentale est du point
de vue hydrogéologique un réservoir unique qui repose sur un substratum marneux d'origine
tertiaire. L'ensemble de ce système aquifère s'étend sur tout le littoral nord sénégalais, depuis
Dakar jusqu'à Saint-Louis sur une dizaine de kilomètres de largeur. Il est subdivisé en trois
bassins hydrogéologiques: la nappe des sables infrabasaltiques, la nappe de Thiaroye et la
nappe du littoral nord. A l'Est de Kayar, le système dunaire est interrompu momentanément
par la dépression du lac Tamna, on observe également une remontée du substratum marneux.
Le système hydraulique qui est ici étudié est dit "sable quaternaire de Thiaroye" , il se loca-
lise entre Dakar et Kayar sur une superficie d'environ 300 km 2 (Fig.9).

Ce système est singularisé par la présence d'un réseau hydrographique dense, marqué par des
dépressions (appelées "Niayes") où affleure la nappe.

Le réservoir est limité au Sud-Ouestpar une crête piézométrique qui la sépare de la nappe
infrabasaltique contenue dans la tête de la presqu'île, à l'Ouest par la limite océanique, au
Sud-Est par le substratum marneux tertiaire qui affleure à partir de Mbao et au Nord-Est par la
dépression de Tamna qui la sépare de la nappe du littoral nord. La nappe est libre sur toute la
zone littorale allant de Thiaroye à Kayar.

La surface du substratum marneux Eocène est marquée par des dépressions comblées par des
dépôts sableux. Cette morphologie du substratum confère ainsi au système aquifère des varia-
tions d'épaisseurs d'un point à un autre (HEBRARD, 1966). Les formations sableuses sont de
nature trés différente. Les sables sont accumulés sur une grande épaisseur dans les zones de
cuvette, cependant ils s'amincissent au Sud-Est avec la remontée du mur de l'aquifère.
Les coupes hydrogéologiques 1, 2 et 3 montrent les variations d'épaisseur et les variations de
faciès dans le bassin versant de Thiaroye et au niveau de Beer Thialane (Fig.10).
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3. SCHEMA HYDRODYNAMIQUE

La nappe représente un réservoir d'eau souterraine;, alimenté annuellement par infiltration


directe des eaux de pluie. Ce réservoir se décharge par exploitation au niveau des puits, par
évaporation pendant la saison sèche au niveau des Niayes et lacs et par écoulement vers la
mer. La configuration piézométrique (Fig.11) établie à partir de l'étude sur modèle mathéma-
tique (GEOHYDRAULIQUE, 1972), a mis en évidence les faits suivants:

o les écoulements s'effectuent généralement du Sud-Est vers le Nord-Ouest, c'est à dire


vers la mer et les lacs intérieurs. Cette étude révèle également qu'avec le débit moyen
d'exploitation de l'époque (10 000 m 3 /j), le biseau salé était maintenu en bordure de l'océan.


o deux dômes piézométriques situés l'un au Norc;-Est entre le lac Mbawane et le lac Tamna,
et l'autre au Sud-Ouest au voisinage des "Niayes' de Pikine. Ces dômes permettent d'isoler
ce réservoir en un système hydrodynamique indépèndant.

La zone ouest est marquée par le bassin versant de Thiaroye, caractérisée par une dépression
piézométrique résultant de l'exploitation. A l'Est :le ce bassin, le gradient hydraulique géné-
ralement important est de l'ordre de 1 à 3%.

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4. QUALITE DES EAUX

Les données disponibles concernant les paramètres physico-chimiques des eaux de la nappe
de Thiaroye (SONEES, 1986; DEH, 1994; TANDIA, 1997) révèlent:

• Les températures mesurées varient entre 26°C et 31°C, avec une moyenne de 30°C.
• Les valeurs de pH indiquent que les eaux sont généralement acides et oscillent entre 4 et
8.
• Les teneurs en oxygène dissous de l'aquifère varient de 2,35 à 8,1 mg/l.
22

• Les valeurs de conductivité sont comprises entre 130 et 3 300 1,tS/cni, les fortes minérà-
salions étaient observées au niveau des lacs salés et dans la zone de Thiaroye.

La carte hydrochimique de la presqu'île du Cap-Vert établie par A. MARTIN (1970) préserge


l'aquifère dans son ensemble avec des eaux douces et des faciès chlorurés sodiques qui pré-
dominent. Ces faciès évoluent vers le Nord pour devenir hyperchlorurés dans les zones du lac
Retba et Mbeubeuss (Fig.12).
Dans la partie Sud-Est, l'aquifère présente des faciès bicarbonatés calciques.

La minéralisation obtenue à partir des mesures de résidus secs moyens varie de:

• 200 mg/I dans la zone de Thiaroye, Pikine-Dagoudane avec des faciès chlorurés sodiques.
Cette faible minéralisation est également notée dans la zone de Sangalkam, Bambilor a
des faciès bicarbonatés calciques.
• 600 mg à 2 g/1 uns la zone de Hann et Mbao au Sud-Ouest et au Nord-Est à Kayar. e
faciès est de type chloruré calcique et les eaux sont généralement affectées par l'intrust n
saline.
• supérieur à 4 g/I dans la zone Nord au niveau des lacs et lagunes saumures, salés ou s
salés. Le faciès st de type chloruré sodique.

En 1989, la carte de résidus secs (DEH, 1989) (Fig.13), nous a permis de voir l'évolution de
la minéralisation des eaux. On observe:

• une augmentation de la minéralisation dans la zone de Thiaroye, Pikine-Dagoudane n-


globée par la courbe 500 mg/1, alors que, dans la zone de Hann, cette minéralisation d .
[Link],lmiérstneujoimprat.

• à l'Est du lac Retba, entre Dèni Niayes et Beer Thialane, les eaux ont évolué vers une
forte minéralisation. La zone est englobée par la courbe 1000 mg/l. Cette évolution est
également notée dans la zone de Keur Massar.

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4.1 Les teneurs en chlorures

La description précédente révèle une prédominance des faciès chlorurés, avec la présence du
biseau salé dans certaines zones, des lacs et lagunes salés ou sursalés.

Les teneurs en chlorures., obtenues lors de cette présente étude, en octobre 1997 mettent en
évidence des concentrations importantes dans le bassin de Thiaroye allant jusqu'à 293 mg/1 au
forage F.21 et 257 mg/1 au forage F.18. Au voisinage des lacs salés de Mbeubeuss et Retba,
on a également mesuré des teneurs en chlorures élevées, 230 mg/1 au piezomètre P.58 et 377
rng/1 au P2.9.

Les fortes minéralisations notées précédement dans la zone Est du lac Retba, entre Dèni
Niayes et Beer Thialane peuvent être dues aux teneurs élevées en chlorures observées, 557
mg/1 et 347 mg/1 aux puits pts.02 et pts.225.

On constate que dans ces secteurs la concentration en chlorure dépasse les normes O.M.S soit
200 mg/1. Selon GAYE et al (1989), les fortes concentrations en chlorures observées dans la
zone de Thiaroye ne sont pas liées à une invasion salée, mais plutôt à la hausse l des teneurs en
nitrates enregistrées dans les forages de la SONEES. Il s'agirait d'un phénomène de pollution.

4.2 Les teneurs en nitrates

4.2.1 Rappel du cycle naturel de l'azote: Décomposition des nitrates dans la


zone non saturée et les eaux souterraines

Les ions ammonium (NH 4+) et nitrate (NO3), sont nécessaires pour l'élaboration des substan-
ces cellulaires animales et végétales. La minéralisation de l'azote organique suite à la décom-
positon des protéines et acides aminés dans le sol, entraîne la libération de l'ammonium, pro-
duit essentiel du cycle naturel de l'azote. Dans un sol bien aéré, l'ion ammonium, en présence
de microorganismes (Nitrosomonas et Nitrobacter), s'oxyde en nitrite (NO 2) (1) puis en
nitrate (2) selon les réactions suivantes (SCHLEGEL, 1985):

2 NH4+ + 1,5 02 —> 2 NO2" + 2 Er + H2O (1)

2 NO2 + 02 --> 2 NO3' (2)

De manière générale, l'ion nitrate trés mobile ne subit pas d'adsorption (SCHEFFER &
BARTELS, 1980; WALTER, 1980c; MATTHEB, 1994). Cependant et selon ces auteurs,
l'ammonium est, suivant des phénomènes d'échanges de base, fixé par adsorption dans les
sols argileux ou réutilisé par les plantes et microorganismes. Un bref apercu du dynamisme de
ces produits azotés est donné à la figure 14.
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Fig.14: Dynamique de l'azote dans la zone non saturée et les eaux souterraines
Selon Obermann 1981 (in MATTHEB, 1994)

L'oxydation par les microorganismes de l'ammonium (nitrification) en nitrite puis nitrate est
trés influencée par les conditions du milieu. Le niveau optimal de nitrification est obtenu à un
pH compris entre 6 et 8 et des températures de 25 à 35 °C. Dans les sols acides, la tendance
est à l'accumulation de l'ion ammonium (NH4 +), par contre en milieu alcalin, on a la forma-
tion de l'ion ammoniac (NH3+) (ROHMANN & SONTHEIMER, 1985).

Dans le sol et les eaux, l'ion nitrate ne précipite pas. Le seul processus tendant à faire dimi-
nuer sa concentration est le phénomène de réduction, qui est ainsi décrit:

A. Réduction assimilative des nitrates en ammonium (NH4 +) puis synthèse d'acides


aminés et autres molécules organiques:
C'est le seul processus de réduction des nitrates qui n'est pas catalysé par l'activité bacté-
rienne (ROHMANN & SONTHE1MER, 1985):
2NO3 + 4H2 0 + 4CO2 + 2H+ --> 702 + C2F[502N (3)

B. Réduction dissimilative (Nitrammonification) en ammonium (NI1 44) par oxydation


de la matière organique:
2Cn(H20)n + nNO3" --> 2nHCO3 + nH2O + nNH4 (4)
Cette réduction des nitrates ou nitrammonification, est catalysée par les enzymes dans des
conditions anaérobiques (FAZZOLARI & aL, 1990a et c).
26

C. Dénitrification:
La dénitrification représente la seule réelle épuration, comparée aux deux premiers processus
qui ne sont que des formes temporaires de stockage de l'azote car pouvant se réoxyder en
nitrate. En effet, durant ces dernières années, on a noté qu'avec la pollution croissante des
ressources naturelles en eau, plusieurs travaux se sont orientés dans ce processus pour tenter
une épuration des eaux (FRICK & RICHARD, 1985; FRANK & DOTT, 1985; TUISEL et al.,
1989; ROBERTSON & CHERRY, 1995).
Cette réduction bactérienne (Dénitrificante) se fait de deux manières différentes (APPELO &
POSTMA, 1994; MARRIOTTI, 1994; ROHMANN & SONTHEIMER, 1985; DVWK, 1988
et 1973):

• Réduction hétérotrophe (par exemple par oxydation du carbone organique):


Ce processus est catalysé par les bactéries organotrophes, chemiotrophes ou hétérotrophes (si
elles nécessitent un apport externe pour leur exigences nutritionnelle». Dans le cas des bacté-
ries hétérotrojrhes, avec du carbone organique comme substrat, la réa Aion s'écrit:

5Cn(H20)n + 4nNO 3- --> 2nN2 + 4nFICO 3- + nCO2 + 3nH2Ô (Hétérotrophe) (5)

• Réduction Autotrophe par oxydation d'un composé minéral (par exemple la pyrite, FeS2)
Dans ce cas les bactéries exemple le Thiobacillus denitrificans (SHLEGEL, 1981) sont che-
miolithotrophes et sont peu représentées dans la nature. Cette oxydation est décrite selon
KÔLLE et al. (1983) par les réactions suivantes:

5FeS2 + 14NO3- + 4Ir -3 7N2 + 10SO42- + 5Fe2+ + 2H20 (6)

L'oxydation de la pyrite libère le fer, qui à son tour va réagir avec l'ion nitrate:
5Fe2+ + NO3- + 7H20 --> 5FeOOH + 0,5N2 + 911+
(7)
Les différents processus de réduction des nitrates présentés ci-dessus sont déterminés par les
conditions du milieu. Ainsi l'influence du potentiel rédox a été étudiée dans un aquifère con-
finé situé dans les calcaires jurassique du Lincolnshire (EDMUNDS, 1973 et 1976).
Selon cet auteur la concentration en nitrate décroit pour atteindre de trés faibles valeurs dés
que les teneurs en oxygène dissous passent sous la limite de détection (0,2 mg/1). Cette étape
correspond à une baisse du Eh de +400 à 100 mV.
Notons qu'en dessous d'une certaine pression partielle d'oxygène dissous, il devient plus fa-
cile à ces bactéries de respirer l'oxygène de l'ion nitrate que l'oxygène moléculaire.

Les bactéries dénitrificantes ne survivent qu'à des valeurs de pH comprises entre 6,2 et 10,2
et le niveau optimal de dénitrification est obtenu à un pH compris entre 7 et 8 et des tempéra-
tures de 8 à 12°C.

4.2.2 Origine des teneurs élevées en nitrates dans les eaux souterraines

Produit du cycle de l'azote, l'ion nitrate se retrouve naturellement dans les eaux souterraines.
Ainsi dans les conditions naturelles, les concentrations maximales en NO 3 -N dans les nappes,
sont inférieures à 8 mg/1 (ROHMANN & SONTHELMER, 1985). Toutefois, de nos jours des
teneurs en nitrates qui dépassent largement cette concentration de base (souvent signe de
pollution anthropique) sont signalées dans différentes parties du monde.
27

En Europe et dans plusieurs pays industriellement développés, de nombreux cas ont été dé-
crits, où les teneurs en nitrates sont proches ou dépassent les nonnes de potabilité des eaux
fixés à 10 mg/1 de NO3-N (OMS, 1993). La pollution est alors souvent la conséquence de
l'excès de fertilisants utilisés pour une agriculture intensive. Du fait de l'ampleur du phéno-
mène, beaucoup d'études spécifiques ont permis une corrélation directe de la qualité des eaux
avec les activités agricoles, et proposent une meilleure gestion des ressources hydriques
(FOSTER et al., 1986; CANDELA & RAMOS, 1992; WALTHER, 1995; HUANG et al.,
1994; KOMOR, 1996; GUIMERA, 1998).
Dans les pays en voie de développement, la faible pression anthropique sur les aquifères nie
représentait guère de réelles menaces sur la qualité des eaux. Les pollutions décrites étaient
surtout liées à des sources ponctuelles autour des points d'eau. Cependant GROEN et al.
(1988) décrivaient des teneurs élevées en nitrates dans le village d'un pays à tradition
d'habitat groupé. Ainsi le développement spontanné de l'habitat informel observé ces derniè-
res années dans les grandes villes des pays en voie de développement constitue aujourd'hui la
principale cause de pollution des aquifères. Les déchets domestiques sont directement versés
dans la nature, du fait de l'inexistence de réseaux d'assainissement. Le dépôt de matières fé-
cales sur le sol, détermine des sources de pollution de la nappe. Tel semble être le cas de
l'aquifère de Thiaroye localisé à Dakar capitale du Sénégal.

Au Mochudi dans l'Est du Botswana, LAGERSTEDT (1994) signalait de fortes teneurs eu


nitrates dans les eaux souterraines dues au développement de la ville.
Des cas de pollution liés à ce phénomène d'extension non controlée d'habitat ont été décrits
dans d'autres régions du monde (WETSELAAR et al., 1995; CHE1TRY & SMITH, 1995;
PACHECO & CABRERA, 1997).

En climat tropical humide, les changements écologiques comme la déforestation peuve


également être source des teneurs élevées en nitrates dans les eaux souterraines (FAILLAT
RAMBAUD, 1991).
Dans les régions semi-arides et arides, des études ont révélé des teneurs naturelles en nitrate
élevées dans des aquifères. Dans le désert du Kalahari, HEATON (1984) montrait que le
fortes concentrations en nitrates observées étaient dues au lessivage naturel de l'azote du so
WRIGHT & EDMUNDS (1969) liaient les teneurs élevées en nitrates dans le désert du Saha
ra en Lybie aux dépôts et dissolution d'évaporites.
La fixation par les microorganismes de l'azote de l'air est la cause principale des fortes co rii
centrations en nitrates observées dans les eaux souterraines à Yulara dans une région aride
d'Australie centrale (BARNES et al, 1992).

Les teneurs élevées en nitrates dans les eaux souterraines décrites ci-dessus dans différentes
parties du monde révèlent surtout la diversité des sources de contamination. Cependant, la
pollution anthropique reste ponctuelle et trés limitée, comparée aux teneurs naturelles élevées
en nitrates décrites dans certains aquifères en régions arides et semi-arides.

4.2.3 Toxicité des nitrates dans les eaux

Les excès de nitrates dans les eaux ne sont pas sans danger chez les populations exposées à
ces problèmes. Les sources d'ingestion de nitrates chez l'homme restent essentiellement hy-
driques et alimentaires. Ainsi pour les eaux destinées à la consommation humaine, des normes
ont vu le jour (WHO, 1993) exprimées en mg/1 d'azote lié aux nitrates (NO3-N):
28

OMS, norme européenne 1970: 11,3 recommandé; 22,6 acceptable


OMS, norme internationale 1971: 10,2
US, EPA 1977: 10,2
CEE 1977 et 1980: 11,3 avec 5,6 souhaité
OMS 1980 10 soit 50 mg/1 de NO3

Chez l'homme, le rôle des nitrates dans la méthémoglobinémie a été mis en évidence depuis
1945 avec les travaux de Comly (COMLY, 1945). Dans ce cas, la toxicité des nitrates est liée
à leur réduction en nitrite par les bactéries du tube digestif Secondairement ces nitrites vont
oxyder le fer contenu dans l'hémoglobine du sang transformant ainsi le fer ferreux en fer fer-
rique et l'hémoglobine en méthémoglobine. Chez les nourrissons surtout, l'hémoglobine
transformé en méthémoglobine est impropre au transport de l'oxygène par les globules rou-
ges.

Par ailleurs des études ont montré une augmentation des risques de cancer de l'estomac liée à
la présence de teneurs élevées en nitrates (MAGEE & BARNES, 1956; WRIGLEY et aL,
1984). Les nitrates ingérés sont à nouveau réduits en nitrites qui, en milieu acide comme
l'estomac, peuvent réagir avec les amines rŸt amides pour donner des nitrosamines, composés
cancérigènes. On parle dans ce cas de toxicité tertiaire des nitrates.

4.2.4 Cas de la contamination par les nitrates de la nappe de Thiaroye

La contamination par les nitrates de la nappe de Thiaroye, objet de cette étude, est un phéno-
mène récent. Jusqu'en 1980 la nappe présentait des teneurs en nitrates relativement faibles, en
dessous de la norme OMS (50 mg/l). Cette pollution due essentiellement au développement
de l'habitat informel dans le secteur a été évoquée par divers auteurs (COLLINS & SALEM,
1989; GAYE et al., 1989; SONEES, 1989; FALL, 1991; TANDIA, 1997). Depuis, et suite à
ces informations, des campagnes de prélèvements ont été effectuées dans la zone pour déter-
miner l'évolution de cette contamination.

La présente étude a permis d'évaluer l'état actuel de la contamination de l'aquifère par les
nitrates. Les zones les plus affectées sont:

• La zone de captage de Thiaroye où les teneurs en nitrates varient entre 100 et 450 mg/l
dépassant largement la norme OMS.

• La zone englobant les secteurs de Dène, Golam, Keur Abdou Ndoye où les concentrations
peuvent atteindre 300 mg/l.

Les teneurs en nitrates dans la zone de Thiaroye entre 1988 et 1997 provenant de différentes
sources, sont consignées au tableau 2.
9

Tableau 2: Les teneurs en nitrates des forages de Thiaroye de Mars 1988 à Octobre 1997

ENSUI BRGM [Link] IAAG


Laboratoire DAKAR ORLEANS DAKAR MiTSC

N° FORAGES Mars 88 Juin 88 Juillet 97 Novemb e 97


(in Collins, 89) (in Collins, 89)

F.15 495 140 298 367


F.17 670 205 356 486
F.18 355 130 280 310
F.19 685 235 448 441
F.21 403 547
F.22 485 155 418 , 547

Ces résultats montrent l'état de contamination de la nappe par les nitrates. Cependant même
les teneurs en nitrates sont excessives, l'analyse du tableau révèle une nette amélioration de ' a
qualité des eaux entre mars et juin 1988. Cette observation peut s'elxpliquer par le caractè e
ponctuel de là source de pollution.

5. ROLE DE L'AQUIFERE DANS L'ALIMENTATION EN EAU POTABLE DE


DAKAR ET DANS LES ACTIVITES MARAICHERES DE LA REGION

La nappe de Thiaroye participe pour environ 9 000 m 3/j soit 7% à l'alimentation en eau pota-
ble de Dakar (Ministère Hydraulique; PNUD, 1994). Elle est exploitée par forages au niveau
de deux centres de captage: le centre de captage de Thiaroye pour l'AEP de la ville de Dakar,
et le centre de captage de Beer Thialane pour l'irrigation principalement et appoints temporai-
res pour l'AEP (SONEES, 1986).

En plus de ces ouvrages d'exploitation, la nappe est également sollicitée par puits et puisards
traditionnels pour les besoins en eau des populations rurales et pour le maraîchage qui se pra-
tique à grande échelle dans les "Niayes".

La nappe découverte en 1950 a été exploitée à un débit moyen de 15 000 m 3/j jusqu'en 1959.
Par suite d'une baisse critique de la piézométrie accompagnée de risque d'intrusion saline,
l'exploitation fut arrêtée jusqu'en 1961.
De 1961 à 1985, l'exploitation fut réduite à un débit de 10 000 m 3/j, puis depuis 1985 à lm
débit de 9 000 m3/j.


30
1

II. PROBLEMATIQUE DE L'ETUDE - METHODOLOGIE ET


OUTILS UTILISES

t. PROBLEMATIQUE DE L'ETUDE

Les contraintes notées sur l'aquifère des sables quaternaires de Thiaroye sont multiples, à
savoir le potentiel exploitable du système sous les conditions climatiques de ces dernières
années, la contamination par invasion des eaux salines et la pollution des eaux par les nitrates.

L'historique des études sur la contamination de la nappe de Thiaroye montre que la pollution
est récente et est due essentiellement au développement de l'habitat informel dans le secteur.
La dégradation rapide de la ralité des eaux demeure le problème principal, et condamne son
usage pour l'alimentation future en eau potable de la ville de Dakar.
111 L'état de contamination des eaux dans le centre de captage de Thiaroye, est une contrainte
réelle pour la SONEES qui adopte une solution de dilution des eaux avec d'autres ressources
en eau souterraine pour ramener ces teneurs à des valeurs acceptables. Il est méi envisagé
un arrêt des pompages dans la zone.

Les teneurs excessives en nitrates dépassent largement les normes de potabilité de l'OMS.
L'exploitation directe, privée et sans contrôle de la nappe par les populations locales qui pour
satisfaire leurs besoins en eau, s'approvisionnent dans des puits traditionnels, constitue une
menace réelle sur la santé des populations.

Par rapport à ces contraintes, ce présent travail vise à:

• modéliser les écoulements dans le système en vue d'une simulation de l'arrêt des
pompages envisagé dans la zone de Thiaroye pour voir l'évolution piézométrique durant les
prochaines années.

• étudier la pollution azotée de la nappe et évaluer sa vulnérabilité, pour une meilleure


gestion des ressources hydriques. Ceci se fera par identification de l'origine de la
contamination, et une étude corrélative entre les sources de pollution de surface et les fortes
teneurs en nitrates observées. L'étude est élaborée sur la base d'un Système d'Information
Géographique qui intègre aussi bien les données géographiques de la zone que celles de
l'étude hydrogéologique qui a permis de caractériser le système aquifère étudié.

I 2. METHODOLOGIE ET OUTILS UTILISES

1 Méthodologie
Dans le cadre de ce travail, la démarche méthodologique proposée comporte plusieurs étapes
qui sont résumées sur l'organigramme présenté à la figure 15.
Données de base
(TERRAIN, ETUDES ANTERIEURES)

Géométrie Pompage d'essai Piézométrie Hydroclimatologie Chimie Géographie

TRAITEMENT

Digitalisation Méthodes Géostatistique Méthodes -Statistiques Interprétation


-Géostatistique image satellitaire
(Theis, Jacob (Variogramme (Albrecht, 1 urc, -Représentation graphique et création base
Boulzon) et krigeage) Thornthwate) (Piper, Stift) de données

OUTILS

-SURFER -HYDRO TEC -Geo-EAS 1.2.1 -AutoCAD 14.0 -Geo-EAS 1.2.1 -AutoCAD 14.0
6.04 2.0 -SURFER 6.04 -ARC/1114F0 3.4 D -SIJRFER 6.04 -ARC/1NFO 3.4 D
-AutoCAD -AutoCAD -ARC View 3.0a -AutoCAD -ARC View 3.0a
14.0 14.0

RESULTATS

-Carte du mur Paramètres -Cartes Carte de -Paramètres physico- Cartes thématiques


de l'aquifère piézométriques recharge chimiques -Occupation des sols
-Carte d'épaisseur (K, T, S)
des sables
-Cartes de
profondeur des eau.
-Types de faciès
-Contamination NO3
-Localisation des
Niayes et lacs
1
-Sols et Topographie

MODELE HYDRODYNAMIQUE

PROCESSING MODFLOW (PM3)


([Link] & KINZELBACH, 1993)

VULNERABILITE DES EAUX A LA


CONTAMINATION PAR LES NITRATES

ARC/INFO Version 3.4D E.


ARC VIEW 3.0a -

Fig.15: Schéma conceptuel de la méthodologie de l'étude


32

La méthodologie retenue pour conduire cette étude se présente comme suit:

A. Première étape
Elle consiste à recueillir l'ensemble des données de l'étude. Ces données qui sont relatives à
la géométrie de l'aquifère, aux paramètres hydrodynamiques, la piézométrie, l'hydrochimie,
l'hydroclimatologie et la géographie concernent aussi bien les informations acquises dans
notre étude de terrain que celles des études antérieures.

B. Deuxième étape
Cette étape a permis un traitement des données de base. Différentes méthodes sont utilisées:

0 Les données concernant la géométrie du système aquifère


Elles n'ont pas été traitées dans le cadre de cette étude, elles sont reprises des travaux
antérieurs.

O Les données du pompage d'essai


L'exploitation des données a été effectuée selon les méthodes de THEIS, COOPER &
JACOB et BOULTON pour déterminer les paramètres hydrodynamiques (K, T, S) sur la
nappe.

• Les données piézométriques


Les charges piézométriques de juillet et octobre 1997 et celles moyennes de 1984 à 1997 ont
été traitées. Dans le cadre de cette étude, on n'a pas pu effectuer des nivellements. Les côtes
topographiques utilisées pour définir l'allure piézométrique de la nappe ont été tirées des
travaux antérieurs. Certaines de ces données nous ont semblées incohérentes et sont corrigées
sur la base de la carte topographique, des cartes de profondeur du substratum et de la carte de
l'épaisseur des sables.

Un traitement géostatistique des données piézomètriques a été effectué à l'aide des


variogrammes. Il a permis de voir la distribution des grandeurs dans l'espace. Les modèles de
variogramme, de même que les paramètres du variogramme (portée, palier) ont été utilisés
dans le krigeage. Le krigeage a été effectué avec le programme SURFER 6.04 suivant un
maillage de 700 x 700 km.

Les cartes isopièzes ainsi élaborées sont exportées en fichier DXF pour être éditées dans le
logiciel AutoCAD 14.0.

• Les données hydrochimiques


Les méthodes de statistique descriptive (Histogramme, Box-plot) et géostatistique
(variogramme, krigeage) ont été utilisées pour étudier la distribution des paramètres physico-
chimiques mesurés sur les eaux de la nappe et des teneurs en nitrates obtenues. Les résultats
du traitement géostatistique ont permis de donner des cartes de zonation des concentrations en
nitrates obtenues en juillet et octobre 1997.

Une représentaion graphique des résultats des analyses chimiques par les diagrammes de
PIPER et STIFF a permis de présenter les types de faciès sur la nappe de Thiaroye et une
zonation des eaux.

• Les données géographiques


Ces données concernent essentiellement les informations sur l'occupation des sols dans la
zone de Thiaroye. Une image satellitaire traitée au CSE (Centre de Suivi Ecologique/Dakar) a
33

permis l'élaboration de la carte thématique d'occupation des sols qui comporte plusi rs
étapes:

- Stratification du domaine d'étude: Cette première étape consiste à recueillir toutes les
informations concernant l'occupation des sols sur la zone de Thiaroye. Elle permet d'abord de
différencier les unités et définir les limites naturelles. Sur la base des informations acquises
sur le terrain, les cartes géologiques de la presqu'île du Cap-Vert (ELOUARD et al., 1974),
les cartes topographiques de DAKAR, BARGNY, KAYAR (1NG Paris et SNG Dakar, 1993)
et la carte morphopédologique du Sénégal (USAID/RSI, 1986), toutes les unités définies stil -
l'image ont été reportées sur papier calque.

- Numérisation des données: Nous avons numérisé les données avec le logiciel de dessin
AutoCAD 14.0. Ces données digitales sont stockées séparément dans différentes couches:

Couche 1:Les zones à habitations (Zone de Thiaroye et les différèrnes localités)


Couche 2:Les niayes, les zones de maraîchage et les lacs
Couche 3: Les zones dunaires
Couche 4:Les routes et pistes
Couche 5:Les points (piézomètres, forages et puits villageois)

Ces informations sont lues et stockées dans le SIG sous forme de couvertures.

- Création de topologie: Cette étape a permis de revoir les erreurs de stockage des données à
référence spatiale et de créer une base de données complète. L'information spatiale et
descriptive est représentée en différentes couvertures, qui sont superposées selon les entités
géométriques obtenues. Tous les polygones sont regroupés dans une seule couverture
comprenant les Niayes, zones d'agglomération, villages, zones de maraîchage, lacs et dunes.
Les arcs regroupent les routes et les pistes et forment la deuxième couverture. La troisième
couverture concerne les points définis par les piézomètres, forages et puits villageois.

- Sortie des données de l'analyse dans ARC VIEW Version3.0.

• Les données hydroclimatologiques


Elles concernent les données relatives à la précipitation, l'évaporation, l'humidité relative et
la température dans la région du Cap-Vert. Les zones d'influence des différentes stations
météorologiques ont été définies à l'aide de polygones de THIESSEN. Une base de données a
été créée dans le SIG pour le stockage et l'analyse de l'ensemble des informations relatives à
la climatologie.

Une nouvelle carte d'occupation des sols, intégrant dans sa base de données les stations
météorologiques et les données climatiques a été élaborée pour le calcul c1e
l'évapotranspiration réelle. l'ETR calculée sera fonction des unités définies dans l'occupation
des sols comme les Niayes, les lacs, les dunes. Dans la base de données, on a généré les
formules empiriques de ALBRECHT, THORNTHWAITE, PENMAN, TURC. Une fois èe
paramètre défini, la recharge de la nappe sera donnée en fonction des précipitations et sous
forme de carte.

C. Troisième étape
Le traitement de l'ensemble des données énumérées ci-dessus à permis de définir les
paramètres d'entrée du modèle hydrodynamique élaboré sur le système aquifère. Le modèle
34

hydrodynamique est basé sur la méthode des différences finies utilisant le logiciel
PROCESS ING MODFLOW (PM3).

D. Quatrième étape
Les résultats du modèle mathématique sur l'hydrodynamisme de la nappe, de l'étude
hydrochimique et des données géographiques sont à la base de l'étude de la vulnérabilité de la
nappe à la contamination par les nitrates.

2 Outils utilisés dans l'étude

2.1 Le Système d'Information Géographique (SIG)

2.1.1 Principe des logiciels ARC/INFO et ARC/View

Dans le cadre de cette étude, le logiciel ARC/INFO Version 3.4 (ESRI, 1990) a été utilisé
pour cartographier et analyser les données spatiales obtenues. ARC/INFO est un logiciel de
SIG qui analyse stocke, manipule, des grandeurs à référence spatiale soit sous forme de
données vectorielles à savoir des lignes, polygones oii arcs, ou des données de type raster
ESRI, 1993). Le logiciel stocke l'information sous foi -me de couverture, qui représente son
nité de base. La couverture est définie comme étant un simple couche représentant
séparément l'information de type vectorielle (Arc, Polygone, Point, Node, Label point,
Annotation) et l'information descriptive (Fig.16).

Soifs attributes
ID Soil Class Suitability
1 A3 113 HIGH
2 C6 95 LOW
3 137 212 MODERATE
4 813 201 MODERATE
5 Z22 86 LOW
6 A6 77 HIGH
7 Al 117 LOW

Fig.I6: Structuration de la couverture dans ARC/INFO in ESRI, (1990)

Pour présenter les résultats d'analyse de ARC/INFO, c'est le logiciel ARC VIEW Version
3.0 (ESRI, 1994) qui est utilisé. Ce logiciel de SIG ne concoit pas de base de données, mais
permet une présentation des résultats d'analyse. Ce logiciel possède une base complète de
symboles graphiques ou texte pour la restitution de qualité des données définies sous forme de
cartes et tableaux.

2.1.2 Objectifs

L'application du SIG dans cette étude a pour but de générer une carte thématique
d'occupation des sols à partir des données de l'image satellitaire obtenue dans la zone de
Thiaroye, de régionaliser les valeurs de recharge obtenues sur le bilan hydrique et enfin
d'établir une carte thématique de typologie des sols. Elle permet également d'intégrer les
données hydrogéologiques dans l'analyse de la vulnérabilité du système à la contaminati
par les nitrates.

2.1.3 Evolution de la cartographie aux Systèmes d'Informations Géographiques

Depuis les temps très anciens, l'observation de la répartition des propriétés de certaines
données de l'espace terrestre, maritime et spatiale, et leur description a été une préoccupation
chez les navigateurs, arpenteurs et géographes. Ainsi la collecte et l'assemblage des données
servaient surtout dans le domaine militaire et de la navigation (HODGKISS, 1981).

Au 18e siècle, les civilisations Européennes ont connu des niveaux d'organisation telle qu'on
a jugé nécessaire d'avoir une cartographie systématique des états. Avec l'apparition des
premiers grands instituts européens, la cartographie était surtout orientée vers la géographie
physique (BURROUGH, 1986).

Depuis le 19e siècle et jusqu'à nos jours, cette science a connu une ère nouvelle. Les cartes
topographiques utilisées dans des contextes très généraux vont laisser place aux cartes
thématiques qui, pour des besoins très spécifiques, vont permettre des interprétations limitée$,
dans des domaines très diversifiés comme la géologie, la géomorphologie, la pédologie,
l'écologie (FISHER, 1978).

Au 20e siècle, le développement de la photographie aérienne et de la télédection a été d'un


grand apport sur la qualité et principalement sur la précision dans la reproduction des cartes
thématiques. Ces cartes deviendront l'outil principal dans l'exploitation des ressources
naturelles pour les besoins de l'humanité (FAO, 1976).

L'année 1960 marque le début de l'utilisation des ordinateurs en cartographie et, son
influence dans cette discipline n'a pas cessé depuis. Le développement rapide des ordinateurs
et de leur capacité a entraîné un développement corrélatif de la cartographie. Si bien que
plusieurs réunions scientifiques internationales ont été consacrés à ce thème: les meeting de le
British Cartographie Society (BCS) en 1970 et de American Congress on Surveying and
Mapping (ACSM) en 1974 et 1976. L'apport de l'ordinateur en cartographie a été décrit par
plusieurs auteurs dont TAYLOR (1990). Cet outil a permis une codification de l'information
sur des cartes en lignes, points et polygones.

Mais le développement de la technologie et surtout l'impact de l'homme sur les ressources


naturelles ont suscité de nouvelles questions auxquelles la cartographie tente de répondre, 4
savoir l'évolution dans le temps de ces ressources. En fait la photographie aérienne et surtout
l'imagerie satellitaire, permettent de suivre l'évolution des paysages dans le temps et des
phénomènes comme la désertification, l'érosion des sols ou les marées (BURROUGH, 1986).

Cette donnée nouvelle a suscité la nécessité d'être assisté en cartographie par les techniques
nouvelles de l'imagerie satellitaire. Ainsi vont naître ces nouveaux outils qu'on appelle
aujourd'hui les Systèmes d'Information Géographique (SIG).

2.1.4 Les domaines d'application des Systèmes d'Informations Géographiques

Le paragraphe précédent nous révélait déjà différents domaines d'application des Systèmes
d'Informations Géographiques. C'est vers les années 1980 qu'il y a eu une réelle explosion
36

dans l'application des SIG. Selon les orientations, plusieurs définitions ont été données. Les
SIG ont été désignés comme:
" Un logiciel offrant des capacités permettant de saisir, stocker, extraire, manipuler, analyser
et éditer toutes sortes de données géographiques" (ESRI, 1990).

Avec les nouvelles dimensions que commit l'application des SIG, le National Center for
Geographic Information and Analysis (NCGIA) a pu développer une taxonomie pour leur
utilisation (OBERMEYEI1, 1989):

• Les tâches: L'inventaire, la répartition, la gestion et le développement des ressources


naturelles.
• Les domaines d'application: environnemental, socio-économique, éducation, recherche
etc..
• Niveau de résolution: police, gestion.
• Cadre: privé, public.
• Echelle: micro et/ou macro.

Ces cinq dimensions expliquent aujourd'hui les utilisations très particulières des Systèmes
d'Information Géographique.

Dans ce contexte beaucoup de logiciels de SIG avec des caractéristiques très différentes ont
été élaborés. On peut ainsi citer (IGWMC / IHE DELFT lecture by van Deursen, 1996):

ARC/INFO: Environmental Systems Reseach Institute (ESRI)


IDRISI: [Link]
PCRaster: [Link]
GRASS: Construction Research Laboratory U.S. Army Corps of Engineers
ERRAS: Erdas, Inc.
ILWIS: [Link]
MAP (Map Analysis Package)
Intergraph/MGE: Intergraph Corporation
Smallword: [Link]\sworldlome
Mapinfo: [Link]
0 Atlas-GIS: stratmap corn/agis

Chacun de ces logiciels a une structure et un mode de fonctionnement spécifique, leur


capacité d'analyse, de stockage et de représentation des données spatiales sont différentes
également. Les logiciels de SIG ont une double fonction, car ils combinent à la fois le
potentiel des logiciels de dessin (AutoCAD, Corel Draw) pour la cartographie numérique, et
celui des systèmes de gestion de bases de données pour les donnés descriptives et
géométriques (STRUCKMEIR & MARGET, 1995).

Dans le domaine hydrogéologique, l'application des SIG est focalisée sur quatre points
(IGWMC / HIE DELFT Lecture by van Deursen, 1996):

• Le SIG utilisé comme base de données.


• Le SIG lié aux modèles hydrogéologiques.
• La détermination de la vulnérabilité des systèmes aquifères.
• Evaluation des bilans hydriques des systèmes aquifères.
37

Les techniques des SIG sont très sollicitées dans la gestion globale de l'environnement qui est
souvent orientée vers la protection de la qualité des eaux (GOODCHILD et al., 1993).
Ceci justifie l'application des Systèmes d'Information Géographique dans cette étude, pour
cartographier l'ensemble des données se rapportant à la zone d'étude dans l'évaluation de là
vulnérabilité de la nappe de Thiaroye à la pollution par les nitrates.
Dans l'étude de la vulnérabilité des aquifères, l'application d'un SIG permet d'intégrer aussi
bien les données géographiques qui peuvent déterminer des sources de pollution de la nappe
que celles hydrogéologiques qui caractérisent le système (BRINK & ZAADNOORDUK,
1995; VERSTRAETEN & McGUIRE, 1996). Le SIG a permis également d'organiser et
d'établir des relations entre les données spatiales et leurs attributs, et d'offrir la possibilité
d'éditer sous forme de cartes et tableaux tous les résultats.

L'introduction des techniques de SIG dans l'élaboration des modèles environnementau


surtôut hydrologiques, n'est à l'heure actuelle qu'à ces &buts. Le SIG sert de support
l'analyse des variables. Il permet de regrouper dans une baAe de données plus cohérente to
les paramètres d'entrée des modèles qui généralement sont de sources très différent
(GOODCHILD et al, 1993; TIM et al., 1996; BATELAN et 1., 1996; RIBEIRO, 1996).

2.2 La statistique et la géostatistique

2.2.1 Principe

La statistique descriptive est basée sur une représentation plus expressive d'une série
d'observations ou d'échantillons sous forme de diagrammes ou de tableaux. Les valeurs sont
réparties en classes. Le nombre défini de classes k dépend du nombre d'observations n. Selon
LANGGUTH & VOIGT (1980) le nombre de classes est donné par la relation:

k= Pour n < 1000 (8)

Les classes sont reportées sur des histogrammes et le nombre d'observations dans chaque
classe appelé fréquence absolue est représenté en ordonnée. Cette représentation graphique
sous forme d'histogramme permet de voir le type de distribution de l'échantillon. Pour
caractériser une distribution donnée, on définit sa moyenne arithmétique x , sa médiane M , et
son mode.

La distribution est caractérisée également par la dispersion des observations autour de leur
moyenne x. Cette dispersion est donnée par la variance, et sa racine carré qui est la déviati
standard (DEVIS, 1973). La variance (a 2 pour une population et s2 pour des échantillons )
la déviation standard sont définis par les équations (DVWK, 1982):

2
1
S2 (X) = -E x -x ( -

n i=1 )

s(x) = — x)2 1
n
38

La valeur s(x), donne le S c (Skewness), et le St (Kurtosis) dans les relations (AKIN &
SIEMES, 1988):

S= Ld (x,— x) 3 (11)
ns

st -,-
-

s4
n
E C x,
4

(12)

Pour une distribution normale, dite également distribution de Gauss, le S c (Skewness), et le Sc


(Kurtosi)négaleà[Link]éq,tladinemo
moyenne arithmétique ont la même valeur. Pour le cas d'une distribution assymétrique à
gauche, le Se (Skewness) est inférieur à zéro Si S, est positif la distribution est dite
assymétrique à droite.

La recherche de la distribution des données Lt très importante dans l'application des


méthodes géostatistiques. Selon HAWKINS & CRESSIE (1984) et ARMSTRONG &
BOUFASSA (1988), les meilleures estimations pour la régionalisation des paramètres comme
la transmissivité, la perméabilité, les charges hydrauliques par la méthode d'interpolation
linéaire de krigeage, sont obtenues avec la distribution normale.

La géostatistique est basée sur la théorie des variables régionalisées, définie comme la
continuité dans la distribution des variables données dans l'espace à 1, 2 ou 3 dimensions
et/ou dans le temps (MATHERON, 1963).
Les variables régionalisées sont divisées en deux principales catégories selon DE MARSILY
(1986):

-l'hypothèse de stationnarité: qui suppose qu'il n'existe aucune orientation systématique des
variables dans l'espace.
-l'hypothèse intrinsèque: elle introduit des interprétations probabilistes et suppose que les
variables ont une orientation dans l'espace, que leur distribution statistique ne dépend que de
la distance h entre les points, et de leur direction.

La géostatistique pose comme concept de base que chaque variable z(x) est prise à partir
d'une population à distribution donnée, et que cette distribution change complètement d'un
point (x) à l'autre dans sa forme, sa moyenne, et sa variance (AKIN & SIEMES, 1988).

L'évaluation géostatistique de grandeurs données comporte deux étapes:

• La première étape concerne le calcul et la modélisation de la structure des variables que


l'on veut estimer. Le concept de continuité est pris en compte au niveau du variogramme
construit lors de cette première étape.

• La deuxième étape est l'estimation proprement dite par la méthode de krigeage. Cette
étape dépend entièrement du variogramme construit lors de la première étape.
39

Le variogramme
Selon DEVIS (1973), le variogramme est une fonction de la covariance c'est à dire il étudie
l'interdépendance entre les points de mesure. Les informations ainsi acquises sur deux points
très proches sont plus dépendantes que celles données sur des points plus éloignés.
Dans l'analyse du variogramme, l'objectif est d'examiner la cohérence entre des données
définies dans un espace à 2 dimensions, surtout si ces données sont régionalisables. Le semi-
variogramme expérimental est défini par l'équation:

2
(13)
y(h)= -2-Lî[z(x, + h)— z(x;)]

y(h) = Semi-variance expérimentale


z = La variable mesurée
Point de mesure de z 1
xi =
= Distance entre les points de mesuré
h
= Nombre de couples de points (lag)
n

Le semi-variogramme ?(h) ainsi donné permet d'élaborer un modèle de variogramme qui


donne une courbe, définissant une fonction pour ajuster les points mesurés. La valeur de y(h)
0) qui reflète d'une
ce ut ne pas être nulle à l'origine. On parle alors d'effet de pépite (C
naine manière le caractère aléatoire des variables. Le graphe peut se stabiliser autour d'une
valeur limite appelée palier (C). La distance à laquelle ce palier est atteint est dite portée (a)
(Fig.17). La portée représente la distance limite à partir de laquelle la variable n'est plus
corrélable.

Semi-variance y(h)

palier

Effet de pépite C

Distance (h)
Portée a

Fig.17: Définition des paramètres du variogramme

Les modèles de variogramme (Fig.18) couramment utilisés sont le modèle linéaire, le modèle
sphérique, le modèle exponentiel, le modèle Gaussien et le modèle logarithmique (DEVIS,
1973; AKIN & SIEMES, 1988; KITANEDIS, 1997).
40

Le modèle linéaire
y(h)=Co +C h - (14)

Le modèle sphérique

y(h)= Co +Cf3h — 113 Avec 0 <h (15)


2a 2a3
Y(h) = Co + C Avec h>a (16)

Le inodèle exponentiel

r(h). Co +C(1 —eah uj (17)

Le modèle Gaussien
f

r(h) -= Co +C I — (18)

Le modèle logarithmique

y(h) , 3a logh
• h>0 (19)

y(h) = Semi-variance expérimentale


h = Distance
Le palier
Co = L'effet pépite
C+Co = Le palier total
a = La portée

Ainsi sont définis deux groupes de variogrammes:

• Les modèles de variogramme où y(h) croit avec h: ce sont les modèles linéaires.

• Les modèles où y(h) croit au début avec h, puis reste constant autour d'un palier C, alors
que h augmente. Ces modèles de variogramme dépendent également d'un deuxième
paramètre qui est la portée a. Pour le modèle sphérique, le palier C est atteint quand h est
égale à la portée a. Dans le cas du modèle exponentiel ou de Gauss, l'allure sera toujours en
dessous de la fonction sphérique. La fonction n'atteint pas le palier, et tend toujours vers C
quand h -à 00. Selon AKIN & SIEMES (1988) pour le modèle exponentiel ou le modèle de
Gauss on donne à la portée une valeur théorique pour laquelle 95% du palier est atteint. Ainsi
h = 3a pour le modèle exponentiel et h = I,73a pour le modèle Gaussien_
41

r(h Yc
i3O
0,95

0,5

aeh a

Fig. 18: Les différents modèles de variogrammes selon RENDU (1978) (in AKIN & SIEMES, 1?88)

Fig.19: Les tolérances ± Ad définies sur la distance et ± AT sur la direction pour le calcul d'un semi-
variogramme

Dans l'estimation du variogramme, pour définir une éventuelle anisotropie sur la distribution
donnée, on considère une distance h avec une tolérance ± Ad, et différentes directions y; avec
une tolérance de ± nyt (Fig.19). Dans les conditions isotropiques, les paramètres du
variogrammes sont égales quelque soit la direction considérée. Dans une anisotropie par
contre, ces paramètres sont différents selon les directions.

Dans le cadre de cette étude, le logiciel Geo EAS (Geostatistical Environmental Assessment
-

Software Version1.2.1) a été utilisé pour l'élaboration des histogrammes, l'estimation et


l'ajustement des différents modèles de variogrammes.

2.2.2 Objectif

L'application des méthodes statistiques et géostatistiques a permis le traitement des données


sur les charges hydrauliques (h), l'hydrochimie et les paramètres géohydrauliques mesurés sur
la nappe. Avec la représentation des histogrammes, l'estimation et l'ajustement des
variogrammes on a pu étudier les distributions spatiales des variables obtenues sur l'aquifère
et minimiser les erreurs d'estimation dans la combinaison linéaire par krigeage des données
traitées.

Le krigeage

Le krigeage est une méthode d'interpolation linéaire. Il consiste à trouver la meilleure


estimation des grandeurs à distribution donnée dans l'espace et/ou dans le temps, à partir de
valeurs discrètes mesurées en un certains nombre de point (KITANIDIS, 1997; DELHOMME
, 1974). Comparée aux autres méthodes comme la méthode de distance inverse, la méthod
des polygones ou la méthode des triangles, le krigeage présente l'avantage de pouvoir
quantifier la précision de l'estimation en donnant la variance de l'erreur d'estimation
(DELHOMME, 1979; ISAAKS & SRIVASTAVA, 1989).
Soit la valeur inconnue z(xo) à estimer et z*(xo) la valeur donnée par estimation à partir de
z(xi) valeur discrète mesurée, la valeur z*(xo) sera une combinaison linéaire de z(xi) donnée
par la relation:

z*(xo),E,t, •z(xi )

Pour une meilleure estimation on doit éviter de biaiser la valeur z(x o) , en la sous estimant ou
la surestimant. Ainsi la variance d'estimation doit être minimisée. Cette condition est donnée
par un système linéaire d'équation à (n+1) inconnues:

2_.
J
r (x.x.)+
J
p y(xixo ) n)
j=1

Eiti = 1
i=1

=. p + . y( xixo )

La résolution de ce système d'équation donne 2‘ et donc la valeur estimée z*(x0) , et l'erreur


d'estimation est donnée par la variance 81 2 .

On a utilisé le logiciel SURFER 6.01 for Windows (KECLER, 1994) pour le krigeage et
l'élaboration des cartes d'isovaleurs.

2.3 Modélisation hydrodynamique

2.3.1 Principe mathématique des modèles

A. Equation de l'écoulement

Le déplacement d'un fluide dans un milieu poreux à trois dimensions est régi par des lois
physiques, décrites par l'équation de l'écoulement. Cette équation est aux dérivées partielles
et dépend des variables définies dans l'espace et dans le temps (t). L'équation admet une
solution unique, si les conditions aux limites du domaine et les conditions initiales sont fixées.
L'équation de l'écoulement est basée sur la loi de Darcy et le principe de conservation de
masse.
43

La loi de Darcy est expérimentale et donne l'écoulement dans un élément de volume en


milieu poreux par la relation in (FETTER,I994):

dh
Q = --KA (24)
dl,

Le volume traversant la section considérée [m 3/s]


La perméabilité [m/s]
A = La section traversée [m 2]
dh = différence des charges hydrauliques [m]
dL = Longueur de l'élément de volume [m]

Dans l'élément de volume considéré, l'écotilement est donné selon le principe de


conservation de masse ou de continuité qui traduit que toute l'eau qui y entre est égale à celle
qui en sort et qui s'emmagasine. Il est donné par relation:

&V 8 (25)
e = [Link])(

8A1 Variation de masse [kg]


Temps [s]
Densité du fluide [kg m 3 ]
Porosité
dxdydz Coordonnées définis dans les directions x, y, z

On obtient par combinaison des expressions mathématiques de ces deux lois, le système
d'équations régissant les écoulements au sein de l'aquifère. Cette équation s'écrit dans le cas
d'un écoulement tridimensionnel:

, 11, ,,
7
5-r .(kfz --4—z)±Q S j5-h- (26)
3St

kji, y, z = Perméabilité suivant les directions x, y, z [m/s]


h Charge piézométrique [m]
Débit d'infiltration ou de pompage [m 3/s]
Sz = Coefficient d'emmagasinement spécifique [-]
Temps [sj

L'équation donne l'écoulement en cas d'anisotropie et en régime transitoire.


Pour le régime permanent où la charge piézométrique ne varie pas en fonction du temps,
l'équation de diffusivité est définie par l'équation de Laplace:
82h (27)
8x 8y 2 +Q =

B. Les méthodes de résolution de l'équation d'écoulement

Résoudre l'équation des écoulements, c'est rechercher la valeur de la charge piézométrique h,


inconnue à l'intérieur du système aquifère à étudier. En fonction des caractéristiques du
système décrits précédemment, on a une méthode analytique ou une méthode numérique de
résolution de l'équation:

Résolution numérique par la méthode des différences finies

La résolution numérique est basée sur le concept que l'équation différentielle peut être
remplacée par une équation similaire pouvant être résolue par une méthode arithmétique.
Cette méthode consiste en une approximation des dérivés partielles portant sur les valeurs de
a variable h en un certain nombre de points choisis. L' ' uation est sous la forme implicite,
c'est à dire les valeurs de h utilisées sont e entre les valeurs initiales et les
valeurs finales. L'idée est basée sur le découpage de l'!iquifère en éléments carrés par des
lignes et des colonnes (Fig.20). La valeur de h au noeud, situé à la ligne i et à la colonne j est
notée h; ,j l'inconnue h n'est plus définie en tous points (x,y) du système, mais on a une
approximation de h aux noeuds du réseau.

hi-ii

AY
hij
hi,-1 _1 • hisi+1

hi÷ii

Fig. 20: Principe de la méthode des différences finies (D'après KINZELBACH, 1995)

- Cas du régime permanent

L'écoulement est discrétisé par l'équation de Laplace et on a:

A .)+, +
(28)
(Ax

à
45

+
(29)
2
► ,j
(ey)2

Dans sa forme simplifiée, l'équation donne la valeur de h au noeud (i,j) par la valeur moyenne
aux 4 noeuds.

• Cas du régime transitoire

L'équation de diffusivité est:

T 82 h 5 2h Sh
\ 2_2
- (14'
gy 2± Y
= --i
S
(30)

Dans ce cas, la charge évolue avec le temps, et soit h° au temps t = 0 et hl à la fin du pas de
temps, on a:

8h _ h'i,_j—hoi , j
(31)
At St

Pour résoudre les différents systèmes d'équations ainsi décrits, on dispose de deux types de
méthodes que sont les méthodes directes dont les plus utilisées sont les méthodes de Gauss-
Jordan, Choleski et Crout et les méthodes itératives avec IADI (Itérative Alternating Direction
Implicit Procedure) et PCG (Preconditioned Conjugate Gradient Method).

C. Le programme Processing Modflow

Le programme PROCESSING MODFLOW (PM3) (W. CHIANG & W. KINZELBACH


1993) est utilisé dans le cadre de ce travail. Le logitiel PM3 est un pré- et post-processeur, qui
permet l'entrée des données et la représentation graphique des résultats. Les simulations
proprement dites sont effectuées par les programmes MODFLOW (McDONALD &
HARBAUGH, 1988) et MODPATH (POLLOCK, 1989).
Le processing Modflow est ainsi structuré:

Le préprocesseur

Le pré-processeur permet l'entrée et la structuration des données de simulation. Le PM


comporte deux preprocessors:

- le modèle conceptuel
Ce pré-processeur donne une représentation graphique grâce à trois modules:
- PMCAD: Permet d'élaborer la carte de la zone à modéliser ou d'importer celle-ci à
46

partir d'un fichier DXF-ASCII, concu dans un autre programme (SURFER, AutoCAD,
CorelDRAW).
- Grid Editor: est concu pour spécifier ou pour modifier dans une maille donnée, la valeur
d'un paramètre d'entrée du modèle.
-Zone Editor: permet une zonation des valeurs des différents paramètres du modèle.

- Premod
C'est le pré-processeur du programme MODFLOW et MODPATH, il comporte différents
modules:
- Premod
Pour spécifier le régime (transitoire, permanent)
- Grid et Properties
Ils permettent de définir les dimensions des mailles, le type d'aquifère, les conditions aux
limites, les conditions initiales et les caractéristiques du système aquifère (Porosité, K, S)
- Packages
Ils regroupent différents modules définis selon le type d'aquifère:
- WEL1 Simulation des pômpages ou injections
- DRN I L'effet de drain
- RIV I Les rivières
- EVT1 L'évapotranspiration
- GHB 1 Conditions aux limites
- RCH 1 Recharge
- Solvers
Donne la méthode de résolution de l'équation.
- Output
Ce module contrôle les données de sortie, à savoir les résultats de la simulation.

Dans le processing MODFLOW, les données d'entrée sauvées en fichier binaire sont
converties en fichier ASCII qui sera lu par le programme MODFLOW.

Calculs par itération

La simulation des écoulements est effectuée par le programme MODFLOW et MODPATH.


Le MODFLOW est basé sur la méthode des différences finies. La résolution des équations
différentielles est effectuée par différents modules utilisant la méthode par itération:
- SIP (Strongly Implicit Procedure)
- SSOR (Slice-Successive Over relaxation)
- PCG2 (Preconditioned Conjungate Gradient 2)

Le programme MODPATH permet le calcul de la trajectoire des particules par exemple dans
le cas d'un transport de contaminants.

Le postprocesseur

Le post-processeur permet une visualisation des résultats de la simulation. Pour ceci, le


programme comporte les modules suivants:
- Isoline
Pour une représentation graphique de la piézométrie calculée sous forme de courbes isolines.
- Water balance
Donne le bilan des débits calculés sur l'ensemble de la nappe ou sur une zone choisie.
47

- Pathline
Permet de définir le trajet des particules
- Heads time
Donne sur des points choisis, l'évolution dans le temps de la piézométrie.

Les données du PM doivent être sous forme de fichier ASCII. Pour le transfert des valeurs de
SURFER au PM-format, on a utilisé le programme CONVERI. Ce programme est sous
MS-DOS, il édite les valeurs en tableau sous un fichier (.tab), puis en un format PM.

2.3.2 Objectif

Le modèle hydrodynamique élaboré dans le cadre de cette étude a permis de simuler:

- les éçoulements sur la nappe de Thiaroye en régime permanent. La piézométrie de février


1971 est considérée comme état initial.

- l'évolution piézométrique (1971-1997) avec les conditions climatiques de ces dernières


années.

l'arrêt des pompages dans la zone de Thiaroye sur les prochaines années.
PARTIE II

ETUDE HYDROGEOLOGIQUE DU SYSTEME


AQUIFERE DE THIAROYE: ACQUISITION
TRAITEMENT DES DONNEES-RESULTATS ET
ANALYSES CRITIQUES
48

L ACQUISITION DES DONNEES DE L'ETUDE


I. LES DONNEES DE TERRAIN

1.1 Le réseau de mesure

I L'étude de terrain a été menée à Dakar avec une équipe du Ministère de l'Hydraulique et du
groupe d'hydrogéologie du Département de Géologie (UCAD). L'étude est effectuée sur la
base de la carte "Nappe des sables Quaternaires: Infrabasaltique — ThiaroyefBeer Thia-
II lane" (Fig.9). Le réseau de mesure qui s'étend de la Patte d'Oie à Kayar comprend:

- 10 FORAGES: F15, F17, F18, F19, F21, F22, FI, F2, F3, F4

- 29 PIEZOMETRES: P21, P2.2, P2.3, P2.4, P2.5, P2.6, P2.7, P2.8,


P2.9, P2.10, P18, P.19, P.4, P.58, P11, P12,
P3.3, i)S.1, PS.2, PS.3, PS.3Bis, PS.4, PS.5,
PS.6, PS.7, PS.8, PS.I0, PS.11, PS.14

17 PUITS VILLAGEOIS: Pts.02, Pts.225, Pts.109, Pts.234, Pts.65, Pts.68,


Pts.120, Pts.128, Pts.232, Pts.213, Pts.234,
Pts.202, Pts.235, Pts.123, Pts.215, Pts. 209,
Pts.220

Le travail de terrain s'est déroulé en trois campagnes durant la période Avril - Octobre 1997.

1.2 Types de mesures

1.2.1 La piézométrie

Tous les points ont fait l'objet de mesures de profondeur de la nappe à l'aide d'une sonde pié-
zométrique sonore. Pratiquement, toutes les mesures ont été réalisées par rapport au tube de
l'ouvrage. Les résultats sont consignés en annexe I.

1.2.2 L'échantillonnage

Le prélèvement d'eau s'est effectué juste après les mesures de profondeur de l'eau dans
l'aquifère. Pour une représentativité de l'échantillon, chaque point de mesure a fait l'objet
d'un pompage pendant environ 15 à 20 minutes avant échantillonage, c'est à dire jusqu'à une
stabilisation de la conductivité électrique. Une pompe de type GRUNDFOS: BMP / MP1-
230 V a été utilisée avec un débit de 0,4 Vs.

1.2.3 Mesures in-situ

• Paramètres physico-chimiques
Les paramètres physico-chimiques (conductivité, pH, température, oxygène dissous) ont été
mesurés in-situ. Durant tout le pompage, les données seront enregistrées avec une fréquence
de 30 secondes sur un DATALOGGER (16-Kanal-Logger 21X, CAMPELL SCIENTIFIC
Ltd) sous le programme OBING. Ceci permettra de voir surtout l'évolution des paramètres
mesurés durant le pompage.
L'exploitation des données enregistrées est effectuée sur la base des valeurs relevées sur des
appareils digitaux par des correlations établies.
49

• Titration
Le titre alcalimétrique correspondant à la teneur en carbonates et bicarbonates a été déterminé
sur le terrain, par dosage à l'acide sulfurique H2SO 4 (0,01N) (HOL1ING, 1984).

1.2.4 Les pompages d'essai

Les pompage d'essai sont effectués sur les piézomètres P2.1, P2.3, P2.6, P2.7, P2.8, P2.9,
P3.1. Les paramétres hydrodynamiques (transmissivité et perméabilité) en ces points ont été
définis pour les besoins d'un modèle mathématique développé dans les chapitres qui suivent.

La durée des pompages est d'environ 8 à 16 heures selon l'ouvrage. Les pompages sont ef-
fectués à des débits qui varient de 0,64 à 2,80 m 3/h. Le rabattement de la nappe en fonction du
temps a été enregistré sur le DATALOGGER. Une sonde piézométrique sonore a permis de
suivre l'évolution du niveau de la nappe. Pour éviter toute influence, les eaux pompées sont
évacuées à environ 6 mètres. Les pompages sont réalisés sans piézomètres d'observation. En
effet, les rabattements considérés sont donnés à partir du puits de pompage.

La détermination des coordonnées géographiques de tous les points de mesures a été égale- ,
mentfcuéàl'aidGPS(obNsitngyem).

1.3 Les différentes campagnes

Les différentes campagnes et les mesures effectuées dans l'étude de terrain sont résumées sur
le tableau ci-dessous:

Tableau 3: Les différentes campagnes et mesures effectuées sur la nappe de Thiaroye

e pré-hiVenale Campagne 'vemMo ,


feria Jtüllet I99
-

Piézométrie X X

Echantillonnage X X

In-situ X X X

Pompage d'essai X

X: Mesures effectuées

2 LES DONNÉES CHIMIQUES AU LABORATOIRE

Pour définir l'état actuel de la contamination de la nappe de Thiaroye, les prélèvements ef-
fectués durant ces différentes campagnes décrites ci-dessus ont fait l'objet d'analyses chimi-
ques. Les nitrates (NO3), nitrites (NO2), et ammonium (N114 +), de même que ions majeurs
(C1-, s042-, Ca2+, K+, Na+) ont été dosés suivant différentes méthodes d'analyse:
50

2.1 Les méthodes d'analyse

2.1.1 Dosage par spectrophotomètre

Les nitrates (NO3-), nitrites (NO2-), ammonium (NH4+) sont dosés au spectrophotomètre
(HACH DR/2000). Les réactifs utilisés sont le Nitrat Ver5 pour les nitrates, le Nitri Ver3 pour
les nitrites et le réactif de Nessler pour l'ammonium (HACH COMPANY, 1989).

2.1.2 Dosage par chromatographe ionique

Les teneurs en nitrate (NO3), chlorure (Cr), sulfate (SO42), sont déterminées par chromato-
graphie ionique. Le PEAKNET TM Software a permis la saisie et l'exploitation des chromato-
gammes. Les ions majeurs (Cl -, SO42-, Mg2+, Ca2+, K+, Na+) ont été dosés par chromatogra-
phie ionique.

2.1.3 Dosage par spectrOphotomètre à absorption atomique (SAA)

Les ions sodium (Na), potassium (K +), calcium (Ca2+), et magnesium (Mg24 ) sont dosés par
SAA.

Toutes les analyses de la campagne pré-hivernale ont été effectuées au laboratoire


d'hydrochimie du département de Géologie (UCAD).
Après la campagne post-hivernale, les échantillons sont acidifiés à H2SO4 (pH = 2) et conser-
vés à environ 10°C avant d'être amené à Munich. Les analyses chimiques sont effectuées au
laboratoire d'hydrochimi.e de l'IAAG (Institut fur Allgemeine und Angewandte Geologie
LMU). Les échantillons ont été d'abord filtrés (0,451un Cellulose-Nitrat-Filter ).

Les erreurs calculées à partir des balances ioniques permettent de vérifier la qualité des analy-
ses chimiques. Ainsi d'après le Deustcher Verband Für Wasserwirtschaft Und Kulturbau
(DVWK, 1992) les erreurs d'analyses sur les cations et anions ont été calculées. Jusqu'à 2
(eq) les erreurs obtenues sont majoritairement inférieures à 5% et au delà de 2 mmo1/1
(eq) à 2%. Ce qui est une marge acceptable pour des analyses chimiques. Les valeurs éloi-
gnées de ces limites ont été éliminées.

2.2 Les résultats


Les résultats obtenus sur les différentes méthodes d'analyses chimiques effectuées sont don-
nés en annexe 2.
se

3 LES DONNÉES GÉOGRAPHIQUES

3.1 Les données sur l'occupation des sols

Pour générer la carte thématique d'occupation des sols, on a utilisé une image satellitaire
traitée au CSE (Centre de Suivi Ecologique de Dakar).
L'image utilisée est issue de deux scènes différentes datées du 23 décembre 1995, l'une con-
trée à Dakar, et l'autre dans la zone du "Lac Retba" (Fig.21). L'image au 1/20 000 est de
type SPOT (XS+P) à haute résolution offrant ainsi une grande précision avec la combinaison
de trois canaux spectraux (XS) à 20 m de résolution spatiale et un canal panchromatique (P)
10 m de résolution (CSE, 1996).

3.2 LeF, données hydroclimatologiques


L'élaboration du bilan hydrique du système aquifère a nécessité la collecte des données cli-
matiques des différentes stations météorologiques localisées dans là zone d'étude:
Dakar-Yoff Mbao
Pikine Bambilor
Hann Kayar

Les données de l'ASECNA ont été utilisées, elles concernent la pluviométrie, la température,
et l'humidité relative de l'air.

3.3 les données sur la nature des sols

Les données obtenues à partir de l'étude USAID/RSI (1986) sur la cartographie et la télédé-
tection des ressources de la république du Sénégal ont été utilisées pour cartographier les ty-
pes de sol du domaine d'étude.

IL TRAITEMENT — INTERPRETATION DES DONNÉES ET


ANALYSES CRITIQUES

1. GEOMETRIE ET PARAMETRES HYDRODYNAMIQUES

Les sables aquifères sont en totalité libre, mais dans certaines zones trés limitées la présence
de couches argileuses de 1 à 2 m d'épaisseur maintient la nappe semi-captive.
Les données concernant la géométrie utilisées dans ce travail, pour les besoins de
1 'élaboration d'un modèle hydrodynamique sont empruntées des travaux antérieurs.

1.1 Géométrie du système hydraulique


1.1.1 le substratum imperméable

Le mur de l'aquifère est essentiellement constitué des formations marneuses de l'éocène. La


morphologie du substratum (Fig.22) décrit une surface inclinée vers le Nord, partant de la
côte +10 m à Mbao à la côte - 70 m sur le long du littoral nord à la côte - 90 m au niveau de la
..._,. . •
Fig. 19 : I MAGE S ATELLITAI RE D E LA ZONE
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E ch elle: 1 /40 000

(d' a pré s l'intégrationd' i ma ges S pot VS et P .d u 23.12.1995 )

CS E/1) ,1 K .‘it/S EN F.C .Ml .


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53

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5

Patte d'Oie à l'Ouest, et dans la zone de Kayar au Nord-Est. La côte est de - 30 m sur le long
du littoral sud. La surface du substratum marneux est accidentée, elle présente des dépressions
comblées par les dépôts des sables aquiferes.

1.1.2 l'épaisseur des sables aquifères

Les formations sableuses au dessus du substratum sont de nature trés différente et d'épaisseur
variable (Fig.23). On distingue dans la zone du bassin de Thiaroye, une cuvette remplie de
sable d'une épaisseur supérieure à 50 m. Ce dépôt sableux, est formé à la base de sables argi-
leux discontinus qui reposent sur le substratum marneux.
Dans une zone centrée au Sud du lac Mbeubeuss, l'épaisseur des sables varie entre 20 et 40
ni. Au niveau de Sangalkam (PS.1) dans une zone orientée Sud-Nord, l'épaisseur des sables
croit pour atteindre 50 à 60 m au niveau du lac Retba. Ceci pourrait correspondre à
l'emplacement d'une dépression du substratu-n.

1.1.3 La topographie

L'élaboration d'une carte topographique de la zone d'étude a été effectuée sur la base du fond
topographique, élaboré par l'Institut Géographique National (IGN) Paris et le Service Géo-
graphique National (SGN) Dakar (Deuxième Edition: 1983). Les feuilles utilisées sont:

- DAKAR 1/50 000


- BARGNY : 1/50 000
- KAYAR : 1/50 000

Ce fond topographique a été numérisé avec le logiciel AutoCAD 14.0 pour générer une carte
topographique digitale (Fig.24). Ces données sont utilisées pour corriger les côtes topographi-
ques obtenues au niveau de certains points de mesures dans l'élaboration des différentes car-
tes piézométriques.

1.2 Les paramètres hydrodynamiques

1.2.1 Détermination de la transmissivité et de perméabilité par


pompage d'essai

Le pompage d'essai est une méthode définie pour déterminer les caractéristiques hydrauliques
des formations géologiques (KRUSEMAN & DE RIDDER, 1991). L'essai est donné par ap-
plication d'une décharge sur la nappe en fonction du temps pour pouvoir évaluer quantitati-
vement et qualitativement le système aquifère (JORDAN & WEDER, 1995).

[Link] Conditions hydrogélogiques

Les logs lithostratigraphiques de quelques piézomètres de pompage (P2-1, P2-3, P2-6, P2-7,
P2-9, P3-1) révèlent une structure sableuse plus ou moins argileuse reposant sur un substra-
tum marneux. L'épaisseur des sables mouillés varie d'un point à l'autre.

[Link] Les méthodes de traitement des données

Les données obtenues sont exploitées selon différentes méthodes avec le programme HYDRO
TEC 2.0 (THOMAS RÔHRICH, 1998). Pour les différentes formules utilisées, le rayon de
e
230 1 235 1 24 0
1 245 25 1 255 2 60 2 65 27 1 27 5

\ -.. . et. ...,


55

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P3.3 P2 .1". 113 e _-
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_
DAKAR

(D'après OMS, 1972)


• CapManuel
m

m
m
z
G)

Fig.23 :NAPP E LIBRE DES SABLES QUATERNAIRES


3NY1 VIEL 2J338/3A011V1H1
Courbe d' é gal e é pa isse urenmèt r e
-0

addeN el ap i sa nn a4 1u1 1
3

S3213dIfItni531EYSS3G 2l f13SSIVd3
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L imit e d e C aff l eur em entdesm arn es
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DEPRESSION DU
TANMA
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31I. 11053dd V1 3CI 3
171 3A cl td7

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r-

d .■ }11.0Zed
Fig.24:CARTE TOPOG RAPHIQUE
O
z
o


3

DELAPRESQU' ILE DUCAP-VER T



57

l'ouvrage a été considéré pour la distance entre le puits de pompage et le piézomètre


d'observation. L'interprétation des mesures obtenues ne s'est effectuée que sur la phase des-
cendante.
La figure 25 présente la courbe du rabattement observé en fonction des débits e du temps au
niveau du piézomètre P2-8. Les rabattements observés au piézomètres P2-1 et P2-3 sont don-
nés en annexe 3.

Tfmn
281 488 Sn 888 1188 1288 1488 1188 1888 2188
LN

8.88

-4
▪ 1-28
• 1.58
1.88
2.18
2.48
Z78
3.8
▪ 2.4
ta
O 1.2

el•■■■••■•••
8.8
• P2-8

Fig.25: Rabattement observé en fonction du temps au piézomètre P2-8

A. La méthode de THEIS

Cette méthode définie par THEIS (1935) est développée pour un aquifère captif en régime
transitoire. Selon l'auteur le rabattement en un point considéré est donné par l'équation
(LANGGUTH & VOIGT 1980, KRUSEMAN & DE RIDDER, 1991):

s(r,t). Q œf e YdY Q W(u) [m] (32)


4gT y 47{/'

r2S 4Ttu
u.— S (33)
4tT r2

T Transmissivité [m2/s]
Coefficient d'emmagasinement [-]
s(r,t) Rabattement observé à une distance r du puits de
pompage [m]
Q Le débit [m3 /s]
Le temps depuis le début du pompage [s]
r Distance entre le puits de pompage et le piézomètre
4 d'observation ou le rayon du puits de pompage [m]
La méthode de THEIS est développée pour un aquifère captif ; elle a été utilisée ici sur un
système libre. Ainsi le rabattement obtenu a été corrigé selon la formule (ARBEITSBLATT
DES MINISTER1UMS SIR ERNÂHRUNG, LAN1)WIRTSCHAFF UND UMWELT
BADEN-WOR 1 lEMBERG, 1976):
2
S
Si = S [m] (34)
2H

Le rabattement corrigé
s = Le rabattement observé:
H épaisseurde l'aquifère

B. La méthode de COOPER & JACOB

La méthode de Jacob (COOPER & JACOB, 1946) est basée sur la formule de THEIS.
L'approximation logarithmique de JACOB est donnée par la relation (LANGGUTH &
VOIGT 1980, KRUSEMAN & DE RIDDER, 1991):

2,3Q 2,25Tt
s lg — [m] (35)
41ff r2S

Si on choisit deux points t1 et t2 avec A lgt = lgt2 – lgti – 1 on définit ainsi le rabattement As
sur un cycle logarithmique et la transmissivité T est donnée:

2,3Q [m2/`s] (36)


4z.às

2 25Tt
° [S (37)
r`

C. La méthode de BOULTON

L'interprétation des pompages d'essai dans un aquifère libre s'est révélée plus complexe
même avec une correction des rabattements. On a:

s(r,t) = W(S AE ,r 1 B) [m] (38)


diltr

s(r,t) = Rabattement observé à une distance r du puits de


Pompage [m]
Le débit [m3/s]
SEA = SA, SE
W(SEA, r/B) = Fonction de BOULTON
Le temps depuis le début du pompage [s]
59

r Distance entre le puits de pompage et le piézomètre


d'observation ou le rayon du puits de pompage [m]

B = liT(a SE [m] ) (39)

1
avec - qui est une constante (Indice de BOULTON).
a

1.2.13 Résultats obtenus

Les valeurs de transmissivité, perméabilité, coefficient d'emmagasinement obtenues sont


données sur le tableau 4.

1 Tableau 4: Valeurs de transmisivité, de perméabilité, et cl?, coefficient d'emmagasinement


obtenues par différentes méthodes

THEIS

LOCALITY Q (m3/11) Ep. (m) T (mj/s) Kf (m/s) S


P2-1 Patte d'Oie 1,64 18,59 4,11 10-5 2,21 104- 2,05 10-2--
P2-3 Golf Club 1,26 19,8 2,22 104 1,41 10-5 6,05 10-2
[Link] Guédia. 1,40 19,34 4,37 104 2,26 le 3,11 10-2
P2-5 Les filaos 1,36 17,11 5,34 10-4-- 3,12 10- 7,51 10-
P2-6 Boun 0,95 13,83 3,66 10-5 2,65 10 4,13 10-2
P2-7 Tivaoua. Peulh 1,18 13,94 9,31 10 ' 6,68 10 1,05 10
P2-8 Tivaoua. Peulh 1,74 15,6 3,85 10- 2,47 10 1,23 10-2
P2-9 Niaga Peulh 2,02 10,72 1,30 10 1,21 10- 1,30 10-2^
P2-10 Gouye Guew. 1,17 8,91 1,45 104 1,63 10-5 1,30 10-2
P3-1 Thiaroye/Nest. 1,87 30,96 1,46 104 4,89 10 3,30 10-2
F-3 Beer Thialane 0,58 16,41 1,56 104- 9,56 10-6-- 4,44 10.2

LOCALITY Q (m3/11) Ep. (m) T (m3/s) Kf (m/s) S


P2-1 Patte d'Oie 1,64 18,59 5,48 le 2,95 10-6 1,19 10-2
P2-3 Golf Club 1,26 19,8 4,16 le 3,38 10-6 1,09 10-2
[Link]édiaw. 1,40 19,34 2,46 10-4- 1,27 10-r- 1,58 10-2
P2-5 Les filaos 1,36 17,11 1,04 10 5,90 10 5,11 10-2
P2-6 Boun 0,95 13,83 5,94 10- 4,29 10 ' 2,16 10-
[Link] 1,18 13,94 3,8310$ 2,77 10 1,01103
[Link] 1,74 15,6 4,86105 3,11 10 4,7610'
P2-9 Niaga Peulh 2,02 10,72 6,43 10 6,00 10-5 7,57 10-3
P2-10 Gouye Guew. 1,17 8,91 3,56 10 3,99 10-5 2,79 10-2
P3-1 Thiaroye/Nest. 1,87 30,96 2,68 10 8,96 10 4,60 10"3-
F-3 Beer Thialane 0,58 16,41 7,46 10- 4,55 10 1,16 102
LOCALITE
P2-1 Patte d'Oie 1,64 18,59 7,18 10-5 326 10-
P2-3 Golf Club 1,26 19,8 2,1 1,63 10- 6 02 10-2
,

[Link] Guédia. 1.40 19,34 3 04 104


, -51,570 -24,901
P2-5 Les filaos 1,36 17.11 4.00 410 -52,610 -26.410
P2-6 Boun 0,95 13,83 3,28 10-5 2,37 10-6 5,17 10-2
4 9.00 -610 -76.3210 -21.70
P2-8 Tivaoua. Peulh 1,74 15,6 2,32 10-3 1,48 10-4 1,21 10"I
P2-9 Niaga Peulh 2,02 10,72 2,37104 2,21 10-5 1,85 10-3
P2-10 Gouye Guew. 1,17 8,91 1,24 10-4 1,39 10'5 1,45 10-1
P3-1 Thiaroye/Nest. 1487 30,96 7,4 10-5 2,45 10-6 4,:i8 10-2
F-3 Beer Thialane 0,58 • 16,41 1,17 10-4 7,18 10-6 1,f,i5 10-2
(Ep.): Epaisseur des sables mouillés

A. Les perméabilités et transmissivités

Les données de perméabilité obtenues dans le cadre de cette étude et celles de Géohydrau li
qude (1972) sont très variables d'un point à un autre. Elles sont comprises entre 5. 10 -6 et 8,
10-4 m/s. Dans la zone de Thiaroye, les perméabilités sont inférieures à 1.10 -4 m/s et les plu
fortes valeurs sont localisées dans la zone du lac Retba. Dans le Sud-Est de l'aquifère où 1
substratum marneux affleure, elles deviennent faibles. Sur une grande partie de l'aquifère, l e
valeurs sont comprises entre 1 et 5. 10-4 m/s.
Les valeurs de transmissivité (Fig. 26), varient suivant la même grandeur entre 1 et 10.10
m 2/s avec les plus fortes valeurs dans la zone du lac Retba, Mbawane. Dans le Sud d
l'aquifère ces valeurs sont comprises entre 1 et 3. 10 -3 m2/s.

B. Les coefficients d'emmagasinement (S)

Les valeurs de S obtenues par pompage d'essai se sont révélées trop faibles. Elles sont com-
prises entre 1 et 6 %. Ceci peut être dû aux conditions de pompages.

1.2.2 Analyses et conclusions

Dans les différentes méthodes, les résultats obtenus présentent des valeurs de même ordre de
grandeur, et on a considéré pour chaque point les valeurs moyennes de transmissivité, dé
perméabilité et de coefficient d'emmagasinement. Ces valeurs moyennes sont comparées aux
valeurs obtenues par pompage d'essai lors de l'étude (GEOHYDRAULIQUE, 1972)
(tableau 5).
I
235 241
261
61

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AJ
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Cap M anuel

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GE OH YDR A ULI O )

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70'
235 24 1 245 251 255 1 61 265 27 1
275

LE GEN DE:
Point sd em e s ur e
Fig.26:NAPP ELIBRED ESSABLESQUATERNA IRES
C o urb e d e t r a nsmi s si yit é.1 11 -3rn2 / s ' Fora ge
THIAROY E / BEER THIALAN E
P ié z om et r e

L imit e O uest d e l aN a p pe y P uit sVil l a geoi s


CARTE DESTRAN SMISSIVIT ES
..

Li mi t e d e C af
affl e ur ement d esm arn e s ■ Po int soù s o nt ef f ect ué s l espom pa gesd' E ss ai
.
6

Tableau 5: Etude comparative des résultats obtenus avec ceux de GEOHYDRAULIQUE 197

CETTE ETUDE GEOHYDRAULIQUE 72. 3


LOCALrIT - T(104)m2/s I Kf(104)m/s I S (%) T(10-3)m2is I Kf (104)m/s J S (%)

P2-1 Pt. d'Oie 0,60 0,12 2 1,5 0,8 -


P2-3 Gf. Club 2,82 0,11 5 3 0,91 -
[Link] G. 3,29 0,16 3 3 0,97 1,9
P2-5 Les filao. 3,42 0,10 7 3 1,75 4,8
P2-6 Boun 0,42 0,13 3 2,9 1,85 2,1
P2-7 T. Peulh 0,1 0,11 1 4,5 1,22 1,6
P2-8 T. Peulh 0,30 1,35 6 2,83 1,79 1,5
P2-9 N. Peulh 4,36 1,33 4 , 6,26 6,34 2,51
P2-10 G. Gu. 3,08 2,23 3,5 , 6,26 7,40 2,51
P3-1 Th./Nest. 1,74 0,15 3 2,45 0,4 1,06
F-3 B. Thial. 3,57 1,01 2 6,75 3,4 1,67

La comparaison des résultats, montre que nos valeurs sont faibles par rapport à celles obte-
nues dans l'étude GEOHYDRAULIQUE (1972). Les différences observées peuvent
s'expliquer par les ouvrages pompés qui ne sont pas les mêmes, les variations d'épaisseurs et
de faciès, la différence des conditions de pompage (les débits et le temps de pompage très
différents) et la mesure de la remontée de la nappe.

2. PIEZOMETRIE ET BATHYMETRIE DE LA NAPPE

2.1Variabilité temporelle et spatiale de la piézométrie


2.1.1 Evolution piézométrique interannuelle

Les données piézométriques utilisées ont été obtenues dans le cadre du programme de suivi
des nappes du Sénégal (Direction des études Hydrauliques, Ministère de l'Hydraulique Da-
kar/SENEGAL). Elles couvrent une chronique de 1976 à 1996. Les figures 27 et 28 montrent
l'évolution temporelle de la piézométrie en rapport avec la pluviométrie au niveau des piézo-
métrie P2.1 et PS.10 situés respectivement dans les secteurs Sud Ouest et Nord Est. Elles
montrent les faits suivants:

63

400

350

300 -

250 -
Hauteur des pluies (mm)

tao -

Itfilt MW Il ill L HW
1984 1985 1986 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996

Fig.27: Courbe de variations piézométriques interannuelles et de l'évolution des


précipitations au niveau du piézomètre P2-1.

350
_30

300 - ,•••re✓ e.

PS.10, Variations piézmétriques interannuelies •


••
••
4, 4»te l•
••• « • te •• • 25

•• •
• •

250 -

-20

• 200 -
Précipitations

150 -

B.

100 -

50 -

o
1971 1973 1975 1977 1979 1981 1983 1985 1987 1989 1991 1993 1995

Fig.28: Courbe de variations piézométriques interannuelles et de l'évolution des précipitations


au niveau du piézomètre PS-10.
■ Une baisse du niveau de la nappe de 1975 à 1984

■ Une remontée à partir de 1985 jusqu'en 1989

■ Une baisse à la fin de l'hivernage 1989 jusqu'en 1992, et depuis le niveau de la nappe
s'est stabilisé.

Au vue de cette évolution temporelle, on peut déduire que les variations piézométriques
flètent exactement celles de la pluviométrie. Les remontées du niveau de la nappe enregistré
en 1975 puis de 1985 jusqu'en 1989, correspondent à des années de forte pluviométrie.
années de déficit pluviométrique se traduisent par une baisse du niveau de l'aquifère. Cett
baisse est estimée à environ 0,40 m/an dans le secteur de Thiaroye et à 1,6 m/an dans le Nor
Est de l'aquifère.
Cette étude corrélative des variations piézométriqud et des précipitations enregistrées dans la
zone d'étude a été aussi traitée dans les travaux de A. MARTIN (1970). Elle définissait une
parfaite corrélation entre ces deux paramètres et un seuil d'alimentation de la nappe par les
eaux de pluie de 300 mm/an a été calculé.

2.1.2 Elaboration de cartes piézométriques du système aquifère de Thiaroye

A. Etude géostatistique: analyse des variogrammes

L'étude géostatistique concerne les données suivantes:


■ piézométrie de juillet 1997
■ piézometrie d'octobre 1997
■ moyenne piézométrique établie de 1984 à 1997

Les niveaux piézométriques mesurés en juillet et octobre 1997 concernent un réseau de 7Q


points et quelques points données sur la côte où le potentiel est imposé par la mer à h = 0. Les
variogrammes ont été estimés avec un pas de 15° sur un angle ouvert de 0° à 180° et une tolé-
rance de 30°. Les variogrammes estimés dans différentes directions sont donnés en annexe 4.
65

7(h)[m2i r
200.
File :[Link],

Paire : 235
140.
Direct.: 105.000
Tul. : 3e.000
120. MaxBand: n"a

00. GWS Limita


Fig.29: Variogramme cal-
Minimum: .600 culé à partir des données de
Maximum: 24.020

Main 3.666
juillet 1997 à la direction
e.
0.
r-
la.
'Jar. : 43.421
105°
h[km]

T(1 )E m21 P t . r
eau. File :[Link]

Paire : 217
160.

Direct.: 105.000
Toi. : 30.000
120. Maxliand: nea

e GUS Limita Fig.30: Variogramme cal-


Minimum:
Maximum:
.000
24.56e
culé à partir des données
mea 3.80? d'octobre 1997 à la direc-
Ver. 44.623
• . 12.
""hpan]
tion 105°

Fig.31: Variogramme cal-


culé à partir de la piézomé-
trie moyenne de 1984-1997
à la direction 105°

Les figures 29, 30 et 31 montrent pour les charges hydrauliques de juillet et octobre 1997 et
pour la moyenne de 1984 à 1997, que les variogrammes estimés sont de type Gaussien et sans
discontinuité à l'origine. Ces dernières réflétent ainsi la nature non aléatoire dans la distribu-
tion des données piézométriques.
L'analyse des variogrammes estimés dans chacun des trois cas, montre une anisotropie de la
structure selon l'orientation de h. Ainsi d'après les résultats consignés sur le tableau 6, pour
les charges hydrauliques de juillet 1997, l'interdépendance des mesures est obtenue sur une
distance h maximale de 18 à 20 km, selon une orientation environ W-E.
Ce rayon maximal ai est de 18 à 22 km pour la piézométrie d'octobre sur la même direction,
et de 18 à 24 km pour la piézométrie moyenne, également selon la direction W-E environ.
La distance minimale d'interdépendance donnée par le rayon a2 est de 8 km pour les charges
de juillet 1997 et celles moyennes, 6 km pour les charges d'octobre 1997.
Les paliers définis varient entre 23 et 230 m 2 pour les mesures de juillet 1997; 22 et 220 ne
pour celles d'octobre 1997 et de 22 à 250 m 2 pour les charges moyennes.

Les valeurs ainsi obtenues ont été utilisées dans le krigeage.

Pour les charges hydrauliques de juillet 1997, le palier C est de 126,5 m 2; la portée a varie
ai = 20 km à a2 = 8 km. Pour les mesures d'octobre 1997, C est de 121 m 2 ; a varie de ai = 2
km à a2 = 6 km. Le palier C est de 136 m 2 et a varie de ai = 24 km à a2 = 8 km pour les ch ai
ges hydrauliques moyennes de 1984 à1997. Dans les trois cas de mesure l'anisotropie est d É
finie selon une ellipse orientée suivant la direction 150°.

Tableau 6: Résultats' de l'analyse des variogrammes estimés à partir des charges piézométri-
ques.

Charges piézométriques _--±± Charges piézométriques - Charges f 'ézométtiqu


Juillet1997 ' -- -- Octobre 1997 — - moyennes1
- (1984-199

Co Mode
(3ffi-1
C a
C el!.00 0 0 • 0 0 0 0 0

Model
..
O000000000000

Model C a Co
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15 38 Gauss 43 17 Gauss 14 42 16 Gau
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30 25 Gauss
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60 38 ,, 24 6 ,, 9 30 8 „
75 40 ,, 70 12 ,, 65 108 „
CD 0 0 0 0 0

12 122 12
rel 00 r.' - C) r'''.

90 (N-S) 100 ,, 120 ,, 13


f3

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120 200 ,, 220 18 ,, 250 18 „ 17
18 „
0 0 0

135 150 ,, 215 18 ,, 240 16


240 24 „
c.'.-.1

150 155 „ 180 22 ,, 20


165 93 ,, 110 17 , 124 19 17

Validation des variogrammes et krigeage

Le module Cross Validation (X Valid) du programme Geo-EAS 1.2.1 a permis de tester la


validité des modèles de variogramme et les paramètres définis. Les résultats sont donnés sous
forme d'histogrammes (Fig. 32, 33 et 34) et de cartes de variance d'estimation représentées à
la figure 35, 36 et 37.
Le krigeage a été effectué avec le programme SURFER 6.04 qui ne peut prendre en compte
qu'une anisotropie géométrique, avec différentes valeurs de la portée ai et a2.
67

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litati•tica

N Total:
N Miss :
N Mead
69
0
69

Me... : -.135
Std Dev: 3.406

Minimum: -17.030
1 0- 25th
Median :
:
.010
Fig.32: Résultat de l'analyse de
7Sth u :
Maximum:
.391
7.873 validation du variogramme
obtenu des mesures de juillet
•• •. 1997
lrlfrelmanoe:

St•tistics

N Total: 66
N Nias :
Uled 66

Mann : -.197
Std Dey: 3.392

Minimum:
25th :
-16.504
-.465
Fig. 3: Résultat de l'analyse de
Median :
75th :
.092
.541
validationn du variogramme
7.714
Maxime:
obtenu des mesures d'octobre
1997
birteranoe: Istlftate - GUS

Statistic•

N Total: 66
N Miss :
N 'oued : 66

Muer : -.169
Std Dey: 3.666

Minimum: -18.823
25th x :
Median :
-.376
.077
Fig.34: Résultat de l'analyse de
7Sth x : .508
validation du variogramme
•_
Maximum: 8.880

r, r,r1 1 obtenu de la moyenne piézo-


e. la.
lrlifewanoor Estai...te-COM
métrique de 1984-1997.

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Fig.35: Carte de variance d'estimation des charges
piézométriques de juillet 1997

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Fig. 36: Carte de variance d'estimation des charges


piézométriques d'octobre 1997
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Fig. 37: Carte de variance d'estimation des charges
piézométriques moyennes de 1984 à 1997
69

Conclusion sur l'étude géostatistique des charges piézométriques

L'étude géostatistique nous a permis d'étudier la variabilité des charges hydrauliques données
sur le système aquifère. Les résultats du traitement ne révèlent pas une grande différence sur
ces valeurs mesurées à différentes périodes de l'année.
Le traitement géostatistique a surtout permis de voir les erreurs d'estimation dans le krigeage
des variables. L'estimation des variogrammes réflète la régularité spatiale de la distribution
des charges hydrauliques sur le système aquifère. Les histogrammes donnés montrent que
dans les trois cas la différence entre les valeurs estimées et celles observées est de ± 1m pour
80% des charges considérées.
Les cartes d'erreur d'estimation présentent des valeurs relativement faibles. Les valeurs les
plus élevées sont observées dans le Sud-Est de l'aquifère dans la zone de. Kounone.
Elles dépassent 1 m dans ce secteur sur les données piézométriques moyennes de 84 à 97.

Cartes piézométriques

Dans cette étude, on a établi les cartes piézométriques de juillet et octobre 1997 et la carte
piézométrique moyenne définie entre 1984 et 1997. Ces cartes sont consignées sur les figures

18, 39 et 40.
u regard de ces trois cartes, on peut déduire les caractéi [istiques suivantes:

o Les écoulements dans le système aquifère s'effectuent sur une direction Sud-Est, Nord-
Ouest donc vers les lacs internes et l'océan. Ce sens d'écoulement des eaux est favorisé par la
morphologie du substratum de la nappe qui dans le Sud de l'aquifère accuse une remontée.
Les forts gradients observés dans cette zone et qui varient de 0,4 à 1% sont liés à la nature de
l'aquifère. En effet avec la présence de faciès plus ou moins argileux, les perméabilités ob-
servées dans ce secteur sont faibles par rapport au reste de l'aquifère.

o La zone côtière nord caractérisée par la présence des Niayes et des lacs est une zone de
dépression où les courbes piézométriques varient entre 0,5 et 1 m.

o La présence de dômes piézométriques dans les zones suivantes:

- dans le secteur Nord-Est, le dôme est axé entre le lac Mbawane et le lac Tamna. La côte
piézométrique de ce dôme est supérieure à 15 m. A partir de la crête piézométrique,
l'écoulement est divergent vers le Nord, avec un axe de drainage dirigé vers le lac Mbawane.

- dans le sud-ouest du système, au niveau de Mbao, un dôme piézométrique est axé sur le
point P2-6. L'écoulement est divergent de part et d'autre de l'axe du dôme c'est à dire vers le
nord dans les Niayes de Mbeubeuss, vers le Sud dans la zone de Mbao, et vers l'ouest dans le
secteur du bassin de Thiaroye.

- au niveau du piézomètre P2-2, on trouve la présence d'un dôme d'une altitude d'environ 4 m
où les eaux s'écoulent vers le bassin de Thiaroye.

o Le bassin versant de Thiaroye est représenté par une zone de dépression piézométrique
centrée sur les forages de la SONES. Cette zone de dépression est encadrée par les deux dô-
mes piézométriques, axés sur P2-2 et P2-6. La dépression piézométrique est d'une côte infé-
rieure à 1 m. Cette morphologie est essentiellement due aux pompages effectués par la
SONES.
70

o Sur le reste du système, la piézométrie est relativement plane, surtout dans le


secteur du lac Retba. Cette morphologie plane est surtout liée aux fortes valeurs de perméabi-
lité dans cette zone.
La courbe piézométrique de côte 0,5 ni englobant toute la côte nord du secteur d'étude révèle
une vulnérabilité du système aquifère à une invasion des eaux salées provenant de l'océan.

à
235 I 241 245 251 I 255 2 61 265 27 1 1 175
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NAPPE L IBRE DES SABLES QUATERNAIRES


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CARTE PIEZOMETRI QUE DE JUILLET 1997


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LEGENDE
Fig.39: NAP P ELI B RED E S SA BL ES QU AT ER N AIR ES
Courb e is opie z eI ü M NI P oi nt s d e Mesur e
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1
2.1.3 Evolution de la piézométrie entre juillet et octobre 1997

Les cartes données sur les figures 38 et 39 ont permis d'étudier l'évolution de la piézomé i

du système La carte de juillet est élaborée en fin de saison sèche et celle d'octobre en fin
période hivernale. La morphologie de la surface piézométrique est la même dans les deux
Cependant, certaines fluctuations piézométriques sont observées dans les zones suivantes:

■ dans une zone définie depuis la patte d'Oie à l'Ouest jusqu'à Boun dans le secteur Est qui
englobe tout le bassin de Thiaroye, les zones de Cambérérène, des Parcelles Assainies, Gu
diawaye et Pikine, le niveau de la nappe a connu une remontée en octobre. Les côtes piézo-
métriques passent de 3,80 à 4,70 m entre juillet et octobre au niveau du dôme axé au point n-
2, et de 4,60 à 4,76m au point P2-6. La remontée de la nappe entre juillet et octobre est de
l'ordre de 0,60 m dans le secteur.

■ dans lâ zone littorale de Cambérène à Kayar, on note une légèie remontée des niveaux.
L'isopièzé 0,5 m est plus proche de la côte en octobre. La remontée est de l'ordre de 2 à 8 cm.

Sur tout le reste de la nappe, le niveau piézométrique est stable.

Les fluctuations observées sur la nappe entre juillet et octobre, 1 calisées surtout dans la zone
de Thiaroye, ne semblent pas être liées à une recharge saisonnière. Compte tenu des fort4s
minéralisations observées dans la zone (Cf chap. hydrochimie), la remontée du niveau de la
nappe notée dans cette zone d'agglomération peut s'expliquer par une infiltration des eaux
polluantes.

La carte établie sur la moyenne piézométrique obtenue sur 13 ans (1984-1997) (Fig.39), eSt
considérée comme la carte de référence pour l'état piézométrique de la nappe en 1997. En
effet, c'est la carte piézométrique moyenne des deux cartes établies en juillet et octobre. Cette
piézométrie est considérée comme état initial dans la simulation de l'évolution de la nappe
durant ces dernières années. Elle est également utilisée dans l'étude de l'évolution de la pié-
zométrie décrite ci-dessous.

2.1.4 Evolution de la piézométrie entre 1971 et 1997

Pour étudier l'évolution de la piézométrie, on a considéré l'état stationnaire de février 19 1


établie dans le cadre de l'étude de GEOHYDRAULIQUE 72 comme état piézométrique e
référence. La comparaison des cartes de 1971 et 1997 (Fig.41) permet de dégager les fa' s
suivants:

■ L'allure de la surface piézométrique de février 1971 est identique à celle de 1997.


Au Nord-Est de l'aquifère subsiste le dôme piézométrique axé entre Mbawane et le lac Tamna
à une côte supérieure à 15 m. Au Sud-Ouest du bassin de Thiaroye on observe également la
crête piézométrique entre Boun et Niakoulrab.

■ Dans le secteur Sud-Est de l'aquifère sur l'axe Kounon-Golam, on observe une baisse du
niveau de la nappe. De 1971 à 1997 la baisse est de 7 m au niveau du piézomètre PS-8, de
5,60 m au puits pts.235 et de 2,72 m au puits pts.202 à Kounon. La baisse est estimée à envi-
ron 0,60 m/an dans le secteur.
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Compte tenu de l'éloignement de cette zone du centre de captage de Thiaroye, qui po i rrait
influencer les fluctuations de la nappe, on peut conclure que cette baisse est essentielle ent
due aux conditions climatiques, consécutives à la baisse pluviométrique dans la région d i rant
ces dix dernières années (Fig.28).


Dans la zone littorale nord, englobée par l'isopièze 0,5 m en 1997 on peut dire que le
niveau de la nappe est resté relativement stable, comme d'ailleurs pour tout le reste e la
nappe.

2.2 Profondeur de la nappe phréatique par rapport au sol

Une carte de profondeur de la nappe par rapport au sol est trés significative pour l'étude e la
vulnérabilité d'un système à une contamination anthropique.

L'élaboration de cette carte est basée sur deux données:

o La carte piézométrique de 1997.

o La carte topographique de la zone d'étude digitalisée ayec le programme


AutoCAD 14.0.

Dans le programme SURFER 6.01 avec son module RESIDUALS, on a pu calculer la ro-
fondeur de l'aquifère en chaque point défini. Pour ceci le module RESIDUALS a calcul la
différence verticale entre deux valeurs de Z données d'une part par un point dans un fichier
XYZ-Data-file (ici la topographie) et d'autre part, pâr des données de type RASTER dans un
fichier GRID-file (ici la piézométrie) on a:

Zres = Zdat Ztrd (40)


Zres = L'épaisseur totale de la zone non saturée calculée [m]
Zdat = L'altitude d'un point par rapport au zéro I.G.N
Zgrd = Le niveau piézométrie [m ü NN]

La carte de profondeur de la nappe ainsi établie (Fig.42) permet de définir les caractéristioes
suivantes:

■ La nappe de Thiaroye est un système très superficiel. Les profondeurs maximales locali-
sées dans la zone de Diender à l'Est du système et au niveau de Cambérène dans le sect ur
Ouest sont de l'ordre de 12 à 16 m.

■ La profondeur de la nappe est relativement faible et inférieure à 2 m dans les zones de


Niayes. Ces résultats confirment bien les données des travaux antérieures (HEBRARD, 1946;
MARTIN, 1970) selon lesquelles les Niayes sont des zones de dépression où la nappe
s'épuise par évaporation.

■ Dans le bassin de Thiaroye, la nappe a une profondeur maximale de 5 m. La profondeur


est estimée à 3,60 m dans la zone de Dagoudane-Pikine et 3 m au niveau de Thiaroye sur ml4r.

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Li mit e O uest d e l aN a ppe THIARO Y E/B E ER T HIALANE

CA RTE DE LA PRO FOND EU R DE L'AQUIFE R E PAR RAPP O RT A U SOL


3. HYDROCHIMIE ET POLLUTION

L'étude hydrochimique élaborée dans le cadre de ce travail a pour obiectif de caractériser les
types de faciès rencontrés dans le milieu et ensuite de corréler la nature chimique avec
l'environnment de surface qui pourrait bien déterminer la qualité des eaux dans l'aquifère.

3.1 Caractérisation physico-chimique


3.1.1 La conductivité électrique

Staltistioa

N Tutsi : 51
20. 0 Miss : 0
N Misa : 51

g le. Mea»
Variasos:
: 834.275
391316.600
Std. Dean: 525.553
-6 ... x C.U. : 74.902
Shousomu: 1.792
Kurtosis: 7.050

Minima» 131.000
25th x 352.250
Media»
75th x
606.000
1007.250
Fig.43: Histogramme des con-
cr
---- 1 II
3375.000
ductivites électriques mesurées
16111011, a
Cond.[ItS/cm]
30i11- 4a W. sur la nappe

Les valeurs de conductivité électrique obtenues sur les eaux de la nappe sont comprises entre
131 et 3375 p.S/cm avec une moyenne de 834 µS/cm. Les données de l'histogramme (Fig.41)
montrent une distribution assymétrique à droite avec un Skewness de +1,79; une moyenne
arithmétique de 834 et une médiane de 686. 50% des valeurs de conductivité mesurées sort
comprises entre 352 et 1088 p.S/cm et 25% des valeurs varient de 1088 à 3375 µS/cm.
La plus forte valeur de conductivité est de 3375 [Link]/cm, elle est enregistrée au point P2-9 et
peut être liée à la proximité du lac salé, le lac RETBA.

Ces valeurs de conductivité mettent en évidence une minéralisation variable des eaux dans le
système aquifère de Thiaroye. Cette minéralisation peut provenir de diverses origines: procesh
sus géochimiques, pollution, l'environnement marin, présence de lacs salés, phénomène
d'évaporation.

3.1.2 La température

Les températures mesurées varient entre 27 et 31°C avec une moyenne de 29° C
L'histogramme des températures (Fig.44) donne une distribution normale qui traduit la régu
larité des valeurs obtenues avec une moyenne arithmétique de 28,75 très proche de la médian
qui est de 28,90. Les plus fortes températures sont observées dans la zone de Thiaroye, elle ;
peuvent être liées aux pompages effectués dans la zone d'exploitation.
79

Statlstles

Total : 51
Il Miss :
20. N uem : 51

Minas : 28.755
g 16. Variance: .935
Stat. lev: .967
2 C.V. : 3.363
12. Shamas:::
Kurtosis: 2.551

N ■. Minima» : 26.600
25th : 2E1.075
(11 Medias : 28.900
29.463 Fig.44: Histogramme des
4. 7Sth 2:
Cr' hauclea. : 31.200

4: O.
températures mesurées sur la
15. 36.
24. . 32.
Temp. [OC] nappe

3.1.3 pH
I
La fréquence de distribution des valeurs de pH est représentée sur l'histogramme donnée à la
figure 45. Les valeurs de pH sont mprises
o entre 4,47 et 7,85 avec une moyenne de 6,36. La
distribution est représentée par u ; e faible valeur du Skewness (C) qui est de -0,58 et une
moyenne arithmétique (6,36) proche de la médiane (6,62). Ceci nous permet de conclt*e à
une distribution normale ou symétrique des valeurs de pH sur la nappe. 50% des valeurs me-
surées sont comprises entre 5,70 et 7. 25% des valeurs sont inférieures à 5,70 avec de faibles
valeurs (pH 4,47).

Les valeurs de pH obtenues indiquent une acidité des eaux de la nappe de Thiaroye.
L'acidification des eaux peut être liée à une importante décomposition de matière organique
dans le milieu qui s'oxyde pour libérer du CO2 (APPELO & POSTMA 1994).

Statistios

Total : 51
M Miss :
25 .
51
M Ute4

6.365
ittlauco: .721
8t4. Key: .849
x C.V. : 13.341
lelmmenumm:
Kurtosis: 2.253

Minimum : 4.470
25th 2
Medias :
: 5.707
6.620 Fig.45:.Histogramme des va-
75th x : 7.038
Maximum : 7.850 leurs de pH mesurées sur la
6. pH nappe

L'évolution des paramètres physico-chimiques a été suivie durant les pompages sur les pié-
zomètres P2-3, P2-5, et P2-10 (Fig.46, 47, 48). Les résultats montrent des variations considé-
rables de ces paramètres. Les variations de conductivité électrique sont les plus sensibles. Les
débuts de pompage correspondent à une minéralisation faible avec des valeurs définies entre
100 à 400 p.S/cm. Ces valeurs augmentent pour se stabiliser à environ 1000 p.S/cm. Cette sta-
bilisation de la conductivité nous a permis de faire un échantillonnage représentatif des eaux
de la nappe.
o
Tm, (61

te>

î
51

107

130

213

295

319

372

425

478

584

837

823

743

t•••)795

849

.55
1008

1001

1111

1110 1V11341 1111 'S 'L d


1137

1220

1273

1323
(en ) 1 1 1/0/( 814.1. 1113111 11 111V 11 d

1379

1432

1485

1538

1591

1844

11397

1750

02 (mg/1)
Of 0
Fig.46 : Evol ution desparamètresphysico-chi miquessur lanappe d urant I

3
to
81
02 (n W»
h 6 t. u. io 3. ab •
41:1

s
4«,
% O
1,4
e%

lueual to ■H41'era
(Oh)IMMO /( w)IN MW3 11 1111 1111'S-Zel

pH
?,
1
î î
3

Tee, CC)
888
t.1
1
51
101
151
201
251
301
351
401
451
501
551
L1.1 301
4 351
a rot
't 751
o' 301
351
301
351
701
1051
311111YbladVal '9-Cd

1101
(wo/S onl I tu)3llA110110 N0 0C'Ed

1 1151
1201
1251
1301
1351
11/ 1401
1451
1501
1 551
11101
1051

à

02 (rniV1) 82
O o
6 6 6 à
0 • ch 10 Y. le e

i
01

&7.

(1/ 6 m)20/14 0. 01 -2d


P2 .10 , PABATTEMENT(m)IDUIT(1 1s )

02

82 1 23164248 304 347 4 28 4 80 680 811 872 700 704 888 [Link]- 10711• 1008 1180-1
1

O 11/4) .1b. O) 03 ■111.

O 0.3 là O)

pH

TurapeC) cemonscemol4
ou Fe le ce fle
O v e

1 g g
51-

101

151

201

441

501

551
no 701
« 001
751
I 061 o
et 001
051 5 )01

O01 m ti
751
051 SOI
1001
051
3LIniva

1051
101
1101
761
1151
1201 1001
1251 1061
Fig.48 : Evolution desparamètresphysico-chimiquessur lanappe d urant lepompageaupiézomètre P2-10(19 . 06.1997)

1301 1101
1361
1151
1401
1201
1451
1251
1501
1561 1101.

3I
1,11

S eo
r
• 2,
I 11 18112 110NO2 - 1
83

L'évolution de la minéralisation des eaux du système aquifère de Thiaroye entre juin et octo-
bre, a mis en évidence deux groupes d'ouvrages: -

• Le premier groupe est essentiellement composé des ouvrages localisés dans la zone de
Thiaroye, Parcelles Assainies, Guédiawaye et Pikine, qu'on a représenté par les piézomètres
P2-2 et P2-5 (Fig.49 et 50).

• Le deuxième groupe est composé des ouvrages sur le reste de l'aquifère présentant tous la
même évolution de la minéralisation des eaux entre juin et octobre. Ce groupe est représenté
par les piézomètres P2-7 et P2-9 donnés à la figure 51 et 52.

Au regard de ces graphes, on note que dans le premier groupe d'ouvrages, la minéralisation
des eaux de la nappe est différente entre octobre et juin. Les valeurs de conductivité mesurées
en octobre sont supérieures à celles de juin.

L'étude Ide la piézométrie, et surtout son évolution entre juin ét octobre avait révélé une re-
montée du niveau de la nappe, localisée dans ce secteur. D'après ces résultats, on peut con-
clure q e l'augmentation de la minéralisation observée en octobre est due à l'arrivée d'eaux
usées d ns le système.

Pour le deuxième groupe d'ouvrages la minéralisation des eaux est plus importante en juin
qu'en octobre. La piézométrie relativement stable dans ces secteurs peut s'expliquer par une
infiltration relativement faible des eaux de pluie qui pourraient diluer les eaux de la nappe. La
forte minéralisation observée en juin peut être liée à la longue période de sécheresse qui favo-
rise les phénomènes d'évaporation.
84
Fig.49: Evolution des paramètres physico-chimiques mesurés sur la nappe au piézomètre P2-2 (juin / octobre 199

1, .

900

OCTOBRE
-,,-- -..-,----
.„,„

700
JUIN

I
I

Il I Ili M.11.. .111.11111.111111111111111111

00 2.5 5.0 7.5 10.8 12.5 15.0 17.5 20.0


P2.2/Temp(nm)

10 L-

02(mg/1) (Jui)
O2 (mg/ (Oct.)

00 2.5 5.0 7.5 10.0 12.5 15.0 17.5 20.0


P2.2/Teninemni
11.0
10.5
10.0
9.5
9.0
8.5 OCTOBRE
PH- (Jui) I
8.0 pH- (Oct-)
7.5
7.0 9------...
------

6.5
Juin
6.0
5.5 -:-
5.0 • • " g " • • T -r " • l'".1 I I I .

00 2.5 5.0 7.5 10.0 12.5 15.0 17.5 20.0


P2.2/Temps(mn)

J
85

Fig.50: Evolution des paramètres physico-chimiques mesurés sur la nappe au piézomètre P2-5 (juin /octobre 1997)

1,200
_ _ _ _ _ _ OCTOBRE

1,000
JUIN

800 --e- • Cond.(mS/cm) Juin


Cond.(mS/cm) Oct..(

600

400

200 V VIVII•IVIIVI VI7VVVI•



00 2.5 5.0 7.5 10.0 12.5 15.0 17.5 20.0
P2.5/Temns (mn)
4.0

3.5

3.0
JUIN
2.5 *-02juin(mg/I)
O2octbre
2.0

1.5 it

1.0
OCTOBRE
0.5
I 1 I II VIVI. II Il I I I 11 IVIVIV Il 1 I 1 1

00 2.5 5.0 7.5 10.0 12.5 15.0 17.5 20.0


P2.5/Temns (mn)
12

11

10 -
‘-',OCTOBRE
9 - 9-- pH (Juin)
... pH (Odob.)
8

7 JUIN

5
00 2.5 5.0 7.5 10.0 12.5 15.0 17.5 20.0
P2.5/Temps (mn)

à
86

Fig.51: Evolution des paramètres physico chimiques mesurés sur la nappe au piézomètre P2 7 (juin/octobre 1997)
- -

800 '

700

600
- [Link]/cm JUIN l
500 - [Link]/cm octobr e

400 -

300
5 15 25
3.0
. OCTOBRE
2.5 ; . .
- ---_.
2.0 . .._--

1.5
—0— 02 (mg/I) JUIN
—1— 02 (mg/1) octobre
1.0

0.5
.-:
JUIN
0.0 ....,....,...,,....,....
0 10 15 20 25
P2-7/Temps (mn)
13
12
OCTOBRE
11
10
9
-ê-- pH juin
8
-lneeseee-e ele---#1"1"-eae—e"—e--e JUIN ____._ pH octobre
7
6
5
4 ••••1.7. 1 1 Ir ir 771.7.•

0 5 10 15 20 25
P2-7/Temps (mn)
87
Fig.52: Evolution des paramètres physico-chimiques mesurés sur la nappe au piézomètre P2-9 (juin/octobre 1997)

4,000
JUIN
3,500 11--11-- e-

= 2;4

3,000 OCTOBRE

2,500 [Link]/cm juin


[Link]/cm octobre
1
2,000

1,500
11 I I I 1 II • I I " I •

00 2.5 5.0 7.5 10.0 12.5 15.0 17.5 20.0


P2.9/Temps(mn)
12

10
JUIN r-e---e—ar-e
8

6 02(mg/1) Juin
02(mg/1) octob re
4

2
OCTOBRE

0 WIT1 • Ill. lm I I • 1 I I I II 11.

00 2.5 5.0 7.5 10.0 12.5 15.0 17.5 20.0


P2:9/Temps(mn)

11

10
OCTOBRE

—II-- pH juin
JUIN pH octobre

00 2.5 5.0 7.5 10.0 12.5 15.0 17.5 20.0


P2.9/Temps(mn)
88

3.2 La chimie des eaux


Pour une caractérisation chimique des eaux sur le système aquifère de Thiaroye, les résul ts
des analyses chimiques effe ctuées en octobre 1997 sont reportés sur le diagramme de Piper
représenté à la figure 53. L'analyse du diagramme permet de tirer la conclusion suivante:

Les eaux de la nappe de Thiaroye sont caractérisées par différents types de faciès:

• Les faciès chlorurés sulfatés et calciques

• Les faciès chlorurés sodiques et potassiques

• Le triangle des cations ne présente généralement pas une prédominance de faciès. Cepen4-
dant les points localisés drs les zones de Niayes (P3.3, P.19) sont décalés vers pôle calci-
que. Le point F.3 dans la zone de Beer Thialane est localisé dans le pôle hyper sodique potas-
sique.

• Le diagramme trilinéa4 des anions présente une prédominance de faciés chlorurés dans
plus de 90% des points loOlisés dans la zone de Thiaroye et des faciès bicarbonatés carbota-
tés dans les zones de Niayés (97% des points).

La prédominance de . faciès chlorurés dans les eaux peut s'expliquer par l'influence de
l'environnement marin..

La présence de faciès sulfatées avec des teneurs trés élevées qui varient de 300 à 700 mg,/1 aux
points pts.65, pts.68, pts.235, pts.215, PS-8, PS.3, PS-3bis peut être liée à une contamination
de la nappe par les engrais sulfatés utilisés dans ces zones où l'activité maraîchère est très
développée dans le secteur des Niayes.

• Les faciès bicarbonatés calciques; carbonatés sodiques et potassiques.

Ces faciès caractérisent essentiellement la zone des Niayes. La présence de calcium (Ca l), et
surtout de bicarbonates (HCO3) et carbonates (CO3 2) en teneurs élévées dans ces zones pour-
rait être liée à la présence de matières organiques qui va s'oxyder pour libérer du CO2
(FREEZE & CHERRY, 1979). Selon cet auteur ce CO2 libéré et surtout le CO2 atmosph4ri-
que vue l'ouverture du système dans les Niayes réagit avec l'eau, et il se forme de l'acide
carbonique. En présence de calcite dans le milieu on a libération du calcium. Ce processus est
caractérisé par une acidification des eaux, ce qui est observée dans les Niayes. On a les réàc-
fions suivantes:

CO2 + H2O e> H2CO3 (41)

H2CO3 q HCO3 + 114. (42)

CaCO3 + H2CO3 e> Ca2+ + 2HCO3- (43)

Pour suivre l'évolution de la chimie et l'influence du lac Retba sur la qualité des eaux,
série d'échantillonnage a été effectuée sur le point P2.9 durant le pompage. Les résultats e
l'analyse chimique des échantillons sont reportés sur la figure 54.
89

PE RCENT O F TOTAL M ILL IEQUIVAL ENT PER LITER

i
tr

CD
co
Fig. 53 : Classification deseaux de lanappe de Thiaro yesurun diagramme de Piper
90

3 6 10 15 20 25 301 35 45 55 75 135 155 175 195


Temps(mn)

Fig.54: Evolution hydrochimique de l'aquifère au piézomètre P2-9

Ces résultats obtenus révèlent que les fortes valeurs de conductivité observées dans le secteur
du lac Retba (3375 gS/cm au point P2.9) sont liées aux teneurs élevées en SO4 2", Cl" et Na+.
Durant le pompage, l'évolution des eaux vers des teneurs plus élevées en et Na et une
diminution des ions Ca2+ pouffait s'expliquer par des processus d'échanges cationiques entre
eau douce et eau de mer (APPELO & POSTMA, 1994). Selon l'auteur l'ion Ca 2+ est recupèré
par l'eau de mer qui libère un ion Na, et on a une eau de type NaHCO3 selon la réaction:

Ca2+ + Na-X ---> Ca-X2 + Na (44)

3.3 Etude de la contamination du système aquifère par les nitrates

La pollution des eaux du système aquifère de Thiaroye par les nitrates a fait l'objet de plu-
sieurs études depuis 1989. La présente étude a permis de réactualiser l'état de contamination
de la nappe. Pour celà les analyses chimiques effectuées en octobre 1997 sont reportées sut le
diagramme trilinéaire représenté à la figure 55.

à
91

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o

à
92

L'analyse du diagramme permet de dégager trois types d'eau sur le système aquifère:

• Groupe I
Il représente l'ensemble des points localisés dans la zone de Thiaroye, Pikine, Guédiawaye,
Parcelles Assainies et tous les puits villageois. Dans ces secteurs plus de 80% des points
échantillonnés présentent des eaux caractérisées par des teneurs élevées en nitrates voisines de
400 mg/1 qui représentent plus de 60% des anions. Le niveau de contamination des eaux dais
ces zones est essentiellement lié à la présence humaine avec le dépôt de matières fécales sur, le
sol qui forme des sources de pollution de la nappe.

• Groupe II
Dans ce groupe les eaux de la nappe sont de meilleure qualité et les teneurs en nitrates repré-
sentent moins de 15% des anions. Ces points sont localisés dans des zones généralement in-
habitées.

Ce groupe est caractérisé par des eaux avec d ei fortes concentrations en chlorures et sulfates
qui représentent sur l'ensemble des points échantillonnés plus de 50% des anions.

• Groupe III
Il est représenté par des points localisés dans les zones de Niayes. On note de faibles
concentrations en nitrates qui représentent moins de 20 % des anions sur tous les points
échantillonnés. Les eaux sont surtout carbonatées et bicarbonatées dans ce secteur. La prédo-
minance d'ions (HCO3-) et (CO32-) est essentiellement due aux phénomènes d'échanges avec
l'atmosphère.

Pour conclure, on peut retenir que les fortes minéralisations ne sont pas seulement liées à
l'environnement marin ou aux conditions climatiques qui favorisent les phénomènes
d'évaporation. La contamination anthropique caractérisée par de fortes teneurs en nitrates
joue un rôle prépondérant dans les secteurs urbains.

3.3.1 Etude de la contamination des eaux de la nappe par les nitrates en rapport avec
les conditions du milieu

[Link] Les teneurs en nitrates

Les teneurs en nitrates obtenues en juillet et octobre 1997 sont représentées sur les histo-
grammes des figures 56 et 57. Les valeurs de nitrates définies sur l'aquifère en juillet 19 7,
varient entre 0,30 et 448 mg/1, avec une moyenne de 90 mg/1 (n=50). En octobre les con
trations obtenues sont un peu plus élevées et sont comprises entre 0,10 et 547 mg/1 (n=
avec une moyenne de 98 mg/l. Dans les deux cas, les histogrammes donnent des distributi
assymétriques à droite avec des valeurs de skewness (C) de +1,60 en juillet et +1,62 en o
bre. Cette assymétrie est également caractérisée par l'écart important entre les moyen
arithmétiques et les médianes des histogrammes; 90 et 20,76 en juillet et 97,86 et 10,5 en
tobre.
Par rapport aux normes de potabilité des eaux de boisson (WHO, 1993), 34% des points
échantillonnés en juillet 1997 dépassent la limite de 50 mg/1 dont 41% compris entre 50 et
200 mg/l, 18% entre 200 et 300 mg/1 et 41% entre 300 et 450 mg/l.

Pour les échantillons obtenus en octobre 1997, 32% dépassent cette limite de 50 mg/1, d nt
25% varient de 50 à 200 mg/1, 37% de 200 à 400 mg/1 et 37% de 400 à 550 mg/l.
93

Statlettce

M Total : 50
If Mies : 0
M Mead : 50

M'eau : 90.000
N Variance:
se . • 10695.360
Std. Dey: 136.731
o x C.V. : 151.924
8km-bonnes: 1.683
Xmrtossim: 4.102
C)
C.) Minimum _300
25th x 7.900
a.) Mathan 20.760
cr 75th x
Maximum
117.SS0
447.600
Fig.56: Histogramme des con-
u, e.,
e.
I I r--1 1-1 centrations en nitrates en juillet
188
No3Rmger 1997.

Statietice

Total : Se
Pl Mima :

gr 4e. N Vaud :
Meam
50

97.068
Variance: 25999.490
au. Std. Dey: 161.244
x C.V. : 164.755
Skuunmna: 1.627
Kurtonia: 4.318

Minimum .000
25th x
Median
.800
10.500 Fig.57: Histogramme des con-
75th x 120.15e
Maximum 547.50e centrations en nitrates en octobre
1997
a.
Co2 e No3[(mg/T)1 600.

Ces résultats obtenus reflètent une irrégularité dans la distribution spatiale des concentrations
en nitrates sur la nappe. Une régionalisation des teneurs en nitrate par des courbes isovaleurs
ne nous paraît pas significative, comme le montre d'ailleurs les variogrammes estimés à partir
de ces valeurs et représentés sur les figures 58 et 59.
Ainsi pour représenter les valeurs des nitrates obtenues sur la nappe en juillet et octobre 1997,
on a défini des cartes de zonation selon les valeurs limites (Fig.60, 61).

YaMinge] P t • r
311•10e.
File :[Link]

25iMMI. Pales : 186

Direct.: 90.000
Zeleggl. fol. : 40.000
Maalland: n/a

IIMUMO. •
Nitrai Limita
Fig.58: Variogramme calculé sur
Minimum: .300
Max imam : 447.600 la direction N-S avec les con-
e. ■ • Mann
Var. :
90.000
10695.
centrations en nitrates de juillet
e. 1. 16.
° 'huant' 1997

à
94

yo»[(meri)zi P aaaaaaaaa
60000. File :[Link]

50000. Pair: : 166

Direct.: 90.600
40000. Toi. : 40.000
Mucland: 11/.

70000.
Nitrai Liait..
Fig.59: Variogramme calculé
20000.
111.1 : .600 sur la direction N-S avec les
Maxima.: 547.5ee
10000.
• • Malan : 97.068
concentrations en nitrates
.
•. 4. •. ai. Li.' 60.
Var. : 25999.
d'octobre 1997
h[km]
Limit e d e ( af fl eur em ent desmarn es
(L661.
Li

S31 V211. 1N S37dVd sona l erm sp nd


3ddVN V7 30 N OLL VNIINVI NO0 30 3.1dV0 aJl aw oz aid
1.•■■•■•

Concentrationennitrates(mgf)
3NV7V1H.12:133 8/3A 0dVII-L1 aJ nsa tu ap 54 11 1 nd
Prn
m

rj
S3dIVNd31vn oS378 VSS3032:1S173ddVN
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11.)
97

Dans la zone non saturée et les eaux souterraines, les teneurs en nitrates dépendent des condi-
tions du milieu, à savoir le potentiel rédox, la teneur en oxygène dissous et le pH.
Selon SHLEGEL (1985) la réduction des nitrates par dénitrification est un processus bactérien
qui peut se faire dans des milieux pauvres en oxygène. Au niveau des eaux souterraines, cette
réduction correspond à des teneurs en oxygène inférieures à 5 mg/1 (HÜLTING, 1992). En
milieu bien oxygèné, l'ion ammonium (NH4 +) et l'ion nitrite (NO2) sont oxydés en nitrate
(NO3") par les bactéries (Nitrosomonas et Nitrobacter). Ce processus est surtout observé dans
les eaux usées.

Dans cette étude, on n'a pas pu effectuer des mesures de potentiel redox. Les teneurs en ni-
trate seront alors étudiées en rapport avec les valeurs d'oxygène dissous et de pH mesurées.

[Link] pH

Dans la description des paramètres physico-chimiques, on avait donné defi valeurs de pH


comprises entre 4,47 et 7,85 avec une moyenne de 6,36. 25% des valeurs sont inférieures à
5,70 avec de faibles valeurs (pH 4,47). 50% des valeurs de pH mesurées sont comprises entre
5,70 et 7.
Cette caractérisation 14 en évidence une acidité des eaux sur la nappe de Th aroye.

[Link] Oxygène dissous

Les valeurs d'oxygène dissous mesurées sont comprises entre 2,35 et 8,3 me avec une
moyenne de 5,45 mg/l. La distribution des valeurs (Fig.62) est bimodale avec un Skewness de
-0,29; une moyenne arithmétique de 5,43 et une médiane de 6,25. Les valeurs maximales ob-
servées comprises entre 7 et 8,30 mg/1 sont localisées dans les puits villageois, la zone de
Thiaroye et les Niayes. Cette observation permet d'expliquer l'acidification dans ces zones et
les fortes concentrations en ions HCO3" et CO3 2" dans les Niayes. Ces teneurs élevées en oxy-
gène peuvent être dues aux puits ouverts en contact avec l'atmosphère, ou à l'état superficiel
de la nappe dans ces secteurs.
Les faibles valeurs d'oxygène dissous comprises entre 2,35 et 3,4 mg/1 sont observées dans la
partie Est du système au point PS-11. Ces valeurs sont en rapport avec la profondeur de la
nappe dans cette zone qui est comprise entre 7 et 10 m.

Statietice

X I 1-1 N Total : Si
N Mise : 0
11.
/I Vend : 51

Mean S.430
Variance: 3.460
g 12.
Std. Key: 1.060
N x C.V. : 34.260
Etkeennes :
Kurtosis: 1.533

Minimum : 2.350
25th x : 3.400
a. Media.» : 6.250
75th x
Maximum
: 6.957
[case
Fig.62: Histogramme des valeurs
d'oxygène dissous mesurées sur
0, [iIngin •
1".
la nappe

g
98

Ces résultats donnés montrent une saturation en oxygène des eaux de la nappe pour envion
70% des valeurs mesurées. Le taux de saturation est défini à 7,56 mg/1 pour une température
de 30°C selon DEGNER & FORSTER (1997).
On peut conclure que le niveau d'oxygénation des eaux dans la nappe de Thiaroye, au mg me
titre que les températures mesurées qui sont trés voisines des températures ambiantes mon-
trent une ouverture du système et sa vulnérabilité à la pollution.
Les conditions du milieu ici définies par le taux d'oxygène dissous et le pH des eaux dans le
milieu ne sont pas compatibles avec des processus de dénitrification qui pourraient réduire les
teneurs en nitrates observées. Ces conditions permettent plutôt d'expliquer le niveau de cén-
tamination de la nappe.

3.3.2 La contamination des eaux de la nappe par l'ammonium et les nitrites

Selon TRINKWV (1990), la valeur admissible pour l'ammonium est de 0,5 mg/1 et celle des
nitrites est fixée à 0,1 mg/l. Pour les analyses, effectuées sur la nappe en octobre données Sur
les histogrammes (Fig.63 et 64), on a dans leS deux cas des distributions assymétriques. Pur
l'ammonium avec n=50; 52% des valeurs mesurées dépassent la limite de 0,5 mg/1 et sont
comprises entre 0,5 et 2,5 mg/l.

Statistics

M Total SO
N Miss : O
Uned 50

Mean : .515
Variance: .333
Std. Deo: .577
X C.U. : 112.164
Skewness: 1.241
Kurtomts: 4.090

ni.i.«. : .000
25th x
Median
:
:
.025
.550 Fig.63: Histogramme des ce-
75th x: .770
Maximum 2.100 centrations en ammonium me$u-
la. rées sur la nappe.
2. Conc...NH4 (nig/1) 9.

Les concentrations en nitrites révèlent des teneurs trés élevées. Pour n=50, on a 40% des
échantillons qui dépassent la valeur admissible de 0,1 mg/l et sont comprises entre 0,1 et 8 ,

mg,/1. La valeur obtenue au point P-58 dépasse largement cette limite soit 1,9 mg/1 (Fig.64)

Stet1stice

CD N Total 50
N Miss : G
N Used : 60

Mean .156
Variance: .091
Std. Dev: .302
x C.U. : 194.003
Skmunmas: 4.220
23.663

Minimum : .000
25th x : .010
Median : .090
75th
Maximum :
: .135
1.900
Fig.64: Histogramme des con-
centrations en nitrite mesurées
2.4
Cenc. NO2 (migh) sur la nappe.
PARTIE III

APPLICATION D'UN SYSTEME D'INFORMATION


GEOGRAPHIQUE POUR LA MODELISATION DES
ECOULEMENTS ET L'ETUDE DE LA
VULNERABILITE A LA CONTAMINATION PAR LES
NITRATES.
99

I. CARTOGRAPHIE THEMATIQUE DANS LE SYSTEME


D'INFORMATION GEOGRAPHIQUE
Dans le cadre de cette étude, l'application d'un SIG a permis de cartographier et d'analyser
l'ensemble des données spatiales obtenues sur la zone de Thiaroye. Les résultats de l'étude
hydrogéologique et géographique présentés sous forme de cartes thématiques sont intégrés
comme données d'entrée pour la modélisation des écoulements et la détermination de la vul-
nérabilité des eaux à la contamination par les nitrates.

1. CARTE THEMATIQUE D'OCCUPATION DES SOLS

La carte d'occupation des sols est obtenue à partir de l'image satellitaire SPOT (XS+P) datée
du 23.12.1995. La démarche méthodologique utilisée pour l'élaboration de cette carte est
donnée au chp.2.1.

1.1 Présientation des résultats


Les résult'ats de la cartographie sont présentés à la figure 65 et au j tableaux 7 et 8.
Sur la basé de cette carte thématique d'occupation des sols, a été ffectuée une zonation du
domaine d'étude:

• ZONE A
Elle représente la banlieue. C'est la zone d'agglomération, caractérisée par une habitation à
forte densité. La zone A, englobe les communes et départements de Thiaroye, Pikine, les Par-
celles Assinies, Guédiawaye, Yeumbeul, Malika, Boune. Selon une étude de la Direction de la
Prévision et de la Statistique datée de 1988, cette agglomération a une population totale au-
jourd'hui proche de 1 million d'hts avec une densité estimée à 4 000 hts/km 2.
Dans cette étude, cette zone présente un intérêt particulier dans le sens qu'elle abrite à Thia-
roye le centre de captage de la SONEES pour l'alimentation en eau de Dakar, composé des
forages F.22, F.21, F.18, F.17, F.15.

• ZONE B
C'est l'ensemble des zones dunaires, elle comprend:
-La plage actuelle
-l'Erg de Pikine
-Le cordon dunaire littoral de Cambérène
-Les dunes vives littorales de la côte nord
-L'Erg de Keur Massar et Bambilor
Les ouvrages P2-9, P2-10, PS-10, PS-11, PS-14, et PTS.120 y sont localisés.

• ZONE C
Elle constitue la zone rurale, englobant les villages et communautés rurales, de Dène Birame
Ndao, Dèni Niayes, Kaniack, Keur Abdou Ndoye, Bambilor, Golam Niaga, Keur Massar,
,

Sangalkam, Wayambam, Gorom, Niakoulrap, Kounon, Mbayakh, Kayar. Selon les données
de la statistique de 1988, la population totale dans ces localités est estimée aujourd'hui à prés
de 700 000 hts avec une densité de 600 hts/km 2 .
Dans cette zone, sont localisés les puits villageois Pts.02, Pts.225, Pts.232, Pts.213, Pts.234,
Pts.235, Pts.215, Pts.202, Pts.209, Pts.210, Pts.123, Pts.109.
100

,_.. . ,
e VOb
Co CO
e3CO
1 P2
e) 1

,
[ OÔ OD

c. c. ...
c.
101

Tableau 7: Codification des differentes unités définies dans ARC/INFO

CODE UMITES DEFINIES

1 Système dunaire de Keur Massar, Erg de Bambilor


5 Tête de la Presqu'Ile
10 Erg de Pikine
20 Système de Cambérène
30 Plage actuelle
40 Dunes littorales de la cote Nord
50 Lacs Mbeubeuss, Warouwaye,Wouye, Mbawane
51 Lac Retba
60 Les dunes jaunes i
100 Niayes
200 Zones de cultures I
300 Zone d'agglomération (Thiàroye, Pikine, Malika, Yeumbeul, Boune)
400 Localités , Villages
500 Zone de Dépression
600 Zone maraicageuse
700 Perimètres de reboisement

• ZONE D
Elle regroupe les Niayes, qui sont des zones de dépressions interdunaires à sables humifères
riches. Sur l'image satellitaire, les Niayes sont essentiellement localisés aux alentours des
zones inondables comme la mangrove de Pikine, les lacs Mbeubeuss, Warouwaye, Wouye et
Mbawane.
Les piézomètres P2-1, P3-3, PS-5, PS-6, PS-7, PS-4, P-19, les puits Pts.128, et Pts.220, sont
localisés dans cette zone.

• ZONE E
Elle regroupe les zones agricoles où les zones des cultures maraîchères et saisonnières. Elles
sont surtout localisées autour des Niayes dans les zones rurales et sur les axes routiers. Cette
zone abrite le centre d'exploitation de BEER THIALANE avec les forages F.1, F.2, F.3, F.4,
1 F.5, les puits Pts.65 et Pts.68, et les piézomètres P2-8, P2-7, P3-1, P3-2, P-58, PS-1, PS.3-bis,
PS-3, PS-8.
Donnéesstati sti quessur lasurface(km2) desunitéscon siderées d ansARC/INFO

O
Cri
2
0 .8 5 0 .8 5 1 84 .23
ë--` I---' -P. -P t•-..) h) W --■

4 5 .3 45 .3 4 5 .3 4 5 .3
10 0 .87 1 .1 7 3 .0 1 1 ,003
20 1 .2 1 1 .8 5 3 .07 1 .53
30 - 1 .99- 13 .46 1 5 .42 7 .73
40 0 .18 18 .3 8 19 .15 4 .78
50 0 .13 1 .4 5 1 .58 0 .3 9
51 3 .10 3.10 3 .10 3 .1 0
CD
C>

13 .04 1 3 .0 4 1 3 .04 13 .04


10 0 49 0 .03 10 .01 19 .97 0 .60
200 235 0 .00 1 7 .2 7 276 .86 1 .17
3 00
c.J1

0 .69 24 .3 4 3 5 .46 10 .91


400 23 0 .0 1 0 ,5 3 .4 5 0 .1 5
500
W -P.

0 .08 9 .73 21 .54 5 .38


6 00 0 ,3 1 .57 2 .81 0 .93
700 20 0 .11 8 .00 1 5 .8 0 .7 9
TOTAL 36 1 660 .71 660 .7 1 660 .71 6 60 .7 1
103

1.2 Analyses et conclusions sur les résultats


La carte thématique d'occupation de sol ainsi élaborée à l'aide de ARC/INFO a permis une
régionalisation des données à référence spatiale sur l'ensemble de la zone d'étude.

Cette carte permettra surtout de voir l'influence de l'environnement de surface sur la qualité
des eaux souterraines et de déterminer la vulnérabilité du système aquifère à la pollution par
les nitrates.
En effet la migration d'éléments polluants vers les eaux souterraines dépend des processus
physiques, chimiques et microbiennes, mais le facteur contrôlant directement le niveau de
contamination de la nappe est la source de contaminants définie à la surface. Ces sources de
pollution localisées à la surface peuvent être statistiquement quantifiées à travers les variables
définis dans l'occupation des sols (ECKHARD & STACKELBERG, 1995).

Mais selon KLIMAS (1995), ECKHARD & 1 STACKELBERG (1995), RASMUSSEN (1996),
TESORIERO & VOSS (1997) la corrélation entre la qualité des eaux souterraines et
l'occupation des sols ne peut être statistiqtiement établie qu'à travers des données complé-
mentaires définies par:

- des analyses chimiques des eaux effectàes sur des points représentifs.

- une caractérisation hydrogéologique et géologique du système.

Sur cette base, l'étude de l'influence de l'occupation des sols sur la qualité des eaux de la
nappe a été faite à partir des résultats d'une étude hydrogéologique. La caractérisation du
système aquifère de Thiaroye a permis de définir la nature de l'aquifère, son allure piézomé-
trique, la profondeur des eaux par rapport au sol, ainsi que le niveau de contamination par les
nitrates. L'étude géologique révèle la nature des séries sédimentaires dans le système aqui-
fère.

La carte thématique d'occupation des sols élaborée dans cette étude peut avoir un tout autre
intérêt. En effet, les analyses statistiques effectuées dans la base de données ont permis une
évaluation des surfaces des différentes unités géomorphologiques définies dans les tableaux 3
et 4, et d'étudier l'évolution des entités géographiques comme les Niayes les zones de cultu-
res. Ces données seront comparées aux données disponibles sur les mêmes unités dans les
travaux antérieurs:

- La zone des Niayes: Elle est définie essentiellement autour des zones inondables et
d'après l'analyse statistique elle occupe une superficie de 20 km 2 alors qu'en 1969 sur des
photos aériennes, cette zone était estimée à 29,26 km 2 . Ceci révèle un rétréssicement de la
zone par rapport à ces résultats antérieurs (GEOHYDRAULIQUE,1972).

- Les zones de cultures: Elles sont surtout axées sur le réseau routier Keur Massar,
Sangalkam, Mbayakh, Kayar. Selon nos résultats elles couvrent une superficie de 276 km 2,
alors qu'elles étaient estimées à 200 km 2 d'aprés une enquête sur l'exploitation de la nappe à
usage agricole ou à l'alimentation en eau des populations locales (GEOHYDRAULIQUE,
1972). Ce qui correspond à une extension des surfaces de cultures par rapport à nos résultats.

Mais nous émettons des réserves sur ces comparaisons, compte tenue des méthodologies utili-
sées, qui sont trés différentes.
2. CARTE DE LOCALISATION DES NIAYES ET LACS: SURFACES
D'EVAPORATION DE LA NAPPE

La carte d'occupation des sols définie précédemment a permis de cartographier le rése,au y-


drographique de surface dans la zone de Thiaroye et d'identifier les Niayes. Ces deux uni és
géomorphologiques sont intégrées comme étant des surfaces d'évaporation de la nappe p ur
la modélisation des écoulements.
Les résultats obtenus sont consignés sur la figure 66. On peut distinguer:

2.1 Les Lacs

• Les lacs Youi, Warouwaye et Mbeubeuss


Ce sont les lacs asséchés localisés dans la zone de Malika, qui sont actuellement matériali es
par des zones de dépressions. D'aprés l'analyse statistique des éléments cartographié s dans le
système d'information géogr4shique, ces lacs occupent environ une superficie de 1,58 km y
compris le lac Mbawane. Lè lac Mbeubeuss asséchés sert aujourd'hui de dépotoir p r
l'agglomération dakaroise.

• Le lac Retba
D'après l'analyse statistique dans le SIG, il couvre une superficie actuelle d'environ 3,17 k
(voisine de 2,9 km2 ), surface donnée d'après une étude sur le lac qui a utilisé la même mét
dologie (Fall, 1995). C'est un lac à eaux sursalées, qui présente un intérêt économique certain
par l'exploitation du sel. L'état de salinité des eaux atténue l'évaporation de la nappe dams
cette zone.

• Le lac Mbawane
Il est localisé dans la zone nord-est du système, au niveau de Kayar. Il est actuellement assé-
ché et est représenté par une zone de dépression.

2.2 Les zones de "Niayes"

Ce sont des dépressions interdunaires où la nappe phréatique est affleurente à subaffleuren i:e.
Les Niayes représentent des zones à intérêt économique par les cultures maraîchères trés é-
veloppées dans la région.
105

LEG EN DE
KAY APL

Surface d' éva poration


Lac i e,,

Niaves
, #

I,s.-e
, .. 4■ 4
I: L
Meer x „. r —,.. 4:—. t,•••= ri., .,
r
#,
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6
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!

3 DETERMINATION DU BILAN HYDRIQUE: ELABORATION DE LA CARIE
DE RECHARGE DANS LE SIG

L'objectif de ce chapitre est de déterminer d'abord le bilan hydrique du système aquifère


d'utiliser le SIG pour l'élaboration de la carte de recharge en vue d'une spatialisation des
leurs obtenues sur la nappe. Cette carte thématique de recharge est intégrée comme do
d'entrée dans le modèle hydrodynamique.

Selon HOLTING (1989) le bilan hydrique est défini par les paramètres donnés da s
l'équation:

N = V + A. + A. (45)

N = précipitatién
V = évapôtranspiration réelle
Ao = ruissellement
Au = infiltration + eau stockée dans le sol

Le ruissellement et ici négligeable, du fait de l'absence d'un réseau hydrographique dense.


L'infiltration définieaàpartir de la précipitation et de l'évapotranspiration réelle, constitue 1a
recharge de la nappe phréatique.

On a considéré pour le calcul de l'évapotranspiration les unités géomorphologiques différen-


ciées sur la carte définie précedemment dans le calcul de la recharge.

3.1 Exploitation des données et présentation des résultats du bilan

3.1.1 Calcul de l'évapotranspiration réelle

Selon ALBRECHT

Selon ALBRECHT (1951), la relation entre la précipitation (N), l'évapotranspiration poten-


tielle (ETC ), l'évapotranspiration réelle (ET,„ 11 ) est définie par cette double équation:

N + Z W(n-1)
ET1,0,(n) • g (46a)
ETreell(n) r Max
1+ EW Itictx — 1W (n-1)

C - ETpot(n)

Eivn) = N( „)+Ew„,,— ETreell(n) (46b)

où:

n et (n-1): indices du mois considéré et du mois précédent

ET 11 : évapotranspiration moyenne mensuelle calculée (mm)

N: moyenne mensuelle des précipitations (mm)


107

ETpot: moyenne mensuelle de l'évapotranspiration potentielle (mm)

Ew (n) et Ew Les réserves du sol pouvant être extraites par le système racinaire des
végétaux. Cette réserve est comprise entre deux seuils: la capacité au champ et le point de
flétrissement

Ew. : Capacité au champ: C'est la quantité d'eau maximale que peut contenir un sol après
ressuyage. D'aprés ALBRECHT cette valeur est égale à 100 mm quelque soit le type de sol
considéré, et elle définit l'eau capillaire contenue dans les couches superficielles du sol.

g et c définissent des constantes, qui dépendent de la couverture végétale du sol, g = 0,5 pour
un sol couvert (g = 0,37 pour un sol nu et c = 1,36).

Pour l'application de la formule de ALBRECHT on a:


à) Si N > ETC alors ETreell = ETC. On a un exéédent agricole.

Si N < ETC alors ET, iisera calculée d'après la formule (46a), et sa valeur doit être
inférieure à celle de ETpot. On II un déficit agricole.

c) Pour chaque mois considéré on définit également les réserves utiles du sol Ew par la
formule (46b), avec: Ew 100. Ce calcul doit démarrer à un mois où les réserves du sol sont
plus ou moins bien estimées. Ainsi d'après l'auteur:
• Ew = 0 après une longue période de sécheresse.
• Ew = Ew„,ax = 100 mm après une période de pluies efficaces.

Pour le calcul de l'évapotranspiration réelle, nous avons considéré l'évapotranspiration po-


tentielle de THORNTHWAITE. Les données climatiques dont nous disposons ne sont pas
suffisantes pour définir l'ETpot de ALBRECHT. Les calculs commencent au mois d'avril avec
Ew(avrii) = 0 mm et g = 0,37.
Les résultats de l'estimation de l'évapotranspiration réelle, à la station de Dakar-Yoff sont
donnés au tableau 9.
08

Tableau 9: Calcul de la moyenne mensuelle de l'ET redie (mm) et des réserves d sol à
DAKAR-YOFF pour la période 1984-1996

AN 1984 1985 1986 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 Moy.
MOIS Ann.

AVR ETR - - - - - - - - - - - - -

Ew 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0 00 0.00

MAI ETR - - - - - - - - 0.43 0.6 0.12 0.52 0.12


Ew 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.17 0.34 0.02 0.18 00 0.05

JUIN ETR 5.96


Ew 1.74
10.53 -
3.37 0.00
2.63
0.77
6.29
2.10
20.5
5.6
2.65
0.75
0.002 6.94
0.003 2.33
0.01 2.72
0.002 0.88
7.10
2.78
0 02
Op 01
5.41
1.56
1
MAL ETR 16.20 60.42 18.35 43.13 37.22 76.99 21.31 20.46 32.97 50.01 3.14 48.30 5k6 17.54
Ew 4.34 22.51 5.15 11.44 7.7/3 14.81 4.84 5.74 8.56 15.29 0.64 12.29 16.10 9.96

AOUT ETR 59.42 236.1 79.12 209.4 134 250.7 82.28 85.47 76.46 79.6 110.1 250.2 3.6 132.1
_esL

9.13
•el"

Ew 14.84 84.42 21.12 49.29 26. 1

rr
67.93 100 22.47 18.70 19.39 33.12 60.74 3
41.33
SEPT ETR 120.5 139.4 228.6 111.7 120.4 88.11 10.98 116.2 57.01 152.7 88.9 55.5 ?2.1 136.8
Ew 27.84 61.52 53.03 10.79 10.99 70.02 100 .4
23.07 10.59 33.12 16.58 1.09 7
35.84
OCT ETR 29.39 13.42 60.58 29.93 25.80 72.38 4.31 41.49 10.16 40.73 15.48 15.98 79.74 36.21
Ew 2.95 3.60 2.16 5.26 0.59 2.04 23.3 4.88 1.23 1.39 1.10 5.01 3 16 2.89

NOV ETR 1.55 55

C■10
2.66 2.1 4.37 0.51 2.57 3.75 3.97 1.21 0.84 0.90 4.94 2.53
Ew 1.4 61

■C,
0.94 0.1 0.80, 0.18 0.57 0.56 0.9 0.32 0.65 0.20 0.07 0.56

DEC ETR 0.93 0.98 0.60 1.57 0.21 0.48 1.023 0.74 1.12 0.34 0.15 10.43 0 43 1.50
Ew 0.47 0.46 0.02 0.03 0.07 0.09 0.034 0.16 0.40 0.24 0.05 4.74 0 18 0.53

JANV ETR - 0.16 - 0.022 0.003 0.34 0.012 0.25 2.70 0.67 0.10 3.02 - 0.72
Ew - 0.01 - 0.0 0.011 0.80 0.034 0.002 1.31 0.34 0.02 2.17 - 0.46

FEV ETR - - - - - 0.002 0.001 - 0.23 0.18 - - - 0.01


Ew - - - - - 0.00 0.001 - 0.02 0.003 - - - 0.46

MAR ETR - - - - - - - - - - - - - -
Ew - - - - - - - - - - - - 0 002 -

Selon TURC

La méthode TURC définit l'évapotranspiration moyenne annuelle par la relation suivante in


BROCHET & GERBIER (1968):
N
ETreell =
(47)
0,9 +
109

Erreeu = évapotranspiration moyenne annuelle (mm)


N = précipitations annuelles (mm)
k = 300 + 25.t + 0,05.t3

Les valeurs obtenues par cette méthode de calcul, sont comparées à celles données par la mé-
thode de ALBRECHT à la station de Dakar Yoff. Les résultats sont donnés sur le tableau ci-
dessous:

Tableau 10: Evapotranspiration moyenne annuelle calculée d'aprés différentes


méthodes à la station de Dakar Yoff pour la période 1984-1996

ANNEE 1984 1985 1986 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 Moy.

METHODE

ETra (A) 233 460 389 402 324 511 240 267 189 324 221 392 438 338.2

ET,ll (T) 246 505 399 451 371 561 283 281 190 370 251 485 451 373

ETreli (A): L'évapotranspiration réelle calculée d'aprés ALBRECHT.


(T): L'évapotranspiration réelle calculée d'aprés TURC.

Dans le SIG, l'évapotranspiration réelle donnée par la méthode de ALBRECHT n'est considé-
rée qu'au niveau des sols à couvert végétal ou nus. Ainsi, sur les surfaces d'eau libre comme
le lac Retba, Mbeubeuss, Mbawane;c'est la méthode de PENMAN qui est utilisée.

Selon PENMAN

Cette méthode est définie par l'équation in BROCHET & GERBIER (1968) ci-dessous:

Rn
1 y 1
E= + (48)
L 1+ rr Fr
1+

E = Evaporation de PENMAN (mm/j)


L = Chaleur latente d'évaporation = 59 cal/cm 2 pour lmm d'eau équivalente
Rn = Rayonnement net (J/cm 2j)
Ea = Pouvoir évaporant de l'air
Y = Constante psychrométrique 0,65 mbar/K

Rn est donné par la fornule de BRUNT


h
h )– 6T4 (0,56 – 0,0811;)(0,10 + 0,90— )
Rn = Iga(1– a)(0,18 + 0,62— (49)
H H
110

a = albédo de la surface évaporante


Iga Radiation solaire directe en l'absence d'atmosphère (cal/cm 2)
h = Durée reelle d'insolation
H = Durée maximale possible d'insolation
T = (273.2+t) Température de l'air sous abri en Kelvin
t = Temperature moyenne de l'air en °C
a = Constante de STEPHAN — BOLTZMAN : 1,19 10 -7 cal/cm2/jourrK
e = Tension de la vapeur d'eau mesurée sous abri (mbar)
E. = (ew-e).(PM
ev, = Tension maximale de la vapeur d'eau pour la température T (mbar)
(f) (v) = 0,26 (1+0,4V)
V = Vitesse moyenne du vent mesurée à 10 in au dessus de la surface évaporante

e„,„ ; e : sont définis par les relations:

e — 11•e.
17,08083 -1

ew = 6,10fr8 .e 234,173+1 (50)


100

H = Humidité relative de l'air


Température de l'air (°C)

Pour le calcul de l'évaporation au niveau du lac Retba, pour cause de salinité des eaux, la
leur e4,„ est multipliée par 0,98 et la valeur obtenue pour le lac Retba est 2,60 mm/j.
Pour les Niayes et les lacs, on a une valeur de 3,28 mm/j.

3.1.2 Calcul de l'évapotranspiration potentielle

Selon THORNTHWAITE

Selon THORTHNWAITE in BROCHET & GERBIER (1968) l'évapotranspiration potentidle


mensuelle est donnée la relation:

(10ty (51)
ET,„,= 1,6 F(2)

t = moyenne mensuelle de la température (°C)


a = fonction de l'Indice I
F(X) = terme correctif fonction de la durée théorique d'insolation.

a = 6,75.10-7 .13 — 7,71.10-5 J2 +1,79.10-2 ./ + 0,49 (52)

12
) 1,514

1 5

à
111

Selon SCHENDEL

Selon SCHENDEL in HÔLTING (1989) l'évapotranspiration potentielle mensuelle est don-


née par la relation:

(53)
ETpo, = TI
T • 480

moyenne mensuelle de la température


H = moyenne mensuelle de l'humidité relative

Les résultats de l'évapotranspiration potentielle calculée par ces deux méthodes pour la sta-
tior de Dakar-Yoff sont présentés au tableau 11.

Tableau 11: Evapotranspiration moyenne annuelle calculéei d'aprés différentes


méthodes à la station de Dakar-Yoff pour la période 1984-1996

E 1984 1985 1986 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 Moy.
THO
DE

ET(TH) 2519 2384 2210 2613 2886 2929 2906 2481 2381 2490 2474 2585 2568 2228.6

ETpot(SC). 1862 1806 1813 1902 2085 2090 2095 1828 1827 1895 1878 1993 1910 1930.4

ETpot (TH): L'évapotranspiration potentielle calculée d'aprés THORTHNWAITE


ET pa (SCH): L'évapotranspiration potentielle calculée d'aprés SCHENDEL

3.1.3 Estimation du bilan hydrique

Les valeurs d'évapotranspiration réelle calculées ont permis d'estimer à partir de la précipita-
tion donnée dans les différentes stations considérées la recharge de la nappe. Les résultats
obtenus dans les stations climatiques de Dakar-Yoff, Hann, Pikine, Mbao, Mbambilor, Kayar
sont donnés dans les tableaux et diagrammes ci-dessous:
1 2

Fig.67: Moyenne mensuelle de la précipitation, de la piézométrie, de l'évapotranspir tion réelle


d'aprés ALBRECHT et de la recharge à la station de DAKAR-YOFF (1 84-1996)

IBO
PIE2OMFTRE P2-1. VARIATION PIEZOISETRIOUE
SAISONNIERS
140

Piézométrie (m)
120

60

•0

20

JAW FEV N OV DEC

40

c. •••==. .•=0P,;;.'
FEV MAR AV T MAI JUI JUILL OUT SEPT OCT NOV DEC
JANV

00.-/
1
,

O ••=c, ..r=i 0 0
0
JANV FEV • MAR AV MAI i JUI JU ILL AOUT SEPT OCT NOV DEC

• • 4111-0>
Saison sèche Saison des pluies Saison sèche

Tableau 12: Estimation des termes du bilan de la nappe à la station de DAKAR-YOFF


(1984-1996)

METH PANV FEV J MAR AVR ( MAI JUIN t JLTILI, AOU t SEPT J OCT NOV I DEC So
N(mm) 1.23 0.03 0.0 0.0 0.10 6.09 45.44 160.8 130.3 14.23 1.58 0.13 360.03

ETrell 1.29 0.0 0.0 0.0 0.07 5.02 37.54 134.3 121.1 36.20 3.22 0.65 338.21
(A)
Ew 0.46 0.48 0.02 0.00 0.05 1.56 79.96 89.49 30.89 12.89 0.56 0.53 216.89
(mm)
Rech. 0.03 1.59 7.90 26.50 10.40 - - - 46.67
, Smm)

a
113

Fig.68 Moyenne mensuelle de la précipitation, de la piézométrie, de l'évapotranspiration réelle


- d'aprés ALBRECHT et de la recharge à la station -de MBAO (1984-1996)
160 - e6

14D

011
120
PIEZOTIETRE P2.0. VARIATION
PIEZONETRIOUE SAISONNIERE

Piézométrie (m)
6.3
100

02
BO

0.1
0)

• 0

n
20 -
28

JANV FEU MAR AVR MAI


n
JUIN JUILL AB UT SEPT OCT NOV DEC
T] e

-.
140 -

S.•- et' ,
120
s're ,
c. &elces
100

E 00

g
- 00

40

0 • elt=e, 0 0

JANV FEV MAR AVR MAI JUIN JUILL AO UT SEPT OCT DEC

30

25

E 20

8 IBN

JANV
405=0
FEV • MAR AVR MAI JUILL AOUT
r-1
SEPT OCT NOV DEC

• • • • •
Saison sèche Saison des pluies Saison sèche

Tableau 13: Estimation des termes du bilan de la nappe à la station de MBAO (1984-1996)

JANV FEV MAR AVR MAI JUIN JUILL AOU SEPT OCT NOV DEC Somme
METH

Etpot 161.1 154.4 191.5 198.6 230.5 222.1 213.7 205.9 206.3 210.9 235.3 198.3 2428.6
(THOR)
N(mm) 1.75 1.46 0.0 0.0 0.0 8.96 41.5 137.6 142.3 17.6 0.0 0.0 351.39

Etreell 1.3 1.22 0.48 0 0 6.73 36.31 107.2 138.4 49.6 9.1 0.18 351.07
(A) .
0.45 0.70 0.10 0.0 0.0 1.2 6.39 36.27 40.26 9.4 0.26 0.08 195.11
Ur

(MM)
Rech. 0.45 0.24 0.0 0.0 0.0 2.23 5.19 30.48 4 0.0 0.0 0.0 42.59
(mm)

à
l 'évapotranspiration
Fig.69: Moyenne mensuelle de la précipitation, de la piézométrie, de IKINE (1984-1996)
1
d'aprés ALBRECHT et de la recharge à la station de P

1
VA NATION FE 2011E TRIQUE
PIE ZOU ETRE P2-A.
81, ISOU NE

1
1
JAN ,/
1
1
1

® *1; 4enL-----
'"
Saison des pluies Saison sèche
Saison sèche
Tableau 14: Estimation des termes du bilan de la nappe à la station de PIKINE 1
(1984-1996)
1
1
115

Fig.70: Moyenne mensuelle de la précipitation, de la piézométrie, de l'vapotranspiration réelle


d'aprés ALBRECHT et de la recharge à la station de HANN (1984-1996)
140

140

120
Précipitation (mm)

ICC

80

467

JYN MILL AOST SCAT OCT NOV SEC


JANV !EV 1/4111 AM MAI

let

140

120

100

80

80

L 1
JD

20

MA1I AVIS MAI IY EL A011 T SEPT OCT NOV DEC


JANV PET

EY
AMP. ..099•• /Me

MAR

Saison sèche
A. MAI JUN
I I
48•1. A0111

Saison des pluies


SEPT OCT

4-1>
NOV

Saison sèche
SOC

Tableau 15: Estimation des termes du bilan de la nappe à la station de HANN


(1984-1996)
I MEM. I JANV I FEV >I MAR I AVR I MAI I JUIN I JUILL I AOU SEPT I OCT I NOV DEC I Som.

Etpot 161.1 154.4 191.5 198.6 230.5 222.1 213.7 205.9 206.3 210.9 235.3 198.3 2228.6
(THOR)
N(mm) 0.21 0.8 0.00 0.0 0.0 8.56 42.89 141.4 149.8 7.91 0.0 0.0 351.65

ETrell 0.077 0.0 0.0 0.0 0.0 6.43 33.76 116.4 141.5 45.56 7.21 0.36 351.02
(A)
Ew 0.002 0.0 0.0 0.0 0.0 2.13 11.26 76.71 84.95 7.30 0.5 0.14 183.19
(mm)
Rech. 0.2 0.0 0.0 0.0 0.0 2.13 9.13 25.00 8.34 0.0 0.0 0.0 44.76
(mm)
Fig.71: Moyenne mensuelle de la précipitation, de la piézométrie, de l'évapotranspirati n réelle
d'aprés ALBRECHT et de la recharge à la station de BAMBILOR (1984-1 96)
tee

1••
PIEZOYETRE PS-I I, VARIATION PIEZOMETRIOUE
SAISONNIERE

100

IO

-§) le

J1O

20

n 11
JANV PEV MAR AVR MAI JUIN 111.L AOU, SEPT OCT NOV DEC

v26

101

70

JANV LEV MAR AVE MAI JU ■ J ILL AOL T SEP? OCT NOV DEC

26

le
H
le

Ar

8
W

0 0 0 O ..s=o•

• FEL VAN AVE MAI

• JANV 1001 .11111-1.

Saison des pluies


AC11.10 SEPT 0LT 10V DEC

Saison sèche
Saison sèche
ableau 16: Estimation des termes du bilan de la nappe à la station de BAMBILOR
(1984-1996)

I METH_ I JANV I FEV I MAR I AVR [MAI I - JUILLÎ AOU 1 SEPT I OCT NOV I DEC

Etpot 161.1 154.4 191.5 198.6 230.5 222.1 213.7 205.9 206.3 210.9 235.3 198.3 428.6
(THOR)
N (mm) 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 21.2 61.03 142.4 113.5 8.75 0.0 0.0 46.88

Etreel 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 15.91 50.22 122.2 111.7 56.5 0.23 0.0 56.84
(A)
Ew 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 5.29 24.1 93.59 80.02 0.0 0.0 0.0 206.67
(mm)
Rech. 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 5.29 10.81 20.16 1.76 0.0 0.0 0.0 38.02
(mm)
117

Fig.72: Moyenne mensuelle de la précipitation, de la piézométrie, de l'évapotranspiration réelle


d'aprés ALBRECHT et de la recharge à la station de KAYAR (1984-1996)

140

120

7
PIEZOME TRE ES-S. VARIA TIOS PIELOME TRIQUE
SAIS OMM* SE

20

PANV ITLP N. AS• 11,1 wu, •011,1 SEPT


r-]
120-

100

00-

g
0)
0.) •o

.06105111 ...M1=11/

JANV 1 ■ V/ MAR AVE MAI JUIN .1011.1. AOUT SEPT OCT Nov 0E0
Recharge (mm)

M FEV AVE 4/101 JULL •011 ,

V
Saison sèche Saison des pluies Saison sèche

Tableau 17: Estimation des termes du bilan de la nappe à la station de KAYAR


1 (1984-1996)

METH. I JANV I FEV I MAR I AVR I MAI I JUIN I JUILL I AOU I SEPT I OCT I NOV I DEC I Somme

Etpot 161.1 154.4 191.5 198.6 230.5 222.1 213.7 205.9 206.3 210.9 235.3 198.3 2428.6
(THOR)
N(mm) 0.0 0.6 0.0 0.0 0.0 4.45 37.66 98.1 116.4 11.32 1.55 0.0 270.03

Etreel 0.14 0.4 0.01 0.0 0.0 3.34 28.88 81.75 110.3 36.4 6.7 0.67 268.62
(A)
., 0.0 0.02 0.0 0.0 0.0 1.01 19.79 76.14 82.16 6.04 0.93 0.26 188.45
(m)
Rech. 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 1.11 8.78 16.35 6.02 0.0 0.0 0.0 32.26
(mm)
18

3.2 Spatialisation des valeurs de recharge dans le SIG

L'utilisation du système d'information géographique a permis une régionalisation des vale


de recharge sur l'ensemble du domaine d'étude. Les résultats sont donnés sous forme de c .

(Fig. 73) et les valeurs seront introduites comme donnée d'entrée du modèle hydrodynamiq
La répartition spatiale des valeurs de recharge s'est effectuée en fonction de la localisation
stations météorologiques et de leur domaine d'influence. La recharge est estimée en foncti
des précipitations enregistrées et de l'évapotranspiration donnée selon la méthode
ALBRECHT. Elle montre un gradient d'infiltration qui diminue de Pikine (50 mm/an a
Kayar (32 mm/an). La recharge moyenne de 39 mm/an est une valeur moyenne donnée sur
stations de Mbao, Bambilor et Kayar qui sont à cheval sur cette zone.

1
119
3.3 Conclusions sur les paramètres du bilan

L'analyse de l'évolution des niveaux piézométriques en rapport avec les précipitations dans
les différentes stations, montre des variations saisonnières de la piézométrie.
La remontée de la nappe pendant la période hivernale (juillet à octobre) permet de conclure à
une alimentation directe par les eaux de pluie, aprés une reprise évaporatoire et stockage att
niveau des sols. Les réserves utiles du sol données par la méthode de ALBRECHT sont
maximales (Tableaux 7 à 12) durant cette période. Ainsi au niveau des zones dunaires et les
zones de cultures définies dans le SIG, l'évapotranspiration n'est considérée que pendant leS
trois mois d'hivernage. Cependant dans les zones de Niayes et lacs qui sont des surfaces d'eatt
libre l'évapotranspiration est appliquée durant toute l'année.

Le tableau 6 présente l'ET réelle obtenue à partir fie deux méthodes différentes, à savoir le
méthode de ALBRECHT et celle de TURC. L'ET réelle calculée par la méthode de TURC est
plus importante. Cependant les valeurs obtenues pag la méthode de ALBRECHT sont proches
de celles de TURC, méthode qui est souvent utilisée dans la zone étudiée. On peut conclure
que cette méthode développée par ALBRECHT (1 51) pour le calcul de l'ETreell, et testée
dans différentes conditions climatiques peut être ap tiquée dans le contexte d'un climat semi-
aride. Mais il faut tenir compte que dans nos cale ls l'évapotranspiration potentielle définie
par ALBRECHT n'a pas été considérée.

La carte de la recharge moyenne donnée sur une période de 13 ans (1984-1996) (Fig.28), ne
donne pas une grande variation dans les valeurs estimées, qui varient de 32 à 50 mm/an.
recharge déterminée en fonction de la précipitation est maximale dans la zone de Pikine, alors
qu'elle diminue en allant vers Kayar dans le Nord-Est.

4. CARTE DE TYPOLOGIE DES SOLS

Les types de sols définis dans la presqu'île du Cap-Vert ont été générés dans le SIG sur là
base des données de l'USAID/RSI (1986). Les résultats obtenus sont consignés à la figure 71.
On note que les sols sont essentiellement sableux avec des formations sableuses littorale S,
formées des sols des cordons, terrasses, vallées et dunes du littoral. On distingue:

4.1 Les sols ferrugineux tropicaux


Ce sont des sols faiblement lessivés, localisés dans la zone d'agglomération de Thiaroye, de là
Patte d'Oie jusqu'à Boun et dans le secteur Nord-Est du système à Mbayakh, Beer Thialane,
Golam et Diender. Ces sols sont sableux à grains de quartz entourés d'une pellicule d'oxydé
de fer ce qui leur confère généralement une coloration rouge. La texture des sols montre un
faible taux d'argile inférieur à 3%.

4.2 Les sols des zones interdunaires


Ils recouvrent prés des 2/3 de la zone d'étude. Nous avons différencié dans ces types de sols:

- Les Niayes dans la zone de Pikine, et au niveau de Mbawane. Ces sols de


121

FIG .74 :
CARTE D E TYPO LO GIE DE S SOL S
DANSLAPRE SQU' ILE D U CAP -V ERT
KAYA R ,?
;..-
:.e
• * qe''
LEGEN D E : .:,
M
:. ..),ew ,•.p.
TYPES D E SO L
TET E DE LAPR ESQU' I LE . FO RMATI ONS VO LCANI QUES Man/a n •

SOL S FE RR UG INEU XTROPI C AUX • DI ENCE R


I E RG S RECENTS :ZON ES INTERD UN AIR ES LOC AL ISA NTLES NI AY ES SEER

r' DUN ESLITT ORALES V IV ES ET P L", GES MAR INES THIA LANE
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HAN N

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.
1
1
1

1
1
1

1
1

1
1

1
couleur noirâtre sont riches, formés d'humus et d'accumulation de substances minérales. C •:
qui explique le voisinage des zones de maraîchage clans ces zones. Leur texture montre de
taux d'argile proches de 8% à 10%. -
- Les ergs récents de Keur Massar, Sangalkam et Bambilor qui sont des formations ar
gilo-sableuses sans végétation dites également "Tan". Ces sols sont formés de sables vaseux
et présentent des taux d'argile trés variables qui peuvent atteindre jusqu'à 25%.

4.3Les dunes littorales

On distingue:
- Les dunes littorales vives et la plage actuelle, qui s'étirent de Yoff à Kayar. Ce sont
des sols minéraux formés de quartz et zoquilles calcaires. Ces formations présentent une tet-
ture essentiellement sableuse avec des fiables quartzeux fins.
- Les dunes jaunes relativement fixés sont retrouvées dans le Nord Est de la zone
d'étude et sont également de texture leuse.
- Les dépôts lagunaires qui sont des sols halomorphes localisés dans la zone du lac
Retba et Malika.

4.4 Les sols sur matériaux argileux


Ces sols sont localisés dans le secteur sud-est de la nappe. Ils sont de nature trés différente.
On distingue les sols hydromorphes vertiques, les sols meubles argilo-sableux ou sable limo-
neux et les sols à mull calcique moins argileux.
Les types de sols décrits dans la zone d'étude reflètent l'histoire géomorphologique et clitla-
tique de la presqu'île du Cap-Vert. La texture donne des sols essentiellement sableux avec de
faibles taux d'argile.

5. CARTOGRAPHIE THEMATIQUE DES DONNEES HYDROGEOLOGIQUES

L'étude hydrogéologique de la nappe des sables Quaternaires de Thiaroye, élaborée dans la


deuxième partie de ce travail a permis une caractérisation du système aquifère. Les données
acquises relatives à l'hydrodynamisme de la nappe, la profondeur des eaux par rapport au sol,
l'extension de la pollution par les nitrates, et les paramètres hydrodynamiques ont été intgcles
dans le SIG. La cartographie thématique de ces données combinées à celle des données
géographiques a permis de générer certains paramètres d'entrée du modèle hydrodynamique
et l'analyse dans le SIG de la vulnérabilité de la nappe de Thiaroye à la contamination par les
nitrates.

5.1 Carte piézométrique


La carte piézométrique qui représente l'état stationnaire de la nappe en 1997 (Fig.40) a été
intégrée comme donnée d'entrée pour le calage du modèle et pour l'étude de la vulnérabilité.
123

5.2 Carte de profondeur des eaux par rapport au sol


La carte de profondeur de la nappe phréatique (Fig.42) est considérée comme donnée d'entrée
dans le SIG pour la détermination de la vulnérabilité de la nappe à la contamination par les
nitrates.

5.3 Carte d'extension de la pollution


L'étude hydrochimique et de la pollution des eaux sur la nappe de Thiaroye a permis une
réactualisation du niveau de contamination de la nappe par les nitrates. La carte de zonation
des valeurs de nitrates obtenues sur la nappe en octobre 1997 (Fig.61) a été intégrée dans le
SIG dans l'étude de vulnérabilité des eaux à la contamination par les nitrates.

5.4 Carte de perméabilité


Les valeurs ponctuelles de perméabilité de la nappe obtenues par pompages d'essai effectués
dans le cadre de celle étude et dans les études antérieures ont été introduites comme données
d'entrée du modèle hydrodynamique. Ces valeurs ponctuelles régionaliséesjdans le prgramme
SURFER et introduites dans le PM 3 sous forme de tableau numérique seroit fortement ajus
tées lors des différentes phases de calage du modèle. Les résultats obtenues seront introduites
dans le SIG pour l'étude de la vulnérabilité de la nappe.
124

II. MODELISATION HYDRODYNAMIQUE DU SYSTEME


AQUIFERE DES SABLES QUATERNAIRES DE THIAROYE

1. GENERALITES

Un modèle hydrogéologique, est donné comme une représentation conceptuelle d'un système
comportant simultanément:

une représentation de la structure (géométrie, constitution, propriétés);

- une représentation de son comportement hydrodynamique et hydrochimique.

Il repose ;;ur une phase fondamentale dite de caractérisation qui permet une reconnaissance
détaillée du système en vue d'aboutir à un modèle susceptible de représenter au mieux ces
comporteMents les plus caractéristiques. La caractérisation consiste à rassembler le maximum
de données de source et nature trés différentes nécessitant des "tudes hydrogéologiquues et
géologiques (WOHNLICH & al., 1995).
Les données fondamentales recueillies pour la définition du m dèle hydrogéologique sont
résumés ail tableau ci-dessous (BONNET, 1982):

Tableau 18: Données pour la caractérisation et la construction d'un modèle

Structure orant re
-1f I .. tIt t, ■ 01157a
limite
Topographie (Relief, végétation) B B
Hydrographie C C
Cartographie C A B
Géologie Sondages B A B
Géophysique B A A
I

Pompage d'essai
C.)

Hydrodynamique
Piézométrie (carte)
-‹ 4

C..) <

C..) C..)

C
Piézométrie (limni-
gramme)
Hydrochimie Qualité des eaux
C
(...)

L)

Climatologie (Précipitations, évapo C


ration)
Limnimétrie (niveaux) C
Hydrologie
(rivière, source)
Hydrométrie (débits)
B C
Prélèvements Q A
C.) c..) C.)

Données de Infiltrations A
Projets Modification conditions A
aux limites
...
. unie : res uti l e : Indispensable

à
15

La recherche et la collecte de données est la première étape de l'élaboration du modèle et elle


est orientée selon les objectifs définis. L'étape secondaire consisterait à voir la fiabilité des
informations ainsi définies, et leur cohérence dans le système. La qualité des données re-
cueillies dépend surtout de leur distribution spatiale, des méthodes de traitement utilisées, des
erreurs dans la collecte ou de leur accessibilité.

2. DEFINITION DU MODELE CONCEPTUEL

2.1 Caractérisation du système

Pour résoudre l'équation d'écoulement qui régit les écoulements souterrains, on procède
d'abord à une caractérisation du domaine qui consiste à définir les paramètres suivants:

o la géométrie du système:. Altitude du toit, mur de l'aquifère donnée par la géologie et


épaisseur de l'aquifère.

o les paramètres hydrodynamiques: perméablité, porosité, coefficient d'emmagasinement et


transmissivité.

o les échanges avec l'extérieur: Les débits de pompages et Pertes par les limites.

O un état de référence: étude de la piézométrie régionale.

O les conditions aux limites:


L'élaboration d'un modèle d'écoulement, nécessite la définition des limites du domaine. On
distingue:

- Les limites à potentiel imposé:


Elles correspondent aux limites de premier ordre, ou la conditions de DIRICHLET.
Ce sont des limites perméables par lesquelles le système recoit ou émet un débit permettant de
maintenir la charge constante au niveau de la limite. Les limites de ordre les plus caracté.
ristiques sont définies par des limites de rencontre entre un domaine aquifère souterrain et un
milieu aquatique comme la mer, lac ou rivière où les charges piézométriques sont relative-
ment constantes dans le temps.

- Les limites à flux imposé:


Elles sont les limites de deuxième ordre ou conditions de NEUMANN. On distingue:
1) Les limites à flux imposé non nul: Dans ces conditions, un débit déterminé est
susceptible de traverser la limite. Ces limites sont plus difficiles à définir, elles peuvent con,
respondre à un potentiel variable. Ce flux entrant et ou sortant est surtout proportionnel à la
différence de charges entre le système et le milieu extérieur (McDONALD & HARI3AUGH,
1988).
2) Les limites à flux nul: C'est le cas d'une limite étanche, l'imperméabilité ne per
met pas d'échanges avec le milieu extérieur.

- Les limites mixtes de potentiel et de flux


Ce sont les limites de troisième ordre ou conditions de CAUCHY ou DE FOURIER
Les limites mixtes de potentiel et de flux se produisent lorsque le potentiel et ses dérivés nor-
males sont simultanément décrites sur la limite.
126

o Détermination du régime d'écoulement. On distingue:

- Le régime permanent:
C'est une période pendant laquelle les oscillations piézométriques sont négligeables.

- Le régime transitoire:
Durant cette période, on note des variations piézométriques sensibles.

2.2 Modèle conceptuel et conditions aux limites


La caractérisation du système aquifère développée dans l'étude hydrogéologique a permis de
définir une base de données pour la conception de ce modèle hydrodynamique. Nous résu-
le.

2.2.1 Géologie et hydrogéologie

Les principal s unités stratigraphiques du système aquifère de Thiaroe sont les suivantes:

- Les sables aquifères sont formés de dépôts appartennant au Quatrnaire ancien sableux et
surtout au Quaternaire récent.

- Les formations quaternaires reposent sur un substratum marneux datant de l'éocène, qui
affleure au Sud-Est à partir de Mbao.

- De rares formations argileuses maintiennent par endroit la nappe semi-captive, d'ou des
variations considérables des valeurs de perméabilités d'un point à l'autre.

2.2.2 Piézométrie

L'étude de la variabilité temporelle de la piézométrie a permis d'évaluer l'évolution du niveau


de la nappe dans le temps. L'analyse des courbes de variations interannuelles de la piézomé-
trie données sur les figures 27 et 28 montre sur les années hydrologiques considérées, une
baisse du niveau de la nappe de 1975 à 1984, une remontée de 1985 à 1989, puis une piézo-
métrie relativement stable depuis 1989. Le choix des régimes pour la simulation des écoule-
ments dans le système aquifère est basé sur cette variation piézométrique observée dans diffé-
rents secteurs de la nappe.

Les cartes piézométriques établies en février 1971 (GEOHYDRAULIQUE, 1972) et celle


moyenne de 1997 ont servi d'état de référence pour les simulations. L'allure piézométrique
donnée dans les deux cas, montre que les écoulements s'effectuent du Sud-Est vers le Nord-
Ouest, c'est à dire vers l'océan qui constitue l'exutoire naturel du réservoir.
La piézométrie régionale de la nappe donnée sur les cartes (Fig. 38, 39 et 40) a permis de dé-
finir les conditions aux limites, notamment au Sud-Ouest et au Nord-Est du système. La pré-
sence de dômes piézométriques stables à l'Ouest du bassin de Thiaroye (P2-2) et au Nord-Est
du lac Mbawane a permis d'isoler le système hydraulique de Thiaroye des deux systèmes dé-
finis par la nappe infrabasaltique contenu dans la tête de la Presqu'île et la nappe des sables
quaternaires du littoral nord.
La remontée du substratum marneux au Nord-Est marque également cette rupture.
127

2.2.3 Le modèle conceptuel

Suite aux données relatives à la géométrie du réservoir, aux charges hydrauliques, aux para-
mètres hydrodynamiques et aux conditions aux limites, le système aquifère de Thiaroye est
simulé en nappe libre, monocouche à écoulement bidimensionnel. Les simulations sont défi-
nies en régime permanent (1971) et en régime transitoire (1971 à 1997). L'équation
d'écoulement est résolue par la méthode numérique des différences finies. L'équation est
donnée pour un écoulement horizontal en nappe libre:

6h1
8 (k — 5h Q s(x,y)-8h- (54)
Ex gx ) -4- 57
), 5Y, 8t

2.2.4 Conditions aux limites

Les conditions aux limites sont données par la piézométrie régionale et la structure du réser-
voir. Elles sont ainsi définies:

1) Limites à flux nul:


- Au Sud-Est de la nappe correspondant au soulèvement du substratum marmeux. I
- A l'Est du lac Mbawane et à l'Ouest de Thiaroye ces limites correspondent à des li-
mites hydrogéologiques au niveau des dômes piézométriques stables.

2) Limites à potentiel zéro imposé: Cette limite est définie sur toutes les mailles bordant la
ligne océanique.

2.3 Discrétisation

La zone d'étude s'étend sur une superficie d'environ 300 km 2. Pour la discrétisation, le do
maine a été découpé suivant un maillage irrégulier. On a essayé de définir le maximum del
mailles à l'intérieur du système, pour avoir un modèle représentatif et avec plus de précision
sur les écoulements. La discrétisation est effectuée selon des mailles carrées de 1 km de côté;
sur presque la totalité du réservoir et des mailles rectangulaires de 1000 sur 500 m de côté au
niveau du col de la presqu'île du Cap-Vert. Le réseau comporte 474 mailles actives dont 120
définissent les limites du système. La discrétisation et les conditions aux limites sont illustrées
sur la figure 75.

Les données acquises aussi bien sur le terrain que sur les travaux antérieurs ont permis de
générer tous les paramètres d'entrée du modèle.

3 LES PARAMETRES D'ENTRÉE

3.1 Géométrie de l'aquifère

La côte du mur de l'aquifère n'a pas fait l'objet d'une étude géostatistique. Les valeurs
d'altitude du subtratum marneux introduites sont données d'aprés la carte de la figure 22 (Hé-
brard, 1966). On observe des variations de côtes, partant de +10 m au sud-est où affleure le
128

o 8ta

QanpW
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eso du ! oJl z 1 .9!} uap:I d n aHrow
. . ». ».,
tilimmummusibraaamatmamumm

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1■■■■■EN 1 ■t E■ Bill
IIIIIIIIEMIUMMARIMINI1111
Milln6VERINIMIIIIIIIIIIN
MMIRIIMM11111111111:21 IIIMI

Fig.75 :Maillageetconditionsaux limite sde lazone dumodèle


erantiammoneranum
mgmummeildimmorm
Avarnenzuminialum
armseemeninghilatill111113
BillieMillar■■■ III■■■
i pr 1

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111111Men11111111111111111MIM
111111 ■ 111PPLIUMMINIIII
•11111111* -

I
......... .. . .

1
substratum à -70 m le long de la côte nord et -90 m au niveau de la Patte d'Oie à l'Ouest et u
Nord dans le secteur de Kayar.

3.2 Les conditions aux limites

Les conditions aux limites sont représentées au Sud-Est, à l'Ouest et au Nord-Est de l'aquifère
par un potentiel à flux nul. Sur toutes les mailles définies sur la ligne océanique, on a un po-
tentiel zéro imposé.

3.3 Les coefficients de perméabilité

Les perméabilités initiales introduites correspondent aux valeurs déterminées par essai de
pompage dans le cadre de cette étude et à des valeurs tirées de la litérature
(GEOHYDRAULIQUE, 1972). Ainsi on a pu définir sur le système aquifère 25 valeurs de k
dans différents secteurs.

Etude géostatistique des , valeurs de perméabilité

Le traitement géostatistique de ces quelques valeurs de perméabilté a permis d'étudiet le


distribution sur l'ensemble de 1 aquifère. L'histogramme établi par la transformation log
rithmique des valeurs de K mesurées est donné à la figure 76.
La transformation logarithmique des données de type yi = ln(;) ou y; = ln(xi+13) avec ; q
représente la valeur de perméabilité et 13 qui est une constante (AKIN & SIEMES, 1988
donne une meilleure structuration des valeurs sur le domaine d'étude.

Statistica

M Total : 25
Misa :
Used : 25

Men : 1.250
Variance: .137
Std. Dey: .370
x C.V. : 29.628
Skewness: 1.310
Xurtosis: 4.021

Minimum :
2Sth x
.830
1.013
Fig.76: Histogramme des
Median :
75th x
1.090
1.370
valeurs logarithmiques
Maximum : 2.24e des K
1. 4. S.
[1nKfi

La distribution normale correspondante peut être calculée à partir de la moyenne y et de la


variance s2 . L'analyse du variogramme (Fig.77) obtenu à partir des valeurs de K mesurées sur
le terrain selon une orientation de 0° ± 30°) montre une irrégularité dans leur distribution
spatiale.

à
130

IthX(m/s)12 ter:

File :[Link]

Paire : 106
.3 ■
Direct.: .000
30.000
haxDand: mea
■ •
• • If Limita
Fig.77: Variograrnme
.1-
• Minimum: .830
expérimental des valeurs

• •
Maximum: 2.240 de K mesurées sur le ter-
• • ■ Meute : 1.250
rain suivant l'orientation
u Var. : .13716
e 4. •. 12. 15. am.
himi 0° ± 30°)

I
Les variogrammes ( obtenus sur les valeurs de perméabilité mesurées sur lé terrain montre une
irrégularité dans 1 distribution spatiale. Ce qui peut s'expliquer par l'h 'térogénéité du ter-
rain avec la prése ce de faciès argileux maintenant par endroit la napp semi-captive. Les
valeurs de K peuv rnt varier de l'ordre 0,5 à 12.10 4 m/s. D'après ces obse , ations les perméa-
bilités initiales introduites ne sont pas données sur une carte d'isovaleurs, mais sont représen-
tées sur la figure 78 par les valeurs ponctuelles obtenues dans les les pompages d'essai.

. KAYAR .
À
41[61

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35

infrt
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0.3
P27' 12 aR 235
S

96E

.... ■■•
•■•••••

TIMAROM
•••
2550 KBA

CAP 3"

Pente de Fere,
Polete de Delfer
I 62ç

lig. 78: Distribution des valeurs de perméabilité mesurées sur l'aquifère


Be
Poets de mesure et la valeur de Kf (10 - 4 m/s )
P21 •

Route

Localites

Limite sud de 'affleurement des normes


131

Lors des phases de calage, ces valeurs de perméabilité initialement introduites seront ajustéeS
jusqu'à ce que lès isopièzes calculées soient proches de celles tracées à partir des mesures
faites sur le terrain.

3.4 La piézométrie

Les charges piézométriques obtenues sur la nappe en février 1971 (Fig.11) sont introduites
comme état initial pour le calage en régime permanent et celles de 1997 (Fig.40) sont consid&
rées comme état de référence dans la simulation de l'évolution de la nappe de 1971 à 1997.

3.5 La recharge

La recharge est le paramètre qui présente le plus d'incertitude comparé aux autres sonnée
d'entrée du modèle. La valeur de recharge calculée à partir du bilan de TURC sur une périod
de 30 ans (BRGM-GEOHYD]&AULIQUE, 1986) est de 85 mm/an. Durant le calage, cett
valeur initiale introduite a été ,corrigée jusqu'à ce que les isopièzes calculées soientile plu
proches possible de celles données par les mesures sur le terrain. Cette valeur a été di$tribué
sur l'ensemble des mailles du système comme donnée d'entrée.

Les valeurs de recharge obtenues dans le calcul du bilan hydrique (1984-1997) et spatialisée
sur la nappe avec l'application du SIG ont été introduites comme données d'entrée dans 1i
calage en régime transitoire.

4. CALAGE EN REGIME PERMANENT

4.1 Piézométrie de février 1971 : Etat initial stable

Le régime permanent a été calibré avec les données piézométriques de février 1971. La pié-
zométrieest donnée sur un réseau de mesures plus élargi, qui s'étend depuis Thiaroye jus-
qu'au delà du lac Retba au niveau de Diender. L'état stationnaire de février 1971 est repré-
sentatif d'un état piézométrique de référence.

4.2 Phase de calage du modèle

Le calage en régime permanent a nécessité de nombreux passages, pour pouvoir déterminer


sur chaque maille définie dans le système des paramètres d'entrées plus ou moins correctes.
Ces paramètres sont proches des conditions réelles pour restituer des charges piézométriques
représentatives de l'état de référence. Les données concernant les paramètres hydrodynami-
ques, les échanges de débits avec le milieu extérieur (infiltration/évaporation) ont été trés dif-
ficiles à estimer. L'ajustement a porté essentiellement sur ces deux données.

4.2.1 Les coefficients de perméabilité

Les valeurs de perméabilité initialement introduites ont été beaucoup modifiées durant le ca-
lage du modèle en régime permanent. Pour la démarche utilisée, on a imposé sur chaque point
de pompage, la valeur de perméabilité qui est connue et en fonction de cettte valeur donnée on
définit une zone d'influence où les perméabilités attribuées seront dans le même ordre de
grandeur.
02
-

Dans le secteur Ouest du bassin de Thiaroye les perméabilités initiales observées étaient sur-
estimées avec des valeurs comprises entre 7,77 et 15,55 m/j (0,9 à 1,8. - 104 m/s). Ceci ne per-
mettait pas de restituer le dôme piézométrique axé sur le point P2-2 qui est la limité imper-
méable définie dans le secteur Ouest de la nappe. Cette observation restait valable dans le
Nord-Est de la nappe à l'Est du lac Mbawane où les perméabilités étaient également suresti-
mées. Ainsi sur les flancs de ces dômes les perméabilités ont dues être ramenées à des valeurs
comprises entre 0,1 et 6 m/j (0,11. 10 -5 et 0,6.10 m/s).

Dans le Sud de la nappe où affleure le substratum marneux, les coefficients de perméabilité


sont ramenés également à cet ordre de grandeur.

Les perméabilités obtenues sur la nappe aprés calibration sont données sur la figure 79.
Au vue de cette carte, les valeurs sont comprises entre 0,1 et 8,64 m/j (0,11. le et 1. 10-4
m/s)danlecturO sdbaineThroy,slznSud-Eteap
dans la zone Nord-Est du lac Mbawane. Les perméabilités obtenues sont nettement m effleures
dans les centres de captage de Thiaroye et Beer Thialane, et sur un demi-cercle pârtant du
Nord-Ouest (P2-8) au Nord-Est au niveau de Kaniack (Pts.232). Cette zone englobe les sec-
teurs de Niaga et Dène. Les valeurs obtenues varient entre 8,64 et 44 m/j (1 et 6. 10 4 kfl/s). La
zone du lac Retba est représentée par les plus fortes perméabilités, comprises entre ff4 et 86
m/j (6 et 10. 10 4 m/s).

La répartition des coefficients de perméabilité ainsi obtenue aprés calibration, est en accord
avec les résultats de l'étude de GEOHYDRAULIQUE (1972). Elle met en évidence une forte
hétérogénéité des terrains dans le système hydraulique de Thiaroye avec des perméabilités
comprises entre 0,8 et 10. 10 -4 m/s.

4.2.2 Les valeurs de recharge par les eaux de pluie

Sur le système aquifère de Thiaroye, seule la part des eaux de pluie destinée à la recharge est
considéré comme paramètre d'entrée du bilan de la nappe. Nous avons introduit une valeur
initiale de recharge uniforme de 85 mm/an.

Dans le bassin versant de Thiaroye cette valeur de recharge estimée à 85 mm/an, a dû être
corrigée de moins de 15% pour arriver à une piézométrie représentative dans la zone. C'est la
zone où l'infiltration n'a pas été surestimée.

Dans le reste de la nappe, et selon les secteurs considérés les recharges ont été largement sur-
estimées, et les premiers résultats de calage du modèle ont donné des charges hydrauliques
qui étaient de 15 m au moins supérieures aux valeurs mesurées sur le terrain. Ainsi on a dimi-
nué considérablement les valeurs, qui sont de l'ordre de 55 mm/an dans le sud-est du système,
36 mm/an dans le secteur Ouest de Thiaroye, et varient entre 0 et 12 mm/an sur le reste de la
nappe.

La recharge estimée à 85 mm/an nous paraît plus ou moins correcte dans la zone de Thiaroye
où on a retenu une valeur d'infiltration de 73 mm/an après calibration. Ce qui n'a pas été le
cas dans les autres secteurs de la nappe, où la recharge initiale a été considérablement dimi-
nuée.
La valeur de pluie efficace estimée à 173 mm/an d'aprés les précipitations enregistrées dans la
presqu'île du Cap-Vert (550 mm), diminuée du seuil d'alimentation (377 mm) selon A.
MARTIN (1970) est excessive pour la région.
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134

4.2.3 Les conditions aux limites

La crête piézométrique définie dans le secteur Est de Mbawane a permis d'établir une limite
imperméable dans cette zone. Aprés les simulations cette limite isole du système aquifère de
Thiaroye le points Pts.220 de Diender. Ainsi on a corrigé la limite initialement donnée dans ce
secteur.

4.3 Résultats et validation du modèle

L'analyse de la répartition des charges piézométriques obtenues au terme du calage, de même


que les différents paramètres du bilan montre que les résultats sont satisfaisants et que le mo-
dèle est tout à fait représentatif

4.3.1 Comparaison de la piézométrie mesurée et celle calculée

La carte piézométrique calculée, comparée à la piézométrie mesurée sur le terrain est donnée
sur la figure 80. La surface piézométrique de la nappe est assez bien reconstituée par la pié-
zométrie calculée, et la superposition est tut à fait satisfaisante.
Néanmoins, le décalage entre la piézométie de référence et celle calculée est assez important
dans les secteurs de Kaniack au piézomètre PS.14 et Mbayakh au points PS.10. Les niveaux
piézométriques calculés dans ces deux zones sont inférieurs à ceux mesurés. Dans ces sec-
teurs, les perméabilités ont été surestimées, et la réduction des valeurs pour relever les ni-
veaux piézométriques n'a pas été trés poursuivie pour ne pas trop diversifier les paramètres
initialement introduits.

4.3.2 Le bilan hydrique

Le calcul du bilan a permis de définir l'hydrodynamisme de la nappe et de quantifier les flux


sortant et entrant dans le système. Le programme PROCESSING MODFLOW, nous a permis
de définir non seulement le bilan global de la nappe aprés calage, mais également d'avoir sur
des zones choisies le bilan des débits. Les tableaux 19 et 20 donnent respectivement le bilan
global et le bilan de la zone de Thiaroye.

Le bilan global montre un équilibre parfait des débits et que l'alimentation de la nappe est due
principalement aux débits pluviaux.

Le bilan donné dans le bassin de Thiaroye montre que les débits verticaux (débit pompé, débit
infiltré, débit emmagasiné et évaporé) estimés à 75% du débit total sont beaucoup plus im-
portants que les débits horizontaux qui représentent 25% (tableau 20) et regroupent également
plusieurs termes dont l'écoulement vers la mer.
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Tableau 19: Bilan global des débits sur la nappe

DEBIT (m3/j)
TERMES DU BILAN
ENTREES SORTIES SORT.-ENTR
Emmagasinnement 0 0 0
Apport aux limites 0 28 278 -28 278
Forages, puits 0 15 735 -15 735
Recharge 44 014 0 -44 014
Total 44 014 44 013 1

Tableau 20: Bilan des d •i•ibits calculés dans le bassin versant de Thiaroye

DEBIT (m3/j)
TERMES DU BILAN
ENTREES SORTIES SORT-ENTR
Emmagasinnemen 0 0 0
Apport aux limites 0 6 782 -6 782
Echanges Horizontales 1 592 436 1 155
Echanges (UPPER) 0 0 0
Echanges (LOWER) 0 0 0
Forages, puits 0 10 235 -10 235
Recharge 15 861 0 15 861
Total 17 454 17 454 -0,15

4.3.3 Conclusion

Les conclusions concernant les débits d'échange de la nappe et la répartition spatiale des pa-
ramètres hydrodynamiques du système hydraulique peuvent se résumer comme suit:

■ Les valeurs de perméabilité obtenues sont comprises entre 0,1 et 10. 10 -4 m/s elles mettent
en évidence l'hétérogénéité du système déjà révelée dans les travaux antérieurs. Les plus
fortes valeurs de K sont observées dans la zone du lac Retba et sont comprises entre 5 et 10.
104 m/s. Dans la zone de pompage de Thiaroye, on a également de bonnes perméabilités es-
timées entre 1 et 6.10 -4 m/s. De part et d'autre du bassin versant de Thiaroye, dans les sec-
teurs Sud-Est du système et est du lac Mbawane, les perméabilités sont faibles et varient de
0,1 à 1. 10-4 m/s.

■ La valeur de recharge fixée à 85 min/an (BRGM-GEOHYDRAULIQUE, 1986) dans la


zone de Thiaroye est proche de la valeur obtenue aprés calibration qui est de 73 mm/an.
Dans le reste de l'aquifère et selon les secteurs considérés, le taux d'infiltration est trés varia-
ble pouvant s'annuler même dans certaines zones.

• Le bilan des débits obtenu dans la zone de Thiaroye montre d'importantes pertes vers
l'océan qui sont estimées à 6 782 m3/j.
■ Le bilan global sur la nappe donne des pertes aux limites estimées à 28 278 m 3/j, ce qui
révèle un important potentiel du réservoir encore exploitable.

La simulation de la nappe en régime transitoire (1971-1997) permettra de voir l'évolution de


la piézométrie sur la nappe soumise aux conditions climatiques de ces dernières années et au*
prélèvements de la SONEES.

5. CALAGE EN REGIME TRANSITOIRE

5.1 Historique piézométrique

Pour simuler les écoulements de la nappe en régime transitoire, nous avons choisi un certain
nombre de points témoins dans différents secteurs du système pour voir effectivement
l'évolution temporelle de la Piézométrie en rapport avec les précipitations annuelles enregis-
trées dans la presqu'île. L'ahalyse des courbes d'évolution piézométrique (Fig.81 et 82),
montre une baisse des niveaux depuis 1976 jusqu'en 1984, suivie d'une remontée jusqu'à ls
fin de l'hivernage 1989 puis une stabilisation des niveaux de la nappe.

Cette variation temporelle de la piézométrie est en corrélation avec les hauteurs de précipit a
tion enregistrées dans la zone. En effet La baisse piézométrique observée dans différents se
teurs depuis 1976 jusqu'en 1984 correspond à des années de déficit pluviométrique. Les ha
teurs de pluie enregistrées durant cette période sont inférieures à la moyenne pluviométriq
estimée à 357 mm/an. Les précipitations enregistrées entre 1985 et 1989 sont supérieures
cette moyenne définie. Ce qui correspond à des années d'excédant pluviométrique, qui se tr
duisent par une remontée du niveau de la nappe.

Cependant on peut remarquer qu'à partir de 1990 malgré le déficit pluviométrique, les
veaux piézométriques donnés sur les points témoins sont relativement stables. Seul le secte
Sud-Est accuse une légère baisse de la piézométrie.

Concernant les données piézométriques disponibles sur la nappe, c'est à partir de 1987 qu'on
a les relevés piézométriques les plus complets.

Ainsi à défaut de données piézométriques représentatives de l'état de la nappe durant ces an-
nées, nous avons choisi pour les simulations en régime transitoire, l'état piézométrique
moyenne de 1997 comme état de référence. La période de calibration de l'évolution de la
nappe est définie sur ces 26 dernières années (1971 à 1997). La piézométrie de référence
(Fig. 39) réflète les variations du niveau de la nappe, tant en période d'étiage qu'en période de
crue.
138

Niveaux piézométriques (m)

P2.6

P25

-•/"\.\ P2.7
Pts.213.,

--\/-
P2.1 s'23ek_

9,0 e es .1e/4 .4 \ e, e cep DATES


64 e eee cf fie, 4' cee ,tee
e ce- e 'ro

Fig.81: Evolution des niveaux piézométriques de la nappe de Thiaroye au niveau de quelques points témoins
(1976-1997)
1

I
I
I
I
I
I
1
I
I
I
I
I
I
I
I
I
87 88 89 1 90 1 91 1 92 1 93 94 95 1996 1

Fig.82: Les précipitations annuelles enregistrées dans la Presqu'ile du Cap-Vert


ANNEES
I
(1976-1996)
I
à
I
140

5.2 Utilisation du Système d'Information Géographique pour générer cer-


tains paramètres d'entrée du modèle

L'application du système d'information géographique dans cette étude a permis


d'actualisaliser un certain nombre de données d'entrée du modèle. Celles ci concernent les
prélèvements sur la nappe et le bilan hydrique.

5.2.1 Les prélèvements sur la nappe

Les prélèvements sur la nappe durant la période de calibration ont été regroupés en deux caté-
gories:

Les prélèvements de la SONEES

Ces prélèvements sont localisés dans les centres de captage de Thiaroye et de Beer Thialane.
L'évolution des débits pOmpés sur la nappe pour l'AEP de Dakar est donnée à i la figure 83.
Elle montre que les débit: d'exploitation sont restés relativement constants avec tme moyenne
de 10 000 nii/j pour Thiaroye et 7 000 m 3/j pour Beer Thialane. Les débits de pompages du
centre de Beer Thialane avant 1981 sont peu connus.

12000-1
PRODUCTION (m3,/j)

CIO (m 3/)) THIAROYE


!BQ (m 34) BEER THIALANE

0 , I i I
1971 1971-77 1979 1981 1983 1985 1987 1989
ANNEES

Fig.83: Débits exploités sur la nappe au niveau des forages de THEAROYE et BEER
THLALANE (1971-1997)

D'aprés ces observations, on peut dire que le tarissement de la nappe observé au niveau des
points témoins entre 1976 et 1984 est essentiellement dû au déficit pluiviométrique, plutôt
qu'à une exploitation intense des ressources.
Dans le modèle conceptuel, les prélèvements de la SONEES sont localisés au niveau des
mailles donnés sur le tableau ci-dessous:

à
141

Tableau.21: Localisation des prélèvements de la SONEES dans le modèle conceptuel

MAILLE THIAROYE BEER THIALANE


1C, R]
[8, 17] F21, F15
[7, 17] F19
[6, 18] F22
[6, 19] F17, F18
[36, 5] Fl
[35, 5] F2, F3
[34, 5] F4, F5

Vue la taille des mailles considérée (1x1 km), nous avons une superposition des forages dans
quatre mailles.

Les prélèvements pour l'agriculture et pour les besoins villageois

La présence des Niayes dans la région favorise une activité maraîchère à grande échelle dan
la zone d'étude. Cette pratique agricole de même que les besoins humains, explique
l'exploitation accrue de la nappe par les ouvrages traditionnels tel que les puits et céanes.
L'estimation des débits prélevés dans ces ouvrages est trés difficile, du fait qu'ils ne sont gé›
néralement pas tous recensés de même que l'extension des périmètres de maraîchage observée
durant ces dernières années est mal connue. Selon les résultats des travaux antérieure
(GEOHYDRAULIQUE, 1972; GLADIMA, 1992; FAYE, 1995 ) nous avons chiffré ces pré,-
lèvements à environ 120 m3/j/km2. Avec l'aide du système d'information géographique, on a
pu localiser ces prélèvements dans les zones rurales, c'est à dire au niveau des mailles cornes
pondant aux localités définies (Voir Carte d'occupation des sols).

5.2.2 L'évapotranspiration

Le calcul du bilan hydrique de la nappe dans le SIG avait permis d'estimer les valeurs
d'évapotranspiration au niveau des Niayes et des lacs (Fig.66). L'évapotranspiration a été
calculée selon les données climatiques des stations de Dakar-Yoff, Hann, Pikine, Mbao
Bambilor et Kayar, par les méthodes empiriques de PENMAN et ALBRECHT (Cf. Chp.111 L
3). Les Niayes qui occupent une superficie d'environ 20 km 2 selon les données du SIG sont
localisés sur différentes mailles du modèle (Fig. 84). Les valeurs d'évapotranspiratioti
moyennes journalières calculées sur les lacs et les Niayes sont données sur le tableau ci.
dessous:

Tableau 22: Les valeurs d'évapotranspiration calculées dans ARC/INF'0

SURFACE D'EVAPORATION EVAPOTRANSPIRATION mm/j)

Lac Retba 2,60


Niayes et Lacs 3,28

Ces valeurs sont introduites comme données d'entrée du modèle au niveau des mailles qui
correspondent à des lacs ou des Niayes. La valeur appliquée est proportionelle à la surface

à
142

qu'occupe la Niaye ou le lac sur la maille donnée. L'évapotranspiration estimée à 3,28 mm/j
(1197,2 mm/an) sur les Niayes, selon la méthode de ALBRECHT est dans l'ordre de grandeur
des valeurs données par la méthode de TURC comprises entre 1 700 et 2 200 mm/an d'aprés
OMS (1972).

NA ,• /
MiWd✓ IIF7e
,v
111111r /.. 1
/ e ; MM
MWLMIl
I

MM
el 41191/111IIIMILI
71

pur I iir,
; %mi mumn■ , ,Ami
'A. : ,

4
ABIVAIII.
1

Xe"... .1.11.1111.1IMIMMI
ri: A' ZAMM ■■■7 .■■■
tige
IH
LÉGENDE

elle auexiste une Nia yes ou un Inc

Fig.84: Carte de localisation des Niayes et lacs dans le domaine du modèle dans ARC/INFO

5.2.3 La recharge

L'approche du SIG a permis d'estimer les valeurs de recharge par les méthodes empiriques,
mais également de régionaliser les données obtenues. Ainsi on a défini une répartition spatiale
des valeurs d'infiltration en fonction des précipitations enregistrées sur les différentes stations
météorologiques localisées sur la zone (Cf. Fig.73). Le tableau 20 donne les valeurs
d'infiltration obtenues:

Tableau 23: Les valeurs de recharge calculées dans ARC/INFO selon les stations climatiques

CITARGIEWmAila».

Dakar-Yoff 47
Hann 45
Pikine 50
Mbao 43
Bambilor 38
Kayar 32
Moyenne 39

Les recharges estimées sur la nappe sont comprises entre 50 et 32 mm/an de Dakar-Yoff à
Kayar et sont introduites comme données d'entrée du modèle. Sur les mailles où sont locali-
sées les Niayes et les lacs, on a considéré que cette recharge s'annule.
143

En dehors de ces données réactualisées dans le SIG, les paramètres d'entrée du modèle pour ,

le calage en régime transitoire, restent identiques à ceux donnés pour le calage en régime
permanent. Mais le calage en régime transitoire a nécessité l'entrée d'éléments nouveaux dans
la conceptualisation du modèle et qui sont les valeurs de coefficient d'emmagasinement et la
discrétisation du temps:

5.3 Les coefficients d'emmagasinement


L'exploitation des essais de pompage en régime d'écoulement permanent ou transitoire, per-
met de définir en plus des valeurs de transmissivité un deuxième paramètre qui est le coeffi-
cient d'emmagasinement. Ce paramètre varie selon le cas d'un aquifère captif ou libre.
D'aprés HÔLTING (1992), le coefficient d'emmagasinement est de l'ordre de 5,1 .10' 5 à
5,1 .10-3 pour un aquifère captif et de 1,1 à 4,1 .10 4 pour une nappe libre.
D'aprés ces Valeurs, les données obtenues par essai de pompkge dans l'étude de
GEOHYDRAULIQUE (1972) et dans cette étude, comprises entre 1 èt 7% se sont révélées
trop faibles. Aihsi pour le calage du modèle, nous avons repris la valeur moyenne de 20%
donnée sur la nappe à partir d'un bilan hydrique sur deux périodes diff'rentes, c'est à dire en
saison des pluis et en saison sèche. Cette valeur est uniformément ap liguée sur l'ensemble
des mailles. 1

5.4 La discrétisation du temps


La simulation des prélèvements sur la nappe est définie sur ces 26 dernières années (19714-
1997). La discrétisation du temps dans le programme MODFLOW est donnée par les relations
(McDONALD & HARBAUGH, 1988):

PERLEN * (1— TSMULT) (55)


Delt(1).
1— TSMULT * *NSTP

Delt(m + 1) = TSMULT * Delt(m) (56)

Delt(1) = Le pas de temps initial


PERLEN = La période d'excitation
TSMULT = Facteur multiplicateur
NSTP = Nombre de pas de temps
Delt(m) = Le pas de temps m donné par le programme

Le facteur multiplicateur (TSMULT) permet d'augmenter le pas de temps durant la période


d'excitation. Cette constante est de 1,41 selon de MARSILY (1986). Pour le temps de simu-
lation donné sur 26 ans (9490 jours), on a fixé le pas de temps initial à 2 jours et le nombre de
pas de temps est de 50.
144

5.5 Phase d'ajustement du modèle


Pour le calage du modèle en régime transitoire, les perméabilités obtenues au dernier calage
du régime permanent données sur la figure 79 sont reconduites, et ont été trés peu modifiées
suivant certains secteurs. Les coefficients d'emmagasinement n'ont pratiquement pas été
ajustés. Ainsi l'ajustement en régime transitoire s'est fait essentiellement avec les valeurs de
recharge initialement introduites, et qui selon les techniques du SIG étaient réparties sur
l'ensemble du domaine. Progressivement on a du modifier les valeurs d'infiltration pour avoir
une piézométrie calculée la plus proche possible de celle mesurée sur le terrain.

Les valeurs d'infiltration initialement imposées dans la zone de Thiaroye et dans l'Ouest de ce
bassin, ont été largement sous-estimées. Ainsi durant le calage, ces valeurs seront augmentées
de l'ordre de 60 à 70 %.
C'est également le cas dans les secteurs Est et Ouest du lac Mbawane, où pour restituer les
dômes piézométriques les faibles valeurs de recharge données dans la station de Kayar
(32 mm/an) et initialement introduites bnt été fortement augmentées de l'ordre de 100 à 1
150%. Dans le Sud-Est du système de Kounon à Golam, les recharges données dans les sta-
tions moyenne (39 mm/an) et de Bamblor (38 mm/an) sont diminuées de plus de 50% pour
pouvoir ressortir la baisse piézométrique notée dans le secteur durant la période de simulation
en régime transitoire.

5.6 Les résultats du calage

5.6.1 Validation des résultats du modèle

La validation des résultats du calage du modèle en régime transitoire est basée sur les points
suivants:

■ Comparaison des cartes de contours piézométriques mesurés et calculés.

■ Comparaison des courbes d'évolution piézométrique mesurées et calculées durant la pé-


riode de simulation au niveau des points témoins.

■ L'écart obtenu sur les charges piézométriques observées et calculées sur les 18 points te-
moins.

■ L'analyse statistique des erreurs de calibration.

La figure 85 montre la répartition des charges piézométriques moyennes de 1997 mesurées et


calculées aprés l'ajustement. La superposition des deux cartes est tout à fait parfaite. La carte
piézométrique restituée par le modèle reproduit de facon correcte celle qui a été mesurée sur
le terrain.

Les dômes piézométriques à l'Ouest du bassin de Thiaroye centré au point P2-2 et au Nord-
Est du lac Mbawane ont été fidèlement reproduits. Ces dômes correspondent à des zones
d'infiltration privilégiée. Les dépressions piézométriques centrées sur les lacs Retba et Mba-
wane, où la nappe s'épuise par évaporation et dans les zones d'exploitation sont convenable-
ment reproduites.
145

3
Fig.85 : Distribution deschargespiézométriquesmoyennesmesuréesetcalculéesen1997

saerul oa senb14. 4wozed s eroLo



r)

•••
ry

C
3

3
3


3

C
146

Cependant le décalage observé dans le secteur Nord-Est du système sur le dôme piézométri-
que peut être lié à la condition aux limites imposée dans cette zone. Pour le calage on avait
fixé une limite à flux nul dans la zone.

En plus de l'état stationnaire de la nappe défini en 1997, les résultats du modèle ont permis
d'établir les courbes d'évolution piézométrique sur des points témoins (Fig.86). Les résultats
obtenus montrent une parfaite concordance des fluctuations piézométriques avec celles obte-
nues sur le terrain. Les remontées du niveau de la nappe correspondant à des années
d'excédant pluviométrique ont été correctement restituées de même que le tarissement de la
nappe durant les années de déficit pluviométrique.

Sur le tableau 24 nous avons représenté les erreurs de calage observées sur les points témoins
choisis dans le domaine du modèle. C'est la différence entre les charges mesurées sur le ter-
rain et celles calculées aprés ajustement. Seul le point témoin pts.202 localisé dans le secteur
de Kounone donne une erreur supérietire à 1m (+1,10 m). Ces résultats peuvent être liés aux
erreurs de krigeage des charges piézontétriques, observées dans cette zone, qui étaient légè- j
rement supérieures à celles données sur le reste de la nappe.

Tableau 24: Comparaison des charges piézométriques calculées et celles moyennes de 1997
mesurées sur les points témoins

Points Maille • Charges Charges Occupation des Erreurs


Témoins Colon.-Rang.[X-Y] Mesur.(m) Calcu.(m) sols de calage

Pt5.234 [35-2] 1,10 1,05 [Link].(ZoneC) +0,05


Pts.213 [34-6] 3,00 3,80 Niayes(Zone D) -0,80
PS.3 [35-9] 16,4 16,41 [Link].(Zone E) -0,01
PS.10 [32-11] 23,00 22,76 Dune(Zone B) +0,24
Pts.210 [334 0] 20,40 20,29 [Link].(ZoneC) +0,11
Pts.215 [37-12] 23,00 22,84 [Link].(ZoneC) +0,16
Pts.120 [27-12] 0,80 1,34 [Link](Zone B) -0,54
PS.8 [31-14] 20,80 20,36 [Link].(Zone E) +0,44
PS.1 [23-15] 2,80 2,95 [Link].(Zone E) -0,15
Pts.202 [21-19] 17,8 16,70 [Link].(ZoneC) +1,10
P2-7 [18-14] 1,70 2,28 [Link].(Zone E) -0,57
P2-6 [12-18] 4,70 4,39 Agglomér.(ZoneA) +0,30
Pts.65 [16-18] 3,30 3,37 [Link].(Zone E) -0,07
Pts.68 [17-16] 3,60 3,59 [Link].(Zone E) +0,01
P2-5 [9-16] 1,20 1,40 Agglomér.(ZoneA) -0,20
P.19 [11-16] 1,60 1,76 Niayes(Zone D) -0,16
P3-3 [12-15] 1,52 1,81 Niayes(Zone D) -0,29
P2-1 [1-21] 0,30 0,76 Niayes(Zone D) -0,46

La carte d'occupation des sols (Fig. 64) a permis de caractériser chaque point témoin défini
dans le domaine du modèle par un type d'environnement donné (tableau 21).
L'analyse des erreurs de calibration nous montre qu'à part le point Pts.120, localisé dans une
zone dunaire tous les points témoins à charges surestimées [erreur (-)] sont localisés dans des
zones de Niayes ou agricoles. En effet le point P2-5 est dans le voisinage des Niayes.
147

Fig. 86: Evolution piézométrique de la nappe de Thiaroye sur quelques points témoins
(1976-1997)
1l

14

14
REZONETRE P221

1.2 J'----)



a • a . •

• • a

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2

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22..111n in In ici

1,4
.....I\.
• .• • • • •
Il:MOI/ETRE P27

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•••• eq .,.....
a
MC:delle P6 PIEEINIEllIE PS8

ta ••.••
• •

2 •
. • • • •

1. •

la •

...
ar 41•

r—

IIIIMOkETRE P1210

Courbes piézométriques mesurées sur le terrain


s
■ ■ Courbes piézométriques obtenues sur le modèle

O er J•I•

e
148

Ces résultats nous laissent dire que l'épuisement de la nappe par évaporation au niveau des
Niayes et lac a été sous-estimée et que la valeur de 3,28 mm/j donnée dans le SIG est en réa-
lité beaucoup plus importante.

Au niveau de Sangalkam (PS1), Tivaouane Peulh (P2-7) et des points PS-3 et Pts.65 qui sont
des zones agricoles, le résultat des calages montre un niveau élevé des charges, ce qui peut
être dû à une sous-estimation des prélèvements sur la nappe pour les besoins agricoles et hu-
mains. Dans la zone dunaire (Pts. 120), la surestimation des charges peut s'expliquer soit par
l'influence du lac Retba qui est une zone d'évaporation et qu'on devrait prendre en compte,
ou à une surestimation des recharges. La limite imperméable imposée dans le Sud-Ouest peut
également expliquer l'erreur assez importante (-0,46m) au niveau du point P2-1.

Le résultat des calages montre également que le niveau de la nappe reste bas dans certaines
zones par rapport à la piézométrie observée sur le terrain. C'est le cas du points Pts.202 à
Kounone où l'erreur de calage est maximale (+1,10m). Ceci nous amène à affirmer que dans
cette zone les valeurs d'infiltration données dans le SIG et définies à partir de la station
moyenne sont largement sous-estimées. En effet la station de Kayar où on a la plus faible re-
charge n'a pas d'influence sur ce secteur. Contrairement au point PS.8, qui est plus proche de
la zone de Kayar et que les mêmes val urs de recharges imposées créent un décalage piézo-
métrique moins important (+0,44m). 0 peut dire que la zone d'influence de la station clima-
tique moyenne donnée dans le Système d'Information Géographique peut être beaucoup plus
réduite.

Dans la zone d'agglomération où est localisé le piézomètre P2.6, malgré les valeurs de re-
charges maximales imposées le niveau de la nappe reste encore bas, avec un décalage de
+0,30 m. Cette observation peut s'expliquer par la localisation dans le secteur d'un dôme pié-
zométrique où les eaux s'écoulent vers le bassin de Thiaroye et vers le Sud.

Les erreurs de calage sont réduites au minimum sur le reste des points témoins, choisis dans
différents secteurs. Ces données obtenues sur les erreurs de calage, peuvent déterminer la fia-
bilité des résultats de la calibration.

La validation des résultats de simulation en régime transitoire est également basée sur
l'analyse des paramètres donnés dans l'étude statistique des erreurs de calibration. Ces para-
mètres sont définis par l'erreur moyenne donnée sur les points témoins (ME) et le coefficient
de corrélation entre les charges mesurées et calculées (R 2) (GOMBOSO & al., 1997):

ME = -n1 E,=,
n
— ;)
(57)

R z =1
E hi — hi
'-'L 2
(58)
14 9

N Le nombre de mailles, sans les mailles définies sur les limites.


Charge mesurée sur chaque maille -
13
= Charge calculée sur chaque maille
h, Moyenne des charges mesurées

L'erreur moyenne obtenue sur les charges calculées est de -0,01 m et le coefficient R 2 est de
0,98. Ces valeurs déterminent également la représentativité des résultats du calage.

5.6.2 Bilan hydrique

Le programme PM3 nous a permis d'établir le bilan global des débits obtenus en fin de ca-
lage, mais également le bilan sur des zones sélectionées. Le bilan global de la nappe se pré-
sente comme suit:

Tableau Bilan global des débits sur la nappe


1
DEBIT (m3/,l)
TERME DU BILAN
ENTREES SORTIE ENT — SORT

Ernrnagasinnement 1 253 6 021 -4 688


Apport aux limites 117 23 700 -23 582
Forages, puits 0 20 083 -20 083
Recharge 48 348 48 348
Total 49 719 49 805 -85,72

Les débits prélévés sur la nappe regroupent les prélèvements au niveau des forages, mais
également au niveau des puits villageois. L'examen des termes du bilan montre que les pertes
aux limites océaniques (exutoire naturel du réservoir) sont trés importantes et évaluées à 23
700 m3/j. Le déficit observé sur les débits sortant et entrant dans le système (86 m 3/j) est trés
faible, pour entrainer une baisse significative de la piézométrie. Ce qui pourrait expliquer
l'évolution piézométrique, observée de 1976 à 1997 avec les niveaux de la nappe qui sont
relativement stables ou même en remontée dans certains secteurs. Comparé au bilan global du
régime permanent le total des débits sortant passe de 44 013 à 49 805 m 3/j, ce qui montre que
l'évolution des débits n'est pas très significative.

Les zones de Thiaroye, Mbeubeuss et le secteur Sud-Est depuis Kounone jusqu'à Golam ont
été choisis pour calculer le bilan des débits. Les termes du bilan sont consignés sur les diffé-
rents tableaux présentés ci-dessous:

à
150

Tableau. 26: Bilan des débits calculés dans la zone deThiaroye

TERMES -DU BILAN


ENTREES SORTIES ENT — SORT.
Emmagasinnement 250 70 180
Apport aux limites 117 9 481 -9 363
Echanges Horizontales 1 096 385 711
Echanges (UPPER) 0 0 0
Echanges (LOWER) 0 0 0
Forages, puits 0 8 405 -8 405
Recharge 16 877 0 -16 877
Total 18 342 18 342 0,15

Tableau 27: Bilan des débits calculés dans lâ zone de Mbeubeuss

ENTREES SORTIES ENT -SORT


Emmagasinnement 0 94 -94
Apport aux limites 0 0 0
Echanges Horizontales 881 942 -61
Echanges (UPPER) 0 0 0
Echanges (LOWER) 0 0 0
Forages, puits 0 0 0
ET(NIAYES) 0 1 400 -1 400
Recharge 155 0 +155
Total 1 036 2 436 -1 400

Tableau 28: Bilan des débits calculés dans le Sud-Est du système de KOUNONE à GOLAM

TERMES DU BILAN
ENTREES SORTIES ENT — SORT
Emmagasinnement 45 3 760 -3 715
Apport aux limites 0 0 0
Echanges Horizontales 116 2 938 -2 822
Echanges (UPPER) 0 0 0
Echanges (LOWER) 0 0 0
Forages, puits 0 711 -711
Recharge 7 249 0 7 249
Total 7 410 7 410 -0,15
131

Si l'on considère les résultats obtenus sur le bilan des débits dans la zone de Thiaroye, on v
que les recharges dans cette zone sont estimées à 16 877 m 3/j soit 35% de la recharge to
pour restituer une piézométrie représentative de l'état de référence. Ceci nous permet de co
dure que l'essentiel de la recharge sur la nappe des sables quaternaires de Thiaroye s'effec e
dans ce secteur.

Dans la zone de Mbeubeuss, l'analyse des débits montre que le bilan de la nappe est régi
sentiellement par l'évapotranspiration dans cette zone de Niayes. Cette perte est estimée à
environ 1 400 m3 /j soit 70 % du débit total.

L'analyse des paramètres du bilan donnés sur la zone Sud-Est de Kounone à Golam no s
donne un équilibre parfait des débits entrant et sortant, ce qui n'est pas conforme avec a
baisse de la nappe observée dans ce secteur. Cette observation nous laisse dire que dans c e
zone à forte activité agricole (Cf. Carte d'occupation des sols), les prélèvements sur la nappe
estimés à 120 m3/km2/j sont sous-estimés.

5.7 Conclusion sur le régime transitoire


La simulation de l'é olution de la nappe au cours des 26 dernières années (1971-1997) nou a
permis de restituer une piézométrie tout à fait représentative de l'état de référence, et la s
perposition des cartes piézométriques calculées et mesurées de 1997 est satisfaisante.
courbes d'évolution piézométrique sur les points témoins donnent des fluctuations bien c
cordantes avec celles observées sur le terrain. Les erreurs de calage observées sur ces poi s
témoins sont trés réduites.

Les termes du bilan donnés dans le secteur de Thiaroye montrent une importante recharge
dans la zone soit 35% de la recharge totale.

Le bilan global des débits calculés sur la nappe, révèle que les pertes aux limites correspdn-
dant aux écoulements vers la mer sont importantes et sont de même ordre de grandeur que
débits soutirés pour l'alimentation en eau potable de la ville de Dakar et pour les besoins ru-
raux. Le déficit de l'ordre de 86 m 3 /j sur le bilan est trés faible et ne devrait pas engendrer une
baisse significative du niveau de la nappe. Les résultats du calage obtenus dans certains sec-
teurs notammemt ruraux montrent les difficultés d'estimer les débits prélévés sur la nappe
pour les besoins humains et agricoles. Les termes du bilan n'ont pas beaucoup évolué compa-
rés au régime permanent. Ceci peut expliquer le niveau de la nappe qui est resté relativement
stable durant cette période.

Le calage du modèle en régime transitoire a permis d'introduire un paramètre d'entrée généré


dans le SIG qui est la recharge. Les valeurs obtenues sont régionalisées sur l'ensemble du
domaine du modèle. Les résultats du calage sur la distribution des charges calculées, compa-
rés à ceux du régime permanent montrent que le traitement des données dans le Système
d'Information Géographique permet une reproduction beaucoup plus correcte du schéma de
fontionnement du système aquifère. Ce schéma fonctionnel de la nappe est caractérisé par des
dômes piézométriques qui sont des zones de recharge et des dépressions piézométriques dans
les zones de captage et au niveau des Niayes et lacs où la nappe s'épuise par évaporation.
152

6. SIMULATION DE L'ARRET DES POMPAGES DANS LA ZONE DE THIAROYE

6.1 Définition du problème


Les résultats obtenus sur le calage du modèle en régime transitoire ont donné l'état station-
naire de la nappe de Thiaroye en 1997 et l'évolution piézométrique sur des points témoins
choisis dans différents secteurs.
Lors des études antérieures sur modèle mathématique, il s'était posé un certain nombre de
questions concernant les potentialités de la nappe, les risques de contamination par intrusion
d'eau de mer, et les conséquences d'un arrêt de pompage dans la'zone d'exploitation de Thia-
roye.

Par, rapport à l'état de contamination de la nappe par les i nitrates, révélé par les résultats de
cetie présente étude et qui met en cause son utilisation future dans l'alimentation en eau pota-
ble' de la ville de Dakar, nous reprenons essentiellement dans ce chapitre le problème déjà
posé. Il s'agit de simuler un arrêt des pompages durant les ,rochaines années dans le centre de
catage de Thiaroye.

6.2 Le cas d'exploitation envisagé


Le bilan des débits obtenu dans le calage du modèle en régime permanent et transitoire mon-
tre le schéma hydrodynamique du système aquifère. Les résultats du régime transitoire mon-
trent une perte considérable vers la mer estimée à 23 700 m 3 /j et que l'alimentation de la
nappe est essentiellement assurée par les eaux de pluie aprés reprise évaporatoire. Ainsi dans
le cas d'exploitation envisagé nous imposons comme conditions climatiques futures celles qui
sont observées actuellement, avec une pluviométrique déficitaire inférieure à la moyenne
donnée au cours de ces dernières années estimée à 357 mm/an. Les Niayes et les lacs localisés
dans le domaine du modèle sont toujours considérés comme des zones d'évaporation.
Selon ces conditions définies, nous allons simuler l'arrêt des pompages jusqu'en 2010.

6.3 Les résultats des simulations


Les résultats obtenus sur 13 ans d'arrêt de pompage (1997-2010) sont donnés sur la carte pié-
zométrique de la figure 87 et les courbes d'évolution piézométrique sur des points témoins
choisis dans différents secteurs (Fig.88).
L'évolution de la piézométrie observée sur les différents points témoins réflète bien l'état sta-
tionnaire de la nappe obtenu à la fin des simulations. On observe des rabattements et des re-
montées du niveau de la nappe selon les secteurs considérés.

Pour étudier l'évolution de la nappe dans le secteur de Thiaroye, on a considéré les piézomè-
tres P2-1, P2-2, P3-2, P2-5 localisés dans la zone. Les courbes d'évolution piézométriques
obtenues sur ces points mettent en évidence les faits suivants:

o Au niveau du piézomètre P3-2 à l'endroit des forages d'exploitation, l'arrêt des pompages
entraine une remontée du niveau de la nappe de l'ordre de 2 à 3 m. Ceci nous fait dire qu'il
existe des risques d'inondation si l'on considère que dans le bassin de Thiaroye la profondeur
de la nappe par rapport au sol est inférieure à 5 m.
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Fig. 88: Evolution piézométrique de la nappe sur quelques points témoins après l'arrêt des
pompages dans le centre de captage de Thiaroye (1997-2010)

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o L'arrêt des pompages dans la zone de Thiaroye est ressenti au Sud-Ouest jusqu'à la Patte
d'Oie sur le piézomètre P2-1, où la remontée de la nappe est d'environ 1 m.
Au Nord-Est dans les Niayes de Malika, l'évolution piézométrique observée montre une re-
montée des niveaux d'environ 1,5 m au piézomètre P2-5; 0,80 m au point P.19 et 0,60 m alu
point P3-3.

o La courbe piézométrique obtenue sur le point P2-2 fait apparaitre un affaissement du


dôme piézométrique centré dans ce secteur. Cette observation est également valable pour Sa
crête piézométrique centrée au point P2-6 à Boun, où le rabattement de la nappe est beaucoup
plus importante. Ce dôme piézométrique tend à se déplacer dans la zone de Thiaroye.

o L'arrêt des pompages est moins sensible dans la zone de Tivaouane Peulh au piézomètre
P2-7. L'évolution de la piézométrie obtenue sur ce point montre que la nappe est relativement
stable dans ce secteur.

o L'arrêt des pompages n'a aucune influence sur l'évolution de la piézométrie sur tous les
piézomètres situés au delà'de cette zone dans le secteur Sud-Est de la nappe. Sinon les cot4-
fions climatiques actuelles imposées avec un déficit pluviométrique ont entrain une baisse de
la nappe. Les rabattement observés varient de 0,20 m à Sangalkam à 1,5 m dans e secteur de
Kounone.

Le bilan des débits obtenus dans la zone de Thiaroye et le débit global de la nappe sont don-
nés sur les tableaux ci-dessous:

Tableau 29: Bilan des débits calculés dans la zone de Thiaroye

TERAIES DU=
ENTREES SORTIES ENT — SORT
Emmagasinnement 0 1 139 1 139
Apport aux limites 0 9 177 -9 177
Echanges Horizontales 1 200 6 790 -5 590
Echanges (UPPER) 0 0 o
Echanges (LOWER) 0
Forages, puits 0 0
Recharge 16 303 0 16 303
Total 17 503 17 106 397

Tableau 30: Bilan global des débits sur la nappe

B. -

TERMES DU BILAN
ENTREES SORTIES ENT — SORT
Emmagasinnement 889 7 611 -6 722
Apport aux limites 0 30 560 -30 560
Forages, puits 0 11 678 -11 678
Recharge 49 120 0 49 120
Total 50 009 49 849 -160
1
156

1
Le bilan des débits obtenus dans la zone de Thiaroye montre un léger excédent estimé à
397 m3/j. Ceci peut expliquer la remontée du niveau de la nappe observée dans la zone. Ce-
pendant, les échanges horizontales font voir des pertes importantes du bassin de Thiaroye vers
le secteur Est du système, dues à la limite imperméable imposée dans la zone Ouest. Ces dé-
bits ont beaucoup évolué de 1997 à 2010 et passent de 385 à 6 790 m 3/j. Cette observation
explique l'affaissement du dôme piézométrique centré sur le point P2-6. La limite imperméa-
ble imposée dans notre calage dans la zone Ouest de Thiaroye pourrait avoir tendance à sur-
estimer la remontée du niveau de la nappe à Thiaroye.

Le bilan global des débits obtenu sur la nappe montre une importante perte vers la mer qui
passe de 23 700 m3/j en 1997 à 30 560 m3/j en 2010 avec l'arrêt des pompages à Thiaroye et
les apports aux limites s'annulent.
Le léger déficit de l'ordre de 160 m 3 /j devrait pas créer une baisse si importante estimée à 1,5
m dans le secteur de Kounone au point Pts. 202.

6.4 Conclusion sur les simulations de l'arrêt des pompages dans la zone de
Thiaroye

A partir des résultats obtenus on peut conclure que l'arrêt total des pompages dans le centre
de captage de Thiaroye avec les conditions climatiques actuelles provoque une remontée de la
nappe dans un secteur défini de la Patte d'Oie au Sud-Ouest jusqu'à Tivaouane Peulh à l'Est
du bassin de Thiaroye. La remontée des niveaux peut atteindre 3 m maximum à l'endroit des
forages de Thiaroye. Compte tenu de la profondeur de la nappe qui est inférieure à 5 m dans
ce secteur, une remontée des niveaux piézométriques risque d'inonder toute la zone. On ob-
servera également une extension des -Niayes de Malika, où la remontée est estimée à 1,5 m
maximum. S'il fallait arrêter complètement l'exploitation des forages dans la zone de Thia-
roye, nous conseillons d'augmenter les débits d'exhaure des forages F.1 et F.2 dans le centre
de Beer Thialane vue la perte considérable vers cette zone estimée à 6 700 m 3/j (Tableau 26).
Ce qui correspond aux écoulements du bassin versant de Thiaroye vers le secteur Est de la
nappe.

Au delà du piezomètre P2-7 à Tivaouane Peulh dans l'Est du système, l'arrêt des pompages
dans la zone de Thiaroye n'a aucune influence sur l'évolution des niveaux piézométriques. On
observe plutôt un rabattement de la nappe dû aux conditions climatiques imposées avec une
pluviométrie déficitaire.

1
157

III. DETERMINATION DE LA VULNERABILITE DU SYSTEME


AQUIFERE DE THIAROYE A LA CONTAMINATION PAR LES
NITRATES SUR LA BASE D'UN SYSTEME D'INFORMATION
GEOGRAPHIQUE

1. INTRODUCTION

Outre leur application dans l'élaboration des modèles hydrogéologiques, les techniques des
Systèmes d'Informations Géographiques sont particulièrement sollicitées dans la gestion en-
vironnementale globale pour définir des schémas de protection des eaux souterraines.
L'application des SIG permet d'élaborer une cartographie thématique qui intègre tous les
éléments déterminants, pour établir la vulnérabilité des systèmes aquifères à la pollution.
D'aprés FOSTER (1985), in ROBINS & al., (1994) ce concept de Vulnérabilité est défini se-
lon:

a). Le degré d'inaccessibilité de la zone saturée au sens hydraulique, à la pénétration


verticale de polluants provenant de la surface.

b). La capacité d'atténuation du polluant par les unités stratigraphiques recouvrant la


zone saturée, par des processus physico-chimiques de rétention.

Cette définition sera d'ailleurs reprise plus tard par FOSTER & HIRATA (1988), ADAMS &
FOSTER (1992), NRA (1992) qui prendront en compte non seulement les propriétés intrinsè-
ques de la zone non saturée, mais également les conditions hydrogéologiques et les risques de
pollution à partir de la surface liés à l'activité humaine.

Nous avons développé dans le chapitre OR I) une cartographie thématique relative aux diffé-
rentes données obtenues sur la zone de Thiaroye. Cette cartographie concerne d'abord les
données géographiques définies surtout par la carte d'occupation des sols obtenue à partir de
l'image satellitaire SPOT (XS + P) datée du 23.12. 1995 et la carte de typologie des sols. Les
données hydrogéologiques de cette étude relatives à la piézométrie, à la profondeur des eau
par rapport au sol, aux taux d'infiltration, aux valeurs de perméabilité et à l'extension de la
pollution par les nitrates sur la nappe sont également cartographiées.
Ces informations sont introduites dans le SIG, et vont permettre l'analyse de la vulnérabilité
des eaux à la contamination par les nitrates et d'élaborer la carte de sensibilité de la nappe à
cette contamination.

2. DETERMINATION DES SOURCES DE POLLUTION DE LA NAPPE

La carte d'occupation des sols (Fig.65) nous a permis de définir les différentes unités, qui sont
susceptibles d'être des sources de pollution de la nappe selon la méthode proposée pat
KLIMA (1995 et 1996), TE S ORIERO & VOS S (1997).
L'étude de la contamination des eaux par les nitrates de la nappe de Thiaroye développée au
chapitre (II. 3.3) avait montré que le niveau de pollution des eaux était lié à la pression
anthropique sur celle-ci (Fig.55). Cette observation explique pourquoi dans la détermination
des sources de pollution sur la base de la carte d'occupation des sols, nous avons différencié
une zone d'habitation avec deux types d'habitat urbain et rural, un réseau routier et le dépotoit
de Mbeubeuss.
158

2.1 Les zones d'habitation

Pour caractériser l'habitation dans la zone de Thiaroye, on a défini:

2.1.1 Une zone d'agglomération

Elle est caractérisée par la zone urbaine, et compte aujourd'hui une population estimée à plus
de 1 000 000 d'hts avec une forte densité d'environ 4 000 hts/km2 . La zone d'agglomération
englobe les secteurs de Thiaroye, Pikine, Guédiawaye, Parcelles, Malik a , Boun, Keur Massar,
Yeumbeul. L'habitat "informel" s'est considérablement développé dans ce secteur au cours
des dernières années. L'urbanisation rapide a pour conséquence un manque d'assainissement
du secteur, avec une construction anarchique des fosses septiques. Le manque de réseaux de
canalisation d'eaux usées conduit les populations à verser directement sur le sol ses eaux
usées domestiques. Cette zone d'agglomération est également très mal desservie en terme
d'adduction d'eau, ce qui entraîne une utilisation considérable des eaux de puits dans ce sec-
teur.

2.1.2 Les villages et communautés rurales

Ces zones d'habitation caractérisent la zone rurale. La pression anthropique sur la nappe y est
moins importante comparée à la zone urbaine. La population dans ce secteur est aujourd'hui
estimée à prés de 700 000 hts avec une densité d'environ 600 hts/km 2 . Cette zone est marquée
par une activité maraîchère très développée liée à la présence des Niayes. L'alimentation en
eau des populations rurales, pour les besoins agricoles et humains est assurée en grande partie
par les puits villageois.

2.2 Le réseau routier

Ce réseau est également trés distinct dans les deux secteurs.

Dans la zone rurale on a un axe routier principal reliant Keur Massar à Ndékhirat et Kounone-
Mbayakh-Kayar puis Mbayakh-Djender. La représentation dans le SIG des données
d'occupation des sols dans la zone de Thiaroye montre que c'est autour de cet axe que se dé-
veloppent principalement les activités maraîchères. A ce réseau principal, s'ajoutent les pistes
ou routes secondaires qui relient les différents villages d'une part et les localités à la route
principale, d'autre part.

Dans la zone d'agglomération urbaine le réseau est beaucoup plus dense, notamment avec la
route Nationale I, reliant Dakar à l'intérieur du pays. On a surtout noté un réseau trés dense
dans les secteurs de Thiaroye, Pikine, Guédiawaye, Parcelles, Yeumbeul, Malika et Boune.

2.3 Le dépotoir de MBeubeuss

Il est localisé dans la zone de dépression du lac Mbeubeuss et représente le dépotoir de


l'agglomération dakaroise. Seul le piézomètre P3-3 est localisé dans cette zone, ce qui fait
qu'on ne dispose pas d'assez d'informations sur la nappe dans ce secteur. Ainsi, on ne peut
pas établir une étude corrélative fiable entre la qualité des eaux souterraines et cette unité
d'occupation des sols. Cette zone n'a pas été considérée dans l'étude de la vulnérabilité du
système aquifère à la contamination par les nitratès.
159

Ces trois différentes unités d'occupation des sols identifiées dans la zone d'étude peuvent
définir les sources de contamination des eaux souterraines dans le secteur. Le manque
d'assainissement dans la zone d'agglomération urbaine conduisant le dépôt de matières féca-
les sur le sol par les populations détermine des sources de pollution de la nappe. Le réseau
routier dans ce secteur n'est également pas doté de système de canalisation suffisant qui pour-
rait évacuer les eaux usées du réseau aprés les pluies.

3. DEFINITION DES CONDITIONS GÉOLOGIQUES ET HYDROGEOLOGIQUES

3.1 Les conditions géologiques

La synthèse géologique donnée dans la première partie du texte, décrit les séries sédimentai-
res quaternaires contenant les sables aquifères de Thiaroye. Le système aquifère est libre sur
toute sa surface et constitué de dépôts essentiellement sableux qui reposent sur un substratum
marneux éocène. Les dépôts sableux sont de nature trés différente. On distingue des sables
gréseux, des alluvions graveleuses et par endroit de rares formations argileuses ne dépassant
pas 1 ni. Les sols présentent de bonnes perméabilités ce qui peut faciliter l'infiltration des
eaux de surface.

3.2 Conditions hydrogéologiques

3.2.1 L'hydrodynamisme

La carte piézométrique du système aquifère qui représente l'état stationnaire de la nappe en


1997 a été intégrée dans le SIG. La figure 89 donne la piézométrie de la nappe en rapport avec
les types d'occupation de sols. La zone d'agglomération correspondant au bassin versant de
Thiaroye est marquée par une dépression piézométrique. Cette zone de dépression est enca-
drée par des dômes piézométriques centrés aux points P2-6 à Boun et P2-2 au niveau des Par-
celles Assainies.

Dans l'Est du bassin de Thiaroye et au Nord-Est du système aquifère, la surface piézométri-


que est plane dans les secteurs du lac Retba, et les localités de Sangalkam à Déni Biram
Ndaw.

Seul le Sud-Est de la nappe avec la remontée du substratum marneux, présente de forts gra-
dients hydrauliques qui varient de 0,4 à 1%. Ceci est lié à la structure de la nappe avec une
présence de faciès argileux. Par rapport à l'occupation des sols, l'hydrodynamisme de la
nappe dans ce secteur correspond à l'axe routier reliant Kounone à Mbayakh-Kayar et
Mbayakh-Djender. Les écoulements s'effectuent du Sud vers le Nord.

Au Nord-Est -du système, le dôme piézométrique isolant le système hydraulique de Thiaroye


au système aquifère du littoral nord correspond aux localités de Diender et Kayar.

Il ressort de ce schéma hydrodynamique de la nappe de Thiaroye que dans les zones caractéri-
sées par des sources de pollution englobant la zone d'agglomération de Thiaroye et les loca-
lités dans les secteurs de Keur Massar à Dèni Birame Ndao, la nappe est relativement plane.
Les gradients hydrauliques calculés sont faibles et varient de 0,01 à 0,06%.
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3.2.2 La profondeur des eaux par rapport au sol

L'épaisseur de la zone non saturée est donnée par la carte de profondeur de la nappe phréati-
que par rapport au sol. La superposition sur cette carte des informations relatives à
l'occupation des sols (Fig.90) permet de faire les observations suivantes:

-Dans la zone d'agglomération urbaine, la profondeur de la nappe est généralement in-


férieure à 6 mètres. Elle est estimée à 3,68 m dans la zone de Pikine Dagoudane, 3,30 m à
Thiaroye sur mer, 6,01 à Yeumbeul et Boun, 5,67m au point P2-4.

-Dans les zones rurales, les profondeurs maximales sont observées dans le secteur de
Diender à Beer Thialane où êlles varient de 8 à plus de 15,60 mètres.

En conséquence le système aquifère de Thiaroye est une nappe relativement superficielle en


zone urbaine où le système d'assainissement est précaire. Ce facteur augmente les risques de
pollution de la nappe.

4. TYPOLOGIE DES SOLS

Les résultats obtenus sur la cartographie de la typologie des sols dans la presqu'île du Cap-
Vert ont été présentés sur la figure 74. Les sols présentent des textures essentiellement sableu-
ses avec des formations sableuses littorales, des sols des cordons, et dunes du littoral. La ty-
pologie des sols en rapport avec l'occupation des sols et l'épaisseur de la zone non saturée est
donnée à la figure 91. On distingue:

4.1 Les sols ferrugineux tropicaux

Ce sont ces types de sols qui caratérisent la zone d'agglomération de Thiaroye, Dagoudane
Pikine de la Patte d'Oie à Boun et les localités situées au Nord-Est du système à Mbayak h,
Beer Thialane, Golam et Diender. Ces sols de texture sableuse présentent des taux d'argile
inférieurs à 3 %. Les informations relatives à l'épaisseur de la zone non saturée montrent que
ces sols ne dépassent pas 6 m dans ce secteur. La profondeur des eaux est estimée à 3,68 m
dans la zone de Dagoudane Pikine, 3,38 m à Thiaroye sur mer et 6,01 à Boun.
L'épaisseur des sols ferrigineux tropicaux dans la zone Nord-Est de la nappe à Beer Thialane,
Golam et Diender est assez importante et estimée à 15,60 ni à Diender.

Ces résultats obtenus montrent que dans la zone d'agglomération les informations relatives
aux types de sol et à l'épaisseur de la zone non saturée donnent des facteurs qui pourraient
faciliter l'infiltration des eaux polluantes de surface dans cette zone d'habitation déterminée
par des sources de pollution de la nappe.
Dans les localités situées au Nord-Est du système, l'épaisseur des sols ferrugineux tropicaux
estimée à plus de 15 m pourrait être un facteur limitant l'infiltration des eaux polluantes de
surface.

4.2 1,es dunes littorales

Ce sont des sols minéraux qui présentent une texture essentiellement sableuse avec des sables
quartzeux fins. Ils sont formés de grain de quartz et de coquilles calcaires. Ces sols caractéri-
sent la plage de Yoff à Kayar, le Nord-Est du système à Kaniack et la zone du lac Tanma, les
dépôt du lac Retba et de Mbeubeuss à Malika.
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En rapport avec l'occupation des sols, ces types de sols caractérisent les zones dunaires qui
sont inhabitées. Ceci confère à l'aquifère une faible vulnérabilité à la contamination anthropi:-
que même si la texture sableuse des sols et les faibles épaisseurs de la zone non saturée dans
ces secteurs sont des facteurs qui favorisent l'infiltration des eaux polluantes de surface.

4.3 Les sols des zones interdunaires

Ils recouvrent l'ensemble des localités au Nord-Est de Thiaroye, englobant Keur Massar, Nia-
koul Rap, Kounone, Sangalkam, Bambilor et Gorom. Les sols des zones interdunaires sont
formés des "Tan" mais également des sols des Niayes dans la zone de Malika, Pikine et
Mbawa ne.
Ces types de sols sont de texture arglo-sableuse. Ces sables vaseux présentent des taux
d'argile importants qui peuvent atteindre jusqu'à 25 %.
L'épaisseur de la zone non saturée est plus importante dans ces secteurs. Elle varie de 7 m
dans les secteurs de Bambilor, Gorom à 9 m dans la zone de Kounone.

4.4 Les sols sur matériaux argileux

Ces sols sont localisés dans le secteur Sud-Est de la nappe. Ils sont de nature trés différentes.
Ils correspondent à la remontée du substratum marneux.

Les sols des zones interdunaires recouvrent en majorité les villages et localités où la nappe est
également fortement contaminée. Ces sols caractérisés par les Niayes ou les ergs récents pré-
sentent des taux d'argile relativement importants qui peuvent atteindre 30%. Les données re-
latives à l'épaisseur de ces formations montrent qu'elles sont importantes, comprises entre 7
et 8 m. Ces informations sur la texture et l'épaisseur des sols dans la zone non saturée dans
ces secteurs d'habitation ne permettent pas d'expliquer le niveau élevé de contamination des
eaux souterraines et révèle une faible vulnérabilité de la nappe à la contamination anthropi-
que. La sensibilité des eaux souterraines à une contamination est ici plutôt liée à l'ouverture
du système due à la nature des ouvrages qui sont essentiellement des puits villageois, puisards
ou céanes à ciel ouvert.

La texture des sols et leur faible épaisseur données dans la zone d'agglomération de Thiaroye
caractérisée par un assainissement précaire et déterminant les sources de pollution de surface
avec le dépôt de matières fécales sur le sol, montrent une facilité d'infiltration des contami-
nants. En conséquence le système aquifère présente une forte sensibilité à la pollution anthro-
pique dans ce secteur. Par rapport à ces mêmes informations et aux sources de pollution iden-
tifiées sur la nappe, on peut conclure que la sensibilité est moindre dans les localités et villa-
ges et faible dans les zones dunaires.

5. SPAÏIALISATION DES VALEURS DE PERMEABILITE ET DE RECHARGE

5.1 Les perméabilités

Les résultats du traitement géostatistique des valeurs de perméabilité obtenues sur la nappe de
Thiaroye, par pompage d'éssai n'ont pas permis une régionalisation des variables sur
l'ensemble de la zone d'étude. Pour intégrer les perméabilités dans l'étude de la vulnérabilité
du système aquifère à la contamination par les nitrates, on a repris les résultats du modèle
pour les valeurs de K (Fig.79). Ces perméabilités obtenues aprés le calage en régime perma-
nent et transitoire ont été intégrés dans le SIG pour l'étude de la vulnérabilité. Ceci met 1

évidence (Fig.92):

■ De bonnes perméabilités dans la zone de Thiaroye, Niaga, et Beer Thialane qui varient d
1 à 7. 10-4 m/s. Ces valeurs de perméabilité caractérisent des zones d'habitation qui défini.-
sent les sources de pollution de la nappe. Dans ces zones les meilleures perméabilités es 1-
mées à 7. 10-4 m/s correspondent aux sols ferrugineux tropicaux dans la zone d'agglomérati n
et à Beer Thialane.

• Les plus fortes valeurs de perméabilités obtenues sont localisées dans le secteur du lac
Retba et comprises entre 7 et_11 10 -4 m/s. Elles correspondent aux sols des dépôts lagunaire

• De faibles valeurs de perméabilités comprises entre 0,11. 10 -5 et 1. 10-4 m/s sont localisée
dans les zones de Niayes de Pikine, Malika et Mbawane et au Sud-Est du système aquifè
Ces faibles valeurs de perméabilité correspondent aux sols des zones interdunaires des Niay s
ou aux sols sur matériaux argileux.

5.2 Les recharges

Les valeurs de recharge considérées dans le SIG pour l'analyse . de la vulnérabilité des eau a
la contamination par les nitrates sont celles du calage en régime transitoire. Ces valeurs s s ;
tialisées selon les précipitations enregistrées dans les différentes stations météorologiques e
la presqu'île du Cap-Vert sont fortement corrigées pour restituer une piézométrie corres e
proche de celle mesurée sur le terrain et surtout des erreurs de calage très réduites pouv .

atteindre 0,02 m. On distingue (Fig.92):

■ Les plus fortes valeurs comprises entre 73 et 80 mm/an sont localisées dans le bassin de
Thiaroye à l'Ouest du lac Mbawane. Ces valeurs correspondent aux sols ferrugineux tro
eaux qui présentent de bonnes perméabilités estimées à 7. 10 -4 m/s et aux sols des dunes lit l e
rates.

■ Dans le Sud-Est du système englobant Kounone, Sangalkam et Bambilor, on a de faibles


valeurs de recharge comprises entre 2 et 12 mm/an. Ces valeurs correspondent aux sols int r-
dunaires ou aux sols sur matériaux argileux qui présentent de faibles valeurs de perméabil é
comprises entre 0,11. 10 -5 et 1. 10-4 m/s.

Par rapport à ces informations relatives aux valeurs de K et des recharges, on peut disting r
dans l'étude de la vulnérabilité des eaux à la contamination par les nitrates une zone de t 's
forte sensibilité dans la zone d'agglomération de Thiaroye. Cette zones est caratérisée par le
bonnes perméabilités et des valeurs de recharges élevées. Ces facteurs facilitent l'infiltrati
des eaux polluées de surface.
Les zones dunaires englobant les secteurs du lac Retba et l'Ouest du lac Mbawane, caraco i-
sées par dé fortes perméabilités et des taux recharges élévés, présentent une sensibil té
moyenne à la contamination anthropique.
Les faibles valeurs de recharge et de perméabilité obtenues dans le Sud-Est de la nappe d s
la zone de Kounone, Sangalkam et Bambilor, déterminent une faible sensibilité à la contai '-
nation dans ces secteurs.
FI G .92 :
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1
17

6. LA QUA LITE DES EAUX

Pour l'étude de la qualité des eaux dans le système de Thiaroye, des prélèvements et analys
chirniques ont été effectués en juillet et octobre 1997 sur un réseau de points couvr
l'ensemble de la nappe et représentatif des différents types d'occupation de sols. Seule la zo
de beubeuss avec le dépotoir de l'agglomération dakaroise n'a pas donné suffisam
d'i formations permettant une étude correlative de la qualité des eaux aux types d'occupati
de s ls définis. Les paramètres physico-chimiques ont été déterminés in-situ.
L'é ude hydrochimique a permis une classification des eaux de la nappe et de détermi
l'état actuel de contamination par les nitrates.

6.1 Caractérisation chimique des eaux de la nappe par rapport à


l'environnement
L'élaboration de la carte thématique d'occupation des sols donnée à la figure 65 a permis u e
zonation du domaine d'étude en fonction de l'environnment de surface. Pour étudier la chin e
des eaux en fonction de cette zonation, les résultats des analyses chimiques ont été repo
sur des diagrammes de Stiff donnés à la figure 93. On distingue différents groupes d'ea x
danS la zone de Thiaroye:

• ZONE A
Elle caractérise les eaux de la nappe dans la zone d'agglomération. La représentation grap i-
gue de ces eaux montre qu'elles sont fortement contaminées par les nitrates, avec des tene
comprises entre 150 et 450 mg,/1. Ceci met en évidence la contamination anthropique des ea x
de la nappe. Cette zone est également caractérisée par la présence de faciès chlorurés .

• ZONE B
La qualité des eaux de la zone dunaire est caractérisée par les faciès chlorurées sodiques
potàssiques.

• iONE C
Elle correspond au puits villageois. Cette zone est caractérisée par des teneurs élevées en
Ca2 SO42- et NO 3 ". On note également dans ce secteur une contamination anthropiq
très1 élevée.

• ZONE D
Le diagramme de Stiff donne dans ces zones de Niayes des eaux avec de fortes teneurs
Ca2! , HCO3", CO3 2- .

• ZONE E .
Les résultats des analyses chimiques dans les zones de cultures définies par les activités m
raîchères révèlent des eaux sulfatées et calciques. Les fortes teneurs en sulfates dans ces zones
peuvent être dues à une contamination par les engrais utilisés dans l'agriculture.
Les très faibles concentrations en nitrates observées, comparées aux zones A et C, laiss= t
penser que dans la nappe de. Thiaroye la contamination des eaux par les nitrates est essenti l-
iement anthropique.

Ces résultats confirment les types de faciès observés dans la nappe (le Thiaroye et donnés
le diagramme de Piper (Fig. 53).
168

Fig.93: Les types d'eau définis dans l'aquifère de Thiaroye

ZONE A ZONE B

ZONE C

ZONE D ZONE E

LEGENDE

Meq/1
10 5 0 5 l0
1

Ca2.1 HC O3- +CO 32

Mg2 '. s o42-


NO3"
169

6.2 Analyse statistique


L'analyse statistique des paramètres physico-chimiques (pH, conductivité, température, oxy-
gène dissous) et des concentrations en nitrates (tableau 31) montre une grande variabilité de
leur distribution spatiale sur l'aquifère aussi bien en juillet qu'en octobre. Sur ce tableau sont
représentées les valeurs de la médiane et de la moyenne arithmétique qui caractérisent cette
distribution .

Tableau 31: Analyse statistique de quelques propriétés physiques et chimiques définies


sur la nappe en juillet et octobre 1997.

Paramètres Frequ. Min Max Moyen M cd i a 11 Variance St. Dev

PH Juil. 50 4,42 7,76 6,31 6,35 0,7 0,83


Oct. 51 4,15 7,88 6,45 6,39 0,85 0,92

Coud. Juil. 50 122 3560 854 674 442810 665


[p.S/crn]
Oct. 51 139 3190 833 646 376893 613

Temp Juil. 51 26,60 31,20 28,85 28,90 0,93 0,96


rCi
Oct. 50 27,20 31,36 28,95 28,80 1,07 1,03

02 Juil. 50 1,1 6,10 3,63 3,75 1,64 1,28


[ill gil] Oct. 50 2,35 8,34 5,41 5,74 3,03 1,73

NO3 Juil. 51 0,30 447,6 90 20,76 18695 136,73


[mg/1]
Oct. 50 0,10 547,5 98 10,50 25999 161,24

Ces résultats montrent pratiquement la même distribution en juillet et octobre. Ils indiquent
que les valeurs de température et de pH ont une distribution normale sur la nappe, avec des
moyennes arithmétiques qui sont proches des médianes dans les deux cas. Par contre pour les
autres paramètres, les conductivités électriques, les teneurs en oxygène dissous et les concen-
trations en nitrates, la distribution des valeurs est trés irrégulière, les médianes étant trés diffé-
rentes des moyennes arithmétiques.
Le caractère de cette distribution est également défini par l'estimation des variances qui ca-
ractérisent la distribution autour de la moyenne. Pour les paramètres telles que la conductivité
electrique et les teneurs en nitrates, les variances sont trés élevées, ce qui montre le caractère
aléatoire de leur répartition sur la nappe.

La distribution irrégulière de ces propriétés physiques et chimiques définies sur la nappe en


juillet et octobre, donnée par la description statistique semble être liée aux sources de pollu-
tion ponctuelles, en rapport avec les types d'occupation de sol.
170

6.3 Les concentrations en nitrates

La carte de la figure 94 montre la distribution des teneurs en nitrates de la nappe de Thiaroye


en relation avec les différents types d'occupation de sol. Elle permet de faire les observations
suivantes:

1) Une extension de la pollution nitratée dans les zones d'agglomération urbaine de


Pikine, Thiaroye, Guédiawaye, Parcelle, Keur Massar et Malika. La pollution est généralisée
dans le secteur. Les concentrations en nitrates obtenues sont comprises entre 100 et 550 mg/l
et dépassent largement les normes de potabilité définis à 50 nig/I (WHO, 1993). Le secteur
des forages de Thiaroye est la zone la plus atteinte, elle présente les teneurs maximales, pou-
vant atteindre jusqu'à 550 mg/i. •

2) La présence de fortes concentrations est également observée dans le secteur rural


au niveau de certaines localités. Dans ces zones, les teneurs obtenues sont comprises entre 50
et 200 mg/I. Au niveau de Dène Biram Ndaw les concentrations dépassent cette limite et at-
teignent 550 mg/l.

3) Les teneurs en nitrates sont faibles dans les secteurs inhabités. Elles sont en
dessous des normes de potabilité et comprises entre 0 et 50 mg/l. •

Ces observations montrent une forte corrélation entre la pollution des eaux de la nappe de
Thiaroye par les nitrates et l'occupation humaine.

6.4 Etude de l'hydrodynamismc de la nappe en rapport avec les concentra-


tions en nitrates

Après cette description corrélative des teneurs en nitrates sur la nappe et la présence humaine,
nous avons intégré dans le SIG l'état piézométrique stationnaire de la nappe qui explique
l'écoulement souterrain en rapport avec les teneurs en nitrates (Fig.95).
Cette figure montre que les fortes concentrations correspondent à des zones où la nappe est
relativement plane. La zone d'agglomération avec les teneurs excessives en nitrates est définie
par une dépression piézométrique dont le gradient hydraulique est estimé à 0,06 %.

Au niveau des puits villageois . qui 'présentent également de fortes concentrations en nitrates,' le
pompage n'a pas été possible lors de l'écNantillonage. Ce qui aurait pû permettre d'éviter le
prélèvement sur la nappe d'eau stagnante fortement polluée.

Par conséquence, l'hydrodynamisme ainsi décrite, peut favoriser les fortes teneurs en nitrates
observées, avec l'absence de dilution par processus de diffusivité et dispersion dans le trans-
port de contaminants. Ces processus selon KINZELBACH (1992) sont régis par la vitesse et
la direction des" écoulements dans la zone saturée.

Cependant avec l'extension de la pollution qui est très localisée dans les zones
d'habitation définies, on ne peut pas dire que ces processus ont un rôle déterminant. Sinon
l'état de contamination de la nappe est plutôt lié à la source de pollution de surface.

Les concentrations en nitrates obtenues sur l'aquifère, en rapport avec les informations relati-
ves à l'épaisseur de la zone non saturée (Fig.96) montrent que ces teneurs excessives corres-
pondent aux zones de faible profondeur de la nappe ne dépassant pas 6 m dans la zone
171


Id:

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1 74

d'agglomération urbaine et estimée à 3,58 ni dans le secteur de Dagoudane Pikine et Thia-


roye. La typologie des sols est caractérisée par les sols ferrugineux tropicaux à fortes perméa-
bilités. Dans l'étude de la vulnérabilité des eaux de la nappe de Thiaroye, ces caractéristiques
déterminent une forte sensibilité de la zone d'agglomération à la contamination par les nitra-
tes.

6.5 Etude de l'influence de l'occupation des sols sur la qualité des eaux

L'étude corrélative de la qualité des eaux avec les différents types d'occupation de sol est
donnée sur les box-plots illustrés sur les figures 97 à 101.

1.606•USE 3 3.0
1.• N0•06 1,00

A Cond. (hal) e1.11


A Coltd.(Oct)..„
B n•0
B .0

D n.I

E n.13
E n•13

000 [Link],
1000 I 000 2 000 2.000

Fig.97: Conductivité électrique mesurée sur la nappe en fonction de l'occupation des sols

l,61.0•USE , 3•0

1.61013,36 TYPO
A , c t , 'Kemp. (Juil) ..„
A , c› .a • Terup (Oct.) ..„
B n-0

E.
30
00 32 01 remr roi

30 reu., ∎ •e)
OS

Fig.98: Température mesurée sur la nappe en fonction de l'occupation des sols


L 0 0.D•USE 3 1'06
1.0 0 0.0150 TYPO

A A pt 1 (Oct.)

.-«

C g-00
D n.9
D

E - 10

6 ON
• 0.

Fig.99: pH mesurée sur la nappe en fonction de l'occupation des sols


175

LAND-USE TAO S
1010122•1.15E TYPE

02 (luit.) 02 (Oct.)
A '- n 11
A

n.5

C n.11 C
D -• D

n.111

02 In. 511)
0 , I.• o , )
6 (1

Fig.100: Oxygène dissous mesuré sur la nappe en fonction de l' ccupation des sols

LAN •1136 TYPE LAMA-USE •••••


11
NQK0d.97 n•10

A
B n•6

n•0
C

su) NOS (6 50)


166 760 300 000 600 100 200 300 4011 000 660

Fig.101: Teneur en nitrates donnée sur la nappe en fonction de l'occupation des sols

A: Zone d'agglomération
B: Zones (lunaires
C: Villages
D: Niayes
E: Zone agricoles

La statistique descriptive permet une représentation graphique, plus expressive d'observatiors


ou d'échantillons sous forme de Box-plot, dont les termes sont ainsi définis:

s_

• le Ze t ‘,..050666,../ .62211•006,

3 ok
e)

b• g
25 • <>

Q.
et•

Méd ane: 50% des valeurs sont inférieures à la médiane


Aritl methic Mean: Moyenne arithmétique
176

25% Quartile: (Lower hinge): 25% des valeurs sont inférieures au quartile inférieur
75% Quartile: (Upper hinge): 25% des valeurs sont supérieures au quartile supérieur
et 50% des valeurs sont comprises entre le [Link] et le Quart. Sup.
Minimum: La plus faible valeur
Maximum: La plus grande valeur
(Lower Notch): Médiane - 1.57 * (Upper h. — lower h.)hin
(Upper Notch): Médiane -1- 1.57 * (Upper h. — lowerh.)hin
(Avec n = Nombre d'observations)

Les box-plots des concentrations en nitrates en fonction des types d'occupation de sol
(Fig.101), mettent en évidence l'état de contamination de la nappe dans les zones urbaines
(agglomération) et les villages par rapport aux zones inhabitées que sont les Niayes, dunes et
les zones agricoles. Les données statistiques des box-plot montrent que dans la zone urbaine,
les concentrations en nitrates de juillet sont comprises entre 20 et 447 mg/1 avec une moyenne
de 252 mg/1. 50% des valeurs sont comprises entre 145 et 403 mg/1, seul le quart des observa-
tions est inférieur à 145 mg/l. On observe cette même tendance pour les données d'octobre
avec des concentrations en nitrates plus éleyées, et comprises entre 45,4 et 547,5 mg/l. La
moitié des valeurs obtenues se situe entre 186 et 517 mg/I. 25 % des valeurs est inférieur à
186 mg/I.

Pour la zone rurale représentée ici par les villages, les teneurs en nitrates sont comprises entre
12 et 165 mg/1 avec une moyenne de 65 mg/l. 50% des valeurs varient entre 25 et 110 mg/1 et
seul le quart est inférieur à 65 mg/1 (juillet). Les concentrations en nitrates d'octobre varient
entre 25 et 250 mg/1 avec une moyenne de 100 mg/i. 50% des valeurs sont définies entre 33 et
150 mg/1.

Ces données révèlent l'état de dégradation des eaux souterraines dans les zones d'habitation
définies par l'agglomération urbaine et les villages. Les teneurs en nitrates sont excessives et
dépassent largement la valeur limite de 50 mg/I. Dans ces deux secteurs d'habitation, les con-
centrations en nitrates observées en octobre sont supérieures à celles de juillet. On note une
dégradation rapide de la qualité des eaux avec une augmentation des teneurs en nitrates de
100 mg/1 entre juillet et octobre pour la zone d'agglomération et 85 mg/1 pour les villages.

Cependant dans les zones inhabitées les teneurs en nitrates sont en général faibles et inférieu-
res à la norme. Elles sont comprises entre 2 et 50 mg/1 (Dunes), 1 et 25 mg/I (Niayes) et 0,1 et
9,1 mg/1 (Zones agricoles).

Ces résultats permettent de conclure que la contamination de la nappe de Thiaroye est essen-
tiellement anthropique et que les faibles teneurs en nitrates observées dans les zones agricoles
montrent que cette contamination n'est pas liée à une application de fertilisants.

Pour tenter d'expliquer les fortes concentrations en nitrates observées sur l'aquifère de
Thiaroye, les conditions du milieu sont également définies par rapport aux types d'occupation
de sol. Ainsi sur les figures 97 à 100, sont données les box-plot des valeurs de conductivité
électrique, de la température, du pH et d'oxygène dissous. D'après les données statistiques on
observe une forte minéralisation des eaux dans les zones urbaines et les villages, ce qui est
liée à l'état de contamination des eaux dans ces secteurs. Les fortes teneurs en nitrates corres-
pondent également aux plus faibles valeurs de pH, comprises entre 4,42 et 6,8 pour les zones
177

urbaines 5,2 et 6,8 pour les villages (juillet) et 4 et 6,9 pour la zone urbaine 5 et 7,6 pour les
villages (octobre). Ceci montre une acidité des eaux dans ces secteurs. Les teneurs en oxygène
dissous donnent des valeurs comprises entre 3,6 et 6,1 mg/1 pour la zone urbaine et 3,4 et 7,1
ing/I liour les villages (juillet). 5,6 et 8,4 mg/I pour la zone urbaine et 4,4 et 8 mg/1 pour les
villages (octobre). Ces données révèlent que dans les zones à forte contamination, les eaux
sont également bien oxygénées avec des teneurs proches ou supérieures à 7,56 rng/l qui selon
DEGNER & LEIBL (1997) est le taux de saturation des eaux en oxygène à une température
de 30° C .

Les conditions du milieu ainsi données dans les zones d'habitation montrent que les processus
de dénitrification même s'ils existent sont négligeables dans ces secteurs. Ce qui reste à être
confirmer par des études microbiologiques. L'absence de phénomènes de réduction par déni-
trification pourraient expliquer les teneurs excessives en nitrates observées.

7. DETERMINATION DE LA VULNERABILITE DU SYSTEME AQUIFERE DE


TII IAROYE

L'un des ojectifs de ce travail est de définir la vulnérabilité des eaux de la nappe de Thiaroye
à la contamination par les nitrates, dans cette zone de Thiaroye caractérisée par un assainis-
sement précaire et une urbanisation spontanée et non contrôlée.

Pour définir la vulnérabilité du système aquifère de Thiaroye, l'application du Système


d'Information Géographique a permis l'analyse des données de base. La cartographie théma-
tique développée dans l'étude intègre les informations nécessaires ainsi définies:

• Les sources de pollutions, qui sont quantifiées sur la carte d'occupation des sols.

• La surface piézométrique qui a permis de définir l'hydrodynamisme de la nappe en rap-


port avec les teneurs en nitrates mesurées.

• La profondeur de la nappe par rapport au sol.

• Les conductivités hydrauliques et les valeurs de recharge des résultats du modèle hydro-
dynamiques

• I,a typologie des sols dans la zone non saturée.

• La qualité des eaux pour déterminer l'état de contamination de la nappe et l'extension de


la pollution sur la nappe.

La zone urbaine définie sur la nappe est caractérisée par une forte densité de population esti-
mée à environ 4 000 hts/km 2 . Elle englobe l'agglomération de Thiaroye, Pikine, Boun, Mali-
ka, Yeumbeul, Parcelle et Guédiawaye. L'urbanisation rapide de la zone explique surtout le
manque d'assainissement du secteur, avec la construction des fosses d'aisance septiques sans
aucun contrôle et l'inexistence de réseaux d'eaux usées, ce qui ammène les populations a ver-
ser directement sur le sol les eaux usées domestiques. Dans les conditions d'habitat ainsi défi-
nies, la zone d'agglomération comme les villages forment de véritables sources ponctuelles de
contamination de la nappe.
178

Le réseau routier très dense également identifié dans ce secteur et caractérisé par l'absence de
canalisation pour l'évacuation des eaux usées après les pluies. Ce qui augmente les risques de ..
polutindea.

L'étude des types de sols dans la presqu'île du Cap-Vert, révèle des formations sableuses,
formées essentiellement des cordons dunaires dans la zone d'étude. La zone d'agglomération
est caratérisée par les sols ferrugineux tropicaux avec de forts taux de recharge estimés à
78 min/an.

Les informations relatives à la profondeur de la nappe par rapport au sol montrent que les
eaux du système aquifère de Thiaroye sont relativement superficielles. Dans la zone
d'agglomération fortement polluée par les nitrates, on note que l'épaisseur de la zone non
saturée ne dépasse pas 6 rn et est estimée à 3,58 m dans la zone de Thiaroye, Pikine.

La synthèse de ces différentes informations relatives aux propriétés intrinsèques de la zone


non saturée et aux conditions hydrogéologiques du système a permis d'établir la carte de la
vulnérabilité des eaux à la contamination par les nitrates (Fig.102).
Cette carte montre différentes zones de sensibilité à la contamination de la nappe:

1) Une zone de forte vulnérabilité englobant toute la zone d'agglomération de Thia.-


roye, Pikine, Guédiawaye, Parcelles Assainies, [Link]érène et Boulle, le secteur de Beer
Thialane et Mbayakh et les zones dunaires clans le Nord-Est du système. Dans ces secteurs
toutes les conditions relatives à la zone non saturée sont favorables à un lessivage des nitrates
depuis la surface jusqu'à la zone saturée de l'aquifère.

2) Une zone de sensibilité moyenne définie dans les localités de Yeumbeul, Keur .
Massar, Sangalkam, Bambilor et Gorom. Ces zones d'habitation présentent certes une sensi-
bilité à la contamination anthropique, mais les propriétés de la zone non saturées peuvent dé-
finir une protection de la nappe. L'état de contamination des eaux est plutôt liée à l'ouverture
du système dans les puits villageois.

3) Une zone de faible sensibilité à la contamination clone mieux protégée à la pollu-


tion par les nitrates. Cette zone est localisée dans le Sud-Est du système. Les propriétés des
sols dans ces secteurs et leur épaisseur déterminent une bonne protection de la nappe.
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I -79

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1
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ISO

Conclusion

La vulnérabilité du système aquifère de Thiaroye à la contamination des nitrates a été définie


sur la base d'un Système d'Information Géographique. L'étude hydrochimique révèle l'état
de contamination de la nappe, qui est essentiellement défini dans les secteurs urbains et les
villages. La carte d'occupation des sols a permis de mettre en évidence les différentes sources
de pollution sur la nappe qui sont anthropiques. Ainsi a été identifiée une zone d'habitation
avec deux types d'habitat. Un habitat urbain caractérisé par une agglomération à forte densité
estimée à 4 000 hts/km 2 et un habitat rural défini dans les villages et communautés rurales, où
la pression sur la nappe est moins importante avec une densité de la population estimée à en-
viron 600 hts/km 2 . A ces deux types d'habitat, s'oppose une zone qui est pratiquement inha-
bitée avec les Niayes, les espaces dunaires et les domaines des cultures maraîchères.
L'habitat dans la zone d'agglomération est surtout caractérisé par le manque d'assainissement
du secteur et l'inexistance de réseaux d'évacuation des eaux usées. La zone d'agglomération
est également définie par un réseau routier trés dense avec un système d'évacuation précaire.
Ceci détermine de véritables sources de pollution de la nappe. Les teneurs en nitrates données
dans cette zone sont excessives par rapport a la norme de potabilité des eaux fixée à 50 mg/l,
elles varient de 52,1 à 547,5 mg/I avec une moyenne de 341 mg/l.
Cette tendance est également observée dans les villages où les concentrations en nitrates des
eaux souterraines sont de 100 mg,/1 en moyenne.
Ces résultats obtenus comparés aux faibles teneurs en nitrates observées dans les domaines
des cultures maraîchères où les eaux sont de qualité meilleure, permettent de dire que la pol-
lution des eaux dans le système aquifère de Thiaroye est essentiellement domestique et n'est
pas liée à l'application de fertilisants.

L'extension de la pollution a été également étudiée en fonction des conditions du milieu, ce


qui nous a permis de définir les teneurs en oxygène dissous et le pH dans ces zones fortement
polluées. Les résultats montrent que dans la zone d'agglomération comme dans les villages,
les eaux souterraines sont caractérisées en général par un milieu acide avec des valeurs de pH
comprises entre 4 et 7 et des teneurs élevées en oxygène dissous variant entre 4 et 8,5 mg/I.
Ces conditions définies dans ces deux secteurs montrent que les phénomènes de réduction des
nitrates, par des processus de dénitrification sont négligeables dans ces zones. Ces processus
bactériens, seule réellement capables d'épurer les nitrates sont selon HOLTING (1989) favo-
rables à des pressions d'oxygène inférieures à 5 mg/1 donc en milieu réduit et avec des valeurs
de pH comprises entre 7 et 8 (ROHMANN & [Link], 1985). •

Les paramètres intégrés dans le SIG pour l'analyse de la vulnérabilité des eaux à la contami-
nation par les nitrates, sont relatives aux propriétés de la zone non saturée, aux conditions
hydrogéologiques du système aquifère. Ainsi sont pris en compte dans l'analyse, la profon-
deur des eaux de la nappe par rapport au sol, la typologie des sols dans la zone non saturée,
l'hydrodynamisme de la nappe, l'extension de la pollution sur la nappe et les différentes sour-
ces de pollution de surface.
Les résultats de l'analyse ont permis d'élaborer une carte de vulnérabilité des eaux de Thia-
roye à la contamination par les nitrates pour la gestion des ressources hydriques. Cette carte
présente une zone de forte sensibilité où toutes les conditions sont favorables au lessivage des
nitrates depuis la surface jusqu'à la zone saturée. Elle englobe la zone d'agglomération, les
zones dunaires du littoral nord et le secteur de Beer Thialane et Mayakh. Une zone de sensi-
bilité moyenne dans certaines localités où la typologie des sols et leur épaisseur dans la zone
non saturée peuvent assurer une protection moyenne de la nappe. Une zone de faible sensibi-
lité dans le Sud-Est du système où les propriétés intinsèques de la zone non saturée et
l'hydrodynamisme des eaux souterraines avec un gradient hydraulique plus important et
varie de 0,4 à 1% peuvent assurer une meilleure protection de la nappe à la contamination Il 1

les nitrates.
182

CONCLUSIONS [Link] ET RECOMMENDATIONS

Le présent travail a d'abord permis de faire une synthèse des informations disponibles sur la
nappe de Thiaroye. Une étude hydrogéologique a été entreprise pour caractériser le système
hydraulique. Elle concerne aussi bien les données disponibles que celles obtenues dans le ca-
dre de ce travail. L'étude hydrogéologique est basé suries informations suivantes:

• la géométrie du système aquifère;


• élaboration des cartes bathymétriques et piézométriques à partir des mesures de terrain de
juillet et octobre 1997 et du suivi piézométrique de la nappe de 1984 à 1997. Les méthodes
géostatistiques d'analyse de variogrammes et de krigeage ont permis l'étude de la répartition
spatiale des charges piézoinétriques Mesurées.
• détermination des paramètres hydrodynamiques par pompage d'essai;
• étude hydrochimique et de la. pollution de la nappe. Elle a permis une caractérisation
physico chimique des eaux de la nappe, de mettre en évidence les faciès chimiques obtenus
-

dans la zone de Thiaroye et de réactualiser l'état de dégradation des eaux. Les méthodes de la
statistique descriptive avec la représentation par les histrogrammes et box-plot des teneurs en
nitrates montrent une irrégularité dans leur distribution spatiale. Ce qui n'a pas permis une
représentation en courbes d'isovaleurs des valeurs de nitrates. Les concentrations obtenues
sont trés élevées et peuvent atteindre jusqu'à 547 mg/I, dépassant largement la valeur standard
définie à 50 mg/1 pour les eaux potables.

L'application d'un Système d'Information Géographique a permis de développer une carto-


graphie thématique qui intègre les données géographiques dans la presqu'île du Cap-Vert et
hydrogéologiques de cette étude. Ces informations ont servi comme paramètres d'entrée du
modèle hydrodynamique et de l'analyse de la vulnérabilité du système aquifère à la contami-
nation par les nitrates. Les données géographiques concernent:

• l'occupation des sols obtenue de l'image satellite de la zone de Thiaroye datée du


23.12.1995 et qui a permis d'identifier les différentes sources de pollution sur la nappe.
• l'hydroclimatologie de la presqu'île du Cap-Vert pour établir le bilan hydrique de la
nappe. Les résultats obtenus sont représentés sous forme de carte des surface d'évaporation
que sont les Niayes et lacs localisés dans la zone, et une carte de recharge qui donne des va-
leurs comprises entre 50 et 32 mm/an.
• la typologie des sols, pour l'étude des paramètres qui caractérisent lé lessivage des nitrates
de la surface à la zone saturée du système aquifère.

L'un des objectifs de cette étude est de développer un modèle hydrodynamique du système
aquifère de Thiaroye pour simuler l'arrêt des pompages sur les prochaines années. Cet arrêt
des pompages est surtout envisagé face à cette contrainte qui est l'état de dégradation des
eaux de la_nappe. Le modèle mathématique est défini dans un système monocouche à écou-
lement bidimentionnel en régime permanent avec comme état de référence, l'état piézométri-
que de février 1971 et en régime transitoire pour la simulation de l'évolution de la piézomé-
trie durant ces 26 dernières années (1971-1997).
Le calage du modèle en régime permanent a nécessité plusieurs passages. Les résultats obte-
nus sur cette phase relatifs aux valeurs de perméabilité montrent une hétérogénéité du système
aquifère, avec des valeurs qui sont trés variables et comprises entre 0,1 et 10.10 -4 m/s.
La carte de recharge générée dans le SIG a été utilisée comme paramètre d'entrée du modèle
en régime transitoire. L'ajustement des donnée d'entrée sur cette phase de calage est porté
13

essentiellement sur les valeurs de recharge. Les résultats obtenus montrent que l'état piéz
métrique de référence est correctement restitué et que les erreurs de calage sont trés réduites.
Les courbes d'évolution piézométrique au niveau des points témoins réflètent une conc•-
dance des fluctuations piézométriques calculées et mesurées. Le bilan hydrique monte
d'importantes pertes vers la mer qui forme l'exutoire naturel du système et que la nap e
s'épuise par évaporation au niveau des Niayes et lacs et soutirage sur les forag s
d'exploitation. Les système aquifère est essentiellement alimenté par les eaux de pluie.
Les débits obtenus sur le calage en régime transitoire, comparés à ceux du régime permane
montrent que les termes du bilan n'ont pas beaucoup évolué. Les débits sortant passent de
44 013 m3/j en 1971 à 49 805 m3/j en 1997 et ceux entrant de 44 014 à 49 719 m 3/j. Le régi e
transitoire montre un déficit de 86 m 3/j entre les débits entrant et sortant, ce qui est trop faib e
pour entraîner une baisse significative du niveau de la nappe. Ce résultat permet d'expliqu r
l'état stationnaire, où la remontée de la piézométrie, actuellement observée dans différe s
secturs. Ceci révèle les potentialités du système encore exploitable.

La simulation de l'arrêt total des pompages dans le centre de Thiaroye (1997-2010) avec 1 s
conditions climatiques actuelles caractérisées par une pluviométrie défécitaire montre u e
remontée du niveau de la nappe dans le secteur. Cette remontée est maximale au droit du pi
zomètre P3-2 et est estimée à 3 m. La faible profondeur de la nappe dans le secteur (< 6
montre que l'arrêt des pompages pourrait entrainer des risques d'inondation dans toute 'a
zone. L'effet de l'arrêt total des pompages dans le centre de Thiaroye est observé jusque da s
le secteur de Tivaouane Peuhl au Nord-Est de Thiaroye au piézomètre P2-7, où la cour
d'évolution piézométrique observée durant la période de simulation est relativement stabl
Au delà de cette zone l'arrêt des pompages n'a aucune influence. Cependant, on observe
rabattement des niveaux piézométriques dû aux conditions climatiques actuelles imposées.
Le bilan des débits obtenu dans la zone de Thiaroye montre des échanges horizontales con
dérables entre le bassin de Thiaroye et le secteur Est du système, avec des pertes estimées à
environ 20% du débit total. Cette observation permet de dire que s'il fallait arrêter complèt
ment les pompages de Thiaroye, nous conseillons d'augmenter les débits d'exhaure dans e
centre de Beer 'Thialane, ce qui pourrait augmenter le flux sortant du bassin de Thiaroye
réduire la remontée du niveau de la nappe dans ce secteur.

La détermination de la vulnérabilité du système aquifère de Thiaroye a permis d'intégrer I s


résultats du modèle et les données géographiques, pour élaborer une carte de sensibilité d s
eaux à la contamination par les nitrates pour une gestion des ressources-hydriques. Les résu
tats de l'analyse des données dans le SIG, permettent de voir une forte corrélation entre
pollution des eaux par les nitrates et l'occupation humaine. La carte de vulnérabilité à la co
tamination anthropique permet de distinguer des zones à sensibilité différente avec:
• une zone de forte vulnérabilité qui englobe la zone d'agglomération, les zones dunaires
du littoral nord et les secteurs de Beer Thialane et Mayakh, où les facteurs relatifs aux pr
priétés intrinsèques de la zone non saturée et à l'hydrodynamisme des eaux souterraines so t
favorables au lessivage des-nitrates depuis la surface jusqu'à la zone saturée.
• une zone de sensibilité moyenne localisée dans certaines localités comme Yeumbeul,
Keur Massas, Niakoul Rap, Sangalkam, Bambilor, où la typologie des sols et leur épaisse
dans la zone non saturée peuvent assurer une protection moyenne de la nappe.
• une zone de faible sensibilité dans le sud-est du système où les propriétés intinsèques del
zone non saturée et les gradients hydrauliques observés sont plus importants et varient de 0,
à 1%. Ces conditions peuvent assurer une meilleure protection des eaux.
i4

On peut conclure au terme de cette étude étude que la contamination des eaux par les nitrates
de la nappe de Thiaroye est due aux facteurs suivants:
• facilité d'infiltration des contaminants dans la zone d'agglomération urbaine caractérisée
par un assainissement précaire;
• l'absence de réduction microbienne des nitrates dans les eaux avec les teneurs élevées en
oxygène dissous élevées, liées à l'ouverture du système;
• les faibles infiltrations des eaux de pluie dues aux déficits pluviométriques notée dans la
presqu'île du Cap-Vert ces dernières années, et qui pourraient favoriser la dilution des con-
centrations en nitrates sur la nappe;
• le faible hydrodynamisme observé sur la nappe qui réduit la dilution des concentrations en
nitrates par processus de diffusivité et dispersion, qui sont régis par la direction et la vitesse
des écoulement dans la zone saturée.

Cette étude montre que l'application des Systèmes d'Informations Géographiques avec les
méthodes hydrogéologiques classiques peuvent aider à définir une gestion environnementale
globale et surtout des ressources hydriques.

Le schéma défini sur la contamination par les nitrates de la nappe de Thiaroye, révèle que seul
un assainissement de la zone d'agglomération pourrait aider à corriger les fortes concentra-
tions en nitrates actuellement observées dans le secteur. Cette zone d'agglomération urbaine
est également trés mal desservie en terme d'adduction d'eau courante. Ceci entraîne une utili-
sation privée considérable et non contrôlée de la nappeçar les puits traditionnels. Cette utili-
sation avec l'état de dégradation des eaux par la contamination des nitrates avec des teneurs
qui dépassent largement les normes internationaux de potabilité pose un problème de santé
publique. Il faut surtout redouter d'autres pollutions anthropiques, telle que bactériologiques
qui pourraient aggraver la situation. D'où la nécessité d'éliminer cette nappe dans
l'alimentation en eau potable de la ville de Dakar.

Dans les localités en général où l'exploitation de la nappe se fait essentiellement par les puits
et céanes à ciel ouvert et où la sensibilité à la contamination est moyenne, on peut définir des
périmètres de protection autour des puits pour éviter la pollution de la nappe.
B113LIOGRAPIIIC

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1

•rABLE DES MATIERES

AVANT-PROPOS
VORWORT
ZUSAMMENFASSUNG
ABSTRACT
RESUME
LISTE DES FIGURES
LISTES DES TABLEAUX
INTRODUCTION

PARTIE I: SYr,MIF,SE DES CONNAISSANCES — PROBLÉMATIQUE


DE L'ETUDE
L LA PRESQU'IlE DU CAP-VERT: GEOGRAPHIE ET STRUCTURE
5
GEOLOGTQUE

1. Cadre géographique 5
5
1. Iiydroclimatologie
5
1.1 Pluviométrie
5
1.1.1 Distribution spatiale
6
1.1.2 Variabilité interannuelle
6
1.2 Température
6
1.3 Humidité relative
7
1.4 Évaporation
7
1.5 Régime des vents
8
2. Géographie physique
8
2.1 Géomorphologie
8
2.2 Hydrographie
8
2.3 Végétation

9
2. Géologie
9
1. Cadre Géologique
10
2. Série stratigraphique de Dakar
IO
2.1 Les formations tertiares
10
2.1.1 Le Paléocène
10
2.1.2 L'Eocène Inférieur (Yprésien)
10
2.1:3 L'Eocène Moyen
12
2.1.4 L'Eocène Supérieur
12
2.1.5 L'Oligocène
12
2.1.6 Le Miocène et le Pliocène
12
2.2 Les formations Quaternaires
12
2.2.1 Quaternaire Ancien
15
2.2.2 Quaternaire Récent
3. ydrogéologie
1. I ontexte hydrogéologique 17
2. ocalisation et structure du système hydraulique 17
3. Schéma hydrodynamique 21
4 S ualité des eaux 21
4 1 Teneurs en chlorures 24
4 2 Teneurs en nitrates 24
4.2.1 Rappels du Cycle naturel de l'azote: Décomposition des nitrates dans la zone
non saturée et les eaux souterraines 2
4.2.2 Origine des teneurs élevées en nitrates dans les eaux souterraines 26
4.2.3 Toxicité des nitrates dans les eaux 27
4.2.4 Cas de la contamination par les nitrates de la nappe de Thiaroye 2
5. ôle de l'aquifère dans l'alimentation en eau potable de la ville de Dakar et dans les
activités maraîchères de la région 29

PROBLEMATIQUE DE L'ETUDE-METHODOLOGIE
ET OUTILS UTILISES. 30

1. Problématique de l'étude 30

2. Méthodologie et outils utilisés 30

1. Méthodologie 30
2. Outils utilisés dans l'étude 34
2. 1 Système d'Information Géographique 3
2.1.1 Principe des logiciels ARC/INFO et ARC/VIEW 34
2.1.2 Objectifs 34
2.1.3 Evolution de la cartographie au SIG 35
2.1.4 Les domaines d'application des SIG 35
2.2 Statistique et Géostatistique 3
2.2.1 Principe 3
2.2.2 Objectif 3
2.3 Modélisation hydrodynamique 4
2.3.1 Principe mathématique des modèles 42
2.3.2 Objectifs 47

PA TIE H: ETUDE HYDROGEOLOGIQUE DU SYSTEME AQUIFER


DE 'I'IIIAROYE: ACQUISITION TRAITEMENT DES DONNEES
RESULTATS ET ANALYSES CRITIQUES
I. ACQUISITION DES DONNEES DE L'ETUDE 48

1. D onnées de terrain 4

1. 1. Réseau de mesure 48
1.2 Types de mesures 48
.2.1 Piézométrie 48
.2.2 Echantillonnage 4:
1
48
1.2.3 Mesures in-situ
49
1.2.4 Pompage d'essai
49
1.3 Les différentes campagnes

1 2. Données chimiques au laboratoire


2.1 Méthodes d'analyse
49
50

1 2.1.1 Dosage par spectrophotomètre


2.1.2 Dosage par chroinatographe ionique
2.1.3 Dosage par spectrophotomètre à absorption atomique
50
0
50

1 2.2 Résultats
50

51
3. Données Géographiques
1 _
3.1 Données sur l'occupation des sols
3.2 Données hydroclimatologiques
51
51
51
3.3 Données sur la typologie des sols
1 TRAITEMENT - 1NTERPRETATION DES DONNEES
51
-PRESENTATION DES RESULTATS ET ANALYSES CRITIQUES

51
I. Géométrie et paramètres hydrodynamiques 51
1 1.1 Géométrie du système hydraulique
1.1.1 Substratum imperméable
1.1.2 Epaisseur des sables aquifères
51
54
54
1.1.3 Topographie
54
1.2 Paramètres hydrodynamiques
1.2.1 Détermination de la transmissivité et de la perméabilité par pompage d'essai 54
60
1 1.2.2 Analyse et conclusion

62
2. Piézométrie et bathymétrie de la nappe 62
2.1 Variabilité temporelle et spatiale de la piézométrie
62
2.1.1 Evolution piézométrique interannuelle
2.1.2 Elaboration de cartes piézométriques du système 64

1 2.1.3 Evolution de la piézométrie entre Juillet et Octobre 1997


2.1.4 Evolution de la piézométrie entre 1971 et 1997
74
74
76
2.2 Profondeur de la nappe phréatique par rapport au sol

78
3. Hydrochimie et pollution 78
3.1 Caractérisation physico-chimique
78
3.1.1 Conductivité electrique
78
3.1.2 Température
79
I 3.1.3 pH
3.2 La chimie des eaux
3.3 Etude la contamination du système aquifère par les nitrates
88
90
3.3.1 Etat de contamination des eaux de la nappe par les nitrates
en rapport avec les conditions du milieu 92
3.3.2 La contamination des eaux de la nappe par l'ammonium et les nitrites 98

1 PARTIE III: APPLICATION D'UN SYSTEME D'INFORMATION


GEOGRAPIIIQUE POUR 1,A MODELISATION DES ECOULEMENTS
1
ET L'ÉTUDE DE LA VULNERAI3ILITE A LA CONTAMINATION PA
LE NITRATES 1
I. CARTOGRAPHIE THEMATIQUE DANS LE SIG

1. Carte thématique d'occupation des sols


1.1 Présentation des résultats
1.2 Analyses et conclusions sur les résultats

2. Carte de localisation des Niayes et lacs: Surface d'évaporation


2.1 Les lacs 1 4
2.2 Les zones de Niayes 1

3. Détermination du bilan hydrique: Elaboration d'une carte


de recharge dans le SIG 1 (-)
Exploitation des données et présentation des résultats du bilan 11 6
3.1
3.1.1 Calcul de l'évapotranspiration réelle 116
3.1.2 Calcul de l'évapotranspiration potentielle 10
Estimation du bilan hydrique I1
3.1.3
1 8
3.2 Spatialisation des valeurs de recharge dans le SIG
10
3.3 Conclusion sur les paramètres du bilan

Carte de typologie des sols 1 0


4.
4.1 Les sols ferrugineux tropicaux 1 0
4.2 Les sols des zones interdunaires 10
4.3 Les dunes littorales I 2
4.4 Les sols sur matériaux argileux 1 2

5. Cartographie thématique des données hydrogéoiogiques 1 2


1 2
5.1 Carte piézométrique
5.2 Carte de profondeur des eaux par rapport au sol 1 2
1 3
5.3 Carte d'extension de la pollution
5.4 Carte de perméabilité

II. MODELISATION HYDRODYNAMIQUE DU SYSTEME AQUIFERE DE.


1i4
THIAROYE

Généralités 1 '4
L
2. Définition du modèle conceptuel 12
Caractérisation du système 1►5
2.1
Le modèle conceptuel et les -conditions aux limites 1 6
2.
1 6
2.2.1 Géologie et hydrogéologie
6
2.2.2 Piézométrie '

27
2.2.3 Spécification du modèle
27
Discrétisation
5

3. Paramètres d'entrées 127


3.1 Géométrie de l'aquifère 127
3.2 Conditions aux limites 129
3.3 Coefficients de perméabilité 129
3.4 Piézométrie 131
3.5 Recharge 131

4. Calage en régime permanent


4.1 Piézométrie de février 1971: Etat initial stable 131
4.2 Phase de calage du modèle 131
4.2.1 Les coefficients de perméabilité 131
4.2.2 Les valeurs de recharge par les eaux de pluie 132
4.2.3 Les conditions aux limites 134
4.3 Résultats et validation du modèle 134
4.3.1 Comparaison de la piézométrie mesurée et celle calculée 134
4.3.2 Le bilan hydrique 134
4.3.3 Conclusions 136

5 Calage en régime transitoire 137


5.1 Historique piézométrique 137
5.2 Utilisation du STG pour générer certains paramètres du modèle 140
5.2.1 Les prélèvements sur la nappe 140
5.2.2 L'é[Link] 141
5.2.3 La recharge 142
5.3 Les coefficients d'emmagasinement 143
5.4 La discrétisation du temps 143
5.5 Phase d'ajustement du modèle 144
5.6 Les résultats du calage 144
5.6.1 Validation des résultats du modèle 144
5.6.2 Le bilan hydrique 149
5.7 Conclusions sur le régime transitoire 151

6 Simulation de l'arrêt des pompages dans la zone de Thiaroye 152


6.1 Définition du problème 152
6.2 Cas d'exploitation envisagé 152
6.3 Résultats des imulations 152

HI. DETERMINA,TION DE LA VULNERABJLITE DU SYSTEME


A QUIVERE DE TITIAROYE A LA CONTAMINATION AZOTEE 157

L Introduction 157

2. Détermination des sources de pollution de la nappe 157


2.1 Zones d'habitation 158
2.1.1 Zone d'agglomération 158
2.1.2 Villages et communautés rurales 158
2.2 Réseau routier 158
2.3 Dépotoir de Mbeubeuss 158
3. Définition des conditions géologiques et hydrogéologiques 15
3.1 Conditions Géologiques 15
3.2 Conditions hyd-ogéologiques 15
3.2.1 Hydrodynamisme 15
3.2.2 Profondeur des eaux par rapport au sol 16

4. - 'ypologie des sols 16


4.1 Sols ferrugineux tropicaux 16
4.2 Dunes littorales 16 .
4.3 Sols des vallées interdunaires 16
4.4 Sols sur matériaux argileux 16

5. Spatialisation des valeurs de permeabilités et de recharge 16


5.1 Perméabilités 16
5.2 Recharges 16

6. ualité des eaux 16


6.1 Caractérisation chimique des eaux rapport à l'environnement 16
6.2 Analyse statistique 16
6.3 Concentrations en nitrates définies sur la nappe de Thiaroye 17 1
6.4 tuile de l'hydrodynamisme de la nappe en rapport. avec les
concentrations en nitrates 17 1
6.5 Etude de l'influence de l'occupation des sols sur la qualité des eaux 17

7. Détermination de la vulnérabilité du système aquifère de Thiaroye 17

CONCLUSION 18

CONCLUSIONS GENERALES ET RECOMMENDATIONS 18

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

ANNEXES
ANNEXE

Ann.1 : Vié,zolnétrie mesurée en Juin-Juillet 1997

OUVRAGE, LOCALITÉ TYPE COORDONNEES ( in ) PIEZOMETRIE (ni)

X Y 7, (C. margelle) N.S N.P


DONNEE CORRIGEE (C. margelle)
Patte d'Oie Piezeinètrc 237860 1630880 13,00 7,41 6,41 1 33
1'2.1
Crois. Cambererie Piezomètre 238560 1632570 30,00 16,22 12,12 4,10
P2.2
Golf Club Piézomètre 210650 1634650 15,00 16,20 15,20 1,00
P2.3
IILMG'uediawaye Piézomètre 240540 1634970 13,00 5,71 5,61
, 0,1
P2.4
Les Filaos Piézomètre 244110 1636200 18,40 11,30 10,90 0,40
P2.5
Bonne Piézomètre 248000 1633700 15,00 11,74 7,07 4,67
P2.6
Ti vaouanc Peuih Piézomètre 254120 - 1637720 21,00 12,15 10,58 1,57
P2.7
Tivaouanc Peulh Piézomètre . 255050 1639500 21 00 12,1 11,05 1,0
P2.8
Nize Petah Piézomètre 258870 1640160 5,00 - 5,38 0,38
P2.9
(3ouye Gliewel Piézomètre 262460 1640560 5,00 - 4,70 (1,30
1'2.10
P3.1 Ihiar/M: Ncstl. Piézomètre 244830 1631080 4,50 - 3,54 0,96
1'3.2 Camp 1Ylili taire Piézomètre 245030 1632680 5,52 - 4,33 1,19
Lac Malika Pie-zoo-lare 248240 1636890 3,43 - 2,32 1,11
P3.3
P.4 T1iiar2ychrier Piézomètre 242290 1630870 4,30 - - -
P.58 Malika Piézomètre 250090 1636100 5,78 5,0 5,19 0,59
Warouwayc Piézomètre 246530 163580(1 3,80 - 3,73 0,07
P.19
245220 1630939 4,17 - - .
J'.18 Thiaroychner Piézomètre
PS.1* Toll [Link] Piézomètre 259670 1636740 9,00 9,50 7,43 2,07
I'S.2 [Link] Piézomètre 271790 1643140 14,46 - - -
Santhe Marne Gor Piézomètre 272450 1643600 19,60 5,13 14,47
PS.3*
PS.3 DIS Ndam Lo Piézomètre 273690 1645520 19,27 (1,86 18,56
Santhe Mame Gor Piézomètre 273220 1645680 9,73 - 4,68 .S,. 05
PS.4
Mbawane Piézomètre 271810 16451 10 5,87 - 3,42 2,45
I'S.5
PS.6 W. Santlic MG Piézomètre 272960 1647070 5,13 - 3,35 1,78
Rte. Kayar Piézomètre 271600 1648920 29,21 11,88 10,21 1,67
PS.7
Gorom 11 Piézomètre 267490 1637900 28,85 - 7,62 21,23
PS.8
PS.10 Gorom I Piézomètre 268740 1640770 29,46 - 5,44
PS.11 Gorom I Piézomètre 268460 1642100 25,09 - 6,20 18,89
268740 1646520 6,26 2,65 3,61

1 PS.14 W. Kcur A.ND0 'e Piézomètre


PTS.68 - Keur Massar Puits Villag. 252330 1635830 10,00 5,06 4,94
PIS.65 * Keur Malar 13a Puits Villag. 251710 1633780 7,00 1,1 5,90
Dein 1\lcs Puits Villag. 265320 1642100 11,50 7,39 4,11
PIS .225 *
PTS.02 Deni..[Link] Puits Villag. 266310 1642610 13,35 8,68 4,67
[Link] Puits Villag. 263920 1639560 7,79 7,59 0,20
yrs.1.20
PI5.128 Wayambame Puits Villag. 261230 1639800 5,11 -
P15.232 Kaolack Puits Villa.. 267480 164607 1 I ,12 - . 10,35 0,77
PTS.213 K. Ah. Ndoye Puits Villag: 270870 1646960 7,64 7,43 0,21
PTS.234 Kavar(Ecole I'rin Puits Villa. 272000 1650180 2,63 2.00 0,63
PIS.210 Darou [Link] .Syll Puits Villag 270010 1641990 28,30 11,35 16,95
PTS.202 [Link] Puits Villa. 257590 1632060 24,63 4,97 19,66
PTS.109 Santiane Puits Villa, 1635100 14,50 12,08 2,42
PIS.235 * 13ambilor Puits Villa.. 265060 1637640 17,50 8,01 9,49
PTS.123 Ndiougouye Puits Villa. 263710 1636950 15,80 8,34 7,46
Golam Puits Villag. 272390 1640520 35,60 8,95 26,65
PTS.215
PI5.209 * Croisement yeti Puits Villa 270120 1640420 32,00 12,86 19,14
Djender Puits Villa. 276090 1645590 33,00 15,82 17,18
PTS.220 *
F.22 "Ibiaroye Forage 244000 1634320 19,00
F.17 "Ibiar2ye Forage 243420 1632940 5,00
F.21 Tb larme Forage 245250 1633780 8,00
F.15 Thittroyc Forme 245160 1633570 8,00
F.18 Thiaror Fora c 243720 1633090 5,00
F.19 Thiaroye Fora.e 244770 1633970 12,00
F.1 1.3cer Tialanc Fore 269700 1644270 10,00
F.2 13ecr Tialane Forage 269230 1644340 10,00
ANNEXE

F.3 13eer Tialanc Forage 268690 1644400 9,50


F.4 Beer Tialane Forme 268360 1644310 9,00

* Nivea statique et Topographie par rapport au sol

Piézoniétrie mesurée en Octobre 1997

OUVRAGE LOCA LITE TYPE COORDONNF,ES ( m ) PIEZOM ETRIE (n )

X Y Z (C. margelle) N.S N.1


DONNEE CORRIGEE (C. margelle)
Patte d'Oie Piézomètre 237860 1630880 13,00 7,41 5,80 1,51
P2.1
1'2.2 Crois. Cambèrène Piézomètre 238560 1632570 30,00 16,22 12,12 4,90
1'2.3 Golf Club Piézomètre 240650 1634650 15,00 16,20 15,00 1,00
1'2.4 III ,MCItiéclia waye Piézomètre 240540 1634970 l3,0:, 5,71 5,46 0,25
1'2.5 Les Filaos Piézomètre 244110 1636200 18,40 11,30 10,66 0,64
P2.6 Botnie Piézomètre 248000 1633700 15,00 11,74 6,98 4,76
P2.7 Tivaouanc Petilb Piézomètre 254120 1637720 21,00 12,15 10,46 1,69
Tivaouanc Peulh Piézomètre 255050 1639500 21,00 12,1 1 1,2 0,90
P2.8
Niaga Peulh Piézomètre 258870 1640160 5,00 _ 4,72 0,28
1'2.9
Gouve Guéwel Piézomètre 262460 1640560 5,00 - 4,70 0,30
P2.10
P3.1 Thiar/M: Nestl. Piézomètre 244830 1631080 4,50 - 2,80 1,70
P3.2
P3.3
P.4
Camp Militaire
Lac Malika
'lliaroye/mcr
Piézomètre
Piézomètre
Piézomètre
245030
248240
242290
1632680
1636890
1630870
5,52
3,43 .
4,30
.
-
-
2,41
2,30
-
3,11
1,13
-
1
Malika Piézomètre 250090 1636100 5,78 5,0 - -
I'.58
Warouwaye Piézomètre 246530 1635800 3,80 - 2,36 1,44 .
1'.19
Tliiaroye/mcr Piézomètre 245220 1630930 4,17 - - -
P.18
Toll [Link] Piézomètre 259670 1636740 9,00 9,50 8,14 1,36
PS.1*
PS.2 Sangalkam Piézomètre 271790 1643140 14,46 - - -

Santlie. Mame Gor Piézomètre 272450 1643600 19,60 - 5,50 14,1 1


PS.3*
Piézomètre 273690 1645520 19,27 - 1,27 18,01
I'S.3 BIS Ndam Lo
[Link] Marne Gor Piézomètre 273220 1645681) 9,73 - 4,83 4,90
PS.4
Mbawanc Piézomètre 271810 1645110 5,87 - 3,86 2,01
PS.5
-

W. Sanibe M.G Piézomètre 272961) 1647070 5,13 - 1,67 3,46


PS.6
Piézomètre 271600 1648920 29,21 11,88 9,72 1,61
1'S.7 Rte. Kayar
Piézomètre 267490 1637900 28,85 - 7,65 21,2 )
PS.8 Gorom 11.
Piézomètre 268740 1640770 29,46 - 6,36 23,1
PS.10 Gorom J
Gorom 1 Piézomètre 268460 1642100 25,09 - 6,20 18,8;
PS.11
W. Keur [Link] Piézomètre 268740 1646520 6,26 - 3,15 3,11
I'S.14
KeurMas Puits Villag. 252330 1635830 10, - 6,82 3,18
PTS.68 *
Keur Matar Da Puits Villag. 251710 1633780 7,00 - 4,91 2,09
PTS.65 * r

Puits Villag. 265320 1642100 11,50 - 7,50 4,00


PTS .225 * Deni. Niayes
Puits Villag. 266310 1642610 13,35 7,42 3,93.
PTS.02 Deni.13.N1)ao
[Link] Puits Villag. 263920 1639560 7,79 - 7,67 0,12
PTS.120
PT5.128 Wayamhamc Puits Villag. 261230 1639800 5,11 - -
Puits Villag. ,
267480 164607 11,12 - 10,43 0,69
PTS.23" Kaniack
270870
Puits Villag.._ 1646960 7,64 - 7,40 0,24
PTS.21. K. Ah. Ndoye
Kayar(Ecole Prim) Puits Villag. 272000 1650180 2,63 - 1,77 0,81:
PTS.234
1641990 28,30 - 13,34 15,46
PTS.210 - Darou [Link] Puits Villag. 270010
1632060 24,63 - 5,34 19,e
PT S.202
; Koune Puits Villag 257590
Puits Villag 257710 1635100 14,50 - 12,08 2,42
VI 5.109 Santiane
Bambilor Puits Villag. 265060 1637640 17,50 - 8,37 9,13
PTS.23.
Puits Villag. 263710 1636950 15,80 - - -
PTS.123 Ndiougouye
Puits Villag, 272390 1640520 35,60 13,98 21,02
PIS.21 Golam .

Puits Villag. 270120 1640420 32,00 U 15,19 16,


pTs.20 Croisera. Dayakh -

Puits Villag. 276090 . 1645590 33,00 - 18,08 l4 , c.-2


rTs.22 Djendcr
F.22 iro c
'[Link] Forage 244000 1634320 19,00 -
F.17 «Iliaroye Forage 243420 1632940 5,00 -
F.21 Thiaroye Forage 245250 1633780 8,00 -
F.15 Thiaroye Forage 245160 1633570 8,00 -
F.18 Thiaroye Forage 24370 1633090 5,00 -
ANNEXE

Forage 244770 1633970 12,00


F.19 Thiarove
Forage 269700 1644270 10,00
F.1 Beer . fialane
Forage 269230 1644340 10,00
F.2 Beer Tialane
Forage 268690 1644400 9,50
F.3 Beer Tialane
Forage 268360 1644310 9,00
F.4 Beer Tialane

Piézométrie moyenne de 1.987 à 1997


COORDONNF,ES ( vs ) PIEZONTETRIF, (ni)
ouvRAcE LocALITE TYPE
Z (C. margelle) N.S N.P
X Y
DONNEE CORRIGEE (C. marelle)
7,41 6,40 1,01
Piézomètre 237860 1630880 13,00
P2.1 Patte d'Oie 3,89
1632570 30,00 16,22 12,33
P2.2 Crois. Camberene Piézomètre 238560
15,00 16,20 15,00 1,20
Golf Club Piézomètre 240650 1634650
P2.3 4,59 1,12
Piézomètre 240540 1634970 13,00 5,71
'2.4 TIL1e3uediawaye 0,64
1636200 18,40 11,30 10,66
Les Filaos Piézomètre 244110
P2.5 9,90 5,01
248000 1633700 15,00 11,74
P2.6 13oune Piézomètre
21,00 12,15 - -
Ti vaouane Peulh Piézomètre 254120 1637720
P2.7 11,2 0,90
255050 1639500 21,00 12,1
P2.8 Tivaouaiie Peulh Piézomètre
Piézomètre 258870 1640160 5,00 -
I'2.9 Niaga Peulh 0,25
1640560 5,00 - 4 75
Gouye Cluewel Piézomètre 262460
P2.10 - --
244830 1631080 4,50 -
P3.1 Thiar/NI: Ncsil. Piézomètre
245030 1632680 5,52 - -
P3.2 Camp Militaire Piézomètre
3,43 - - -
Lac Malika Piézomètre 248240 1636890
P3.3
Piézomètre 242290 1630870 4,30 -
P.4 "Iliaroye/rncr -
1636100 5,78 5,0 -
Malika Piézomètre 250090
1'.58
246530 1635800 3,80 -
P.19 Warouwaye Piezornètrc
- - -
Piézomètre 245220 163093(1 4,17
P.18 *Fhiaroyeinier 1,68
1636740 9,00 9,50 7,82
Ton [Link] Piezometre 259670
PS.1* - -
Piézomètre 271790 1643140 14,46 -
PS.2 Sangeam 14,80
1643600 19,60 - 4,80
Santlic Marne G or Pi ezomètrc 272450
PS.3 - 0 70 18,57
Piézomètre 273690 164552(1 19,27
PS.3 BIS Ndam Lo 4,74
1645680 9,73 4,99
Santbe Manie Gor Piézomètre 273220
PS.4 2,69 3,18
Piézomètre 271810 1645110 5,87
PS.5 Mba‘vane
272960 1647070 5,13 - 1,83 -3 ,•3 0
PS.6 W. Sanche M.G. Piezomètre
29.21 11,88 7,48 3,85
Piézomètre 271600 1648920
PS.7 Rte. Kayar 21,55
1637900 28,85 7,34
Gorom I1 Piézomètre 267490
PS.8 4,68 24,78
Piézomètre 268740 1640770 29,46 -
PS.10 Gorom I 18,89
1642100 25,09 - 6,20
Gorom 1 Piézomètre 268460
PS.11 - 2,16 4,10
Piézomètre 268740 1646520 6,26
PS.14 W. .Keur [Link] -
1635830 10. , 00 - -
Kcur Massar Poils Villan 252330
PTS.68 * - -
251710 1633780 7,00 -
PTS.65 * Keur Ivlatar I3a Puits Villa
- 7,30 4,20
Puits Villa& 265320 1642100 11,50
PTS .225 * Deni Niayes 5,1.1
1642610 13,35 - 8, 22
Deni.11NDao Puits Villag. 266310
PTS.02 - 7,36 0,44
Puits Villa. 263920 1639560 7,79
Yrs. 20 [Link] -
261230 1639800 5,11 - -
PTS.128 Wayambam.e Puits Villa:.
11,12 10,39 0,73
Puits Villagg, 164607
PTS.232 Kaniack 0 22
1646960 7,64 7,42
K. Ab. Ntloye Puits Villag. 270870
PTS.213 1,81 0,82
272000 1650180 2,63
P ES.234 [Link](Ecole Prim) Puits Villag. 18,1
1641990 28,30 10,2
Darou [Link] Puits Villa 270010
PTS.210 4,35 20 28
Puits Villag. 257590 1632060 24,63
PTS.202 K m'irone
Puits Win. 257710 1635100 14,50 -

US. I 09 Santianc 9,30


265060 1637640 17,50 8,20
vrs.235 * Bambilor Puits Villag.
15,80 - -
Ncliougouye Puits Villag. 263710 1636950
I'TS.123 13,50 22,10
Puits Villag. 272390 1640520 35,60
PTS.215 Golarn 14,85
1640420 32,00 17 15
Croiseur. Ba_yakli Puits Villa:. 270120
l'TS.209 * 18,15 14 85
Puits VillaL__ 276090 1645590 33,00
PTS.220 * DjemIcr
Fora ge 244000 1634320 19,00
F.22 Tin aroye
Forage 243420 1632940
- 5 ,00
F.17 Thiaroye
Fora :e 245250 1633730 8,00
F.21 'Thiaroye
ANNEXE

Thiaroye Forage 245160 1633570 8,00 -


F.15
•Fhietroye Forage 243720 1633090 5,00 -
F.18
Thiaroye Forage 244770 1633970 12,00 -
F.19
Forage 269700 1644270 10,00 . -
F.1 Beer Tialane
Forage 269230 164434(1 10,00 -
F.2 I3cer Tialane
Beer Tialane Forage 268690 1644400 9,50 -
F.3
Forage 268360 1644310 9,00 -
F.4 Beer . Aime

* Niveau statique et Topographie par rapport au sol


ANNEXE

[Link].2: Analyses chimiques de Juillet 1.997

02 Con d. NIT4+ N 02-


OUVRAGE
TONEA rCi Elne µS/cm Ungil] [mg/1 J rmoj
1'2.2 29,5 5,67 6,9 689 0,06 0,230 89,35
P2.3 29,7 6,30 6,1 852 0,07 0,340 158
P2.4 30,1 6,18 5,3 .1068 0,03 0,11 . 0 165,4
P2.5 28,33 6,50 61 1023 0,01 0,0.18 145
P2.6 29,1 6,83 1,6 349 0,02 0,026 9
P.18
P.4
F.22 29,2 4,42 5,90 1530 1.23 0,010 418
F.21 29,6 4.80 5,50 J304 2,30 0,010 403
F.15 29,5 5 07, 4,90 1074 2 07
, 0,020 298,4
F.17 29,19 5,30 3,9 932 2,45 0,01!: 356
F.18 29,57 5,08 4,6 1095 1,58 0,0.16 280
F.19 29,18 _5, 02 6.80 1465 3,12 0,020 447,6

ZONE B
P2.9 28,70 6,40 3,80 3560 0,90 0,020 7,76
P2.10 29,40 6,77 2,30 821 0,05 0,190 23
PS.10 27,97 7,76 2,80 1285 0,32 1,080 41,17
PS.11 29,31. 7,25 2,12 705 2,05 0,030 9
PS.14 28,82 6,92 2,50 674 1,27 0,030 5,02
PTS.120 27 6,45 3,80 867 0,38 0,020 2

ZONE C
PTS.02 28,33 5- 70
, 6,90 2450 0,06 1,017 425,4
PTS.225 27,46 5,20 3,4 1640 2,61 0,160 120
PTS.232 28 6,29 4.4 326 0,05 0,070 37
PTS.213 28,33 6,05 6,78 1353 2,47 0,130 398,6
VFS.234 28,17 7,63 3,45 2110 b,12 0,020 12,03
VI.S.235 26,95 7,27 3,67 1710 0,07 0,050 11
PTS.2.15 26,48 6 40
, 3,89 470 0,05 0.330 164,4
PTS. 202 26,84 6,22 5,56 639 0,38 0,050 20,13
VI:S.209 27,35 7,48 751 0,09 0,090 8,75
rrszio 28,12 6,92 4,9 209 0,15 0,050 37,54
PTS .123 0,07 0,110
PTS.109

ZONE D
P2.1 29,11 6,19 6,7 122 2,32 0,016 20,15
P3.3 28,40 5,6 4,2 218 3,14 0,040 21,37
PS.5 28,74 4,80 -5, 5 226 0,33 0,006 0,3
PS.6 28,30 5,6 - , 80
3 504 0,07 0.010 1,5
PS.7 28,69 6,08 4,9 515 2,37 0,070 2,5
FI-S.128- • 27,07 6,01 4,7 508 0,02 0,200 25,31
.PS.4 29,02 6,73 4,4 210 0,39 0,020 8
PTS.220 26,76 6,15 6,3 272 0,55 0,180 37
P.19 27,62 5,5 7,2 641 0,01 0,020 45,42

ZONE E
P2.8 29,3 6,51 1,8 370 0,11 0,010 7,62
P2.7 29.1 7,73 2.56 637 0,46 0,640 30
P3.1 29,5 6,67 4,3 674 0,42 0,020 7,8
P3.2 27,34 6,05 4,1 339 0,00 0,010 8
P.58 26,49 5,03 1840
PS.1 29,60 0,37 0,220 115,1
6,14
PS.3 27,76 0,14 0,009
7,29
PS.3bis 27,37 0,09 0,030
7,54
PS.8 0,43
vrs.65 2,5
26,60 5,2
9,26

0,050

OUVRAGE
SO4 -

P2.2
25,3 10,01
P2.3 30 .03
23,61
P2.4 29 .00
39,37
P2.5 20,2 02
21,51 40,01

P.4
F.22 178,4 33,22 30,48
F.21 162,7 26,26 251,4
F.15 52,06 50,4 93
138,5 20,36 240,2
F. 17 64,06 101.4 201,4
167,5 108
F.18 161,4 67,11 115,1 262,5
102 63,5
151,2 98,5 230,2
101,5
230,3

71 76,08
S.10 I 14,4 165
66,44 220
S.11 78 30 98
PS. 14 45,46
S. 43,27 35,6
59,7
NE C
S.02 266,5 173,4 65,35 85,42
120,4
3 30,42 75,3
15,01 31
PTS.213 76,43_
58,56 44,37
PTS.234
122,4 32,26 156,1
PiS.235 492,5_ 221
193 48,14
PTS.215 132
PT .202 - 29,41 73,22 64,01 134 00,
14 54 110,4
.209 54,37 98.7 -0,0,
31 49,03 107,1
16,34 6
40
IM1111

2,39
33,55 12,46 13,31
3,46 -0,04
66,71 • 6,25 36,36
6,45 -0,03
2 0,02
ANNEXE

Analyses chimiques d'Octobre 1997

pH Oz Cond. NI1,4 NO7 " NO3-


OUVRAGE
ZONE A [mg/1J [Link] r in e [nie,/11 [nig/11
P2.2 29,5 5,75 7,4 790 0,00 0,170 117
P2.3 28,4 6,80 5,5 508 0,01 0,010 45,4
P2.4 29,3 6,59 7,25 1135 0,00 0,100 298,2
P2.5 28,4 6,54 6,88 1142 0,01 0,280 254,5
P2.6 30,5 7,10 3,55 298 0,00 0,010 o
P.18
P.4
F. 22 29,6 4,94 6,90 1505 2,26 0,013 547,4
F.21 29,7 4,15 6,80 1276 2.60 0,010 547,5
F.15 29,5 5,25 7,20 1107 1,89 0.023 367
F.17 28,9 5,08 8,30 1144 3,10 0,039 486,2
F.18 29,00 4,62 4,62 1112 1,08 0.020 310,5
F.19 29,6 5,00 7,10 1406 2,52 0,730 440.8

ZONE B
P2.9 27.90 7,08 3,35 3190 0,00 0,085 0,2
,
P2.10 29,00 6,77 2,45 758 0.00 0,750 18.4
PS.10 29,8 6,96 3,40 578 0,43 0,300 52,1
PS.11 30,9 7,01 2,35 666 0,00 0,090 6,6
PS.14 29,3 7,15 3 30
, 483 1,35 0,016 13,2
p-rs1 20 28,3 7,06 6,5 807,0 0,63 0,016 ,
0,2

ZONE C
PT5.02 28,4 6,94 7,.65 2300 0,56 0,140 408,1
PTS.225 27,6 5,2.1 7,8 1683 2,48 0,000 154,1
PTS.232 28,2 6,61 4,4 362 0,05 0,090 45,2
PTS.213 28,5 6,05 6,95 1359 2.38 0,590 211
us. 234 29,4 6.88 6,7 1766 0,05 0,006 26,3
PTS.235 28,2 6,99 6,95 1707 0,12 0,560 0,6
P1-S.215 27,4 7,30 -5, 8 977 0,11 0,030 250.9
PTS.202 28,7 7,12 6,25 646 0,05 0,033 14,2
PTS.209 28,6 6,34 7,15 734 0,02 0,013 4,9
PTS.210 28,8 7,28 7,3 214 0,00 0,560 40,1
PTS.123 28,1 7,74 7,74 513 0,05 0,049 0,00
p-rsio9 - - - - -• -
ZONE 1)
P2.1 29,3 6,24 7,1 139 0,00 0,006 3
P3.3 28,1 5,21 5,6 232 0,00 0.00 18
PS.5 30,9 5,10 4,4 209 0,4 0,010 0,1
PS.6 30,6 5,80 4,7 216 0,00 0,000
PS:7 30,1 6,25 6,55 459 1,75 0,020 0,6
,
PTS.128 - 27,5 6,04 5,8 519 0,05 0,180 25
PS.4 31,3 6,06 4,4 487 0,00 0.000 0,22
PTS.220 28,4 6.72 6,3 386 0,05 0,000 4,3
P.19 28,4 5,89 7,2 686 0,00 0,040 7,3.

ZONE E
P2.8 29,1 7,2 2,6 411 0,01 0,003 6,7
P2.7 31.2 7,10 2,85 412 0,00 0,010 0.1
P3.1 28,7 6,58 4.8 612 0,00 0,190 0,4
P3.2 29 6,25 6,3 366 0.00 0,190 1I
ANNEXE

6,1 5 1 -0 , 01
8 14 3 82 ,

P5.6 11 5 59 -0,03
40 4 110
PS.7 25,5 3,22 29,5 -0,02
73 6 214 22,15
PTS. 128 19 6
24,4 60,3 79 -0,02
35,5 8 31,43 7,48
PS.4 74 :39,33 33 0,04
17,27 8 43 7,42
PTS.220 43 60,3 112 0,01
5,45 28,23 17,34
P.19 68

ZONE E 79 1,8 78 , 22 0,02


36,38 4,11 28 8
P2. ?. 59,4 114 73 , 28 0,00
40,05 8,08 56,47 14,01
P2.7 177 20,15 76,03 0,04
65 4,41 51 4,41
P3.1 2,8 48 -0,03
2,28 29 2,23 68,2
P3.2 20,42 522 172 0
6,42 196,3 59 128,1 , 01

P.58 115,1 • 14,5 30,5 -0,02


31 13 7
PS.1 24,4 14,14 30 0.01
15,4 6
rs.3 16,32 2
32,09 9,43 67,1] 85,46 28 -0,03
PS.3his 27,44 1,6 88 0.01
22,1 29,5 33 98,3
PS.8 34 6,04 79 0 , 03
65,4 0,36 45,3 141
PTS.65 65,2 3 108.3 -0,03
100 25 64,5 219,3
PTS.68 33
17.1 73,22 41,3 37 -0 , 07
39,5 3 17,3 10
F.2 73,22 41,3 42,41 -0,07
4,37 23,4 10,5 5
F.3 105,6 45,6 53,37 -0,12
105,6 45.6 53,37 8,21
F.4

Analyses chimiques au piézoinere P2-9 durant les pompages d'essai (Août 1997)

SO4- CF
Temps Na'
[nie fnig/11 prig/11
(mn) [mg/1] pnel
995,52 509,90 -0,0
457,17 90,00 220,00 154,00
3 951 68 510,00 -0,1
471,46 89,0() 209,10 143,42
6 985,22 512,00 -0,1
459,00 109,00 126,00 140,00
10 1003,35 546,44 -0,03
446,50 78,04 124,49 128,19
15
124,00 134,00 986,57 575,30 -0 ,01 -
20 493,38 83,00 -0,01
124,04 140,00 975,06 603,01
25 517,46 86,31 0,0
1.21,00 140,07 971,05 612,00
30 539,00 88,00 0,0
121,43 140,35 998,25626,19
541,28 87,00
35
145,12 971,04 677,78 -(),L1
550,21 89,20 122,20
45 901,00 687,02 -0,C 1
581,00 ; 00,00 123,03 142,56
55 984,00 761,19 0,01
451,00 67,41 110,00 110,17
75 987,00 845,00 0,11
640,11 90,00 - 109,49 150,37
135 986,61 867,09 -0, ' 0
657,37 90,05 98,49 151,29
155 154,00 1003,06 869,90 -0,( 1
669,00 91,13 98,12
175 998,00 876,12 0,(>
676,00 91,31 98,00 155,09
195
ANNEXE

0,58 26.1, 5,47]


6 ,95 1850 0,09 , 910 J 1 123,3
OS.1 29,4 7,13 2.5 354 0.00 0.003 0,1
PS.3 27.3 7,67 3 374 0,02020 10
.-:..2:
P3.31)is 27.2 7,55 4,55 470 0,03 0.003 3,1
PS.8 30,4 L
PT5.65
F f S.68
r 28,00
28 , 30
r
7,38
5,03
2,5
6,95
950
ÏÔr
2,14 0,046
3Ï ir
0,9
0,7
5 . 86 6,5 578 0,00 0,120 6,8

0.1 30,1 7.88
, .1 ,, 6 138 0.27 0,023 4
,
F.2 29,4 7,15 4,05 344 1,93 0,006 1
0,3 29.2 6,80 3,5 675 2,10 0,120 9,1
0.4 29,1 7,21) 4,35 401 1,07 - 0.036 (.01)

OUVRAGE Na' X,' (1 Mg'' 11co; SO; f :1 - e


71.01'.27, A [Ire ngiiJ [Link] [me !. ing/11 [mg,11 [ngil] 1nAl
1'2.2 92,5 4.66 31 1_44 18,5 76,5 30,3 1 131,3 -0,03
P3 93 6 18.06 8,5 59,5 21,3 127 -0.01
P2.4 --.-4.
110 4,g 52,7 27,5 61 27
132.5 88 3,11 99 18,5 94,5 52,6 167,2 0,11
02.6 16,5 I 2,56 25.3 4,16 79,3 6,9 40,5 -0,06
0,18
1 •
0,4
1'.22 176.3 24,3 83,4 45,2 24,4 65,9 171,7 0,05
Y,21 183,1 29,2 100 6 53,8 12.2 28,7 192
. , 0,01
0.15 124,1 17,7 76 37 48,8 ± ) 201 -0,10
L ' _
17,17 189,1 19 73,3 S)) 427 1 72,7___1 235,6 001
F.18 175 20 72.2 43.8 36.6 60,6 256,5 0, 8
0.19 165 23,7 j 115 54,7 35,4 51,5 217.2 0.13

ZONE
____ - _. 83
____
P2.9- .364 -1. 85 111,4 139.6 293 813 --r 177 0,08
P2.10 53 j. 3,08 61 1.5 91,5 85,3 I . 119,3 -0,04
OS. 10 100 14.20 42,30 32 I 64.7 91.5
• - • 127.6 0,04
PS,11 71 4,60 3 13 97,6 69.8 94,5 -0,01
P5.14 35 4,33 - 20 4,4 42,7 8,9 62,2
- -- - - - -0,14
PIS. 120 48 4,50 103,70 31 61 353,2 80,6 -0,08

ZONE C
PTS,02 296 23,6 100,8 48 27,45 72,1 556.8 -0.08
rus.225 195 23,8 141,4 25,15 79,3 224,7 347,1 0.00
0 TS.232 41,5 8,4 17,6 9,5 42,7 7,3 75 , 4 -0,1
PTS.213 132,2 45,4 56,7 30 42,7
, 226.2 94 0,06
P15.234 138,7 74,3 150,7 36,6 173,8 698.5 394,6 -0.13
PT5.235 157,4 29,7 246 59 146.4 80 192,1 0.01
PIS.215 66,5 14,6 133,5 33 67,1 167 2 147,6 -0.01
13•1-S.202 58 5 ,• 1 46,8 15 85.4 105 106,6 -0,10
P15.209 59.5 3,2 65,2 32,5 106.7 161,4 136,9 -0,05
PTS.210 113,02 2,43 11,77 5 07 15,25 1,6 41,5 -02 14
0. 05.123 1
81 _2 7 • 30,4
. 13 24,4 126 84,6 0.12
PTS.109
E
ZONE D
P2.1
03.3
18,8
21,7
r 1,231
3,24
10
17,2
1,55
3,16
1 - 36,6
67,04
5.2
4.5
14
36
-0,02
-0,03
PS.5 7.85 12 4 0,95 37 4.9 10 -0,07
PS.t. 12.3 11 35,2 2,05 67,1 4,9 10 -0.0.3
ANNEXE

PS.7 28 5
, 4,85 48,2 3,25 170.8 4,6 63,7 -0,1(1
PTS. 128 24 5 72,22 5,4 213,5 16,2
, 12.8 0 12
,

PTS.220 15,65 5- , 87 50,25 4,8 . 194 1 .5,. 4 0,08


PS.4 34 31 26,16 7,25 134 16,8 38,5 0,13
P.19 61,5 6,03 24,7 17,5 85.4 14,3 117,6 0,07

ZONE E
P2.8 35,4 3,17 25 7,8 61 2,18 87,5 -0,03
P2.7 32,25 5,51 48 9,75 45 124 7
, 58,8 -0,05
P3.1 57,5 2,83 51,23 4,25 155,5 17,1 77 0,07
P3.2 23,2 2,82 35 4 91,5 3,3 50 0.00
P.58 127,5 11,8 198 70,5 134,2 426 230 0,09
PS.1 36,5 1,6 13,2 7,5 50,4 13,9 37,6 0,5
PS.3 24,5 5,08 22.51 8,8 49 78,5 9,6 0,06
PS.3bis 27,5 12 36,09 9,8 73,2 105,8 32,6 -0,06
PS.8 51,4 4,76 30 37,5 97,7 115,2 110,8 -0.01
.P1'S.65 60 10,26 100,2 43 54,9 394,6 80,8 0 00
,

PTS.68 73 20,1 88 3,7 70,2 222,8 110.2 -0,08


F I. 21,25 4 16,6 5 42,7 19,8 30,8 0 10
,

F.2 23 2 21,3 9 61 37,3 38 2 , -0,01


.F.3 49,5 23 8,1 1 24,4 21,1 78,3 0,01
F.4 45 8,4 20,5 9,5 79,3 64.1 82,8 -0,11

EGation(c,e q 4)- Anion(c,eq )

Erreur d'analyses: e[%]= 100


0,5. ECation(c,et )- Anion(c,e(r)

(eq) Concentration en mmol/1(eq)

• .
ANNEXE

AM!. 3: Rabattement rn fonction du temps au piézometre P2-1

o 200 . M34 111 mm

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Rnbuttement en fouctinn du temps 2u piézomètre P2-3

P2 - 3
ANNEX

Ann. 3: Rabattement en fonction du temps au piézomètre P2-1

T[mn]
18108 11311 7001
zon 488 end 1880 1211 1401

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st P2-1

Rabattement en fonction du temps au piézomètre P2-3

211 408 808 *8 1088 1211 vue 1801 1808 211111

is P2-3
ANNEXE

Variogramines .estintes dans différentes directions pour les charges


piezonlétriques de juin-juillet 1997

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ANNEXE

Vàriogrammes [Link]é.s dans tliffCrentes directions pour les charges piezoniétriques


moyennes de 1984 à 1997

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RESUMÉ

Le présent travail présente les résultats de l'étude de la vulnérabilité du système aquifère de


Thiaroye à la pollution azotée, pour une gestion des ressources hydriques. Un Système
d'Information Géographique (ARC/INFO) a été utilisé pour l'analyse des données
nécessaires à la détermination de l'influence de l'occupation des sols sur la qualité des eaux
souterraines.
Le bilan hydrique de la nappe est obtenu à partir des formules empiriques de
ALBRECHT, TURC, THORNTHWAITE, PENMAN. L'application du SIG a permis de
présenter les résultats sous forme de carte de recharge.
Les méthodes de statistique descriptive et de géostatistique ont permis de régionaliser les
données d'entrée du modèle hydrodynamique.
Le modèle conceptuel est représenté par une nappe monocouche L écoulement
bidimentionnel, soumis a un régime transitoire depuis 1971. Le modèle a servi' pour simuler
l'arrêt des pompages dans le centre de Thiaroye. Les résultats de La calibraticin mettent en
évidence:
• l'hétérogénéité du système avec des perméabilités qui varient de 0,1 et 10.1E0
4 m/s;
• la distribution des charges; piézométriques calculées en 1997 est représentative de l'état
de référence.
• avec l'arrêt des pompages dans le centre de Thiaroye, on observe une remontée
maximale de 3 m du niveau de la nappe au droit du piezomètre P3.2. L'influence de l'arrêt
des pompages est observée jusqu'à Tivaouane Peulh au Nord-Est de Thiaroye, où les niveaux
piézométriques observés sont restés relativement stables au piézomètre P2-7.
L'analyse de la vulnérabilité des eaux souterraines à la contamination par les nitrates
est basée sur l'évaluation et l'intégration dans le SIG des données géographiques relatives à la
zone de Thiaroye, et des données de l'étude hydrogéologique. Les résultats obtenus sont
donnés sous forme de carte de vulnérabilité des eaux à la contamination par les nitrates. Elle
montre une zone de forte sensibilité où toutes les conditions sont favorables au lessivage des
nitrates de la surface à la zone saturée, une zone de sensibilité moyenne où les caractéristiques
de la zone non saturée peuvent déterminer une certaine protection de lia nappe et une zone de
faible sensibilité avec une meilleure protection des eaux.

Mots clé: histogramme, box plot, variogramme, spatialisation, modèle, régime permanent,
régime transitoire, calibration, bilan hydrique, Système d'Information. Géographique, nitrates,
pollution, occupation des sols, vulnérabilité.

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