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Emotion

Le document traite des théories de l'émotion, en particulier celles de Schachter et Singer, qui suggèrent que l'émotion résulte de l'interaction entre activation physiologique et interprétation cognitive. Il aborde également les théories de l'évaluation cognitive, qui soulignent que l'émotion dépend de la manière dont un individu interprète une situation, influencée par des facteurs culturels et individuels. Enfin, il explore le débat entre la primauté de l'émotion ou de la cognition dans le processus émotionnel, en intégrant des perspectives neuroscientifiques.

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Emotion

Le document traite des théories de l'émotion, en particulier celles de Schachter et Singer, qui suggèrent que l'émotion résulte de l'interaction entre activation physiologique et interprétation cognitive. Il aborde également les théories de l'évaluation cognitive, qui soulignent que l'émotion dépend de la manière dont un individu interprète une situation, influencée par des facteurs culturels et individuels. Enfin, il explore le débat entre la primauté de l'émotion ou de la cognition dans le processus émotionnel, en intégrant des perspectives neuroscientifiques.

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➡ Resumé de l’emotion
4 ) comment les emotions se declenchent et differencient ?
2)Théorie de Schachter et Singer (1962)
Idée générale
Selon Schachter et Singer, l’émotion ne provient ni uniquement du corps ni uniquement de la pensée.
Elle résulte de l’interaction entre deux éléments :
• une activation physiologique (arousal)
• une interprétation cognitive de la situation
Autrement dit :
émotion = arousal + cognition
Cela signifie que le corps donne l’énergie de l’émotion, tandis que l’esprit lui donne sa signification
Le rôle de l’activation physiologique (arousal)
Lorsqu’un individu fait face à une situation, son corps réagit automatiquement :
• accélération du rythme cardiaque
• transpiration
• tremblements
Cette activation est nécessaire pour ressentir une émotion, mais elle est non spécifique.
Cela veut dire que les mêmes réactions corporelles peuvent correspondre à différentes émotions.
Par exemple, le cœur peut battre vite aussi bien dans la peur que dans la joie
Le rôle de la cognition (interprétation)

Après l’activation du corps, l’individu cherche à comprendre pourquoi il ressent cet état.
Il analyse alors la situation en fonction du contexte et de ses connaissances.
Cette interprétation permet de donner un “label” émotionnel :
• peur
• joie
• colère
Ainsi, c’est la cognition qui détermine la nature de l’émotion.
Le processus complet
Le processus émotionnel se déroule en ‫ عدة‬étapes :
1. Une situation provoque une activation physiologique
2. L’individu prend conscience de cet état corporel
3. Il cherche une explication dans son environnement
4. Il attribue un label émotionnel
5. L’émotion est alors ressentie
Donc, sans interprétation, l’activation reste ambiguë.
Exemple simple
Si une personne a le cœur qui bat rapidement :
• dans un environnement dangereux
• dans une fête
Le même arousal peut produire différentes émotions selon le contexte.
Expérience de Schachter et Singer
Les chercheurs ont administré une substance provoquant une activation physiologique à des participants.
• Certains participants recevaient une explication claire (effet du produit)
• D’autres n’avaient aucune explication
Résultats :
• Les participants sans explication ont interprété leur état en fonction du contexte social
• Ceux qui avaient une explication n’ont pas modifié leur émotion
Cela montre que la cognition est essentielle pour donner un sens à l’arousal.
Les trois hypothèses principales
• Si une activation physiologique n’a pas d’explication
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Si une explication est disponible
• Sans activation physiologique
Importance de la théorie
Cette théorie a montré que :
• l’émotion dépend aussi du contexte social
• l’individu utilise son environnement pour comprendre ce qu’il ressent
• l’expérience émotionnelle peut être influencée par la situation
Limites
Malgré son importance, cette théorie présente des limites :
• elle n’explique pas clairement l’origine de l’activation physiologique
• elle suppose que l’arousal est toujours nécessaire
• elle simplifie certains processus émotionnels complexes
C’est pourquoi d’autres théories, comme celles de l’évaluation cognitive (appraisal), ont été
développées.
Conclusion La théorie de Schachter et Singer montre que :
une émotion apparaît lorsque
• le corps est activé
• et que l’esprit interprète cette activation

3) Les théories de l’évaluation cognitive (Appraisal)


Idée générale
Les théories de l’évaluation cognitive partent d’une idée essentielle :
une émotion ne dépend pas directement de l’événement, mais de la manière dont cet événement est
interprété par la personne.
Autrement dit, entre la situation et l’émotion, il existe une étape intermédiaire :
l’évaluation cognitive (appraisal).
Cela permet de comprendre pourquoi une même situation peut provoquer des émotions différentes selon
les individus ou selon le contexte.

Magda Arnold (1960)

Magda Arnold est l’une des premières à avoir proposé que l’émotion est le résultat d’un processus
d’évaluation.
Selon elle, lorsqu’un individu rencontre un événement, il ne réagit pas automatiquement. Il commence par
évaluer la signification de cet événement par rapport à lui-même.
Cette évaluation dépend de facteurs personnels comme :
• les besoins
• les objectifs
• les expériences passées
Ainsi, l’émotion est toujours subjective, car elle dépend de la manière dont chaque personne interprète la
situation.

Richard Lazarus (1966)

Richard Lazarus a approfondi cette idée en montrant que l’évaluation est un processus dynamique et en
plusieurs étapes.
1 ) Appraisal et Reappraisal
Lazarus distingue deux processus :
• Appraisal : c’est la première évaluation rapide de la situation.
• Reappraisal : c’est une réévaluation qui peut modifier la première impression.
Cela signifie que l’émotion n’est pas fixe. Elle peut évoluer si la personne change sa manière d’interpréter
la situation.
Par exemple, une personne peut d’abord ressentir de la peur face à une situation, puis se calmer
lorsqu’elle comprend mieux ce qui se passe.
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&

Une expérience célèbre a montré que la réaction émotionnelle à un film peut changer simplement en
modifiant le commentaire verbal. Si on insiste sur la douleur, les participants ressentent plus de stress.
Si on insiste sur la signification culturelle, leur réaction est moins intense.
Cela montre que l’interprétation influence directement l’émotion.
2 ) Les deux types d’évaluation
Lazarus distingue également deux niveaux d’évaluation qui fonctionnent ensemble.
Évaluation primaire
Dans cette première étape, la personne se demande si l’événement est important pour elle.
Elle évalue notamment :
• si la situation est agréable ou désagréable
• si elle favorise ou empêche ses objectifs
C’est une réponse rapide du type :
“Est ce que c’est bon ou mauvais pour moi ?”
Évaluation secondaire
Dans cette deuxième étape, la personne évalue sa capacité à faire face à la situation.

Elle se demande :
• Est-ce que je peux gérer cette situation ?
• Est-ce que j’ai les ressources nécessaires (capacités, aide, stratégies) ?

Ici, on passe de l’évaluation de la situation à l’évaluation de soi-même face à la situation.


Interaction entre les deux
Les deux évaluations interagissent pour déterminer l’émotion finale.
Par exemple :
• Si une situation est perçue comme dangereuse et que la personne pense ne pas pouvoir y
faire face
• Si la situation est perçue comme dangereuse mais que la personne pense pouvoir la
contrôler
Donc, l’émotion dépend à la fois :
• de la signification de la situation
• et du sentiment de contrôle

Les critères d’évaluation

Pour évaluer une situation, le cerveau utilise plusieurs critères de manière très rapide :
• Est-ce que cet événement est nouveau ?
• Est-ce qu’il est agréable ou désagréable ?
• Est-ce qu’il affecte mes objectifs ?
• Est-ce que je peux y faire face ?
• Qui est responsable de cette situation ?

Ces critères permettent de construire une réponse émotionnelle adaptée.


Exemple concret (homme avec un couteau)
Lorsque vous voyez un homme avec un couteau, votre cerveau évalue rapidement :
• Est-ce qu’il est dangereux ?
• Est-ce qu’il menace ma sécurité ?
• Est-ce que je peux me défendre ou fuir ?
Si vous pensez ne pas pouvoir vous défendre
Si vous pensez pouvoir gérer la situation

Résultats des recherches


Plusieurs études ont confirmé l’importance de l’évaluation cognitive.
• Klaus Scherer a montré que les émotions peuvent être prédites à partir des critères
d’évaluation dans environ 70 % des cas.
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$
• Craig Smith et Lazarus ont montré que les émotions imaginées correspondent aux évaluations
faites par les participants.
• Scherer et Ceschi ont observé que des personnes dans une même situation (perte de bagages)
ressentent des émotions différentes selon leur évaluation personnelle.
Ces résultats montrent que l’émotion dépend du point de vue du sujet.
Exemple (examen)
Deux étudiants passent le même examen :
• L’un s’est bien préparé

• L’autre ne s’est pas préparé

Donc, ce n’est pas l’examen qui crée l’émotion, mais l’évaluation de l’examen.

Critiques

Malgré son importance, cette théorie présente des limites :


• Les études reposent souvent sur des souvenirs, qui peuvent être inexacts
• Les réponses peuvent être influencées par la culture ou les attentes sociales
• Les situations imaginées ne reproduisent pas toujours les émotions réelles

Solutions modernes

Pour améliorer la recherche, les scientifiques utilisent aujourd’hui :


• des situations plus réalistes (ex : jeux vidéo interactifs)
• des mesures objectives :
• comportement
• réactions physiologiques
• activité cérébrale
Cela permet d’étudier les émotions de manière plus précise.

Conclusion
Les théories de l’appraisal montrent que :
l’émotion dépend de l’interprétation cognitive de la situation
Ainsi, un même événement peut provoquer des émotions différentes selon :
• les objectifs de la personne
• ses ressources
• sa manière de comprendre la situation
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4 .4 Différences individuelles et culturelles dans l’appraisal

Idée générale
Selon les théories de l’appraisal, l’émotion dépend de l’évaluation subjective de la situation.
Cela signifie que le même événement peut provoquer des émotions différentes, soit chez deux personnes
différentes, soit chez une même personne à des moments différents.
Cette variation s’explique par le fait que l’évaluation dépend de :
• ses buts
• ses valeurs
• sa situation personnelle au moment donné

1 ) Différences culturelles
Les différences culturelles jouent un rôle important dans l’évaluation des situations.
Même si certains mécanismes d’évaluation sont universels, les valeurs, les normes et les buts sont influencés
par la culture.
Ainsi, la culture guide :
• ce qui est considéré comme important
• ce qui est jugé bon ou mauvais
• la manière d’interpréter les événements
Résultats des études (Wallbott & Klaus Scherer)
Les recherches interculturelles ont montré que :
• Dans les cultures individualistes, l’accent est mis sur l’individu, ses droits et ses intérêts
• Dans les cultures collectivistes, la priorité est donnée au groupe, à la famille et aux relations sociales
Honte vs culpabilité
• Dans différentes cultures, la honte et la culpabilité sont liées à des comportements jugés immoraux
• Cependant :
• la culpabilité apparaît souvent lorsque l’acte est perçu comme très grave moralement
• Ces émotions peuvent avoir :
• des effets durables
• mais la honte peut être plus intense et plus brève
Différences dans les croyances
Dans certaines cultures, notamment dans certains pays africains :
• les individus ont tendance à faire des attributions externes
ils expliquent les événements par des causes extérieures
Alors que dans d’autres cultures :
• les individus privilégient des attributions internes
ils se considèrent responsables
Cela influence directement l’émotion ressentie
Conclusion partielle
Le système de valeurs socioculturelles influence fortement l’évaluation
donc il modifie l’émotion
2 ) Différences de groupe
Même au sein d’une même culture, il existe des différences entre groupes.
Les buts et les valeurs peuvent varier selon :
• la classe sociale
• la génération
• les opinions ou affiliations
Par conséquent, un même événement peut être évalué différemment selon le groupe, ce qui entraîne des
émotions différentes.
3 ) Différences individuelles
Chaque individu possède une manière personnelle d’évaluer les situations.
Un facteur essentiel est :
la perception de soi (estime de soi)
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➡ (
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Étude Brown & Dutton (1995)
• Les personnes ayant une faible estime de soi réagissent plus fortement aux échecs
• Elles ressentent davantage d’émotions négatives comme :
• la honte
• l’humiliation
• À l’inverse, les personnes ayant une bonne estime de soi sont moins affectées
Rôle du concept de soi
Selon Hazel Markus et Shinobu Kitayama :
• la manière dont une personne se définit (son “soi”) dépend aussi de la culture
• cela influence :
• les attributions (interne ou externe)
• et donc les émotions
Idée importante
Selon Klaus Scherer et al. (2008) :
certains troubles émotionnels peuvent être liés à des biais ou des erreurs dans le processus d’évaluatio
(appraisal)

Conclusion générale
Les émotions varient parce que l’évaluation varie.
Or, cette évaluation dépend de plusieurs facteurs :
• la culture
• le groupe d’appartenance
• les caractéristiques individuelles

5) Primauté de l’évaluation cognitive

Idée générale
Cette partie traite d’un problème central en psychologie de l’émotion :
Qu’est-ce qui vient en premier : l’émotion ou la cognition ?
Autrement dit, lorsqu’un individu fait face à une situation :
• ressent-il d’abord une émotion ?
• ou bien évalue-t-il la situation avant de ressentir quelque chose ?

1 ) Débat entre Robert Zajonc et Richard Lazarus


Position de Zajonc
Zajonc défend l’idée que l’affect (émotion) est primaire par rapport à la cognition.
Selon lui, il est possible de ressentir une émotion sans passer par un traitement cognitif préalable.

Il s’appuie notamment sur l’effet de simple exposition : le fait d’être exposé plusieurs fois à un stimulus neutre
suffit à créer une préférence, même sans analyse consciente.
Cela montre que :
• les réactions affectives peuvent être rapides, automatiques et non cognitives
• l’émotion peut apparaître directement à partir de la perception
Exemple 1 : simple exposition
• Une personne voit plusieurs fois une image ou une marque
elle finit par l’aimer
même sans réflexion consciente
Exemple 2
• On voit un visage inconnu
on ressent immédiatement une impression (sympathie ou rejet)
sans analyse consciente
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" + -
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Position de Lazarus

Lazarus soutient au contraire que la cognition est nécessaire à l’émotion.


Selon lui, pour qu’une émotion apparaisse, l’individu doit évaluer la signification de la situation par rapport à
son bien-être.
Même si cette évaluation est rapide ou inconsciente, elle reste indispensable.

Il critique Zajonc en affirmant que :


• ses arguments ne prouvent pas l’absence de cognition
• les phénomènes étudiés (comme la simple préférence) ne suffisent pas à définir une véritable
émotion
• sa théorie ne propose pas de mécanisme explicatif clair
Exemple 1 : le chien
• On voit un chien dans la rue
le cerveau évalue :
• est-il dangereux ou non ?
• Si dangereux
• Si inoffensif
Exemple 2
• Une personne crie
selon l’interprétation :
• menace
• blague
Conclusion du débat

Le débat oppose donc deux visions :


• Zajonc : l’émotion peut exister sans cognition
• Lazarus : la cognition est toujours impliquée dans l’émotion

2 ) Approche neuroscientifique de Joseph LeDoux

LeDoux propose une vision basée sur le fonctionnement du cerveau.


Il suggère qu’il existe deux systèmes partiellement indépendants :
• un système émotionnel, centré sur l’amygdale, rapide et automatique
• un système cognitif, impliquant des structures comme l’hippocampe, plus lent et analytique
Il met en évidence l’existence de deux voies de traitement :
• une voie rapide (sous-corticale) qui permet une réaction émotionnelle immédiate
• une voie lente (corticale) qui permet une analyse plus approfondie de la situation
Cela explique pourquoi une émotion peut apparaître avant une analyse consciente.

Conclusion de LeDoux
L’émotion peut être rapide et indépendante dans certains cas,
mais elle peut aussi être modifiée par la cognition par la suite.
1 . Voie rapide (émotion)
• Stimulus
Exemple
• On voit un objet dans le noir
on a peur immédiatement
avant même de comprendre que c’est un simple câble
%
"

*
2 . Voie lente (cognition)
• Stimulus
Exemple
• Après avoir eu peur du “danger”
on réalise que c’était un objet inoffensif. la peur diminue

3 ) Critique de Parrott et Schulkin

Parrott et Schulkin remettent en question la séparation stricte entre émotion et cognition.


Selon eux :
• même les processus émotionnels impliquent une forme d’interprétation
• or, l’interprétation est par définition un processus cognitif
Ils soulignent une contradiction chez LeDoux :
• il parle d’un système émotionnel qui “évalue” la signification
• mais il le considère comme non cognitif
Pour eux, cette distinction est problématique.
Leur proposition

Ils proposent de ne pas opposer émotion et cognition, mais de distinguer :


• des cognitions émotionnelles (liées à l’évaluation affective)
• des cognitions non émotionnelles (logiques, analytiques)

Ainsi, émotion et cognition sont liées et interdépendantes, et non totalement séparées.


Exemple
Même lorsqu’on a peur immédiatement :
• le cerveau a déjà interprété :
• “c’est dangereux”
donc il y a déjà cognition

Conclusion
Les différentes positions montrent que :
• l’émotion peut être rapide et automatique (Zajonc, LeDoux)
• mais elle implique souvent une forme d’évaluation cognitive (Lazarus)
• et il est difficile de séparer complètement émotion et cognition (Parrott)
0
5. Réaction : Existe-t-il des patterns spécifiques selon les émotions ?

1) Idée générale du débat


• Les chercheurs ne sont pas tous d’accord sur la façon dont les émotions se différencient.
• Tous s’accordent sur un point :
➜ le sentiment (expérience subjective) est bien différencié
➜ mais les réponses corporelles (physiologiques et motrices) seraient soit non spécifiques, soit partiellement
spécifiques.

2) Deux grandes visions sur la différenciation des émotions


A. Vision “physiologique”
• Certaines théories disent que les émotions viennent de :
• soit un feedback corporel précis (chaque émotion = réaction corporelle différente)
• soit une activation physiologique générale (arousal)
• Exemple :
• Schachter & Singer :
➜ le corps est activé de manière non spécifique
➜ c’est la cognition (interprétation) qui donne le nom de l’émotion (peur, colère, joie)
Exemple simple :
• cœur qui bat vite + situation menaçante
• même cœur qui bat vite + réussite

B. Vision cognitive (Lazarus)


• Les émotions dépendent surtout de l’évaluation cognitive (appraisal).
• Ce n’est pas le corps qui différencie l’émotion, mais :
➜ la façon dont on interprète la situation
• Donc :
• une situation
Exemple :
• danger perçu
• injustice

3) Théorie des émotions de base (émotions discrètes)


• Théorie importante (Tomkins, Ekman, Izard)

Idée principale :
• Il existe un petit nombre d’émotions universelles :
➜ colère, peur, joie, tristesse, dégoût…
• Ces émotions seraient :
• innées
• contrôlées par des programmes neuromoteurs biologiques

Conséquence :
• Chaque émotion aurait :
• une expression faciale spécifique
• une réaction corporelle spécifique
• une signature vocale spécifique
4) Expressions motrices (visage, corps, voix)
4.1 Expression faciale
• Hypothèse :
➜ les émotions doivent avoir des expressions universelles

Résultats :
Existence d’universalité (Ekman)
• les personnes de différentes cultures reconnaissent les émotions sur les visages
Exemple :
• tribus isolées (Nouvelle-Guinée) reconnaissent les émotions occidentales
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MAIS critiques :
• il existe aussi des différences culturelles
• certains muscles ne sont pas toujours activés
• les expressions ne sont pas toujours “complètes”
4.2 Limites des “programmes innés”
• Les expressions faciales :
• ne sont pas totalement automatiques
• varient selon les contextes et les cultures
• dépendent aussi de l’apprentissage social
Conclusion :
➜ pas de programme rigide parfait
4.3 Expression vocale
• On peut reconnaître les émotions juste avec la voix
Exemple :
• voix grave + forte
• voix aiguë + faible
Résultat :
• reconnaissance correcte même entre cultures différentes
5) Culture et expression des émotions
• Les expressions sont influencées par :
• la culture
• la langue
• les normes sociales
Exemple :
• certaines cultures expriment plus ou moins les émotions
• la voix est encore plus influencée que le visage

5.2 Les changements psychophysiologiques


1) Idée générale
• Depuis longtemps, les émotions sont associées à des changements corporels
(physiologiques) :
• cœur qui bat vite
• respiration accélérée
• transpiration
• tension musculaire
• Débat central :
➜ Est-ce que chaque émotion a une réaction corporelle spécifique ou non ?

2) Fonction des changements physiologiques


• Les réactions physiologiques ne servent pas principalement à communiquer l’émotion aux
autres.
• Exemple : rougir ou trembler peut révéler une émotion, mais ce n’est pas leur fonction
principale.
• Leur fonction principale est :
➜ préparer le corps à agir
Exemple :
• peur
• colère
3) Problème méthodologique
• Il est très difficile de tester les émotions en laboratoire parce que :
• on ne peut pas créer des émotions fortes facilement
• pour des raisons éthiques et pratiques
Donc :
• les résultats sur les émotions humaines fortes sont limités
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4) Débat : différenciation physiologique
A. Position 1 : activation non spécifique (arousal)
• Certains chercheurs disent :
➜ toutes les émotions produisent une activation générale du corps
➜ pas de différences physiologiques claires entre émotions
Exemple :
• peur, joie, colère
B. Position critique
• Cette idée est jugée trop simpliste :
➜ on ne peut pas supprimer totalement la spécificité physiologique
5) Résultats des recherches
A. Résultats faibles mais partiels
• Les études montrent que :
• les différences physiologiques ne sont pas toujours claires
• MAIS certaines différences existent

Exemple :
• fréquence cardiaque :
➜ différente entre peur et tristesse de manière assez stable

B. Expérience importante
• Certaines études (Stemmler et al.) montrent que :
➜ les émotions peuvent être étudiées de manière plus réaliste
➜ et elles montrent des patterns physiologiques cohérents

5.3 Le sentiment subjectif

1) Définition générale
• Le sentiment subjectif correspond à l’expérience consciente de l’émotion (ce que la personne
ressent intérieurement).
• Il est souvent considéré comme :
➜ la composante la plus importante de l’émotion
➜ car sans ressenti conscient, on ne peut pas vraiment parler d’émotion vécue
Exemple :
• avoir peur = ressentir intérieurement une sensation de danger + être conscient de cet état

2) Évolution des théories


• Avant :
➜ les théoriciens confondaient émotion et sentiment (émotion = ressenti)
• Aujourd’hui :
➜ le sentiment est vu comme un reflet des autres composantes :
• réactions physiologiques (corps)
• expressions motrices (visage, voix)
• évaluations cognitives (appraisal)
Donc :
• le sentiment = résultat conscient de ce qui se passe dans le corps + le cerveau
5.3.1 Les dimensions du sentiment

1) Vision classique
• Les émotions sont souvent réduites à deux dimensions :
• plaisir / déplaisir
• agréable / désagréable

Cette idée correspond à la notion de : ➜ valence émotionnelle


Exemple :
• joie = positive
• peur = négative
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2) Limite de cette vision
• Cette vision est trop simple car elle ne décrit pas toute la richesse des émotions.
3) Modèle de Wundt (plus complet)

Wundt propose 3 dimensions :


• valence (plaisir / déplaisir)
• activation (excitation / calme)
• tension (stress / relaxation)
Exemple :
• colère
• tristesse

4) Modèle moderne (2 dimensions principales)


La recherche actuelle retient surtout :
• valence (positif / négatif)
• activation (arousal) (calme / excitée)
Exemple :
• peur
• contentement
5) Modèle du circumplex (Russell)
• Les émotions sont organisées dans un cercle selon :
➜ valence + activation

Exemple :
• joie : positive + haute activation
• ennui : négative + basse activation

6) Modèle de Scherer (plus complexe)


• Ajoute une approche plus fine appelée “grid sémantique”
• Il propose 4 dimensions :
• valence
• dominance (puissance / contrôle)
• activation
• prévisibilité

Exemple :
• colère : forte dominance + forte activation
• peur : faible dominance + forte activation
7) Conclusion sur les dimensions
• Les modèles à 2, 3 ou 4 dimensions sont utiles mais :
➜ ils restent une simplification
• Les émotions humaines sont beaucoup plus riches
• Le langage émotionnel varie énormément selon les cultures
5.3.2 La verbalisation des sentiments
1) Importance du langage
• Les émotions sont souvent étudiées à travers les mots utilisés pour les décrire
• Le langage émotionnel reflète la manière dont une culture perçoit les émotions

2) Différences culturelles
• Certaines cultures ont :
• peu de mots pour certaines émotions
• mais beaucoup pour d’autres
Exemple :
• Tahiti :
➜ peu de mots pour la tristesse
➜ mais vocabulaire riche pour d’autres émotions

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3) Conséquence anthropologique
• Ces différences ont conduit à l’idée que :
➜ les émotions ne sont pas totalement universelles
➜ elles dépendent de la culture

4) Constructivisme social
• Les émotions seraient :
➜ construites socialement
➜ influencées par la culture et les normes sociales

Cela dépend de :
• valeurs culturelles
• relations sociales
• traditions
• rôle de l’individu
5) Limites de cette théorie
• Même s’il existe des différences culturelles dans le langage :
➜ cela ne prouve pas que les émotions sont totalement différentes
• Pour nier l’universalité, il faudrait montrer des différences dans :
• appraisal (évaluation)
• expressions
• réactions physiologiques
• tendances à l’action

Or :
➜ les recherches montrent plutôt des similarités entre cultures

6) Conclusion importante
• Les émotions semblent avoir :
une base universelle (processus émotionnels communs)
MAIS une grande variation culturelle dans le langage et la verbalisation
Donc :
➜ le sentiment subjectif est la composante la plus influencée par la culture
Motivation
I. Définition de la motivation

La motivation est un comportement actif orienté vers un but.


Elle pousse une personne à agir afin de satisfaire un besoin ou atteindre un objectif.

Toute motivation comporte trois éléments essentiels :


• Le besoin : ce qui pousse la personne à agir.
• L’action : les efforts et comportements réalisés.
• Le but : l’objectif recherché qui permet de satisfaire le besoin.
Selon Levasseur, la motivation est l’état d’une personne qui :
• choisit de faire un effort,
• décide de la quantité d’efforts à fournir,
• et maintient ces efforts dans le temps pour accomplir une tâche.
Ainsi, la motivation implique :
• un choix,
• un investissement,
• et une persévérance.
Exemple : un nageur qui veut participer aux Jeux Olympiques s’entraîne pendant plusieurs années afin
d’atteindre son objectif.

II. Les sources de la motivation La motivation peut avoir deux origines :

1. Motivation intrinsèque
Elle vient de l’intérieur de la personne :
• valeurs,
• besoins,
• croyances,
• plaisir personnel,
• désir de réussite.
Exemple : vouloir être le meilleur dans sa discipline ou aimer son travail.

2. Motivation extrinsèque
Elle provient de l’environnement extérieur :
• récompenses,
• salaire,
• primes,
• règles sociales,
• reconnaissance.
Exemple : travailler davantage pour obtenir une prime.

Aujourd’hui, les chercheurs considèrent que la motivation résulte généralement d’une combinaison de
facteurs intrinsèques et extrinsèques.

III. Le processus de motivation


La motivation fonctionne sous forme de cycle :
1. Un besoin apparaît.
2. Ce besoin crée une tension ou un état d’inconfort.
3. La personne agit pour réduire cette tension.
4. Le but est atteint.
5. Le besoin est satisfait et la tension diminue.
Exemple de la faim
• Une personne ressent la faim.
• La faim crée un malaise.
• Elle cherche de la nourriture et mange.
• Après avoir mangé, la tension disparaît.
• Le besoin est satisfait.

Une fois un besoin satisfait, un nouveau cycle motivationnel peut recommencer.


Certains besoins peuvent réapparaître continuellement, comme :
• le désir de réussite,
• le besoin de pouvoir,
• ou la volonté de progresser dans une organisation.

IV. Le modèle de Szilagyi et Wallace

Ces auteurs proposent un modèle plus complexe du processus motivationnel en 9 étapes :


1. Prise de conscience du besoin.
2. Impossibilité de le satisfaire immédiatement.
3. Recherche de solutions possibles.
4. Choix d’une solution.
5. Mise en action.
6. Évaluation de la décision.
7. Obtention du résultat.
8. Satisfaction du besoin.
9. Réduction de la tension.
Ce modèle montre que la motivation dépend de plusieurs facteurs cognitifs et comportementaux.

V. Importance de la motivation
La motivation joue un rôle essentiel dans le comportement humain.
Elle permet :
• d’orienter les comportements,
• de mobiliser l’énergie,
• de fixer des priorités,
• et de prendre des décisions adaptées aux situations.

À chaque moment, nos comportements sont influencés par :


• nos besoins,
• nos buts,
• nos valeurs,
• et nos projets.

Lorsqu’un événement touche ces éléments, il peut modifier nos priorités et déclencher une réaction
émotionnelle et comportementale.

b. L’émotion :
-Dans ce sens, plusieurs chercheurs considèrent que la fonction des émotions serait de « motiver » ou de
faciliter un comportement particulier afin de satisfaire nos buts et besoins.

-Hebb et Thompson, ont montré que les êtres humains sont les plus émotifs de toutes les espèces.
-Charles Darwin, quant à lui, suggère que les émotions servent de fonctions utiles pour l’organisme
(préparation de comportements adaptatifs + la régulation de l’interaction entre les espèces vivant en
société grâce à l’inférence d’une tendance à l’action).
-La psychologie sociale a aussi particulièrement insisté sur l’importance de tels signaux dans la gestion
des interactions sociales ou dans d’autres domaines sociaux. Les émotions sont des réponses quasi
automatiques, mais elles n’exécutent pas aveuglément de simples chaînes Stimulus-Réponse (découplage
et évaluation additionnelle de la situation).

Etape 1 : mon corps averti qu’il a faim (creux, gargouillements)


Etape 2 : mon besoin ne peut être satisfait instantanément (je n’ai rien à manger sous la main)
Etape 3 : je peux aller manger chez ma mère qui m’a justement invité
Etape 4 : je décide d’y aller
Etape 5 : je prends les moyens (taxi) de m’y rendre rapidement car j’ai de plus en plus faim et je suis en reta
Etape 6 : j’évalue ma décision : oui j’ai bien fait de prendre un taxi, car le temps file
Etape 7 : j’arrive, tout va bien, il reste de quoi manger et c’est bon.
Etape 8 : j’ai mangé à ma faim
Etape 9 : mon besoin est satisfait
II) Motivation comme antécédent et conséquent du processus émotionnel

Scherer distingue deux types de motivations :


• la motivation comme antécédent,
• et la motivation comme conséquent du processus émotionnel.

La motivation comme antécédent détermine l’apparition d’une émotion. Seuls les événements importants
pour les buts, valeurs, plans et besoins d’un individu provoquent une émotion. Cela permet d’économiser
les ressources mentales et physiques. Lorsqu’un événement important survient, les priorités
motivationnelles peuvent changer rapidement, comme dans une situation de danger où la sécurité
devient prioritaire.

La motivation comme conséquent correspond aux tendances à l’action produites par l’émotion. Après une
émotion, l’individu adopte un comportement permettant de satisfaire ses besoins selon la situation et ses
priorités. Par exemple, une personne qui a faim peut ressentir de la colère si quelqu’un lui retire de la
nourriture et réagir par l’agressivité ou chercher une autre solution.

Les deux formes de motivation sont fortement liées et difficiles à séparer complètement.

1) Motivation comme antécédent


a. Définition des buts à court terme, moyen terme et long terme
Le comportement dépend des signaux extérieurs, de l’état intérieur de l’organisme ainsi que des besoins
et des buts.

Les buts à court terme


Ils sont liés aux besoins physiologiques :
• faim,
• soif,
• reproduction,
• protection.
Ils poussent l’individu à rechercher une récompense ou éviter une punition. Selon Thorndike, le
comportement est contrôlé par le plaisir et la douleur.
Les buts à moyen terme

Ils nécessitent des plans et des stratégies pour être atteints.

Exemple :
Un étudiant qui veut réussir ses examens doit organiser son temps de travail et ses loisirs.
Le comportement est donc guidé par une planification et non uniquement par des stimuli immédiats.

Les buts à long terme


Ils correspondent à des objectifs supérieurs :
• réussite,
• accomplissement,
• reconnaissance sociale,
• affiliation.

Ces buts sont souvent liés aux exigences sociales. Un individu fortement motivé fera davantage d’efforts pour
atteindre ses objectifs.

Coexistence des motivations

Plusieurs motivations peuvent être satisfaites simultanément.

Exemple :
Manger avec un ami permet de satisfaire :
• le besoin d’alimentation,
• et le besoin d’affiliation sociale.

Motivations contradictoires

Certaines motivations peuvent entrer en conflit.

Exemple :
Un étudiant peut hésiter entre :
• aller au cinéma,
• ou réviser ses examens.
L’importance d’un but change selon sa proximité temporelle : plus le but approche, plus il devient prioritaire.

Les systèmes motivationnels

Il existe différents systèmes motivationnels responsables :


• de la recherche de nourriture,
• de la recherche d’un partenaire,
• de la défense contre les dangers,
• et des comportements sociaux.

Ces systèmes ont une fonction adaptative et pourraient être liés au système nerveux central.
b ) classification des besoins selon maslow

Maslow a proposé une hiérarchie des besoins humains que nous


pouvons considérer comme une classification de potentielles
motivations antécédentes.
- Les besoins physiologiques concernent la nourriture, le sommeil
et le sexe, par exemple. Ces besoins ne sont pas appris, mais
innés. Néanmoins, leur satisfaction est fortement influencée par
notre environnement social.
- Tout individu a comme but sa propre sécurité physique, morale
et celle de ses proches. Les besoins de sécurité contiennent
donc des signaux de sécurité, de protection et de structure (non-
danger, non-peur, non-crainte, non-chaos).
- Une troisième classe décrit les besoins d’appartenance,
englobant les besoins d’amour, de contact, d’amitié et
d’affiliation.
- De plus, nous avons besoin d’être reconnus par les autres. Les
besoins d’estime comprennent la réputation, le statut, le succès,
le sentiment de compétence. Ces besoins sont fortement liés à
l’estime de soi.
- Une dernière catégorie contient les besoins d’auto-
accomplissement. Toute personne a besoin de déplier sa propre
personnalité, de développer et de tester ses capacités.
=> L’insatisfaction de ces besoins déclenche une certaine
motivation. Une personne qui a faim serait, par exemple, plus
motivée à manger qu’une personne qui n’a pas faim.
=> La satisfaction des besoins d’une classe inférieure serait
suivie par une motivation de satisfaire les besoins de la classe
supérieure. Les besoins dits supérieurs nécessitent donc la
satisfaction des besoins inférieurs. Appliqué sur notre conception
des motivations dans le processus émotionnel, le besoin
d’affiliation, constitue une motivation antécédente. Sa non-
satisfaction est censée produire des sentiments subjectifs
négatifs comme de la tristesse. Résultant finalement des
motivations conséquentes, permettant de satisfaire la motivation
antécédente d’affiliation (vouloir inviter des camarades d’études
chez soi) ou de minimiser le rejet ressenti pour protéger l’estime
de soi (vouloir reculer dans l’isolation).
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C) théorie du drive de Hull

Clark Hull considère que le comportement humain et animal fonctionne comme un système “mécanique” qui ch
à réduire les besoins et maintenir l’équilibre du corps (homéostasie).
1 . Le drive (pulsion interne)
Quand l’organisme manque d’un besoin vital (nourriture, eau, sécurité…), cela crée un déséquilibre interne.
Ce déséquilibre produit un drive :
• état de tension interne
• énergie générale qui pousse à agir
• mais il ne précise pas quelle action faire
Exemple :
• faim

2 . L’habitude (apprentissage)
Edward Thorndike explique que le comportement est appris par expérience.
L’habitude correspond à :
• des associations entre stimulus et réponse (S
• des comportements renforcés par le succès
• des automatismes appris



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Exemple :
• faim
Donc l’habitude donne la direction du comportement
3 . L’incitation (stimulus externe)
C’est la valeur attractive d’un objet ou d’une situation.
Elle dépend de :
• la qualité (bon/mauvais goût)
• la quantité (petit/grand)
• la récompense disponible
Exemple :
• un gâteau très bon attire plus qu’un aliment ordinaire
Elle agit comme un facteur externe qui “attire” le comportement
4 . Formule centrale de Hull
Comportement = Drive × Habitude × Incitation
Interprétation :
• Drive
• Habitude
• Incitation
Les trois doivent être présents pour que le comportement soit fort

5 . Expériences sur l’anxiété (Spence & Taylor)


Spence et Janet Taylor Spence ont testé la théorie du drive en utilisant l’anxiété comme forme de drive élevé.
Résultats importants :
a) Conditionnement aversif
• Les personnes anxieuses (drive élevé)

b) Tâches simples
• La bonne réponse est claire et dominante

car le drive renforce la réponse déjà forte

c) Tâches complexes
• Plusieurs réponses possibles
• pas de réponse dominante claire

car le drive augmente aussi les réponses incorrectes dominantes


Idée clé des expériences
Le drive :
• améliore la performance si la réponse correcte est déjà forte
• détériore la performance si la situation est complexe
6. Limites de la théorie
• ignore les comportements motivés par le plaisir ou la curiosité
• néglige les processus cognitifs (planification, réflexion)
• considère le comportement comme trop mécanique

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