CM01
CM01
Caractère qualitatif
Séries statistiques simples : présentation
Séries statistiques simples : caractéristiques
Séries statistiques doubles
Indépendance de deux caractères
Statistiques
Statistiques descriptives
Julian Tugaut
Télécom Saint-Étienne
1 Vocabulaire
2 Caractère qualitatif
Vocabulaire - 1
Vocabulaire - 1
Vocabulaire - 5
Enfin, si les modalités sont des nombres, on dit que le caractère est
quantitatif. Ainsi, la taille des nouveau-nés en France en 2022 est
un caractère quantitatif. Il en est de même du poids. Si on prend
l’exemple des actifs en France, l’âge est un caractère quantitatif
également. Globalement, un caractère quantitatif peut être vu
comme la réalisation d’une variable aléatoire.
Vocabulaire - 5
Enfin, si les modalités sont des nombres, on dit que le caractère est
quantitatif. Ainsi, la taille des nouveau-nés en France en 2022 est
un caractère quantitatif. Il en est de même du poids. Si on prend
l’exemple des actifs en France, l’âge est un caractère quantitatif
également. Globalement, un caractère quantitatif peut être vu
comme la réalisation d’une variable aléatoire.
Comme pour les variables aléatoires, on distingue les caractères
quantitatifs en fonction de l’ensemble des modalités possibles. Si
l’ensemble est fini ou infini dénombrable (par exemple, la durée de
vie en années d’une ampoule), on dit que le caractère est discret. Si
l’ensemble des modalités que peut prendre un caractère quantitatif
est infini non dénombrable, on dit que le caractère est continu.
Vocabulaire - 6
Vocabulaire - 6
10, 20, 12, 10, 20, 15, 16, 20, 10, 3, 4, 15, 20, 12, 12.
Vocabulaire - 7
Enfin, les données peuvent être vues de deux manières. On peut les
garder telles quelles ou on peut les grouper. Plutôt que d’essayer
de théoriser, donnons un exemple. On s’intéresse ainsi aux notes
obtenues sur 20 par 15 étudiants. Voici les données brutes :
10, 20, 12, 10, 20, 15, 16, 20, 10, 3, 4, 15, 20, 12, 12.
Lire des données est faisable car le nombre 15 n’est pas trop élevé.
Néanmoins, dessiner des tendances n’est pas immédiat.
Vocabulaire - 7
Enfin, les données peuvent être vues de deux manières. On peut les
garder telles quelles ou on peut les grouper. Plutôt que d’essayer
de théoriser, donnons un exemple. On s’intéresse ainsi aux notes
obtenues sur 20 par 15 étudiants. Voici les données brutes :
10, 20, 12, 10, 20, 15, 16, 20, 10, 3, 4, 15, 20, 12, 12.
Lire des données est faisable car le nombre 15 n’est pas trop élevé.
Néanmoins, dessiner des tendances n’est pas immédiat.
On les groupe donc comme suit pour obtenir les données dites
groupées :
1 Vocabulaire
2 Caractère qualitatif
Caractère qualitatif - 1
Caractère qualitatif - 1
Caractère qualitatif - 2
Exemple
Pour un bilan de bloc à Télécom Saint-Étienne, les délégués
réalisent un sondage sur l’appréciation d’un cours magistral. Les
modalités sont : Très Bien (TB) ; Bien (B) ; Moyen ; Mauvais (M) ;
Très Mauvais (TM) ; Absent au cours (A).
Caractère qualitatif - 2
Exemple
Pour un bilan de bloc à Télécom Saint-Étienne, les délégués
réalisent un sondage sur l’appréciation d’un cours magistral. Les
modalités sont : Très Bien (TB) ; Bien (B) ; Moyen ; Mauvais (M) ;
Très Mauvais (TM) ; Absent au cours (A).
Sur les cent dix étudiants, soixante ont répondu. Et, voici la
répartition des avis :
Caractère qualitatif - 2
Exemple
Pour un bilan de bloc à Télécom Saint-Étienne, les délégués
réalisent un sondage sur l’appréciation d’un cours magistral. Les
modalités sont : Très Bien (TB) ; Bien (B) ; Moyen ; Mauvais (M) ;
Très Mauvais (TM) ; Absent au cours (A).
Sur les cent dix étudiants, soixante ont répondu. Et, voici la
répartition des avis :
Avis TB B Moyen M TM A
Nombre d’étudiants 13 16 12 8 1 10
Caractère qualitatif - 3
On obtient ainsi le diagramme circulaire suivant :
Caractère qualitatif - 3
On obtient ainsi le diagramme circulaire suivant :
Caractère qualitatif - 4
On peut aussi “exploser” le diagramme pour le rendre plus lisible :
Caractère qualitatif - 4
On peut aussi “exploser” le diagramme pour le rendre plus lisible :
Caractère qualitatif - 5
Il convient de noter que l’on peut aussi utiliser un diagramme en
barres, lequel est, la plupart du temps, plus facile à lire.
Caractère qualitatif - 5
Il convient de noter que l’on peut aussi utiliser un diagramme en
barres, lequel est, la plupart du temps, plus facile à lire.
1 Vocabulaire
2 Caractère qualitatif
Introduction
Introduction
Proposition
D’abord, r ≤ n. Ensuite :
r
X r
X
nk = n et fk = 1 .
k=1 k=1
Proposition
D’abord, r ≤ n. Ensuite :
r
X r
X
nk = n et fk = 1 .
k=1 k=1
Un exemple avec n = 15 et r = 6 :
yi ni (effectifs) fi (fréquence) Ni Fi
2 2
39.25 2 15 2 15
4 6
39.50 4 15 6 15
2 8
39.75 2 15 8 15
4 12
40.00 4 15 12 15
2 14
40.25 2 15 14 15
1 15
40.50 1 15 15 15
Modes
Définition
Les points où l’on a un maximum relatif (local) de l’effectif (ou de
la fréquence) sont appelés des modes.
Modes
Définition
Les points où l’on a un maximum relatif (local) de l’effectif (ou de
la fréquence) sont appelés des modes.
Remarque
La plurimodalité, c’est-à-dire le fait d’avoir plusieurs modes,
signifie que la population que l’on regarde n’est pas homogène.
Ainsi, il est judicieux de la scinder pour récupérer des
sous-populations homogènes.
Modes
Définition
Les points où l’on a un maximum relatif (local) de l’effectif (ou de
la fréquence) sont appelés des modes.
Remarque
La plurimodalité, c’est-à-dire le fait d’avoir plusieurs modes,
signifie que la population que l’on regarde n’est pas homogène.
Ainsi, il est judicieux de la scinder pour récupérer des
sous-populations homogènes.
Effectifs cumulés
et
k
X Nk
Fk := f1 + · · · + fk = fℓ = .
ℓ=1
n
Nk est le nombre d’éléments de la série qui sont inférieurs ou
égaux à yk . Et, Fk est la proportion de tels éléments. Ainsi, douze
éléments de la série sont inférieurs ou égaux à 40.
Proposition
D’abord, s ≤ n. Ensuite :
s
X s
X
nk = n et fk = 1 .
k=1 k=1
[zk−1 ; zk [ nk fk Nk Fk
10 10
[100; 120[ 10 80 10 80
15 25
[120; 130[ 15 80 25 80
25 50
[130; 140[ 25 80 50 80
20 70
[140; 150[ 20 80 70 80
10 80
[150; 170[ 10 80 80 80 =1
Remarque
La répartition des éléments de la série à l’intérieur d’une même
classe ne doit pas être trop éloignée d’une répartition uniforme.
Cette hypothèse de distribution uniforme au sein des classes est
nécessaire pour effectuer des calculs sur la moyenne et la variance.
De même, le calcul des quantiles nécessite que la courbe des
fréquences cumulées soit affine par morceaux et donc qu’au sein de
chaque classe la répartition soit uniforme. De fait, il est important
que les classes ne soient pas trop larges non plus.
Histogramme - 1
On regarde maintenant l’histogramme des effectifs (ou des
fréquences). En abscisse, on met les bornes des classes et en
ordonnée les effectifs par unité de longueur de classe (effectifs
corrigés). Ainsi, il est essentiel de bien comprendre que l’on ne
représente pas simplement l’histogramme tel qu’il a pu être vu au
lycée.
Histogramme - 1
On regarde maintenant l’histogramme des effectifs (ou des
fréquences). En abscisse, on met les bornes des classes et en
ordonnée les effectifs par unité de longueur de classe (effectifs
corrigés). Ainsi, il est essentiel de bien comprendre que l’on ne
représente pas simplement l’histogramme tel qu’il a pu être vu au
lycée.
L’objectif principal de cette renormalisation est d’approximer la
densité de probabilité de la variable aléatoire continue sous-jacente.
Histogramme - 1
On regarde maintenant l’histogramme des effectifs (ou des
fréquences). En abscisse, on met les bornes des classes et en
ordonnée les effectifs par unité de longueur de classe (effectifs
corrigés). Ainsi, il est essentiel de bien comprendre que l’on ne
représente pas simplement l’histogramme tel qu’il a pu être vu au
lycée.
L’objectif principal de cette renormalisation est d’approximer la
densité de probabilité de la variable aléatoire continue sous-jacente.
Histogramme - 2
Proposition
L’aire du rectangle correspondant à [zk−1 ; zk [ dans histogramme
des effectifs corrigés est proportionnelle à l’effectif de la classe. En
k ×u
effet, il vaut Ak = (zk − zk−1 ) × zkn−z k−1
= unk . On en déduit par
ailleurs que l’aire totale est égale à
un1 + · · · + unk + · · · + uns = un.
Histogramme - 2
Proposition
L’aire du rectangle correspondant à [zk−1 ; zk [ dans histogramme
des effectifs corrigés est proportionnelle à l’effectif de la classe. En
k ×u
effet, il vaut Ak = (zk − zk−1 ) × zkn−z k−1
= unk . On en déduit par
ailleurs que l’aire totale est égale à
un1 + · · · + unk + · · · + uns = un.
Histogramme - 3
zk −zk−1 fk ×u
[zk−1 ; zk [ nk fk zk − zk−1 u zk −zk−1
10 5
[100; 120[ 10 80 20 2 80
15 15
[120; 130[ 15 80 10 1 80
25 25
[130; 140[ 25 80 10 1 80
20 20
[140; 150[ 20 80 10 1 80
10 5
[150; 170[ 10 80 20 2 80
Histogramme - 4
Histogramme - 4
Classes modales
Définition
Les classes pour lesquelles on a un maximum relatif ou local de
l’effectif corrigé sont appelées “classes modales”. On prend pour
modes les milieux des classes modales.
Classes modales
Définition
Les classes pour lesquelles on a un maximum relatif ou local de
l’effectif corrigé sont appelées “classes modales”. On prend pour
modes les milieux des classes modales.
Dans l’exemple plus haut, la classe modale est [130; 140[ et le
mode est donc 135.
Effectifs cumulés
Effectifs cumulés
Remarque
Il est généralement plus simple de considérer que la longueur des
classes est constante. Alors, il n’y a pas besoin de corriger les
effectifs, ou les fréquences. Voici par exemple un histogramme de
100 000 variables aléatoires suivant la loi normale centrée réduite
où chaque classe est de longueur 0.1 :
1 Vocabulaire
2 Caractère qualitatif
Proposition
Dans ce cas, la moyenne arithmétique est :
Pr r
k=1 nk yk
X
x= = fk yk .
n k=1
[zk−1 ; zk [ nk fk Nk Fk
10 10
[100; 120[ 10 80 10 80
15 25
[120; 130[ 15 80 25 80
25 50
[130; 140[ 25 80 50 80
20 70
[140; 150[ 20 80 70 80
10 80
[150; 170[ 10 80 80 80 =1
[zk−1 ; zk [ nk fk Nk Fk
10 10
[100; 120[ 10 80 10 80
15 25
[120; 130[ 15 80 25 80
25 50
[130; 140[ 25 80 50 80
20 70
[140; 150[ 20 80 70 80
10 80
[150; 170[ 10 80 80 80 =1
Définition
Définition
Soit 0 < p < 1. Le quantile (ou fractile) d’ordre p est le plus petit
nombre qp (x) tel que la proportion des éléments de la série x
strictement inférieurs à qp (x) soit supérieure ou égale à p.
Notation
Pour p = 12 , la quantité q 1 (x) porte le nom de médiane.
2
Quelques quantiles particuliers
Notation
Pour p = 12 , la quantité q 1 (x) porte le nom de médiane.
2
1
Pour p = on parle de premier quartile. Pour p = 43 , on parle de
4,
troisième quartile.
Quelques quantiles particuliers
Notation
Pour p = 12 , la quantité q 1 (x) porte le nom de médiane.
2
1
Pour p = on parle de premier quartile. Pour p = 43 , on parle de
4,
troisième quartile.
k
Pour p = 10 (avec k ∈ [[1; 9]]), on parle de déciles.
Quelques quantiles particuliers
Notation
Pour p = 12 , la quantité q 1 (x) porte le nom de médiane.
2
1
Pour p = on parle de premier quartile. Pour p = 43 , on parle de
4,
troisième quartile.
k
Pour p = 10 (avec k ∈ [[1; 9]]), on parle de déciles.
k
Pour p = 100 (avec k ∈ [[1; 99]]), on parle de centiles.
Calcul dans le cas d’une série à valeurs isolées - 1
yi ni (effectifs) fi (fréquence) Ni Fi
2 2
39.25 2 15 2 15
4 6
39.50 4 15 6 15
2 8
39.75 2 15 8 15
4 12
40.00 4 15 12 15
2 14
40.25 2 15 14 15
1 15
40.50 1 15 15 15
Calcul dans le cas d’une série à valeurs isolées - 2
Exercice
Donner le premier quartile et le troisième quartile de la série
statistique simple.
Calcul dans le cas d’une série à valeurs isolées - 2
Exercice
Donner le premier quartile et le troisième quartile de la série
statistique simple.
y = ax + b .
y = ax + b .
Il reste à déterminer a et b. On sait que l’on a
10 = 120a + b et 25 = 130a + b .
y = ax + b .
Il reste à déterminer a et b. On sait que l’on a
10 = 120a + b et 25 = 130a + b .
On en déduit immédiatement a = 15
10 et
b = 10 − 120 × a = −170. Par conséquent, on obtient
15
20 = q 1 (x) − 170 .
10 4
20+170 380
Ceci nous amène directement à q 1 (x) = 15 = 3 ≈ 126.67.
4 10
20+170 380
Ceci nous amène directement à q 1 (x) = 15 = 3 ≈ 126.67.
4 10
Exercice
Calculer le septième décile de la série x définie dans le Tableau.
Variance
Définition
La variance de la série statistique simple x est la moyenne des
carrés des écarts des éléments de la série à leur moyenne
arithmétique x :
n
1X
2
sx := (x[i] − x)2
n i=1
Variance
Définition
La variance de la série statistique simple x est la moyenne des
carrés des écarts des éléments de la série à leur moyenne
arithmétique x :
n
1X
2
sx := (x[i] − x)2
n i=1
Notation
La variance de la série x est notée sx2 . Le s provient de l’anglais
“standard deviation”.
Écart-type
Définition
On appelle écart-type de la série la racine carrée de la variance :
v
u n
u1 X
sx := t (x[i] − x)2 .
n i=1
Exemples
Exemple
On considère la série x := (9, 11). Sa moyenne est 10 et sa
variance est
1h i
sx2 = (9 − 10)2 + (11 − 10)2 = 1 .
2
Exemples
Exemple
On considère la série x := (9, 11). Sa moyenne est 10 et sa
variance est
1h i
sx2 = (9 − 10)2 + (11 − 10)2 = 1 .
2
Exemple
On considère la série x := (5, 15). Sa moyenne est 10 et sa
variance est
1h i
sx2 = (5 − 10)2 + (15 − 10)2 = 25 .
2
Formule de calcul
Formule de calcul
Soit une série statistique simple x := (x[1], · · · , x[n]). On note x 2
2 2 2
la série statistique simple : x := x[1] , · · · , x[n] . On a alors
sx2 = x 2 − x 2 .
Formule de calcul
Formule de calcul
Soit une série statistique simple x := (x[1], · · · , x[n]). On note x 2
2 2 2
la série statistique simple : x := x[1] , · · · , x[n] . On a alors
sx2 = x 2 − x 2 .
Proposition
Si l’on a une série statistique simple à valeurs isolées, la variance
est égale à
r
1X
sx2 = nk (yk − x)2 .
n k=1
Proposition
Si l’on a une série statistique simple à valeurs isolées, la variance
est égale à
r
1X
sx2 = nk (yk − x)2 .
n k=1
Ainsi, l’écart-type est :
v
u r
u1 X
sx = t nk (yk − x)2 .
n k=1
Version corrigée
Définition
Parfois, on introduit aussi la variance dite corrigée :
n
1 X n 2
sex2 = (x[i] − x)2 = s .
n − 1 i=1 n−1 x
Version corrigée
Définition
Parfois, on introduit aussi la variance dite corrigée :
n
1 X n 2
sex2 = (x[i] − x)2 = s .
n − 1 i=1 n−1 x
yi ni (effectifs) fi (fréquence) Ni Fi
2 2
39.25 2 15 2 15
4 6
39.50 4 15 6 15
2 8
39.75 2 15 8 15
4 12
40.00 4 15 12 15
2 14
40.25 2 15 14 15
1 15
40.50 1 15 15 15
Calcul dans le cas des valeurs isolées : exemple
yi ni (effectifs) fi (fréquence) Ni Fi
2 2
39.25 2 15 2 15
4 6
39.50 4 15 6 15
2 8
39.75 2 15 8 15
4 12
40.00 4 15 12 15
2 14
40.25 2 15 14 15
1 15
40.50 1 15 15 15
Proposition
Pour une série à valeurs classées, la formule
Calcul dans le cas d’une série à valeurs classées - 1
Proposition
Pour une série à valeurs classées, la formule
s 2 n
!2
zk−1 + zk zk−1 + zk
X X
sx2 = fk − fk
k=1
2 k=1
2
s
X (zk − zk−1 )2
+ fk ,
k=1
12
[zk−1 ; zk [ nk fk Nk Fk
10 10
[100; 120[ 10 80 10 80
15 25
[120; 130[ 15 80 25 80
25 50
[130; 140[ 25 80 50 80
20 70
[140; 150[ 20 80 70 80
10 80
[150; 170[ 10 80 80 80 =1
Calcul dans le cas d’une série à valeurs classées - 2
[zk−1 ; zk [ nk fk Nk Fk
10 10
[100; 120[ 10 80 10 80
15 25
[120; 130[ 15 80 25 80
25 50
[130; 140[ 25 80 50 80
20 70
[140; 150[ 20 80 70 80
10 80
[150; 170[ 10 80 80 80 =1
Coefficient de dispersion
Le coefficient de dispersion mesure la dispersion de la série en
tenant compte de sa moyenne arithmétique. Il s’agit de
sx
.
x
Ce coefficient ne dépend pas de l’unité de mesure choisie.
Coefficient de dispersion
Le coefficient de dispersion mesure la dispersion de la série en
tenant compte de sa moyenne arithmétique. Il s’agit de
sx
.
x
Ce coefficient ne dépend pas de l’unité de mesure choisie.
L’intérêt est qu’en renormalisant par la moyenne, l’ordre de
grandeur n’influera pas. En effet, un écart-type de 1 pour une série
ayant une moyenne de 10 correspond à un écart de 10% tandis que
pour une moyenne de 1000, ça ne correspond qu’à 0.1%.
Néanmoins, quand la moyenne est proche de zéro, ce coefficient
tend à être très grand et donc d’autant plus sensible aux variations
de la moyenne. De plus, il ne sert pas pour la construction des
intervalles de confiance.
Julian Tugaut Statistiques
L’étendue
Définition
On appelle étendue (“range” en anglais) de la série statistique
simple x la différence entre le plus grand élément de la série et le
plus petit.
L’étendue
Définition
On appelle étendue (“range” en anglais) de la série statistique
simple x la différence entre le plus grand élément de la série et le
plus petit.
Définition
On appelle étendue (“range” en anglais) de la série statistique
simple x la différence entre le plus grand élément de la série et le
plus petit.
Définition
On appelle étendue (“range” en anglais) de la série statistique
simple x la différence entre le plus grand élément de la série et le
plus petit.
Remarque
L’étendue est sensible aux valeurs aberrantes.
Vocabulaire
Caractère qualitatif Moyenne arithmétique
Séries statistiques simples : présentation Quantiles
Séries statistiques simples : caractéristiques Variance, Écart-type
Séries statistiques doubles Autres caractéristiques
Indépendance de deux caractères
L’interquartile
Intervalle interquartile
On appelle intervalle interquartile de la série statistique simple
x := (x[1], · · · , x[i], · · · , x[n]) l’intervalle
semi-ouvert [q 1 (x); q 3 (x)[ où l’on rappelle que q 1 (x)
4 4 4
(respectivement q 3 (x)) est le premier quartile (respectivement le
4
troisième quartile) de la série.
L’interquartile
Intervalle interquartile
On appelle intervalle interquartile de la série statistique simple
x := (x[1], · · · , x[i], · · · , x[n]) l’intervalle
semi-ouvert [q 1 (x); q 3 (x)[ où l’on rappelle que q 1 (x)
4 4 4
(respectivement q 3 (x)) est le premier quartile (respectivement le
4
troisième quartile) de la série.
Définition : Interquartile
On appelle interquartile de la série x la longueur de l’intervalle
interquartile.
L’interquartile
Intervalle interquartile
On appelle intervalle interquartile de la série statistique simple
x := (x[1], · · · , x[i], · · · , x[n]) l’intervalle
semi-ouvert [q 1 (x); q 3 (x)[ où l’on rappelle que q 1 (x)
4 4 4
(respectivement q 3 (x)) est le premier quartile (respectivement le
4
troisième quartile) de la série.
Définition : Interquartile
On appelle interquartile de la série x la longueur de l’intervalle
interquartile.
1 Vocabulaire
2 Caractère qualitatif
Marginales
Les deux séries statistiques simples x et y avec
x := (x[1], · · · , x[n]) et y := (y [1], · · · , y [n]) sont appelées les
séries statistiques marginales de la série statistique double. On dit
que x est la première marginale et que y est la deuxième.
Vocabulaire
Caractère qualitatif
Définitions
Séries statistiques simples : présentation
Tableau de contingence
Séries statistiques simples : caractéristiques
Fréquence conditionnelle
Séries statistiques doubles
Indépendance de deux caractères
Exemple
Exemple
On considère l’ensemble des habitants de la France. Alors, si x[i]
est la taille de l’individu i et si y [i] est le poids de ce même
individu, la série x est la première marginale de (x, y ) tandis que y
en est la deuxième marginale.
Tableau de contingence - 1
Tableau de contingence - 1
Tableau de contingence - 2
Tableau de contingence - 3
Tableau de contingence - 4
y
HH
HH
b1 ··· bℓ ··· bs
x H
HH
H
a1 n1,1 · · · n1,ℓ · · · n1,s
.. .. .. .. .. ..
. . . . . .
ak nk,1 · · · nk,ℓ · · · nk,s
.. .. .. .. .. ..
. . . . . .
ar nr ,1 · · · nr ,ℓ · · · nr ,s
Tableau de contingence - 5
Tableau de contingence - 5
Tableau de contingence - 6
Tableau de contingence - 6
Tableau de contingence - 7
On peut définir la fréquence du couple (ak , bℓ ) comme on le fit
pour les séries statistiques simples :
nk,ℓ
fk,ℓ := .
n
C’est la proportion d’individus de la population qui ont la modalité
ak de x et la modalité bℓ de y . On introduit également
nk,• n•,ℓ
fk,• := et f•,ℓ := ,
n n
pour tout k ∈ [[1; r ]] et pour tout ℓ ∈ [[1; s]]. fk,• est la fréquence
marginale de la modalité ak : c’est la proportion d’éléments de la
population qui ont la modalité ak de x. De même, f•,ℓ est la
fréquence marginale de la modalité bℓ : c’est la proportion
d’éléments de la population qui ont la modalité bℓ de y .
Julian Tugaut Statistiques
Vocabulaire
Caractère qualitatif
Définitions
Séries statistiques simples : présentation
Tableau de contingence
Séries statistiques simples : caractéristiques
Fréquence conditionnelle
Séries statistiques doubles
Indépendance de deux caractères
Tableau de contingence - 8
1 Ps
Or, fk,• = n ℓ=1 nk,ℓ donc
s
X r
X
fk,• := fk,ℓ et de même f•,ℓ := fk,ℓ .
ℓ=1 k=1
Tableau de contingence - 8
1 Ps
Or, fk,• = n ℓ=1 nk,ℓ donc
s
X r
X
fk,• := fk,ℓ et de même f•,ℓ := fk,ℓ .
ℓ=1 k=1
Puis, l’on a
r
X s
X r X
X s s X
X r
fk,• = f•,ℓ = fk,ℓ = fk,ℓ = 1 .
k=1 ℓ=1 k=1 ℓ=1 ℓ=1 k=1
Tableau de contingence - 9
On obtient ainsi le tableau de contingence suivant :
y
HH
H
HH b1 ··· bℓ ··· bs
x H
HH
a1 n1,1 · · · n1,ℓ · · · n1,s n1,•
.. .. .. .. .. .. ..
. . . . . . .
ak nk,1 · · · nk,ℓ · · · nk,s nk,•
.. .. .. .. .. .. ..
. . . . . . .
ar nr ,1 · · · nr ,ℓ · · · nr ,s nr ,•
n•,1 · · · n•,ℓ · · · n•,s n
Julian Tugaut Statistiques
Vocabulaire
Caractère qualitatif
Définitions
Séries statistiques simples : présentation
Tableau de contingence
Séries statistiques simples : caractéristiques
Fréquence conditionnelle
Séries statistiques doubles
Indépendance de deux caractères
Fréquence conditionnelle - 1
Définition
k,ℓ k,ℓ f n
On pose : f (bℓ | ak ) := fk,• = nk,• . Cette quantité est appelée
fréquence conditionnelle de la modalité bℓ par rapport à la
modalité ak .
Fréquence conditionnelle - 1
Définition
k,ℓ k,ℓ f n
On pose : f (bℓ | ak ) := fk,• = nk,• . Cette quantité est appelée
fréquence conditionnelle de la modalité bℓ par rapport à la
modalité ak .
Fréquence conditionnelle - 2
Remarque
On a ainsi une suite de s valeurs positives telles que leur somme
vaut
s Ps
X fk,ℓ ℓ=1 fk,ℓ fk,•
= = = 1.
f
ℓ=1 k,•
fk,• fk,•
Fréquence conditionnelle - 2
Remarque
On a ainsi une suite de s valeurs positives telles que leur somme
vaut
s Ps
X fk,ℓ ℓ=1 fk,ℓ fk,•
= = = 1.
f
ℓ=1 k,•
fk,• fk,•
Il y a donc bien une loi de probabilité sous-jacente.
Fréquence conditionnelle - 3
Définition
L’ensemble des couples (bℓ , f (bℓ | ak )) s’appelle la distribution
conditionnelle du caractère y par rapport à la modalité ak de x.
Fréquence conditionnelle - 3
Définition
L’ensemble des couples (bℓ , f (bℓ | ak )) s’appelle la distribution
conditionnelle du caractère y par rapport à la modalité ak de x.
Remarque
Pour simplifier l’écriture, on fera l’abus de notation :
Fréquence conditionnelle - 4
Fréquence conditionnelle - 4
1 Vocabulaire
2 Caractère qualitatif
Définition
On dit que le caractère y est indépendant du caractère x dans
l’ensemble I lorsque la distribution conditionnelle du caractère y
par rapport à la modalité ak de x est la même pour tout k ∈ [[1; r ]].
Définition
Définition
On dit que le caractère y est indépendant du caractère x dans
l’ensemble I lorsque la distribution conditionnelle du caractère y
par rapport à la modalité ak de x est la même pour tout k ∈ [[1; r ]].
Définition
On dit que le caractère y est indépendant du caractère x dans
l’ensemble I lorsque la distribution conditionnelle du caractère y
par rapport à la modalité ak de x est la même pour tout k ∈ [[1; r ]].
Exemple
y
H
HH
H b1 b2 b3 b4
x HH
H
H
a1 2 4 5 1 12
a2 4 8 10 2 24
6 12 15 3 36
Exemple
y
H
HH
H b1 b2 b3 b4
x HH
H
H
a1 2 4 5 1 12
a2 4 8 10 2 24
6 12 15 3 36
L’égalité des distributions conditionnelles de y par rapport à x est
immédiate. On en déduit que y est indépendante de x dans cette
population.
Résultats classiques - 1
Théorème
La relation d’indépendance est symétrique. Si y est indépendant de
x alors x est indépendant de y . On dit d’ailleurs que x et y sont
indépendants.
Résultats classiques - 1
Théorème
La relation d’indépendance est symétrique. Si y est indépendant de
x alors x est indépendant de y . On dit d’ailleurs que x et y sont
indépendants.
En effet :
Théorème
Les caractères x et y sont indépendants si et seulement
si fk,ℓ = fk,• f•,ℓ pour tout k ∈ [[1; r ]] et pour tout ℓ ∈ [[1; s]].
Résultats classiques - 2
Preuve
On a déjà vu que l’indépendance de y par rapport à x signifie que
l’on a
f (bℓ | ak ) = f (bℓ | a1 ) ,
pour tout k ∈ [[1; r ]] et pour tout ℓ ∈ [[1; s]]. On en déduit l’égalité
fk,ℓ f1,ℓ
= .
fk,• f1,•
Résultats classiques - 3
Puis, l’on a :
fk,ℓ fk ′ ,ℓ
= ,
fk,• fk ′ ,•
pour tout 1 ≤ k, k ′ ≤ r et tout 1 ≤ ℓ ≤ s. Ainsi :
fk,ℓ fk ′ ,• = fk,• fk ′ ,ℓ .
On fait la somme pour k ′ allant de 1 à r et l’on trouve :
r
X r
X
fk,ℓ fk ′ ,• = fk,• fk ′ ,ℓ .
k ′ =1 k ′ =1
Résultats classiques - 4
Pr Pr
Or, k ′ =1 fk ′ ,• = 1 et k ′ =1 fk ′ ,ℓ = f•,ℓ ; ce qui achève la preuve.
Remarque cruciale
Remarque cruciale
Nuage de points - 1
Soit une série statistique double ((x[1], y [1]), · · · , (x[n], y [n])) sur
une population de n individus.
Nuage de points - 1
Soit une série statistique double ((x[1], y [1]), · · · , (x[n], y [n])) sur
une population de n individus.
On porte dans un système d’axes orthogonaux les points dont les
coordonnées sont (x[i], y [i]).
Nuage de points - 1
Soit une série statistique double ((x[1], y [1]), · · · , (x[n], y [n])) sur
une population de n individus.
On porte dans un système d’axes orthogonaux les points dont les
coordonnées sont (x[i], y [i]).
L’un des intérêts de ce nuage de points est de vérifier, à l’œil nu
s’il est pertinent ou non d’effectuer une régression linéaire.
Nuage de points - 2
Nuage de points - 2
Nuage de points - 2
Nuage de points - 3
Voici un deuxième nuage de points :
Nuage de points - 3
Voici un deuxième nuage de points :
Nuage de points - 3
Voici un deuxième nuage de points :
Nuage de points - 4
Voici un troisième nuage de points :
Nuage de points - 4
Voici un troisième nuage de points :
Nuage de points - 4
Voici un troisième nuage de points :
Nuage de points - 5
Voici un quatrième nuage de points :
Nuage de points - 5
Voici un quatrième nuage de points :
Nuage de points - 5
Voici un quatrième nuage de points :
Nuage de points - 6
Remarque
Pour réaliser ces nuages, on a simulé 500 variables aléatoires
suivant la loi uniforme sur [0; 10]. Ceci nous donne la série x. Puis,
pour y , on a posé :
Nuage de points - 6
Remarque
Pour réaliser ces nuages, on a simulé 500 variables aléatoires
suivant la loi uniforme sur [0; 10]. Ceci nous donne la série x. Puis,
pour y , on a posé :
On a alors y1 = 2×50+7×60+5×70+2×80
16 = 64.375. Pour obtenir la
courbe des moyennes conditionnelles, on joint par des segments de
droite les points de coordonnées (ξk , yk ) où ξk est la valeur isolée
en x ou le milieu de la classe de x. Dans le cas présent, on joint les
points (155, 64.375), (165, 74.89), (175, 81.64), (185, 88.69) et
(195, 91.48).