Interferences Diffract
Interferences Diffract
OSCILLATIONS ET ONDES
Olympiades Nationales et Internationales de Physique
M. AFEKIR
Lycée Mohammed VI d’excellence
Benguérir
cpgeafek@[Link]
Publication/NPhO ([Link])
CITATION D’ALBERT EINSTEIN
Everybody is a Genius.
But If You Judge a Fish by Its Ability to Climb a Tree,
It Will Live Its Whole Life
Believing that
It is Stupid.
Table des matières
4 Interférences et diffraction 1
4.1 Superposition d’ondes : Interférences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
4.1.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
4.1.2 Conditions d’interférences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
4.1.3 Expérience de Young avec double fentes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
4.1.4 Dispositif expérimental . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
4.1.5 Description . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
4.1.6 Distribution d’intensité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
4.2 Propriétés d’ondes : Diffraction lumineuse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
4.2.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
4.2.2 Diffraction par une fente . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
4.2.3 Intensité de la diffraction par une fente . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
4.2.4 Intensité des diagrammes de diffraction à double fente . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
Interférences et diffraction 4
Syllabus IPhO 4.1 Superposition d’ondes : Interférences . . 1
4.1.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
▶ Superposition d’ondes : cohérence, battements, ondes stationnaires, 4.1.2 Conditions d’interférences . . . . . . . . . . 2
4.1.3 Expérience de Young avec double fentes . 3
principe de Huygens, interférences dues à des films minces (conditions
4.1.4 Dispositif expérimental . . . . . . . . . . . 3
pour les minima et maxima d’intensité seulement). 4.1.5 Description . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
▶ Diffraction par une et deux fentes, réseau de diffraction, réflexion de 4.1.6 Distribution d’intensité . . . . . . . . . . . . 5
Bragg. 4.2 Propriétés d’ondes : Diffraction lu-
mineuse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
4.2.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
4.1 Superposition d’ondes : Interférences 4.2.2 Diffraction par une fente . . . . . . . . . . . 7
4.2.3 Intensité de la diffraction par une fente . . 9
4.2.4 Intensité des diagrammes de diffraction à
4.1.1 Définition double fente . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
• Si les deux ondes tentent toutes les deux de former un pic, elles sont alors
en mesure de contribuer la somme de leurs efforts et l’onde résultante
aura un pic plus haut.
• Si les deux ondes essaient toutes les deux de former un creux au même
endroit, un creux plus profond se forme alors.
Dans ce cas, les deux ondes ont essayé de faire la même chose et donc de
s’unir de manière constructive. Cela s’appelle une interférence constructive
(figure 4.1).
Si l’une des deux ondes tente de former un pic et l’autre tente de former un
creux, elles entrent en concurrence pour faire chacune une chose différente.
Dans ce cas, l’amplitude de l’onde résultante dépendra des amplitudes des
deux ondes qui interfèrent :
4 Interférences et diffraction 2
4.1.5 Description
fentes d’young
S1
lumière
monochromatique 𝑆𝑜 𝐼
S2
La Figure ci-contre (4.6 et 4.7) montre comment les ondes pourraient se Figure 4.6: Interférence constructive en 𝑃1 .
combiner pour interférer de manière constructive ou destructive.
𝑎 𝜃 𝑟2 𝑂
Figure 4.7: Interférence destructive en 𝑃2 .
𝑆2
𝛿
𝐿
Dans cette limite, les deux rayons 𝑟1 et 𝑟2 sont essentiellement traités = 2𝑟𝛿
comme étant parallèles (𝑃 à l’infini).
Soit :
𝑦
sin 𝜃 ≈ tan 𝜃 = 𝛿 = 𝑟2 − 𝑟1 = 𝑎 sin 𝜃 (4.3)
𝐿
Par ailleurs, lorsque 𝛿 est égal à un multiple entier impair de 𝜆/2, les ondes
seront déphasées de 180𝑜 à 𝑃 , ce qui entraînera une interférence destructive
avec une frange sombre sur l’écran. La condition d’interférence destructive
est donnée par :
1
𝑎 sin 𝜃 = 𝑚+ 𝜆, 𝑚 = 0, 𝑚 = ±1, ±2, ±3, ...(interférence destructive
(4.5))
2
𝑚𝐿
𝑦𝑏 = (4.7)
𝑎
Figure 4.9: Interférences constructives et interférences
et destructives : problème de cohérence.
𝜆 𝐿
𝑦𝑠 = 𝑚 + (4.8)
2 𝑎
𝑃 𝑃
𝑟1 𝑟1
𝑆1 𝑦 𝑆1 𝑦
𝑎 𝑟2 𝑎 𝑟2
𝑂 𝑂
𝑆2 𝑆2
𝛿 𝛿
𝐿 𝐿
4 Interférences et diffraction 6
→−
Le champ électrique total 𝐸 (𝑃) au point 𝑃 de l’écran est égal à la somme
vectorielle des champs des ondes issues des deux sources :
→
− →− →−
𝐸 (𝑃) = 𝐸 1 (𝑃) + 𝐸 2 (𝑃)
→
−
Par contre, le vecteur de Poynting 𝑆 est proportionnel au carré du champ
total :
𝑆 ∝ 𝐸 2 = (𝐸1 + 𝐸2 )2
En prenant la moyenne temporelle de 𝑆 , l’intensité 𝐼 de la lumière en 𝑃 peut
être obtenue sous la forme :
Supposons que les ondes émergeant des fentes soient des ondes planes
sinusoïdales cohérentes. On donne, respectivement, les composantes du champ
électrique des ondes issues des fentes 𝑆1 et 𝑆2 en 𝑃 :
où les ondes des deux fentes sont supposées avoir la même amplitude 𝐸 𝑜 .
Pour simplifier, nous avons choisi le point 𝑃 comme origine, de sorte que la
dépendance de 𝑘𝑥 dans la fonction d’onde soit éliminée.
Étant donné que l’onde issue de la fente 𝑆2 a parcouru une distance supplé-
mentaire 𝛿 à 𝑃 , 𝐸2 présente un déphasage supplémentaire par rapport à 𝐸1
issu de la fente 𝑆1 .
𝛿 𝜑 2𝜋𝛿 2𝜋
= et 𝜑= = 𝑑 sin 𝜃 (4.11)
𝜆 2𝜋 𝜆 𝜆
En supposant que les deux champs pointent dans la même direction, le champ
électrique total peut être obtenu en utilisant le principe de superposition :
𝜑 𝜑
𝐸 = 𝐸1 + 𝐸2 = 2𝐸 𝑜 cos sin 𝜔𝑡 + (4.12)
2 2
L’intensité 𝐼 est proportionnelle à la moyenne temporelle du carré du champ
électrique total :
𝜑 𝜑
𝐼 ∝ ⟨𝐸 ⟩𝑡 = 2
2𝐸 2𝑜 cos 2
= 𝐼 𝑜 cos 2
(4.13)
2 2
où 𝐼 𝑜 est l’intensité maximale à l’écran. En substituant l’équation (4.11),
l’expression ci-dessus devient :
𝜋
2𝜋
𝐼 = 𝐼 𝑜 cos 2
𝑑 sin 𝜃 = 𝐼 𝑜 1 + cos 𝑑 sin 𝜃 (4.14)
𝜆 𝜆
4 Interférences et diffraction 7
𝐼/𝐼0
𝑑
sin 𝜃
𝜆
Figure 4.10: Intensité en fonction de 𝑑 sin 𝜃/𝜆.
Pour des petits angles 𝜃 , l’intensité peut s’écrire :
2𝜋 𝑦𝑑
𝐼 = 𝐼𝑜 1 + cos (4.15)
𝜆 𝐿
4.2.1 Définition
𝑆1
La diffraction lumineuse est toute déviation de la lumière lorsqu’elle rencontre
un obstacle (bord d’écran par exemple) ou lorsqu’elle traverse une ouverture
ou un diaphragme, en dehors de l’approximation de l’optique géométrique.
Selon le principe de Huygens, les ondes lumineuses incidentes sur deux fentes
s’étalent et présentent un motif de brouillage dans la région située au-delà Figure 4.11: Dispersion de lumière conduisant à un motif
(en aval) (Figure 4.11). Le motif s’appelle un motif de diffraction. de diffraction.
Lissez une source de lumière monochromatique sur une fente de largeur finie
𝑎 , comme illustré à la Figure 4.13
Dans la diffraction de type Fraunhofer (observation à l’infini), tous les rayons
traversant la fente sont approximativement parallèles. De plus, chaque partie
de la fente servira de source d’ondes lumineuses selon le principe de Huygens.
Pour simplifier, nous divisons la fente en deux moitiés. Au premier minimum,
chaque rayon de la moitié supérieure sera déphasé de 180𝑜 avec un rayon
correspondant de la moitié inférieure. Par exemple, supposons qu’il existe
100 sources ponctuelles, les 50 premières étant dans la moitié inférieure et les
51 à 100 dans la moitié supérieure. La source 1 et la source 51 sont séparées
𝜆
d’une distance 𝑎/2 et sont déphasées avec une différence de trajet 𝛿 = . Une
2
observation similaire s’applique aux sources 2 et 52, ainsi qu’à toute paire
distante de 𝑎/2. Ainsi, la condition pour le premier minimum est :
𝑎 𝜆
sin 𝜃 = (4.16)
2 2
𝜆
ou sin 𝜃 = (4.17) •
𝑎 𝑎
•
•
•
En appliquant le même raisonnement aux fronts d’ondes à partir de quatre 2 •
• 𝜃
points également espacés d’une distance 𝑎/4, la différence de trajectoire serait •
𝑎 •
de 𝛿 = sin 𝜃 , et la condition pour une interférence destructive est : •
4 •
𝑎 •
•
2𝜆 2 •
ou sin 𝜃 = (4.18) •
𝑎 •
• 𝑎
sin 𝜃
L’argument peut être généralisé pour montrer qu’une interférence destructive 2
se produira lorsque :
Figure 4.13: Diffraction de la lumière par une fente de
largeur 𝑎 , éclairée sous incidence normale.
𝑎 sin 𝜃 = 𝑚𝜆, 𝑚 = ±1, ±2, ±3, ...(interférence distructive) (4.19)
arcsin 𝜃 = sin−1 𝜃
2𝜆/2
𝜆/𝑎
−𝜆/2
−2𝜆/2
𝐿
4 Interférences et diffraction 9
En comparant (4.19) avec (4.4), nous voyons que la condition pour les
minima d’une diffraction par une seule fente devient la condition pour
les maxima d’une interférence à double fente lorsque la largeur d’une
seule fente 𝑎 est remplacée par la distance 𝑎 séparant les deux fentes.
La raison en est que dans le cas de la double fente, les fentes sont
considérées comme étant si petites que chacune d’elles est considérée
comme une source lumineuse unique, et l’onde résultante provenant
de la même fente peut être négligé. D’autre part, la condition minimale
pour la diffraction à une seule fente est obtenue précisément en prenant
en compte l’interférence des ondes provenant de la même fente.
Δ𝛽 𝛿 Δ𝑦 sin 𝜃 2𝜋
= = ⇒ 𝛿= Δ𝑦 sin 𝜃 (4.20)
2𝜋 𝜆 𝜆 𝜆
écran
dans le plan focal
fente fine d’épaisseur 𝑎 image de L
•
• 𝑃
Δ𝑦 •
•
•
• 𝜃
lumière •
monochromatique
𝑎 •
•
•
•
• Δ𝑦 sin 𝜃
•
•
•
•
lentille mince
convergente
L
Figure 4.15: Diffraction de Fraunhofer par une fente.
4 Interférences et diffraction 10
Supposons que le front d’onde du premier point (en partant du haut) arrive
au point 𝑃 de l’écran avec un champ électrique donné par :
2𝜋 2𝜋
𝛽 = 𝑁Δ𝛽 = 𝑁Δ𝑦 sin 𝜃 = 𝑎 sin 𝜃 (4.25)
𝜆 𝜆
où 𝑁Δ𝑦 = 𝑎 . On considère :
Ajouter les termes et noter que l’annulation de tous les termes sauf deux
entraîne :
Δ𝛽 1 Δ𝛽
cos 𝜔𝑡 − − cos 𝜔𝑡 + 𝑁 −
2 2 2
Δ𝛽
= 2 sin [sin 𝜔𝑡 + sin(𝜔𝑡 + Δ𝛽) + ... + sin(𝜔𝑡 + (𝑁 − 1(4.27)
)Δ𝛽)]
2
𝐼/𝐼0
𝜋𝑎 𝜆
sin 𝜃 sin 𝜃 = 𝑚 𝑚 = ±1 , ±2 , ±3, ...
−4𝜋 −3𝜋 −2𝜋 −1𝜋 1𝜋 2𝜋 3𝜋 4𝜋 𝜆 𝑎
Dans les sections précédentes, nous avons vu que les intensités de la diffraction
à une seule fente et d’interférence de double fente sont données par :
× =
4 Interférences et diffraction 13
Supposons que nous ayons maintenant deux fentes, chacune ayant une largeur
𝑎 et séparées par une distance 𝑎 .
Le motif d’interférence résultant pour la double fente comprendra également
un motif de diffraction dû à la fente individuelle. L’intensité du motif total est
simplement le produit des deux fonctions :
𝜋 2
sin 𝑎 sin 𝜃
2𝜋
𝐼 = 𝐼𝑜 𝜋 𝜆 𝑑 sin 𝜃
1 + cos (4.29)
𝑎 sin 𝜃 𝜆
𝜆
sous-structure
interférentielle
enveloppe de diffraction
par l’une des fentes
𝑑 sin 𝜃 𝑚𝜆 𝑑
= ou 𝑚=
𝑎 sin 𝜃 𝜆 𝑎
𝑁 = 2(𝑚 + 1) + 1 = 2𝑚 − 1 (4.30)