0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
0 vues10 pages

math5

Le document traite des nombres complexes, en présentant des concepts tels que la forme trigonométrique et exponentielle, ainsi que les racines n-ièmes. Il inclut des propriétés, des définitions et des exercices sur la résolution d'équations complexes, le calcul de racines carrées et n-ièmes, ainsi que des configurations géométriques dans le plan complexe. Des exemples et des consignes sont fournis pour illustrer ces concepts et aider à la compréhension.
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
0 vues10 pages

math5

Le document traite des nombres complexes, en présentant des concepts tels que la forme trigonométrique et exponentielle, ainsi que les racines n-ièmes. Il inclut des propriétés, des définitions et des exercices sur la résolution d'équations complexes, le calcul de racines carrées et n-ièmes, ainsi que des configurations géométriques dans le plan complexe. Des exemples et des consignes sont fournis pour illustrer ces concepts et aider à la compréhension.
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

1 1

Soit les nombres complexes z 1 = −1 + i et z 2 = − i.


2 2
2.8 Équation dans C
1. Écris z 1 et z 2 sous forme trigonométrique. 2.8.1 Racine n i ème d’un nombre complexe non nul
2. Pour tout réel θ, on note e i θ le nombre complexe cos θ + Consigne 2.20
i sin θ.
Écris chacun des nombres complexes z 1 et z 2 sous la forme Soit Z un nombre complexe non nul et z = a + i b , (a, b) ∈ R2 , un
r e i θ où r est un nombre réel positif. nombre complexe tel que z 2 = Z .

1. Exprime Re(Z ), |Z | et I m(Z ) en fonction de a et b.


Définition 2. On pose Z = 12i −5. Détermine tous les nombres complexes
Soit z un nombre complexe non nul de module r et d’ar- z tels que z 2 = Z .
gument θ. L’écriture z = r e i θ est appelée forme exponen-
tielle de z.
Définition
• On rappelle racine carrée d’un nombre complexe Z
Propriété non nul tout nombre complexe z tel que z 2 = Z .
Soit z et z 0 deux nombres complexes non nuls tels que
0 • Soit Z un nombre complexe non nul et n un entier
z = r e i θ et z 0 = r 0 e i θ où r > 0, r 0 > 0, θ, θ 0 sont des réels.
naturel non nul (n ≥ 3). On appelle racine carrée de
Soit n un entier relatif, on a :
Z , tout nombre complexe z tel que z n = Z .
0
• zz 0 = r r 0 e i (θ+θ )

• −z = r e i (π+θ)
1 1 −i θ
Propriété
• = e • Tout nombre complexe non nul admet deux racines
z r
carrées opposées.
• z = r e −i θ
z r 0
• Soit Z un nombre complexe non nul.
• 0 = 0 e i (θ−θ ) Si z = a + i b, (a, b) ∈ R2 est une racine carrée de Z ,
z r
on a :
2 2
• z n = r n e i nθ

a − b = Re(Z )


e i θ + e −i θ a 2 + b 2 = |Z |
cos θ =

 
2ab = Si g ne I m(Z )

• Pour tout réel θ, 2
e i θ − e −i θ
sin θ =

• Soit Z = r e i θ un nombre complexe non nul (r > 0)

2i
et n un entier naturel non nul (n ≥ 3). Z admet n
Ces égalités sont appelées les formules d’Euler racine n i ème z k tels que :
³ θ 2kπ ´
p
n
i +
Consigne 2.18 z k = r e n n avec k ∈ {0; 1; 2; · · · ; n − 1}.

π π 5π
i −i p −i
1. Soit z 1 = e 3 , z 2 = 2e 3 et z 3 = 3e 6 .
Donne une forme exponentielle des nombres complexes Remarque
1
suivants : z 1 z 2 z 3 , et z 32 . Pour (n ≥ 3), les points images de ces racines n i ème sont
z2 les sommets d’un polygone régulier à n côté inscriptible
p
2. Détermine le module et un argument des nombres com- dans le cercle de centre O et de rayon n r . O désigne l’ori-
2π p gine du repère choisi dans le plan complexe.
1 + i −i 1+i 3
plexes : z 1 = e 3 et z 2 = .
1−i 3π
i
e 4
Consigne 2.21
Consigne 2.19
p
1. Détermine les racines 4ème de Z = 2(−1 + i 3).
4 4
Écris chacun des polynômes cos x et sin x comme une somme Écris chacune de ces racines sous forme algébrique.
de a cos px ou b sin q x où a et b sont des nombres réels, p et q
des nombres entiers naturels. 2. Détermine les racines cubiques de1.
:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::
©Profs AVIANSOU C. B. E & ZOGBE Alain
LATEX prod... acobries@[Link]/ 61031247 36
36
3. Calcule (2 + i )3 .
Retenons
4. Déduis les racines cubiques de 2 + 11i . Pour démontrer qu’un quadrilatère ABC D est un :

Consigne 2.22 • Rectangle : on pourra montrer que ABC D est un


parallélogramme dont le triangle ABC est rectangle
Soit le polynôme P (z) = i z 3 − (2 + i )z 2 + (−1 − i )z − 6i + 2. en B .

1. Résous dans C les équations suivantes : • Carré : on pourra montrer que ABC D est un pa-
(E 1 ) : i z 2 − i z − 3 − i = 0 et (E 2 ) : z 2 − 2i z − 2 = 0. rallélogramme dont le triangle ABC est rectangle et
isocèle en B .
2. Calcule P (−2i ).
• Losange : on pourra montrer que ABC D est un pa-
3. Détermine un polynôme Q du second degré tel que P (z) =
rallélogramme tel que (AC ) ⊥ (B D).
(z + 2i )Q(z).

4. Résous dans C l’équation P (z) = 0.

2.9 Nombres complexes et configura-


tions planes

Propriété
Le plan est muni d’un repère orthonormé direct (O,I,J).
Soit A, B, C et D quatre points distincts du plan.
³−→ −→´
• mes OI ; AB = ar g (z B − z A ) + 2kπ, k ∈ Z et
zC − z A
³−→ −→´ µ ¶
mes AB ; AC = ar g + 2kπ, k ∈ Z.
zB − z A
• Les points A, B et C sont alignés si et seulement si
zC − z A
∈ R∗ .
zB − z A
• Le triangle ABC est isocèle en A si et seulement si
zC − z A zC − z A
= e i α ou = e −i α avec α 6= kπ, k ∈ Z.
zB − z A zB − z A
• Le triangle ABC est équilatéral si et seulement si
π π
zC − z A i zC − z A −i
= e 3 ou =e 3 .
zB − z A zB − z A
• Le triangle ABC est rectangle en A si et seulement si
zC − z A
∈ i R∗ .
zB − z A
• Le triangle ABC est rectangle et isocèle en A si et
zC − z A zC − z A
seulement si = i ou = −i .
zB − z A zB − z A
• Les points A, B, C et D sont cocycliques (sont situés
zD − z A
z −z
sur un même cercle) si et seulement si z C − z A ∈
D B
zC − z B
R∗ .

• ABC D est un parallélogramme si et seulement si


z B − z A = zC − z D .

:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::
©Profs AVIANSOU C. B. E & ZOGBE Alain
LATEX prod... acobries@[Link]/ 61031247 37
37
.
Exercices
01 1. Mets sous forme algébrique chacun des nombres
complexes. p
z 1 = (2 + i )(−1 + i ) + (1 + 2i ), z 2 = (1 + i 3)3 ,
1 − 3i
z3 =
3−i
2. Détermine le module et un argument de chacun
des nombres complexes.p p p
p 6 2 1 3
z 0 = −1 + i 3, z 1 = −i , z2 = − + i ,
2 2 2 2
z1
T = z1 × z2 , P =
z2
3. Mets sous forme trigonométrique chacun des
nombres complexes.
à p !13 ¡p ¢9
1 3 3 + i (1 − i )
z1 = −i , z2 = ,
2 2 (1 + i )2
z 3 = sin α + i (1 + cos α), α ∈ [0; π[

4. Soit α un nombre réel élément de ]0; π[. Détermine


le module et un argument de chacun des nombres
complexes suivants.
z0
z0 = 1 + e i α , z1 = 1 − e i α , Z = , T = z0 × z1
z1

02 Résous dans C les équations suivantes :


z 2 − 2z + 4 = 0, z 2 − 14z + 170 = 0,
2z 2 −2(1+cosθ)z+1+cosθ = 0, z 2 cos 2 θ−2zcos 2 θ+1 =
0, ³π´
z 2 t an 2 θ − 2zt an 3 θ + 1 + t an 4 θ = 0 avec θ 6= 0 ,
2
π π
z 2 − 2z − t anθ = 0 avec − < θ < ,
2 2
z 2 − 2zcosθ + 1 = 0, i z 2 − 2z + 2 − i = 0.

03 1. Déterminer les racines carrées des nombres com-


plexes suivants
p: p
1+i 6 2
1−i, et −i .
1−i 2 2
2. Déterminer les racines cubiques des nombres
complexes
p suivants
p :
8i , − 2 + i 6.

3. Déterminer les racines


p quatrièmes du nombre
complexe : 2(−1 + i 3).

4. Déterminer
p les racines sixièmes du nombre com-
plexe : 4 2(−1 + i ).

04 9
Soit P (z) = z 4 − 3z 3 + z 2 − 3z + 1, z ∈ C.
2
1) Montrer que si z est solution de l’équation (E ) : P (z) =
0 alors z est également solution.

:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::
©Profs AVIANSOU C. B. E & ZOGBE Alain
LATEX prod... acobries@[Link]/ 61031247 38
38
2) Vérifier que 1 + i est solution de (E ).
a) En déduire que P (z) se factorise sous la forme du produit de
deux polynômes à coefficients réels. 11 1) Déterminer sous forme algébrique, les solutions dans
b) Résoudre l’équation (E ). C de l’équation : (E ) : z 2 + z + 1 = 0.
2) On note j la solution de (E ) dont la partie imaginaire
05 Pour tout nombre complexe z, on pose : est positive.
f (z) = z 3 − (16 − i )z 2 + (89 − 16i )z + 89i . Vérifier que : j 2 = − j − 1.
1
1) Montrer que l’équation f (z) = 0 possède une solution 3) Vérifier que j 2 = j = et que j 3 = 1.
imaginaire pure que l’on déterminera. j
2) Démontrer qu’il existe trois nombres réels a, p et q
tels que : pour tout z ∈ C, f (z) = (z − i a)(z 2 + pz + q). 12 a un réel appartient à [−π; π].
3) Résoudre l’équation f (z) = 0. 1) Résoudre dans C, l’équation : z 2 − 4zsi na + 4 = 0.
Désignons par z 1 et z 2 les deux solutions de cette équa-
06 Soit θ un nombre réel vérifiant 0 < θ < π, on pose : tion.
(E θ ) : z 3 + 2z 2 (1 − cosθ) + z(1 − 4cosθ) + 2 = 0. Calculer le module et un argument de chacune d’elles.
1 1
Résoudre l’équation (E θ ) sachant qu’elle admet une so- 2) Calculer : S = + et S 0 = z 14 + z 24 .
lution réelle indépendante de θ. z1 z2

p 13 1) Onp donne les pointspB et C d’affixes respectives z B =


07 Pour quelle valeur de l’entier n, ( 3 + i )n est-il :
2 + 2i 3 et zC = 2 − 2i 3.
• réel positif ?
Vérifier que B et C appartiennent au cercle de centre O
• réel négatif ?
et de rayon 4.
• imaginaire pur ?
2) On considère le point A d’affixe définie par : z A =
zC − z B
.
08 1) Expliciter sous forme trigonométrique, les trois ra- 2
cines de chacune des deux équations : Calculer z A .
2π 3) Déterminer la nature du triangle ABC .
i
3
•u =e 3
2π 14 Dans le plan P rapporté à un repère orthonormé
−i
3
•u =e 3 (O;~ v ), on considère Z = z+1
u ;~ z−i avec z = x +i y où x, y ∈ R.
2) Etablir pour tout réel α, l’égalité : 1 + e i α = 1) Déterminer l’ensemble des points M du plan, images
³α´ i α de z tels que |Z | = 1.
2cos e 2 2) En déduire¯ l’ensemble des points M du plan, images
2
de z tels que ¯ z+1
¯
¯ = 1.
3) Résoudre l’équation : (z − 1)6 + (z − 1)3 + 1 = 0 (On z−i
pourra poser (z − 1)3 = v). 3) Exprimer la partie réelle et la partie imaginaire de Z
en fonction de x et y.
09 θ étant un nombre réel de l’intervalle ]0; 2π[, on consi- 4) Déterminer l’ensemble des points M du plan, images
1+z de z tels que Z soit un réel.
dère les deux nombres complexes z = e i θ et Z = ,
1−z 5) Déterminer l’ensemble des points M du plan, images
et on note |Z | le module de Z . de z tels que Z soit imaginaire pur.
θ 6) Déterminer l’ensemble des points M du plan, images
1) Montrer que : Z = i cot an .
2 de z tels que ar g (Z ) ≡ π2 [2π].
2) Pour quelles valeurs de θ l’argument de Z est-il dé-
fini ? A quoi est-il alors égal ?
(On distinguera deux cas suivant les valeurs de θ). 15 Partie A
3) A quoi est égal |Z | ? 1. Déterminer le nombre complexe α tel que
α(1 + i ) = 1 + 3i


10 a est un élément de [0; π].
1) Résoudre dans C l’équation :

 2
i α = −4 + 3i
(E ) : z 2 − 2zsi n 2 a + si n 2 a = 0. 2. Pour tout nombre complexe z, on pose f (z) =
2) Préciser le module et un argument ( lorsqu’il en existe z 2 − (1 + 3i )z + (−4 + 3i ).
) des solutions de (E ). a. Montrer que f (z) s’écrire sous la forme
f (z) = (z − α)(z − i α).
b. En déduire les solutions sous forme algébrique de
l’équation f (z) = 0.

:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::
©Profs AVIANSOU C. B. E & ZOGBE Alain
LATEX prod... acobries@[Link]/ 61031247 39
39
Partie B
Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé du plan
complexe (O,~ u ,~
v ) (unité graphique : 5cm) 18 1. Résoudre dans C l’équation : Z 2 − Z + 1 = 0
π
3. On considère les points A et B d’affixes respectives a = 2 + i et i
b = −1 + 2i . 2. On pose u = e 3
a. Montrer que b = i α et en déduire que le triangle O AB est un Ecrire sous forme trigonométrique les racines cubiques
−−→ −−→ π de u puis celles de son conjugué u.
triangle isocèle rectangle tel que (O A, OB ) = (2π)
2 3. Démontrer que, pour tout réel θ, on a : 1 + e i θ =
1
4. On considère le point C d’affixe c = −1 + i . Déterminer l’af- µ ³ θ ´¶ i θ
2 2cos e 2
fixe du point D tel que le triangle OC D soit un triangle isocèle 2
−−→ −−→ π 4. Déduire des questions précédentes, l’écriture expo-
rectangle tel que (OC , OD) = (2π).
2 nentielle de chacune des solutions de l’équation : (z −
z −−→ 1
5. Soit M le milieu de [C B ]. Prouver que OM = i . 1)6 − (z − 1)3 + 1 = 0
z− −→
DA
2
−−→ −−→
6. Donner une mesure en radians de l’angle (D A, OM ). 19 θ étant un paramètre réel appartenant à l’intervalle
1
7. prouver que OM = D A. ]2π, 4π[, on considère dans le corps C des nombres com-
2 plexes µl’équation (E¶) d’inconnue z telle que :
8. On appelle J , K et L les milieux respectifs des segments ³θ´
1
[C D], [D A] et [AB ]. (E ) : 1 + t an 2 z 2 − 2z + 2 = 0.
2 4
On admet que le quadrilatère J K LM est un parallélogramme.
1. Résoudre dans C l’équation (E ) Le plan complexe (P )
Démontrer que J K LM est un carré.
est orienté et rapporté à un repère orthonormé direct
p (O,~ i ,~
j ), z 1 et z 2 désignent les solutions de (E ), M 1 et M 2
16 1. Calculer (2 − 3 − i )2 sont les points du plan complexe (P ) d’affixes respec-
p dans C l’équation
2.a. Résoudre p : p tives z 1 et z 2 .
2z 2 − (2 + 3 − 3i )z − (1 − 3) − i (1 + 3) = 0 2.a. Déterminer en fonction de θ le module et un argu-
On désigne par z 0 et z 1 les racines de cette équation ment de chacun des nombres complexes z 1 et z 2 .
telles que Re(z 0 ) < Re(z 1 ). b. Déterminer θ pour que le triangle OM 1 M 2 soit rec-
b. Ecrire sous forme algébrique le nombre complexe tangle en O.
u tel que : 3. On pose θ = 3π
Ãp !2016
3 1 Déterminer l’affixe du point A de (P ) tel que le quadri-
u= − i .
2 2 latère OM 1 AM 2 soit un carré.
3. On considère
µ le polynôme
¶ P défini dans C par :
7 20
P (z) = z 3 − −2 − i z 2 − (3 + 5i )z + 3.
2
a. Démontrer que l’équation P (z) = 0 admet une solu-
tion z 0 de la forme z 0 = x(1 + i ), où x est un nombre réel
à calculer.
b. Déterminer la plus grande valeur de l’entier naturel
n 0 strictement inférieur à 103 pour laquelle (1 − i )n0 est
un nombre réel négatif.

17 p considère le nombre complexe z défini par : z = 2 −


On
3+i.
1. Ecrire z sous forme trigonométrique
2. Déduire de la question précédente la valeur exacte de

cos( ).
12

:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::
©Profs AVIANSOU C. B. E & ZOGBE Alain
LATEX prod... acobries@[Link]/ 61031247 40
40
3 Probabilités
21
Activité 2.3

3.1 Probabilité des événements

Vocabulaire des probabilités


• Une épreuve ou une expérience aléatoire est une
expérience dont on ne peut pas prévoir le résultat.

Exemple : On lance un dé cubique dont les faces


sont numérotées de 1 à 6 et on note k le numéro de
la face supérieure. A priori, on ne peut pas prévoir
quel sera le nombre k : on dit qu’on a effectué une
expérience aléatoire.

• Le résultat d’une expérience aléatoire est appelé


éventualité ou issue ou encore un cas possible.

Exemple : Pour le lancer d’un dé cubique, les éven-


tualités sont 1, 2, 3, 4, 5 et 6.

• L’ensemble de toutes les éventualités est appelé


univers associé à l’expérience aléatoire. On le note
souvent Ω.

Exemple : l’univers associé au lancer d’un dé cu-


bique est Ω = {1, 2, 3, 4, 5, 6}.

• On appelle événement tout sous-ensemble de


l’univers.
Si A est un événement de Ω, l’événement contraire
de A est noté A.

Exemple : Le sous-ensemble {2, 4, 6} est un événe-


ment de Ω.

• On appelle événement élémentaire un ensemble


formé d’une seule éventualité.

• φ est un événement impossible par contre Ω est un


événement certain.

• Si A et B sont deux événements, l’ensemble

A ∩ B correspond à l’événement "A et B" tandis que


l’ensemble A ∪ B correspond à l’événement "A ou
B".

• Si A ∩ B = φ on dit que les événements A et B sont


incompatibles.

Remarque
Dans une épreuve, un événement est réalisé s’il contient
le résultat de l’expérience

:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::
©Profs AVIANSOU C. B. E & ZOGBE Alain
LATEX prod... acobries@[Link]/ 61031247 41
41
2. Calculons la probabilité de l’événement A : « Obtenir un nu-
Définition
méro supérieur ou égal à 4 ».
Soit Ω l’univers associé à une expérience aléatoire. Une 1 1 1 5
On a A = {4, 5, 6} donc p(A) = p 4 + p 5 + p 6 = + + = .
probabilité sur Ω est une application p de P (Ω) vers l’in- 8 4 4 8
tervalle [0 ;1] qui a toute partie A de Ω, associe le nombre
réel p(A) probabilité de l’événement A et qui vérifie les
Consigne 3.2
conditions suivantes :

• p(Ω) = 1 1. Soit un univers U et deux événements incompatibles A et B


tels que : p(A) = 0, 3 et p(B ) = 0,
³ 5.´
• Si A et B sont deux événements incompatibles alors Calculer p(A ∩ B ), p(A ∪ B ), p A .
p(A ∪ B ) = p(A) + p(B )
2. Soit un univers U et deux événements A et B tels que :
p(A) = 0, 3, p(B ) = 0,³5 et
´ p(A
³ ∩´ B )³= 0, 1.´ ³ ´
Propriété Calculer p(A ∪ B ), p A , p B , p A ∩ B et p A ∪ B .
Soit p une probabilité définie sur un univers Ω. A et B
deux événements :
3.2 Équiprobabilité
• 0≤p ≤1
³ ´
• p(A) + p A = 1 Définition
Lorsque les événements élémentaires d’une expérience
• Si A ⊂ B alors p(A) ≤ p(B ) aléatoire ont la même probabilité, on dit qu’il y a équi-
• p(A ∪ B ) = p(A) + p(B ) − p(A ∩ B ) probabilité.
Les situations d’équiprobabilités sont généralement
• Si A 1 , A 2 , · · · , A n (n ≥ 2) sont des événements deux à suggérées par des expressions comme : « dé parfait », «
deux incompatibles alors : dé équilibré », « dé non pipé », « pièce parfaite », « boules
indiscernables au toucher », « cartes bien battues », « ti-
p ni=1 A i = ni=1 p(A i ).
¡S ¢ P
rage au hasard ».

Remarque
Propriété
Si Ω = {ω1 , ω2 , · · · , ωn } alors, en posant p i = p({ωi }), on Soit p une probabilité définie sur un univers fini non vide
a: Ω.
Si tous les événements élémentaires de Ω sont équipro-
p1 + p2 + · · · + pn = 1 bables alors pour tout événement A de Ω, on a :

C ar d (A)
Consigne 3.1 p(A) =
C ar d (Ω)
Un dé a été truqué de telle sorte que la probabilité de sortie du 5 .
et celle de sortie du 6 soient le double de la probabilité de sortie
du 1. Les numéros 1, 2, 3 et 4 ont la même probabilité de sortie.
1. Calculer la probabilité de sortie de chaque numéro. Consigne 3.3

2. Calculer la probabilité de l’événement A : « Obtenir un nu- Une urne contient dix boules indiscernables au toucher dont
méro supérieur ou égal à 4 ». cinq blanches, trois rouges et deux vertes. On tire simultanément
trois boules de l’urne.
Résolution
Calcule la probabilité des événements suivants :
E : "obtenir deux boules blanches et une boule rouge"
1. Calculons la probabilité de sortie de chaque numéro. F : "obtenir trois boules de mêmes couleurs"
G : "obtenir trois boules de couleurs différentes"
L’univers est {1, 2, 3, 4, 5, 6}. H : "obtenir au moins une boule rouge"
On a : p 1 = p 2 = p 3 = p 4 et p 5 = p 6 = 2p 1 .
p 1 + p 2 + p 3 + p 4 + p 5 + p 6 = 1 alors 4p 1 + 2p 5 = 1 Résolution
1 2 1 Calculons la probabilité des événements.
donc 8p 1 = 1 soit p 1 = ainsi p 5 = = .
8 8 4 Soit Ω l’univers associé à cette expérience
1 1 A3 10 × 9 × 8
D’où p 1 = p 2 = p 3 = p 4 = et p 5 = p 6 = . C ar d (Ω) = C310 = 10 = = 120
8 4 3! 6
:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::
©Profs AVIANSOU C. B. E & ZOGBE Alain
LATEX prod... acobries@[Link]/ 61031247 42
42
? C ar d (E ) = C25 × C13 = 30 2. La probabilité qu’elle apprenne l’anglais sachant qu’elle est
18
C ar d (E ) 1 une fille est .
p(E ) = = 23
C ar d (Ω) 4
C ar d (F ) 11
? C ar d (F ) = C33 + C35 = 11 ainsi p(F ) = = Propriété
C ar d (Ω) 120
C ar d (G) 1 • Si A et B sont deux événements tels que p(A) 6= 0 et
? C ar d (G) = C15 × C13 × C12 = 30 ainsi p(G) = = p(B ) 6= 0 alors
C ar d (Ω) 4
p(A ∩B ) = p(B )× p B (A) = p(A)× p A (B ) (C’est la formule
? C ar d (H ) = C13 × C27 + C23 × C17 + C33 × C07 = 85
¡ ¢ ¡ ¢ ¡ ¢
des probabilités composées pour deux événements)
C ar d (H ) 17 • Si {A 1 , A 2 , · · · , A n } est un système complet d’événe-
p(H ) = =
C ar d (Ω) 24 ments de Ω, pour tout événement B de Ω, on a :
p(B ) = p(B ∩ A 1 ) + p(B ∩ A 2 ) + · · · + p(B ∩ A n )
p(B ) = p(B /A 1 )×p(A 1 )+p(B /A 2 )×p(A 2 )+· · ·+p(B /A n )×
3.3 Probabilité conditionnelle p(A n )
C’est la formule des probabilités totales.

Définition
Soit p une probabilité définie sur un univers Ω, A et Consigne 3.5
B deux événements de Ω, B ayant une probabilité non
nulle. La probabilité que l’événement A soit réalisé sa- Trois sacs A, B et C contiennent des boules de deux couleurs. Les
chant que l’événement est réalisé (probabilité de A sa- pourcentages des rouges sont respectivement 50%, 30% et 40%.
chant B) est le nombre réel noté p(A/B ) ou p B (A) et dé- On tire une boule au hasard dans un sac choisit au hasard.
fini par : On choisit un sac au hasard et une boule dans ce sac.
p(A ∩ B )
p B (A) = 1. Quelle est la probabilité pour que la boule soit rouge ?
p(B )
. 2. Sachant que la boule est rouge, quelle est la probabilité pour
qu’elle vienne de A ?

Consigne 3.4 3.4 Événements indépendants


Les 37 élèves d’une classe de Terminale se répartissent de la fa-
çon suivante : Définition
Filles Garçons
Soit p une probabilité définie sur un univers Ω, A et
Apprennent l’anglais 18 10 B deux événements de Ω. A et B sont indépendants
N’apprennent pas l’an- 5 4 lorsque :
glais p(A ∩ B ) = p(A) × p(B )
1. On choisit un élève de cette classe au hasard. .
Quelle est la probabilité pour que ce soit :

(a) un garçon ? Consigne 3.6


(b) une fille ?
On jette deux dés. On considère les deux événements :
(c) une fille qui apprennent l’anglais ? E : « le total des nombres obtenus est 8 »
2. L’élève choisie étant une fille, quelle est la probabilité qu’elle F : « obtenir au moins un 3 »
apprenne l’anglais ? Les événements E et F sont-ils incompatibles ? sont-ils indépen-
dants ?
Résolution
Propriété
A et B sont deux événements tels que p(A) 6= 0 et
1. La probabilité pour que ce soit : p(B ) 6= 0. Les propositions suivantes sont équivalentes :
14
(a) un garçon est . 1. A et B sont deux événements indépendants
37
23 2. p B (A) = p(A) lorsque p(B ) 6= 0
(b) une fille est .
37
18 3. p A (B ) = p(B ) lorsque p(A) 6= 0.
(c) une fille qui apprennent l’anglais est .
37
:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::
©Profs AVIANSOU C. B. E & ZOGBE Alain
LATEX prod... acobries@[Link]/ 61031247 43
43
{X = 4} = {{1; 3}}
C1 × C12 2
p(X = 4) = 1 =
10 10
Propriété ? p(X = 5)
Deux événements A et B sont indépendants si et seule- {X = 5} = {{2;
¡ 3}, {1; 4}}
C11 × C12 + C11 × C11
¢ ¡ ¢
ment si A et B sont indépendants. 3
p(X = 5) = =
10 10
? p(X = 6)
{X = 6} = {{2;
¡ 4}, {3; 3}}
3.5 Variable aléatoire réelle C11 × C11 + C22
¢
2
p(X = 6) = =
10 10
Définition ? p(X = 7)
{X = 7} = {{3; 4}}
Soit Ω l’univers des possibles d’une expérience aléatoire.
C1 × C11 2
Lorsque à chaque événement élémentaire de Ω on asso- p(X = 7) = 2 =
cie un nombre réel, on dit que l’on définit une variable 10 10
aléatoire sur Ω. On peut regrouper les différents résultats dans un tableau.
L’ensemble des valeurs prises par une variable aléatoire xi 3 4 5 6 7
X, noté X(Ω) s’appelle l’univers image. 1 2 3 2 2
p(X = x i )
On note {X = a} l’événement constitué par l’ensemble 10 10 10 10 10
des événements élémentaires ω de l’univers Ω ayant a Ce tableau définit une correspondance appelée loi de probabi-
pour image par X. On a : lité.

{X = a} = {ω ∈ Ω/X (ω) = a}
3.6 Loi de probabilité d’une variable
. aléatoire réelle

Consigne 3.7
Définition
Ω est l’univers des possibles d’une expérience aléatoire
Une urne contient cinq boules numérotées 1, 2, 3, 3 et 4. On tire et X une variable aléatoire réelle sur Ω telle que X (Ω) =
simultanément deux boules de l’urne. On considère la variable {a 1 , a 2 , · · · , a n }. On appelle loi de probabilité de la va-
aléatoire X qui à chaque tirage associe la somme des chiffres ins- riable aléatoire réelle X l’application définie par :
crits sur les boules tirées.
p : : X (Ω) −→ [0; 1]
1. Détermine l’ensemble des valeurs prises par X . ai 7−→ p(X = a i )

2. Définis l’événement {X = 5}.

3. Calcule la probabilité pour que X prennent chacune des va-


leurs de l’ensemble X (Ω).
3.7 Espérance mathématique, variance
et écart-type d’une variable aléatoire réelle
Résolution

Définition
1. L’ensemble des valeurs prises par X est X (Ω) = {3; 4; 5; 6; 7}
Soit X une variable aléatoire réelle définie sur l’univers Ω
tel que X (Ω) = {a 1 , a 2 , · · · , a n }.
2. Définissons l’événement {X = 5}
• On appelle espérance mathématique de X le
{X = 5} = {{2; 3}, {1; 4}}
nombre réel noté E(X) tel que :
n
X
3. Calculons la probabilité p(X = x i ) avec x i ∈ X (Ω) E (X ) = a i × p(X = a i )
? p(X = 3) i =1
{X = 3} = {{1; 2}}
C ar d (Ω) = C25 = 10 • On appelle variance de X le nombre réel positif noté
C1 × C11 1
p(X = 3) = 1 =
10 10
? p(X = 4)
:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::
©Profs AVIANSOU C. B. E & ZOGBE Alain
LATEX prod... acobries@[Link]/ 61031247 44
44
V(X) tel que : Résolution
Loi de probabilité de X
V (X ) = E (X 2 ) − [E (X )]2 xi 3 4 5 6 7
n 1 2 3 2 2
p(X = a i )[a i − E (X )]2
X
V (X ) = p(X = x i )
i =1
10 10 10 10 10
Définissons la fonction de répartition de X .
• On appelle écart-type de X le nombre réel noté σ tel F : R −→ [0; 1]
que : telle que :
p x 7−→ F (x) = p(X ≤ x)
σ(X ) = V (X ) Si x ∈] − ∞; 3[; F (X ) = 0
1
Si x ∈ [3; 4[; F (X ) =
10
Consigne 3.8 3
Si x ∈ [4; 5[; F (X ) =
10
Calcule l’espérance mathématique, la variance et l’écart-type de 6
Si x ∈ [5; 6[; F (X ) =
la variable aléatoire de la consigne 6. 10
8
Si x ∈ [6; 7[; F (X ) =
Résolution 10
1 2 3 2 2 Si x ∈ [7; +∞[; F (X ) = 1
E (X ) = 3 × +4× +5× +6× +7×
10 10 10 10 10
52 Représentons la fonction de répartition de X .
E (X ) =
10
µ ¶2 11.0
1 2 3 2 2 52
V (X ) = 32 × + 42 × + 52 × + 62 × + 72 × −
10 10 10 10 10 10
156 10.0
V (X ) =
100
r 9.0
156
σ(X ) =
p 100
39 8.0
σ(X ) =
5
7.0

3.8 Fonction de répartition d’une va-


6.0
riable aléatoire réelle
5.0
Définition
X est une variable aléatoire réelle définie sur l’univers 4.0
Ω. on appelle fonction de répartition de X l’application
F : R −→ [0; 1]
F définie comme suit : Si 3.0
x 7−→ F (x) = p(X ≤ x)
X (Ω) = {a 1 , a 2 , · · · , a n } avec a 1 < a 2 < · · · < a n alors on
a: 2.0

• Si x ∈] − ∞; a 1 [ alors F (x) = 0
1.0
• Si x ∈ [a 1 ; a 2 [ alors F (x) = p(X = a 1 )

• Si x ∈ [a 2 ; a 3 [ alors F (x) = p(X = a 1 ) + p(X = a 2 )


−1.0 0 1.0 2.0 3.0 4.0 5.0 6.0 7.0
..
.
−1.0
• Si x ∈ [a n ; +∞[ alors F (x) = 1

Remarque
Consigne 3.9
F est une fonction en escalier strictement croissante sur
Définis et représente la fonction de répartition de la variable R.
aléatoire de la consigne 6.

:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::
©Profs AVIANSOU C. B. E & ZOGBE Alain
LATEX prod... acobries@[Link]/ 61031247 45
45

Vous aimerez peut-être aussi