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Cours 2

Le document traite des régimes matrimoniaux au Québec, en se concentrant sur les effets du mariage et de l'union civile, ainsi que sur l'évolution historique des lois relatives à la famille. Il souligne l'importance du régime primaire, qui inclut des droits et devoirs des époux, ainsi que des mesures de protection, et décrit les changements législatifs majeurs depuis 1664 jusqu'à 2023. Enfin, il aborde les réformes récentes visant à adapter le droit de la famille aux nouvelles réalités conjugales et familiales.

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Le document traite des régimes matrimoniaux au Québec, en se concentrant sur les effets du mariage et de l'union civile, ainsi que sur l'évolution historique des lois relatives à la famille. Il souligne l'importance du régime primaire, qui inclut des droits et devoirs des époux, ainsi que des mesures de protection, et décrit les changements législatifs majeurs depuis 1664 jusqu'à 2023. Enfin, il aborde les réformes récentes visant à adapter le droit de la famille aux nouvelles réalités conjugales et familiales.

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Cours 2

● Régime primaire = Effets du mariage et de l’union civil. Chapitre 4 Titre 1 livre II de la


famille (391 à 400)

● Éléments du régime matrimonial

1- Détermine la façon de gérer et administrer les biens pendant la vie en commune. Et

2- déterminer aussi comment on va partager les biens après que la vie commune arrive à sa fin
(séparation ou décès)

À ne pas confondre avec le régime primaire: parce que celui-ci inclut le patrimoine familial
mais pas limitatif. Le régime primaire n’est pas un régime matrimonial.

En plus, le régime primaire inclut: Droits et devoirs des époux, Mesures de protections de la
résidence familial principal, Patrimoine familial, Prestation compensatoire.

La prestation compensatoire s’applique si le patrimoine familial ne suffit pas. (La prestation


compensatoire a été créée avant le patrimoine familial) C’est pour ça qu’elle est considérée un
recours pour les conjoint légalement uni, marié ou en union civil, et à partir de juin 2025
applicable aux couples avec enfant. (union parental)

Historique:

1664 Coutume de Paris introduite en Nouvelle-France (ancien Québec) prévoyant un régime


matrimonial légal de type communautaire = centralisation des pouvoirs du chef de famille entre
les mains du mari.

1866 Adoption du Code civil du Bas Canada choix facile à faire le régime légal fut celui de la
communauté de meubles et d’acquêts (régime désormais abandonné en peu partout dans le
monde, même en France où ce type de communauté a été remplacé par la communauté
réduite aux acquêts). Suivant le Code civil du Bas Canada, chacun des époux administre ses
biens propres, mais seul le mari administre la communauté.

1867 Loi constitutionnelle Partage des compétences entre fédéral et provincial articles 91 et 92.
Le paragraphe 26 de l’article 91 de la Loi constitutionnelle de 1867 accorde au Parlement
fédéral le pouvoir exclusif de légiférer en matière de mariage et de divorce. La Loi
d'harmonisation no 1 du droit fédéral avec le droit civil (L.C. 2001, ch. 4), a ajouté les conditions
suivantes: le mariage requiert le consentement libre et éclairé (art.5), nul ne peut contracter
mariage avant l’âge de 16 ans (art. 6), et nul ne peut contracter un nouveau mariage avant que
tout mariage antérieur ait été dissous par le décès, le divorce ou frappé de nullité (art.7).
Les conditions de forme du mariage, notamment celles qui portent sur la célébration du mariage
et les effets qui en découlent sont de compétence provinciale.

1960 Révolution tranquille -effervescence législative On voit une première loi à caractère social
reconnaissant des avantages sociaux aux ‘concubins’ et aussi les premiers mariages civils (et
non plus seulement religieux) célébrés sous l’impulsion de ces vents de changement. Mais la
chose la plus importante est sans doute le fait que la femme mariée réussi à obtenir sa pleine
émancipation juridique.

1964 Loi sur la capacité juridique de la femme mariée-cette législation permit à la femme
mariée d’acquérir une pleine capacité juridique près d’un siècle après la codification. La femme
mariée pourra désormais sans autorisation, passer tous les actes de la vie juridique.
Cependant, comme les régimes matrimoniaux ne firent l’objet d’aucune modification en
profondeur, la femme mariée pouvait exercer cette nouvelle capacité seulement si les époux
choisissaient par contrat de mariage la séparation de biens.

Ceci explique la prolifération de ces contrats : 70% des époux québécois choisirent le régime
de la séparation de biens. La communauté de meubles et d’acquêts fut mise à l’index
premièrement par les notaires, qui ajoutèrent à l’argument de l’autonomie de la femme, celui de
la prudence, afin d’éviter que les effets d’un mari qui se lance dans des mauvaises affaires qui
conduiraient à la faillite.

1967 première Loi concernant le divorce véritable rupture juridique et sociale avec le droit
antérieur qui postulait jusqu’alors l’indissolubilité du mariage. Cette loi permet aux époux
d’obtenir un jugement de divorce, principalement pour cause d’adultère, de cruauté ou
d’abandon. La loi est basée sur la faute.

1970 Société d’acquêts devient le régime légal et supplétif des couples qui se marient après le
1er juillet 1970 sans contrat de mariage. Remplaçant la communauté de meubles et d’acquêts à
titre de régime légal supplétif, ce nouveau régime à caractère participatif consacre un tournant
dans l’affirmation du caractère égalitaire des rapports pécuniaires entre époux.

● En 1974 le nouveau régime légal de la société d’acquêts reçut un accueil des plus
froids, les époux continuant à lui préférer la séparation de biens (53% des couples
mariées).
● En 1987 environ 65% des époux québécois se soumettaient aux règles de la société
d’acquêts, alors que 35% restaient fidèles au régime de séparation de biens.

Aussi fondamentales soient-elles, les modifications ponctuelles dont le droit de la famille fait
l’objet durant les années ‘60 et ‘70 ne suffisent pas. L’adoption d’une première tranche du Code
civil du Québec en 1980 permettra au législateur de faire rentrer le droit de la famille dans la
modernité.
1981 et 1982 Loi instituant un nouveau Code civil et portant réforme du droit de la famille-entre
1981 et 1994 les Québécois furent soumis aux règles de deux codes civils : au nouveau Code
civil du Québec pour ce qui concernait le droit de la famille (en effet ça comprenait seulement
un livre, le deuxième sur la famille) et au Code civil du Bas Canada pour tout le reste.

• Le nouveau Livre II De la famille visait notamment à assurer l’égalité juridique des époux. Il
introduisait une série de dispositions impératives qui prévoyaient la prestation compensatoire, la
protection de la résidence familiale et l’égalité des époux.

• Toutefois, dans les faits, trop de femmes québécoises étaient régies par le régimes de la
séparation des biens, souvent n’étant pas autonomes. En cas de divorce, elles se trouvaient
complètement dépourvues (tout comme en cas de décès si elles avaient été déshéritées).

1985 nouvelle Loi sur le divorce qui tempère la perspective accusatrice sur laquelle reposait
l’ancienne Loi concernant le divorce.

1989 Loi modifiant le Code civil du Québec et d’autres dispositions législatives afin de favoriser
l’égalité économique des époux. Le patrimoine familial devient une conséquence obligatoire du
mariage. Le législateur imposait donc à tous les époux un système communautaire auquel nul
ne peut échapper. Ce système vise les biens essentiels qui constituent le plus souvent toute la
fortune des époux. Ce système dans son amplitude rend désuète l’existence même des
régimes matrimoniaux : les époux n’ont plus de choix, le législateur ayant choisi à leur place.

1994 entrée en vigueur du Code civil du Québec, remplaçant le Code civil du Bas Canada.

2013 Affaire Éric c. Lola Décision de la Cour suprême du Canada dans laquelle elle confirme la
validité constitutionnelle de la politique législative du Québec en matière familiale se refusant
d’y voir une atteinte injustifiée aux droits à l’égalité garantis par la Charte canadienne de droits
et libertés. Vielle de quarante ans maintenant, cette politique réserve les droits et obligations
conjugaux énoncés au Livre deuxième du Code civil aux conjoints mariés ou unis civilement, les
conjoints de fait ne pouvant pour leur part pas s’en prévaloir.

2015 Rapport du Comité consultatif sur le droit de la famille, pour un droit de la famille adapté
aux nouvelles réalités conjugales et familiales. La réforme préconisée par le Comité prévoit un
régime parental impératif établissant entre les parents d’un enfant commun des droits et des
obligations réciproques, tant durant leur vie commune qu’après la séparation. Les couples
mariés pourront se retirer des droits et obligations dont sera assorti le statut matrimonial (opting
out) , alors que pour les conjoints de fait le Comité veut introduire des dispositions qui
permettront de structurer et de simplifier leur adhésion mutuelle à ces mêmes droits et
obligations (opting in)

2021 Modifications à la Loi sur le divorce pour remplacer la terminologie relative à la garde et à
l’accès par ‘rôle parental’; établir une liste de critères relatifs à l’intérêt de l’enfant; créer des
obligations pour les parties et les conseillers juridiques afin d’encourager le recours aux
mécanismes de règlement des différends familiaux; établir un régime quant au déménagement
important d’un enfant; simplifier certains processus et surtout donner une définition de ‘violence
familiale’ afin que les tribunaux puissent traiter et aider les familles et les enfants dans ces
situations.

2023 Réforme du droit de la famille quant à la filiation. Projet de loi provinciale n.12, du
Parlement provincial en matière de filiation et visant la protection des enfants nés à la suite
d’une agression sexuelle et des personnes victimes de cette agression ainsi que les droits des
mères porteuses et des enfants issus d’un projet de grossesse pour autrui. Pour l’instant ce
projet de loi est à l’étude en commission parlementaire.

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