18 septembre 2023
Cours 2
5. HISTORIQUE DU DROIT CONSTITUTIONNEL CANADIEN (suite et fin)
5.3. Le régime canadien: depuis 1931
5.3.1. L’Indépendance progressive du Canada
5.3.2. Le Statut de Westminster de 1931
La Colonial Laws Validity Act (CLVA) de 1865 prévoit que les lois des colonies doivent
respecter tout le droit britannique sinon elles peuvent être invalidées par la Colonial Laws
Validity Act (CLVA).
L’art. 2 du Statut de Westminster 1931 rend inapplicable pour l’avenir la Colonial Laws
Validity Act CLVA, mais l’art. 7 prévoit une exception (la la Colonial Laws Validity Act s’applique
toujours pour faire respecter les lois constitutionnelles britanniques).
Ainsi, L’art. 2 du Statut de Westminster 1931 permet que les lois fédérales et provinciales qui
ne respectent pas les lois ordinaires du Royaume-Uni soient valides. (Elles ne sont plus
invalidées par la Colonial Laws Validity Act, mais l’art. 7 oblige que les lois fédérales et
provinciales continuent de respecter les lois constitutionnelles britanniques sinon elles sont
toujours invalidées en vertu de la CLVA.
Le Statut de Westminster 1931 a des effets uniquement pour l’avenir (donc APRÈS 1931).
Ainsi, le préambule de la LC de 1867 a permis de faire entrer le droit britannique dans le droit
canadien de 1867 à 1931. Par conséquent, si les règles britanniques entrées AVANT 1931 n’ont
pas été modifiées par des lois fédérales ou provinciales, elles s’appliquent toujours au Canada.
Mais, on sait que les lois fédérales et provinciales peuvent changer les lois britanniques entrées
avant 1931 grâce à l’art. 2 du Statut de Westminster 1931. Mais, si une règle britannique n’a
pas été modifiée, elle s’applique toujours
1- Le statut de Westminster de 1931 a permis d’invalider la Colonial Laws Validity Act,
mois pour les lois constitutionnelles. (Art 7) Ça veut dire que nos lois fédérale et provinciale
doivent respecter les lois constitutionnel anglais, sinon elles seront invalides pour la Colonial
Laws Validity Act.
Le Canada a besoin de l' approbation de l’Angleterre pour approuver toutes leurs lois au
Canada selon le préambule de la loi constitutionnelle de 1867.
- Si la loi présentée au canada est différente de celle de l'angleterre est acceptée.
- Les lois d’avant 1931 son parti du canada mais on peut les changer, même s' ils ne sont
accorde au droit anglais
2- Les lois anglaises postérieures à 1931 ne font plus partie du droit Canadien sauf si le
canada le demande. Donc si le Canada veut modifier la constitution il a besoin de l'accord de
l'Angleterre, sur demande du Canada. Parce que selon l’art 7 l'Angleterre ne peut faire rien
entrer au Canada sauf demande du Canada. Mais, on a besoin selon la constitution de 1867, d'
avoir l’accord de l'Angleterre pour changer la constitution.
5.3.3. La Loi constitutionnelle de 1982
1- A partir de la modification de la loi constitutionnelle 1982 on a remplacé l’article 7 de la
loi. Puis, on l’a remplacé pour les formules d' amendement.
2- A partir de la modification de la loi constitutionnelle 1982 on a fait disparaître la
Colonial Laws Validity Act. Donc, a partir de 1982 si une ne respecte pas la partage de
compétence va être invalidé pour l’article 52 de la loi Constitutionnel de 1982
CHAPITRE 1 : LES SOURCES DU DROIT CONSTITUTIONNEL CANADIEN (début)
1.1. Les sources supra législatives
1.1.1. La loi de 1982 sur le Canada (Art 52)
1.1.2. Les textes législatifs énumérés à l’annexe et leurs modifications
1.1.3. Les arrêtés, décrets et proclamations énumérés à l’annexe
1.2. Les sources législatives
1.2.1. Les législations britanniques:
1.2.2. Les législations fédérales
1.2.3. Les législations provinciales
1.3. Les sources jurisprudentielles (Autorité de jugement droit)
1.3.1. Les décisions des tribunaux
[Link]. L’objet
[Link]. Les degrés d’autorité
1.3.2. La particularité des décisions de « judge made-law » (possible en common law)
[Link].Leur utilisation: Particularité de l'autorité de « judge made law »
L'autorité de « judge made-law » est possible uniquement en common law
Quand? En l'absence de règle dans une loi OU si la règle est imprécise dans une loi.
Ainsi:
Le juge peut créer des règles en l'absence de toute loi
Le Juge peut interpreter des lois ordinaires imprécises ou modifier de telles lois en les
interprétant (et
créer ainsi des règles additionnelles)
Le juge peut interpréter des lois constitutionnelles imprécises ou modifier de telles lois en
les
interprétants (et créer ainsi des règles additionnelles)
[Link]. Leur fondement :
la règle du stare decisi:
L'autorité de « judge made-law est possible grâce à la règle du stare decisis
Définition du stare decisis: les tribunaux inférieurs sont liés par les ratios des décisions des
tribunaux supérieurs
Pour tous les système ou la common law est applicable, le stare decisis, abréviation de la
maxime Stare decisis et non quieta movere veut dire que tous les tribunaux inférieures doivent
s’en tenir à ce qui a été décidé et ne pas modifier ce qui existe. Puis, que les tribunaux
inferieures sont lies par les ratios des décisions des tribunaux supérieurs. Enfin, L'autorité de «
judge made-law est possible grâce à la règle du stare decisis
Distinction: entre ratio decidendi et obiter dictum. L'utilisation du distinguishing
[Link]. La distinction entre le ratio decidendi et l’obiter dictum:
Dans le système de la common law, le terme ratio decidendi, signifiant littéralement la raison de
la décision, se dit en droit judiciaire du motif essentiel ou des motifs déterminants d’une décision
de justice, de son fondement même, de sa substance, de son fond.
Tout motif qui tranche le point litigieux d’une instance constitue la ratio decidendi de la décision
ou en fait partie. En cas de pluralité de motifs révélant ce caractère, on dit les rationes decidendi.
Par contre, si le motif de jugement n’est pas essentiel mais accessoire ou incident, il est appelé
(dictum ou obiter dictum). En cas de pluralité des motifs incidents, on dit des dicta ou des obiter
dicta. Il arrive que des obiter dicta repris, appliqués et suivis dans une jurisprudence constante
deviennent la ratio decidendi de plusieurs décisions subséquentes.
Note: Les limites à l'autorité d'une règle de common law règles de common law qui
interprètent une loi ordinaire ou qui ajoute une règle en absence de loi peuvent être
modifiées par une loi.
Les règles de common law qui interprète une loi constitutionnelle: peuvent uniquement être
modifiées en suivant les formules d'amendement
1.4. La coutume constitutionnelle
- Définition: C’est une pratique obligatoire créer de façon inconsciente par les sujets de
droits eux-mêmes (règles non-écrites)
*Conditions: Il doit s’agir d’un acte ou abstention continue, publique, paisible, depuis un
certains temps
*Qualite: raisonnable, claire, certaine et cohérente, crée une obligation
*Sanction: par les tribunaux
*Application: rares : ont souvent fait l'objet d'un texte de loi ou sont devenues des principes
de common law.
*Distinction entre coutume et usage : seule la coutume est obligatoire
Exemples de coutumes : privilèges parlementaires
Exemples d'usages : alternance francophone/anglophone pour certains postes; conditions
de…
1.5. Les conventions constitutionnelles
A) Découle du Renvoi : résolution pour modifier la Constitution
B) Les conventions constitutionnelles en résumé
*Définition:
Règles de pratiques politiques (non-écrites) qui découlent d'une entente (et qui
transforment ou précisent une loi ou qui apportent une nouvelle règle) Ils sont considérées
obligatoire par les acteurs et visent à assurer que le cadre juridique constitutionnel réponde
aux valeurs d'une époque. Les conventions ne sont pas justiciables. (les tribunaux ne
sanctionnent pas le défaut de les respecter)
*Exemples:
Nomination du premier ministre; différentes nominations du GG sur avis du 1er ministre;
obligation pour le GG de sanctionner des lois sur accords des deux chambres; principe de la
responsabilité ministérielle etc.
*Conditions:
Comment reconnaître une convention constitutionnelle:
Y a-t-il des précédents d'une telle règle ?
Les acteurs se sentent-ils liés par la règle conventionnelle ?
La règle a-t-elle une raison d'être ?
*Effets; rend inopérant une lol, précise une loi ou ajouté à une loi.
*Sanction: politique (les tribunaux les interprètent et déterminent seulement leur existence)
Distinctions entre coutume et Convention constitutionnelles
1.6. Les grands principes sous-jacents à la Constitution
*Le principe du fédéralisme
*Le principe de la démocratie
*Le principe du constitutionnalisme (ou suprématie de la
*Constitution) et de la primauté du droit
*Le principe du respect des minorités
1.7. Les autres sources d’interprétation constitutionnelle
1.7.1. L’usage
1.7.2. La doctrine
1.7.3. Les débats
1.7.4. Les travaux parlementaires
1.7.5. Le droit international public