Cours Protection Des Reseaux Electriques
Cours Protection Des Reseaux Electriques
Partie III :
Eléments du système de protection et protection des
composants du réseau.
I. Introduction
L’exploitation du réseau électrique consiste à produire, transporter et distribuer
l’énergie demandée par les charges installées. Cette énergie doit être fournie sous
tension et fréquence dans de limites acceptables afin de garantir un bon
fonctionnement des charges et des équipements du réseau. Pour la tension, en
générale une variation de 5% autours de la valeur nominale (parfois 10%) est
tolérée. Par ailleurs, la fréquence ne doit pas excéder 0.5% de la fréquence
nominale. En plus du contrôle permanent de la tension et de la fréquence,
l’exploitation d’un réseau nécessite des protections à différents niveaux afin d’éviter
des dommages sur les équipements et les personnes d’une part et de minimiser les
interruptions d’alimentation en cas de défaut.
La protection des réseaux et de ses équipements (générateurs,
transformateurs, lignes, jeux de barres. . .etc.) nécessite d’une part la connaissance
de l’architecture du réseau et d’autre part le régime du neutre. Ce dernier décide
fortement des protections à prévoir contre les surintensités ou les défauts
d’isolement, car selon le régime du neutre adopté, le réseau aura besoin d’être
protégé en premier lieu soit contre les surintensités (couts-circuits) soit contre les
défauts d’isolement. En plus de ces protections, les équipements du réseau
nécessitent souvent des protections contre les surcharges ou l’échauffement, les
surtensions que ce soit fugitives ou permanents, et parfois des protections
mécaniques notamment pour les générateurs.
La protection des réseaux électriques est l'ensemble des appareils de
surveillance et de protection assurant l'équilibre d'un réseau électrique. La fonction
principale d'un système de protection est de mettre rapidement hors service tout
ouvrage du réseau qui commence à fonctionner d'une façon anormale. Un réseau
électrique comporte trois parties : la production, les lignes de transport haute tension
et la distribution à moyenne et basse tension. Dans l'une ou l'autre de ces parties,
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chaque ouvrage peut être l'objet d'incidents, tel que le court-circuit. C'est pourquoi
toute une gamme d'appareils est installée pour éviter que ces incidents ne détruisent
l'ouvrage. Parmi ces appareils, nous pouvons citer les relais de protection chargés
de mettre hors tension la partie en défaut. Les systèmes de protection permettent
d’éviter les conséquences des incidents qui peuvent être dangereuses pour les
personnes et pour le matériel. Pour cela, ils doivent pouvoir :
Assurer la protection des personnes contre tout danger électrique.
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Les défauts qui surviennent le plus dans un réseau électrique sont des violations
de l’isolement des phases entre elles ou à la terre.
Un réseau électrique doit fournir une énergie avec une meilleure qualité possible.
Cette qualité se dégrade avec l’apparition des anomalies dont la durée peut conduire
à des arrêts de fonctionnement prolongés.
Les hauteurs au-dessus du sol, les distances d’isolement entre phase et les
lignes de fuite des isolements rendent les lignes aériennes particulièrement sensibles
à l’environnement.
Leur pose dans la terre les protège des conditions atmosphériques, mais rend
invisibles pour les travaux de proximité. Ainsi les principales causes des défauts de
ce type de réseau sont :
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- Défaillances du matériel
On distingue des :
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2.3.3 La Surtension
Elles se produisent lorsque les appareils installés sont trop puissants pour les
lignes d’alimentations ou quand le travail demandé aux machines est exagéré, ce qui
conduit à un courant de surcharge maintenu et ce dernier peut provoquer un
échauffement anormal pouvant entrainer la détérioration des installations.
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Les origines possibles sont : le plus souvent coupure d’une phase, enclenchement
ou déclanchement d’un sectionneur ou d’un disjoncteur défectueux ; la coupure d’un
conducteur sans court-circuit.
Les réseaux électriques ayant été exploités pendant des dizaines d’années,
les expériences accumulées montrent que les différents types de défauts ne se
produisissent pas à la même fréquence. Les défauts Terre sont les plus fréquents
alors que les défauts triphasés se produisissent rarement. Les probabilités
apparition des différents types de court-circuit sont donnés dans le tableau 3.1 ci-
dessous :
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3.1.1 Objectifs
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[Link] Organisation
L'implantation des protections doit être conçue pour :
Éliminer les défauts en séparant l'élément défectueux par un organe de
coupure (disjoncteur, fusible) ;
Éliminer un défaut par une protection amont quand une protection ou un
organe de coupure aval est défaillant ;
Assurer éventuellement des protections de secours (redondance des
protections) ;
Protéger certains matériels spécifiques : Générateurs, transformateurs,
tableaux HTA, condensateurs HTA... etc. ;
Permettre la modification temporaire des fonctionnements (sensibilité, rapidité,
etc.), pour effectuer certaines opérations d’exploitation : travaux sous tension,
mise en parallèle de transformateurs...etc.
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c) TC à deux secondaires
Figure.3.3 Types de Transformateurs de courant
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Les relais de protection exigent une exacte (précise) reproduction des conditions
normales et anormales du réseau pour avoir une capture d’information et un
fonctionnement corrects. Par conséquent, les TCs doivent être capables de fournir
aux relais des signaux de courants étant des fidèles reproductions des courants
primaires. Le critère de performance d’un TC se mesure donc par son habilité à
reproduire le courant primaire au secondaire. Ainsi, la caractéristique essentielle
d'un TC est sa précision de mesure exprimée à travers les erreurs sur le rapport de
transformation et sur la phase (déphasage). Il y a deux types de classe par rapport à
la précision ; Classe 5P10 (erreur de 5 % pour un courant égal à10 fois le courant
nominale) et classe 10P15 (erreur de 10 % pour un courant égal à 15 fois le courant
nominale).
1) Principe de fonctionnement
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Le théorème d’Ampère énonce que la somme des ampères tours est égale à la
circulation du vecteur champ magnétique.
⃗⃗⃗ n.
N1 . I1 + N2 . I2 = ∫Tore H. ⃗⃗ 𝑑𝑙 (3.1)
⃗⃗ = champ magnetique
AvecH
𝑛⃗ = 𝑉𝑒𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑢𝑛𝑖𝑡𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑡𝑎𝑛𝑔𝑒𝑛𝑡
Le circuit magnétique canalise le champ magnétique qui est alors tangent au cercle
engendré par le tore.
⃗⃗⃗ n.
Un transformateur est dit parfait lorsque∫Tore H. ⃗⃗⃗ 𝑑𝑙 = 0
Dans le transformateur réel ce terme exprime l’erreur introduite par le circuit
magnétique et définit l’intensité d’excitationIe née au secondaire par :
N1 . I1 + N2 . I2 = N2 . I𝑒 (3.2)
N
Si n = N2est le rapport du nombre despires, la relation (3.2) s’écrit :
1
I1
+ I2 = Ie (3.3)
n
Connaissant ce rapport de transformation et la lecture de I2 au secondaire, le courant
de ligne actuel circulant au primaire peut être obtenu.
NB : On mesure le courant en mettant le secondaire du TC en court-circuit
Le transformateur peut alors être représenté (cf. fig. 3.5) comme comportant deux
éléments en parallèle :
I
un transformateur parfait de rapport n débitant au secondaire un courant 1⁄n,
une impédance qui consomme un courant Ie .
De plus chaque enroulement, primaire et secondaire, crée une légère chute
de tension due à la résistance du bobinage (R1et R2) et aux inductances de fuite
(L1et L2). Dans le cas du TC, le bobinage secondaire étant serré et régulier, il est
possible de négliger L2(L2 ≈ 0).Si ∅est le flux commun aux deuxbobinages, il est
possible d’écrire entreles fem e1 , e2 et les ddp 𝑉1 , 𝑉2lesrelations suivantes :
dI1
V1 = e1 + R1 . I1 + L1 .
dt
dI2
e2 = 𝑉2 + R 2 . I2 + L2 . (3.4)
dt
d∅
e1 = 𝑁1 .
dt
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d∅
e2 = −𝑁2 .
dt
Si toutes les fonctions décrites sont sinusoïdales, de pulsation ω, on peut alors écrire
vectoriellement :
⃗V1 = ⃗E1 + (R1 + j. L1 ω. ). I1
⃗2=V
E ⃗ 2 + R 2 . I2
E ⃗
⃗ 1 = jN1 . ω. ∅ (3.5)
⃗
⃗ 2 = −jN2 . ω. ∅
E
I1
+ I2 = Ie
n
L'intensité d'excitation Ie se décompose enIe = Ic + I𝑚
La qualité du circuit magnétique est traduite par la relation qu’il impose entre le
⃗ et levecteur champ magnétique H
vecteur induction B ⃗⃗ .
A un instant donné, en un point fixé ces deux vecteurs sont liés par la perméabilité
relative du matériau magnétique μr tel que :
⃗ = μ0 . μr. H
B ⃗⃗ (3.6)
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Un circuit magnétique est donc caractérisé par la courbe b = f (h) appelée courbe
de magnétisation.
En régime sinusoïdal, b représente la tension puisque :
∅
⃗ =
B .n
⃗
𝑆
⃗E2 = jN2 . ω. ⃗∅ (3.7)
⃗ ≈ ⃗⃗⃗⃗
𝑉 𝐸2
N2 . I𝑒 = L . H (3.9)
Avec L la longueur du tore
Pour un transformateur parfait, la permittivité du milieu étant supposée infinie, on a
⃗⃗ = 0 d’où Ie = 0 et I2 = I1
H n
Cette hypothèse est proche de la réalité avec les TC car ils « travaillent »
normalement très en-dessous de la saturation. Le courant secondaireI2 est alors
l’image fidèledeI1 .
2) Saturation
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𝑃2 = 𝑍. 𝐼22
𝑉2 = 𝑍. 𝐼2 (3.11)
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Il ne faut donc jamais laisser ouvert le circuit secondaire d’un TC pendant que le primaire
est alimenté.
Suivant les normes CEI et NFC, les TCs peuvent être, entre autres caractérisés
par :
Exemple : 2000/5 A
Les valeurs normales des courants nominaux assignés sont les suivantes :
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au primaire (en A) :10- 12,5 - 15- 20- 25 - 30- 40 - 50- 60 -75et leurs
multiples ou sous multiples décimaux. Les valeurs préférentielles sont celles
sont en gras rouge.
au Secondaire (en A) : 1 - 2– 5. La valeur 2 est unique à la norme CEI.
Elle définit les limites d’erreurs garanties sur le rapport de transformation et sur le
déphasage dans des conditions spécifiées de puissance et de courant.
Il est donné une classe de précision X qui exprime des valeurs limites de l’erreur
en module 𝜺𝒎 et de l’erreur dedéphasage 𝜺𝝋 en fonction du taux de charge𝐍défini
par :
I
N = I1 (3.13)
1n
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𝐼2
En pratique, il est dit que le rapport de transformation des courants ⁄𝐼 est égal au rapport
1
𝑁1
des nombre de spires ⁄𝑁 . Mais cela n’est en réalité pas vrai. Le rapport de
2
transformation des courants n’est pas égal au rapport des nombres de spires à cause du
courant magnétisant (𝐼𝑚 ) et du courant de pertes fer (𝐼𝑐 ) qui sont les composantes du
courant d’excitation (𝐼𝑒 ). Le rapport des courants est aussi affecté par le courant et le facteur
de puissance du secondaire. Le courant de charge n’est pas une fraction constante du
𝑽𝟐
courant primaire. De même, dans un TT, le rapport des tension ⁄𝑽 n’est pas aussi
𝟏
𝑵𝟐
exactement égal a ⁄𝑵 dû aux raisons évoquées plus haut.. Donc le rapport de
𝟏
transformation n’est pas constant, mais dépend plutôt du courant et du facteur de puissance
de la charge d’une part, et du courant d’excitation du transformateur d’autre part. Dû à cet
état de fait, les mesures effectuées par les réducteurs de mesure comportent une grande
erreur appelée « erreur sur le rapport de transformation ou erreur de module ». C’est l’erreur
que le transformateur introduit dans la mesure d’un courant lorsque le rapport de
transformation est différent de la valeur assignée et est définie par :
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.
Cette erreur est donnée par :
𝐾𝑛 𝐼2 −𝐼1
𝜀𝑚 (%) = [ ] × 100 (3.15)
𝐼1
𝐾𝑛 −𝑅
𝜀𝑚 (%) = [ ] × 100 (3.16)
𝑅
Avec
𝐶𝑜𝑢𝑟𝑎𝑛𝑡 𝑝𝑟𝑖𝑚𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑎𝑐𝑡𝑢𝑒𝑙
𝑅=
𝐶𝑜𝑢𝑟𝑎𝑛𝑡 𝑠𝑒𝑐𝑜𝑛𝑑𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑐𝑜𝑟𝑟𝑒𝑠𝑝𝑜𝑛𝑑𝑎𝑛𝑡
𝑁2
Avec𝑛 = = 𝑟𝑎𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑠𝑝𝑖𝑟𝑒𝑠
𝑁1
𝐼𝑚 .𝑠𝑖𝑛𝛿+𝐼𝑐 .𝑐𝑜𝛿
𝑅=𝑛+ (3.19)
𝐼2
Avec
𝐼𝑚 = 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑎𝑛𝑡 𝑚𝑎𝑔𝑛𝑒𝑡𝑖𝑠𝑎𝑛𝑡
𝛿 = 𝐿𝑒 𝑑é𝑝ℎ𝑎𝑠𝑎𝑔𝑒 𝑎𝑢 𝑛𝑖𝑣𝑒𝑎𝑢 𝑑𝑢 𝑠𝑒𝑐𝑜𝑛𝑑𝑎𝑖𝑟𝑒
𝛿 est négatif pour un facteur de puissance en retard et positif pour un facteur de puissance
en avance.
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Dans un TC idéal, le courant secondaire doit être déphasé exactement de 180 ° du courant
primaire. Mais ce n’est pas le cas en réalité. L’erreur découlant de cette situation est appelée
« erreur de phase ». Elle est la différence de phase entre courants primaire et secondaire,
exprimée généralement en degré ou en minutes d’angle.
Il est à rappeler que 1 degré vaut 60 minutes d’angle, c’est-à-dire
𝜋
1° = 𝑟𝑎𝑑𝑖𝑎𝑛𝑠 = 60 𝑚𝑖𝑛𝑢𝑡𝑒𝑠 𝑑′𝑎𝑛𝑔𝑙𝑒 (3.20)
180
Cette erreur 𝜀𝜑 est calculéede façon précise, en degré, à partir de l’expression suivante :
TC de mesure :
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Dans tous les cas, la charge employée doit être inductive avec un facteur de
puissance de 0,8, sauf si elle absorbe une puissance inférieure à 5 VA ; dans ce cas son
facteur de puissance est l’unité. En aucun cas la charge ne doit être inférieure à 1 VA.
% I1n
5 10(1) 20 100 50 120 5 10(1) 20 100 120 5 10(1) 20 100 120
Classe
Précision
0,1 0,4 0,25 0,20 0,1 0,1 15 10 8 5 5 0,45 0,30 0,24 0,15 0,15
0,2 0,75 0,5 0,35 0,2 0,2 30 20 15 10 10 0,9 0,6 0,45 0,3 0,3
0,5 1,5 1,0 0,75 0,5 0,5 90 60 45 30 30 2,7 1,8 1,35 0,9 0,9
1 3 2,0 1,5 1,0 1,0 180 120 90 60 60 5,4 3,6 2,7 1,8 1,8
3 3 3 Aucune limite
5 5 5 Aucune limite
0,2S 0,35 0,75 0,2 0,2 0,2 15 30 10 10 10 0,45 0,9 0,3 0,3 0,3
0,5S 0,75 1,5 0,5 0,5 0,5 45 90 30 30 30 1,35 2,7 0,9 0,9 0,9
TC de Protection
Pour les TC de protection, Le domaine nominal d’utilisation de la fréquence est de 90
% à 110 % de la fréquence nominale. Pour la puissance de précision et dans le domaine
nominal de fréquence, les valeurs limites sur les erreurs de module et de phase sous
données dans le tableau 3.6.
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1 1 𝑇 𝐼 2
𝜺𝒄 = 𝐼1 . . ∫0 (𝐼2 − 1 ) . 𝑑𝑡 (3.23)
⁄𝑛 𝑇 𝑛
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𝐼1𝐿
𝐹𝐿𝑃 = (3.24)
𝐼1𝑛
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𝐼𝑒 𝐼𝑚
𝜺𝒎 (%) = [𝐼 ] × 100 = [𝐼 ] × 100 (3.26)
2 +𝐼𝑒 2 +𝐼𝑚
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Rapports 50 :5 100 :5 150 :5 200 :5 250 :5 300 :5 400 :5 450 :5 500 :5 600 :5
R2 (Ω) 0,061 0,082 0,104 0,125 0,146 0,168 0,211 0,230 0,242 0,296
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Les tableaux 3.7 et 3.8 ci-dessus, donnent respectivement, une liste de TCs
normalisés à Rapport Multiples (RM) et les valeurs des résistances secondaires pour
certains rapports nominaux des TCs.
Exercice 3.2 :
Les composantes du courant à vide d’un TC sont :
- Courant magnétisant : 102 A
- Composante de pertes du courant d’excitation : 38 A
Le rapport de transformation du TC est 1000/5 A.
Calculer l’erreur de rapport approximative en pleine charge.
Exemple 3.3 :
Un TC admet une seule spire au primaire et 400 au secondaire. Le courant
magnétisant est de 90 A et celui de la composante de pertes est 40 A. Le déphasage
au secondaire est 28°.
Calculer le courant actuel au primaire et l’erreur sur le rapport de transformation,
lorsque le courant secondaire est de 5 A.
Exercice 3.4 :
Un TC admet un rapport de nombres de spires de 1 : 399 et rapport de
transformation de 2000/5 A. La composante de pertes du courant d’excitation est de
3 A et le courant magnétisant est de 8 A, en pleine charge. Calculer les erreurs sur le
rapport de transformation et sur la phase si en pleine charge le facteur de puissance
au secondaire est de 0.8 avance.
Exercice 3.5 :
Evaluer la performance d’un TC de rapport 100 : 5 pour les courants secondaires et
charges assignées suivantes. On calculera aussi les erreurs de courant.
1) I2= 5 A et Rfil+Rcharge = Zn= 0,5 Ω
2) I2= 8 A et Rfil+Rcharge = Zn = 0,8 Ω
3) I2= 15 A et Rfil+Rcharge = Zn = 1,5 Ω
Exercice 3.6:
Un relais à maximum de courant réglé à 8 A est connecté à transformateur de
courant à RM fonctionnant sur son rapport 100 : 5. Ce relais va-t-il détecter un
courant primaire de défaut de 200 A, pour les charges assignées (𝑍𝑛 ) suivantes : 0,8
Ω ; 3,0 Ω ?
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Ils permettent de mesurer une tension du domaine de la H.T avec une bonne
précision et sans intervention sur l’installation Haute Tension. Leur fonction principale
est de fournir au secondaire une tension réduite proportionnelle à celle du circuit H.T
sur lequel ils sont installés, afin de l’adapter aux caractéristiques des appareils de
mesure ou de protection qu’ils alimentent. De plus, l’isolation galvanique réalisée par
ces transformateurs isole et sécurise l’utilisateur et le matériel car la tension recueillie
aux bornes du secondaire appartient au domaine Basse Tension (B.T) : 100 à 110V
en général.
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Elles sont définies par la norme CEI 60044-2 et sont entre autres :
a) L’isolement
Il est caractérisé par les tensions assignées :
- d’isolement, qui sera celle de l’installation(exemple. : 24 kV)
- de tenue à fréquence industrielle 1 mn (exemple. : 50 kV)
- de tenue à l’onde de choc (exemple. : 125 kV).
b) La Fréquence assignée
Elle est de 50 ou 60 Hz
e) La Puissance de précision 𝐏𝐧
C’est la Puissance apparente (VA) que peut fournir le TT au secondaire pour la
tension secondaire assignée pour laquelle la précision est garantie (charge de
précision). Ces valeurs normalisées CEI sont 10, 15, 25, 30, 50,75,100, 150, 200,
300, 400, 500VA.
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g) La Classe de précision
Elle définit les limites d’erreurs garanties sur le rapport de transformation (sur la
tension) et sur le déphasage dans des conditions spécifiées de puissance et de
tension.
Ces appareils sont destinés à transmettre une image aussi précise que possible de la
tension primaire assignée entre 80 et 120 %de celle-ci.
La classe de précision détermine l’erreur admissible en phase et en module dans
cette plage pour la charge de précision.
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37
Elle est valable pour toute charge comprise entre 25 et 100 % de la puissance de
précision assignée avec un facteur de puissance de 0,8 inductif.
Le tableau 3.7 donne les classes usuelles en fonction de l’utilisation.
Ces appareils sont destinés à transmettre une image aussi fidèle que possible de la
tension en cas de défaut (baisse de tension ou surtension).
Ils doivent donc avoir une précision et une puissance adaptées aux tensions de
défaut et donc distinctes de celles des transformateurs de mesure.
En pratique la classe de précision 3Pest utilisée pour toutes les applications.
Erreurs de mesure
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Avec :
𝑅
𝑅2𝑒 = 𝑅2 + 𝑅1′ = 𝑅2 + 𝑛12 =résistance équivalente du TT, ramenée au
secondaire.
𝑋
𝑋2𝑒 = 𝑋2 + 𝑋1′ = 𝑋2 + 𝑛12 = réactance équivalente du TT, ramenée au
secondaire.
𝑋1 = réactance de l’enroulement primaire du TT
𝑅1 = résistance de l’enroulement primaire du TT
𝑋1𝑒 = 𝑋1 + 𝑋2′ = 𝑋1 + 𝑛2 . 𝑋2 = réactance équivalente du TT, ramenée au
primaire.
𝑅1𝑒 = 𝑅1 + 𝑅2′ = 𝑅1 + 𝑛2 . 𝑅2 = résistance équivalente du TT, ramenée au
primaire.
𝑉 𝑁
𝑛 = 𝑉1 = 𝑁1 pour un transformateur de potentiel
2 2
Erreurs normalisées
Pour une classe de précision donnée, les erreurs de tension et de
déphasage, d’un TT de mesure ne doivent pas dépasser les valeurs
indiquées dans le tableau 3.8 ci-dessous (CEI 60044-2).
Tableau 3.8 : Limites d’erreurs selon la classe de précision pour les TTs de mesure
Erreur de déphasage
Erreur de tension
Classe de précision ± mn
(de rapport) ± %
En minutes En centiradians
0,1 0,1 5 0,15
0,2 0,2 10 0,3
0,5 0,5 20 0,6
1,0 1,0 40 1,2
3,0 3,0 Pas spécifiée Pas spécifiée
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Tableau 3.9 : Limites d’erreurs selon la classe de précision pour les TTs de protection
Classe Erreur de tension Erreur de déphasage
de précision (± %) entre (minutes) entre
5% de 𝑉1𝑛 2 % de 𝑉1𝑛 5% de 𝑉1𝑛 2 % de 𝑉1𝑛
et 𝐾𝑇 × 𝑉1𝑛 et 5% de𝑉1𝑛 et 𝐾𝑇 × 𝑉1𝑛 et 5% de𝑉1𝑛
3P 3 6 120 240
6P 6 12 240 480
𝟐𝟎.𝟎𝟎𝟎 𝟏𝟏𝟎
Caractéristiques de l’appareil :
√𝟑
⁄ ;
√𝟑
100 VA ; 𝑐𝑙 3𝑃 ; 𝐾𝑇 = 1,9
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c) Détails du montage V
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⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉𝑟𝑠𝑑 = 3. ⃗⃗⃗
𝑉0 = ⃗⃗⃗
𝑉1 + ⃗⃗⃗
𝑉2 + ⃗⃗⃗
𝑉3 (3.31)
NB :il est impossible de mesurer une tension résiduelle avec des TT phase-phase
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Pour des tensions extrêmement Haute (U ≥ 132 KV), les TTs électromagnétiques
deviennent extrêmes chers et par conséquent il est une pratique courante d’utiliser
un TT capacitif (TTC), alimenté à travers un diviseur de tension capacitif, comme
montré sur la figure 3.15.
Considérons le circuit équivalent de Thevenin du diviseur capacitif de la figure
3.16. La FEM de Thevenin est donnée par :
𝑈.𝐶1
𝐸𝑇ℎ = (𝐶 (3.32)
1 +𝐶2 )
1
𝑉𝐿 = 𝐸𝑇ℎ − 𝐼1 . [𝑗𝐿𝜔 + 𝑗𝜔(𝐶 ] (3.34)
1 +𝐶2 )
1 1
𝐿 = 𝜔2 (𝐶 (3.35)
1 +𝐶2 )
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Les relais de protection sont des appareils qui reçoivent une ou plusieurs
informations à caractère analogique (courant, tension, puissance…etc.) et le
traduisent à un ordre de fermeture ou ouverture d’un circuit de commande lorsque
ces informations reçues atteignent des valeurs supérieures ou inférieures à certaines
limites qui sont fixées d’avance. Les grandeurs électriques susceptibles de varier
pendant les défauts, sont entre autres la tension, le courant, la fréquence et l’angle
de phase. Le rôle des relais de protection consiste donc à détecter tout phénomène
[Link] Chapitre III Eléments du système de protection et protection des composants du réseau ENI-ABT
44
anormal pouvant se produire sur un réseau électrique tel que les défauts de court-
circuit.
Un circuit de relais est montré sur la figure 3.17. Il peut être divisé en trois parties :
La première est l’enroulement primaire du TC, qui est connecté en série
avec la ligne à protéger ;
La deuxième partie comprend le secondaire du TC et la bobine du relais ;
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45
Les Relais
Suivant leur constitution, les relais peuvent être classés en trois catégories
comme montré sur la Figure 3.19. Il existe plusieurs types de relais de protection
dans chaque catégorie, suivant leurs principes de fonctionnement et leurs
applications.
1) Relais électromécaniques
La plupart des relais en service sur les réseaux électriques d’aujourd’hui sont de
type électromécanique. Ils se divisent en :
- Relais à attraction électromagnétique,
- Relais à induction électromagnétique, et
- Relais thermique
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46
La figure 3.21 illustre le principe de fonctionnement d’un relais muni d’un contact
normalement fermé et d’un contact normalement ouvert de type unipolaire
bidirectionnel.
a) Hors tension – continuité entre les bornes 1 et 2 b) Sous tension – continuité entre 1 et 3
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47
Lorsqu’il n’y a pas de courant dans la bobine, l’armature est plaquée contre le
contact supérieur par le ressort, assurant ainsi la continuité entre la borne 1 et la
borne 2, comme le montre la figure 3.21(a). Lorsque le relais est activé par un
courant dans la bobine, l’armature est abaissée par la force d’attraction du champ
magnétique et la connexion s’établit avec le contact inférieur, assurant la continuité
entre la borne 1 et la borne 3, tel qu’illustré à la figure 3.21(b).
La figure 3.22 illustre un relais type et son symbole
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48
peuvent être actionnés par des gradeurs alternatives (~) ou continues (=). Les types
qui constituent cette famille de relais sont les suivants :
1
𝐹1 = 𝐾1 . 𝑖 2 = 𝐾1 (𝐼𝑚𝑎𝑥 . 𝑠𝑖𝑛𝜔𝑡)2 = 2 𝐾1 . (𝐼𝑚𝑎𝑥
2 2
− 𝐼𝑚𝑎𝑥 . 𝑐𝑜𝑠2𝜔𝑡) (3.36)
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49
force totale est donc pulsative, de pulsation 2𝜔. Cela pourrait causer une vibration de
l’armature à une fréquence de 2𝜔 et rendre ainsi le relais bruyant.
Si nous négligeons l’effet de la saturation , la force résultante s’exerçant sur
l’armature est donnée par :
𝐹 = 𝐹1 − 𝐹2 = 𝐾1 𝐼 2 − 𝐾2 (3.37)
Où 𝐹 est force résultante sur l’armature, 𝐾1 la constante de conversion de la force,
𝐾2 = 𝐹2 la force de rappel du ressort, et 𝐼 la valeur efficace du courant.
Lorsque le relais est au bord du déclenchement, la force résultante sur l’armature est
nulle et la caractéristique de fonctionnement devient :
𝐾
𝐾1 𝐼 2 = 𝐾2 ⟹ 𝐼 = √ 1 = 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒 (3.38)
𝐾 2
2. Le Relais à Piston
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50
3. Le Relais à balancier
La constitution de ce type de relais est donnée à la figure 3.25. Il comprend une
armature en fer fixé à un balancier.
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51
4. Le Relais à anche
Un autre type de relais très répandu est le relais à anche, présenté à la figure
3.26. Comme le relais à armature, le relais à anche emploie une bobine
électromagnétique. De minces lames de matériau magnétique (Nickel-fer) forment
les contacts à l’intérieur du relais.
En l’absence de courant, les lames demeurent en position ouverte, comme le
montre la figure 3.26 b). Lorsqu’un courant traverse la bobine, les lames créent un
contact en s’aimantant et en s’attirant mutuellement, tel qu’illustré à la partie c)
Les relais à anche réagissent plus rapidement, sont plus fiables et génèrent moins
d’arcs électriques que les relais à armature. Par contre, leur capacité à supporter le
courant est inférieure à celle des composants à armature ; ils sont donc plus enclins
aux chocs mécaniques.
[Link] Chapitre III Eléments du système de protection et protection des composants du réseau ENI-ABT
52
(a) (b)
Figure.3.27. Création de couple dans un relais à induction
Les deux flux ϕ1 et ϕ2 différents en phase d’un angle 𝛼, induisent dans le disque des
f.é.m. et causent la circulation de courants de Foucault 𝑖1 et 𝑖1 respectivement. Ces
courants sont en retard sur leurs flux respectifs d’un angle de 90°.
En nous référant à la figure 3.27 (b) ou les deux flux et courants induits sont
représentés séparément pour plus de clarté, supposons les valeurs instantanée
suivantes des flux :
𝜙1 = 𝜙1𝑚𝑎𝑥 . 𝑠𝑖𝑛𝜔𝑡
ϕ2 = ϕ2max . sin(𝜔𝑡 + 𝛼) (3.39)
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53
𝐹 ∝ 𝐹2 − 𝐹1
∝ 𝜙2 . 𝑖1 − 𝜙1 . 𝑖2
∝ ϕ2max . sin(𝜔𝑡 + 𝛼) . ϕ1max . 𝑐𝑜𝑠𝜔𝑡 − ϕ1max . 𝑠𝑖𝑛𝜔𝑡. ϕ2max . 𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡 + 𝛼)
∝ 𝜙1𝑚𝑎𝑥 . 𝜙2𝑚𝑎𝑥 [sin(𝜔𝑡 + 𝛼) . 𝑐𝑜𝑠𝜔𝑡 − 𝑠𝑖𝑛𝜔𝑡. 𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡 + 𝛼)]
∝ ϕ1max . ϕ2max . 𝑠𝑖𝑛𝛼
En remplaçant les valeurs maximales par les valeurs efficaces, nous aurons :
𝐹 ∝ ϕ1 . ϕ2 . 𝑠𝑖𝑛𝛼 (3.41)
Avec ϕ1 et ϕ2 les valeurs efficaces des flux.
De l’équation (3.41), nous pouvons faire les remarques suivantes :
Plus le déphasage entre les deux flux sera grand, plus grande sera la
force résultante sur le disque. La force maximale est évidemment produite
lorsque le déphasage est de 90°.
La force résultante est la même à tout instant et cela ne dépend pas des
suppositions faites pour obtenir l’expression (3.41).
La direction de la force résultante et par conséquent celle du mouvement
du disque dépend de l’avance de tel flux sur l’autre.
[Link] Chapitre III Eléments du système de protection et protection des composants du réseau ENI-ABT
54
Ces trois structures de construction des relais peuvent être regroupées en deux
classes standards : L’une utilisant un disque à induction (structure avec bagues de
déphasage et structure wattmétrique), et l’autre, une coupelle à induction. Dans ces
deux variantes de construction, l’élément mobile (disque ou coupelle) est l’équivalent
au rotor du moteur à induction.
[Link] Chapitre III Eléments du système de protection et protection des composants du réseau ENI-ABT
55
a) Construction simple
b) Construction pratique
Figure.3.28. Relais à bagues de déphasage
Ce angle 𝛽 est généralement négligé et les courant Io et Ino sont considérés être en
phase avec E0 et Eno (figure 3.29).
Les deux flux alternatifs déphasés vont produire le couple nécessaire pour
faire tourner le disque. Comme établi précédemment, ce couple est donné par :
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56
𝑇 ∝ 𝐼 2 . 𝑠𝑖𝑛𝛼 (3.43)
𝑇 ∝ 𝐾. 𝐼 2
Comme 𝑠𝑖𝑛𝛼 est constant pour une construction donnée, le couple d’entrainement du
disque est donc proportionnel au carré du courant de la bobine du relais.
2. Le Relais wattmétrique
[Link] Chapitre III Eléments du système de protection et protection des composants du réseau ENI-ABT
57
U. Pour obtenir une différence de phase suffisante entre les flux produits par les
deux aimants, les résistances et réactances des circuits de ces derniers doivent être
de différentes valeurs. Le courant primaire induit dans le secondaire une f.é.m., qui
fait circuler dans ce dernier un courant I2 . Le flux ϕ2 induit dans l’aimant inferieur par
le courant I2 de l’enroulement secondaire de l’aimant supérieur, est en retard sur le
flux ϕ1 d’un angle 𝛼. Ces deux flux ϕ1 et ϕ2 déphasés de 𝛼, vont produire sur le
disque un couple proportionnel à ϕ1 . ϕ2 . 𝑠𝑖𝑛𝛼.
Dans ce type de relais la prise de réglage peut être fourni au primaire.
Cela permet un choix adéquat du nombre de spire au primaire et par un
ajustement (variation) du réglage en courant.
La plupart des relais à induction sont de ce type. Une caractéristique
importante de ce type de relais est que son fonctionnement peut être contrôlé
par une fermeture ou une ouverture de l’enroulement secondaire. Si ce circuit
est ouvert, aucun courant ne circulera dans le secondaire et donc le flux ϕ2 ne
peut produit, et par conséquent aucun couple ne sera développé. Le relais
peut donc être rendu non fonctionnel par une ouverture du circuit de
l’enroulement secondaire.
[Link] Chapitre III Eléments du système de protection et protection des composants du réseau ENI-ABT
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[Link] Chapitre III Eléments du système de protection et protection des composants du réseau ENI-ABT
59
Le relais thermique est constitué d’un bilame métallique par phase (fait de 2 lames
avec des coefficients de dilatation différents). Son fonctionnement est basé sur un
principe électrothermique. Le passage d’un courant électrique, supérieur au
ᶲcalibrage du relais thermique, à travers les métaux entraine une élévation de la
température de ces derniers, qui provoque leur dilatation et donnant ainsi lieux à la
création de forces qui font mouvoir des contacts.
[Link] Chapitre III Eléments du système de protection et protection des composants du réseau ENI-ABT
60
3) Relais numériques
[Link] Chapitre III Eléments du système de protection et protection des composants du réseau ENI-ABT
61
[Link] Chapitre III Eléments du système de protection et protection des composants du réseau ENI-ABT
62
Un relais à maximum de courant admet une seule entrée sous forme de courant
alternatif. Sa sortie est un contact normalement ouvert, qui se ferme lorsque la
bobine du relais est excitée. Le relais admet un Réglage en Temps (RT) appelé aussi
« Time Setting » (TS) qui décide le temps au bout duquel le relais doit déclencher, et
un Réglage en Courant (RC) ou de la Prise (RP), appelé aussi « Plug Setting » (PS),
qui décide du niveau (seuil) de courant pour lequel le relais déclenche. Le nom
« Plug setting » provient des relais électromécaniques lesquels disposent des Prises
de court-circuit, assemblées en un pont de prises de réglage et qui nous permettent
de choisir le nombre souhaité de spires sur la bobine du relais afin de régler le relais
à un seuil donné. Le même terme continue toujours à être utilisé avec les relais de
nouvelle génération.
Le schéma bloc d’un relais à maximum de courant est donné à la figure 3.33
[Link] Chapitre III Eléments du système de protection et protection des composants du réseau ENI-ABT
63
Les relais à maximum de courant protègent les réseaux électriques contre les
courants excessifs causés par les court-circuits et les défauts à la terre ou défauts
homopolaires…etc. Ils peuvent être utilisés pratiquement pour protéger n’importe
quel élément du réseau, tels que les lignes de transport, les transformateurs, les
générateurs ou les moteurs.
Pour la protection d’une ligne, il pourrait y avoir plus d’un relais à maximum de
courant pour protéger les différentes sections de la ligne. Ces relais nécessitent
d’être coordonnés entre eux de sorte que celui le plus proche du point de défaut
déclenche le premier.
L’utilisation de la discrimination en courant, en temps et de la combinaison des
deux, sont les trois méthodes utilisées pour réaliser la coordination entre relais de
surintensité adjacents.
Les relais à maximum de courant protègent contre :
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64
[Link] Chapitre III Eléments du système de protection et protection des composants du réseau ENI-ABT
65
relais. Aussi longtemps que le courant circulant dans la bobine du relais reste
inférieur à ce seuil, le relais ne déclenchera pas et le disjoncteur commandé par lui
restera en position fermé. Mais dès que le courant de la bobine du relais devient
supérieur ou égal au seuil, le relais déclenche et alimente la bibine du circuit de
coupure qui ouvre le disjoncteur.
Le courant de seuil est donné par la relation suivante :
Exemple 3.3 :
Soit un relais à maximum de courant ayant un réglage en courant de 125% et
connecté à un circuit d’alimentation à travers un transformateur de courant de 400/5.
Calculer le courant minimum de déclenchement ou seuil de ce relais.
A P.S.M >1, le relais doit déclencher. Les valeurs supérieures à 1 nous indiquent le
degré de sévérité du défaut car il nous dit combien de fois le courant de défaut vaut
le courant minimum de déclenchement du relais.
[Link] Chapitre III Eléments du système de protection et protection des composants du réseau ENI-ABT
66
Exemple 3.4 :
Un relais réglé à 150% en courant et connecté à un TC de 400/5 A. Pour un courant
de défaut de 2400 A, calculer son P.S.M.
[Link] Chapitre III Eléments du système de protection et protection des composants du réseau ENI-ABT
67
disque et varie donc le temps au bout duquel le relais fermera ses contacts pour des
valeurs données du courant de défaut.
5. Courbe Tems/P.S.M
On peut aisément constater à partir de la figure 3.36 pour des valeurs faibles
de surintensité, le temps de déclenchement est inversement proportionnel au
[Link] Chapitre III Eléments du système de protection et protection des composants du réseau ENI-ABT
68
courant, mais quand le courant approche les 20 fois le courant de pleine charge, le
temps de déclenchement tend à devenir constant. Cette caractéristique est
nécessaire pour assurer une discrimination (sélectivité) pendant des défauts
d’intensités élevées sur les lignes.
Pour calculer le temps réel de déclenchement d’un relais, les éléments suivants
doivent être connus :
La courbe Temps/P.S.M
Le seuil ou courant minimum de déclenchement du relais
Le réglage en temps
Le courant de défaut
Le rapport de transformation du TC
Exemple 3.5
Déterminer le temps de déclenchement d’un relais à maximum de courant, ayant un
réglage en courant de 125% et un T.S.M de 0,6, connecté à un circuit électrique à
travers un TC de 400/5 A, lorsque le circuit transporte un courant de défaut de 4000
A. Utiliser la courbe de la figure 3.36.
Courant de seuil : 5 x 1.25 = 6.25 A
Courant de défaut dans le relais : 4000 x 5/400 = 50
[Link] Chapitre III Eléments du système de protection et protection des composants du réseau ENI-ABT
69
P.S.M = 50/6.25 = 8
Figure 3.36 donne pour un P.S.M de 8, un temps de 3,5 secondes
Pour T.S.M de 0,6 le temps réel de déclenchement du relais est : 0,6 x 3,5 = 2,1
secondes.
Sa fonction est de protéger contre les défauts de phase tels que les défauts
triphasés et biphasés.
Son rôle est de détecter les surintensités monophasées, biphasées ou triphasées.
La protection est activée si un, deux ou trois des courants concernés dépassent la
valeur de consigne correspondant au seuil de réglage appelé aussi : seuil de
fonctionnement. Cette protection peut être temporisée. Dans ce cas, elle ne sera
activée que si le courant contrôlé dépasse le seuil de réglage pendant un temps au
moins égal à la temporisation sélectionnée. Suivant leurs caractéristiques de
fonctionnement, les relais de surintensité peuvent être classés en trois catégories :
- Les relais à courant défini ou relais instantanés,
- Les relais à temps défini ou indépendants,
- Les relais à temps inverse ou dépendants.
Il est à noter que le mot « instantané » a une autre connotation dans le domaine
des réseaux électriques. Il signifie « aucun retard intentionnel ». Quel que soit la
rapidité voulue dans le fonctionnement d’un relais, ce dernier nécessite un certain
minimum de temps pour déclencher. Le temps de déclenchement d’un relais
instantané est de l’ordre de quelques secondes. De tel relais n’admet qu’un réglage
en seuil de courant et le réglage en temps est inexistant. Ce type de relais fonctionne
instantanément lorsque le courant atteint la valeur du seuil de courant (𝐼 ≥ 𝐼𝑠 )
(fig.3.37). Une caractéristique de ce type de relais est donnée à la figure 3.37. Dans
un réseau radial avec plusieurs relais, le réglage se fait de sorte que le seuil le plus
faible est attribué au relais le plus éloigne de la source, et les seuils des autres
[Link] Chapitre III Eléments du système de protection et protection des composants du réseau ENI-ABT
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73
0,14×(T.S.M)
t déc = (3.46)
(P.S.M)0,02 −1
120×(T.S.M)
t déc = (3.49)
(P.S.M)−1
16
Temps Inverse
Temps Très Inverse
Temps de déclenchement(seconde)
14
Temps Extrêmement Inverse
Temps Long
12
10
0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18
P.S.M
[Link] Chapitre III Eléments du système de protection et protection des composants du réseau ENI-ABT
74
Parmi les diverses méthodes possibles, utilisées pour obtenir une coordination
correcte des relais, il y a celles utilisant le temps, la surintensité, ou une combinaison
des deux. L'objectif commun des trois méthodes est de donner une discrimination
correcte entre les relais. C'est-à-dire que chacun doit isoler uniquement la section en
défaut du réseau électrique, tout en laissant le reste du système intact.
Dans cette méthode, un réglage de temps approprié est donné à chacun des
relais contrôlant des disjoncteurs dans un réseau électrique, pour s'assurer que le
disjoncteur le plus proche du défaut s'ouvre en premier. Un simple réseau radial de
distribution est donné à la figure 3.41, pour illustrer le principe.
[Link] Chapitre III Eléments du système de protection et protection des composants du réseau ENI-ABT
75
Une protection contre les surintensités est fournie en chacun des nœuds B, C, D
et E, c'est-à-dire à aux nœuds coté source de chaque ligne du réseau. Chaque unité
de protection comprend un relais de surintensité à temps défini dans lequel le
fonctionnement de l'élément sensible à la surintensité déclenche simplement
l'élément de temporisation. A condition que le réglage de l'élément de détection de la
surintensité est inférieur au courant de défaut, cet élément ne joue aucun rôle dans
la réalisation de la sélectivité. Pour cette raison, ce relais est parfois décrit comme un
« relais à retard indépendant », car son temps de fonctionnement est pratiquement
indépendant du niveau de surintensité.
C'est donc l'élément de temporisation qui fournit les moyens de discrimination
(sélectivité). Le relais en B est réglé à la temporisation la plus courte possible pour
permettre au fusible de couper en cas de défaut en A sur le côté secondaire du
transformateur. Une fois la temporisation écoulée, le contact du relais se ferme pour
déclencher le disjoncteur. Le relais en C a un réglage de temporisation égal à 𝑡1
secondes, et il en est de même pour les relais à D et E.
Si un défaut se produit en F, le relais en B fonctionnera en t secondes et le
fonctionnement du disjoncteur correspondant B éliminera le défaut avant que les
relais en C, D et E aient le temps de fonctionner. L'intervalle de temps 𝑡1 entre
chaque réglage en temps des relais, doit être suffisamment long pour garantir que
les relais en amont ne fonctionnent pas avant que le disjoncteur à l'emplacement du
défaut n’ait soit déclenché et éliminé le défaut.
Le principal inconvénient de cette méthode de discrimination qui utilise les relais
de surintensité à temps indépendant (ou défini), est que le plus long temps
d'élimination des défauts se produit pour les défauts dans la section de ligne la plus
proche de la source, où le niveau de défaut (MVA) est le plus élevé.
La discrimination par courant repose sur le fait que le courant de défaut varie
avec la position du défaut à cause de la différence de valeurs d'impédance entre la
source et défaut. Par conséquent, les relais commandant les divers disjoncteurs sont
réglés typiquement pour fonctionner à des valeurs de courant choisies
convenablement, de telle sorte que seul le relais le plus proche du défaut déclenche
[Link] Chapitre III Eléments du système de protection et protection des composants du réseau ENI-ABT
76
son disjoncteur. La figure 3.42 illustre la méthode de cette discrimination qui est
basée sur les relais à maximum d’intensité instantanés.
Pour un défaut à F1, le courant de court-circuit du réseau est donné par :
11000⁄√3
𝐼𝐹1 = A
𝑍𝑠 +𝑍𝐿1
Avec :
112
𝑍𝑠 = 𝑖𝑚𝑝é𝑑𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑠𝑜𝑢𝑟𝑐𝑒 = = 0,485 Ω
250
𝑍𝐿1 = 𝑖𝑚𝑝é𝑑𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑢 𝑐𝑎𝑏𝑙𝑒 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 𝐶 𝑒𝑡 𝐵 = 0,24 Ω
𝐼𝐹1 = 8800 𝐴
[Link] Chapitre III Eléments du système de protection et protection des composants du réseau ENI-ABT
77
La discrimination par courant n'est donc pas une proposition pratique pour une
sélectivité correcte entre les relais des disjoncteurs se trouvant en C et B.
Cependant, le problème change fondamentalement lorsqu'il existe une impédance
importante entre les deux disjoncteurs concernés. Considérez la sélectivité requise
entre les disjoncteurs en C et A dans la figure 3.42. En considérant un défaut au
point F4, le courant de court-circuit est donné par :
11000⁄√3
𝐼𝐹4 =
𝑍𝑠 + 𝑍𝐿1 + 𝑍𝐿2 + 𝑍𝑇
Avec
𝑍𝐿2 = 𝑖𝑚𝑝é𝑑𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑢 𝑐𝑎𝑏𝑙𝑒 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 𝐵 𝑒𝑡 𝑙𝑒 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑓𝑜𝑟𝑚𝑎𝑡𝑒𝑢𝑟 = 0,04 Ω
112
𝑍𝑇 = 𝑖𝑚𝑝é𝑑𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑢 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑓𝑜𝑟𝑚𝑎𝑡𝑒𝑢𝑟 = 0,07 ( ) = 2,12 Ω
4
𝐼𝐹4 = 2200 𝐴
11000⁄√3
𝐼𝐹3 =
𝑍𝑠 + 𝑍𝐿1 + 𝑍𝐿2
Ce courant vaut :
- 8300 A pour une puissance de source 250 MVA, et
- 5250 A pour une puissance de source 130 MVA
Pour l'une ou l'autre valeur de ces puissances de la source, le relais situé en B
déclencherait correctement pour les défauts se produisant à n'importe quel point sur
le câble 11kV alimentant le transformateur.
[Link] Chapitre III Eléments du système de protection et protection des composants du réseau ENI-ABT
78
[Link] Chapitre III Eléments du système de protection et protection des composants du réseau ENI-ABT
79
Les réglages des relais sont d'abord déterminés pour donner les temps de
fonctionnement les plus courts possibles, pour les courants de défaut maximum, puis
vérifiés pour voir si le déclenchement sera également assuré pour les courants de
défaut minimum attendus. Il est toujours conseillé de tracer les courbes des relais et
autres dispositifs de protection, tels que les fusibles, qui doivent fonctionner en série,
sur une échelle commune. Il est généralement plus pratique d'utiliser une échelle
utilisant comme base de courant, les courant attendus à la plus basse tension ou à la
tension prédominante. Les alternatives sont une base commune en MVA ou une
échelle de courant séparée pour chaque niveau de tension du réseau.
Les règles de base pour une coordination correcte des relais peuvent
généralement être énoncées comme suit :
dans la mesure du possible, utiliser des relais ayant la même
caractéristique de fonctionnement, en série les uns avec les autres
s’assurer que le relais le plus éloigné de la source a un seuil de courant
inférieur ou égal à ceux des relais situés à son amont, c'est-à-dire que le
courant primaire requis pour faire fonctionner le relais aval est toujours
inférieur ou égal au courant primaire requis pour faire fonctionner le relais
amont.
[Link] Chapitre III Eléments du système de protection et protection des composants du réseau ENI-ABT
80
Il existe deux types de réglage sur tous les relais temporisés à maximum de
courant : Le courant de seuil et la temporisation.
La première étape dans l’application des relais à temps inverse est de choisir son
courant de seuil de sorte qu’il fonctionne pour tous les court-circuits se produisant sur
la section de ligne qu’il est appelé à protéger. Cela voudrait que le seuil en courant
soit borné par les courants du régime établi (courant de charge maximale) et les
courants de défaut minimums, c'est-à-dire :
[Link] Chapitre III Eléments du système de protection et protection des composants du réseau ENI-ABT
81
[Link] Chapitre III Eléments du système de protection et protection des composants du réseau ENI-ABT
82
Les connexions des relais pour les protections de phase et les protection
homopolaires sont montrées sur la figure 3.44 ci-dessous.
Pour les relais électromécaniques, nous avons besoin d'un TC séparé pour la
détection de défaut à la terre comme illustré à la figure 3.44. Pour un relais
numérique, seulement trois TCs sont nécessaires. Pour les relais numériques, seuls
trois TCs et un relais sont nécessaires.
[Link] Chapitre III Eléments du système de protection et protection des composants du réseau ENI-ABT
83
(1) Le courant de seuil doit être supérieur au courant maximal de charge, vu par
le départ. Cela garantit que le relais ne déclenche pas pour la charge
maximale. Typiquement, le courant de seuil doit remplir la condition d’après
les normes anglais, britanniques et CEI :
(2) Le courant de seuil doit être inférieur au courant minimal de défaut, c'est-à-
dire :
1
𝐼𝑠 ≤ 3 . 𝐼𝑓𝑚𝑖𝑛𝑖 (3.50)
Remarque : Si les conditions (1), (2) et (3) ne peuvent pas être satisfaites
simultanément, alors les relais de surintensité ne peuvent pas être utilisés pour la
protection. Les alternatives sont protection la distance ou la protection avec signal
pilote.
(4) Pour un défaut survenant sur un départ qu'il protège en secours, un relais doit
laisser suffisamment de temps au relais de protection primaire correspondant
pour agir, avant d'émettre lui-même une commande d’ouverture. Cet intervalle
de temps est appelé intervalle de temps de coordination (ITC). Le ITC vaut
typiquement environ 0,4 secondes d’après la norme américaine et 0,5 selon la
norme CEI. Il comprend le temps d'ouverture du disjoncteur + le temps de
[Link] Chapitre III Eléments du système de protection et protection des composants du réseau ENI-ABT
84
[Link] Chapitre III Eléments du système de protection et protection des composants du réseau ENI-ABT
85
En cas de défaut entre les disjoncteurs (3) et (4), le relais 𝑅𝑑 ne recevra aucun
courant (𝐼𝑅𝑑 = 0) et ne fonctionnera donc pas ; le relais 𝑅𝑐𝑑 déclenchera, car pour ce
défaut, son temps de fonctionnement est plus court que celui du relais 𝑅𝑑 . Pour les
réglages indiqués à la Figure 3.45, le relais 𝑅𝑎𝑏 ne verra pas ce défaut, mais le relais
𝑅𝑏𝑐 doit toujours servir de protection de secours pour ce défaut, comme indiqué
précédemment.
[Link] Chapitre III Eléments du système de protection et protection des composants du réseau ENI-ABT
86
Le relais doit être réglé, pas pour couvrir au-delà du jeu de barres situé à
l’extrémité de la ligne, mais il doit aussi y avoir assez de différence entre les courants
de défauts proches et lointains pour permettre un réglage pour le défaut proche.
Cela empêchera le relais de fonctionner pour les défauts au-delà de la fin de ligne et,
en même temps, assurera une protection rapide pour une portion appréciable du
circuit.
La figure 3.45 aussi montre pourquoi les relais à maximum de courant à temps
inverse, ne peuvent pas être utilisés seuls, sans aide supplémentaire. Plus le point
de défaut est proche de la source, plus l’amplitude du courant de défaut sera grande,
mais plus le temps de déclenchement est long. Là où l’impédance de la source est
petite comparée à celle de la ligne à protéger, un relais instantané avec un seuil
élevé peut être utilisé. L'ajout des relais de surintensité instantanés rend la protection
de ce réseau viable. Si un relais instantané peut être réglé pour protéger la ligne
jusqu'à son jeu de barre côté charge, mais sans pour autant couvrir ce de dernier,
tous les temps d’élimination des défauts peuvent être réduits, comme illustré à la
figure 3.46.
Figure 3.46 Réduction du temps d’élimination des défauts par utilisation de relais
à maximum de courant instantanés
[Link] Chapitre III Eléments du système de protection et protection des composants du réseau ENI-ABT
87
3.𝐸
𝐼𝑓𝑎 = 𝑍 = 3𝐼𝑓0 (3.51)
𝑠𝑑 +𝑍𝑠𝑖 +𝑍𝑠0
Avec 𝑍𝑠𝑑 , 𝑍𝑠𝑖 , 𝑍𝑠0 les composantes directe, inverse et homopolaire des impédances
de la source. Si nous modélisons le réseau avec des valeurs identiques pour les
composantes symétriques de ses impédances, alors l’équation (3.51) devient :
𝐸
𝐼𝑓𝑎 = 𝑍 (3.52)
𝑠𝑑
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88
mesure que nous nous éloignons de la source. Ainsi, au fur et à mesure que nous
nous éloignons de la source, le courant de défaut franc triphasé sera plus élevé que
celui du défaut phase-terre correspondant, car le premier ne dépend pas de
l'impédance homopolaire de la ligne. De plus, si le défaut phase-terre admet une
impédance de défaut 𝑍𝑓 , le courant de défaut peut tomber même en dessous de la
valeur de défaut franc phase-terre et est donnée par :
3.𝐸
𝐼𝑓𝑎 = = 3𝐼𝑓0 (3.53)
𝑍𝑠𝑑 +𝑍𝑠𝑖 +𝑍𝑠0 +3𝑍𝑓
Ainsi, nous concluons qu'il peut y avoir une variation significative des valeurs du
courant de défaut à la terre. Elles peuvent être même inférieures au courant de
charge en raison de la grande impédance à la terre. Par conséquent, pour fournir
une protection sensible, les relais de protection contre les défauts à la terre utilisent
le courant homopolaire plutôt que les courants de phase, pour la détection des
défauts. Il est à noter que la composante homopolaire est absente dans les courants
de charge et de défauts de phase. Par conséquent, le courant de seuil du relais,
établi avec le courant homopolaire peut être bien inférieur à celui déterminé avec le
courant de charge, offrant ainsi une protection sensible contre les défauts à la terre.
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89
1. Constitution
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90
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91
L’axe du disque porte un contact mobile, qui relie les deux contacts fixes
(connectés au circuit de déclenchement) lorsque le disque tourne d’un angle
prédéfini. Cet angle peut être ajusté à n'importe quelle valeur entre 0° et 360° . En
ajustant cet angle, la course du contact mobile peut être ajustée et, par conséquent,
le relais peut être réglé à n'importe quel temps souhaité.
2. Fonctionnement
Exercice 3.7
Les données du réseau radial, 60Hz, de la figure 3.49 sont fournies dans les
tableaux 3.10, 3.11 et 3.12.
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92
Figure 3.50 Connexion des relais pour la coupure des trois phases
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94
Tableau 3.12 : Données des disjoncteurs, des TCs et des relais du réseau de
l’exercice 3.7
Rapport de
Temps
Disjoncteur transformation du Type de relais
d’ouverture
TC
D1 5 cycles 400 :5 CO-8
D2 5 cycles 200 :5 CO-8
D3 5 cycles 200 :5 CO-8
Exercice 3.8
Soit le réseau radial de la figure 3.52, avec deux segments de ligne
adjacentes. Le courant maximal de charge sur la ligne de départ du nœud B est de
95 A. Les courants maximums et minimums de défauts sont indiqués dans le tableau
3.13. Le relais protégeant le segment de ligne le plus proche de la source doit
protéger sa propre ligne et, si possible, la ligne suivante.
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95
Exercice 3.9
Soit une ligne électrique comme indiqué sur la figure 3.53 avec les relais de
protection homopolaires R1 et R2. Le relais R1 est utilisé pour fournir une protection
contre les défauts à la terre du côté secondaire du transformateur de 2,5 MVA, 11 /
3,3 kV, tandis que le relais R2 doit fournir une protection au jeu de barres B.
Deux TCs sont utilisés pour la protection. Le TC de 200 : 5 est connecté au relais
instantané et celui de 500: 5 est connecté au relais de caractéristique inverse.
Calculez les réglages des unités instantané et inverse standard de R1. On supposera
que :
1) le déséquilibre maximal du réseau est de 20% et
2) Le courant de défaut SLG sur le nœud A est de 480 A et sur le nœud B est de
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96
650A.
3) Calculez le temps nécessaire au relais R2 pour éliminer le défaut phase-terre
au noeud B.
Utilisez un intervalle de temps de coordination (ITC) de 0,3 s.
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97
2) Relais directionnels
1. Constitution
L’axe du disque porte un contact mobile, qui relie les deux contacts fixes
(connectés au circuit de déclenchement) lorsque le disque tourne d’un angle
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98
prédéfini. En ajustant cet angle, la course du contact mobile peut être ajustée et, par
conséquent, le relais peut être réglé à n'importe quel temps souhaité.
2. Fonctionnement
Comme ϕ1 ∝ V, ϕ2 ∝ I et α = 90 − θ, alors
𝑇 ∝ 𝑉. I. sin(90 − 𝜃)
∝ 𝑉. I. 𝑐𝑜𝑠𝜃 (3.56)
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99
Il est clair que le sens du couple d'entraînement sur le disque dépend du sens
d’écoulement de puissance dans le circuit auquel le relais est associé. Dans les
conditions d’exploitation normales, la puissance dans le circuit circule dans le sens
normal, et les couples d'entraînement et de retenue (dû au ressort) agissent dans la
même direction en éloignant le contact mobile des contacts fixes. Par conséquent, le
relais reste inopérant tant que l’écoulement de la puissance s’effectue dans une
direction particulière. Cependant, l'inversion du courant dans le circuit, inverse le
sens du couple d'entraînement sur le disque, qui agit maintenant en opposition avec
le couple de rappel. Lorsque le couple d'entraînement inversé est suffisamment
important, le disque tourne dans le sens inverse et le contact mobile ferme le circuit
de déclenchement. Cela provoque le fonctionnement du disjoncteur qui déconnecte
la section défectueuse.
1. Nécessité
Cela est tout à fait vrai pour les réseaux de distribution traditionnels, mais pas
pour les réseaux de répartition ou de transport à sources multiples. La figure 3.55
montre un réseau qui est radial, mais avec deux sources d’énergie qui lui sont
connectées.
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100
relais en rouge (R34), le défaut continuera à être alimenté par la source B. Par
conséquent, des relais sont également installés à l'autre extrémité de ligne pour
détecter les défauts et déconnecter également la ligne de transport, de l'autre
extrémité. Une situation similaire se produit également avec un réseau radial n’ayant
qu’une seule source, si des lignes en parallèle existent, comme illustré sur la figure
3.56.
Par conséquent, les réseaux ayant plusieurs parcours vers la source nécessitent
des relais aux deux extrémités des lignes. Cependant, l'installation de relais aux
deux extrémités des lignes ne résout pas complètement le problème. Pour
comprendre le pourquoi, considérons l'action du relais rouge sur la figure 3.55 par
rapport à deux probables défauts F1 et F2. Si le défaut est à F1, il est de la
responsabilité des relais rouges de s'ouvrir. Si le défaut est à F2, alors ce sont les
relais verts qui doivent isoler la ligne. Cependant, il est fort probable que pour le
défaut F2, le relais rouge encerclé puisse fonctionner avant que le relais vert encerclé
fonctionne pour déconnecter l'alimentation de la source B, la raison étant que les
deux relais sont soumis au même courant de défaut. En d'autres termes, le relais
rouge encerclé entre en concurrence avec le relais vert encerclé pour l’élimination du
défaut F2. Le déclenchement du relais rouge encerclé entraîne inutilement une perte
de service de la charge connectée au jeux de barres 3 et doit être considéré comme
un dysfonctionnement de la protection.
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101
Pour surmonter cette limitation, le relais doit être doté d'une fonction de
discrimination supplémentaire pour faire la distinction entre les défauts auxquels il
devrait répondre et les autres auxquels il ne devrait pas répondre. En outre, cette «
sélectivité » ne sera pas suffisante si elle est basée sur la valeur du courant de
réglage (ou des courants de défaut). Dans les chapitres précédents, nous avions
utilisé la discrimination temporelle pour assurer la sélectivité. De la figure 3.57, il est
évident qu'une telle discrimination se maintiendra entre les séquences de relais R 12
→ R23 → R34 et R43 → R32 → R21.
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103
2. Constitution
Le relais directionnel de puissance décrit précédemment n’est pas convenable
pour une protection directionnelle contre les situations de court-circuit. En effet, à
l’apparition d’un court-circuit, la tension du réseau chute et le couple développé dans
le relais pourrait être insuffisant pour le faire fonctionner. Cette difficulté est
surmontée dans un relais à maximum de courant directionnel, qui est conçu pour être
indépendant de la tension du réseau et du facteur de puissance.
La figure 3.61 donne les détails de construction d’un relais type de surintensité
directionnel à induction. Il est constitué de deux éléments montés dans un boîtier
commun, à savoir l’élément directionnel et l’élément non directionnel.
b. Elément Directionnel
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104
3. Fonctionnement
Dans des conditions de fonctionnement normales, la puissance circule dans le sens
normal dans le circuit protégé par le relais. Par conséquent, le relais de puissance
directionnel (élément supérieur) ne déclenche pas, ce qui maintient l'élément de
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105
i. le courant circule dans une direction telle qu'elle fait fonctionner l'élément
directionnel.
ii. le courant dans le sens inverse dépasse la valeur préréglée.
iii. un courant excessif persiste pendant une période correspondant au réglage
en temps de l'élément de surintensité.
4. Caractéristiques Directionnelles
θ = l’angle entre V et I
ϕV = le flux produit par la tension V et qui est en retard d’un angle 𝜑 sur la tension
V.
ϕI = le flux produit par le courant I et qui est phase avec dernier.
NB : Le courant du système est généralement en retard sur la tension, mais avec
une connexion appropriée, le courant du relais est mis en avance d’un angle θ sur la
tension.
Ainsi, un fonctionnement normal du relais pour les différents types de défauts peut
être assuré.
Donc, le courant I est avance de θ sur la tension V
Le digramme vectoriel établi avec la tension 𝑉 comme référence est donné à la figure
3.62.
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106
Le couple est proportionnel aux deux flux, ainsi qu’au sinus de l’angle entre eux.
𝑇 ∝ ϕV . ϕI . sin(ϕV ̂ ϕV )
∝ ϕV . ϕI . sin(𝜃 + 𝜑)
T = K. V. I. sin(𝜃 + 𝜑) (3.57)
Où K est une constante.
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107
Angle de couple maximal : L’angle dont le courant fourni au relais est en avance
sur la tension d’alimentation du relais, de sorte à obtenir le couple maximal, est
appelé Angle de Couple Maximal (A.C.M). Il est désigné par 𝜏 sur la figure 3.62.
A partir de la figure 3.62, nous pouvons écrire :
φ = 90° − τ (3.58)
Substituant (3.58) dans (3.57), nous obtenons,
T = K. V. I. sin(𝜃 + 90° − τ)
T = K. V. I. cos(𝜃 − τ) (3.59)
Les valeurs typiques de l’angle de couple maximal sont 0°, 30°, 45° …etc.
1) Relais ampèremètrique
Relais de mesure dont la grandeur électrique détectée est un courant électrique.
2) Relais homopolaire
Relais de mesure dont la grandeur détectée est le courant et/ou la tension
homopolaire (qui apparaît lors d'un défaut phase-terre).
3) Relais directionnel
Relais de mesure dont la grandeur détecte la direction dans laquelle s'est produit un
défaut. Son fonctionnement nécessite l'acquisition du courant et de la tension.
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108
Relais de mesure dont la grandeur détectée est le module du courant qui apparaît
lors d'un défaut entre phases
5) Relais différentielle :
Illustré sur la figure 3.63, est assurée par des unités de fonction ANSI 87L
(différentielle ligne) sur les deux extrémités de la ligne (figure 3.63). Les deux unités
mesurent en permanence les courants à l’entrée et à la sortie de cette ligne, et
échangent l’information via un moyen de communication. S’il n’y a aucun défaut,
alors les deux courants sont égaux (ou presque). Cependant, en cas de défaut (entre
phase ou à la terre), alors les deux unités mesureront des courants différents et
décident par conséquent d’ouvrir leurs disjoncteurs respectifs pour isoler la ligne
lorsque la différence en question dépasse un certain seuil.
Cette protection est très utile (rapide) et surtout sélective, car elle permet d’isoler
la partir en défaut pour éviter des déclenchements en amont ou en aval ;
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110
4.2.1 La Sensibilité
4.2.2 La Sélectivité
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1) Discrimination temporaire
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112
2) Discrimination logique
Dans une discrimination logique, il n’est pas nécessaire d’imposer une
discrimination temporaire entre les relais en cascade. Le relais le plus amont (à la
source par exemple) peut avoir un retard court pour un défaut qui concerne sa zone
directe. Lorsqu’il y a défaut en aval, le relais directement concerné envoie
immédiatement un ordre de blocage au relais situés en amont pour prolonger leurs
temps de réaction afin de donner la priorité au relais concerné directement par le
défaut.
3) Discrimination directionnelle
La discrimination directionnelle est très utilisée dans les réseaux bouclés. L’action du
relais dépend du sens d’écoulement du courant de défaut, c’est-à-dire de la phase
du courant par rapport à la tension donnée par un TT.
4.2.3 La Rapidité
Les défauts sont donc des incidents qu’il faut éliminer le plus vite possible, c’est le
rôle des protections dont la rapidité de fonctionnement est des performances
prioritaires. Le temps d’élimination des court-circuits comprend deux composantes
principales :
Le temps de fonctionnement des protections (quelques dizaines de
millisecondes).
Le temps d’ouverture des disjoncteurs, avec les disjoncteurs modernes (SF6
ou à vide), ces derniers sont compris entre 1 et 3 périodes.
4.2.4 Fiabilité
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