CHU BEO Service d’ophtalmologie du Pr M.
Djabour
ŒIL ROUGE NON
DOULOUREUX
Dr [Link]
Œil rouge
Œil rouge non Œil rouge Œil rouge
douloureux sans douloureux avec douloureux sans
BAV BAV BAV
Kératites
-Hémorragie Épisclérite
sous Uvéites
antérieures Sclérite
conjonctivale
-Conjonctivites GAFA
Glaucome
néovasculaire
Endophtalmie
Hémorragie sous conjonctivale
spontanée
Fréquente, bénigne
Régresse en 1 à 2 semaines, spontanément
Pas de traitement
Rechercher une HTA +++
LES CONJONCTIVITES
Inflammation de la muqueuse
conjonctivale.
Secondaire à une agression
infectieuse(virale++,bacterienne)ou
non.
Caractérisée par : vasodilatation, infiltrats
cellulaires et exsu dation.
M u qu eu se
postérieure des paupières
antérieure du globe
3 portions
c. palpébrale c. bulbaire
CDS inférieur CDS supérieur
Reconnaître
Différencier
Apprécier la gravité
Rattacher à l’étiologie
Traiter
surveiller
Œil rouge. Sans douleur. Sans BAV
CONJONCTIVITE
SIGNES SUBJECTIFS SIGNES OBJECTIFS
Gène
* syndrome conjonctival *
Cuisson
=
Grains de sables
Associe variablement
Lourdeur
larmoiement
SIGNES OBJECTIFS
Hyperhémie conjonctivale
Œdème palpébral
Chémosis
Hémorragie sous-conjonctivale
Sécrétions
SIGNES OBJECTIFS
Membranes et pseudomembranes
papilles
follicules
Adénopathies
Différencier
Douleur
BAV
CPK
LAF
iridocyclite kératite
GFA
Œil rouge douloureux sans BAV
épisclérite
cornéennes générales
kératite ponctuée superficielle cellulite orbitaire
kératite sous-épithéliale. stromale. Septicémie / immunodéprimé.
ulcère de cornée
Néo vascularisation
uvéales cutanées
Uvéite infectieuse eczématisation secondaire.
Uvéite inflammatoire fissuration des commissures.
Récidive
Résistance
Nouveau-né
Immunodépression
Post-opératoire
Complications : cornéenne,
régionale ou générale
Suspicion de chlamydia
Conjonctivite = diagnostic clinique. rougeur
conjonctivale + œdème + sécrétions.
Signes
négatifs :
BAV + douleur + C PK + photophobie.
Signescliniques d’orientation étiologique.
Étude bactériologique +/-.
Forme chronique ou récidivante = VL(voies
lacrymales)
C onjonctivite + larm oiem ent Nné = lever
imperforation du C L N (c a na l la c r ym ona sa l) .
Fréquentes;
Épidémiques ou sporadiques;
Contagieuses;
15% des conjonctivites;
Adénovirus:fréquent+++;
Complications possibles:
Kérato-conjonctivites
Kérato-uvéites.
Folliculaires;
Papillo-folliculaires;
hyperhémie conjonctivale;
Chémosis très important
Œ d è m e palpebral;
ADP prétragiennes ou retro auculaires
Bactériologie négative.
Incubation 2-21J État 1-3S Contagiosité 14 J
c. folliculaire aiguë + ADP
épidémie
Fièvre adéno-pharyngo- Kérato-conjonctivite
conjonctivale épidémique
8 – 19
3–7 Adulte
Enfant S. Fonctionnels +++
Angine;fièvre. Hgie –ADP prétragiennes.
S. Fonctionnels +/- *Complications +++
Peu de complications - KPS-Pseudomembranes;
- K. stromale;
- Infiltrats sous-épith;
- Réaction irido-ciliaire.
C. Folliculaire Pseudomembranes
Kératite ponctuée
superficielle
Plus observées avec l’ADV
Aucun traitement spécifique
Compresses froides + sérum physiologique
Antiviraux inefficaces
ATB au c u n intérêt si pas de surinfection
C T C : jamais en phase aigue
nocifs en phase précoce (réplication virale)
+/- bénéfiques après 10 – 1 5 J en présence d’infiltrats
sous-épithéliaux.
Intérêt de la prévention : HYGIENE+++
Conjonctivites bactériennes
La classification des conjonctivites selon
leur étiologie est actuellement la plus
utilisée.
L’étiologie, suspectée cliniquement, va
orienter les examens complémentaires et
aider à choisir u n premier TRT.
Éléments d’orientation clinique
en faveurde l’origine bactérienne
Le trépied évocateur :
Absence de follicules.
A bse n c e de gg préauriculaire.
S éc rét ion s m u c o- purulentes.
Classification des conjonctivites
bactériennes en fonction du germe
responsable
Chez l’adulte et l’enfant
1. Staphylocoque doré:
le plus fréquent,
exotoxine agresse l’épithélium cornéen
( kPS) et réaction inflammatoire
intense.
souvent à l’origine de conjonctivite
chronique, et d e blépharite .
Classification des conjonctivites
bactériennes en fonction du germe
responsable
2. Bacille de weeks ou haemophilus aegyptus
conjonctivite aigué hémorragique
compliquee d’ulceres cornéens
les enfants++
le pourtour méditerranéen.
Dgc d i f fe re nt i e l :
coxsackie virus( conjonctivites
hémorragique+troubles résperatoires)
Classification des conjonctivites
bactériennes en fonction du germe
responsable
3. Moraxella
enzyme protéolytique :
irritation conjonctivale
canthus externe responsable de conjonctivite
angulaire.
Classification des conjonctivites
bactériennes en fonction du germe
responsable
Chez le nouveau né
• Ecoulement purulent a u cours des 28
premiers jours de la vie.
• Infections transmises lors du
passage dans la filière génitale de
maternelle infectée.
Classification des conjonctivites
bactériennes en fonction du germe
responsable
1. Neisseria gonorrhae
la plus grave des conjonctivites du N né
opacification ou une perforation cornéenne
entraînant la cécité.
Début :
dans les 5 premiers jours post natal
Prend une allure inflammatoire et purulente avec
parfois des membranes sanguinolentes
Atteinte de la cornée qui prend u n aspect grisâtre
en une quinzaine de jours pouvant s’ulcérer et
même se perforer.
Classification des conjonctivites
bactériennes en fonction du germe
responsable
Cependant depuis l’application de la
méthode de crédé qui consiste en u n
nettoyage des paupières dès
l’accouchement suivi de l’instillation de
nitrate d’argent à 1% dans le cul de sac
conjonctival, cette infection a
pratiquement disparue.
Classification des conjonctivites
bactériennes en fonction du germe
responsable
2. Chlamydia trachomatis
Conjonctivite néonatale la plus
fréquente dans les pays
indistruali sé s .
Cliniquement:
tardif entre le 5 ème et le 10 ème jour post-
natal
Inflammation importante des paupières
Écoulement purulent important
Classification des conjonctivites
bactériennes en fonction du germe
responsable
S a n s traitement:
Elle va prendre l’aspect d’une conjonctivite
folliculaire avec guérison spontanée entre 8
et 12 mois.
S o u s traitement:
Évolution favorable en quelques jours
Traitement :
1. Formes mineures:
simples collyres antiseptiques
1. Formes aigues plus symptomatiques:
collyres + pommades ATB+soins locaux
quinolones : ciprofloxacine = à large
spectre
gentamycine: stph doré + Gra m –
rifamycine: G ra m +
Traitement
Les soins locaux:
Nettoyer les sécrétions, se laver les mains
et utiliser des produits
Et ustensiles de toilette à usage personnel
Cas particuliers
L’affection résistante: modification du collyre
ATB
Association d’ATB: chez l’immunodéprimé,
infection nosocomiale, atteinte cornéenne et si infection à
plusieurs germes
ATB générale: infection généralisée et chez
l’immunodéprimé
Conjonctivite à gonocoque:
TRT local : 10 J tétracyclines,
érythromycine et norfloxacine
TRT Général: pénicilline, céfotaxime
Conjonctivite à chlamydia:
TRT local + TRT G l pdt a u moins 21 J :
tétracyclines, macrolides, rifamycine et
nouvelles quinolones
CONCLUSION
Œil rouge non douloureux = pathologies bénigne du
segment antérieur
Dont le diagnostique est purement clinique
Et la prise en charge est basée essentiellement sur
l’hygiène de vie et plus au moins une antibiothérapie
par voie locale et a large spectre