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Cours

Le document traite de l'induction électromagnétique, expliquant les phénomènes d'induction de Lorentz et de Neumann, ainsi que les lois de Lenz et de Faraday. Il aborde également l'auto-induction, la mutuelle inductance entre circuits, et la tension aux bornes d'un circuit. Enfin, il mentionne l'énergie magnétique associée aux inductances.

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Le document traite de l'induction électromagnétique, expliquant les phénomènes d'induction de Lorentz et de Neumann, ainsi que les lois de Lenz et de Faraday. Il aborde également l'auto-induction, la mutuelle inductance entre circuits, et la tension aux bornes d'un circuit. Enfin, il mentionne l'énergie magnétique associée aux inductances.

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Cours de physique Spé TSI

Chapitre 3
9 : Induction électromagnétique

I. Phénomène d’induction électromagnétique

1. Mise en évidence
Considérons l’expérience suivante (figure 1) :

Galvanomètre

Bobine plate Aimant

Figure 1

• Si la bobine est immobile et l’aimant est fixe, le galvanomètre n’indique aucun courant dans la
bobine (i = 0).
• Si l’on déplace la bobine dans le champ magnétique permanent de l’aimant, il apparaît un courant
dans le circuit : c’est le phénomène d’induction.
• L’amplitude du courant induit i est d’autant plus grande que la vitesse v de la bobine est grande.
• Le sens de i dépend du sens de déplacement de la bobine.

Conclusion :

Un circuit mobile dans un champ magnétique permanent (stationnaire) se comporte comme un


générateur électrocinétique. Nous parlerons, dans ce cas, de l’induction de Lorentz.
• Si l’on déplace l’aimant en maintenant la bobine fixe, on observe encore une fois le phénomène
d’induction. Dans ce cas, on parle d’induction de Neumann.

Remarque :

L’induction est un phénomène unique : l’induction de Lorentz et l’induction de Neumann en sont


deux facettes qui dépendent du point de vue de l’observateur.

2. Loi de Lenz
Le sens du courant induit est tel qu’il s’oppose par ses effets à la variation du flux à travers lui.

Exemples :

Traitons les trois cas suivants (figure 2) :

• Cas (a) : le flux à travers le circuit augmente car B augmente. Le circuit va créer un champ qui
s’oppose à B~ d’où le sens de i.

• Cas (b) : le flux à travers le circuit diminue car B diminue. Le circuit va créer un champ dans le
même sens que B ~ d’où le sens de i.

Induction électromagnétique 1/13 [Link]


Cours de physique Spé TSI

• Cas (c) : le flux à travers le circuit augmente car sa surface augmente. Le circuit va créer un champ
qui s’oppose à B ~ d’où le sens de i.

Sens de S S
~
B ~
B
déplacement N N ~
B

i i

(a) (b) (c)

Figure 2

3. Loi de Faraday
La force électromotrice induite (f em) dans un circuit est égale à l’opposé de la variation temporelle du
flux à travers ce circuit :

e=−
dt
Le signe (−) traduit la loi de Lenz.

II. Interprétation du phénomène d’induction

1. Circuit fixe dans un champ variable (cas de Neumann)


~
Soit un circuit (C) fixe dans un champ magnétique variable B.
Dans le circuit (C) apparaît un courant induit i et une force électromotrice (f em) induite eN . Cette
f em est la circulation d’un champ électromoteur de Neumann E ~ N telle que :
I
eN = ~ N .d~l
E
C

D’après la loi de Faraday :



eN = −
dt
Donc :

ZZ
d ~ S)
~
eN = − ( B.d
dt S/C
ZZ
d −→ ~ ~
=− ( [Link])
dt S/C
I
d ~ ~l)
= − ( A.d
dt C
I
∂A ~
= .d~l ∀dl ∈ (C)
C ∂t

On en déduit :
~
~ N = − ∂A
E
∂t

Induction électromagnétique 2/13 [Link]


Cours de physique Spé TSI

Remarque :

Pour calculer la f em induite dans le cas de Neumann, il est préférable d’utiliser directement la loi de
Faraday.

2. Circuit mobile dans un champ stationnaire (cas de Lorentz)


~
Soit un circuit (C) mobile dans un champ magnétique stationnaire B.
~ la force magné-
Un porteur de charge q du circuit (C) animé d’une vitesse ~v subit, dans le champ B,
tique
F~ = q~v ∧ B
~ = qE
~L

~ L = ~v ∧ B
E ~ est le champ électromoteur de Lorentz. La f em induite dans le circuit est la circulation
~
de EL :
Z Z
eL = ~ L .d~l =
E ~ ~l
(~v ∧ B).d
C C

3. Circuit mobile dans un champ variable


Dans ce cas :
~ I ~
~ = − ∂ A + ~v ∧ B
E ~ et e = (−
∂A ~ ~l
+ ~v ∧ B).d
∂t C ∂t

Remarque :

Pour calculer la f em induite dans le cas général d’un circuit mobile dans un champ magnétique
variable, il est préférable d’utiliser directement la loi de Faraday.

4. Tension aux bornes d’un circuit

Considérons un circuit (AB) de résistance R placé dans un champ magnétique variable B. ~ Dans ce
circuit, subissant le phénomène d’induction, apparaît une f em induite e et son schéma équivalent est
donné sur la figure 3.
On a donc :
UAB = VA − VB = Ri − e

~
B
B

e
R
i A i B
• •

VA − VB

A Figure 3

Remarque :

La f em induite est toujours orientée dans le même sens que le courant i (convention générateur).

Induction électromagnétique 3/13 [Link]


Cours de physique Spé TSI

III. Phénomène d’auto-induction et circuits couplés

1. Auto-induction

a) Inductance d’un circuit

Un circuit (C) parcouru par un courant i variable crée un champ B ~ p variable. La présence du circuit
(C) dans le champ B ~ p donne naissance à une f em d’induction propre eP appelée f em d’auto-induction.
ZZ
~
Le flux de Bp à travers (C) est ΦP = ~ p .dS
B ~ appelé flux propre. Ce flux est proportionnel à i :
S/C

ΦP = Li

L, grandeur positive ne dépendant que de la forme de (C), est appelée inductance du circuit (C).
Elle s’exprime en Henry H.
Pour un circuit rigide, L = cste et donc :

dΦp di
ep = − = −L
dt dt

Exemple : inductance d’un solénoïde

Soit un solénoïde d’axe Oz de longueur l comportant N spires jointives de rayon a et parcouru par un
courant variable i.
Le champ magnétique créé par solénoïde est (voir cours de magnétostatique) :

~ = µ0 ni~ez si r < a et B
B ~ = ~0 si r > a

N
avec n = est le nombre se spires par unité de longueur.
l
~ à travers une spire du solénoïde est :
Le flux de B
ZZ 2
Φ1 = ~ S
B.d ~ = µ0 ni × πa2 = µ0 N πa i
une spire l

Le flux total à travers les N spires (identiques) est :

µ0 N 2 πa2
Φ = N Φ1 = i
l

Puisque Φ = Li alors :
µ0 N 2 πa2
L=
l

Dans la pratique, pour augmenter la valeur de L :

• on augmente le nombre de spires sans modifier l (solénoïde épais) ;


• on introduit, à l’intérieur du solénoïde, un noyau de fer de perméabilité magnétique µ >> µ0 .

b) Tension aux bornes d’une inductance

Un circuit (AB) d’inductance L est équivalent une f em ep (figure 4). La tension aux bornes de ce
circuit est :

di
UAB = VA − VB = −ep = L
dt

Induction électromagnétique 4/13 [Link]


Cours de physique Spé TSI

ep
L
A i B A i B
• • • •

VA − VB VA − VB

Figure 4

2. Induction mutuelle de deux circuits filiformes

a) Coefficient de mutuelle inductance entre deux circuits

Soit deux circuit (C1 ) et (C2 ) parcourus par des courants i1 et i2 (figure 5).
Le flux Φ12 du champ magnétique B ~ 1 créé par (C1 ) à travers C2 est :
ZZ I
Φ12 = ~ 1 .dS
B ~2 = ~ 1 .d~l2 (P2 )
A
S2 /C2 C2

Dans l’ARQS :
i1 d~l1 (P1 )
I
~ 1 (P2 ) = µ0
A
4π C1 P1 P2

Donc :
d~l1 (P1 ).d~l2 (P2 )
I I
µ0
Φ12 = ( )i1
4π C1 C2 P1 P2

Donc Φ12 est proportionnel à i1 : Φ12 = M12 i1 avec :

d~l1 (P1 ).d~l2 (P2 )


I I
µ0
M12 =
4π C1 C2 P1 P2

i1 d~l1
P1 •

P2 •

i2 d~l2

(C1 ) (C2 )
Figure 5

~ 2 créé par (C2 ) à travers (C1 ) est :


De même, Le flux Φ21 du champ magnétique B
ZZ I
Φ21 = B~ 2 .dS
~1 = A~ 2 .d~l1 (P1 )
S1 /C1 C1

avec :
i2 d~l2 (P2 )
I
~ 2 (P1 ) = µ0
A
4π C2 P1 P2

Donc :
d~l1 (P1 ).d~l2 (P2 )
I I
µ0
Φ21 = ( )i2
4π C1 C2 P1 P2

Induction électromagnétique 5/13 [Link]


Cours de physique Spé TSI

On en déduit : Φ21 = M21 i2 avec

d~l1 (P1 ).d~l2 (P2 )


I I
µ0
M21 = M12 =
4π C1 C2 P1 P 2

On note M12 = M21 = M le coefficient de mutuelle inductance entre (C1 ) et (C2 ). On écrit alors :

Φ12 = M i1 et Φ21 = M i2

Remarques :

• Le signe de M dépend des orientations de i1 et i2 dans (C1 ) et (C2 ).


• La valeur de M dépend de la géométrie des deux circuits (C1 ) et (C2 ) ainsi que la distance relative
entre les points de ces deux circuits.

Exemple : mutuelle inductance entre deux solénoïdes coaxiaux

On considère deux solénoïdes infini (C1 ) et (C2 ) coaxiaux, d’axe Oz, de même longueur l, de rayons
a1 et a2 et comportant respectivement N1 et N2 spires jointives, enroulées dans le même sens (figure 6).
Le solénoïde (C1 ) est parcouru par un courant d’intensité i1 , le solénoïde (C2 ) est parcouru par un
courant d’intensité i2 .

i1
• • •

a1 i2
• • •
a2
z

Figure 6

Calculons le coefficient de mutuelle inductance M entre les deux solénoïdes. Pour cela, on calculera
le flux Φ12 du champ magnétique B ~ 1 créé par (C1 ) à travers C2 .
On a :
ZZ ZZ 2
Φ12 = ~ 1 .dS
B ~2 = N2 ~2 = N2 × µ0 n1 i1 × πa2 = µ0 N1 N2 πa2 i1
~ 1 .dS
B 2
N2 spires 1 spire l

On en déduit :
µ0 N1 N2 πa22
M=
l

b) Tension aux bornes d’un circuit

On considère deux circuit (C1 ) et (C2 ) de résistances r1 et r2 et d’inductances L1 et L2 (figure 7).


Le circuit (C1 ) est parcouru par un courant d’intensité i1 , on note u1 la tension aux borne de (C1 ).
Le circuit (C2 ) est parcouru par un courant d’intensité i2 , on note u2 la tension aux borne de (C2 ). Le
coefficient de mutuelle inductance entre les deux circuits est noté M .
Exprimons les tensions u1 et u2 .

Induction électromagnétique 6/13 [Link]


Cours de physique Spé TSI

La loi des maille donne pour la maille de gauche :

di1 dΦ21 di2


u1 = r1 i1 + L1 − e21 avec e21 = − = −M
dt dt dt

Donc :
di1 di2
u1 = r1 i1 + L1 +M
dt dt

De même pour la maille de droite :

di2 di1
u2 = r2 i2 + L2 +M
dt dt

En régime sinusoïdal et en adoptant la notation complexe :

u1 = (r1 + jL1 ω)i1 + jM ωi2 et u2 = (r2 + jL2 ω)i2 + jM ωi1

M
r1 r2
i1 i2 i1 i2

L1 L2
u1 (L1 , r1 ) (L2 , r2 ) u2 u1 u2

e21 e12

Figure 7

IV. Énergie magnétique

1. Cas d’un circuit

a) Énergie magnétique d’une inductance

Considérons le circuit de la figure 8.


La loi des maille donne :
di di R
e = Ri + L ⇒ ei = Ri2 + Li i
dt dt
Donc :
d 1 2
ei = Ri2 +
( Li )
dt 2
Ce résultat constitue un bilan énergétique : e L

• ei est la puissance délivrée par le générateur ;


• Ri2 est la puissance dissipée par effet Joule
dans le résistor R ;
1 2 Figure 8
• Li est l’énergie magnétique de la bobine d’in-
2
ductance L.

Induction électromagnétique 7/13 [Link]


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On retient que l’énergie magnétique emmagasinée dans un circuit d’inductance L parcouru par un
courant i est :
1
Um = Li2
2

b) Densité volumique de l’énergie magnétique

Prenons le cas du solénoïde. On a :


1 2 µ0 N 2 πa2
Um = Li avec L =
2 l

Donc :
µ0 N 2 πa2 2 B2 2 N
Um = i = πa l puisque B = µ0 i
2l 2µ0 l

Or V = πa2 l est le volume du solénoïde. Donc :


B2
Um = V
2µ0

B2
La quantité um = est la densité volumique de l’énergie magnétique.
2µ0

Remarque :

Si le champ magnétique n’est pas uniforme, l’énergie magnétique d’un système est :

B2
ZZZ
Um = dτ
espace 2µ0

2. Cas de deux circuits couplés

a) Expression de l’énergie magnétique

Soit deux circuit (C1 ) et (C2 ) d’inductances L1 et L2 et parcourus par des courants d’intensités i1 et
i2 . On note M le coefficient de mutuelle inductance entre les deux circuits.
On montre que l’énergie magnétique des deux circuits C1 et C2 est :

1 1
Um = L1 i21 + L2 i22 + M i1 i2
2 2

b) Facteur de couplage de deux circuits

Puisque
B2
ZZZ
1 1
Um = L1 i21 + L2 i22 + M i1 i2 = dτ ≥ 0
2 2 espace 2µ0

Fixons i1 et supposons que l’inconnu est i2 . Le discriminant de l’équation précédente est donc négatif :
1 1
∆ = (M i1 )2 − 4( L2 )( L1 i21 ) ≤ 0 ⇒ (M 2 − L1 L2 )i21 ≤ 0 ⇒ M 2 ≤ L1 L2
2 2
p
On en déduit | M |≤ L1 L2 .
On définit le facteur de couplage de deux circuits (C1 ) et (C2 ) par :

|M |
k=√ avec 0 ≤ k ≤ 1
L1 L2

Induction électromagnétique 8/13 [Link]


Cours de physique Spé TSI

• Si k = 1 : le couplage est fort : Toutes les lignes du champ créées par (C1 ) traversent (C2 ) et
inversement.
• si k = 0 : pas de couplage entre (C1 ) et (C2 ) : Aucune ligne du champ créée par (C1 ) ne traverse (C2 )
et inversement.

V. Applications de l’induction

1. Rails de Laplace
Une tige conductrice de masse m et de résistance R est animée d’un mouvement de translation, sans
frottement, de vitesse ~v = v~ey sur deux rails parallèles distants de a. Une tige M 0 N 0 fixe permet de fermer
le circuit. l’ensemble est placé dans un champ magnétique uniforme et constant B ~ = B~ez (figure 9).

z
~
B M
M0

~v
a
y

N0 N
x
Figure 9

1. Déterminer le sens du courant induit dans le circuit.


2. Exprimer la f em induite dans le circuit. En déduire l’expression du courant induit.
3. Déterminer l’expression de la force de Laplace appliqué à la tige M N .

4. Effectuer un bilan énergétique en calculant :


4.1. la puissance des forces de Laplace ;
4.2. la puissance dissipée par effet Joule ;
4.3. la puissance cinétique de la tige M N .

Conclure.

2. Haut-parleur électrodynamique
Un haut parleur électrodynamique représenté dans la figure 10 est constitué :

• d’un équipage mobile (M) constitué par la membrane et un mandrin sur lequel est enroulé un
bobinage en forme de solénoïde indéformable. Son centre de masse G est sur l’axe Oz ;
~ = B~er de norme
• d’un aimant en forme d’anneau d’axe Oz qui crée un champ magnétique radial B
B constante.

L’équipage mobile a une masse m. Le système de suspension exerce sur lui une force verticale opposée
à son poids. Horizontalement, son action est équivalente à un ressort de raideur k maintenant G à
l’abscisse z = 0 en l’absence de toute autre force. Le seul mouvement possible est donc une translation
parallèle à Oz, que l’on caractérisera par l’abscisse z de G.
Lorsque la vitesse de G est ~v = ż~ez , le système est soumis à la force de frottement de type visqueux :

F~f = −f~v f > 0 ; f constant

Induction électromagnétique 9/13 [Link]


Cours de physique Spé TSI

Figure 10

Le solénoïde est constitué par un fil de longueur totale l, auquel on applique éventuellement la tension
u(t) comme indiqué. Le courant i(t) est pris conventionnellement dans le sens indiqué sur la figure :
l’élément de longueur du circuit s’écrit alors : d~l = dl~eθ .
Ce solénoïde a une résistance r et un coefficient d’inductance L.

1. Étude mécanique
1.1. Déterminer en fonction de i, B et l l’expression de la force de Laplace exercée sur le bobinage.
r
◦ k
1.2. Écrire l’équation différentielle du mouvement de (M) (Équation n 1). On posera ω0 = .
m
2. Couplage électromécanique
On applique maintenant aux bornes du solénoïde une source de tension parfaite u(t) :
2.1. le bobinage, animé d’une vitesse ~v = ż~ez , est alors le siège d’une force électromotrice d’in-
duction e. Donner l’expression de cette force électromotrice en fonction de la longueur l de
l’enroulement, ainsi que des modules du champ magnétique et de la vitesse.
2.2. En déduire l’expression de l’équation différentielle liant i, u, v, ainsi que les constantes (B, l) et
les grandeurs caractéristiques électriques (L, r) du circuit (Équation n◦ 2).
dv
2.3. Combiner cette équation avec l’équation (1) réécrite en v, et z pour faire disparaître le terme
dt
de couplage et faire apparaître le terme ui.
2.4. Montrer que l’expression obtenue constitue un bilan énergétique dont on interprétera les dif-
férents termes.
2.5. La tension appliquée est maintenant de la forme :
u(t) = U0 cos(ωt) soit, en notation complexe u = U0 ejωt
r L

Écrire les deux équations précédentes Lm


en régime forcé. En déduire que le
circuit du solénoïde est équivalent au u(t) Rm Cm
schéma représenté dans la figure 11.
Donner les expressions de Rm , Lm et
Cm en fonction de B, l, m, k et f .

Figure 11

Induction électromagnétique 10/13 [Link]


Cours de physique Spé TSI

3. Moteur à courant continu à entrefer plan

a) Schéma de principe

Le moteur comprend (figure 12) :

• un rotor, qui correspond sur la figure au disque central et qui est entraîné en rotation ;
• un stator, solidaire du bâti et donc fixe dans le référentiel d’étude. Ce stator comporte deux disques,
situés de part et d’autre du rotor et sur lesquels on dispose des aimants permanents, de polarités
alternées de manière à obtenir des lignes de champs perpendiculaires au plan du rotor et de sens
alterné pour chaque cadran.

Figure 12

b) Moment résultant des forces de Laplace

On considère une spire de courant A1 A2 A3 A4


placée sur le rotor. Les points A1 et A4 par les-
quels entre et sort un courant d’intensité i sont
situés près de O. Les point A2 et A3 qui dé-
limitent une portion d’arc de cercle de rayon
a. OA1 << a et OA4 << a de telle sorte qu’on
considérera dans nos calculs que OA1 ≈ 0 et
OA4 ≈ 0 (figure 13).
On considère le champ magnétique uniforme
dans chacun des cadrans avec B ~ = ±B~ez .

1. Indiquer le sens des forces de Laplace su-


bies par les segments A1 A2 et A3 A4 .

2. Indiquer le sens des forces de Laplace su-


bies par deux éléments de longueur du
circuit situés sur l’arc A
\ 2 A3 de part et
d’autre de Oy.
Figure 13

Ces forces contribueront-elles au moment résultant des forces de Laplace ?


3. Dans quel sens le rotor est-il entraîné ?

Induction électromagnétique 11/13 [Link]


Cours de physique Spé TSI

c) Nécessité d’une commutation

4. Montrer, à l’aide d’un schéma, que :

• si le sens du courant reste inchangé lorsqu’un rayon passe d’un cadran à un autre, l’entraîne-
ment de la spire n’est plus possible ;
• si l’on parvient à inverser le sens du courant lorsqu’un rayon passe d’un cadran à un autre,
l’entraînement se poursuit dans le même sens.

La commutation est réalisée par un système «collecteurs-balais» (figure 14) :

• les balais sont solidaires du stator et donc fixes dans le référentiel d’étude ;
• les collecteurs sont solidaires du rotor. Ils collectent le courant lorsqu’ils sont en contact avec le
balai.

Figure 14

On constate sur la figure 14 que les polarités des quatre balais sont alternées.

5. Pourquoi les balais sont-ils placés près du centre ?

Nous avons raisonné sur une unique spire. Sur un moteur réel, de nombreux enroulement sont super-
posés. On peut également disposer plusieurs enroulements autour de l’axe (par exemple ici en ajoutant
un enroulement dans la position diamétralement opposée). On peut également augmenter le nombre de
secteurs (ici quatre, certains moteurs en possèdent huit).

4. Transformateur de tension parfait


Un transformateur parfait est constitué de deux circuits : le primaire (C1 ) ayant N1 spires et d’induc-
tance propre L1 ; et le secondaire (C2 ) ayant N2 spires et d’inductance propre L2 (figure 15). Le circuit
magnétique sert à réaliser un couplage fort (M 2 = L1 L2 ) entre les deux circuits.
On note M le coefficient de mutuelle inductance entre C1 et C2 et on néglige la résistance des deux
enroulements.

1. Soit u1 et i1 la tension et le courant à l’entrée du transformateur ; u2 et i2 la tension et le courant à


di1 di2 di1
sa sortie. Exprimer u1 en fonction L1 , M , et . Exprimer de même u2 en fonction L2 , M , et
dt dt dt
di2
.
dt
u2
2. Le couplage entre (C1 ) et (C2 ) étant fort, calculer le rapport en fonction de M et L1 .
u1

Induction électromagnétique 12/13 [Link]


Cours de physique Spé TSI

3. On suppose que les spires du primaire et du secondaire sont identiques et notera ϕ le flux magné-
tique à travers une spire.
3.1. Exprimer les flux Φ1 à travers C1 et Φ2 à travers C2 en fonction de N1 , N2 et ϕ.
3.2. Dans le cas d’un fonctionnement à vide (i2 = 0), exprimer Φ1 et Φ2 en fonction de L1 , M et i1 .
u2
3.3. En déduire l’expression du rapport en fonction de N1 et N2 .
u1
3.4. Quel est l’intérêt d’utiliser le transformateur dans les cas suivants : N1 > N2 , N1 < N2 et
N1 = N2 ?
4. Technologiquement, les matériaux magnétiques des transformateurs sont réalisés en accolant des
feuillets en acier. Quel type de pertes cherche-t-on ainsi à éviter ?

Circuit magnétique

i1
i2

u1 (C1 ) (C2 ) u2

Figure 15

Induction électromagnétique 13/13 [Link]

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