Le rôle du transport dans le développement économique et social
• Le transport est généralement défini comme le déplacement de personnes ou de biens sur
une certaine distance et par des moyens spéciaux.
• La liberté de se déplacer est un droit naturel dont l’Etat doit assurer le respect.
• Transport = droit ou nécessité
Le transport est un élément majeur qui détermine l’économie d’un Etat.
L’ACTIVITE « TRANSPORT »
Le transport est un acte économique que l’on doit gérer pour m2
− Satisfaire un besoin de déplacement d’un endroit à un autre (existence d’une séparation
spatiale)
− Assurer une rentabilité financière
La filière de transport (approche économique)
Le transport génère des activités situées en amont et en aval.
L’activité de transport inclut l’ensemble des productions marchandes ou non des biens et services qui
concourent directement ou indirectement au déplacement des biens et des personnes.
Activités liées à la production de transport
Production des infrastructures de Production de matériel de Production de service de
transport (routes, les gares transport transport
routières, les aéroports) Construction de matériels de Activités contribuant
Génie civil, travaux publics, transport terrestre, directement ou
bâtiments constructions navales, indirectement à
En amont : extraction et aéronautique ... l’exécution du transport
production de matériaux de En amont : sidérurgie, − Véhiculage
construction métallurgie, matières premières, − Prestations de
En aval : entretien, exploitation, électronique … service de
contrôle En aval : réparation, commerce, transport
assurance, stations-services … contribuant à
l’organisation du
véhiculage
Production de service :
• Transport pour compte propre
• Transport pour compte d’autrui
Le secteur et la branche de transport
Dans la nomenclature de la comptabilité nationale, le secteur des transports est défini par
l’ensemble des activités des entreprises dont l’activité économique principale est la production de la
prestation de service de transport.
La branche transport comptabilise les seules productions marchandes de service de transport
réalisées par une entreprise, transporteur ou auxiliaire de transport, pour le compte d’une autre
entreprise ou d’un particulier.
Les prestations de service
de la Branche transport
Véhiculage Activités des auxiliaires de
transport (Commissionnaires,
manutentionnaires,
Activités annexes des gestionnaires de parc…) et
transports et des entrepôts des Agences de voyage
(Gestion des gares routières)
Relations de la branche de transport avec les autres secteurs de l’activité
économique :
Le système de transport routier comprend 2 sous-systèmes :
− le sous-système de marchandises
− le sous-système voyageurs
Le marché des transports routiers de marchandises est directement dépendant de l’évolution
des productions industrielles et agricoles.
Le marché des transports routiers des voyageurs est directement dépendant de l’évolution
de l’activité économique (déplacement domicile – travail, déplacement d’affaires ou professionnels)
et l’évolution des niveaux et des modes de vie (courses, achats, loisirs …)
Ce déplacement se mesure par le poids et la structure des consommations et des ventes
intermédiaires dans les ressources et les emplois de la branche transport.
L’analyse de ces consommations intermédiaires montre que la branche transport est
principalement dépendantes :
− de la branche « produit pétroliers »
− de la branche « services marchands aux entreprises (prestations diverses : organismes
professionnels, assistance publicité…)
− et surtout de la branche transport elle-même
L’analyse de la structure des ventes montre que la branche transport est principalement
dépendante :
− de l’activité du commerce (gros ou détail)
− de l’activité de la branche transport elle-même
Facteurs de production :
− Emplois
− Investissement
Consommation des ménages
L’analyse de la place des transports dans l’économie nationale et de ces évolutions permet
de mettre en évidence l’importance de ce secteur pour la production, l’emploi, l’investissement, la
balance commerciale et la consommation des ménages.
Principales caractéristiques économiques du secteur transport
Le secteur des transports présente, au regard de l’analyse économique, plusieurs
caractéristiques fondamentales, tant du point de vue de l’offre et de la demande que du
fonctionnement du marché.
Caractéristiques
fondamentales
Spécificité de l’offre : Caractéristiques de la demande :
-caractéristique de la production -niveau de structure
-maîtrise des coûts et des prix -choix des consommateurs
-qualité de service
1- Les spécificités de l’offre
1-1 Les caractéristiques de la production
Bien public et
privatif
Bien non Produit Bien
stockable Transport Intermédiaire
Bien indivisible
1-2 Les caractéristiques des coûts et prix
Calcul du prix de revient d’une prestation de transport donnée clefs de répartition pertinentes
des charges fixes et variables qui sont liées.
Objectif :
Politique -équilibrer dépenses et recettes
financière et -fidéliser et accroître la
commerciale clientèle
Tarification
Objectif : Politique -Raisons commerciales
Harmoniser les Politique de économique -Raisons économiques
conditions de la transport et sociale de -Raisons sociales
concurrence l’Etat -Raisons spatiales
1-3 La qualité de service
➢ Prix du transport, qualité de service d’un système de transport caractérisant l’offre de
transport
➢ Mesure de la qualité de service
Qualité de l’offre (possibilité Qualité de la chaîne Qualité de l’exécution
pour un individu d’accéder à =>Qualité des différents trajets (4critères)
un mode de transport élémentaires réalisés => rapidité
correctement adapté aux =>Qualité du traitement des =>régularité
caractéristiques du trajets initiaux et terminaux et =>confort
déplacement qu’il souhaite des correspondances, des =>sécurité
réaliser) ruptures de charge et de
=>Accessibilité géographique rabattements
(espace)
=>Accessibilité en fonction des
tranches horaires (temps)
2- Les spécificités de la demande de transport
La demande de transport présente les principales caractéristiques suivantes :
Le niveau de la demande dépend pour l’essentiel de facteurs exogènes aux strictes
caractéristiques de l’offre de transport
Les choix des consommateurs sont relativement rares, stables et indépendants et même
limités
Les déterminants de ces choix, lorsqu’ils existent, sont complexes.
On introduit la notion de captivité qui peut être liée :
A la disponibilité de l’offre de tel ou tel mode de transport
Aux ressources financières (pouvoirs d’achat)
Au poids des contraintes subjectives qui pèsent sur le choix des individus : la captivité
psychologique à l’usage de la V.P est très importante.
Lorsqu’ils existent, les choix des consommateurs sont complexes et dépendent de ce fait :
o Des caractéristiques de l’offre de transport (prix et qualité » de service) ;
o Des caractéristiques des besoins de transport à satisfaire (volume, caractéristiques spatiales
et temporelles, motif de déplacement, activités annexes…) ;
o Des caractéristiques socio-économiques du consommateurs (caractéristiques
démographiques, économiques, sociologiques) ;
L’INTERVENTION DE L’ETAT DANS LES TRANSPORTS
Les transports se caractérisent par une omniprésence de l’Etat.
Intervention de l’Etat
(3 raisons fondamentales)
Technique Publiques
Economique
Service public
Le transport routier
INTRODUCTION
Le sous-secteur transports routiers joue le rôle de générateur de croissance pour un
développement soutenu et durable par la facilitation des échanges, l’évacuation des produits,
l’acheminement des intrants et des produits d’appel.
Les transports routiers constituent les moyens les plus accessibles à la majorité de la
population et interviennent à tous les stades de production, de la transformation et de la
communication tout en assurant la desserte préférentielle des zones de production ou de
consommation et la promotion de l’activité des zones génératrices des produits potentiels.
Le système d transports routiers comprend les infrastructures, les véhicules et les techniques
d’exploitation. Il inclut de façon plus large, les personnes ou les marchandises à transporter et les
autorités compétentes chargées de concevoir et d’assurer la règlementation, l’administration, le
contrôle et le suivi des activités de transport routier.
Il faut noter que les collectivités publiques restent presque toujours acteurs dans les transports
➢ par leur rôle de garant d’un certain nombre de conditions fondamentales (garant de la
liberté, de la sécurité des biens et des personnes, des conditions de travail, du respect de
l’environnement)
➢ comme investisseur des infrastructures
➢ par des aides financières et par sa politique fiscale
➢ en tant que meneur de jeu dans le domaine de l’économie en cherchant les solutions
optimales pour la collectivité c'est-à-dire un service assurant avec un coût minimal, la
satisfaction maximale du plus grand nombre d’utilisateurs
Le choix par l’Etat pour un mode de transport, en termes d’arbitrage, est effectué à partir des soucis
d’efficacité, d’équité et de politique économique
Les caractéristiques du transport routier
Le transport routier est avant tout une activité réglementée où l’on peut distinguer trois éléments
structurants :
➢ l’activité de transport
➢ la location de camions
➢ la sous-traitance
On distingue 2 types de transport
- Le transport pour compte d’autrui consiste à acheminer des marchandises pour des
entreprises
- Le transport pour compte propre concerne les entreprises industrielles commerciales qui
transportent leurs propres marchandises
Cette distinction, essentielle au plan réglementaire, intervient également en comptabilité nationale
En effet, la branche transport routier de marchandises exclut totalement le transport routier pour
compte propre , intégré dans l’activité des branches qui l’accomplissent.
Actuellement, la répartition entre le transport pour compte propre et le transport pour compte
d’autrui évolue en faveur de ce dernier : la sophistication croissante des chaînes de transport et leur
intégration dans la chaîne logistique accentuent le phénomène. Cependant, une analyse du
comportement des entreprises semble démontrer que cette répartition est fortement dépendante
d’éléments conjoncturels. Dans le cas d’une détérioration du marché, les entreprises se recentrent
plutôt sur leurs activités principales et font appel à des transporteurs pour éviter des investissements
trop lourds en matériel et en personnel.
La location
Le métier de loueur est un métier bien développé actuellement. On distingue deux types de location
- la location avec chauffeur elle correspond à une prestation complète avec la prise en
charge de l’intégralité des besoins de la société cliente. Ce service est idéal pour la PME
pratiquant la location puisqu’elle privilégie le contact direct avec le client ;
- la location sans chauffeur : c’est le type de location le plus fréquent. Les grandes
entreprises pratiquent plutôt la location sans chauffeur car elles doivent pouvoir
répondre à tout moment à un besoin ponctuel du client. Elles privilégient l’adaptabilité
de la prestation. C’est une démarche différente dans la mesure où il s’agit moins de
fournir une prestation complète et toujours identique que de réagir au coup par coup.
Le secteur de transports routiers ne doit plus être considéré comme un simple déplacement de
marchandises du fait que le morcellement par activité est de plus en plus accentué, apparaissant à
différents niveaux
- messagerie – groupage : il s’agit de la collecte de petits envois ou de petits tonnages ; le
quai constitue un des éléments les plus importants de cette activité : les marchandises
sont réparties après groupage (ou « dégroupage ») par destination ;
- les lots : il s’agit de gros volumes ou de gros tonnages ; les lots peuvent être complets
(destinés à un seul client ) ou partiels (destinés à plusieurs clients, souvent des PME)
Partie I : LES INFRASTRUCTURES DE TRASNPORTV ROUTIER
Les infrastructures de transport comprennent l’ensemble des installations fixes qu’il est
nécessaire d’aménager pour permettre la circulation des véhicules.
Leur ouverture constitue une partie importante de l’aménagement du territoire, nécessite le
plus souvent de gros investissements. C’est pour cette raison qu’elles sont le plus souvent prises en
charge par la puissance publique au niveau national ou local. Toutefois, celle-ci en délègue
quelquefois pour des raisons de financements ou de savoir-faire, la construction et l’exploitation à
des entreprises privées. Elles nécessitent des espaces réservés qui limitent les espaces privés. Elles
requièrent également des ressources souvent collectées par des impôts. Elles impliquent enfin des
règles d’usage et des enjeux de protection de l’environnement.
Au sens large, l’infrastructure de transport désigne l’ensemble et englobe tous les éléments
nécessaires à l’exploitation normale : caténaires, signalisation, postes d’aiguillage, tour de contrôle
dans les aéroports etc, ainsi que tous les bâtiments liés à l’usage de ladite infrastructure. Il y a donc
les infrastructures de soutien ou d’appui.
1.1 les types d’infrastructures
Les infrastructures liées directement à l’exploitation
Les infrastructures sont généralement spécifiques à un mode de transport, et sont créées
pour permettre la circulation de certains types de véhicules, plus ou moins diversifiés. En effet,
elles constituent un élément primordial pour garantir la liberté de déplacement de personnes et
des biens, contribuant au fonctionnement et au développement de l’économie.
La voirie
La voirie comprend l’ensemble des voies routières et présent la particularité d’être dans
tous les pays un espace public, ouvert à tous gratuitement (sauf évidemment les voies privées ou
concédées). Ce n’est pas le cas des autres infrastructures de transport (comme le réseau
ferroviaire) qui constituent des espaces privés réservés à l’usage exclusif des exploitations
habilités)
Les différents types de voiries
La route
Il s’agit d’une « voie publique dont l’assiette est aménagée pour la circulation des véhicules
en général. Les routes se caractérisent par leur largeur (au minimum celle d’un véhicule) mais
également par leur revêtement. Les routes sont ainsi généralement en pavées, goudronnées,
bétonnées ou asphaltées. Elles sont accessibles à tous.
Le chemin
C’est une « voie publique plus large qu’un sentier mais qui n’est pas aménagé e pour la
circulation des véhicules en général »
Sa largeur est suffisante pour laisser passer un véhicule mais il n’est pas aménagé dans ce but. Les
chemins sont généralement en terre ou empierrés. Les cyclistes et les poétons se partagent les
chemins dans les brousses.
Le réseau routier à Madagascar
Le réseau routier comprend environ 33.000Km de routes dont 7.313 Km de routes classées.
De façon générale, les routes de Madagascar sont relativement en mauvais état : la saison annuelle
des grandes pluies cause des dégâts incalculables tous les ans. On estime perdre entre 1000et 2000
Km de routes par an, à cause d’une mauvaise gestion et du manque d’entretien. Moins de 12% des
routes sont goudronnées et environ 80% sont délabrées. Il n’y a actuellement que 18% du réseau qui
soit considéré comme étant en bon état. L’état des routes se détériore davantage pendant la saison
des pluies et les régions qu’on ne peut atteindre que par des pistes non classées sont souvent
inaccessibles pendant cette période. Le transport public est limité et pas toujours fiable.
Le réseau routier de Madagascar
Catégories Total (Km) Total goudronné En bon état (Km)
Routes primaires 2.360 1.577 1.616
Routes secondaires 4.753 1.277 1.319
Routes nationales 4.349 800 1
Routes provinciales 12^50 70 1
Rural 7.300 350 850
Total 31.612 4.074 5,55
Source : World Bank Report
Différents types de routes ont été définis pour les besoins de l’étude. Cette catégorisation
répond également à la nécessité de réaliser un traitement homogène des réalisations.
On peut utiliser le classement suivant :
Classe/Type/Profil Caractéristiques Largeur totale Chaussée Accotement
R1 Route Express 22,00-25,40 m 2 x 7,30 m 2 x 2,40 m
2x2 voies
R2 Route Primaire
améliorée
R3 Route Primaire 10,50-12,80 m 7,30 m 2 x (1,80-2,40 m)
R4 Route Secondaire 8,50-10,50 m 6,60 m 2 x (1,50-1,80 m)
R5 Route Tertiaire 6,75-8,50 m 5,50 m 2 x (0,75-1,50 m)
R6etR7 Autres routes 4,00-6,75 m 4,0-5,0 m 2 x (0,50-0,75 m)
Source : Plan National de transport 2004-2020/ Plan Sectoriel Routier
Remarque :
La classe R2 est une route à deux voies sur la majeure partie, incluant sur jusqu’à 30% du linéaire des
sections à 4 voies permettant un dépassement
La classe R6 est une route bitumée lors que la classe R7 représente une route non-revêtue
La gare routière
Une gare routière ou pole intermodal, est une structure de
correspondance entre plusieurs lignes de transports en commun
voyageant par la route (autocar, autobus ou trolleybus). Elle se
différencie d’un simple arrêt de bus par sa taille et les infrastructures
qu’elle présente : les gares servent toujours d’interface entre au moins
deux réseaux.
Elle propose généralement des services aux passagers. Elle peut être
aussi parfois un lieu de transbordement des marchandises,
embarquement ou de débarquement des voyageurs généralement doté d’entrepôts importants.
Une gare, c’est aussi un emplacement aménagé pour accueillir les véhicules assurant le
transport des voyageurs et des marchandises. Autrement dit, une gare routière est une structure
avec des pôles d’activités socio-économique multiples et variés : accueil, restauration, hébergement,
transaction, transit.
Elle est non seulement un instrument qui contribue de manière significative au
raffermissement des rapports entre les différentes couches sociales qui la composent, mais aussi un
puissant stimulateur de renforcement de la capacité financière de ces groupes cibles.
En résumé, une gare routière se composé de :
− Gare routière (transports régionaux et nationaux) avec messagerie
− Arrêt et parking courte durée pour véhicules privés ; station pour les taxis, les bus
− Espace commercial et de service (y compris les banques)
− Hôtellerie et restauration
− Poste de police
Estimation des besoins en surface pour un complexe gare routière ou centre commercial. Une gare
routière est dimensionnée en fonction du trafic
Trafic 50 à 300 véh/sem 300 à 500 500 à 1000 1000 à 3000
hebdomadaire (1000 à 7000 véh/sem (7000 à véh/sem (13000 véh/sem (33000
passagers/ sem) 13000 à 33000 à 46000
passagers/sem) passgers/sem) passagers/sem)
Aire de montée 2000 m2 5500 m2 9000m2 16000m2
et descente, avec
espaces de
manœuvre
Aire de bureau, 1000 m2 2000 m2 3000 m2 5000 m2
guichets
d’attente des
passagers
Espace 3000 m2 7000 m2 10000 m2 15000 m2
commercial et de
service, parking
organisés
AUTRES TYPES D’INFRASTRUCTURES
a- Aire de repos
Il s'agit d'une infrastructure légère à vocation sociale comprenant une surface de stationnement
principalement destinée au repos momentané du personnel de conduite en cours de prestation
journalière. L'aire de repos peut aussi être dotée d'un service de restauration légère. C'est donc une
infrastructure axée sur le personnel de conduite.
b- Relais routiers
Il s'agit d'une infrastructure moyenne à vocation sociale et technique. Ce type d'infrastructure peut
atteindre une superficie de cinq hectares selon l'importance du trafic régional de véhicules utilitaires,
car il est estimé que la superficie destinée à l'arrêt prolongé des véhicules lourds doit être
équivalente à 80 % de la surface totale. Le relais routier comprend des services d'hébergement pour
le repos et le repas de fin de prestation de services.
Il comprend des services d'approvisionnement en carburant et de maintenance des véhicules. Ainsi
qu'un système de surveillance des véhicules à l'arrêt et de leur chargement. Depuis l'apparition du
téléphone portable et de l'informatique embarquée, il n'est plus impérieux de doter le relais routier
de moyens de communication.
C'est donc une infrastructure axée sur le personnel de conduite et le véhicule.
c- Centres routiers
Le centre routier comprend tous les services et équipements du relais routier, mais en plus il sera
doté de services axés sur la marchandise : sa commercialisation, sa distribution, sa manutention, son
entreposage, son conditionnement, etc. Le centre routier n'est utilisé que par un seul mode de
transport, à savoir le transport routier. C'est donc une infrastructure axée sur le personnel de
conduite, le véhicule routier et le fret routier.
d- Plates-formes de transport
La plate-forme de transport est une infrastructure lourde qui peut atteindre la ou les centaines
d'hectares. Elle doit être idéalement desservie par le plus grand nombre possible de modes de
transport. Dans le cas où elle comprend au moins deux modes de transport différents, on parle de «
plate-forme multimodale ». Dans le cas où elle est dotée d'équipement de manutention et de
transfert d'un mode de transport à un autre, la marchandise restant dans le même contenant, sans
rupture de charge, on parle de « plate-forme intermodale ». La plate-forme de transport est avant
tout une infrastructure axée sur la marchandise et son transfert.
e- Les ouvrages d’arts
Les ouvrages d’arts sont surtout ceux entrant dans la construction d’une voie de communication ou
de transport, c'est-à-dire : les ponts, les tunnels, les barrages et autres structures.
L’ouvrage d’art est soit une construction de grande importance entraîné par l’établissement d’une
voie de communication (route, voie ferrée, canal, etc) soit un dispositif de protection contre l’action
de la terre ou de l’eau, soit enfin un dispositif de retenue des eaux (digue, barrage)
Les types d’ouvrages d’art liés aux voies de communication
➢ Les ponts et viaducs qui sont des ouvrages aériens qui permettent de franchir une rivière,
un bras de mer, un val, une autre voie de communication ou tout autre obstacle
➢ Les tunnels qui sont des ouvrages souterrains permettant le franchissement de tout
obstacle similaire à ceux franchis par les ponts, les structures en élévation comme les
auvents de péage ou les grands murs anti-bruit
➢ Les ouvrages d’art destinés à la protection contre l’action de la terre ou de l’eau, les murs
de soutènement sont des ouvrages assurant la stabilité de la voie de communication
portée. Les gabions, les jetées, les brise-lames etc.
➢ Les ouvrages d’art destinés à la retenue des eaux, les barrages sont des grands ouvrages de
génie civil, souvent rangés dans la famille des ouvrages d’art. Ex : les digues etc.
Fonction d’un ouvrage d’art
La fonction d’un ouvrage d’art est liée à la fonction de la voie de communication :
• Un ouvrage d’art routier supporte une route ;
• Un ouvrage d’art autoroutier supporte une autoroute, qu’il s’agisse de la voie principale ou
d’une bretelle de raccordement à l’autoroute ;
• Les barrages qui sont des grands ouvrages de génie civil, sont souvent rangés dans la famille
des ouvrages d’art. Ex : Les digues, etc.
Nature d’un ouvrage d’art
L’ouvrage d’art peut être qualifié selon le milieu dans lequel il est construit, on rencontre ainsi des
ouvrages d’art terrestres, maritimes ou de montagne.
Ouvrages d’art routiers non courants
Les grands ouvrages routiers sont différenciés des petits par la dénomination d’ouvrages non
courants.
Ces ouvrages sont considérés comme ouvrages non courants, d’une part, les ouvrages répondant aux
caractéristiques suivantes :
• Les ponts possédant au moins une travée de plus de 40 mètres de portée ;
• Les ponts dont la surface totale de l’un des tabliers dépasse $1\ 200$ mètres carrés ;
• Les murs de plus de 9 mètres de hauteur ;
• Les tranchées couvertes ou semi-ouvertes de plus de 300 mètres de longueur ;
• Les tunnels creusés ou immergés ;
• Les ponts mobiles et les ponts canaux etc...
1.2 CARACTERISTIQUES DES INFRASTRUCTURES
Composantes essentielles des systèmes de transport, les infrastructures de transport routier doivent
s’adapter à de nombreuses exigences ou contraintes :
• durabilité des infrastructures, en conditions « normales » (trafic, météorologie) ou vis-à-vis
de risques naturels (mouvements de terrain, risque sismique ou hydrologique) ;
• réduction des impacts environnementaux : bruit, pollution des eaux de ruissellement,
déchets ;
• amélioration de la sécurité (routière en particulier), par une meilleure adhérence et/ou
lisibilité de l'infrastructure ;
• réduction du coût global de possession des infrastructures (investissement + entretien).
Cette technologie nécessite une approche pluridisciplinaire au niveau de :
• l'architecture globale : il incombe au maître d'œuvre, au moment de la conception puis de la
réalisation de l'infrastructure, d'assembler et d'intégrer les différents matériaux et
techniques à sa disposition pour répondre aux besoins exprimés et aux contraintes (trafic,
conditions climatiques, adhérence, lisibilité, intégration dans le paysage ou la ville...) des
matériaux :
o selon la finalité de l'infrastructure et son environnement géotechnique, un vaste
choix de matériaux est possible pour chaque partie de l'infrastructure. Une route,
par exemple, comporte typiquement, à partir du sol terrassé, quatre couches qui
doivent posséder des caractéristiques différentes : couche de forme, de fondation,
de base, de roulement. La couche de roulement en particulier, doit procurer au
véhicule et au conducteur les caractéristiques voulues d'adhérence (longitudinale et
latérale) et de lisibilité (y compris en conditions météorologiques dégradées).
o les matériaux sont typiquement : matériaux granulaires, matériaux poreux, bétons,
bétons bitumineux, enrobés, liants, renforts métalliques ou fibreux, signalisation
horizontale (peintures routières...). La maîtrise de la formulation et l'élaboration
(malaxage...) de ces matériaux est également indispensable pour garantir les
propriétés voulues avec une bonne reproductibilité ;
• anticipation : le suivi et la gestion de l'endommagement s'appuient sur une connaissance
fine des mécanismes d'endommagement permettant de guider la conception en amont, des
outils de diagnostic, la formulation et la mise en œuvre de matériaux de réparation des
fissures, des méthodes de gestion de l'infrastructure (et les systèmes d'information associés).
Partie II : MATERIELS DE TRANSPORT ROUTIER
La classification des véhicules routiers est plus complexe que celle des
matériels ferroviaires, maritimes et aériens du fait de la diversité assez large des
véhicules utilisés pour le transport par route. D'une manière générale, on distingue
les véhicules de transport de personnes (ex : autobus et autocar), les véhicules de
transport des marchandises (ex : camions) et les véhicules de services agricoles et
forestiers.
2.1 CARACTERISTIQUES DES MATERIELS
D'autres approches d'autant plus intéressantes nous permettent de soulever d'autres formes
de classification selon le nombre de roue, la puissance du moteur (chevaux), la structure (véhicule
articulé et auto porteur), et selon la source d'énergie utilisée (essence, gasoil, électricité, gaz) ...
Matériels de transport des voyageurs
a. Véhicules motorisés
Il existe différents types de véhicules motorisés, caractérisés comme suit :
Types de Caractéristiques
véhicules
Autobus Véhicule qui comporte plus de neuf places assises y compris celle du conducteur
et qui, par sa construction et son aménagement, est affecté au transport en
commun de personnes et de leurs bagages.
Autocar Autobus, répondant à des caractéristiques définies par arrêté du ministre chargé
des transports, affecté au transport de personnes sur de longues distances et
permettant le transport des occupants du véhicule principalement en places
assises.
Automobile Véhicules à moteur qui servent normalement au transport sur une route de
personnes ou de choses. Ce terme englobe les trolleybus, c'est-à-dire les
véhicules reliés à une ligne électrique et ne circulant pas sur rails. Il n'englobe pas
les véhicules, tels que les tracteurs agricoles, dont l'utilisation pour le transport
sur route de personnes ou de choses ou de la traction sur route de véhicules
utilisés pour le transport de personnes ou de choses n'est qu'accessoire.
Voiture Véhicule à moteur ayant au moins quatre roues, à l'exclusion des quadricycles à
particulière moteur, destiné au transport de personnes, qui comporte au plus neuf places
assises, y compris celle du conducteur, et dont le poids total autorisé en charge
n'excède pas 3,5 tonnes.
Taxi Tout véhicule automobile de neuf places au plus, y compris celle du chauffeur,
muni d'équipements spéciaux, dont le propriétaire ou l'exploitant est titulaire
d'une autorisation de stationnement sur la voie publique en attente de la
clientèle, afin d'effectuer à la demande de celle-ci et à titre onéreux, le transport
particulier des personnes et de leurs bagages.
Cyclomoteur Véhicule à deux ou trois roues équipé d'un moteur d'une cylindrée ne dépassant
pas 50 cm3 s'il est à combustion interne ou d'une puissance maximale nette
n'excédant pas 4 kilowatts pour les autres types de moteur, et ayant une vitesse
maximale par construction ne dépassant pas 45 km/h.
Motocyclette Véhicule à deux roues à moteur ne répondant pas à la définition du cyclomoteur
et dont la puissance n'excède pas 73,6 kilowatts (100 ch) ; l'adjonction d'un side-
car à une motocyclette ne modifie pas le classement de celle-ci.
b. Véhicules non motorisés
Type de Caractéristiques
véhicule
Cycle Véhicule qui a deux roues au moins propulsées exclusivement par l’énergie
musculaire des personnes se trouvant sur ces véhicules, notamment à l’aide de
pédales ou de manivelles et les cyclomoteurs » véhicules à deux roues de cylindrée
inférieure ou égale à 50 cm^3
Matériels de transport de marchandises
Pour le transport de marchandises, on adapte les matériels roulants à des activités
spécifiques : chargement, déchargement et transport de bois en grumes ou autres
matériaux (Sables, poudres, liquides, déchets de métaux destinés au retraitement,
résidus minéraux ou organiques inertes ou en décompositions). On les équipe en
effet de grues, de compresseurs ou de pompes pour élever les charges, les aspirer
ou les pousser vers leur lieu de stockage ou d’utilisation.
a. Véhicules motorisés
Les différents types de matériels de transport de marchandises sont présentés dans le tableau
suivant :
Types de Caractéristiques
véhicules
Porteurs Les porteurs possèdent sur le même châssis la cabine et une caisse ou un
plateau pour transporter les marchandises. Ce sont essentiellement des
véhicules de livraison. Ils sont aussi appelés véhicules isolés.
Tracteurs Les tracteurs routiers sont des véhicules à moteur, sans caisse, indépendants
routiers et munis d'un dispositif de traction pour les semi-remorques. Ils ne
transportent pas de marchandises. Tout est transporté dans la semi-
remorque.
Semi-remorques Véhicules sans moteur, qui portent des roues uniquement sur la partie
arrière. La partie antérieure est sans roues et s'adapte au dispositif de traction
des tracteurs routiers. L'ensemble composé d'un tracteur routier et d'une
semi-remorque forme un véhicule articulé.
Remorques Véhicules sans moteurs qui, à la différence des semi-remorques, possèdent
des essieux avant et arrière. Une remorque peut être attelée à un véhicule
porteur pour augmenter sa capacité de charge. L'ensemble forme alors un
train routier.
Camionnette Véhicule à moteur ayant au moins quatre roues, à l'exclusion des quadricycles
à moteur, destiné au transport de marchandises et dont le poids total autorisé
en charge n'excède pas 3,5 tonnes.
Camion citerne Véhicule spécialisé selon le produit transporté :
- Citerne pulvérulente : pour farines, grains, perles (polystyrène). Chargement
par le haut, déchargement par compresseur ou basculement.
- Citerne pétrolière : produits blancs (essence) ou noirs (bitume, fioul).
- Citerne chimique : réservoir en alu, acier ou inox (parfois calorifugés).
- Citerne alimentaire : transport de liquides alimentaires en vrac (huile, lait,
vin, etc.).
Camion Camion avec équipement froid pour le transport des marchandises
frigorifique nécessitant le respect de la chaîne du froid.
Train routier Ensemble constitué d'un véhicule à moteur auquel est attelée une remorque
ou une semi-remorque dont l'avant repose sur un avant-train (dolly) ; tracteur
attelé à deux semi-remorques.
Dépanneuse Véhicule destiné en usage normal au dégagement de la voie publique, par
traction ou par transport, de véhicules accidentés ou en panne.
Camion silo Pour le transport des graines.
Bétaillère ou Pour le transport des bestiaux.
transport de
bétail
Fardier Semi-remorque à plancher très bas servant pour le transport des cargaisons
lourdes ou de grandes dimensions.
b. Véhicules non motorisés
Comme en transport routier de voyageurs, les matériels employés en transport routier de
marchandises sont de divers types. Mais dans certains pays, comme c'est le cas de Madagascar, on
utilise parfois des véhicules sans moteur selon le type et le poids de marchandises à transporter.
Quand les marchandises à transporter sont plus ou moins légères, dans la plupart des cas, on
emploie des matériels spécifiques sans moteur comme les chariots bricolés (kalesa) et les charrettes
à zébus ou les charrettes tirées par des hommes (surtout pour le transport des matériaux de
construction, à l'exemple des briques et des sables).
LES TYPES DE VEHICULE
En général, les marchandises sont transportées par des véhicules utilitaires tels que camion,
camionnette, fourgonnette et des véhicules à 2 essieux au minimum.
Pour les camions nous distinguons :
Les camions à structure fixe (à plateau, bâché, benne), à 2 ou 3 essieux et les ensembles articulés à
partir de 3 essieux (camion à remorque, tracteur, semi-remorque) suivant les équipements d'il ils
sont pourvus.
Ces différents types de véhicules sont les suivants :
1- Les véhicules isolés
Les camions avec plateau :
• Plateau simple en bois ou en tôle
• Plateau à ridelles : afin d'augmenter le volume de chargement pour le transport des matières
plus pondéreuses
• Plateau bâché : pour protéger les marchandises contre les influences du temps
2- Les camions avec bennes basculantes
Les camions à bennes sont conçus spécialement pour décharger rapidement les matériaux de
construction ou de viabilité (routes, ouvrage d'). Nous distinguons :
• les bennes basculantes arrière
• les bennes basculantes latérales
• les tris bennes pour le déchargement à volonté soit vers l'arrière soit à l'un des côtés. Les
camions à benne fixe dont le déchargement des matériaux nécessitent des
manutentionnaires.
3- Les véhicules à équipement spécial
Il s'agit :
• des camions pour transport de béton
• des camions porte container (container de 20' = 24t et container de 40' = 35tonnes) (EVP =
Equivalent Vingt Pieds)
• des camions citernes pour le transport des liquides
• des camions frigorifiques avec (équipement froid)
• des camions isothermes (avec isolation thermique)
• des camions bétaillères pour le transport des bestiaux
• des camions silo pour le transport de graines
• des camions fourgon pour les déménagements
• des camions pour déposer des caisses (transport de bac à ordure)
4- Les véhicules articulés ou ensemble de véhicules
a) L'ensemble articulé
Il est constitué de 2 véhicules isolés : un tracteur ou une semi-remorque. La majeure partie des
véhicules à équipement spécial sont des ensembles articulés. En outre, nous distinguons :
• les camions-porte engins : plateau surbaissé
• les camions porte-voiture
• les camions à remorques triqueballe permettant un ensemble extensible pour le transport de
bois en grumes ou fer long
b) le train routier : (ensemble remorques)
Il est composé d'un porteur et d'une remorque. La configuration la plus courante consiste en des
trains constitués de porteurs à 2 essieux et de remorques à 2 essieux.
c) le train double :
C'est un tracteur routier tirant 2 semi-remorques rendues solidaires par un essieu pourvu d'un
attelage. Il est aussi appelé diabolo ou dolly. A Madagascar on a tendance à confondre le train routier
et le train double.