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PISCICULTURE L2
Par Mme HARY
2 crédits
PROMOTION TAFITA
2014-2017
I- INTRODUCTION
A.F.O
Adjoint technique 2014/technicien supérieur 2016
ozinahandry@[Link]
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Au début, la production de poissons à Madagascar est la pêche, vue l’abondance des lacs.
Mais en ce moment, ce secteur est en manque, par de nombreux facteurs :
- Surexploitation des lacs
- Problèmes environnementaux
Ces facteurs provoquent l’insuffisance de production pour la population à croissance
démographique galopante.
Les solutions adaptées sont :
Renforcement des applications de la législation de pêche : gestion rationnelles des
ressources.
Développement de la pisciculture qui est une spéculation simple mais prometteuse.
Vers les années 50, l’état met en place des stations piscicole à Ambatolampy,
Ambatoloana et Ambatofotsy gare, pour l’approvisionnement des paysans.
Avec une vulgarisation :
- Année 91-92 : P.P.A, Producteur Privée d’Alevins
Production d’Alevins
1- GENERALITES
a- Choix de l’espèce :
A Madagascar : espèce carpe commune (Cyprinus carpio)
- Variété royale : espèce la plus étudiée grâce aux avantages qu’elle possède
- La croissance de la carpe est le double de celle du tilapia
- Facilité d’adaptation aux conditions climatiques
- Résistance aux conditions difficile rencontrées en élevage : manipulation, transport,
maladies
- Régime alimentaire du type omnivore
- Prolificité élevée
- Bonne qualité de chair
b- Différents types de carpe (Cyprinus carpio)
Il existe 4 types de carpe :
- Carpe commune (carpe sauvage) : corps couvert d’écailles (Besisika) et corps allongé
- Carpe miroir : carpe avec 3 rangées d’écailles
- Carpe royale : corps bombé avec 1 rangée d’écaille
- Carpe cuir : de plus en plus bombé dépourvue d’écaille
A.F.O
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2- Choix du site
Le choix du site est très important car il :
- conditionne la réussite de l’exploitation
- conditionne le coût d’aménagement
- conditionne la dimension des bassins d’élevage
a. Critère de site pour la production d’alevins :
Sur le plan technique :
- Eau : disponibilité permanenta en quantité suffisante et en qualité satisfaisante
- Sol : imperméable (argileux dont le taux d’incorporation est ›50%) qui a une bonne
rétention d’eau
- Terrain : en pente légère d’environ 3%
- Terrain : superficie suffisante pour l’exploitation pour permettre l’installation des
différents bassins nécessaires.
Sur le plan social :
- Site sécurisé : proche de l’habitat, site surveillé contre le vol
- Site en relation avec le marché cible
- Site accessible
b. Constructions (infrastructure piscicole)
- Etang piscicole :
C’est une pièce d’eau peu profonde aménagé de telle sorte qu’elle puisse aisément mise à
sec pour faciliter la conduite et le contrôle de l’élevage des poisons.
Travaux de construction
Suivre de nombreuses étapes :
- Plan d’aménagement sur papier
- Mise au net de la parcelle à aménager
- Aménagement du canal d’alimentation en eau qui doit être à l’opposé du canal
d’évacuation
- Aménagement du canal d’évacuation
- Piquetage des étangs : définir les dimensions de l’étang à l’aide des piquets
Dimension de la digue
Largeur à la base : 2 à 3 m
Hauteur : 1,25 m
Largeur au sommet : 1 m
- Creusement d’une tranchée (encrage des digues)
- Surélévation par couche de 30 cm successives avec arrosage et damage
- Installation du dispositif de vidange au fond, dispositif d’alimentation, dispositif de
trop plein.
Le fond de l’étang (assiette de l’étang) doit être en pente légère, pour faciliter la vidange.
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c. Besoins en eau de l’étang
L’eau est l’élément de base de la pisciculture.
Trois facteurs définissent les besoins en eau de l’étang :
- Volume de l’étang
- Evaporation (perte, condition climatique)
- infiltration
A.F.O
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Exercice
Soit un étang de 10a avec une profondeur de 1m, le débit d’eau disponible est de 3l/s, la perte
par infiltration est de 40mm/j, perte par évaporation est de 5mm/j.
Dans combien de temps, l’étang sera rempli ?
Volume de l’étang : 1.000m2 * 1m = 1.000m3
Débit d’eau par jour : 86400s * 3l = 259.200 l/j
Perte par jour : 45mm * 1000m² = 45.000 l
Débit d’eau disponible par jour : 259.200 – 45.000 = 214.200 l/j
Durée de remplissage : 1.000.000/214.200 = 4,67 jours
A.F.O
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d. Matériels piscicoles
- Filet pour géniteurs (maille : 3 cm) Pêche et récolte
- Filet pour alevins
- Epuisette (géniteurs)
- Epuisette (alevins) Manipulation et transport à courte distance
- Happa : vivier mobile pour stockage des poissons à durée limitée
- Seau et cuvette (en plastique si possible) pour le stockage ou manipulation ou
transport mais à courte durée.
- Substrat de ponte (méthode de kakaban)
Méthode de kakaban : préparer un matériel mobile adéquat pour un endroit où les poissons
peuvent pondre.
Méthode de Dubish : planter des herbes au milieu de l’étang pour récupérer les œufs
pondues par les géniteurs.
- Angady
- Pelle
- Fourche Entretien et maintenance du site, travaux nécessaire pour
- Faucilles les préparatifs au niveau des bassins
- Brouette
Disque de Secchi : contrôle de la fertilité de l’eau.
Disque invisible entre 10 à 25 cm de profondeur : Sur-fertilisation de l’eau
Disque invisible entre 25 à 40 cm de profondeur : Fertilité optimale de l’eau
Disque invisible à + 40 cm de profondeur : Sous fertilisation de l’eau
- Thermomètre : contrôle de la température
- pH-mètre : contrôle du pH
- Oxymètre : contrôle de la teneur en O2 dissout
- Balance : pesées
Contrôle de croissance
Pesée de l’aliment (rationnement journalière)
Pesée des autres intrants (fumure)
- Plateau d’alimentation (mangeoire) : contrôle de l’appétit et de l’effectif.
Poïkilotherme : animaux dont l’activité physiologique dépend de la température.
e. Facteurs physico-chimiques de l’eau
Il existe plusieurs caractères physico-chimiques de l’eau mais on retient 4 principaux facteurs
en pisciculture :
Température
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Poissons (carpes, tilapia) qui sont des animaux poïkilothermes ou animaux à sang froid.
Augmentation de la température implique augmentation de l’activité et inversement.
Exemple :
La carpe a une résistance thermique : 4 à 40°C
Croissance optimale : 20 – 25°C
Reproduction : T°> 18°C
Croissance ralentie : T°<15°C
Arrêt de croissance et perte de poids : T°<10°C
Teneur en O2 dissout
Dans l’air atmosphérique la teneur en O2 varie entre 16 – 20% (en fonction de l’altitude).
Dans l’eau la teneur en O 2 varie entre 7 – 11 mg/l sur les hauts-plateaux (variable en fonction
des organismes aquatiques vivant dans l’eau (photosynthèse, respiration).
Facteur de variation de la teneur en O2 de l’eau :
Diminution de la teneur en O2 :
- Respiration des êtres vivants
- T° élevée
- Décomposition des matières organiques
Augmentation de la teneur en O2 :
- Photosynthèse
- Diminution de la température
- Diffusion (échange entre l’air atmosphérique et la surface de l’eau)
Teneur en O2 adéquat pour la pisciculture, T°> 3 mg/l
pH
Mesure l’acidité ou l’alcalinité de l’eau.
Le pH optimal recherché en pisciculture varie entre 7 à 8 ‘est-à-dire un peu basique
Croissance ralentie : pH entre 5 à 6 et 9 à 10
Le pH est létal à pH<4 et pH>11
Turbidité
Indique la concentration des particules en suspension dans l’eau (particules argileuses ou
limoneuses).
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La turbidité :
- affecte la capacité respiratoire des poissons : accumulation des particules sur les
branchies)
- affecte l’activité photosynthétique dans l’eau : diminution de la teneur en O2 de
l’eau.
Principales causes de la turbidité :
pluies torrentielles
écoulement rapide de l’eau dans les canaux d’alimentation
autres usages en amont (hersage, ….)
3- Production d’alevins de carpe
a. Infrastructures piscicoles
Il existe 4 types des bassins :
- Bassin de géniteurs mâle
- Bassin de géniteurs femelle
- Bassin de ponte
- Bassin d’alevinage
b. Répartition de surface
75% : étang d’alevinage (EA)
15% : étang géniteurs (7,5% pour mâle et 7,5% pour femelle) (EG)
2% : étang de ponte (EP)
8% : digues et canaux (D+C)
c. Géniteurs
- Grossissement et sélection d’une population
- Acquisition des géniteurs matures auprès des éleveurs producteurs de géniteurs
Critère de la sélection :
état de santé satisfaisant
bonne souche (qualités héréditaires)
bonne conformation physique
bon développement des organes sexuels
Sélections successives tous les 3 – 4 mois en éliminant 25% des individus.
Stockage des géniteurs
Tout au long de l’année, les géniteurs sont stockés dans des étangs différents sexe séparé pour
éviter toute ponte instantanée (ou incontrôlée, ou spontanée).
Densité de stockage
- femelle : 10kg/are
- mâle : 20kg/are
Profondeur de l’eau : 80 à 120 cm
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Il faut éviter toute apparition des plantes aquatique, surtout dans le bassin des femelles.
Pour éviter le risque de ponte incontrôlée ou le risque de ponte sauvage.
Nourrissage des géniteurs
La nourriture est la base de l’évolution des gonades.
- Aliments naturels : microorganisme planctonique permise par la décomposition des
matières organiques (cadavre d’animaux, feuille morte) pour données les
phytoplanctons et les zooplanctons.
Fertilisation de l’eau par l’apport des matières organiques
Dose de fond avant le remplissage d’eau : (20kg/are) fumier de ferme. On de
l’épandage et on fait du labour léger du fond, ensuite remplissage d’eau 15 jours
avant l’introduction des géniteurs.
Dose d’entretien : qui devra se faire tous les semaines (1/4 de la fumure de
fond) c’est-à-dire 5kg/are, contrôler la fertilité de l’eau avant de faire la dose
d’entretien (disque de Secchi).
Si l’eau est sous-fertilisée, on devra apporter de la fumure organique tous les 2 jours.
Fumure organique liquéfié : épandage de purin à laisser au moins 1 nuit avant l’épandage et
brassage (même dose pour l’eau et le fumier).
Cela permet une disponibilité permanente d’aliment naturel dans l’étang
Remarque :
La composter se place sur la périphérie de l’étang pour régulariser le taux de plancton dans
l’étang, on y met juste du fumier.
- Aliments artificiels : type provende, nécessaire pour le bon développement des
produits sexuels des géniteurs. Aliment complémentaire pour équilibrer les besoins
des géniteurs.
Aliment naturel + Aliment Artificiel = Alimentation optimale
Si les géniteurs sont mal nourris, le stade de dormance ne sera jamais atteint.
Stade dormance : évolution, multiplication et grossissement des cellules mères (T°>= 17°C,
et aliment adéquat riche en protéine) pour données des ovules dormants pour aboutir à
l’obtention d’œuf fécondable.
Pour l’aliment artificiel, tous les ingrédients peut être utilisées. Généralement,
l’aliment artificiel est riche en protéine. Il comporte 2/3 ingrédient glucidique (sons, farine
de manioc) et 1/3 ingrédient protidique (tourteaux et farine de poissons). Pour une meilleure
appréciation de l’aliment par les poissons, la provende devra être diversifié, c’est-à-dire qu’on
devra utiliser plusieurs ingrédient autant que possible.
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La quantité à distribuer varie en fonction de la biomasse (masse totale des poissons
dans l’étang) et en fonction de la température (chaude 2% de la biomasse par jour, froide 1
à 1,5% de la biomasse par jour).
La distribution se fait en deux parts égales (matin et soir), à la même heure et dans le
même endroit
Développement des produits sexuels chez la femelle
Le développement des ovules de la carpe jusqu’au stade de dormance ou de repos se fait
seulement quand les deux conditions suivantes sont réunis :
- Température de l’eau supérieure ou égale à 17°C
- Alimentation riche en protéine
Ce développement passe par de différent stade :
Stade I : multiplication des cellules primitives (ovogonies), taille environ 10µ,
multiplication par mitose.
Stade II : croissance et début de la formation des follicules, taille environ 20µ.
Stade III : accroissement rapide de l’ovocyte et formation complète des follicules,
taille environ 200µ.
stade IV : accroissement et formation de vitellus ou vitallogenèse, taille environ 350µ.
Stade V : accroissement plus cytoplasme rempli de graine lipoïdes, taille environ
500µ.
Stade VI : accroissement plus formation de plaquettes de vitellus, taille environ 600 à
900µ
Stade VII : phase finale de la vitallogenèse, taille environ 900 à 1000µ, apparition du
micropyle.
Continuation de l’évolution
Stade de dormance
Putréfaction des ovules (résorption)
Deux groupes à satisfaire pour obtenir de l’ovule fécondable qui stimule l’hypophyse à
secréter l’hormone nécessaire :
1er groupe : Facteurs de base
La température de l’eau 18< T°<24°C,
Eau propre et bien oxygénée (5 à 10 mg/l)
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Lumière au petit matin
2ème groupe : Facteurs de stimulation
Présence des 2 sexes opposés
Présence du substrat de ponte
Condition météorologique stable, tranquillité
1 femelle pour 2 mâles de même taille
Deux phases d’ovulations :
- Préovulation :
Noyau se dirige vers le micropyle (2n)
Augmentation de volume de l’ovule par absorption d’eau
- Ovulation :
Division méiotique du noyau (n) et dissolution de la membrane du noyau
Rupture du tissu ovarien et libération des ovules mures dans la cavité
ovarienne
La femelle est prête à pondre et les ovules sont fécondables
La durée de ces deux phases est de 240 – 260 heures degrés c’est-à-dire, si la T° =
20°C, on a 240/20 et 260/20 qui donne une durée entre 12 à 13h
Remarque
Une femelle bien mature peut avoir :
- Ovaire : 20% de son poids vif
- Ovule dormant : 100.000 à 200.000/kg de poids vif
Développement sexuel chez le mâle
Le développement des produits sexuels chez le mâle est influencé par les mêmes
conditions que chez la femelle.
Les spermes à l’état dormant ont déjà subit la division méiotique c’est-à-dire qu’ils
sont déjà capable de fécondé des ovules.
Spermatozoïdes minuscules mais très nombreux 10 à 20 milliards / cm3 de laitance.
d. La reproduction
- Etang de ponte
Il est généralement de petite taille mais il doit permettre au moins 5m²/femelle.
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Hauteur de la digue : 65 à 80 cm (avec hauteur d’eau environ 40 à 60 cm), et il doit être muni
aussi de tous les dispositifs de gestion d’eau :
Système d’alimentation
Système de vidange
Système de trop plein
Préparation :
Nettoyage : l’étang doit être dépourvu de toute végétation (faux collecteur ou
substrat) ;
Mise sous eau : le jour de la mise en pose (le fait d’unir le mâle et la femelle
dans le même étang), O2 élevé et pour limiter le développement des organismes
indésirables ;
Mise en place du substrat de ponte (fibre de piassava ou vonintsa comprimer
entre deux tiges cubiques), il faut 6 substrats qu’on assemble sur une seule
plateforme ;
Mise en place de la plateforme de ponte dans l’étang, on la met sur un piquet de sorte qu’elle
soit immergée totalement dans l’eau 20 à 40 cm au-dessus du fond et 20 cm au-dessous de
la surface de l’eau.
Epandage d’une bonne couche de sable sur le fond du bassin (si besoin),
Ne jamais fertiliser l’étang de ponte
- Mise en pose :
Unir les deux sexes dans un même étang en vue d’obtenir la ponte.
Pour assurer la mise en pose, n vise à créer les conditions favorables :
Substrat de ponte (4)
Eau propre et bien oxygénée (3)
Température convenable(2)
Présence des deux sexes matures (1)
Tranquillités (météo, et d’autres animaux indésirables surtout les
carnivores) (5)
1 pose = 1 femelle + 2 mâles de même taille
Généralement, la mise en pose se fait vers la fin de l’après-midi et la ponte après 15
heures (au petit matin).
Remarque :
Et si la ponte n’a pas lieu au petit matin, on laisse les géniteurs dans l’étang de ponte
pendant 2 à 3 jours ; et si c’est toujours un échec, on remet les géniteurs dans leurs étangs
respectifs et on les nourrit convenablement et on refait le processus après 20 jours.
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- La ponte
Dans les bonnes conditions, la ponte a lieu le lendemain de la mise en pose au petit matin.
La femelle lâche des ovules à plusieurs reprises que les mâles féconds tout de suite. La
fréquence de ponte est de 15 à 30 minutes, et la durée de ponte est de 3 à 5 heures.
Durant le séjour des géniteurs dans l’étang de ponte, ils ne sont pas nourris. Et dès que la
ponte est terminée le substrat de ponte garnie d’œuf est transféré immédiatement dans l’étang
d’alevinage où se déroule l’incubation.
Ce qui veut dire que le transfert doit être rapide mais sans mouvement brusque pour éviter de
périr les œufs fécondés.
On enlève aussi les géniteurs après la ponte.
- La fécondation
Au contact de l’eau,
L’ovule s’arrondie/ absorption d’eau qui se traduit par un gonflement qui
provoquera la fermeture du micropyle au bout de 60s, c’est-à-dire le temps
disponible pour que l’ovule soit fécondé, et aussi le temps disponible aux
spermatozoïdes de fécondé l’ovule.
Les spermatozoïdes deviennent mobiles (flagelle), la durée de mobilité est
de 60 à 90s qui est le temps disponible aux spermatozoïdes de chercher les
ovules à fécondées.
Après la fécondation, l’œuf continu à se gonfler (turgescence) pendant 1 à 2 heures, et après
cette durée, il devient imperméable
- Incubation de l’œuf
Pratiquement, l’incubation se déroule dans l’étang d’alevinage, soit directement, soit dans la
caisse d’incubation.
Les conditions favorables à l’incubation :
La température : 23 à 25°C
La teneur en oxygène doit être élevée : >= 5mg/l, donc le remplissage de
l’étang devra être en deux étapes : (le 1er moitié, le jour de la mise en pose,
et le 2ème moitié pendant la durée de l’incubation).
Absence des prédateurs qui pourra causer des pertes considérables
Condition climatique
Dans les bonnes conditions, l’éclosion se fait au bout de 60 à 70 degré-jours (exemple si T°=
20°C, l’éclosion se fait au bout de 3 à 4 jours).
Après l’éclosion, les substrats de ponte sont secoués doucement et retirer de l’étang
d’alevinage.
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Les géniteurs sont remis dans leur étang respectif s’ils sont marqués.
Outils de marquage : couleur, étiquette, marquage avec le fer rouge
Reforme : 7 ans
e. L’Alevinage
- Etang d’alevinage
Taille : 2,5 ares/alevins issus d’une femelle de 2kg (FAO)
Forme : rectangle (de préférence)
Hauteur d’eau : 80 à 100cm (optimale)
Muni de tous les dispositifs de gestion d’eau (indépendante)
- Préparations
o Mise à sec (environ 15j)
pour éliminer tous les parasites et les prédateurs ;
pour faciliter le nettoyage (élimination de toutes les végétations) ;
réparations éventuelles
installations de la compostière
labour léger du fond
épandage de la dose de fond du fumier
mise en place des piquets support du substrat de ponte
chaulage si nécessaire
o mise sous eau : qui se fait en deux étapes (jour de la mise en pose, durant l’incubation)
o transfert des substrats de ponte : tôt le matin, le plateau de substrat de ponte est placé sur
les piquets préinstallés dans l’étang d’alevinage (à côté de l’entrée d’eau)
- Alimentations des alevins
Nourritures naturelles
Ce sont des microorganismes planctoniques végétaux ou animaux pourvues à partir de la
fertilisation de l’eau, qui se divise en deux doses : dose de fond 20kg/are (pour le démarrage
du développement planctonique), dose d’entretien ¼ de la dose fond/semaine (pour assurer
un développement continue des planctons).
Il faut faire le contrôle de la fertilité de l’eau avant d’appliquer la dose d’entretien (Disque de
Secchi)
Remarque : en alevinage
Pour satisfaire le besoin élevé des alevins, on pourra utiliser de la fumure minérale pour un
développement rapide des microorganismes (NPK ou Urée)
Dose de fond
NPK : 0,5kg/a
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Urée : 0,75kg/a
Nourritures artificielles ou aliments complémentaires
Pour obtenir une bonne croissance et un taux de survie élevé, la nourriture naturelle est
complétée par une nourriture artificielle distribuée à partir du 10ème jour de l’alevinage. Mais
pour habituer les jeunes poissons à l’aliment artificielle, la distribution doit commencer
quelques jours plus tôt (à partir de 7ème jour).
Mélange avec :
40 à 50% de protéines (tourteaux, farine de poisson, soja, …)
50 à 60% de glucides (sons, autres farines, …)
Texture appropriée à la taille des alevins, et à l’ouverture de leur bouche.
Heure de distribution : au moins 2fois/jour à la même heure au même
endroit (distribution à la volée)
Ration journalière : en fonction de la biomasse (10% du biomasse/jour) et on
fait des estimations mensuel
Selon la FAO il faut 2,5ares/alevins issus d’une femelle de 2kg
Nombre de jour Quantité distribuée (kg/are/j)
0 – 6j 0
7 – 9j 0,25
10 – 20j 0,5
21 – 34j 0,75
35 – 42j 1
- Lutte systématique contre les prédateurs
Avantages : alimentations naturelles
Fertilisation
Inconvénients : source de prédateurs, problème d’oxygène
Règle de base :
Ne pas mettre sous eau l’EA que le jour de la mise en pose,
Bien choisir les géniteurs matures à mettre en pose (femelle en particulier) pour
que la ponte aura lieu dès le lendemain matin.
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Pour une synchronisation entre le développement des planctons et le développement larvaire,
car les alevins seront suffisamment grands pour s’attaquer aux planctons, si non, les planctons
même deviendront des prédateurs pour les œufs et les larves.
Pêche aux prédateurs/ concurrents alimentaires
Chasse aux oiseaux prédateurs (martins pêcheurs)
- Récolte d’alevins
Pêche :
Dans les bonnes conditions, taille cessible (3cm, 1g) après 4 – 6 semaine
d’alevinage.
Pêche 1- 2j avant la cessions, pêche toujours tôt le matin et tard le soir
grâce à la fraicheur de l’eau.
Stockage des alevins dans un dispositif adéquat (eau propre, et à jeun
pendant 1-2j.
Stabilisation : repos des poissons après pêche dans de l’eau propre et à jeun
pendant 1 – 2j.
Conditionnement pour transport :
Simple récipient : eau propre et fraiche (100 poissons/10 litres d’eau/
trajet moins d’1 heure), et pour un trajet plus d’1 heure, renouvellement
d’eau tous les 30mn d’une partie de l’eau
Récipient hermétique ou sac : eau propre et fraiche (1/3) + oxygène (2/3)
(2000 alevins dans 1 sac de 1,5m de longueur et 1m de largeur pendant
48heures)
Rendement :
Selon l’étude de la FAO chez un simple paysan :
Géniteur femelle de 2kg, alevinage dans un étang de 2,5 ares
70.000 œufs/kg qui 140.000 œufs pondus
Après éclosion il en reste 70%, qui donnent 98.000 larves
Elevage larvaire, 70% de survie qui donne 68.600 post-larves
En alevinage il reste 25% alevins cessibles qui font 13.700 alevins
cessibles.
Rendement moyen = 5.000 alevins/are
Production d’une femelle = 5000 alevins/kg de poids vif
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Production de poissons de
consommation
I- Rizipisciculture
1- Choix des rizières
Toutes les rizières ne conviennent pas à la rizipisciculture, il faut choisir celle qui est
convenable, c’est-à-dire ayant :
- Une bonne maitrise d’eau aux moins pendant l’élevage (4 à 6 mois successives)
- Sols argileux, imperméable (retentions d’eau)
- A l’abri de l’inondation
- Site sécuriser non loin de l’habitation ou gardé
2- Déroulement
- Démarrage : en fonction du calendrier rizicole et en fonction de la disponibilité des
alevins
- Empoissonnement : vers le 8ème jour après le repiquage.
- Cycle d’élevage : se termine un peu avant le cycle du riz
- Après récolte des poissons :
Autre consommation
Vente
Continuation de l’élevage en contre-saison
3- Choix de l’espèce à élever
Il y a deux principales espèces : la carpe commune (Cyprinus carpio) et Tilapia
(Oreochromis niloticus). Ils peuvent être élevés en monoculture ou en polyculture.
4- Variétés de riz
De préférence :
- les variétés de riz à tige longue permettant une certaine hauteur d’eau
- variétés de riz à cycle long permettant aux poissons un peu plus de temps pour
grossir.
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5- Aménagement de la rizière
De préférence :
- Assurer une indépendance de la rizière (gestion de l’eau)
- Digues à consolider et à surélevée (50cm) pour éviter la perte des poissons par la
rupture des digues et pour pouvoir augmenter le niveau de l’eau en élevage de contre
saison
- Canal de refuge ou étang-refuge : 50cm de profondeur et occupe 5 à 10% de la
surface de la rizière, joue un rôle de protection contre les prédateur, contre le
changement de température,
- Installation des grillages à l’entrée et sortie de l’eau
- Mise en place d’une compostière
- Hauteur de l’eau : 1/5 de la tige du riz
6- Fertilisation
a. Fertilisation du sol : pour le riz
b. Fertilisation de l’eau
- Compostière
- Dose d’entretien en fonction de la fertilité de l’eau
7- Empoissonnement
Au plus tôt vers le 8ème jour après le repiquage
- Densité : en fonction du système d’alimentation appliquée :
Aliment naturel uniquement : jusqu’à 50 alevins/are
Aliment naturel + aliment artificielle : jusqu’à 100 alevins/ares
- Egaliser la température des deux eaux : eau dans le récipient de transport et l’eau de la
rizière. Pour cela, laisser le récipient contient les alevins dans la rizière pendant 30mn
car un changement brusque de température de 3°C provoque la mortalité des
alevins.
8- Alimentations
- Aliment naturel : issu de la fertilisation de l’eau (dose de fond, dose d’entretien,
compostière)
- Aliment artificiel : complémentaire, mélange d’ingrédients (provende, granulé)
Ingrédient :
Sons
Apport d’énergie : 70 à 75%
Farines
Soja
Tourteaux
Farine de poissons Apport protéique : 25 à 30%
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Sous-produit animale
Quantité à distribuer : en fonction de la biomasse
Elevage (en mois) Quantité (%) Poids moyen (en g)
1 10 1 – 15
2 9 50 – 100
3 8 100 – 150
4 7 150 – 200
5 6 200 – 250
6 5 250 – 300
Pour les Tilapia c’est le moitié que ce de la carpe
I.C= 2, signifie qu’il faut que l’animale reçoit 2kg d’aliment pour avoir 1kg de poids vif
Exemple : si on a 1tonne de poisson avec IC=2, on constate que la quantité d’aliment à
approvisionner sera 2000kg,
Pour les poissons, il y a l’Aliment naturel (40 – 50%) et Aliment artificiel (50 – 60%)
- Distribution
Au moins 2fois/jour, à la même heure, au même endroit
Contrôle d’appétit 1h après la distribution : ajustement de la quantité
Utilisation des produits phytosanitaire :
En rizipisciculture, l’utilisation des produits phytosanitaire est déconseillée sauf à titre
curatif, et seule le DECIS dose toxique tolérable à condition que la lame d’eau dans la rizière
atteint une hauteur de 10cm, dose prescrite= 0,2 à 0,3l/ha, dissout dans 4 à 6 litres d’eau,
en utilisant un micropulvérisateur, traitement sur feuille pour réduire au maximum les
gouttes tombées dans l’eau.
Après traitement, rinçage immédiat de la rizière (entrée et sortie d’eau en même temps) tout
en maintenant la hauteur de 10cm.
Renouvellement de la fertilisation de l’eau après rinçage.
9- Lutte contre les prédateurs
- Canal de refuge
- Hauteur d’eau convenable : 1/5 de la hauteur du riz, à maintenir
- Entrée et sortie d’eau protégées (grille)
A.F.O
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- Epouvantails ou banderoles à installée
- Empêcher les canards pendant les 2 premiers mois
- Si besoin, pêcher les gros prédateurs aquatiques
10- Récolte des poissons
- De préférence, récolte 1 semaine avant la moisson
- Vider la rizière de sorte que les poissons se rassemblent dans le canal de refuge
- Pêche des poissons dans le canal de refuge (filet)
- Taille des poissons à la récolte en fonction de la durée d’élevage (200 – 250g) si la
durée d’élevage dure 5 mois
- Taux de survie, en fonction de plusieurs facteurs (70%)
II- Elevage contre saison
Continuation de l’élevage après la moisson ;
Possible si :
- Il y a de l’eau disponible après la moisson
- Les diguettes sont renforcées : élévation du niveau d’eau
Durée d’élevage :
- En fonction de la disponibilité de l’eau
- En fonction du marché
- En fonction du calendrier cultural
III- Grossissement en étang ou bassin piscicole
1. Aménagement du site
Identique à celui des étangs d’alevinage
2. Préparation et traitement
- Mise à sec, nettoyage, labour superficiel, réparations éventuelles
- Fertilisation, amendement
Tous ces procédés sont identiques à ceux des étangs d’alevinages.
- Remplissage d’eau : quelques jours avant l’empoissonnement en fonction de la taille
des alevins à déverser.
Exemple : si l’alevin est de 45j, on fait le remplissage 1 semaine avant l’empoissonnement.
3. Conduite d’élevage
- Empoissonnement, avec une densité de 50 à 200 alevins/are en fonction du type
d’alimentation et en fonction de l’espèce élevée
- Nourrissage :
Aliment naturel, à partir de la fertilisation (dose de fond, dose d’entretien,
compostière)
A.F.O
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Aliment artificiel complémentaire, mélange d’ingrédient : 25 à 30% de
protéines
Distribution au moins 2 fois/j, à la même heure et au même endroit
Ration journalière : identique à celle de la rizipisciculture
4. Récolte
- Taille marchande = 250g
- Durée du cycle environ 5 à 6 mois
- Taux de survie 80 à 90%
Œuf, larve, post larve, alevins, fingerling, juvénile, adultes
……………………………………………………………………………………………….
Sujet examen 2010 :
Soit un projet de création d’une petite entreprise piscicole dont l’objectif spécifique
consiste à produire annuellement 5t de poissons de consommation à partir du grossissement
des alevins de carpes produit sur place par l’entreprise elle-même. Pour contribuer
efficacement à la confection de ce mini projet, il vous appartient de fournir les données
techniques de base, en répondant aux séries de questions ci-après :
Série 1 : question sur le grossissement
1. Quelles est le nombre de poissons à récolter si leurs poids moyen est de l’ordre de
500g, au bout de combien de temps (mois) ce poids moyen de 500g est atteint ?
2. En tenant compte d’un taux de survie égal à 80%, quelles est le nombre d’alevin
nécessaire pour atteindre cette objectif de production ?
3. Quelle surface de plan d’eau est-il nécessaire au grossissement sachant que la densité
d’empoissonnement adopter est de 100alevins/are ?
4. Combien d’étang de grossissement a-t-on besoin si on planifie la production à
500kg/étang.
5. Quelle serait la superficie d’un étang ?
6. Combien d’alevins déverse-t-on dans chaque étant en tenant compte du taux de
mortalité ?
7. Quelles sont les intrants nécessaire, et calculer leur quantité estimative pour atteindre
l’objectif prévue
Série 2 : question la production d’alevin
1. D’après la première série de question rappeler d’abord le nombre total d’alevin
nécessaire pour atteindre l’objectif de production.
2. Dans les bonnes conditions, combien d’alevin/kg vif peut produire une femelle de
carpe ?
3. Quelles est la biomasse minimale respective de géniteur femelle et de géniteur mâle à
prévoir pour satisfaire le besoin en alevin ?
A.F.O
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4. Quelles sont les types d’étang à mettre en place pour assurer la production d’alevin de
carpe ?
5. Quelles est la surface respective de chaque type d’étang, sachant que le rendement de
production est estimé à 5000 alevins/are ?
6. Quelles est alors la surface totale consacré à l’infrastructure de production d’alevin ?
7. Calculer la quantité prévisionnelle d’aliment pour une campagne si les géniteurs
consomment une ration journalière équivalente à 2% de leur biomasse, et les alevins
une quantité égale à 5g/alevin durant l’alevinage.
8. Quelle est la quantité de fumure organique nécessaire si on adopte une dose de fond de
20kg/are et une dose d’entretien hebdomadaire égale à ¼ de la dose de fond ?*
Les informations manquantes sont considérer comme su et maitriser
A.F.O
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