ControleVectoriel_2a
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a Mars 2025
But du cours :
En particulier :
– Comment est généré le couple dans une machine synchrone à pôles lisses ?
– Qu'est ce qu'un moment magnétique ?
– Comment peut on créer un champ tournant en triphasé, en diphasé ?
– Qu'est ce que la transformée de Clark, de Park ?
– Comment les démontre-t-on, à quoi servent-elles ?
– Qu'est ce qu'une commande scalaire, une commande vectorielle ? Quelle architecture pour quelle
commande ?
– Quelle est la relation courant / tension dans une machine synchrone en triphasé, dans le repère
tournant dq ?
– Quel est le modèle de la machine dans le repère tournant dq ?
– Quel correcteur simple peut on mettre en place ?
Thierry Rocacher,
GEI
INSA Toulouse
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1. Généralité
Une spire parcourue par un courant et un aimant peuvent être équivalents, c'est à dire produire le même effet
magnétique. La grandeur qui permet de comparer les deux est appelé le moment magnétique. C'est une
grandeur vectorielle notée M⃗.
Le moment magnétique est aligné dans le sens du champ magnétique pour un aimant, et dans le sens de la
surface orientée pour une spire alimentée en courant comme le montre la figure 1.1 :
Lignes de
champs B
S N
S i N
M M
Fig 1.1 : moment magnétique pour un aimant et une spire alimentée en courant
Pour une spire alimentée en courant (orientée), alors on peut définir son vecteur surface ⃗
S .
– sa norme vaut la surface de la spire,
– sa direction est perpendiculaire à la surface de la spire,
– son sens est donné par la règle du tire bouchon.
Surface S
i
S S
u u M
Fig 1.2a : spire orientée en perspective Fig 1.2b : spire orientée en coupe Fig 1.2c : moment magnétique équivalent
Le vecteur ⃗
u est le vecteur unitaire surface. On peut écrire ⃗
S =S⋅⃗u .
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Supposons un champ magnétique crée par une gros aimant ou un solénoïde parcouru par un courant continu,
peu importe. Considérons aussi, plusieurs éléments mobiles suivant un axe vertical, petits aimants, ou petites
spires alimentée en courant continu.
La figure 1.3 nécessite des explications au niveau des lignes de champ. Elles sont uniquement engendrées
par l'aimant central. Tous les autres éléments devraient influencer ces lignes. Autrement dit, pour lire cette
figure, il faut considérer que les lignes de champ sont correctes en l'absence de tous les éléments ajoutés.
M1 Observation :
Tous les éléments vont se mettre à
M2 M3 tourner de telle sorte que chaque
moment magnétique s'aligne avec les
S N lignes de champ principales.
On peut aussi dire que chaque
élément cherche le flux maximum.
Durant ce mouvement, les éléments
M5
M4 sont soumis à un couple tel que :
⃗ ⃗ ∧⃗
Γ= M B
La figure 1.4 montre la même scène mais en vue de dessus afin de bien observer les couples exercés
(vecteurs représentés en vert) :
M1
Cette représentation des lignes de
champ, qui ne montre pas le champ
résultat (uniquement le champ
B1 B2 principal) permet de bien identifier
M3
les vecteurs M⃗ et ⃗ B pour
M2
déterminer chaque couple.
S N B3
B5
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M1
En fait chaque aimant (ou spire alimentée en DC) dévie les
lignes de champ existantes pour donner un champ résultant
déformé. Ces lignes de champs viennent traverser l'aimant
du sud vers le nord.
Le couple imposé, ⃗ ⃗ 1∧B
Γ1 = M ⃗ 1 tend à faire tourner
l'aimant. C'est cohérent avec une vue plus empiriste
Fig 1.5 : déformation des lignes de champ au consistant à imaginer que les lignes de champ cherchent à
voisinage de l'aimant 1 reprendre leur place. On peut voir aussi ces lignes comme
des élastiques tendus qui contribuent à ramener l'aimant
dans l'axe par leurs tensions. Le flux est alors maximum.
M1
B2 M2
B1
La figure 1.5 montre donc une
« tension », une instabilité, un aimant B3
qui cherche à retrouver son point de S N
repos. Un couple y est donc exercé. M3
La figure 1.6 correspond à la situation
B5
de la figure 1.4 mais à l'instant où tous
M5
les moments magnétiques se sont
alignés (comme l'aiguille d'une
boussole le fait en visant le pôle nord
terrestre, qui est en fait un pôle SUD du M4
point de vue magnétique...).
B4
Cette expérience glisse doucement vers la physique de la machine synchrone. La figure ci-dessous illustre
cette manipulation :
Fig 1.7b : Aimant
Bsp mobile en rotation sur
son axe vertical i
i Bsp Mouvement
naturel de
Msp Ma
Ma l'aimant
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i
Sur cette figure, en vert, Γ ⃗ a∧ ⃗
⃗=M B Sp =M a⋅B sp⋅sin( ξ) e⃗z
Bsp
S
N
W
La spire attire en permanence l'aimant. Les lignes de champs Ma
Le principe de l'auto-pilotage est de contrôler en permanence cet angle x . L'idéal, étant de le garder à sa
valeur maximale, p/2, de manière à minimiser le courant i dans la spire pour un couple donné.
Msp
S
N
Cette écriture est plus adaptée pour exprimer le couple moteur dans une machine synchrone à aimant
permanent.
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La PMSM (Pemanent Magnet Synchronous Machine) contient un rotor à aimant permanent bipolaire, c'est à
dire un pôle Nord et un pôle Sud. Il existe des machines multipolaires (plusieurs pôles nord et sud) nous en
parlerons à la fin du document.
Le dispositif de la figure 1.10 n'est qu'une petite manipulation pour faire tourner un petit aimant sans espoir
d'appliquer un couple sérieux. L'aimant qui se trouve au rotor doit être pris dans un circuit magnétique pour
produire le maximum d'induction :
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A ce stade de l'étude il est déjà possible d'exprimer le couple électromagnétique de la machine. Mais avant
tout, qu'est ce qu'un couple ? Pour le sentir prenons d'abord un ensemble statique tel que celui de la figure
1.13a. Pour que la situation perdure, il faut « retenir l'aimant », pour l'empêcher de rejoindre l'horizontale.
Imaginons maintenant que la spire tourne dans le sens trigonométrique (fig 1.13b). L'aimant va conserver un
écart de x , si l'on continue de retenir l'aimant comme ça l'était en statique : c'est le couple de charge ou
couple résistant, Gr. Cela traduit l'effort constamment exercé sur l'aimant dans le sens opposé au
mouvement. Maintenant imaginons que la spire en rotation le soit grâce à une manivelle que nous entraînons
à la force du poignet. Il est clair que l'effort que nous produisons sera d'autant plus fort que le couple de
charge sera important. Ce couple, exercé par le poignet, est le couple moteur GM ou simplement G. Notons
que même si l'effort est « humain », il est tout de même nécessaire d'injecter une courant continu dans la
spire, noté 3Î/2 (le coefficient 3/2 va être expliqué...). La puissance électrique pourrait être nulle si la
résistance de la spire était nulle.
ia
3
/2.Î 3
/2.Î
MSP W MS
Msp
S
S
S
Br W
N
N
Br
ib
Ba
ic
Référence W Référence
fixe fixe
Fig 1.13a: interation spire – rotor, Fig 1.13b: la spire est entraînée en Fig 1.13c: 3 spires disposées à 120°
spire immobile rotation “à la main” parcourues par un courant sinusoïdal
Comme on le verra au chapitre 2.2, les enroulements a, b et c constitués de n spires, de surface S, disposés
telles que la figure 1.13c et parcourus respectivement par les courants sinusoïdaux :
2π 4π ̂ 2π
̂
ia = I⋅cos(ω⋅t ) , ib = ̂I⋅cos(ω⋅t − ) et ic = I⋅cos
̂ (ω⋅t− )= I⋅cos(ω⋅t + ) .
3 3 3
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⃗ =⃗
Γ Br ∧M ̂ s sin (ξ)= 3⋅̂I⋅n BS
⃗ s soit un module égal à Γ= B̂ r M ̂ sin( ξ)
2
Dans le cas général, les machines synchrones possèdent plus de deux pôles au rotor (aimants qui d'ailleurs se
trouvent souvent en partie externe du moteur, on parle de machine brushless Outrunner). Le nombre de
paires de pôles est noté p.
Il faut donc imaginer de multiples interactions aimant – moment magnétique statorique. Ce qui augmente
d'autant le couple. Le couple s'écrit alors :
3
Γ= ⋅p⋅Î⋅n BS
̂ sin (ξ) (1.2)
2
Enfin, on remarque dans l'expression 1.2 le facteur n BS ̂ qui n'est autre que l'expression du flux
̂
maximum de la machine (alignement de l'aimant avec la phase a), que l'on note Φ=n ̂ .
BS
3 ̂ Î⋅sin( ξ)
Γ= ⋅p⋅Φ (1.3)
2
Quelques remarques :
Cette expression fait évoluer le concept d'interaction entre les deux vecteurs champ et moment magnétiques
vers une relation entre flux et courant qui sont des grandeurs scalaires et non plus vectorielles. On va donc
pouvoir retrouver cette relation dans le diagramme de Fresnel.
Si l'on observe la figure 1.13b (ou 1.13c), on voit que pour un courant donné Î, on va pouvoir « tirer » sur le
rotor, cad lui exercer un couple résistant à concurrence d'un angle x qui atteint son maximum de p/2.
L'expression 1.3 confirme cela.
La commande vectorielle qui va être décrite par la suite n'a d'autres objectifs que de « caler » le moment
statorique en avance de p/2 sur l'aimant rotorique. Le but va donc être de positionner i a (le phaseur
associé au courant de la phase a) , p/2 en avance sur Φ a ( le flux rotorique de cette même phase en
convention récepteur ou moteur).
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Par nature, les grandeurs vectorielles présentées dans le tableau sont des grandeurs « spatiales », c'est à dire
que leur coordonnées sont x, y, z dans un repère cartésien.
Les grandeurs scalaires peuvent avoir une représentation complexe en régime sinusoïdal. La représentation
de Fresnel permet d'illustrer une tension ou un courant sous la forme de vecteur, dit « tournants ». Dans [1],
l'auteur parle de vecteur temporel On parle aussi de phaseur.
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Attention :
– la représentation de Fresnel est une « photo » à l'instant t = 0 du vecteur temporel,
– le lecteur peut imaginer la situation à un instant autre : le vecteur temporel se déplace alors dans le
sens trigonométrique à la vitesse angulaire w,
– en même temps, la grandeur scalaire (la vraie, la seule!) est lisible sur l'axe des abscisses,
– le diagramme aide à construire des sommes de tensions ou de courants instantanées, c'est son
principal intérêt. C'est une loi des mailles représentée sous une forme vectorielle.
– le repère abscisses et ordonnées du diagramme de Fresnel n'est pas un repère d'espace. L'axe des
'x' est la partie réelle du vecteur temporel, l'axe 'y' la partie imaginaire.
– un courant, une tension ne tourne pas dans l'espace x, y z, de la machine, ni même un flux dès lors
que sa surface associée est fixe (le cas des bobines du moteur).
Cette représentation vectorielle, le diagramme de Fresnel, qui exploite des vecteurs temporels, ne doit pas
être confondue avec un tracé de vraies grandeurs vectorielles, comme le champs magnétique, le moment
magnétique en particulier.
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Dans cette partie, nous allons étudier la machine synchrone à pôles lisses, mais en occultant complètement le
rotor aimanté. Ce dernier sera simplement là pour fermer les lignes de champs. Il est passif (non aimanté). Le
moment magnétique sera étudié en considérant un stator triphasé (comportant 3 bobines) et en considérant
aussi un stator diphasé (comportant 2 bobines). Puis une correspondance entre les deux dispositions sera
étudiée (transformation de Clark). Enfin on abordera la transformée de Park.
Fig 2.1 : bobinage triphasé simple avec le cicuit magnétique (stator + rotor)
Lorsqu'un courant continu parcourt une bobine, il crée un champ magnétique à répartition sinusoïdale (cf fig
2.2).
ia
+
Ba
ua
Sud
Nord
2p
Fig 2.2 Répartition sinusoïdale du champ dans l'entrefer dû au courant continu ia.
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Chaque bobine crée un moment magnétique de valeur M⃗ x =i x⋅n⋅S⃗x =n⋅i x⋅S x⋅⃗
u x , Sx étant la surface de
chaque spire composant la bobine.
Le moment résultant des 3 bobines est la somme de chacun des moments. On obtient alors :
⃗ =n⋅S (ia⋅u⃗a + ib⋅u⃗b + i c⋅u⃗c ) étant entendu que la surface S est la même pour les 3
M
bobinages.
Faisons une construction vectorielle en considérant i a = I, ib = ic = -I/2. Pour cela nous allons préciser le
repère de construction. Il se fait selon les 3 axes a, b et c. Il est fixe. L'angle trigonométrique correspond à
l'angle mécanique q (cf fig 2.1 et 2.2).
+
+
ub
[Link]
ub
ua
Stator, uc
ua M
Repère [Link]
Spatial uc
Stator,
fixe Repère [Link]
Spatial
fixe
Fig 2.3 a : Repère spatial lié au stator à 3 vecteurs, Fig 2.3 b : Tracé dans le repère spatial lié au
les vecteurs unitaires des surfaces orientées de stator des 3 moments magnétiques et du
chacune des 3 bobines. moment résultant pour 3 valeurs de courant.
( ) ()
M
ub n⋅S⋅i a ia
qM En effet, le vecteur ⃗ n⋅S⋅i =n⋅S⋅ i
M peut
b b
ua
[Link] n⋅S⋅i c ic
uc
Stator, [Link] avoir une infinité de valeurs pour les coordonnées
Repère
Spatial {ia,ib,ic}.
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Nous savons maintenant, qu'en appliquant un jeu de courant tel que ia + ib + i c =0 , nous obtenons dans le
stator un moment magnétique résultant M ⃗ dont on peut parfaitement connaître l'intensité et l'angle par
rapport à l'axe de la bobine a, que nous appellerons qM (cf fig 2.3.c). Il s'agit d'un angle mécanique.
2π 4π ̂ 2π
i a = ̂I⋅cos( ω⋅t ) , i b= ̂I⋅cos (ω⋅t− ) et i c = Î⋅cos (ω⋅t− )= I⋅cos (ω⋅t + ) .
3 3 3
Remarquons que le moment magnétique de chacune des bobines est pulsant sur chacun des axes.
Avant de procéder au calcul, précisons les coordonnées de chaque vecteur u⃗i dans la base (⃗i , ⃗j) :
( ) ( )( )
2π 4π 2π
cos( ) cos ( ) cos( )
()
u⃗a = 1
0
, u⃗b=
sin(
3
2π
)
, u⃗c =
sin (
3 =
4π
) −sin (
3
2π
)
.
3 3 3
Pour la composante Mx :
2π 2π 2π 2π
M x =n⋅S⋅̂I [cos (ω⋅t )+ cos(ω⋅t− )⋅cos( )+ cos(ω⋅t+ )⋅cos ( )]
3 3 3 3
2π 2π 2π
M x =n⋅S⋅̂I [cos (ω⋅t )+ cos( )(cos (ω⋅t − )+ cos (ω⋅t+ ))]
3 3 3
2π 1
M x =n⋅S⋅̂I [cos (ω⋅t )+ 2⋅cos ( )cos(ω⋅t )]=n⋅S⋅̂I [cos(ω⋅t )+ 2⋅ cos(ω⋅t )] d'où
2
3 4
3
M x = ⋅n⋅S⋅Î⋅cos (ω⋅t)
2
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Pour la composante My :
2π 2π 2π 2π
M y =n⋅S⋅̂I [cos(ω⋅t− )⋅sin ( )−cos(ω⋅t+ )⋅sin ( )]
3 3 3 3
2π 2π 2π
M y =n⋅S⋅̂I⋅sin( )[cos(ω⋅t− )−cos(ω⋅t+ )]
3 3 3
2π 2π ̂ sin 2 ( 2 π )⋅sin (ω⋅t )
M y =n⋅S⋅̂I⋅sin( )⋅2⋅sin ( ) sin(ω⋅t)=n⋅S⋅I⋅2
3 3 3
3
M y = ⋅n⋅S⋅Î⋅sin(ω⋅t )
2
M
2 (
⃗ = 3⋅n⋅S⋅̂I⋅ cos (ω⋅t )
sin(ω⋅t) ) (2.1)
3
On reconnaît là un vecteur dont le module est ∣M ∣= ⋅n⋅S⋅Î (2.2)
2
et l'angle θM (t )=ω⋅t .
Nous savons maintenant, qu'en appliquant un jeu de courant tel que ia + ib + i c =0 , nous obtenons dans le
stator un moment magnétique résultant M ⃗ dont on peut parfaitement connaître l'intensité et l'angle par
rapport à l'axe de la bobine a, l'angle qM (cf fig 2.3.c).
Ce sont précisément ces deux grandeurs que l'on veut contrôler. Il aurait été bien plus simple d'avoir une
base orthonormale. Pour cela, il aurait fallu disposer dans le stator deux bobinages. L'un repérée a
concordante avec la bobine a, l'autre b. Il s'agit de la base orthonormée utilisée dans le paragraphe
précédent.
Le but ici, va être de reproduire exactement le même moment magnétique à partir de deux bobines logées
suivants les axes a et b, puis d'établir la correspondance entre les deux repères.
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Les deux configurations équivalentes sont représentées ci-dessous. Les bobinages a et b comportent un
nombre de spires égal à n' , pas forcément égal au nombre de spires n des bobinages triphasés a,b et c. La
surface de bobinage S est la même.
+ +
ia ia
Nord Sud
ub ua ib ub
Sud
Nord
ib uc Référence ua Référence
fixe
fixe
ic
Nord
Sud
Référence Référence
fixe fixe
Si des courants ia et ib traversent respectivement les enroulements a et b, alors ces derniers produisent un
moment magnétique M ⃗ tel que (éq. 2.2):
M
(
⃗ n '⋅S⋅i α
n '⋅S⋅iβ ) soit ⃗ =n '⋅S⋅(i α⋅u⃗α + iβ⋅u⃗β)
M (2.3)
( )
n⋅S⋅i a
Dans le repère abc, ⃗
M n⋅S⋅i b soit ⃗ =n⋅S (ia⋅u⃗a + ib⋅u⃗b + i c⋅u⃗c )
M (2.4)
n⋅S⋅i c
En écrivant les coordonnées des vecteurs u⃗i dans le repère ab, on obtient :
( ) ( )( )
2π 4π 2π
)
cos( cos ( ) cos( )
u⃗a = 1
0() , u
⃗ b =
sin(
3
2π
)
, u
⃗ c =
sin (
3 =
4π
) −sin (
3
2π
)
, soit
3 3 3
l'équation 2.4 donne alors
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n '⋅S⋅i β =n⋅S ( √ i b− √ i c ) ,
3 3
2 2
Soit :
n 1 1
iα = (i a− i b − ic )
n' 2 2
n √3
( i b − √ i c)
3
iβ=
n' 2 2
On introduit une troisième équation afin d'obtenir un système matriciel inversible :
1
(i + i + i )=i h=0 , ih étant la composante homopolaire.
3 a b c
[ ]
1 1
1 − −
[]
2 2
[]
iα ia
iβ =
n
0 √3 −√ 3
ib L'introduction de la composante homopolaire est mathématiquement
n' 2 2
ih ic
1 1 1
3 3 3
obligatoire pour pouvoir inverser la matrice, et physiquement, on voit bien que si on impose uniquement a et
b, il est impossible de produire les 3 courants a, b, et c car il y a une inconnue de trop.
En pratique on fixera toujours ih = 0.
Reste ce facteur n/n'. Il s'agit du ratio entre les nombres de spires dans les deux repères. Selon la valeur que
l'on va choisir, les ratios de courants ne seront pas les mêmes.
3
Le moment crée en triphasé a pour module M = ⋅n⋅S⋅Î (cf éq. 2.2)
2
Le moment crée en diphasé a pour module M =n '⋅S⋅Îα . Le moment produit est bien entendu le même
(c'est le but du changement de repère). Si l'on souhaite avoir égalité des courants maximum dans deux
repères, alors nous obtenons :
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3
M =n '⋅S⋅Îα=n '⋅S⋅̂I ce qui impose M = ⋅n⋅S⋅̂I =n '⋅S⋅̂I
2
n 2
On en déduit : =
n' 3
Ce choix de ratio dans le nombre de spires, donne l'égalité des courants lors du passage d'un repère à l'autre.
[ ]
1 1
1 − −
[]
2 2
[]
iα 2 ia
iβ = 0
√3 −√ 3
ib Cette transformation est appelée transformée de Clark.
3 2 2
ih ic
1 1 1
2 2 2
La composante homopolaire reste inchangée.
La transformation qui a été présentée et qui permet de changer de repère (abc triphasé vers ab diphasé)
permet d'obtenir le même moment magnétique dans les deux machines (l'une réelle, l'autre qui pourrait l'être
aussi, mais qui est souvent une vue de l'esprit puisque les machines sont quasiment toutes triphasées).
Cette transformation s'applique à toutes les autres grandeurs scalaires, en particulier aux tensions et
aux flux.
La transformation de Clark, permet le passage d'un repère triphasé à un repère diphasé en conservant les
amplitudes des grandeurs courant, tension et flux. Le ratio de spires n/n' = 2/3 permet ce réglage [2].
Exemple d'utilisation :
On dispose d'une machine triphasée. On souhaite créer un moment magnétique statorique de module M et
orienté d'un angle qM = 30° dans la machine. On ne sait pas trop quel courant i a, ib et ic imposer (difficile à
calculer).
On imagine que la machine est diphasée. Et on impose un jeu de courant i a et ib que l'on voudrait voir
circuler dans les enroulements diphasée (fictifs). Ces courants doivent donner le moment magnétique voulu.
̂I⋅√ 3 ̂I
̂
iα = I⋅cos (θ M )= Et iβ= ̂I⋅sin (θM )= . La valeur de Î ne peut être connue que si l'on connaît
2 2
[][ ]
iα 8.66
n et S. Prenons 10A pour l'exemple, iβ = 5
ih 0
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[ ][ ] [ ][ ]
1 0 1 1 0 1
[] []
ia 1 √3 ia 1 √3
− 1 iα − 1 8.66
ib = 2 2 iβ ce qui donne ib = 2 2 5
ic −
1
−
√ 3 i
1 h ic −
1
−
√ 3
1
0
2 2 2 2
[][ ]
ia 8.66
soit ib = 0 ,
ic −8.66
c'est presque le cas de la figure 2.3.c, l'angle dans la figure est légèrement inférieur à 30°.
On voit bien ici l'intérêt de la matrice de Clark inverse : il est difficile (pas impossible!) de déterminer les
courants triphasés directement à partir de la donnée d'un angle du moment magnétique. Par contre c'est
immédiat en coordonnées cartésiennes donc dans le repère ab. La matrice inverse permet d'obtenir en
suivant les 3 valeurs de courants ia, ib, ic dans le système triphasé.
D'où l'idée de trouver un troisième repère, encore plus fictif que le diphasé statique : un repère diphasé
tournant. Il s'agit en fait d'imaginer un stator qui tourne en phase avec le rotor. Ce dernier tourne à la
vitesse qui correspond à un régime permanent. Le rotor aimanté tournant à la même vitesse. L'axe d
correspond à l'axe du moment magnétique du rotor. L'angle x entre le champ magnétique du rotor et le
moment magnétique est alors constant. L'asservissement de l'angle x se fait en agissant sur des grandeurs
continues et non plus sinusoïdales.
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Sur la figure ci-dessous, on représente le stator tournant à W. Le rotor est encore non représenté. On définit
l'angle θ=̂ u⃗α , u⃗d . Il représente la rotation angulaire du stator fictif tournant dq par rapport au stator
diphasé statique ab, c'est à dire l'angle entre le rotor et le stator diphasé statique ab.
W
Référence
Référence fixe W
fixe W
ia M id M
W
qM = W.t + ub
uq
=q+
ib ub ud q= W.t
iq ua
ua Référence W Référence
fixe
fixe
W
Référence
fixe
Référence
fixe Fig 2.5a Fig 2.5b
Fig 2.5a et b : Modification de repère. Equivalence entre un repère diphasé à stator fixe, et un repère diphasé à
stator tournant à W.
Le rotor tourne maintenant avec le stator tournant dq (figure 2.5b). L'angle de repérage du moment
magnétique M ⃗ dans le repère dq est maintenant l'angle ξ , l'angle entre u⃗d (vecteur unitaire de la
surface de bobinage d) ou encore B ⃗r (vecteur champ magnétique rotorique ) et le moment magnétique
statorique M⃗ .
Remarquons qu'à t = 0, les vecteurs unitaires de surface des bobines a, a, et d sont alignés.
Comme pour le changement triphasé – diphasé de la partie 2.3, il faut écrire l'égalité des deux vecteurs
⃗ dans les deux référentiels pour en déduire la matrice de transformation. Les bobinages ont le même
M
nombre de spires, n', et la même surface S.
M
(
⃗ n '⋅S⋅i α
n '⋅S⋅iβ ) αβ
soit ⃗ =n '⋅S⋅(i α⋅u⃗α + iβ⋅u⃗β) et
M
(
⃗ n'⋅S⋅i d
M
n'⋅S⋅i q )
dq
soit ⃗ =n '⋅S⋅(i d⋅u⃗d + iq⋅u⃗q )
M
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(
u⃗d cos (Ω t )
sin(Ω t ) )
αβ
et
(
u⃗q −sin (Ω t)
cos(Ω t ) ) αβ
donc
⃗ =n '⋅S⋅(i d⋅u⃗d + iq⋅u⃗q )=n '⋅S⋅[i d⋅(cos(Ω t ) u⃗α+ id⋅sin (Ω t) u⃗β )+ (−i q⋅sin (Ω t ) u⃗α+ i q⋅cos(Ω t))⋅u⃗β]
M
on en déduit dans la base ab : :
M
(
⃗ =n '⋅S i d cos(Ω t )−i q sin (Ω t)
i d sin(Ω t )+ i q cos(Ω t) ) à identifier à
(
⃗ n'⋅S⋅i α
M
n'⋅S⋅iβ )
Mis sous la forme matricielle :
[][
iα = cos(Ω t ) −sin (Ω t ) i d
iβ sin (Ω t ) cos(Ω t) i q ][ ] la transformée inverse est
[][
id
iq
=
cos(Ω t ) sin(Ω t ) i α
−sin (Ω t ) cos (Ω t ) iβ ][ ]
Rappelons la transformée de Clark :
[ ][ ]
1 1
1 − −
2 2
[]
iα ia
2
iβ = 0
√3 −√ 3
ib
3 2 2
ih ic
1 1 1
2 2 2
Dans l'esprit d'obtenir id, iq en fonction de ia, ib et ic, on peut supprimer la composante homopolaire :
[ ][ ]
1 1
1 − − ia
[]
iα = 2
iβ 3
0
√3
2 2
i
−√ 3 b
ic
on obtient donc
2 2
[ ][ ]
1 1
1 − − ia
[][
iq ][ ] [
i d = cos(Ω t ) sin(Ω t ) i α = 2⋅ cos(Ω t ) sin (Ω t ) ⋅
−sin (Ω t ) cos (Ω t ) iβ 3 −sin(Ω t ) cos(Ω t )
0
] √3
2
2 2
i
−√ 3 b
2 ic
soit,
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][ ]
1 3 1 3
cos(Ω t)
[]
i d = 2⋅
iq 3
−sin (Ω t )
1
2
2
sin (Ω t )+
2
2
2
2
2
2
i
√ 3 cos(Ω t) 1 sin(Ω t )− √ 3 cos(Ω t ) b
ic
[ ][ ]
2π 2π
cos(θ) cos(θ− ) cos(θ+ ) ia
[]
i d = 2⋅ 3
3
3
3
i
i q 3 −sin (θ) −sin (θ− 2 π ) −sin(θ+ 2π ) b
ic
[ ][ ]
cos (θ) −sin (θ)
[]
ia 2π 2π
cos(θ− ) −sin(θ− ) i d
ib = 3 3
ic 2π 2π i q
cos(θ+ ) −sin(θ+ )
3 3
Dans ces notations, la composante homopolaire a disparu. Cette forme est adaptée pour construire
rapidement les grandeurs diphasées tournantes à partir du triphasé et inversement.
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Dans cette partie, nous balayons rapidement les grands principes de commandes. Dans un premier temps
nous rappelons comment se crée le couple dans la machine synchrone, puis nous faisons un point sur les
sources d'énergie (commande en courant). Ensuite les divers grands principes de commandes sont présentés
sans entrer dans le détail théorique. On comprend comment les transformées sont utilisées, notamment la
transformée de Park.
3.1. Généralités
La figure 1.10 montre de manière simple le principe de la machine synchrone : entraîner un rotor aimanté
(aimant ou rotor ferromagnétique bobiné) grâce à un champ qui va l'attirer en permanence.
Ce champ sera crée par un système de courant triphasés ia, ib ic. On ne parlera pas de champ magnétique,
mais de moment magnétique statorique, plus adapté aux bobines parcourues par des courants. Par ailleurs,
si l'on connaît le champ magnétique produit par le rotor, le couple s'écrit directement par le moment
magnétique :
Γ= B⃗r ∧ M
⃗ ⃗ = B r⋅M⋅sin (ξ) e⃗z comme cela a été vu au chapitre 1.2, (éq. 1.1).
3 ̂ Î⋅sin(ξ) si l'on considère le module et si nous tenons compte du nombre de
et Γ= ⋅p⋅Φ
2
paires de pôles et changeons les grandeurs en jeu. (éq 1.3)
L'objectif de la commande vectorielle est de maintenir le plus directement possible l'angle x à p/2 et de
contrôler l'intensité du moment magnétique statorique M.
Pour produire les courants triphasés nous supposons que nous avons à
i = ia
disposition 3 sources de courant I a, Ib et Ic contrôlées par 3 scalaires ia, ib et ic ia = Î[Link](wt)
Ia
(synthétisables par un micro-contrôleur par exemple).
NB : dans la réalité la commande se fait par des sources de tensions. Pour Fig 3.1 : source de
renverser le type de source et passer en courant, on construit un asservissement courant contrôlée
en courant (une boucle de courant). L'architecture classique est la suivante :
+ ua
ia u = ua i = ia
S
correcteur
- Ua S Ia
iames
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L'équivalence n'est vraie que si la régulation de courant est capable d'obtenir i a = iames à tout instant.
Dans ce chapitre 3, pour simplifier, on notera les sources d'énergie comme étant des sources de courant
idéales (figure 3.1).
La commande la plus simple est alors une commande en courant depuis un réseau triphasé :
ph. a
ph. b
ia = Î.cos(wt) ph. c
MS Commentaires :
ib = Î.cos(wt - 2p/3) i = ia i = ib i = ic
ic = Î.cos(wt - 4p/3) Ia Ib Ic Le double cercle identifie la
machine synchrone (MS) dont les
seuls accès pour l'instant sont les 3
lignes de phases a, b et c.
Fig 3.3 : alimentation en courant triphasée directe, commandes triphasées
Deux gros inconvénients dans ce type de commande. D'une part, il faut 3 asservissements (en fait deux
suffisent, car le troisième courant s'obtient à partir des deux autres) qui vont peiner à asservir une consigne
sinusoïdales de courant. D'autre part, l'angle x n'est pas contrôlé. C'est une commande en boucle ouverte. La
machine peut donc décrocher.
Pour régler le problème du décrochage, il est possible de récupérer l'information position du rotor.
Techniquement, on peut réaliser cette opération avec un codeur incrémental fixé sur l'axe de rotation du
moteur.
Le disque contient une série d'alternances transparentes et opaques. Deux
ensembles de LED et photo-diodes sont légèrement décalées et sont en
regard sur ces alternances. Lorsque le disque tourne, des signaux carrés A et
B sont produits en déphasage de 90°. Ainsi le sens peut être discriminé.
Egalement, il existe une raie spéciale et unique, l'index qui rend la mesure
d'angle absolue. Ce dernier doit absolument être aligné avec le vecteur
surface S⃗a . Ce codeur, associé à une logique de décodage est capable de
Fig 3.4 : un codeur incrémental produire un nombre de 0 à 359 signé. Il est donc à tout instant possible de
connaître l'angle θ=̂u⃗α , u⃗d (fig 2.5b). Cet élément est essentiel et
commun à tous les procédés de commande de la machine synchrone.
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Très bien décrite dans [5], on peut en extraire le principe général en considérant 3 sources de courants
idéales. La figure 3.5 illustre le principe.
i = ia i = ib i = ic MS
Ia Ib Ic
Codeur
incrémental
Calcul des courants
ia Î.cos( + ) Canaux A, B
ib Î.cos( - 2p/3 + ) Décodage Index I
Î.cos( - 4p/3 + )
ic
µC
Î
L'obtention de l'angle (angle du rotor par rapport à la surface orientée a) se fait par un périphérique
spécialisé d'un micro-contrôleur (en jaune). Ensuite le calcul des 3 courants est fait logiciellement. Pour une
plus grande vitesse d'exécution, les calculs sont déjà fait dans une table en cosinus logée en ROM. Les 3
consignes de courants sont alors établies via la
donnée de l'angle (que l'on choisira logiquement
égal à +p/2) et l'amplitude maximum des [Link]
sinusoïdes, Î.
M qM
Ci-contre, on observe la représentation vectorielle ub
rotor
associée à ce mode de fonctionnement (l'angle Br q
n'est pas du tout optimal sur la figure).
uc ua [Link]
Stator,
Le jeu de courants triphasés appliqué est ici [Link] Repère
déphasé en avance par rapport au rotor. On rappelle Spatial
que l'angle du moment magnétique M ⃗ ,
M = t + , est égal à la phase du courant de
référence ia , ia = Î⋅cos(θ M )= Î⋅cos(ω t + ξ) .
Fig 3.6 : représentation vectorielle dans la commande abc
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Le problème du décrochage est donc résolu. Par contre, il reste un problème qui n'apparaît pas sur la figure
3.5 : chaque source de courant (ou au moins deux) doit être un asservissement. La figure suivante est un
synoptique plus complet de la commande abc :
+ va iames
ia correcteur MS
- vc v =va v = vb v = vc ibmes Codeur
- incrémental
Va Vb Vc
- vb
+ correcteur
ib
-
Canaux A, B
Index I
Calcul des courants
ia
ib Î.cos( + )
Î.cos( - 2p/3 + ) Décodage
ic Î.cos( - 4p/3 + )
µC
Î
Explication :
On suppose que x = p/2. Le moteur étant à l'arrêt, un angle ( ̂ u⃗α , u⃗d ) est obtenu. Si Î vaut 0, les
consignes ia, ib, ic sont nulles. Les deux correcteurs génèrent donc les tensions v a, vb et vc de manière à
garantir des courants effectifs iames, ibmes, icmes nuls. Le couple est donc nul. Le moteur est libre.
Lorsqu'une valeur de courant non nul Î est appliqué, un jeu de trois valeurs de courants (devenant des
consignes pour les asservissements) est produit, qui doivent positionner ⃗ tel que
M
θ M =̂ ⃗ =θ+ π . Les deux asservissements doivent permettre d'obtenir effectivement les courants
u⃗α , M
2
voulus.
Ce faisant, un couple est appliqué, le rotor tourne, évolue, un nouveau triplet de consigne de courant est
élaboré (visant une nouvelle position pour M ⃗ . Le système va donc accélérer jusqu'à trouver une vitesse
d'équilibre (couple résistant compensant le couple moteur).
Nous voyons bien le point faible de cette commande : les correcteurs doivent réagir vite et bien sur des
consignes qui sont des sinusoïdes dont la fréquence va croître linéairement (accélération constante)
ressemblant à une rampe FM. La conception des correcteurs est difficile.
Avec la commande vectorielle, on utilise comme consigne non plus Î et , mais id et iq. Le repère dq tourne à
par rapport à ab. Le moment magnétique statorique aussi. Il est alors tout naturel de fixer le repère dq
(donc le rotor) et de raisonner dans ce repère que l'on considère maintenant fixe : les divers vecteurs
⃗ , B⃗r sont maintenant FIXES. Il n'y a plus de notion de vitesse .
u⃗d , u⃗q , M
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q
Voyons maintenant comment cela se passe au niveau des n'.[Link] M
boucles de courants. Le grand changement réside dans le courant
de retour des asservissements. Ce ne sont plus i ames, ibmes et icmes
qui vont être contre-réactionnés mais i dmes et iqmes. Ces deux
uq Br
informations de retours ne sont bien sûr pas mesurées
directement. On passe par la transformée de Park pour les d
ud
reconstruire à partir de iames, ibmes et icmes.
n'.[Link]
NB : le courant ic n'est pas mesuré, il se déduit de i a et ib (calcul Repère
que l'on suppose inclus dans le bloc de calcul de la transformée Spatial
fixe /
de Park de la figure ci-dessous). rotor
ibmes iames
+ vd va
id correcteur
MS
-
+ vq Park -1 vb v =va v = vb v = vc
vc Va Vb Vc
iq correcteur
-
Régulation grandeurs
statiques (non sinus)
idmes Codeur
incrémental
Park
iqmes
A,B, I
Décodage
µC
Fig 3.9 : commande vectorielle, attaque du moteur en tension, présence des asservissements dq
Explications :
Logiquement, la consigne en courant direct doit être nulle, ce qui garantira un angle x optimal de p/2. La
transformée de Park sur les courants mesurés permet d'obtenir les deux grandeurs i dmes et iqmes, quelque soit
l'angle du rotor par rapport au stator. Ces grandeurs sont comparées aux deux consignes statiques (i d, iq).
Les deux correcteurs élaborent les grandeurs statiques (v d, vq). La transformée de Park inverse (qui se
généralise à toutes les grandeurs scalaires, tension, flux, courant) donne les 3 tensions triphasées.
L'intérêt du contrôle vectoriel, réside dans la simplification des correcteurs d et q, qui travaillent sur des
régimes permanents statiques et non plus sinusoïdaux. Ainsi, un simple PI garantit une erreur nulle dans la
régulation des deux grandeurs id et iq permettant ainsi un contrôle bien plus efficace du moment magnétique
statorique vis à vis du champ rotorique. Par ailleurs les transitoires sont également plus simple à maîtriser.
Le chapitre suivant porte sur la modélisation de la machine, en particulier, comment établir le modèle entre
tension et courant dans la commande abc, mais surtout dans la commande dq.
Remarque : Comme souvent, on observe des similitudes de concepts entre électrotechnique et
télécommunication. On peut voir la transformée de Park comme un détection synchrone, c'est à dire
ramener un système pulsant à la fréquence nulle. Pas de PLL ici, la porteuse est la position qui défile
récupérable par capteur. Id et Iq sont les enveloppes complexes des courants...
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Le principe général de la commande scalaire abc et vectorielle et maintenant compris. Il nous reste une étape
qui consiste à opérer les régulations de courant. Dans ce chapitre, nous allons donc étudier la relation qui
existe entre tension et courant au niveau des divers enroulements.
De manière très générale, une bobine x (ensemble de spires) parcourue par un courant dans une machine
synchrone voit sa tension dépendre de plusieurs paramètres :
– la résistance r de la bobine,
– la variation de flux qui lui même peut se décomposer en 3 parties :
– le flux propre : Φ p= L⋅i x , ix étant le courant de la bobine étudiée x.
– le flux causé par les mutuelles Φ M =Σ M xy⋅i y , y identifiant les autres bobines dans
l'environnement magnétique du moteur (par exemple y= b et c pour un stator triphasé),
– le flux causé par la rotation de l'amant du rotor, Φ rx = B⃗ r⋅S⃗x , S⃗x étant la surface
orientée de la bobine étudiée.
On peut donc écrire, quelque soit le système étudié que la relation entre le courant i x dans la bobine x et la
tension vx à ses bornes est (convention récepteur) :
di x di d Φ rx
v x =r⋅i x + L + Σ M xy y + (4.1)
dt dt dt
Dans ce qui suit, nous nous limitons toujours à une machine synchrone à aimant permanent, bipolaire, pôles
lisses.
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La part de flux dans la bobine a provenant du rotor est donc : Φ ra= B r⋅n⋅S⋅cos(θ) (4.2) , où repère
l'angle du rotor par rapport à phase a, comme d'habitude.
Bb ia
La figure 4.2 montre les champs B ⃗b et B⃗c dont le sens est normalisé
vis à vis des sens respectifs des courant i b et ic. Chacun d'eux produit donc a
un flux dans la bobine a :
Φ ab = B⃗b⋅S⃗a et Φ ac = B⃗c⋅S⃗a que l'on peut sommer et écrire : ib -a
sa
Les modules des champs Bb et Bc sont proportionnels aux courant ib et ic. Fig 4.2: bobinage triphasé et
Appelons K le coefficient de proportionnalité, on obtient inductances mutuelles
En remarquant que le système de courant est forcément équilibré, ia =−(i b+ ic ) on en déduit donc
Φ ab+ Φ ac =−M⋅i a (4.3)
di a d Φra
v a =r⋅i a + ( L−M ) + (4.4)
dt dt
où va est la tension aux bornes de la bobine a,
ia le courant qui la traverse.
et Φ r =B r⋅n⋅S⋅cos(θ)
1 3
NB : L=n⋅K⋅S , M =− ⋅n⋅K⋅S donc Lcy =( L−M )= L , Lcy est l'inductance cyclique
2 2
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Pour exprimer la relation courant tension au niveau de la phase b, on redessine le schéma de la figure 4.1
mais en se focalisant sur la bobine b, ce qui donne la
figure ci-contre. M +
2p/3-
La symétrie de l'ensemble amène sans calcul à dire que le Br
flux propre et les flux mutuels pour la bobine b ont sb
ub
exactement la même expression que pour la bobine a. q
La seule chose qui est modifée (à position de rotor
ua
inchangée bien évidemment par rapport à la figure 4.1), Stator,
c'est le flux rotorique vu par la phase b, Φ rb . ib uc Repère
Spatial
2π
Φ rb= B r⋅n⋅S⋅cos( −θ) que nous écrirons plus
3
volontiers :
2π Fig 4.3 : représentation des éléments de l'espace
Φ rb= B r⋅n⋅S⋅cos(θ− ) qui influent sur la modélisatio i/u de la bobine b
3
En notant Φ̂ r =B r⋅n⋅S , on peut écrire les équations complètes de la machine synchrone en triphasé :
Lois régissant les tension et courant des 3 phases a,b et c en régime quelconque :
di a d Φ ra
v a =r⋅i a+ ( L−M ) + , Φ ra= Φ̂ r⋅cos(θ) ,
dt dt
di b d Φ rb 2π
v b =r⋅i b+ ( L−M ) + , Φ rb= Φ̂ r⋅cos(θ− ) ,
dt dt 3
di c d Φ rc 4π
v c =r⋅i c + ( L− M ) + , Φ rc =Φ̂ r⋅cos(θ− ) . (4.5)
dt dt 3
en considrant θ=̂ S⃗a , B⃗r , angle répérant le rotor par rapport à l'axe de la bobine a (comme
toujours depuis le début du document).
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Cette partie n'est pas fondamentale pour la compréhension de la commande vectorielle, mais tellement
utilisée historiquement qu'il convient d'en parler.
Il s'agit d'un fonctionnement en régime purement sinusoïdal. Ce cas d'étude est tout à fait adapté si l'on
considère une machine (moteur ou alternateur) qui tourne à une fréquence fixe. Typiquement, les
applications de production d'électricité sont concernées, où les alternateurs (production) et moteurs
(pompage d'eau pour la remonter vers un barrage) tournent à fréquence fixe, 50Hz.
Le chapitre 2.2 nous a appris que lorsque la machine est attaquée en triphasée (machine bipolaire), alors la
vitesse de rotation mécanique est égale à la pulsation électrique .
Attention ! : dans cette partie, nous allons manipuler uniquement des grandeurs scalaires, et non plus des
vecteurs. Ces grandeurs sont ix, ux, Fx. La notion de référence spatiale ( S⃗a ) n'a plus de sens. Par
convention classique, nous prenons le courant i a pour référence des grandeurs scalaires. Nous pouvons
écrire :
̂
ia = I⋅cos(ω t)
dθ
Le flux de la bobine a s'écrit Φ ra= Φ̂ r⋅cos(θ) . Nous savons que =Ω=ω . Nous en déduisons
dt
θ=ω⋅t+ γ , soit Φ ra= Φ̂ r⋅cos(ω⋅t+ γ) , γ étant pour l'instant une constante d'intégration.
̂
Si par ailleurs nous écrivons v a = V⋅cos(ω t+ φ) nous avons tous les éléments qui régissent le
fonctionnement électrique de la machine :
̂
ia = I⋅cos(ω t) ̂
v a = V⋅cos(ω t+ φ) Φ ra= Φ̂ r⋅cos(ω⋅t+ γ)
2π 2π 2π
ib = ̂I⋅cos(ω t− ) ̂
v b= V⋅cos (ω t +φ− ) Φ rb= Φ̂ r⋅cos(ω⋅t + γ− )
3 3 3
4π 4π 4π
ic = Î⋅cos (ω t− ) ̂
v c =V⋅cos (ω t+ φ− + φ) Φ rc =Φ̂ r⋅cos(ω⋅t+ γ− )
3 3 3
On se rend bien compte que chacune des phases met en jeu les mêmes grandeurs déphasées de 2p/3.
Il est donc inutile de travailler sur les 3 phases, l'étude de la phase a suffit.
La représentation de Fresnel (cf 1.3) consiste à manipuler des vecteurs que nous appellerons vecteurs
⃗ ou B⃗r ). Pour cela nous
temporels [1] pour éviter toute confusion avec un vecteur de l'espace ( M
passons à la représentation complexe de chaque élément :
ia = Î⋅cos(ω t ) → i a = ̂I⋅e(ω t)
̂
v a = V⋅cos(ω t+ φ) → v a =V̂ e (ω t +φ)
Φ ra= Φ̂ r⋅cos(ω⋅t+ γ) → Φ ra= Φ̂ r e(ω⋅t+ γ )
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di a d Φ ra di a
La relation 4.5 donne v a =r⋅i a+ ( L−M ) + soit v a =r⋅i a +( L−M ) + e a avec ea la
dt dt dt
d Φra
force contre-électromotrice causée par l'induction du rotor : ea= . Cette grandeur directement
dt
issue du flux à travers la bobine est la quatrième grandeur scalaire importante.
Traçons les divers vecteurs temporels dans le diagramme de Fresnel (Re, Im), figure 4.4:
Im
va Im
Diagramme va
temporel, [Link]
Fresnel
t=0 Diagramme
ea [Link]
temporel,
Fresnel ea
t=0
ia Re
g ia Re
g
Fra
Fra
Fig 4.4 : représentation des 4 grandeurs
scalaires dans le plan complexe de Fresnel Fig 4.5 : diagramme de Ben Eschemburg
Sur la figure 4.5 on montre le diagramme de Ben Eschemburg. Il s'agit de la loi des mailles exprimée par
l'équation (4.5) de manière complexe.
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Dans cette partie, nous allons chercher à relier v d et vq à id et iq (courant dans les bobines fictives L d et Lq) de
la même manière qu'en triphasé (eq 4.5). Pour cela nous allons utiliser les transformations de Park (directe et
inverse). Une fois le modèle obtenu, on va pouvoir concevoir les régulateurs PI de la commande vectorielle (
fig 3.10).
[ ][ ] [ ]
Transformée de Park (conservant les amplitudes) avec composante homopolaire [8]
2π 2π
cos(θ) ) cos(θ+
cos(θ− )
[]
3 3
id ia ia
2 2π 2π
=
iq 3 ⋅ −sin (θ) −sin (θ− ) −sin(θ+ ) ib =[ P ] ib
3 3
ih 1 1 1 ic ic
2 2 2
[ ][ ]
cos (θ) −sin (θ) 1
[] []
ia 2π 2π i id
cos(θ− ) −sin(θ− ) 1 d −1
ib = 3 3 i q =[ P ] i q
ic 2π 2π
cos(θ+ ) −sin(θ+ ) 1 ih ih
3 3
[ ] [][ ] [] [ ]
va ia L M M i
d a d Φra
v b =r⋅ ib + M L M ⋅ ib + Φ
dt dt Φ rb
vc ic M M L ic rc
Pour simplifier les calculs, nous avons tout intérêt ici à cumuler les flux, à savoir regrouper les flux d'auto-
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induction, de mutuelle induction, et le flux rotorique, nous obtenons alors (voir [7]) :
[] [] [ ]
va ia
d Φa
vb =r⋅ +
ib dt Φ b où Φ a =Φ ra + L⋅i a + M⋅i b+ M⋅i c
vc ic Φc
[] [] []
vd id Φd
d
[ P ]−1 v q =r⋅[ P ]−1 i q + ([ P ]−1 Φ q ) , en multipliant tout par [P] :
dt
vh ih Φh
[] [] [ ] [] [] []
vd id Φd id Φd
d −1 d −1 d Φd
v q =r iq + [ P ]⋅[ dt ([ P ] Φ q )]=r i q + [ P ]⋅dt [ P ] Φ q + dt Φ q
vh ih Φh ih Φh Φh
[ ]
0 −1 0
d dθ
Il est aisé de démontrer que [ P ]⋅ [ P ]−1 = 1 0 0 (cf annexe)
dt dt
0 0 0
on obtient donc :
[] [] [ ][ ] [ ]
vd id 0 −1 0 Φ d
dθ d Φd
vq =r iq + 1 0 0 Φ + Φq (4.6)
dt q
dt
vh ih 0 0 0 Φh Φh
dθ d Φd
v d =r⋅i d − Φq+ (4.7) et
dt dt
dθ d Φq
v q =r⋅iq + Φd + (4.8) , avec Φ d = Ld⋅i d + Φ̂ r puisque le bobinage d est dans le
dt dt
sens du rotor aimanté, et Φ q= L q⋅i q
Par ailleurs, on montre [7] que Ld = Lq = L-M=Lcy (inductance cyclique de la machine synchrone, rotor à
pôles lisses).
dθ
En posant ω= les expressions 4.7 et 4.8 peuvent se mettre sous la forme :
dt
d id
v d =r⋅i d −ω Lq i q + Ld (4.8) et
dt
di
v q =r⋅i q +ω L d i d +ω Φ̂ r + L q q (4.9)
dt
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Interprétation :
Ces deux expressions contiennent chacune un terme qui les rendent interdépendantes. Il s'agit du terme
−ω L q i q pour la tension v d , et + ω L d id pour la tension v q . Le terme ω Φ̂ r rappelle
complètement la fem d'une machine à courant continu (E = K F.W). Ces 3 termes ne sont pas évidents à
comprendre du point de vue physique puisque dans le repère dq, il n'y a pas de rotation (figure 4.6 et 4.7). Il
d −1
faut juste noter que ces termes proviennent du calcul [ P ]⋅ [ P ] .
dt
id
On rencontre souvent le schéma suivant pour illustrer les
inductances dq, qui allège l'écriture :
rotor uq Br
iq
iq ud vq
Repère rotor Br id
Spatial uq
Rotorique vd
dq ud
d id di
p (t )=( r⋅i d −ω L q i q+ L d )i d + (r⋅iq + ω L d id + ω Φ̂ r + Lq q ) iq
dt dt
On en déduit :
d id di
p (t )=r⋅(i 2d + i 2q )+ ω i d i q ( Ld − L q )+ ω Φ̂ r iq + L d id + L q q i q
dt dt
(1) (2) (3) (4)
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Afin de rendre les équations 4.8 et 4.9 indépendantes, nous allons introduire deux grandeurs, e d et eq telles
que [3] :
e d =−ω Lq iq et e q =ω L d i d + ω Φ̂ r soit encore :
e d =−ω Φ q et e q =ω Φ d .
L'objectif maintenant est d'exprimer i d(p) et iq(p) en fonction de vd(p) et vq(p) en vue d'une régulation des
deux courants dont les points d'entrées sont les tensions.
En appliquant les transformées de Laplace aux équations précédentes, on obtient :
r−1 r−1
F d ( p)= F q ( p )=
L et L nous obtenons le schéma bloc ci-après :
(1+ d ⋅p) (1+ q⋅p)
r r
ed(p) eq(p)
+ - -
vd(p) Fd(p) id(p) vq(p) + Fq(p) iq(p)
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Rev 2.a Mars 2025
di
v q =r⋅iq + ω L d i d + ω Φ̂ r+ L q q donne v q =r⋅i q +ω L d i d +ω Φ̂ r
dt
di a
Dans le repère abc, la loi des mailles donne v a =r⋅i a+ ( L−M ) + e a . On rappelle également que
dt
notre cas d'étude est Ld = Lq = L-M=Lcy. Pour plus de légèreté dans l'écriture, on écrira L pour l'inductance
cyclique, ce qui donne les 3 équations :
v d =r⋅i d −ω L i q ,
v q =r⋅i q +ω L i d + ω Φ̂ r ,
v a =r⋅i a + jL ω i a +e a
q
[Link]
d [Link](q) = [Link]
va vq
[Link] w [Link](q) = [Link]
ea
^
ia q angle Hs / Br
Fig 4.9a : Diagramme dans le repère abc (fixe), Fig 4.9b : Diagramme dans le repère dq (tournant), les
les phaseurs tournent. On est ici à t = 0. vecteurs sont fixes.
Sur la figure 4.9b, nous faisons simplement la projection du diagramme de Fresnel dans le repère abc sur les
axes réel et imaginaire. On retrouve alors les équations dans le repère dq trouvées à partir de la
transformation de Park mais en régime permanent.
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[Link] [Link]
[Link]
va d=q [Link] w va d=q
ea ea
ia
Fig 4.10a : Diagramme dans le repère abc, ia en Fig 4.10b : Diagramme dans le repèredq, ia en avance
avance de p/2 sur le flux. de p/2 sur le flux.
Les équations donnant vd et vq permettent donc de contrôler les transitoires de l'enveloppe des courants
statoriques, y compris dans des temps bien plus court que la fréquence de rotation !
La figure 4.11 montre le courant de phase (phase a) mesuré à la pince ampèremétrique. Il s'agit là d'un
excitation en échelon de la tension v q (vd = 0) en boucle ouverte. Donc à priori i d n'est pas forcément nul.
Mais clairement iq sera prépondérant.
NB: l'essai est fait avec un µC qui récupère la position et qui donc auto-pilote v sur F. Les transformées de
Park directe et inverse fonctionnent également. C'est un essai en boucle ouverte, attaque en tension.
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Les figures 4.12 a et b montrent le courant iq obtenu grâce au DAC intégré du µC. NB : Le courant ici est
inversé sur les tracé d'oscilloscope (c'est une erreur).
Fig 4.12a : courant iq observé sur environ 200ms Fig 4.12b : zoom courant iq observé sur 10ms
Le CNA voit en entrée un courant i q exprimé en cA. Le CNA a une portée de 4096 points pour 3,3V. La
variation du signal observé est de 380mV. Cela correspond donc à une variation de courant :
380⋅4096
ΔI= =471cA soit 4,71 A ce qui est un peu fort mais qui peut correspondre à
3300
l'un des transitoires observé sur la figure 4.11.
Sur la figure 4.12b, on observe un zoom sur 10ms. On voit très bien l'évolution exponentielle du courant
d iq
régit par : v q =r⋅i q +0+ 0+ L q , les '0' exprimant les terme proportionnels à w, qui ne bougent pas lors
dt
du transitoire court (figure 4.12b). Par contre sur la figure 4.12a nous voyons le courant décroître fortement à
cause des contre-réaction de la « fcem » ω Φ̂ r et de la réactance Lw en régime permanent.
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Maintenant que nous avons obtenu les modèles de la machine à pôles lisses, on peut mettre en place une
régulation des deux courants id et iq.
Rappelons le contexte donné par la figure 3.7 reproduite ci-dessous :
ibmes iames
+ vd va
id correcteur
-1
MS
-
+ vq Park vb v =va v = vb v = vc
vc Va Vb Vc
iq correcteur
-
Régulation grandeurs
statiques (non sinus)
idmes Codeur
incrémental
Park
iqmes
A,B, I
Décodage
µC
Il s'agit donc de réaliser les correcteurs qui élaborent v d et vq (région verte foncée de la figure ci-dessus).
ed(p)
idConsigne(p) vd(p) -
+ + Fd(p) id(p)
Cd(p)
-
idmes(p)
Fmes(p)
La fonction de transfert F mes(p) représente l'ensemble de la mesure du courant. Il faut rappeler que celle-ci
n'est pas triviale. En effet le filtrage se fait à deux niveaux. L'un est matériel (anti-repliement, réduction du
bruit). Il se fait dans le repère triphasé abc. L'autre, optionnel, est numérique en sortie de la transformée de
Park pour réduire encore le bruit.
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On suppose ici, comme pour la machine à courant continu, que la tension e d (resp eq) est une perturbation
lente vis à vis de la dynamique de boucle. C'est une approximation grandement simplificatrice.
La stratégie est alors assez classique : on élabore une correction du type proportionnel intégral pour obtenir
une erreur nulle en régime permanent. Le pôle dominant de la boucle (p = -r/L d) est compensé par le zéro du
PI.
ed(p)
idConsigne(p) vd(p) -
+ + id(p)
Cd(p) Fd(p)
-
idmes(p)
1/1+tp)
Par contre, sous Simulink, on vient prendre en compte la vitesse de rotation et les effets croisés des deux
boucles. Le document [10] fait le point complet sur la modélisation tant électrique que mécanique du moteur
Maxon EC-flat 90W.
Le schéma suivant donne le schéma bloc Simulink testé sur la base des correcteurs calculés sans les effets de
la vitesse de rotation, par compensation du pôle dominant et en fixant FT à 300Hz.
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ANNEXE
[ ] [ ]
cos(θ) −sin (θ) 1 −sin (θ) −cos(θ) 0
2π 2π 2π 2π
cos (θ− ) −sin (θ− ) 1 d d θ −sin (θ− ) −cos(θ− ) 0
[ P ]−1= 3 3 , [ P ]−1= 3 3
dt dt
2π 2π 2π 2π
cos (θ+ ) −sin (θ+ ) 1 −sin (θ+ ) −cos(θ+ ) 0
3 3 3 3
et
[ ]
2π 2π
cos(θ) ) cos(θ+
cos(θ− )
3 3
2 2π 2π
[ P ]= ⋅ −sin (θ) −sin (θ− ) −sin(θ+ )
3 3 3
1 1 1
2 2 2
la somme des cosinus ou sinus déphasés de 2p/3 donne 0. Donc le résultat du produit donne forcément :
[ ]
x y 0
d 2dθ
[ P ]⋅ [ P ]−1 = z t 0
dt 3 dt
0 0 0
2π 2π 2π 2π
x =−[cos(θ)sin (θ)+ cos(θ− ) sin(θ− )+ cos (θ+ )sin(θ+ )]
3 3 3 3
1 1 4π 1 4π
x =−[ sin(2 θ)+ sin (2θ− )+ sin(2 θ+ )]=0
2 2 3 2 3
2π 2π 2π 2π
y=−[cos(θ) cos(θ)+ cos(θ− ) cos(θ− )+ cos(θ+ )cos(θ+ )]
3 3 3 3
1 1 1 4π 1 1 4 π 1 −3
y=−[ cos(2 θ)+ + cos(2 θ− )+ + cos(2θ+ )+ ]=
2 2 2 3 2 2 3 2 2
2π 2π 2π 2π
z =[sin (θ)sin(θ)+ sin (θ− )sin (θ− )+ sin(θ+ )sin (θ+ )]
3 3 3 3
−1 1 1 4π 1 1 4π 1 3
z =[ cos(2 θ)+ − cos( 2 θ− )+ − cos(2 θ+ )+ ]=
2 2 2 3 2 2 3 2 2
2π 2π 2π 2π
t=+ [cos(θ)sin (θ)+ cos(θ− )sin (θ− )+ cos(θ+ ) sin(θ+ )]=− x=0 donc
3 3 3 3
[ ]
0 −1 0
d dθ
[ P ]⋅ [ P ]−1 = 1 0 0
dt dt
0 0 0
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6. Bibliographie
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