mathCos7
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Éléments de correction
Exercice 1
1. La fonction f est de classe C2 sur R3 car polynomiale. Pour tout (u, v, w) ∈ R3 , on a :
Ainsi
∇(h)(u, v, w) = (0, 0, 0) ⇔ (u, v, w) = (1, 0, 0)
de sorte que h admet un unique point critique sur R3 en (1, 0, 0).
En outre, on a :
4 0 0
∇2 (h) (u, v, w) = 0 2 0 ∈ S++
3 (R)
0 0 2
donc h présente un minimum local sur R3 .
On a h(1, 0, 0) = 2 et, pour tout (u, v, w) ∈ R3 , on a :
de sorte que :
Enfin, h ne présente aucun maximum local sur R3 car elle admet un unique point critique, (1, 0, 0), qui
est un minimum. En conséquence, h n’admet pas de maximum global sur l’ouvert R3 .
Remarque : Plus précisément, h n’est pas majorée sur R3 puisque lim h(u, v, w) = +∞.
u→+∞
2. Soit (x, y, z, t) ∈ H. On a x + y = 2 donc
En outre,
de sorte que dg ne s’annule pas sur H, il s’agit donc d’une contrainte non critique.
Supposons que f présente un extremum local sous la contrainte en (x, y, z, t) ∈ H. D’après le théorème
d’optimisation sous contrainte, il existe λ ∈ K tel que
c’est-à-dire :
(2x, 2y, 2z, , 2t) = (λ, λ, 0, 0)
dont on déduit x = y et z = t = 0. D’autre part, puisque (x, y, z, t) ∈ H, on a x + y = 2 donc x = y = 1.
Ainsi, f présente un unique point critique sous la contrainte H en (1, 1, 0, 0) et :
F ⊥ = (Y ⊥ )⊥ = (Vect(Y)⊥ )⊥ = Vect(Y).
En conclusion :
F ⊥ = Vect(Y).
En conclusion :
√
d(Y, F) = 2.
X + Y ∈ F ⇔ (x − 1, y − 1, z, t) ∈ F
⇔ (x − 1) + (y − 1) = 0
⇔ x+y=2
⇔ X ∈ H.
On a donc bien :
X ∈ H ⇔ X + Y ∈ F.
D’autre part, f n’est pas majorée sur H car, pour tout x ∈ R, (x, 2 − x, 0, 0) ∈ H et
En conclusion :
— Si ωm
= 1, c’est-à-dire si n divise m (puisque ω est d’ordre n dans (U, ×)), alors σm = n.
— Sinon, on a :
1 − (ωm )n 1 − (ωn )m 1 − 1m
σm = = = = 0.
1−ω m 1−ω m 1 − ωm
En conclusion :
(
n si n divise m
σm =
0 sinon.
2iπ
2. Dans le cas où n = 3, on a ω = e 3 = j donc
1
φ j (1) = √ 1 + X + X 2
3
1
φ j (X) = √ 1 + jX + j2 X 2
3
1
φ j (X 2 ) = √ 1 + j2 X + jX 2
3
donc
1 1 1
1
MatB (φ j ) = √ 1 j j2 .
3 1 j2 j
et, pour tout (k, ℓ) ∈ J1; nK, ak,ℓ est le coefficient de X k−1 dans φω (X ℓ−1 ). Ainsi :
1
ak,ℓ = √ ω(k−1)(ℓ−1) .
n
— Si i = j, on a :
i−1 k−1
(i−1) (i−1) k−1 2
ω ω = |ω| = 1
|{z}
=1
de sorte que :
[Aω Aω ]i,i = 1.
— Si i > j, on a :
k−1
(i−1) (i−1) k−1
( j−1) ( j−1)
ω ω = ω ω
i− j
| {z ω } = ωi− j
=1
et il suit alors de la question 1 que
[Aω Aω ]i, j = 0.
— De même, si i < j, on a :
k−1
k−1
ω(i−1) ω(i−1) = ω j−i ω | {z } = ω
ω
(i−1) (i−1) j−i
=1
[Aω Aω ]i, j = 0.
En conclusion :
Aω Aω = In .
En particulier :
ω = Aω .
Aω est inversible et A−1
φ−1
ω = φω .
n divise i + j − 2 ⇔ (i = j = 1 ou i = n + 2 − j)
de sorte que :
1 0 ··· ··· 0
0 ··· ··· 0 1
..
. .
Aω = . .. ..
2
0
.. . . . ..
1 ..
. . .
0 1 0 ··· 0
Si on note u l’endomorphisme de Rn canoniquement associé à A2ω et que l’on note (e1 , . . . , en ) la base
canonique de Rn , on observe que
de sorte que
u2 (e1 ) = e1 et ∀i ∈ J2; nK , u2 (ei ) = en+2−(n+2−i) = ei
et donc u2 = idRn . En conséquence (A2ω )2 = In et donc :
A4ω = In .
Remarque : On peut en outre remarquer à ce stade que, si n ≥ 3, A2ω , In donc X 2 − 1 n’annule pas Aω .
En particulier, le polynôme minimal de Aω , qui est un diviseur de X 4 − 1 n’est pas un diviseur de X 2 − 1 ;
il s’ensuit que le spectre de Aω contient nécessairement i ou −i.
10. Si on note Un = {z ∈ C | zn = 1} l’ensemble des racines n-ièmes de l’unité, on sait que :
2ikπ n o
Un = e n 0 ≤ k ≤ n − 1 = ωk 0 ≤ k ≤ n − 1 .
Ainsi :
Ainsi :
12. On a
n−1
1 X k 1
φω (Q0 ) = φω (1) = √ X = √ L0 ∈ H0
n k=0 n
et donc √ √
φω (L0 ) = φω nφω (Q0 ) = nφ2ω (Q0 )
mais φ2ω (Q0 ) = Q0 d’après 7 donc √
φω (L0 ) = nQ0 ∈ H0 .
Il s’ensuit que :
φ(H0 ) ⊂ H0 .
√
0 n
M0 = 1 .
√ 0
n
15. Supposons n = 3. Il suit de 14 que 1 et −1 sont valeurs propres de φω . Notons λ3 la troisième valeur
propre (éventuellement égale à 1 ou à −1). Puisque nous sommes sur C, on a la relation :
tr(φω ) = 1 + (−1) + λ3 = λ3 .
D’autre part, il suit de 2 que
1 + 2j
tr(φω ) = tr(Aω ) = .
3
mais √
1 + 2j
1 1 3
= √ 1 + 2 − + i = i
3 3 2 2
donc λ3 = i.
En conclusion :
D’autre part, il suit de 14 que 1 et −1 sont valeurs propres de φω . Notons λ3 et λ4 les deux autres valeurs
propres (éventuellement égales à 1 ou à −1). Puisque nous sommes sur C, on a la relation :
tr(φω ) = 1 + (−1) + λ3 + λ4 = λ3 + λ4
de sorte que
λ3 + λ4 = 1 + i.
Par ailleurs, on a établi en 9 que Sp(φω ) ⊂ {−1, 1, −i, i} donc {λ3 , λ4 } = {1, i} de sorte que :
0 1 0 0
1 0 0 0
M 2 =
0 0 0 ω2−n
0 0 ωn−2 0
donc M 4 = I4 de sorte que X 4 − 1 annule M. En particulier M est diagonalisable et Sp(M) ⊂ {−1, 1, −i, i}.
Notons λ1 , λ2 , λ3 , λ4 les valeurs propres de M (avec multiplicité éventuelle).
Comme précédemment, on a
X4
0 = tr(M) = λi .
i=1
n o
D’autre part, puisque Sp(M 2 ) = λ2i 1 ≤ i ≤ 4 et que tr(M 2 ) = 0, on a :
4
X
0 = tr(M 2 ) = λ2i .
i=1
Or, pour tout i ∈ J1; 4K, λi ∈ {−1, 1, −i, i} donc λ2i = ±1 de sorte que deux valeurs propres exactement
vérifient λ2i = 1, les deux autres vérifiant λ2i = −1.
Sans perte de généralité, on suppose que λ21 = λ22 = 1 de sorte que λ1 et λ2 sont dans {−1, 1}. De même,
λ3 et λ4 sont dans {−i, i}. Mais puisque tr(M) = 0, on a nécessairement λ1 = −λ2 et λ3 = −λ4 .
En conclusion :
a(X − ω)(X − ω−1 ) + bX n−1 (X − ω)(X − ω−1 ) + c(X − ω−1 )(X n − 1) + d(X − ω)(X n − 1) = 0.
n o
Évaluons cette identité en un z ∈ Un \ 1, ω, ω−1 qui existe car n ≥ 5. On obtient
Puisque zn−1 , 1 et (z − ω)(z − ω−1 ) , 0, le système donné par les deux relations sur a et b implique
a = b = 0.
Évaluons maintenant la relation initiale en ω qui est racine de Ln−1 mais pas de L1 , il vient d = 0. Et
puisque L1 , 0, il vient ensuite c = 0. Ainsi, a = b = c = d = 0 et la famille (Q0 , Qn−1 , L0 , Ln−1 ) est
libre. C’est donc une base de G et :
dim G = 4.
φω (G) ⊂ G.
19. Considérons la matrice N de la restriction de φω à G dans la base (Q1 , Qn−1 , L1 , Ln−1 ). D’après la question
précédente, on peut affirmer que :
0 L1 (ω)
0 √ 0
n
0 Ln−1 (ω−1 )
0 0 √
N =
n
ω
0 √ 0 0
n
ω
n−1
√ 0 0 0
n
donc
n−1
X
Ln−1 (ω ) = ω
−1
ωk (ω−1 )k = nω
k=0
de sorte que : √
Ln−1 (ω−1 √ n
√ = ω n = n−1 .
n ω
En particulier, N est égale à la matrice étudiée à la question 17. Il s’ensuit que χN = X 4 − 1 mais χN est
le polynôme caractéristique de la restriction de φω au sous-espace stable G donc χN divise χφω de sorte
que X 4 − 1 divise χφω et donc
{−1, 1, −i, i} ⊂ Sp(φω ).
Puisque l’inclusion réciproque a été établie en 9, il vient :
+∞ k
X x
ex = .
k=0
k!
2. Pour tout n ∈ N, on a
1 1
2
≤
(n!) n!
donc le rayon de convergence de la série entière définissant f est supérieur ou égal à celui de la série
exponentielle, qui est égal à +∞.
En conclusion :
3. Si R ∈ [0, +∞] est le rayon de convergence d’une série entière, on sait que sa somme est de classe C∞ sur
l’intervalle ouvert de convergence ]−R; R[. Dans le cas présent, on a donc :
f ∈ C∞ (R).
4. Soient a, b des réels tels que a ≤ b. Puisque f est de classe C∞ sur R, sa dérivée f ′ est continue sur [a, b].
D’après le théorème des bornes atteintes, elle est bornée (et atteint ses bornes) sur le compact [a, b].
Notons Ma,b un réel tel que
∀t ∈ [a, b], f ′ (t) ≤ Ma,b .
Alors, d’après l’inégalité des accroissements finis :
En particulier :
5. Pour tout x réel, on a par dérivation terme à terme d’une somme de série entière à l’intérieur de son
disque de convergence :
+∞
X xk−1
f ′ (x) =
k=1
k!(k − 1)!
alors, pour tout x ≥ 0, on a :
+∞ k +∞
X x X xk−1
e x − f ′ (x) = −
k=0
k! k=1 k!(k − 1)!
+∞ k +∞
X x X xk
= −
k=0
k! k=0 (k + 1)!k!
donc :
∀x ∈ R+ , f ′ (x) ≤ e x .
6. Soient x, y positifs et z = max(x, y). D’après le théorème des accroissements finis, il existe c ∈]x, y[ tel
que :
f (x) − f (y) = f ′ (c)(x − y)
donc
| f (x) − f (y)| ≤ f ′ (c) |x − y|
mais, d’après 5, on a f ′ (c) ≤ ec et, par positivité de f ′ sur R+ , on a | f ′ (c)| ≤ ec . Enfin, c ≤ max(x, y) = z
donc, par croissance de l’exponentielle :
| f (x) − f (y)| ≤ ez |x − y| .
7. On a, pour tout x ∈ R,
+∞
X xn
f (x) = 1 + x +
n=2
(n!)2
mais, pour tout x > 0,
+∞ +∞ +∞
1 X xn X xn−1 X xn
S (x) = = = .
x n=2 (n!)2 n=2 (n!)2 n=1 ((n + 1)!)2
S est ainsi la somme d’une série entière de rayon de convergence infini, elle est en particulier continue
en 0 mais le terme constant de la série entière étant nul, on a :
lim S (x) = 0
x→0
et donc
f (x) = 1 + x + o(x)
x→0
de sorte que :
f (x) − 1 ∼ x.
x→0
+∞
X tn 1
8. Pour tout t > 0, f (t) = 2
> 0 et f est de classe C∞ sur R∗+ donc t 7→ 2
est de classe C∞ .
n=0
(n!) t f (t)
D’après le théorème fondamental de l’analyse, g est l’unique primitive de f sur R∗+ qui s’annule en 1.
En particulier, g est dérivable sur R∗+ et g′ = f ∈ C∞ (R∗+ ). En conclusion :
9. Soit x ∈ R∗+ .
— Si x < 1, alors Z x Z 1
1 1
g(x) = dt = − dt
1 t f (t)2 x t f (t)2
1
et, pour tout t ∈ [x, 1], ≥ 0 donc, par croissance de l’intégrale, les bornes d’intégration étant
t f (t)2
dans l’ordre croissant, on a g(x) ≤ 0.
1
— Si x ≥ 1, alors pour tout t ∈ [x, 1], ≥ 0 donc, par croissance de l’intégrale, les bornes
t f (t)2
d’intégration étant dans l’ordre croissant, on a g(x) ≥ 0.
En conclusion :
∀x ∈ R∗+ , g(x) ≥ 0 ⇔ x ≥ 1.
10. Nous allons appliquer le théorème d’intégration des relations de comparaison dans le cas divergent :
— f étant continue sur R, f (x) −−−→ f (1) = 1 donc :
x→0
1 1
2
∼ .
t f (t) t→0 t
1 1
— les fonctions t 7→ 2
et t 7→ sont continues et positives sur ]0, 1].
t f (t) t
Z 1
1
— L’intégrale dt diverge, comme intégrale de Riemann divergente.
0 t
Ainsi, par intégration des relations de comparaison, on a :
Z 1 Z 1
1 1
dt ∼ dt = − ln(x)
x t f (t)2 x→0 x t
de sorte que
Z 1
1
g(x) = − dt ∼ ln(x).
x t f (t)2 x→0
Ainsi :
1
13. On pose F(X) = . Le théorème de décomposition en éléments simples assure qu’il existe des
X(1 + X)2
réels α, β et γ tels que :
α β γ
F(X) = + + .
X (1 + X)2 1 + X
On a :
α = [XF(X)]|X=0 = 1
h i
β = (1 + X)2 F(X) = −1
|X=−1
1 1 1 1
= − − .
X(1 + X) 2 X (1 + X) 2 1+X
On a donc bien :
x 1 1
∀x ∈ ]1; +∞[ , g(x) ≤ ln + + ln(2) − .
x+1 1+x 2