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mathCos7

Le document présente des éléments de correction pour un exercice de mathématiques, incluant des analyses de fonctions polynomiales et des contraintes d'optimisation. Il démontre que certaines fonctions ont des minima globaux et ne présentent pas de maxima, tout en explorant des concepts d'orthogonalité et de projections dans des espaces vectoriels. Des calculs spécifiques sont fournis pour illustrer les résultats, notamment en ce qui concerne des matrices associées à des transformations polynomiales.

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E3A - MP 2025

Éléments de correction

Exercice 1
1. La fonction f est de classe C2 sur R3 car polynomiale. Pour tout (u, v, w) ∈ R3 , on a :

∇(h)(u, v, w) = (4u − 4, 2v, 2w) .

Ainsi
∇(h)(u, v, w) = (0, 0, 0) ⇔ (u, v, w) = (1, 0, 0)
de sorte que h admet un unique point critique sur R3 en (1, 0, 0).
En outre, on a :  
 4 0 0 
∇2 (h) (u, v, w) =  0 2 0  ∈ S++
3 (R)
 
 
0 0 2
donc h présente un minimum local sur R3 .
On a h(1, 0, 0) = 2 et, pour tout (u, v, w) ∈ R3 , on a :

h(u, v, w) − 2 = 2(u − 1)2 + v2 + w2 ≥ 0

de sorte que :

h présente un minimum global en (1, 0, 0).

Enfin, h ne présente aucun maximum local sur R3 car elle admet un unique point critique, (1, 0, 0), qui
est un minimum. En conséquence, h n’admet pas de maximum global sur l’ouvert R3 .
Remarque : Plus précisément, h n’est pas majorée sur R3 puisque lim h(u, v, w) = +∞.
u→+∞
2. Soit (x, y, z, t) ∈ H. On a x + y = 2 donc

f (x, y, z, t) = f (x, 2 − x, z, t) = 2x2 + z2 + t2 − 4x + 4 = h(x, z, t)

de sorte que, l’étude menée à la question 1 montre que :

f présente un minimum global sous la contrainte H en (1, 1, 0, 0) où elle vaut 2

En outre,

f ne présente aucun maximum sous la contrainte H.

1 Partagé sur [Link] – Licence CC BY-NC-SA 4.0.


3. Si on pose g : (x, y, z, t) ∈ R4 7→ x + y − 2, alors H = g−1 ({0}) est la ligne de niveau 0 de g. La fonction g
est de classe C1 car polynomiale et

∀(x, y, z, t) ∈ R4 , ∇(g)(x, y, z, t) = (1, 1, 0, 0)

de sorte que dg ne s’annule pas sur H, il s’agit donc d’une contrainte non critique.
Supposons que f présente un extremum local sous la contrainte en (x, y, z, t) ∈ H. D’après le théorème
d’optimisation sous contrainte, il existe λ ∈ K tel que

∇( f )(x, y, z, t) = λ∇(g)(x, y, z, t),

c’est-à-dire :
(2x, 2y, 2z, , 2t) = (λ, λ, 0, 0)
dont on déduit x = y et z = t = 0. D’autre part, puisque (x, y, z, t) ∈ H, on a x + y = 2 donc x = y = 1.
Ainsi, f présente un unique point critique sous la contrainte H en (1, 1, 0, 0) et :

f ne peut présenter un extremum local sous la contrainte H qu’en (1, 1, 0, 0).

4. On calcule f (1, 1, 0, 0) = 2 et on reprend le raisonnement de la question 3 pour conclure.


5. On observe que
F = Y⊥
et l’orthogonal d’un vecteur (ou plus généralement d’une partie) dans un espace préhilbertien est un
sous-espace vectoriel. En particulier :

F est un sous-espace vectoriel de R4 .

6. Puisque Vect(Y) est de dimension finie, on a :

F ⊥ = (Y ⊥ )⊥ = (Vect(Y)⊥ )⊥ = Vect(Y).

En conclusion :

F ⊥ = Vect(Y).

7. Si on note pF la projection orthogonale sur F, on a Y ∈ F ⊥ donc pF (y) = 0 de sorte que



d(Y, F) = ∥Y − pF (Y)∥ = ∥Y∥ = 2.

En conclusion :


d(Y, F) = 2.

2 Partagé sur [Link] – Licence CC BY-NC-SA 4.0.


8. Soit X = (x, y, z, t) ∈ R4 . On a

X + Y ∈ F ⇔ (x − 1, y − 1, z, t) ∈ F
⇔ (x − 1) + (y − 1) = 0
⇔ x+y=2
⇔ X ∈ H.

On a donc bien :

X ∈ H ⇔ X + Y ∈ F.

9. Le résultat de la question précédente montre que :

H est un sous-espace affine de R4 de direction F.

10. On a, d’après l’expression de f et les questions 9 et 7 :

inf f (X) = inf ∥X∥2


X∈H X∈H
= inf ∥(X + Y) − Y∥2
X+Y∈F
= inf ∥a − Y∥2
a∈F
= d(Y, F)2
= 2.

D’autre part, f n’est pas majorée sur H car, pour tout x ∈ R, (x, 2 − x, 0, 0) ∈ H et

f (x, 2 − x, 0, 0) = 2x2 − 4x + 4 −−−−−→ +∞.


x→+∞

En conclusion :

min f (X) = 2 et f n’est pas majorée sur H.


X∈H

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Exercice 2
1. Soit m ∈ Z. On a :
n
X n−1
X
σm = ωm(r−1) = ωm r .

r=1 r=0

— Si ωm
= 1, c’est-à-dire si n divise m (puisque ω est d’ordre n dans (U, ×)), alors σm = n.
— Sinon, on a :
1 − (ωm )n 1 − (ωn )m 1 − 1m
σm = = = = 0.
1−ω m 1−ω m 1 − ωm
En conclusion :

(
n si n divise m
σm =
0 sinon.

2iπ
2. Dans le cas où n = 3, on a ω = e 3 = j donc
1  
φ j (1) = √ 1 + X + X 2
3
1  
φ j (X) = √ 1 + jX + j2 X 2
3
1  
φ j (X 2 ) = √ 1 + j2 X + jX 2
3

donc

 
 1 1 1
1 

MatB (φ j ) = √  1 j j2  .

3 1 j2 j

3. Pour tout ℓ ∈ J0; n − 1K, on a :


n−1 n−1
1 X kℓ k 1 X kℓ k
φω (X ℓ ) = √ (ω ) X = √ ω X
n k=0 n k=0

et, pour tout (k, ℓ) ∈ J1; nK, ak,ℓ est le coefficient de X k−1 dans φω (X ℓ−1 ). Ainsi :

1
ak,ℓ = √ ω(k−1)(ℓ−1) .
n

4. Pour tout (k, ℓ) ∈ J1; nK2 , on a


1
ak,ℓ = √ ω(k−1)(ℓ−1) = aℓ,k
n
donc :

4 Partagé sur [Link] – Licence CC BY-NC-SA 4.0.


Aω est symétrique dans Mn (C).

Les coefficients de Aω étant complexes, le théorème spectral ne s’applique pas donc :

On ne peut pas conclure à ce stade quant à la diagonalisabilité de Aω .

5. Pour tout (i, j) ∈ J1; nK2 , il suit de 3 que :


n
X
[Aω Aω ]i, j = [Aω ]i,k [Aω ]k, j
k=1
n
X 1 1
= √ ω(i−1)(k−1) √ ω(k−1)( j−1)
k=1
n n
n
1 X  (i−1) ( j−1) k−1
= ω ω .
n k=1

— Si i = j, on a :
 i−1 k−1
  
(i−1) (i−1) k−1  2  
 
ω ω =  |ω|   = 1

|{z} 
=1
de sorte que :
[Aω Aω ]i,i = 1.
— Si i > j, on a :
 k−1
(i−1) (i−1) k−1
   ( j−1) ( j−1) 
ω ω = ω ω
i− j 
| {z ω } = ωi− j
=1
et il suit alors de la question 1 que
[Aω Aω ]i, j = 0.
— De même, si i < j, on a :
 k−1
k−1
   
ω(i−1) ω(i−1) = ω j−i ω | {z } = ω
ω
(i−1) (i−1)  j−i

=1

et en reprenant le raisonnement de la question 1, il vient :

[Aω Aω ]i, j = 0.

En conclusion :

Aω Aω = In .

En particulier :

ω = Aω .
Aω est inversible et A−1

5 Partagé sur [Link] – Licence CC BY-NC-SA 4.0.


6. Aω = MatB (φω ), Aω = MatB (φω ) et que A−1
ω = Aω , donc φω est inversible et :

φ−1
ω = φω .

7. Soit (i, j) ∈ J1; nK2 . Il suit de 3 et 1 que :


n
X 1 1
[A2ω ]i, j = √ ω(i−1)(k−1) √ ω(k−1)( j−1)
k=1
n n
n
1 X (i−1)(k−1)+(k−1)( j−1)
= ω
n k=1
n
1 X (k−1)(i+ j−2)
= ω
n k=1
n
1 X  (i+ j−2) k−1
= ω
n k=1
1 si n divise i + j − 2
(
=
0 sinon.
mais 1 ≤ i, j ≤ n donc 0 ≤ i + j − 2 ≤ 2n − 2 donc

n divise i + j − 2 ⇔ (i = j = 1 ou i = n + 2 − j)

de sorte que :

 
 1 0 ··· ··· 0 
 0 ··· ··· 0 1 
..
 
. .
Aω =  . .. ..
2
 
0 
.. . . . ..
1 ..
 
. . .
 
 
0 1 0 ··· 0

Si on note u l’endomorphisme de Rn canoniquement associé à A2ω et que l’on note (e1 , . . . , en ) la base
canonique de Rn , on observe que

u(e1 ) = e1 et ∀i ∈ J2; nK , u(ei ) = en+2−i

de sorte que
u2 (e1 ) = e1 et ∀i ∈ J2; nK , u2 (ei ) = en+2−(n+2−i) = ei
et donc u2 = idRn . En conséquence (A2ω )2 = In et donc :

A4ω = In .

8. Il suit de la question 7 que X 4 − 1 annule Aω mais

X 4 − 1 = (X − 1)(X + 1)(X − i)(X + i)

est scindé à racines simples dans C[X] donc :

6 Partagé sur [Link] – Licence CC BY-NC-SA 4.0.


Aω est diagonalisable.

9. X 4 − 1 annule Aω donc Sp(φω ) = Sp(Aω ) ⊂ {−1, 1, −i, i}.


Ainsi :

Les valeurs propres possibles pour φω sont −1, 1, −i et i.

Remarque : On peut en outre remarquer à ce stade que, si n ≥ 3, A2ω , In donc X 2 − 1 n’annule pas Aω .
En particulier, le polynôme minimal de Aω , qui est un diviseur de X 4 − 1 n’est pas un diviseur de X 2 − 1 ;
il s’ensuit que le spectre de Aω contient nécessairement i ou −i.
10. Si on note Un = {z ∈ C | zn = 1} l’ensemble des racines n-ièmes de l’unité, on sait que :
 2ikπ  n o
Un = e n 0 ≤ k ≤ n − 1 = ωk 0 ≤ k ≤ n − 1 .

Ainsi :

Les racines de X n − 1 sont les ωk avec k ∈ J0; n − 1K.

11. D’après 10, on a :


n−1
Y
X −1=
n
(X − ωk )
k=0

donc, pour tout q ∈ J0; n − 1K, on a :


n−1 n−1
Xn − 1 1 Y Y
Lq (X) = = (X − ω k
) = (X − ωk ) ∈ Cn−1 [X].
X − ωq X − ωq k=0 k=0
k,q

Ainsi :

∀q ∈ J0; n − 1K , Lq (X) ∈ En−1 .

12. On a
n−1
1 X k 1
φω (Q0 ) = φω (1) = √ X = √ L0 ∈ H0
n k=0 n
et donc √  √
φω (L0 ) = φω nφω (Q0 ) = nφ2ω (Q0 )
mais φ2ω (Q0 ) = Q0 d’après 7 donc √
φω (L0 ) = nQ0 ∈ H0 .
Il s’ensuit que :

φ(H0 ) ⊂ H0 .

7 Partagé sur [Link] – Licence CC BY-NC-SA 4.0.


13. D’après les relations
1 √
φω (Q0 ) = √ L0 et φω (L0 ) = nQ0
n
la matrice de la restriction de φω à H0 dans la base (Q0 , L0 ) est :

 √ 
 0 n 
M0 =  1 .
 
 √ 0 
n

14. On observe que


√ ! √ ! √ ! √ ! √ !
n n − n n − n
M0 = et M0 = =− .
1 1 1 −1 1
Si on considère un supplémentaire G0 de H0 dans En−1 et que l’on prend une base B0 adaptée à En−1 =
H0 ⊕ G0 , alors il suit de 12 et 13 que :
!
M0 B
A = MatB0 (φω ) =

0n−2,2 C
avec B ∈ M2,n−2 (C) et C ∈ Mn−2 (C).
Alors les vecteurs  √   √ 
 n   − n 
 1   1
   

=  0  =  0
   
V0,1 et V0,2
 ..   ..

 .   .


   
0 0
vérifient
A′ V0,1 = V0,1 et A′ V0,2 = −V0,2
de sorte que √ √
v0,1 = nQ0 + L0 et v0,2 = − nQ0 + L0
vérifient
φω (v0,1 ) = v0,1 et φω (v0,2 ) = −v0,2 .
En conclusion :
√ √
nQ0 + L0 ∈ ker(φω − idEn−1 ) et − nQ0 + L0 ∈ ker(φω + idEn−1 ).

15. Supposons n = 3. Il suit de 14 que 1 et −1 sont valeurs propres de φω . Notons λ3 la troisième valeur
propre (éventuellement égale à 1 ou à −1). Puisque nous sommes sur C, on a la relation :
tr(φω ) = 1 + (−1) + λ3 = λ3 .
D’autre part, il suit de 2 que
1 + 2j
tr(φω ) = tr(Aω ) = .
3
mais √ 
1 + 2j
 
1   1 3 
= √ 1 + 2 − + i  = i
3 3 2 2
donc λ3 = i.
En conclusion :

8 Partagé sur [Link] – Licence CC BY-NC-SA 4.0.


Si n = 3, alors Sp(φω ) = {−1, 1, i}.

16. Supposons n = 4 de sorte que ω = i. On a :


4 4
X 1 X (k−1)2 1
tr(φω ) = ak,k = i = (1 + i + 1 + i) = 1 + i.
k=1
2 k=1 2

D’autre part, il suit de 14 que 1 et −1 sont valeurs propres de φω . Notons λ3 et λ4 les deux autres valeurs
propres (éventuellement égales à 1 ou à −1). Puisque nous sommes sur C, on a la relation :

tr(φω ) = 1 + (−1) + λ3 + λ4 = λ3 + λ4

de sorte que
λ3 + λ4 = 1 + i.
Par ailleurs, on a établi en 9 que Sp(φω ) ⊂ {−1, 1, −i, i} donc {λ3 , λ4 } = {1, i} de sorte que :

Si n = 4, alors Sp(φω ) = {−1, 1, i}.

17. Notons M la matrice considérée. On a

 0 1 0 0
 

 1 0 0 0 
M 2 =  
 0 0 0 ω2−n 

0 0 ωn−2 0

donc M 4 = I4 de sorte que X 4 − 1 annule M. En particulier M est diagonalisable et Sp(M) ⊂ {−1, 1, −i, i}.
Notons λ1 , λ2 , λ3 , λ4 les valeurs propres de M (avec multiplicité éventuelle).
Comme précédemment, on a
X4
0 = tr(M) = λi .
i=1
n o
D’autre part, puisque Sp(M 2 ) = λ2i 1 ≤ i ≤ 4 et que tr(M 2 ) = 0, on a :

4
X
0 = tr(M 2 ) = λ2i .
i=1

Or, pour tout i ∈ J1; 4K, λi ∈ {−1, 1, −i, i} donc λ2i = ±1 de sorte que deux valeurs propres exactement
vérifient λ2i = 1, les deux autres vérifiant λ2i = −1.
Sans perte de généralité, on suppose que λ21 = λ22 = 1 de sorte que λ1 et λ2 sont dans {−1, 1}. De même,
λ3 et λ4 sont dans {−i, i}. Mais puisque tr(M) = 0, on a nécessairement λ1 = −λ2 et λ3 = −λ4 .
En conclusion :

Sp(M) = {−1, 1, −i, i} .

9 Partagé sur [Link] – Licence CC BY-NC-SA 4.0.


18. On commence par observer que ω × ωn−1 = ωn = 1 de sorte que ωn−1 = ω−1 .
Montrons que la famille (Q1 , Qn−1 , L1 , Ln−1 ) est une base de G. C’est une famille génératrice par défini-
tion. Vérifions sa liberté.
Soient a, b, c, d des complexes tels que aQ1 + bQn−1 + cL1 + dLn−1 = 0.
En évaluant l’identité en 1, il vient a + b = 0.
Multiplions l’identité par (X − ω)(X − ω−1 ). On a donc

a(X − ω)(X − ω−1 ) + bX n−1 (X − ω)(X − ω−1 ) + c(X − ω−1 )(X n − 1) + d(X − ω)(X n − 1) = 0.
n o
Évaluons cette identité en un z ∈ Un \ 1, ω, ω−1 qui existe car n ≥ 5. On obtient

a(z − ω)(z − ω−1 ) + bzn−1 (z − ω)(z − ω−1 ) = 0.

Puisque zn−1 , 1 et (z − ω)(z − ω−1 ) , 0, le système donné par les deux relations sur a et b implique
a = b = 0.
Évaluons maintenant la relation initiale en ω qui est racine de Ln−1 mais pas de L1 , il vient d = 0. Et
puisque L1 , 0, il vient ensuite c = 0. Ainsi, a = b = c = d = 0 et la famille (Q0 , Qn−1 , L0 , Ln−1 ) est
libre. C’est donc une base de G et :

dim G = 4.

Déterminons alors les images de chacun des vecteurs de cette base :


n−1
1 X k k
φω (Q1 ) = √ ω X
n k=0
n−1
1 X
= √ (ωX)k
n k=0
1 (ωX)n − 1
= √
n ωX − 1
1 Xn − 1
= √
n ωX − 1
1 Xn − 1
= √
ω n X − ω−1
1 Xn − 1
= √
ω n X − ωn−1
1
= √ Ln−1 ∈ G.
ω n
et de même :
n−1
1 X k n−1 k
φω (Qn−1 ) = √ (ω ) X
n k=0
n−1
1 X n−1 k k
= √ (ω ) X
n k=0
n−1
1 X −1 k k
= √ (ω ) X
n k=0

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n−1
1 X −1 k
= √ (ω X)
n k=0
1 (ω−1 X)n − 1
= √
n ω−1 X − 1
1 Xn − 1
= √ −1
nω X−1
ω Xn − 1
= √
n X−ω
ω
= √ L1 ∈ G.
n
D’autre part :
n−1
1 X
φω (L1 ) = √ L1 (ωk )X k
n k=0
mais, pour tout k ∈ J0; n − 1K, L1 (ω) = 0 si k , 1 donc
1 1
φω (L1 ) = √ L1 (ω)X = √ L1 (ω)Q1 ∈ G
n n
et de même
n−1
1 X
φω (Ln−1 ) = √ Ln−1 (ωk )X k
n k=0
mais, pour tout k ∈ J0; n − 1K, Ln−1 (ω) = 0 si k , n − 1 donc
1 1
φω (Ln−1 ) = √ Ln−1 (ωn−1 )X n−1 = √ Ln−1 (ω−1 )Qn−1 ∈ G.
n n
En conclusion :

φω (G) ⊂ G.

19. Considérons la matrice N de la restriction de φω à G dans la base (Q1 , Qn−1 , L1 , Ln−1 ). D’après la question
précédente, on peut affirmer que :

 0 L1 (ω) 
0 √ 0 

 n 


 0 Ln−1 (ω−1 ) 
0 0 √ 
N = 
 n
ω


 0 √ 0 0 
 n 
 ω
 n−1 
√ 0 0 0

n

Il reste à déterminer les valeurs de L1 (ω) et Ln−1 (ω−1 ).


D’après les relations établies en 18, on a
√ √ n−1
n n 1 X k n−1 k
L1 = φω (Qn−1 ) = √ (ω ) X
ω ω n k=0

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donc
n−1 n−1
1 X k n−1 k 1 X n−1 k n
L1 (ω) = (ω ) ω = (ω ω) =
ω k=0 ω k=0 | {z } ω
=1
de sorte que √
L1 (ω) n
√ = .
n ω
De même,
n−1
√ X
Ln−1 = ω nφω (Q1 ) = ω ωk X k
k=0

donc
n−1
X
Ln−1 (ω ) = ω
−1
ωk (ω−1 )k = nω
k=0

de sorte que : √
Ln−1 (ω−1 √ n
√ = ω n = n−1 .
n ω
En particulier, N est égale à la matrice étudiée à la question 17. Il s’ensuit que χN = X 4 − 1 mais χN est
le polynôme caractéristique de la restriction de φω au sous-espace stable G donc χN divise χφω de sorte
que X 4 − 1 divise χφω et donc
{−1, 1, −i, i} ⊂ Sp(φω ).
Puisque l’inclusion réciproque a été établie en 9, il vient :

Sp(φω ) = {−1, 1, −i, i} .

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Exercice 3
1. Pour tout x réel, on a :

+∞ k
X x
ex = .
k=0
k!

2. Pour tout n ∈ N, on a
1 1
2

(n!) n!
donc le rayon de convergence de la série entière définissant f est supérieur ou égal à celui de la série
exponentielle, qui est égal à +∞.
En conclusion :

f est définie sur R.

3. Si R ∈ [0, +∞] est le rayon de convergence d’une série entière, on sait que sa somme est de classe C∞ sur
l’intervalle ouvert de convergence ]−R; R[. Dans le cas présent, on a donc :

f ∈ C∞ (R).

4. Soient a, b des réels tels que a ≤ b. Puisque f est de classe C∞ sur R, sa dérivée f ′ est continue sur [a, b].
D’après le théorème des bornes atteintes, elle est bornée (et atteint ses bornes) sur le compact [a, b].
Notons Ma,b un réel tel que
∀t ∈ [a, b], f ′ (t) ≤ Ma,b .
Alors, d’après l’inégalité des accroissements finis :

∀(x, y) ∈ [a, b]2 , | f (x) − f (y)| ≤ Ma,b |x − y| .

En particulier :

f est lipschitzienne sur tout segment.

5. Pour tout x réel, on a par dérivation terme à terme d’une somme de série entière à l’intérieur de son
disque de convergence :
+∞
X xk−1
f ′ (x) =
k=1
k!(k − 1)!
alors, pour tout x ≥ 0, on a :
+∞ k +∞
X x X xk−1
e x − f ′ (x) = −
k=0
k! k=1 k!(k − 1)!
+∞ k +∞
X x X xk
= −
k=0
k! k=0 (k + 1)!k!

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+∞ !
X 1 1
= − xk
k=0
k! (k + 1)!k!
+∞
X (k + 1)! − 1
= xk ≥ 0
k=0 |
(k + 1)!k!
{z }
≥0

donc :

∀x ∈ R+ , f ′ (x) ≤ e x .

6. Soient x, y positifs et z = max(x, y). D’après le théorème des accroissements finis, il existe c ∈]x, y[ tel
que :
f (x) − f (y) = f ′ (c)(x − y)
donc
| f (x) − f (y)| ≤ f ′ (c) |x − y|
mais, d’après 5, on a f ′ (c) ≤ ec et, par positivité de f ′ sur R+ , on a | f ′ (c)| ≤ ec . Enfin, c ≤ max(x, y) = z
donc, par croissance de l’exponentielle :

| f (x) − f (y)| ≤ ez |x − y| .

7. On a, pour tout x ∈ R,
+∞
X xn
f (x) = 1 + x +
n=2
(n!)2
mais, pour tout x > 0,
+∞ +∞ +∞
1 X xn X xn−1 X xn
S (x) = = = .
x n=2 (n!)2 n=2 (n!)2 n=1 ((n + 1)!)2
S est ainsi la somme d’une série entière de rayon de convergence infini, elle est en particulier continue
en 0 mais le terme constant de la série entière étant nul, on a :

lim S (x) = 0
x→0

et donc
f (x) = 1 + x + o(x)
x→0

de sorte que :

f (x) − 1 ∼ x.
x→0

+∞
X tn 1
8. Pour tout t > 0, f (t) = 2
> 0 et f est de classe C∞ sur R∗+ donc t 7→ 2
est de classe C∞ .
n=0
(n!) t f (t)
D’après le théorème fondamental de l’analyse, g est l’unique primitive de f sur R∗+ qui s’annule en 1.
En particulier, g est dérivable sur R∗+ et g′ = f ∈ C∞ (R∗+ ). En conclusion :

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g ∈ C∞ (R∗+ ).

9. Soit x ∈ R∗+ .
— Si x < 1, alors Z x Z 1
1 1
g(x) = dt = − dt
1 t f (t)2 x t f (t)2
1
et, pour tout t ∈ [x, 1], ≥ 0 donc, par croissance de l’intégrale, les bornes d’intégration étant
t f (t)2
dans l’ordre croissant, on a g(x) ≤ 0.
1
— Si x ≥ 1, alors pour tout t ∈ [x, 1], ≥ 0 donc, par croissance de l’intégrale, les bornes
t f (t)2
d’intégration étant dans l’ordre croissant, on a g(x) ≥ 0.
En conclusion :

∀x ∈ R∗+ , g(x) ≥ 0 ⇔ x ≥ 1.

10. Nous allons appliquer le théorème d’intégration des relations de comparaison dans le cas divergent :
— f étant continue sur R, f (x) −−−→ f (1) = 1 donc :
x→0

1 1
2
∼ .
t f (t) t→0 t

1 1
— les fonctions t 7→ 2
et t 7→ sont continues et positives sur ]0, 1].
t f (t) t
Z 1
1
— L’intégrale dt diverge, comme intégrale de Riemann divergente.
0 t
Ainsi, par intégration des relations de comparaison, on a :
Z 1 Z 1
1 1
dt ∼ dt = − ln(x)
x t f (t)2 x→0 x t

de sorte que

Z 1
1
g(x) = − dt ∼ ln(x).
x t f (t)2 x→0

11. Pour tout t > 0, on a :


+∞ +∞
X tk X tk
f (t) = = 1 + t + > 1 + t.
k=0
(k!)2 (k!)2
k=2 |{z}
>0

Ainsi :

∀t ∈ R∗+ , f (t) > 1 + t.

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1
12. Puisque t 7→ est positive, sa primitive g est croissante. Par ailleurs. Soit x > 0. D’après 11, pour
t f (t)2
tout t ∈]0, x], on a :
1 1

t f (t)2 t(1 + t)2
1 1
mais t 7→ est positive, continue et intégrable sur [1, +∞[ car dominée par t 7→ 3 qui est
t(1 + t) 2 t
intégrable sur cet intervalle d’après le critère de Riemann.
Alors : Z x Z x Z +∞
1 1 1
g(x) = dt ≤ dt ≤ dt
1 t(1 + t) t(1 + t)2
2 2
1 t f (t) 1
de sorte que g est croissante et majorée sur [1, +∞[. Il suit du théorème de la limite monotone que :

g admet une limite finie en +∞.

1
13. On pose F(X) = . Le théorème de décomposition en éléments simples assure qu’il existe des
X(1 + X)2
réels α, β et γ tels que :
α β γ
F(X) = + + .
X (1 + X)2 1 + X
On a :

α = [XF(X)]|X=0 = 1
h i
β = (1 + X)2 F(X) = −1
|X=−1

et, par différence :


γ 1 1 1 1
= − + =−
1 + X X(1 + X) 2 X (1 + X) 2 1+X
donc γ = −1.
En conclusion :

1 1 1 1
= − − .
X(1 + X) 2 X (1 + X) 2 1+X

14. Soit x > 1. Pour tout t ∈ [1, x], il suit de 11 et 13 que


1 1 1 1 1
≤ = − −
t f (t)2 t(1 + t)2 t (1 + t)2 1 + t
donc, par croissance de l’intégrale sur [1, x] :
Z x " #x
1 1 1 1  x  1 1
g(x) ≤ − − dt = ln(t) − ln(1 + t) + = ln + + ln(2) − .
1 t 1 + t (1 + t) 2 1+t 1 x+1 1+x 2

On a donc bien :

 x  1 1
∀x ∈ ]1; +∞[ , g(x) ≤ ln + + ln(2) − .
x+1 1+x 2

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15. Soit x ∈ R∗+ .
— Si x ≤ 1, on a vu en 9 que g(x) ≤ 0 ≤ ln(2).
 x  1 1
— Si x > 1, on a vu en 14 que g(x) = ln(2) + φ(x) où φ : x 7→ ln + − ∈ C∞ (]1, +∞[).
x+1 1+x 2
Mais pour tout x > 1, on a :
1
φ′ (x) = >0
x(1 + x)2
donc φ est croissance sur ]1, +∞[.
1
Mais lim φ(x) = − < 0 donc, pour tout x > 1, on a g(x) = ln(2) + φ(x) < ln(2).
x→+∞ 2
En conclusion :

∀x ∈ R∗+ , g(x) ≤ ln(2).

*** Fin du sujet ***

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