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mathCos6

Le document traite de divers exercices de mathématiques, notamment sur les propriétés des fonctions C1, les extrêmes sous contraintes, et les divisions euclidiennes dans les polynômes. Il démontre que certaines fonctions n'ont pas de points critiques et établit des résultats sur les images et noyaux de transformations linéaires. Enfin, il conclut sur des relations de dimension entre les espaces d'images et de noyaux.

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E3A - MPI 2025 - Mathématiques

Éléments de correction

Exercice 1
1. Les applications coordonnées étant de classe C1 sur Rn à valeurs dans R et la fonction exp étant C1 sur
R, f est de classe C1 sur Rn comme somme de compositions d’applications C1 .
En outre, pour tout m = (x1 , . . . , xn ) ∈ Rn , on a :

∇( f )(m) = e x1 , e x2 , . . . , e xn , (0, 0, . . . , 0)


donc f n’admet pas de point critique sur Rn .


Puisque Rn est ouvert, on en déduit que :

f n’admet pas d’extremum local sur Rn .

2. Soit x ∈ R, on a :
f (x, 0, . . . , 0) = e x −−−−−→ +∞
x→+∞

donc :

f n’est pas majorée sur Rn .

3. Pour tout (x1 , . . . , xn ) ∈ Rn , on a :


n
X
f (x1 , . . . , xn ) = ex j > 0
j=1

et
lim f (x, 0, . . . , 0) = 0
x→−∞

donc :

inf f (m) = 0.
m∈Rn

4. L’application g est de classe C1 sur Rn et, pour tout m = (x1 , . . . , xn ) ∈ Rn , on a :

∇(g)(m) = (1, 1, . . . , 1)

de sorte que dg ne s’annule pas sur H, la contrainte est donc non critique.

1 Partagé sur [Link] – Licence CC BY-NC-SA 4.0.


D’après le théorème d’optimisation sous contrainte, si f admet un extremum sous la contrainte H en
m = (x1 , . . . , xn ), alors il existe λ ∈ R tel que

∇( f )(m) = λ∇(g)(m),

c’est-à-dire :
e x1 , e x2 , . . . , e xn = (λ, λ, . . . , λ) .


n
X
On a donc nécessairement x1 = x2 = · · · = xn . Mais m ∈ H donc x j = 0 de sorte que m = (0, 0, . . . , 0).
j=1
En conclusion :

f admet un unique point critique sous la contrainte H en (0, 0, . . . , 0).

5. La fonction t 7→ et est convexe sur R donc son graphe est situé au-dessus de chacune de ses tangentes, en
particulier de sa tangente en 0. Autrement dit :

∀t ∈ R, et ≥ 1 + t.

6. D’une part, on a f (0, 0, . . . , 0) = n.


D’autre part, d’après la question 5, pour tout m = (x1 , . . . , xn ) ∈ Rn , on a :
n
X n
X n
X
f (m) = ex j ≥ (1 + x j ) = n + xj
j=1 j=1 j=1

donc, pour tout m = (x1 , . . . , xn ) ∈ H, on a :

f (m) ≥ n = f (0, 0, . . . , 0).

En conclusion :

f présente un minimum global sous la contrainte H en (0, 0, . . . , 0) qui vaut n.

2 Partagé sur [Link] – Licence CC BY-NC-SA 4.0.


Exercice 2
1. C’est du cours : Soient A, B ∈ K[X] avec B , 0. Alors il existe un unique couple (Q, R) ∈ K[X]2 tel que
A = BQ + R avec deg(R) < deg(B).
2. On observe que
X n − 1 = X n − X + X − 1 = 1 × (X n − X) + (X − 1)

et deg(X − 1) = 1 < n = deg(X n − X) donc, par unicité de la division euclidienne :

Le reste de la division euclidienne de X n − 1 par X n − X est X − 1.

3. D’après la question 2, on a :

(X n − 1) ∧ (X n − X) = (X n − 1) ∧ (X − 1)

mais X − 1 divise X n − 1 donc (X n − 1) ∧ (X − 1) = X − 1 et donc :

(X n − 1) ∧ (X n − X) = X − 1.

2iπ
4. Posons, pour tout ℓ ∈ N∗ , ωℓ = e ℓ . Alors

n−1
Y
Xn − 1 = (X − ωkn ).
k=0

De même
n−2
Y
X n−1 − 1 = (X − ωkn−1 )
k=0

de sorte que
n−2
Y
Xn − X = X (X − ωkn−1 ).
k=0

En posant zn = 0 et zk = ωk−1
n−1 pour k ∈ J1; n − 1K, on a donc :

n
Y
B= (X − zk ).
k=1

5. On commence par observer que, pour tout P ∈ Cn−1 [X], deg( f (P)) < deg(B) = n par définition de la
division euclidienne de sorte que f (E) ⊂ E.
Soient (S , T ) ∈ Cn−1 [X] et λ ∈ C. On considère les divisions euclidiennes :

AS = QS B + RS et AT = QT B + RT

3 Partagé sur [Link] – Licence CC BY-NC-SA 4.0.


avec QS , QT ∈ C[X] et RS = f (S ) ∈ Cn−1 [X], RT = f (T ) ∈ Cn−1 [X]. Alors

A(λS + T ) = λAS + AT = λQS B + λRS + QT B + RT = (λQS + QT )B + (λRS + RT )

mais λRS + RT ∈ Cn−1 [X] de sorte qu’il s’agit du reste de la division euclidienne de A(λS + T ) par B.
Ainsi, f (λS + T ) = λ f (S ) + f (T ), ce qui assure la linéarité de f .
En conclusion :

f ∈ L(E).

6. Soit k ∈ J0; n − 2K. On a

AX k = X n+k − X k = X n+k − X k+1 + X k+1 − X k = (X n


| {z })X + X − X
−X k k+1 k

=B

et deg(X k+1 − X k ) = k + 1 ≤ n − 1 < n = deg(B) donc X k+1 − X k est le reste de la division euclidienne de
AX k par B.
En conclusion :

∀k ∈ J0; n − 2K , f (X k ) = X k+1 − X k .

7. De même, on a :

AX n−1 = X 2n−1 − X n−1


= (X n − X)X n−1 + X n − X n−1
= (X n − X)X n−1 + X n − X + X − X n−1
= (X n − X)(X n−1 + 1) + (X − X n−1 )
| {z }
=B

et deg(X − X n−1 ) = n − 1 < deg(B) donc X − X n−1 est le reste de la division euclidienne de AX n−1 par B.
En conclusion :

f (X n−1 ) = X − X n−1 .

8. D’après les identités établies en 6 et 7, on a :

 
−1 0 0 ··· 0 0 
 
 1 −1 0 · · · 0 1 
 
 0 1 −1 · · · 0 0 
M =  . .. .. . . . .. 
 
 .. . . . .. . 
 
 0
 0 0 · · · −1 0 

0 0 0 · · · 1 −1

4 Partagé sur [Link] – Licence CC BY-NC-SA 4.0.


9. Il suit immédiatement de la question précédente que :

tr(M) = −n.

10. Si on note C1 , C2 , . . . , Cn les colonnes de M, on observe que


n
X
Ci = 0
i=2

de sorte que rg(M) ≤ n − 1.


Par ailleurs, le mineur principal d’ordre n − 1 est égal à (−1)n−1 , 0 donc rg(M) ≥ n − 1. On en déduit :

rg(M) = n − 1.

 
11. On a observé en 10 que Cn ∈ Vect(C1 , . . . , Cn−1 ) donc f (X n−1 ) ∈ Vect f (1), f (X), . . . , f (X n−2 ) . Ainsi :
   
im( f ) = Vect f (1), f (X), . . . , f (X n−1 ) = 1, X, . . . , X n−2

et, puisque dim im( f ) = rg( f ) = rg(M) = n − 1, on en déduit que :

 
1, X, . . . , X n−2 est une base de im( f ).

n
X
12. En reprenant l’observation effectuée en 10 que Ci = 0, on en déduit que :
i=2

n−1
 n−1 
X X 
0= f (X i ) = f  X i 
i=1 i=1

n−1
X
donc X i ∈ ker( f ) \ {0}. Mais, d’après le théorème du rang, on a
i=1

dim ker( f ) = n − rg( f ) = 1

donc, par dimension :

 n−1 
X 
ker( f ) = Vect  X i  .
i=1

13. D’après les questions 11 et 6, on a :


 n−2 

X 
im( f ) =  λ k
, . . . , λ n−1 
 
 k f (X ) (λ0 n−2 ) ∈ C 

 
k=0

5 Partagé sur [Link] – Licence CC BY-NC-SA 4.0.


 n−2 

X 
= λ k+1 k
, . . . , λ n−1 
 
 k (X − X ) (λ 0 n−2 ) ∈ C 

 
k=0
 n−2

 X 
= λ k
, . . . , λ n−1 
 
(X − 1) X (λ ) ∈

 k 0 n−2 C 

 
k=0

= {(X − 1)P | P ∈ Cn−2 [X]}

On a donc bien :

im( f ) = {(X − 1)P | P ∈ Cn−2 [X]} .

14. Soit P ∈ im( f) ∩ ker(


n−1
 f ). Puisque im( f ) = (X − 1)Cn−2 [X],
n−1
on a nécessairement P(1) = 0. Mais P ∈
X  X
ker( f ) = Vect  X i  donc il existe λ ∈ K tel que P = λ X i de sorte que P(1) = nλ. Ainsi λ = 0 et
i=1 i=1
donc P = 0. Il s’ensuit que im( f ) ∩ ker( f ) = {0}.
Par ailleurs, il suit du théorème du rang que dim im( f ) + dim ker( f ) = dim E donc :

E = ker( f ) ⊕ im( f ).

15. Soit j ∈ J1; nK. On a


n
Y
P j (z j ) = (z j − zk )
k=1
k, j

mais les zi sont deux à deux distincts donc chaque z j − zk est non nul et, par intégrité de C :

P j (z j ) , 0.

16. Soit j ∈ J1; nK. On écrit la division euclidienne de AP j par B :

AP j = BQ j + R j .

Les racines de P j sont les zk pour k ∈ J1; nK et k , j. Pour un tel k, on a donc :

A(zk )P j (zk ) = B(zk )Q j (zk ) + R j (zk )

mais P j (zk ) = 0 et B(zk ) = 0 donc R j (zk ) = 0 de sorte que les zk pour k ∈ J1; nK et k , j sont tous racines
de R j .

Les racines de P j sont racines de R j .

6 Partagé sur [Link] – Licence CC BY-NC-SA 4.0.


17. On a deg(R j ) < deg(B) = n donc R j admet au plus n − 1 racines. On a montré par ailleurs à la question 16
que R j admet n − 1 racines distinctes, que sont les zk pour k ∈ J1; nK et k , j. Si on note λ j le coefficient
dominant de R j , on a donc :
Y n
Rj = λj (X − zk )
k=1
k, j

et donc

R j = λ j P j.

Puisque R j = f (P j ), on a f (P j ) = λ j P j et donc :

P j est un vecteur propre de f associé à la valeur propre λ j .

18. On écrit la division euclidienne de AP j par B :

AP j = BQ j + R j

que l’on évalue en z j et on obtient

A(z j )P j (z j ) = B(z j )Q j (z j ) + R j (z j )

mais B(z j ) = 0 et R j = λ j P j donc


A(z j )P j (z j ) = λ j P j (z j ).

Puisque l’on a établi en 15 que P j (z j ) , 0, on en déduit :

A(z j ) = λ j .

19. Soit j ∈ J1; n − 1K. D’après 18, on a :


λ j = A(z j ) = znj − 1

mais zn−1
j = 1 donc znj = z j et donc λ j = z j − 1.
Pour j = n, on a z j = zn = 0 donc
λn = A(0) = −1.

En conclusion :

∀ j ∈ J1; nK , λ j = z j − 1.

20. Les z j pour j ∈ J1; nK sont deux à deux distincts donc il en est de même des λ j . Par ailleurs, il suit de
17 que chaque λ j est une valeur propre de f . Ainsi, f est admet n valeurs propres distinctes et dim E =
dim Cn−1 [X] = n donc :

7 Partagé sur [Link] – Licence CC BY-NC-SA 4.0.


f est diagonalisable.

21. Puisque χ f est scindé, on a


 
n
X n
X n
X 
tr( f ) = λj = (z j − 1) =  z j  − n
j=1 j=1 j=1

mais
n
X n−1
X n−1
X
j−1
n−2
X
j ωn−1
n−1 − 1
zj = zj = ωn−1 = ωn−1 = =0
j=1 j=1 j=1 j=0
ωn−1 − 1

donc :

tr( f ) = −n,

résultat qui est cohérent avec celui établi à la question 9.


22. Puisque les λ j sont les valeurs propres de f , on a :

n
Y
χf = (X − λ j )
j=1
n 
Y 
= X − (z j − 1)
j=1
Yn  
= (X + 1) − z j
j=1

= B(X + 1)
= (X + 1)n − (X + 1)

et, avec le binôme de Newton, il vient après simplification :

n !
X n k
χf = X + (n − 1)X.
k=2
k

23. Notons g l’endomorphisme induit par f sur im( f ). On a établi à la question 14 que E = ker( f ) ⊕ im( f )
et on sait que ker( f ) et im( f ) sont des sous-espaces stables par f . Alors, quitte à considérer la matrice
représentative de f dans une base adaptée à cette décomposition, on a :

χ f = Xχg

mais, d’après 22, on a :

n ! n−1 !
1 X n k−1 X n
χg = χ f = X + (n − 1) = n + 1 + Xk .
X k=2
k k=1
k + 1

8 Partagé sur [Link] – Licence CC BY-NC-SA 4.0.


Mais alors
det(g) = (−1)n−1 χg (0) = (−1)n+1 (n + 1).

On a donc :

det(g) = (−1)n+1 (n + 1).

9 Partagé sur [Link] – Licence CC BY-NC-SA 4.0.


Exercice 3
1. Le développement en série entière demandé est

+∞
1 X
= tn
1 − t n=0

et il est valide sur ]−1; 1[ uniquement.


2. Par dérivation terme à terme d’une série entière à l’intérieur de son domaine de convergence, on a :

+∞ +∞
1 X X
= nt n−1
= (n + 1)tn .
(1 − t)2 n=1 n=0

3. C’est du cours, la réponse correcte est la réponse (d).


4. On reconnaît une somme de Riemann à gauche associée à la fonction f continue sur le segment [a, b].
On sait alors que :

n−1 ! Z b
b−aX b−a
lim f a+k = f (t) dt.
n→+∞ n n a
k=0

5. Les points de E2 sont les points de coordonnées entières coloriés en noir sur le graphique suivant :

On a en particulier :

G(2) = 6.

6. L’application u 7→ sin(u) induit une bijection de classe C1 de 0; π2 vers [0; 1]. En outre, pour tout
h i

u ∈ 0; π2 , on a 1 − sin(u)2 = |cos(u)| = cos(u) donc, en en posant t = sin(u), il vient :


h i p

π/2 π/2
1
π
Z Z Z
1
2 1/2
(1 − t ) dt = cos (u) du =
2
1 + cos(2u) du = .
0 0 2 0 4

En conclusion :

10 Partagé sur [Link] – Licence CC BY-NC-SA 4.0.


π
J= .
4

7. Soit n ∈ N∗ . Pour m = (a, b) ∈ En , on a a2 + b2 ≤ n2 donc b ∈ J0; nK. On peut donc partitionner En


comme suit :
n 
G p 
En = (a, k) ∈ N2 a2 + k2 ≤ n
k=0
n n
G o
= (a, k) ∈ N2 a2 ≤ n2 − k2
k=0
n 
G p 
= (a, k) ∈ N2 a ≤ n2 − k2
k=0 | {z }
=Ak

n
X
de sorte que G(n) = card(En ) = card(Ak ). Mais le cardinal de Ak est égal au nombre d’entiers compris
√ k=0 j√ k
entre 0 et n2 − k2 , donc card(Ak ) = n2 − k2 + 1 et :

n  p
X  
G(n) = n2 − k 2 + 1 .
k=0

Remarque : L’énoncé proposait de faire un dessin, ce qui aurait ici donné pour n = 6 :

A6

A5

A4

A3

A2

A1

A0


8. La fonction t 7→ 1 − t2 étant continue sur [0; 1], il suit de la question 4 que :

n−1 !1/2 1
k2
Z
1X p
lim 1− 2 = 1 − t2 dt
n→+∞ n n 0
k=0

et donc, d’après 6, on a :

11 Partagé sur [Link] – Licence CC BY-NC-SA 4.0.


n−1 !1/2
1X k2 π
lim 1− 2 = .
n→+∞ n
k=0
n 4

9. Soit n ∈ N∗ . On a :
n−1 
X 1/2
Sn = n2 − k 2
k=0
n−1 !1/2
X k2
=n 1− 2
k=0
n
 n−1 ! 
 1 X k 2 1/2 
= n2 

1− 2 
n k=0 n

et donc, il suit de 8 que :

π 2
Sn ∼ n .
n→+∞ 4

10. Soit n ∈ N∗ . Pour tout k ∈ J0; nK, on a :


p p  p
n2 − k2 < n2 − k2 + 1 ≤ n2 − k2 + 1

donc, en sommant pour k allant de 0 à n, il vient :

S n < G(n) ≤ S n + (n + 1)

π 2
mais S n ∼ n donc (n + 1) = o(S n ) et donc les membres de droite et de gauche de l’inégalité
n→+∞ 4 n→+∞
sont tous deux équivalents à S n quand n tend vers l’infini. Par encadrement :

π 2
G(n) ∼ n .
n→+∞ 4

11. Soit (x, y) ∈ (R+ )2 tels que x ≤ y. On a E x ≤ Ey donc G(x) ≤ G(y) de sorte que G est une application
croissante sur R+ . En particulier, pour tout x ∈ R+ , on a :

G (⌊x⌋) ≤ G(x) ≤ G (⌊x⌋ + 1)

mais, d’après 10, on a

π π
G (⌊x⌋) ∼ ⌊x⌋2 et G (⌊x⌋ + 1) ∼ (⌊x⌋ + 1)2 .
x→+∞ 4 x→+∞ 4

12 Partagé sur [Link] – Licence CC BY-NC-SA 4.0.


Or x − 1 ≤ ⌊x⌋ < x donc, par encadrement ⌊x⌋ ∼ x de sorte que
x→+∞

π 2 π π 2
G (⌊x⌋) ∼ x et G (⌊x⌋ + 1) ∼ (x + 1)2 ∼ x .
x→+∞ 4 x→+∞ 4 x→+∞ 4

Par encadrement :

π 2
G(x) ∼ x .
x→+∞ 4

12. Pour tout n ∈ N, on a an ≤ 1 et la série n tn a un rayon de convergence égal à 1 donc R ≥ 1.


P

Par ailleurs, pour t = 1, la série n an tn diverge grossièrement car il y a une infinité de carrés parfaits,
P

ainsi R ≤ 1. En conclusion :

R = 1.

13. Les séries entières étant absolument convergentes à l’intérieur de leur domaine de convergence, on peut
effectuer des produits de Cauchy sur ]−1; 1[ des séries entières considérées. Pour tout t ∈ ]−1; 1[, on a
donc :
+∞ X
 n 
X 
h(t) =
2  ak an−k  tn

n=0 k=0
| {z }
=bn

de sorte que
+∞ X
 n 
X 
g(t) =  bk × 1 tn

n=0 k=0

mais, pour tout n ∈ N, on a :

n
X n X
X k n
X n
X
bk = aℓ ak−ℓ = aℓ ak−ℓ
k=0 k=0 ℓ=0 ℓ=0 k=ℓ

mais aℓ = 0 si ℓ n’est pas un carré et 1 sinon de sorte que


√ √
n
X ⌊Xn⌋ X
n ⌊Xn⌋ n−m
X2
bk = ak−m2 = ak
k=0 m=0 k=m2 m=0 k=0

X2
n−m

et ak est égal au nombre de carrés entre 0 et n − m2 = ( n)2 − m2 de sorte que
k=0


⌊Xn⌋ n−m
X2 √
ak = G( n)
m=0 k=0

et donc :

13 Partagé sur [Link] – Licence CC BY-NC-SA 4.0.


+∞
X √
∀t ∈ ]−1; 1[ , g(t) = G( n)tn .
n=0

14. D’après 11, on a :


√ π π
G( n) ∼ n ∼ (n + 1)
n→+∞ 4 n→+∞ 4
de sorte que
√ π  π
G( n) − (n + 1) = o (n + 1)
4 n→+∞ 4
et donc
√ π
G( n) − (n + 1) = o (n + 1)
4 n→+∞

ce qui se traduit en quantificateurs :

√ π
∀ε > 0, ∃n0 ∈ N∗ tel que ∀n ≥ n0 , G( n) − (n + 1) ≤ ε(n + 1).
4

15. Soit ε > 0. Pour tout t ∈ ]−1; 1[, on a :


+∞ +∞ 
πX X √ π
g(t) − (n + 1)tn = G( n) − (n + 1) tn
4 n=0 n=0
4
+∞
X √ π
≤ G( n) − (n + 1) |t|n
n=0
4
nX0 −1 +∞
√ π n X √ π
= G( n) − (n + 1) |t| + G( n) − (n + 1) |t|n
4 n=n0
4
|n=0 {z }
=K(t)
+∞
X
≤ K(t) + ε (n + 1) |t|n
n=n0
+∞
X
≤ K(t) + ε (n + 1) |t|n
n=0
1
= K(t) + ε
(1 − |t|)2

mais K est polynomiale en |t| donc admet une limite finie quand t tend vers 1− de sorte que K(t) = −
! t→1
1
. Il s’ensuit qu’il existe η > 0 tel que, pour tout t ∈ 1 − η; 1 , on a :
 
o
(1 − t)2

+∞
πX 1
g(t) − (n + 1)tn ≤ 2ε .
4 n=0 (1 − t)2

14 Partagé sur [Link] – Licence CC BY-NC-SA 4.0.


Ceci étant vrai pour tout ε, on en déduit que
+∞
πX
!
1
g(t) − (n + 1)t = − o
n
.
4 n=0 t→1 (1 − t)2

+∞
X 1
Puisque (n + 1)tn = , on en déduit :
n=0
(1 − t)2

π 1
!
1
g(t) − 2
=− o
4 (1 − t) t→1 (1 − t)2

et donc :

π 1
g(t) ∼ − .
t→1 4 (1 − t)2

*** Fin du sujet ***

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