E3A - MPI 2025 - Mathématiques
Éléments de correction
Exercice 1
1. Les applications coordonnées étant de classe C1 sur Rn à valeurs dans R et la fonction exp étant C1 sur
R, f est de classe C1 sur Rn comme somme de compositions d’applications C1 .
En outre, pour tout m = (x1 , . . . , xn ) ∈ Rn , on a :
∇( f )(m) = e x1 , e x2 , . . . , e xn , (0, 0, . . . , 0)
donc f n’admet pas de point critique sur Rn .
Puisque Rn est ouvert, on en déduit que :
f n’admet pas d’extremum local sur Rn .
2. Soit x ∈ R, on a :
f (x, 0, . . . , 0) = e x −−−−−→ +∞
x→+∞
donc :
f n’est pas majorée sur Rn .
3. Pour tout (x1 , . . . , xn ) ∈ Rn , on a :
n
X
f (x1 , . . . , xn ) = ex j > 0
j=1
et
lim f (x, 0, . . . , 0) = 0
x→−∞
donc :
inf f (m) = 0.
m∈Rn
4. L’application g est de classe C1 sur Rn et, pour tout m = (x1 , . . . , xn ) ∈ Rn , on a :
∇(g)(m) = (1, 1, . . . , 1)
de sorte que dg ne s’annule pas sur H, la contrainte est donc non critique.
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D’après le théorème d’optimisation sous contrainte, si f admet un extremum sous la contrainte H en
m = (x1 , . . . , xn ), alors il existe λ ∈ R tel que
∇( f )(m) = λ∇(g)(m),
c’est-à-dire :
e x1 , e x2 , . . . , e xn = (λ, λ, . . . , λ) .
n
X
On a donc nécessairement x1 = x2 = · · · = xn . Mais m ∈ H donc x j = 0 de sorte que m = (0, 0, . . . , 0).
j=1
En conclusion :
f admet un unique point critique sous la contrainte H en (0, 0, . . . , 0).
5. La fonction t 7→ et est convexe sur R donc son graphe est situé au-dessus de chacune de ses tangentes, en
particulier de sa tangente en 0. Autrement dit :
∀t ∈ R, et ≥ 1 + t.
6. D’une part, on a f (0, 0, . . . , 0) = n.
D’autre part, d’après la question 5, pour tout m = (x1 , . . . , xn ) ∈ Rn , on a :
n
X n
X n
X
f (m) = ex j ≥ (1 + x j ) = n + xj
j=1 j=1 j=1
donc, pour tout m = (x1 , . . . , xn ) ∈ H, on a :
f (m) ≥ n = f (0, 0, . . . , 0).
En conclusion :
f présente un minimum global sous la contrainte H en (0, 0, . . . , 0) qui vaut n.
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Exercice 2
1. C’est du cours : Soient A, B ∈ K[X] avec B , 0. Alors il existe un unique couple (Q, R) ∈ K[X]2 tel que
A = BQ + R avec deg(R) < deg(B).
2. On observe que
X n − 1 = X n − X + X − 1 = 1 × (X n − X) + (X − 1)
et deg(X − 1) = 1 < n = deg(X n − X) donc, par unicité de la division euclidienne :
Le reste de la division euclidienne de X n − 1 par X n − X est X − 1.
3. D’après la question 2, on a :
(X n − 1) ∧ (X n − X) = (X n − 1) ∧ (X − 1)
mais X − 1 divise X n − 1 donc (X n − 1) ∧ (X − 1) = X − 1 et donc :
(X n − 1) ∧ (X n − X) = X − 1.
2iπ
4. Posons, pour tout ℓ ∈ N∗ , ωℓ = e ℓ . Alors
n−1
Y
Xn − 1 = (X − ωkn ).
k=0
De même
n−2
Y
X n−1 − 1 = (X − ωkn−1 )
k=0
de sorte que
n−2
Y
Xn − X = X (X − ωkn−1 ).
k=0
En posant zn = 0 et zk = ωk−1
n−1 pour k ∈ J1; n − 1K, on a donc :
n
Y
B= (X − zk ).
k=1
5. On commence par observer que, pour tout P ∈ Cn−1 [X], deg( f (P)) < deg(B) = n par définition de la
division euclidienne de sorte que f (E) ⊂ E.
Soient (S , T ) ∈ Cn−1 [X] et λ ∈ C. On considère les divisions euclidiennes :
AS = QS B + RS et AT = QT B + RT
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avec QS , QT ∈ C[X] et RS = f (S ) ∈ Cn−1 [X], RT = f (T ) ∈ Cn−1 [X]. Alors
A(λS + T ) = λAS + AT = λQS B + λRS + QT B + RT = (λQS + QT )B + (λRS + RT )
mais λRS + RT ∈ Cn−1 [X] de sorte qu’il s’agit du reste de la division euclidienne de A(λS + T ) par B.
Ainsi, f (λS + T ) = λ f (S ) + f (T ), ce qui assure la linéarité de f .
En conclusion :
f ∈ L(E).
6. Soit k ∈ J0; n − 2K. On a
AX k = X n+k − X k = X n+k − X k+1 + X k+1 − X k = (X n
| {z })X + X − X
−X k k+1 k
=B
et deg(X k+1 − X k ) = k + 1 ≤ n − 1 < n = deg(B) donc X k+1 − X k est le reste de la division euclidienne de
AX k par B.
En conclusion :
∀k ∈ J0; n − 2K , f (X k ) = X k+1 − X k .
7. De même, on a :
AX n−1 = X 2n−1 − X n−1
= (X n − X)X n−1 + X n − X n−1
= (X n − X)X n−1 + X n − X + X − X n−1
= (X n − X)(X n−1 + 1) + (X − X n−1 )
| {z }
=B
et deg(X − X n−1 ) = n − 1 < deg(B) donc X − X n−1 est le reste de la division euclidienne de AX n−1 par B.
En conclusion :
f (X n−1 ) = X − X n−1 .
8. D’après les identités établies en 6 et 7, on a :
−1 0 0 ··· 0 0
1 −1 0 · · · 0 1
0 1 −1 · · · 0 0
M = . .. .. . . . ..
.. . . . .. .
0
0 0 · · · −1 0
0 0 0 · · · 1 −1
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9. Il suit immédiatement de la question précédente que :
tr(M) = −n.
10. Si on note C1 , C2 , . . . , Cn les colonnes de M, on observe que
n
X
Ci = 0
i=2
de sorte que rg(M) ≤ n − 1.
Par ailleurs, le mineur principal d’ordre n − 1 est égal à (−1)n−1 , 0 donc rg(M) ≥ n − 1. On en déduit :
rg(M) = n − 1.
11. On a observé en 10 que Cn ∈ Vect(C1 , . . . , Cn−1 ) donc f (X n−1 ) ∈ Vect f (1), f (X), . . . , f (X n−2 ) . Ainsi :
im( f ) = Vect f (1), f (X), . . . , f (X n−1 ) = 1, X, . . . , X n−2
et, puisque dim im( f ) = rg( f ) = rg(M) = n − 1, on en déduit que :
1, X, . . . , X n−2 est une base de im( f ).
n
X
12. En reprenant l’observation effectuée en 10 que Ci = 0, on en déduit que :
i=2
n−1
n−1
X X
0= f (X i ) = f X i
i=1 i=1
n−1
X
donc X i ∈ ker( f ) \ {0}. Mais, d’après le théorème du rang, on a
i=1
dim ker( f ) = n − rg( f ) = 1
donc, par dimension :
n−1
X
ker( f ) = Vect X i .
i=1
13. D’après les questions 11 et 6, on a :
n−2
X
im( f ) = λ k
, . . . , λ n−1
k f (X ) (λ0 n−2 ) ∈ C
k=0
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n−2
X
= λ k+1 k
, . . . , λ n−1
k (X − X ) (λ 0 n−2 ) ∈ C
k=0
n−2
X
= λ k
, . . . , λ n−1
(X − 1) X (λ ) ∈
k 0 n−2 C
k=0
= {(X − 1)P | P ∈ Cn−2 [X]}
On a donc bien :
im( f ) = {(X − 1)P | P ∈ Cn−2 [X]} .
14. Soit P ∈ im( f) ∩ ker(
n−1
f ). Puisque im( f ) = (X − 1)Cn−2 [X],
n−1
on a nécessairement P(1) = 0. Mais P ∈
X X
ker( f ) = Vect X i donc il existe λ ∈ K tel que P = λ X i de sorte que P(1) = nλ. Ainsi λ = 0 et
i=1 i=1
donc P = 0. Il s’ensuit que im( f ) ∩ ker( f ) = {0}.
Par ailleurs, il suit du théorème du rang que dim im( f ) + dim ker( f ) = dim E donc :
E = ker( f ) ⊕ im( f ).
15. Soit j ∈ J1; nK. On a
n
Y
P j (z j ) = (z j − zk )
k=1
k, j
mais les zi sont deux à deux distincts donc chaque z j − zk est non nul et, par intégrité de C :
P j (z j ) , 0.
16. Soit j ∈ J1; nK. On écrit la division euclidienne de AP j par B :
AP j = BQ j + R j .
Les racines de P j sont les zk pour k ∈ J1; nK et k , j. Pour un tel k, on a donc :
A(zk )P j (zk ) = B(zk )Q j (zk ) + R j (zk )
mais P j (zk ) = 0 et B(zk ) = 0 donc R j (zk ) = 0 de sorte que les zk pour k ∈ J1; nK et k , j sont tous racines
de R j .
Les racines de P j sont racines de R j .
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17. On a deg(R j ) < deg(B) = n donc R j admet au plus n − 1 racines. On a montré par ailleurs à la question 16
que R j admet n − 1 racines distinctes, que sont les zk pour k ∈ J1; nK et k , j. Si on note λ j le coefficient
dominant de R j , on a donc :
Y n
Rj = λj (X − zk )
k=1
k, j
et donc
R j = λ j P j.
Puisque R j = f (P j ), on a f (P j ) = λ j P j et donc :
P j est un vecteur propre de f associé à la valeur propre λ j .
18. On écrit la division euclidienne de AP j par B :
AP j = BQ j + R j
que l’on évalue en z j et on obtient
A(z j )P j (z j ) = B(z j )Q j (z j ) + R j (z j )
mais B(z j ) = 0 et R j = λ j P j donc
A(z j )P j (z j ) = λ j P j (z j ).
Puisque l’on a établi en 15 que P j (z j ) , 0, on en déduit :
A(z j ) = λ j .
19. Soit j ∈ J1; n − 1K. D’après 18, on a :
λ j = A(z j ) = znj − 1
mais zn−1
j = 1 donc znj = z j et donc λ j = z j − 1.
Pour j = n, on a z j = zn = 0 donc
λn = A(0) = −1.
En conclusion :
∀ j ∈ J1; nK , λ j = z j − 1.
20. Les z j pour j ∈ J1; nK sont deux à deux distincts donc il en est de même des λ j . Par ailleurs, il suit de
17 que chaque λ j est une valeur propre de f . Ainsi, f est admet n valeurs propres distinctes et dim E =
dim Cn−1 [X] = n donc :
7 Partagé sur [Link] – Licence CC BY-NC-SA 4.0.
f est diagonalisable.
21. Puisque χ f est scindé, on a
n
X n
X n
X
tr( f ) = λj = (z j − 1) = z j − n
j=1 j=1 j=1
mais
n
X n−1
X n−1
X
j−1
n−2
X
j ωn−1
n−1 − 1
zj = zj = ωn−1 = ωn−1 = =0
j=1 j=1 j=1 j=0
ωn−1 − 1
donc :
tr( f ) = −n,
résultat qui est cohérent avec celui établi à la question 9.
22. Puisque les λ j sont les valeurs propres de f , on a :
n
Y
χf = (X − λ j )
j=1
n
Y
= X − (z j − 1)
j=1
Yn
= (X + 1) − z j
j=1
= B(X + 1)
= (X + 1)n − (X + 1)
et, avec le binôme de Newton, il vient après simplification :
n !
X n k
χf = X + (n − 1)X.
k=2
k
23. Notons g l’endomorphisme induit par f sur im( f ). On a établi à la question 14 que E = ker( f ) ⊕ im( f )
et on sait que ker( f ) et im( f ) sont des sous-espaces stables par f . Alors, quitte à considérer la matrice
représentative de f dans une base adaptée à cette décomposition, on a :
χ f = Xχg
mais, d’après 22, on a :
n ! n−1 !
1 X n k−1 X n
χg = χ f = X + (n − 1) = n + 1 + Xk .
X k=2
k k=1
k + 1
8 Partagé sur [Link] – Licence CC BY-NC-SA 4.0.
Mais alors
det(g) = (−1)n−1 χg (0) = (−1)n+1 (n + 1).
On a donc :
det(g) = (−1)n+1 (n + 1).
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Exercice 3
1. Le développement en série entière demandé est
+∞
1 X
= tn
1 − t n=0
et il est valide sur ]−1; 1[ uniquement.
2. Par dérivation terme à terme d’une série entière à l’intérieur de son domaine de convergence, on a :
+∞ +∞
1 X X
= nt n−1
= (n + 1)tn .
(1 − t)2 n=1 n=0
3. C’est du cours, la réponse correcte est la réponse (d).
4. On reconnaît une somme de Riemann à gauche associée à la fonction f continue sur le segment [a, b].
On sait alors que :
n−1 ! Z b
b−aX b−a
lim f a+k = f (t) dt.
n→+∞ n n a
k=0
5. Les points de E2 sont les points de coordonnées entières coloriés en noir sur le graphique suivant :
On a en particulier :
G(2) = 6.
6. L’application u 7→ sin(u) induit une bijection de classe C1 de 0; π2 vers [0; 1]. En outre, pour tout
h i
u ∈ 0; π2 , on a 1 − sin(u)2 = |cos(u)| = cos(u) donc, en en posant t = sin(u), il vient :
h i p
π/2 π/2
1
π
Z Z Z
1
2 1/2
(1 − t ) dt = cos (u) du =
2
1 + cos(2u) du = .
0 0 2 0 4
En conclusion :
10 Partagé sur [Link] – Licence CC BY-NC-SA 4.0.
π
J= .
4
7. Soit n ∈ N∗ . Pour m = (a, b) ∈ En , on a a2 + b2 ≤ n2 donc b ∈ J0; nK. On peut donc partitionner En
comme suit :
n
G p
En = (a, k) ∈ N2 a2 + k2 ≤ n
k=0
n n
G o
= (a, k) ∈ N2 a2 ≤ n2 − k2
k=0
n
G p
= (a, k) ∈ N2 a ≤ n2 − k2
k=0 | {z }
=Ak
n
X
de sorte que G(n) = card(En ) = card(Ak ). Mais le cardinal de Ak est égal au nombre d’entiers compris
√ k=0 j√ k
entre 0 et n2 − k2 , donc card(Ak ) = n2 − k2 + 1 et :
n p
X
G(n) = n2 − k 2 + 1 .
k=0
Remarque : L’énoncé proposait de faire un dessin, ce qui aurait ici donné pour n = 6 :
A6
A5
A4
A3
A2
A1
A0
√
8. La fonction t 7→ 1 − t2 étant continue sur [0; 1], il suit de la question 4 que :
n−1 !1/2 1
k2
Z
1X p
lim 1− 2 = 1 − t2 dt
n→+∞ n n 0
k=0
et donc, d’après 6, on a :
11 Partagé sur [Link] – Licence CC BY-NC-SA 4.0.
n−1 !1/2
1X k2 π
lim 1− 2 = .
n→+∞ n
k=0
n 4
9. Soit n ∈ N∗ . On a :
n−1
X 1/2
Sn = n2 − k 2
k=0
n−1 !1/2
X k2
=n 1− 2
k=0
n
n−1 !
1 X k 2 1/2
= n2
1− 2
n k=0 n
et donc, il suit de 8 que :
π 2
Sn ∼ n .
n→+∞ 4
10. Soit n ∈ N∗ . Pour tout k ∈ J0; nK, on a :
p p p
n2 − k2 < n2 − k2 + 1 ≤ n2 − k2 + 1
donc, en sommant pour k allant de 0 à n, il vient :
S n < G(n) ≤ S n + (n + 1)
π 2
mais S n ∼ n donc (n + 1) = o(S n ) et donc les membres de droite et de gauche de l’inégalité
n→+∞ 4 n→+∞
sont tous deux équivalents à S n quand n tend vers l’infini. Par encadrement :
π 2
G(n) ∼ n .
n→+∞ 4
11. Soit (x, y) ∈ (R+ )2 tels que x ≤ y. On a E x ≤ Ey donc G(x) ≤ G(y) de sorte que G est une application
croissante sur R+ . En particulier, pour tout x ∈ R+ , on a :
G (⌊x⌋) ≤ G(x) ≤ G (⌊x⌋ + 1)
mais, d’après 10, on a
π π
G (⌊x⌋) ∼ ⌊x⌋2 et G (⌊x⌋ + 1) ∼ (⌊x⌋ + 1)2 .
x→+∞ 4 x→+∞ 4
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Or x − 1 ≤ ⌊x⌋ < x donc, par encadrement ⌊x⌋ ∼ x de sorte que
x→+∞
π 2 π π 2
G (⌊x⌋) ∼ x et G (⌊x⌋ + 1) ∼ (x + 1)2 ∼ x .
x→+∞ 4 x→+∞ 4 x→+∞ 4
Par encadrement :
π 2
G(x) ∼ x .
x→+∞ 4
12. Pour tout n ∈ N, on a an ≤ 1 et la série n tn a un rayon de convergence égal à 1 donc R ≥ 1.
P
Par ailleurs, pour t = 1, la série n an tn diverge grossièrement car il y a une infinité de carrés parfaits,
P
ainsi R ≤ 1. En conclusion :
R = 1.
13. Les séries entières étant absolument convergentes à l’intérieur de leur domaine de convergence, on peut
effectuer des produits de Cauchy sur ]−1; 1[ des séries entières considérées. Pour tout t ∈ ]−1; 1[, on a
donc :
+∞ X
n
X
h(t) =
2 ak an−k tn
n=0 k=0
| {z }
=bn
de sorte que
+∞ X
n
X
g(t) = bk × 1 tn
n=0 k=0
mais, pour tout n ∈ N, on a :
n
X n X
X k n
X n
X
bk = aℓ ak−ℓ = aℓ ak−ℓ
k=0 k=0 ℓ=0 ℓ=0 k=ℓ
mais aℓ = 0 si ℓ n’est pas un carré et 1 sinon de sorte que
√ √
n
X ⌊Xn⌋ X
n ⌊Xn⌋ n−m
X2
bk = ak−m2 = ak
k=0 m=0 k=m2 m=0 k=0
X2
n−m
√
et ak est égal au nombre de carrés entre 0 et n − m2 = ( n)2 − m2 de sorte que
k=0
√
⌊Xn⌋ n−m
X2 √
ak = G( n)
m=0 k=0
et donc :
13 Partagé sur [Link] – Licence CC BY-NC-SA 4.0.
+∞
X √
∀t ∈ ]−1; 1[ , g(t) = G( n)tn .
n=0
14. D’après 11, on a :
√ π π
G( n) ∼ n ∼ (n + 1)
n→+∞ 4 n→+∞ 4
de sorte que
√ π π
G( n) − (n + 1) = o (n + 1)
4 n→+∞ 4
et donc
√ π
G( n) − (n + 1) = o (n + 1)
4 n→+∞
ce qui se traduit en quantificateurs :
√ π
∀ε > 0, ∃n0 ∈ N∗ tel que ∀n ≥ n0 , G( n) − (n + 1) ≤ ε(n + 1).
4
15. Soit ε > 0. Pour tout t ∈ ]−1; 1[, on a :
+∞ +∞
πX X √ π
g(t) − (n + 1)tn = G( n) − (n + 1) tn
4 n=0 n=0
4
+∞
X √ π
≤ G( n) − (n + 1) |t|n
n=0
4
nX0 −1 +∞
√ π n X √ π
= G( n) − (n + 1) |t| + G( n) − (n + 1) |t|n
4 n=n0
4
|n=0 {z }
=K(t)
+∞
X
≤ K(t) + ε (n + 1) |t|n
n=n0
+∞
X
≤ K(t) + ε (n + 1) |t|n
n=0
1
= K(t) + ε
(1 − |t|)2
mais K est polynomiale en |t| donc admet une limite finie quand t tend vers 1− de sorte que K(t) = −
! t→1
1
. Il s’ensuit qu’il existe η > 0 tel que, pour tout t ∈ 1 − η; 1 , on a :
o
(1 − t)2
+∞
πX 1
g(t) − (n + 1)tn ≤ 2ε .
4 n=0 (1 − t)2
14 Partagé sur [Link] – Licence CC BY-NC-SA 4.0.
Ceci étant vrai pour tout ε, on en déduit que
+∞
πX
!
1
g(t) − (n + 1)t = − o
n
.
4 n=0 t→1 (1 − t)2
+∞
X 1
Puisque (n + 1)tn = , on en déduit :
n=0
(1 − t)2
π 1
!
1
g(t) − 2
=− o
4 (1 − t) t→1 (1 − t)2
et donc :
π 1
g(t) ∼ − .
t→1 4 (1 − t)2
*** Fin du sujet ***
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