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Le document traite du développement du langage chez les enfants, en explorant les différentes phases de ce développement et les théories psychologiques associées, telles que le behaviorisme, le nativisme et l'interactionnisme social. Il met en lumière l'importance du langage dans le développement cognitif et les implications de ce processus sur la mémoire et la pensée. Enfin, il aborde les méthodologies de recherche et les applications pratiques dans le domaine de l'éducation et de l'orthophonie.

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Le document traite du développement du langage chez les enfants, en explorant les différentes phases de ce développement et les théories psychologiques associées, telles que le behaviorisme, le nativisme et l'interactionnisme social. Il met en lumière l'importance du langage dans le développement cognitif et les implications de ce processus sur la mémoire et la pensée. Enfin, il aborde les méthodologies de recherche et les applications pratiques dans le domaine de l'éducation et de l'orthophonie.

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Parcours : psychopédagogie

LPP 120 : Introduction à la psychologie du développement

THEME : LA PSYCHOLOGIE DU LANGAGE CHEZ LES


ENFANTS : DEVELOPPEMENT DU LANGAGE ET SES
IMPLICATIONS COGNITIVES
Présenté par :
N° NOMS ET PRÉNOMS NIVEAU

1. ALBERT KILWETEYE I

2. BAVDAM PAULINE I

3. MAHAMA YANAWA I

4. MALAMA DIGAY I

Examinateur : M. SADJO MAIDADI


Doctorant en psychologie

ANNEE ACADEMIQUE 2025--2026

0
PLAN DE L’EXPOSE
INTRODUCTION
I- DEFINITION DES CONCEPTS CLES
II- LES GRANDES ETAPES DU DEVELOPPEMENT LANGAGE
1. La phase pré-linguistique (0 à 12 mois)
2. Premier mot (12 à 24 mois)
3. Phase explosion lexicale ou grammaticale (2 à 3 ans)
4. La phase complexe ou complexification (4 à 5 ans)
5. Affinement syntaxique (3 à 4 ans)
6. Phase méta cognition linguistique, plus d'affinage (5 à 7 ans)
7. Phase langage mature (à partir de 7 ans au plus)
III- THEORIES MAJEURES DE PSYCHOLOGIE DU LANGAGE CHEZ
LES ENFANTS.
1) Behaviorisme (Skinner)
a. Conditionnement, apprentissage et comportement humain
b. b le Conditionnement opérant
c. a le Conditionnement répondant (classique ou Pavlovien)
2) Nativisme
3) Interactionnisme social (Vygosky, 1896-1934)
IV- L'IMPLICATION COGNITIVE
a) Relation entre vocabulaire et mémoire
b) L’influence du langage sur la catégorisation et la pensée spatiale
c) Effet du bilinguisme précoce sur le contrôle exécutif.
V- METHODOLOGIE DE RECHERCHE
1. La recherche naturaliste
a. Observation naturaliste

b. Expérience contrôler
2. Technique neuroimagerie (ERM IRMF)
a) IRM et IRMF
b) Différence clé entre IRM et PRMF

1
c) Application de l'IRM et l'IRMF
VI- APPLICATION PRATIQUE
1. Interventions orthophoniques ciblées
2. Stratégie éducative
CONCLUSION

2
INTRODUCTION
Le langage n'est pas un outil de communication mais aussi un levier crucial du
développement de l'intelligence et la mémoire (cognitive) chez les enfants. Dès les
premiers gazouillis jusqu'à la maîtrise des phrases complexes chaque étape reflète des
changements profonds dans la manière dont le cerveau traite l'information. Cette activité
passe en revue : les grandes phases du développement langagier, les théories majeures qui
expliquent leurs implications cognitives, ainsi que les méthodes de recherche les plus
utilisées. Cette vue d'ensemble permet de situer le langage comme point de convergence
entre le développement linguistique et le cognitif et d'identifier les pistes de recherche les
plus prometteuses

3
I- DEFINITION DES CONCEPTS CLES
Pour bien comprendre la thématique, quelques concepts doivent être définis :
 Langage : c'est un système de signes (paroles, gestes, écritures) que l’enfant
utilise pour communiquer et structurer sa pensée.
Selon H. Delacroix (psychologue et linguiste français) : « le langage est un
système de signes qui permet à l'homme de communiquer avec les autres et des
représenter ses pensées »
 Psychologie : étude de processus mentaux et comportementaux. Ici, comment
l'enfant perçoit, comprends et produit le langage. C’est aussi la « science de la conduite ».
Selon Freud est : « l'étude de l'inconscient humain et de ses effets sur le
comportement et les pensées ».
 Développement : évolution progressive de capacité physique cognitive et sociale
de l'enfant au fil du temps.
 L’enfant : individu en plein croissance donc le cerveau et particulièrement
plastique et sensible aux expériences langagières.
 Le développement du langage : progression depuis les premiers babillages
jusqu'à la maîtrise de la syntaxe du vocabulaire et de la pragmatique.
 Implication cognitive : effets du langage sur la mémoire, l’attention, la
catégorisation et résolution de problème. Le langage façonne la façon dont l'enfant pense
et apprendre.
Le développement du langage selon j. Piaget : « le développement du langage est
lié au développement cognitif. »
Selon LEV VYGOTSKY : « le développement du langage est un processus social
qui se déroule à travers l'interaction avec les autres. »

II- LES GRANDES ETAPES DU DEVELOPPEMENT LANGAGIER

Elle s'est fait observer de la naissance à l'âge scolaire.


1. La phase pré-linguistique (0 à 12 mois)

4
 0 à 2 mois : les pleurs gazouillis, réponse au voix ;
 3 à 6 mois : babillage canonique (ba - ba da -------), intonation qui
ressemble à la parole ;
 7 à 12 mois : babillage variée, premier consigne simple (non... bye... bye…)
Le bébé produit les babillages ; Pour Piaget c'est la période sensorimotrice où
l'enfant explore le monde par le sens et les actions, c'est qu'il est préparé au langage.

2. Premier mot (12 à 24 mois)


→ Vocabulaire explosif : 15 à 50 mots (environ un mot tous les 3 jours) ;
→ Combinaison de deux mots ''bébé pleure, veux néné….
→ Compréhension bien plus large que la production ‘‘parti...... Marché......’’, donc en
quelques semaines le bébé dit ‘‘maman------- balle’’. Pour Vygotsky de souligner que ces
mots apparaissent d'abord dans le cadre social : l'adulte nomme l'objet, l'enfant le répète
dans la zone proximale de développement.

3. Phase explosion lexicale ou grammaticale (2 à 3 ans)


 En quelques semaines le vocabulaire passe de 20 à plus de 200 mots ;
 Phrase de 2 à 4 mots, l'utilisation des prénoms - négation- des questions : papa ?
Où ?
Brunner parle de ''scaffolding'', l'adulte fournit un soutien structuré (question geste)
qui aident l'enfant élargir son répertoire lexical, exemple : papa parti, bébé faim.
Chomsky voit l'émergence d'une grammaire innée : l'enfant commence à appliquer les
règles de structures de phrase même s'il ne les maîtrise pas encore parfaitement.

4. La phase complexe ou complexification (4 à 5 ans)


o Phase de 4 à 6 mots utilisation de conjonction : ''et'', ''mais'' ;
o Récit, l'histoire courte, capacité à suivre les consignes à deux étapes ;
o Conscience phonologique émergente (rime-syllabe)
Exemple : je veux que tu me lises une histoire quand je finis mon dessin.

5
Vygotsky insiste sur le rôle du dialogue avec l'adulte qui est introduit les conjonctions et
des subordinations.
5. Affinement syntaxique (3 à 4 ans)
 Phase simple, complète, l'utilisation de temps verbaux (passer, futur)
 Vocabulaire 1500 à 2500 mots
 Capacité à expliquer, augmenter, raconter des événements passés, Piaget situe
cette phrase simple dans le stade préopératoire où l'enfant peut présenter mentalement des
actions et exprimer verbalement.

6. Phase méta cognition linguistique, plus d'affinage (5 à 7 ans)


Phase opératoire concrète selon Piaget
a. Enregistrement du vocabulaire abstrait (émotion, concept)
b. Capacité à reproduire des récits détaillés à argumenter de façon logique ;
c. Consolidation de la lecture/écriture/langage, l'enfant à ce stade corrige son
propre ''j'ai allé'' en ''je suis allé'' Keller théorie d'apprentissage social montre que l'enfant
intègre les feedbacks correctifs de l'environnement.

7. Phase langage mature (à partir de 7 ans au plus)


L'enfant raconte une histoire, argument, adapte son ton selon l'interlocuteur.
Erikson place cette maîtrise dans la crise ''l'industrie Vs infériorité'' réussir à parler bien,
renforcer les sentiments de compétences. Piaget ajoute que le stade des opérations
concrètes permet d'utiliser la logique. Ces repères sont indicatifs, chaque enfant évolue à
son rythme.

III- THEORIE MAJEUR DE PSYCHOLOGIE DU LANGAGE CHEZ


LES ENFANTS.
1) Behaviorisme (Skinner)
Cet ouvrage, Histoire de la psychologie générale du behaviorisme au cognitivisme
par Claudette Mariné et Christian Escribe Paru le 22 septembre 2010 parlant des origines

6
de la psychologie générale et grandes étapes de son évolution. Plus précisément, les
concepts et les modèles théoriques des différents courants, notamment du behaviorisme
au cognitivisme, sont abordées et illustrées par des exemples d’expérimentation, de
synthèse, des petits exercices d’évaluation, etc.
a. Conditionnement, apprentissage et comportement humain
Par Céline Clément Paru le 19 juin 2013. Ce livre explique de façon claire et
pédagogie l'apport de principaux auteurs du courant mais behavioriste (notamment
Watson, Pavlov et Skinner) l'objectif est d'aider à comprendre les différentes théories de
l'apprentissage par conditionnement (répondant et opérant) et de faire découvrir les
différents champs d'application de ces modèles comportementaux (par exemple
l'éducation, la cognition, la thérapie, etc.).
b. b le Conditionnement opérant
Le second type d'apprentissage associatif est le conditionnement opérant ou
Skinnerien donc la formalisation est le fait de B.F. Skinner.
Quelles sont les principales caractéristiques du conditionnement opérant ? En quoi
se distingue-t-il du conditionnement pavlovien ? Quelles conséquences permettent le
maintien des conduites ? C'est à ces questions que nous allons tenter de répondre dans la
suite de notre travail.
À la suite des travaux de Thorndike (1932) et de Watson (1913), Skinner a
développé un dispositif, la fameuse boîte de Skinner, lui permettant de contrôler
précisément les conditions expérimentales, dans le schéma de base, un rat appuie sur un
levier, chaque appui constitue une réponse et reçoit à la suite de ce comportement un peu
de nourriture. On observe alors une augmentation de la fréquence d'apparition de la
réponse « appui sur le levier »
L'apparition de la nourriture dépendant du comportement opérant qui qui se
différencie du schéma de conditionnement Pavlovien. Le terme opérant souligne le
caractère actif du sujet humain ou de l'animal : le comportement opère un changement sur
l'environnement, il l’affecte. De plus, le comportement est modifié par ce changement
dans l'environnement : il sera fait mention d'un comportement opérant lorsque celui-ci

7
pourra être modifié par ses conséquences. Lorsque j'observe le mouvement de la cheville
qui ont la même conséquence.
Le moment du mobile, ceci ne sont jamais tout à fait identique du point de vue de
leur typographie.
d. a le Conditionnement répondant (classique ou Pavlovien)
Est un type d'apprentissage où un stimulus neutre (comme une cloche) apprend à
provoquer une réponse, réflexe (salivation) en étant associé de manière répétée à un
stimulus inconditionnel (la nourriture) qui déclenche naturellement cette réponse.
L'association crée un stimulus conditionné (la cloche) et une réponse conditionnée
(salivation au son seul), illustrant comment des réactions automatiques sont apprises par
association, un concept central du béhaviorisme.
Les étapes clés :
 Avant le conditionnement
 Stimulus inconditionnel (SI) : nourriture
 Réponse inconditionnelle (RI) : salutations (réflexe naturel)
 Stimulus neutre (SN) : cloche
 Réponse neutre (SN) : aucune salivation (juste une attention)
 Pendant le conditionnement
o Le SN (cloche) est présenté juste avant ou en même temps que le SI (nourriture)
o Cette association et répéter (SN + SI  RI)
 Après le conditionnement
→ Le SN devienne un stimuli conditionnel (SC)
→ Le SC (cloche) seul provoque une réponse conditionnée (RC) c'est-à-dire la
salivation.
En résumé, c'est l'apprentissage de l'anticipation : le chien salive a la cloche par ce
qu'il a appris que la cloche prédit l'arrivée de la nourriture, une réponse innée,
pratiquement comme un réflexe, provoqué par l'environnement.

8
2) Nativisme
Le langage est-il un instinct ? Une critique du nativisme linguistique, de Chomsky
à Pinker de Jean-Michel Fortis texto, 13 (4),2008
La '' nature humaine'' et l'inné sont aujourd'hui très en vague. On nous dit que
l'alcoolisme, la propension au viol ou à la pauvreté ont une origine génétique. Ils ne sont
par bonheur contrebalancé par les gènes de l'intelligence et de la morale (1). Un ancien
prix Nobel et un nouveau président de la République croient l’intelligence des Noirs ou
de délinquance écrite dans les gènes. Un document biologico-évolutionniste se constitue,
qui empiète de plus en plus sur le terrain des sciences sociales.
Notre propos sera d'examiner un pan de ce programme innéiste, celui qui concerne
la faculté de langage ; nous présenterons d'abord le vu de celui qui a été l'instigateur
principal de ce nativisme linguistique, nous allons parler de Chomsky. Les premières
pièces du dossier seront donc les arguments de Chomsky, qui sont le cadre dans lequel le
nativisme linguistique s'est développé. Nous élargirons ensuite la discussion aux
recherches de tous les ordres qui défendent un point de vue nativiste. À cette fin nous
partirons du livre de Pinka the langage Instinct, qui a l'avantage d'être une synthèse des
principaux arguments nativiste.

3) Interactionnisme social (Vygosky, 1896-1934)

L'interactionnisme social(Vygosky) postule que le développement cognitif de


l'enfant et fondamentalement lié aux interactions sociales et à la culture le langage est
englouti médiateur clé. La zone proximale de développement (ZPD) et le cœur de cette
théorie, représentant l'écart entre ce qu’un enfant peut faire seul et ce qu'il peut accomplir
avec l'aide d'un pair plus compétent ou d'un adulte (Mko-More knowledgeable other).
C'est dans cet espace (la ZPD) que l'apprentissage le plus efficace se produits, grâce au
soutien temporaire (étayage) qui permet à l'enfant de dépasser ses capacités actuelles.

9
Les principes clés de l'interactionnisme sociale
 Rôle de l'interaction : le développement n'est pas un processus solitaire mais social.
Les interactions asymétrique (adulte/enfant) sont crucial pour l'acquisition des
compétences.
 Médiation culturelle : les outils culturels (langage, symbole) façonnent la pensée et
sont transmis par ses interactions.
 Langage comme outil : le langage et l'instrument psychologique le plus important
permettant la communication, la conceptualisation et le développement des fonctions
cognitives supérieur.

La zone proximale de développement (ZPD)


 Définition : l'espace entre le niveau de développement actuel (ce que l'enfant fait
seul) et le niveau de développement potentiel (c'est que l'enfant peut faire avec de l'aide)
 Fonctionnement : l'apprentissage ciblé dans la ZPD stipule l'enfant sans le
décourager, facilitant le passage de compétences assistées à l'autonomie.
 Application (Scaffolding) : l'aide fournie (étayage), est un soutien temporaire
(exemple : guidage verbal, démonstration) qui est retiré progressivement à mesure que
l'enfant maîtrise la tâche, comme l’illustre l'exemple d'une activité ludique en classe.
En résumé Vygosky voit l'apprentissage comme un processus social ou
l'interaction guidée, à travers la ZPD permet à l'enfant de s'approprier des outils culturels
et de développer son potentiel, plutôt que de simplement refléter ce qu'il sait déjà faire.
Le débat psychologique s'articule sur l'acquisition du langage autour des grandes
perspectives qui aujourd'hui tendent assez compléter plutôt qu'à s'opposer.
La science aussi historiquement entre l'idée d’un apprentissage par
Conditionnement comme Sartre et Sarraute rejoignent les psychologues interactionniste
(Vygosky, Brunes) sur un point crucial le langage n'est pas un simple étiquetage du
monde c'est une construction active parfois douloureuse, de la réalité et de la pensée.
Nathalie Sarraute et évoque le tropisme que les mots trahissent souvent le passage

10
douloureux du ‘‘ressentit’’ le langage intérieur et fluide. La convergence sur la
construction.
Le paradoxe de l'égocentrisme : ce Piaget décrit cliniquement comme un langage
egocentrique (monologue de l'enfant) est reçu de l'intérieur par les auteurs comme la
naissance de la vie intérieure et l'imaginaire.
L'empirisme et le Behaviorisme : que l'enfant apprend par imitation et
renforcement le langage vient de l'intérieur. L'enfant est perçu comme un tabula
''rasa'‘ qui apprend à parler par imitation, répétition et renforcement (récompense).
Skinner de stipuler le langage : « le comportement verbal est un comportement
renforcé par la médiation d'autres personnes », il considère que le langage ne diffère pas
les autres actions motrices ; il façonne par ses conséquences « les enfants apprennent le
langage d'abord en imitant les personnes qui s'occupent d’eux » l’enfant émet un son par
hasard ou imitation. L'entourage réagit positivement (sourire, la tension, nourriture).
Pour Watson et les behavioristes « la pension n'a pas d'existence autre que celle
d'être un comportement : la parole intérieure existe donc, mais elle est-elle mouvement
laryngé ».
Le concept est donc le conditionnement opérant- le stimulus- réponse-limitation-la
pensée et le comportement verbal des cordes vocales (Watson)
Bien que saint Augustin (VIe siècle) confession livre I chapitre 8, il décrit
comment l'enfant a appris à parler en observant les adultes « quand les adultes nomment
quelque chose et qu'à quelque chose, je le voyais et je retenais que la chose s’appelait du
son qu'il faisait attendre […] Ainsi j'apprenais peu à peu à comprendre des quelque
choses les mots […] Étaient les signes ».

IV- L'IMPLICATION COGNITIVE


a) Relation entre vocabulaire et mémoire
Elle est un travail (modèle de baddeley) la mémoire de travail phonologique et le
moteur principal de l'acquisition du vocabulaire chez l'enfant.

11
 La boucle phonologique
Agit comme dispositif d'apprentissage du langage /langage Learning devise (LDA)
Exemple : quand l’enfant entend un nouveau mot : ‘‘papa’’, il doit maintenir cette
séquence sonore dans sa mémoire à court terme. C'est le maintien qui permet au cerveau
de créer une représentation stable à long terme (le mot appris)

 La corrélation
La capacité d'un enfant à répéter de pseudo-mots (mots inventés comme ''choupi'')
pour son futur vocabulaire.
L'évolution développemental entrainera le changement du langage et de la
mémoire avec l'âge
→ Avant 7 ans (stockage positif) il retient les sons comme dodo...... ;
→ Après 7 ans (répétition active) l'enfant commence à utiliser les répétitions
subvocale (dans sa tête) pour apprendre les mots plus complexes et de soutenir sa
compréhension de phrase compliquées : j'ai sommeil, je voudrais aller me coucher ;
→ Réduit la charge ; adapter l'enseignement. Répétition fréquente un enfant avec
déficit de mémoire de travail a besoin de 3 fois plus d'exposition pour apprendre un mot,
double codage l'audition au visuel pour soulager la bouche
→ Entraîner la mémoire (remédiation)

 Implication clinique
→ Dysphasie ;
→ Dyslexie : trouble du langage, déficit de la bouche phonologique.
La mémoire de travail est spécifiquement la bouche phonologique constitue le
moteur cognitif de l'acquisition du vocabulaire chez l'enfant. Elle agit comme un tampon
nécessaire à la conservation d'une information auditive éphémère en connaissance
lexicale stable. Les déficits de cette capacité sont un marqueur clinique fiable des

12
difficultés d'apprentissage du langage, soulignant l'importance d'évaluer la mémoire de
travail verbale dans tout diagnostic psychologique.

b) L’influence du langage sur la catégorisation et la pensée spatiale


Le langage agit comme une lentille attentionnelle. Il ne nous empêche pas de vrai
ce que nous ne pouvons nommer, mais il nous force à traiter et mémoriser l'espace d'une
manière spécifique (absolue, relative) pour être efficace dans notre communauté
(Levinson Bowerman)
Le langage agit ici comme un échauffade cognitif qui impose un système de
coordonnées spécifique pour mémoriser et organiser l'espace, la manière où nous nous
orientons, exemple à gauche de moi, au nord de la table. Sans confondre la catégorisation
précoce (de 18 mois), exemple au-dessus, au-dessous.
Le vocabulaire spécial est connu de la maternelle avec les mots comme (entre, à
travers, au-dessus, en bas). Un prédicteur fort des futures compétences en mathématiques
et de résolution des problèmes spéciaux dans la vie courante.

c) Effet du bilinguisme précoce sur le contrôle exécutif.


Le bilinguisme précoce influence vraiment le candidat exécutif, les enfants qui
grandissent avec deux langues développent une flexibilité cognitive accrue, une meilleure
inhibition des réponses automatiques et une capacité de changement de tâche plus rapide
en psychologie du langage, ça se traduit par :
 La gestion du conflit : le cerveau doit constamment choisir les langues appropriées
ce qui renforce le réseau front-pariétal d'interférence
 La mémoire du travail maintenu les deux systèmes linguistiques ce qui facilitera à
retenir et manipuler les données ;
 La tension sélective : le bilinguisme montre souvent une meilleure orientation vers
les stimuli pertinents et une moindre distractibilité.

13
Sur le plan cognitif ses avantages se généralise à d'autres domaines (résolution des
problèmes, planification) et peuvent retarder l'apparition de certains signes de
vieillissement cognitif, le bilinguisme précoce agit comme un entraînement intensif du
contrôle exécutif avec les retombées positives sur la cognition globale.
François Gros Jean psychologiste de renchérir : « grandir avec deux langues,
c'est comme faire du sport quotidien pour le cerveau, l'enfant développe une flexibilité
cognitive qui passe le simple maniement du vocabulaire ».
Gilbert Dalgalien (linguiste) : « plus on apprend de la langue tôt plus cela crée un
effet cumulatif, l'apprentissage d'une langue ne nuit pas à l'autre au contraire elle
renforce. »
La psychologie du langage a des implications cognitives majeurs : elle relève
comment le langage structure notre pensée, facilite l'apprentissage des concepts
(catégorisation, attention) et l'ass-blage d’idée complexe, agissant comme un outil pour
organiser le monde et les connaissances, influençant perception, mémoire, raisonnement
et même la construction de notre réalité sociale et personnel, à travers des processus
comme la sémantique cognitive, les modèles mentaux et la cognition incarnée
Rôle dans le développement cognitif
 Catégorisation et attention : les mots aident à délimiter des catégories (exemple :
nommer les objets) et à focaliser la tension sur des propriétés (couleur, forme)
 Assemblage conceptuel : le langage sert de ''colle'' pour lier des concepts simples
en idées composées, ce qui serait difficile sans lui, selon certaines théories ;
 Cognition incarner : la compréhension des mots d'action active des systèmes
sensorimoteurs, montrant que la cognition est incarnée dans l'expérience corporelle
Processus cognitifs impliqués
 Traitement de l'information : comprendre un mot, une phrase, ou un texte nécessite
des opérations cognitives complexes (accès au sens, structure syntaxique)
 Mémoire et automatisation : la lecture, par exemple, s'automatise avec la pratique,
mobilisant un riche bagage cognitif et linguistique ;

14
 Modèle manteau : la langue permet d'exprimer et de construire des modèles de
connaissance (modèles de situation) qui sont nos référentiels du monde.
Impact sur la pensée et la réalité
 Perception du monde : le langage organise l'expérience et peut façonner notre
vision du monde, chaque langue contenant une vision particulière de la réalité ;
 Penser abstraite : il permet de forme d'abstraction, guidant notre pensée sur le
problème est de processus sociaux
 Interdisciplinarité : il se connecte à la neurologie, la psychologie et la linguistique
pour comprendre comment le cerveau gère le langage.
En somme, la psychologie du langage explore comment les mécanismes cognitifs
(attention, mémoire, raisonnement) sans mobiliser par le langage, et comment le langage,
en retour, modifie et enrichit ces mêmes processus créant une interaction dynamique
entre pensées et paroles.

V- METHODOLOGIE DE RECHERCHE
1. La recherche naturaliste
Elles sont deux méthodes de recherche en psychologie pour étudier le
comportement humain.
a) observation naturaliste
Elle consiste à observer les individus dans leur environnement naturel sans
intervenir même influencer leur comportement.
b) expérience contrôlée
Sous forme de jeu pour une observation naturaliste pour capter le langage tel qu'il
appareil dans la vie quotidienne sans laboratoire, ni contrainte.
Exemple : l'observateur défini le cadre ; maisons- cours de l'école ou parc..... ,
décide la tranche d'âge (2 à 4 ans) matériel bloc-notes avec la grille d'observation (geste,
contexte..... ,), enregistreur audio discrète (smartphone) pour capter les productions
verbales de façon habituelle, passer quelques séances à faire partie du décore pour que
l'enfant n'oublie pas la présence de l'observateur, expliquer aux parents qu'on le fait pour

15
observer le développement du langage, note les moments clés : initial à la conversation,
conflit, les jeux symboliques....
Il y aura codage ou longue transcrit les énoncés (orthographe standard, phonétique)
les classes selon la fonction (narration-régulation), la structure (phrase simple-complexe),
vocabulaire (nom, verbe) analyse, calcul la fréquence des différents types d'énoncé.
 Croire avec le contexte (qui parle à qui, pendant l'activité) ;
 Chercher les patterns développementaux (exemple : augmentation des phrases
complexes selon l'âge) ;
 Valide fait vérifier une partie de codage a un second observateur pour s’assurer de
la fiabilité ;
 Comparer le résultat avec la littérature existante.
Elle consiste donc à manipuler une variable indépendante et à mesurer son effet
sur une variable dépendante, tout en contrôlant les autres variables.
En gros, on glosse dans le quotidien des enfants, on capture leurs mots comme il
les articulent puis, l'analyser. Cela donne une vue hyperréaliste du langage en
construction, Katherine Nelson (1973) de stipuler « l'observation naturaliste est la
méthode la plus fidèle pour comprendre comment les enfants utilisent le langage pour
organiser leurs expériences quotidienne ».
Pour saisir la dynamique réelle du langage, il faut sortir du laboratoire, des salles
des classes, de la maison et se placer là où les enfants parlent naturellement.
Avantages et inconvénients de la recherche naturaliste
 Avantages
→ Permet de recueillir des données sur le comportement dans un contexte réel.
→ Peut fournir des informations sur les relations entre les variables.
 Inconvénients
→ Peut être difficile de contrôler la variable :
→ Peut-être biaisé par la présence de l'observateur.

Avantages et inconvénients des expériences contrôlées


16
 Avantages
→ Permet de déterminer les relations de cause à effet
→ Peut être reproduit pour vérifier les résultats

 Inconvénients
→ Peut être difficile de généraliser les résultats d'autres contextes
→ Peut-être éthique de manipuler certaines variables

Exemple d'observation naturaliste


Un chercheur observe les enfants dans un cours de récréation pour étudier leur
comportement social.

Exemples expérience contrôlée


Un chercheur manipule la qualité des jouets disponibles dans une salle de jeux
pour étudier l'effet sur le comportement agressif des enfants et leurs comportements
langagiers.
Tableau comparatif
Définition Observation naturaliste Expériences observées
Observation dans un Manipulation d'une variable
environnement naturel indépendante
Avantages Contexte réel, relation entre Relation de cause à effet ,
variable reproductibilité
Inconvénients Difficultés de contrôler, Difficultés de généralisation
biais de l'observateur éthique

2. Techniques neuroimageries (ERM et IRMF)


 Diagnostic de trouble neurologique (épilepsie, tumeurs cérébrales)
 Étude de la cognition et du comportement (perception, attention, mémoire)

17
 Développement de traitement (stimulation cérébrale profonde pour la maladie de
parkinson)
 Recherche sur les maladie neurodégénérative (Alzheimer, parkinson)

Avantages : permettent de visualiser le cerveau en temps réel, non invasives


Limite : coût élevé, résolution spatiale limitée, interprétation des résultats complexes.

a) IRM et IRMF
IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) et IRMF (Imagerie par Résonance
Magnétique Fonctionnelle) sont deux techniques de neuroimagie utilisées pour étudier le
cerveau et le fonctionnement.
 IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) :
→ Utilise un champ magnétique pour créer des images du cerveau ;
→ Permet de visualiser la structure du cerveau et de détecter des anomalies
Avantages
→ Non invasive
→ Haute résolution spatiale
Inconvénients
→ Coût élevé ;
→ Peut être difficile de distinguer certaines structures cérébrales.
 IRMF (Imagerie par Résonance Magnétique Fonctionnelle) :
→ Mesure le changement dans le flux sanguin cérébral pour étudier l'acte cérébral ;
→ Permet de localiser les régions du cerveau impliqué dans des tâches spécifiques.
Avantages :
→ Permet de cartographier les fonctions cérébrales ;
→ Non invasive
Inconvénient :
→ Résolution temporelle limitée
→ Peut être difficile de distinguer les signalements de bruit

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b) Différence clé entre IRM et PRMF
IRM : structure du cerveau
PRMF : acte cérébral
IRM : image statique
PRMF : images dynamique

c) Application de l'IRM et l'IRMF


→ Diagnostic de trouble neurologique (tumeur cérébrale, épilepsie)
→ Étude la cognition et du comportement (perception, attention, mémoire)
→ Développement de traitement (stimulation cérébrale profonde pour la maladie de
parkinson)

VI- APPLICATIONS PRATIQUES


Les interventions orthophoniques ciblées et les stratégies éducation sont des
approches utilisées pour aider les personnes ayant des troubles de la création et de
l'apprentissage.
3. Interventions orthophoniques ciblées
 Évaluation et diagnostic : évaluation de troubles de la création et de
l'apprentissage ;
 Thérapie individuel : thérapie orthophonique individuelle pour améliorer les
compétences de création ;
 Thérapie de groupe : thérapie orthophonique de groupe pour améliorer le
comportement de la création sociale ;
 Conseil aux familles : conseils aux familles pour soutenir l'enfant dans son
comportement.

Exemple d'interventions orthophoniques ciblées


→ Thérapie de la parole : amélioration de la prononciation et de l'intelligibilité ;

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→ Thérapie du langage : amélioration de la compréhension et de l'expression du
langage ;
→ Thérapie de la lecture : amélioration de la lecture et de la compétence écrite ;
→ Thérapie de l'écriture : amélioration de l'écriture et de la production écrite.
4. Stratégies éducatives
 Approche multi-sensorielle : utilisation de plusieurs sens pour apprendre (visuelle,
auditif, kinesthésique) ;
 Approche phonologique : enseignement de la phonologie pour améliorer la lecture
et l'écriture ;
 Approche sémantique : enseignement du verbe et de la compréhension du langage ;
 Approche programmatique : enseignement des compétences des actions sociales.

Exemple des stratégies éducatives.


 Utilisation de support visuel : utilisation des gestes, images, de diagramme et de
graphique pour soutenir l'apprentissage ;
 Utilisation de la technologie : utilisation des logiciels et d'application pour soutenir
l'apprentissage ;
 Enseignement explicite : enseignement direct et explicite de compétences et des
concepts ;
 Évolution continue : évaluation régulière des progrès pour ajuster l'enseignement ;
 Soutien temporaire : l'adulte /l'enseignant/ parents doit s'impliquer pour apporter à
l'enfant de l'aide à réaliser une tâche qu'il peut réaliser, tout en gardant une ambiance
légère et ludique.

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CONCLUSION
De prime abord, le développement du langage chez l'enfant constitue le socle de
nombreuses compétences cognitives : pensée sympathique, la mémoire de travail, la
régulation émotionnelle et la capacité de raisonnement. Dès les premiers mois,
l'exposition à la parole favorise la création des neurones spécialisées qui en se
consolidant permettent l'accès à des structures de plus en plus abstraites (la grammaire,
métaphore...). Sur le plan cognitif, le langage agit comme un '' outil de pensée '', il
structure les expériences, facilites la catégorisation et soutient la résolution des problèmes.
Les enfants qui bénéficient d'un environnement langagier riche affichent généralement
des meilleures performances en lectures, en mathématiques et en contrôle exécutif des
tâches. Lev Vysotsk de stipuler que « l'apprentissage est un processus social qui se réalise
à travers des interactions avec les autres ». Albert bandoura d'ajouter : « les enfants
apprennent beaucoup par observation et imitation de comportement des autres ».
En somme, le rôle du pédagogue n'est pas seulement un moyen de communication,
c'est le levier qui façonne l'architecture cognitive de l'enfant, et des implications qui
s'attendent au-delà de l'enfant jusqu'à la santé mentale et les capacités d'apprentissage tout
au long de la vie. Le rôle du pédale, transformer les difficultés langagières en défi à
relever, en s'appuyant sur les efforts de l'enfance et sur l'environnement qui encourage à
communiquer, observer (comprend- parle- interagit),l’accompagne individuellement (il
bâtit un programme ludique (jeux de son histoire, marionnettes)), soutien aux parents
( explique les stratégies à mettre en place à la maison ou en classe), suivi et ajustement
(noter le progrès-exercice et a besoin, orienté vers les spécialistes (orthophoniste)
neuropsychologue ).

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Références bibliographiques
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2) Alcan, f. (1927). La causalité physique chez les enfants. Paris
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4) Joly, v. (2018). Le développement du langage chez l'enfant Skinner, (1957).
Majeur verbal
5) Augustin 3. (6e siècle). Confession I,8 ;
6) Erikson, E.H. (1993). Child Hood and society (2nd de.). w.w. noton & comptant ;
7) Piaget, &., $ lnhelder, B. (2000). The psychology of the Child (2nd de.). Basic
Books ?
8) Mineré, c. Et scribe, c. (2010). Origine de la psychologie générale et les grandes
étapes de son évolution ;
9) Clément, c. (2013) ;
10) Torndike. (1932) Watson. (1913), la fameuse boîte de la Skinner ;
11) Fortis, J.M (2008). Texto ;
12) Vygotsky, L. (1896 - 1934). Interactionnisme social ;
13) Sillamy N. (2010). Dictionnaire de philosophie.

Librairie Droz
 Chomsky (2010) histoire Epistémologie langage 32(1)
 John B. Watson (1878-1958)

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