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Ces bébés qui survivent à un avortement médicamenteux

Le document traite de la possibilité d'inverser un avortement médicamenteux grâce à un traitement à base de progestérone, qui a permis de sauver des bébés dont les mères avaient pris la pilule abortive RU-486. Une étude montre que cette méthode fonctionne dans 68 % des cas, permettant à des organisations pro-vie de sauver des vies. L'auteur appelle à une réflexion sur la possibilité d'offrir aux femmes en France une alternative après la prise de la première pilule abortive.

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Le document traite de la possibilité d'inverser un avortement médicamenteux grâce à un traitement à base de progestérone, qui a permis de sauver des bébés dont les mères avaient pris la pilule abortive RU-486. Une étude montre que cette méthode fonctionne dans 68 % des cas, permettant à des organisations pro-vie de sauver des vies. L'auteur appelle à une réflexion sur la possibilité d'offrir aux femmes en France une alternative après la prise de la première pilule abortive.

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Ces bébés qui survivent à un avortement médicamenteux

Par Michel Janva le 27 novembre 20181 commentaire

D’Olivier Bault dans Présent :


Le site Lifenews relayait le 21 novembre l’histoire d’une photo qui faisait le buzz sur
le réseau social Facebook. Cette photo, c’est celle d’un médecin tenant un nouveau-
né qu’il venait d’extraire du ventre de sa mère par césarienne. Cela se passait aux
Etats-Unis. Le docteur Brent Boles avait bien sûr demandé la permission à la mère,
en lui promettant qu’il ne donnerait aucune indication permettant de l’identifier.
Sous la photo, la description de la situation par le médecin :
« J’ai récemment fait cet accouchement et je partage cette photo avec l’autorisation
de la patiente. Vous voyez, quand une femme prend une pilule abortive, elle le
regrette très souvent immédiatement après. C’est ce qui est arrivé avec cette
patiente. Les cliniques pratiquant les avortements mentent et disent aux gens
qu’on ne peut pas inverser un avortement médicamenteux. Ce n’est pas vrai. Cette
patiente a trouvé [Link] je fais partie des médecins pro-
vie prêts à tenter d’inverser l’action du poison qu’on leur a donné. Parfois, cela
marche et parfois non, mais, comme vous le voyez, cela vaut la peine d’essayer. »

La pilule abortive RU-486 consiste en fait en deux pilules différentes prises à deux
jours d’intervalle. Le premier produit, de la mifépristone, bloque la production de
progestérone, une hormone nécessaire au maintien de la grossesse. Le deuxième
produit, du misoprostol, provoque l’expulsion de l’enfant avorté. Ce type
d’avortement se pratique à un stade précoce de la grossesse, quand l’enfant en est
encore au stade embryonnaire de son développement prénatal, c’est-à-dire en
principe jusqu’à la 7e semaine de gestation. Mais tant que la femme enceinte
n’a pas pris le deuxième produit, il est possible, dans un délai
de 72 heures, d’inverser l’action de la mifépristone en prenant un antidote
contrant l’action de ce poison, puisqu’il réintroduit de la progestérone
dans l’organisme de la mère. Une étude américaine publiée cette année montre
que cela fonctionne dans 68 % des cas, ce qui a permis à l’organisation Abortion Pill
Rescue de faire naître 500 bébés qui avaient préalablement été condamnés à mort
par la prise de mifépristone, 100 autres bébés sauvés par ce réseau de médecins
pro-vie étant encore dans le ventre de leur mère au moment de la publication de
l’étude. Les bébés sauvés par cette procédure médicale inversant l’effet de
la prise de la première des deux pilules utilisées pour un avortement
médicamenteux n’ont pas de séquelles particulières.
[…] En ce qui concerne les avortements médicamenteux, un numéro d’appel actif
24h/24 et 7j/7 est donc mis à la disposition des femmes ayant pris la première des
deux pilules mortelles et regrettant leur geste. Brianna, la maman du bébé de la
photo, a pu être ainsi mise en contact avec le docteur Boles le jour-même de son
appel et a pu obtenir sur le champ une ordonnance pour commencer son traitement
sans attendre, afin de sauver son bébé. Le centre d’appel est géré par Heartbeat
International, une organisation chrétienne s’occupant d’un réseau de centres d’aide
aux femmes enceinte en détresse, afin de leur offrir une alternative à l’avortement.
Puisque les pro-avortement et les féministes se disent « pro-choix »,
Mmes Schiappa et Buzin ne devraient-elles pas se saisir du sujet et
permettre que, en France aussi, les femmes subissant un avortement
médicamenteux puissent revenir sur leur décision après la prise de la
première pilule abortive ? Cela dit, ce serait déjà bien de leur imposer un délai
de réflexion et de leur proposer une alternative à l’avortement avant la prise de la
première pilule.

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