0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
4 vues4 pages

ABC

Le syllogisme est une forme de raisonnement qui repose sur l'adéquation entre des propositions, permettant de tirer des conclusions nécessaires. Il se compose de trois termes (petit, moyen et grand) et se décline en différentes figures et modes, totalisant 64 combinaisons possibles. Les règles du syllogisme garantissent la validité des conclusions tirées des prémisses, faisant de cette méthode un outil essentiel pour structurer la pensée logique.

Transféré par

boukar moustapha
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
4 vues4 pages

ABC

Le syllogisme est une forme de raisonnement qui repose sur l'adéquation entre des propositions, permettant de tirer des conclusions nécessaires. Il se compose de trois termes (petit, moyen et grand) et se décline en différentes figures et modes, totalisant 64 combinaisons possibles. Les règles du syllogisme garantissent la validité des conclusions tirées des prémisses, faisant de cette méthode un outil essentiel pour structurer la pensée logique.

Transféré par

boukar moustapha
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Introduction

Autour de nous, les débats publics se réduisent parfois à des joutes verbales où l’on égrène les
inconvénients de ceci ou de cela, et très souvent sans une connaissance des spécificités des différents
types de raisonnements auxquels on peut avoir recours pour rendre intelligible. C’est à ce niveau qu’il
faut souvent attiser la réflexion sur laquelle doit commencer l’étude avec le philosophe, déduit que le
représenté comme le modèle du raisonnement a été étudié. Comment situer donc la spécificité du
syllogisme, et partant son utilité dans la construction et l’exposition de notre pensée ?

Le raisonnement syllogistique est une activité de l’esprit qui se repose sur l’adéquation entre la
proposition entrée et les positions. Selon le philosophe, le syllogisme se définit dans les Premiers
Analytiques comme : « une énonciation dans laquelle certaines propositions étant posées, on en conclut
nécessairement quelque autre proposition différente ». Dans les Topiques, le syllogisme se définit
comme « un discours dans lequel certaines choses étant posées, une autre chose, différente d’elle, en
résulte nécessairement ». Par cette définition, le syllogisme apparaît comme une activité de l’esprit qui
tient à la valeur de l’adéquation entre les formes qu’il renvoie.

À proprement parler, le syllogisme est la science du raisonnement par excellence ; il a une forme, et
aussi une matière ; il doit non seulement être concluant et légitime, mais aussi...

I. PRINCIPES DU SYLLOGISME

Le syllogisme est composé de trois (03) termes de composition et d’extensions inégales : le petit terme,
le moyen terme, et le grand terme.

* Petit terme du syllogisme

Il repose généralement sur trois propositions (jugements). Dans les deux premières : la majeure
(majuscule, autorité, complétion) et la seconde est dite mineure. Il faut noter que les deux premières
propositions sont par exemple :

· Tous les hommes sont mortels (majeure) ;

· Or Aristote est un homme (mineure) ;

· Donc Aristote est mortel (conclusion).

Ici, le mot « homme » représente le moyen terme, le mot « mortel » le grand terme, et le nom « Aristote
» le petit terme.

* Moyen terme du syllogisme

Tout le raisonnement repose, comme chez Aristote, sur le moyen terme, car il assure la médiation entre
le grand terme et le petit terme, ce qui rend la conclusion possible et le raisonnement légitime (valide).
Selon Aristote, le modèle par excellence du raisonnement est le syllogisme.
* Grand terme du syllogisme

On distingue, à plus d’un titre, le syllogisme catégorique (tout A est B, tout B est C, etc.) du syllogisme
hypothétique (s’il A est B, et si B est C, alors tout A sera C).

II. CLASSIFICATION DES SYLLOGISMES

Les syllogismes se reconnaissent en mode et en figure.

- Modes des syllogismes

Le mode du syllogisme est la forme que prend le syllogisme en fonction du type de propositions qu’il
contient. Leur nombre est déterminé par une formule. Il s’agit d’estimer les types de proposition (A, E, I,
O) établis dans le syllogisme (majeure, mineure ou conclusion). On a ainsi 4 \times 4 \times 4 = 64
modes possibles.

- Figures du syllogisme

La figure est la configuration que prend le syllogisme en fonction de la position du moyen terme, qui
peut être sujet ou prédicat. On en distingue quatre :

1. Première figure (sujet - prédicat) : le moyen terme est sujet dans la majeure et prédicat dans la
mineure.

Exemple : Tous les voleurs sont condamnables ; or Boubacar est un voleur, donc Boubacar est
condamnable.

Modes valides : BARBARA, CÉLARENT, DARII, FERIO.

N.B. : Selon Aristote, les syllogismes de cette figure sont dans l’ordre naturel des choses.

2. Deuxième figure (prédicat - prédicat) : le moyen terme est prédicat dans la majeure et prédicat dans
la mineure.

Exemple : Aucun ouvrage n’est absurde ; toutes les cartes romaines sont absurdes.

3. Troisième figure (sujet - sujet) : le moyen terme est sujet dans la majeure et sujet dans la mineure.

Exemple : Tous les Africains sont raisonnables ; tous les Africains sont ingénieux.

4. Quatrième figure (prédicat - sujet) : le moyen terme est prédicat dans la majeure et sujet dans la
mineure.

(Note : le texte semble répéter l’exemple précédent par erreur.)

III. LES FORMES SPÉCIALES DU SYLLOGISME

Parmi les formes spéciales du syllogisme, on distingue :


· L’enthymème : c’est un syllogisme dans lequel l’une des prémisses est sous-entendue, mais qui donne
la possibilité de conclure.

Exemple : Tous les pays d’Afrique noire sont pauvres ; donc le Centrafrique est pauvre.

· Le polysyllogisme : c’est une succession de syllogismes menant à un même point de vue, où la


conclusion du premier syllogisme devient prémisse pour le suivant, et ainsi de suite.

Exemple : Tous les hommes sont sages ; or tous les sages sont vertueux...

· Le dilemme (ou paradoxe) : raisonnement qui ne permet pas de conclure, ou qui permet de présenter
toujours la même conclusion.

Exemple : Tout être humain est un homme ou une femme... (texte incomplet).

IV. LES RÈGLES DU SYLLOGISME

La validité du syllogisme peut être déterminée par la confrontation avec certaines règles.

* Règles concernant les termes

1. Le syllogisme repose uniquement sur trois termes : grand, moyen, petit.

2. Les termes ne doivent pas avoir plus d’extension dans la conclusion que dans les prémisses.

3. Le moyen terme ne doit pas apparaître dans la conclusion.

4. Le moyen terme ne doit pas être pris deux fois partiellement, mais doit être pris au moins une fois
universellement.

* Règles concernant les propositions

· 1re règle : De deux prémisses affirmatives, on ne peut tirer une conclusion négative.

· 6e règle (probablement 2e dans l’ordre réel) : De deux prémisses négatives, on ne peut rien conclure.

· 3e règle : La conclusion suit toujours le sort de la prémisse la plus faible : ainsi, si une proposition est
négative, la conclusion doit être négative ; si l’une est particulière, la conclusion doit être particulière.

· 4e règle : De deux prémisses particulières, on ne peut rien conclure.

V. CONCLUSION

L’on peut retenir que le syllogisme est la forme de raisonnement la plus aboutie. C’est ainsi que, comme
l’atteste Vauguil (sans doute un auteur cité), il est l’échelle du raisonnement par excellence. Un
syllogisme est un agencement de trois propositions organisées de façon consécutive : deux prémisses
dans le même sens et une conclusion. Les types de propositions (A, E, I, O) qui composent les
syllogismes permettent de distinguer 4^3 = 64 modes.

Le moyen terme assure la médiation qui rend la conclusion nécessaire. Sa position dans les prémisses
permet de distinguer quatre figures du syllogisme : (sujet-prédicat), (prédicat-prédicat), (sujet-sujet),
(prédicat-sujet).

Vous aimerez peut-être aussi