Module Comptabilité Générale
Module Comptabilité Générale
Introduction
L'entreprise tient une comptabilité par obligation juridique, par besoin de moyens de preuve et de
contrôle, mais aussi pour fournir des informations sur sa gestion à différents destinataires, et en
particulier à ses dirigeants : au moment où ceux-ci doivent prendre leurs décisions, elle constitue
pour eux une source privilégiée d'information, même si elle n'est pas la seule.
'1. L’entreprise
Dans la littérature économique, divers qualificatifs sont associés au terme d'entreprise: on parle
d'entreprise privée, publique, individuelle, en société, de petite, moyenne ou grande entreprise.
Toute entreprise détient un patrimoine, exerce une activité économique qui la relie à son
environnement, repose sur une organisation autonome.
- les entreprises de production (et particulièrement les entreprises industrielles) fabriquent (et
commercialisent) un ou plusieurs produits (biens matériels) ;
- les entreprises de distribution (ou entreprises commerciales) achètent pour revendre en l'état (sans
transformation);
- les entreprises de services livrent au marché des productions de caractère immatériel (services de
transport, d'assurances, services bancaires...);
L'activité de l'entreprise a une incidence sur sa comptabilité : selon que l'on est en présence d'une
entreprise de production, de distribution ou de services, les comptes utilisés ne sont pas
nécessairement les mêmes
2. La fonction comptable
Henri Fayol distingue six fonctions de l’entreprise dont la fonction comptable.
- la fonction administrative, chargée de coordonner l'ensemble des activités et, pour ce faire
d'établir le programme d'action, c'est-à-dire de déterminer les objectifs à atteindre et
moyens d'y parvenir, et d'en contrôler l'exécution;
- - la fonction financière, chargée d'arrêter les besoins en capitaux à long, moyen et court
terme, et de rechercher les moyens de les satisfaire ;
- - la fonction comptable, que Fayol qualifie « d'organe de vision » de l'entreprise, et qui est
chargée d'enregistrer, classer, synthétiser les informations nécessaires à sa marche;
- - la fonction technique, chargée de la production des biens et des services, et en même
temps de sa prévision, de sa programmation et de son contrôle ;
- - la fonction commerciale, chargée d'écouler les produits et de mettre en œuvre dans ce but
l'organisation et les techniques nécessaires;
- - la fonction de sécurité, chargée de veiller à la sauvegarde des hommes et des choses
(hygiène, surveillance, prévention des accidents...).
A) L’organisation comptable
La mise en place d’une organisation comptable dans l’entreprise doit satisfaire aux exigences de
régularité et de sincérité. Les instruments qui en découlent doivent servir d’information et de mesure
des droits et obligations des tiers.
L’entreprise effectue ses opérations de façon continue sur sa durée de vie légale qui est de 99 ans.
Elles consistent essentiellement en l’approvisionnement de la structure en stock, à la vente de ce
stock, en des mouvements de trésorerie, a la constatation des charges et des produits et en travaux
d’inventaire Seules des perturbations d’ordre économique ou juridique peuvent entraîner la
suspension ou l’arrêt de ses activités. Cependant pour les besoins de d’information l’entreprise est
tenue de circonscrire ses opérations dans le temps afin d’en faire le point.
La durée de ce temps est généralement d’une année dite année commerciale : elle comprend 360
jours, débute le 1er janvier et se termine le 30 décembre pour la majeure partie des agents
économique.
I le compte
Le compte est l’unité de mesure de la comptabilité générale. Chaque compte regroupe tous les
éléments qui remplissent presque les mêmes fonctions. Ainsi on retrouvera par exemple dans le
compte «Matériel roulant » les voitures, les motos, les bicyclettes. Chaque compte possède un
numéro appelé code du compte de tel sorte qu’à chaque compte correspond un code et à chaque
code correspond un compte.
L’ensemble des comptes est appelés nomenclature comptable .Chaque plan comptable à sa
nomenclature qui lui est propre ; celle qui sera utilisé dans le présent cours est conforme au Système
Comptable Ouest Africain (SYSCOA)
On distingue les comptes patrimoniaux (comptes de bilan) et les comptes de gestion (qui servent à
calculer le résultat ;)
II le flux
L’activité de l’entreprise génère aussi bien des mouvements physiques que des mouvements de
valeurs. Seuls les mouvements de valeur intéressent la comptabilité. Ils sont appelés flux. On
distingue les flux externes et les flux internes
les flux externes mettent en relation l’entreprise et une autre entité économique. Il en est ainsi par
exemple des achats et ventes (de marchandises)
les flux internes : ils mettent en relation l’entreprise avec elle-même : transfert de fonds de la caisse
principal de l’entreprise à une caisse secondaire
Ainsi pour chaque opération il est possible d’indiquer le (ou les) compte(s) qui lui sert (vent) de
ressources et celui (ou ceux) qui lui sert (vent) de destination.
Application II 1
L’entreprise SORE et Fils a mené les opérations suivantes durant le mois d’août 2024:
17/8/09 : un client règle pour 600 000 dont 200 000 cheque 000 25 et le reste en espèces
Si dans une opération donnée un (plusieurs) compte(s) constitue(nt) une (des) ressources(s) le
montant est au crédit du compte .On dit que le compte est crédité
Application II2
V DOCUMENTS USUELS
L’activité comptable de l’entreprise est inscrite dans plusieurs documents dont les plus usuels sont :
le journal ou livre journal, le grand livre, la balance, le compte de résultat, le bilan
1) le journal
Le journal est un tableau à cinq colonnes qui enregistre au jour le jour et chronologiquement les
opérations effectués par l’entreprise :
la troisième colonne enregistre les dates des opérations, l’intitulé des comptes et les références des
pièces justificatives
Chaque opération est représentée par « une écriture comptable » appelé « article »
Application II3
forme d’un T. Il permet d’obtenir les soldes des comptes en fin de la période (soldes finaux)
d) au pied du T figure le solde du compte qui est la différence entre les totaux débits et les totaux
crédits ou vice versa.
Si les « totaux débits » sont supérieurs aux totaux crédits le solde du compte est dit débiteur ;
Si « les totaux crédits » sont supérieurs aux totaux débits le solde du compte est dit créditeur ;
NB : en cas d’existence de soldes de départ (soldes initiaux). Il faudrait en tenir compte dans
l’établissement du grand livre.
Application II4
Reprenez l’application I2 ;
Le 31 juillet 2024 il y’avait 2000 000 de créances clients, 1500 000 de dettes fournisseurs, 500 000 en
espèces, 4000 000 à la Banque et un capital 5 000 000
3) la balance
On distingue trois types de balance :
TAF Considérer les applications précédentes et établir les balances à 2,4 et 6 colonnes
4) le bilan
Le bilan est le document de référence en comptabilité générale. Il présente la situation financière de
l’entreprise à une date donnée. Le bilan est appelé aussi situation patrimoniale.
- l’actif
C’est l’ensemble des biens de l’entreprise ; les soldes des comptes d’actif sont presque toujours
débiteurs. Il regroupe les comptes dont ceux qui seront fréquemment utilisés dans le cours sont les
suivants :
le « 22 terrain »
classe3 : les stocks : le « 31 stock de marchandises » les éléments achetés et a vendre en l’état
la classe 4 les tiers : « 41 clients et comptes rattachés » ou la plus part de ses sous comptes
classe5 : trésorerie
Les comptes d’actifs sont aussi appelés emplois provisoires ; les éléments de l’actif sont classés par
ordre de liquidité croissante ;
- le passif : ’
C’est l’ensemble des dettes de l’entreprise ;. Il regroupe les comptes dont ceux qui seront
fréquemment utilisés dans le cours sont les suivants
Le résultat est la différence entre les soldes des comptes de la classe 7 (et la classe 8) et ceux de la
classe 6 ( et de la classe8)
« 42 Personnel »
« 43 organismes sociaux »
NB :Le bilan est généralement établi à la fin de l’exercice budgétaire et pour la majorité des
entreprises au 31 décembre .
° « 65 autres charges »
° « 67 les frais financiers et charges assimilés » : escomptes des effets de commerce, escompte de
règlement etc.
° « 70 ventes » :
« 78 Transfert de charges »
1. 2 La présentation du bilan
Les différents critères (économique, financier, juridique, physique) se combinent pour
aboutir au classement final,
1) A l'actif les éléments apparaissent de haut en bas dans l'ordre ci-après:
1 - charges immobilisées (frais d'établissement et charges à répartir, primes de
remboursement des obligations);
2 - immobilisations incorporelles (frais de recherche et développement, fonds
commercial, investissements de création...);
3 - immobilisations corporelles (terrains, bâtiments, matériels...);
4 - avances et acomptes versés sur immobilisations ;
5 - immobilisations financières (titres de participation...);
6 - stocks ;
7 - créances et emplois assimilés (clients, effets de commerces...);
8 - trésorerie-actif (titres de placement, banque, caisse...).
2) Au passif, le classement (de haut en bas) est le suivant4:
1 -capital;
2 - primes et réserves (primes d'apport, écarts de réévaluation, réserves indisponibles,
réserves libres, report à nouveau) ;
3 - résultat net de l'exercice;
4 - autres capitaux propres (subventions d'investissement, provisions réglementées) ;
5- dettes financières et ressources assimilées (emprunts, dettes de crédit-bail et
contrats assimilés, dettes financières diverses, provisions financières pour risques et
charges)
; 6- passif circulant (dettes circulantes et ressources assimilées hors activités ordinaires
(HAO), avances et acomptes versés par les clients, fournisseurs d'exploitation, dettes
fiscales, dettes sociales, autres dettes, risques provisionnés) ;
7- trésorerie-passif (crédits d'escompte, crédits de trésorerie, découverts)
Le bilan fait apparaître non seulement les ressources mises à la disposition de l'entreprise mais aussi
celles que son activité a permis de créer ou dont, à l'inverse, elle a entraîné la disparition : il rend
compte de toutes les opérations, qu'elles aient ou non une influence sur le résultat.
Ces opérations conduisent à une modification de la structure des emplois ou des ressources ou
encore à une modification équivalente des emplois et des ressources.
Exemple : a) Un commerçant fonde une entreprise à laquelle il apporte 15 000 000 F, qu'il dépose en
banque, et un immeuble évalué à 10 000 000 F.
c) le commerçant : prélève en banque 300 000 F pour alimenter la caisse; achète pour 650 000 F un
véhicule qu'il paie par chèque bancaire; verse, par chèque bancaire, un acompte de 500 000 F à son
fournisseur commerçant
Si les opérations du type précédent sont fréquentes dans la vie de l'entreprise, elles ne constituent,
en quelque sorte, que l'accessoire de son activité : son but, en livrant à ses clients des biens et
services, dont la production a nécessité qu'elle consomme d'autres biens et services, est de dégager
un solde, un résultat. Ce résultat, le bilan le fait aussi apparaître.
Exemple d) Le commerçant vend à crédit à un client pour 1 900 000 F un lot de marchandises ayant
coûté 1 200 000 F. À l'actif, un poste « Clients » apparaît et la valeur des marchandises est ramenée à
1 800 000 F; au passif, pour équilibrer le bilan, les capitaux propres sont portés à 25 700 000 F
e) Si les mêmes marchandises avaient été vendues à perte pour 1 000 000 F, le bilan se serait
présenté comme suit :
il indique la variation de la situation nette au cours de la période, c'est-à-dire le résultat, offrant ainsi
une synthèse des informations concernant l'entreprise
CHAP IV PRINCIPALES OPERATIONS SUR LES STOCKS
L’activité met constamment l’entreprise en contact avec d’une part les fournisseurs et les clients et
d’autre part avec l’Etat ; elle est sujette à des réductions et à la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) :
1) les réductions
a) réductions à caractère commercial
- la remise : soit elle encourage les achats en grande quantité, soit elle définit une campagne
promotionnelle.
Il incite les règlements au comptant (escompte de caisse) ou avant échéance (les opérations à crédit)
1/6 : SORE achète 15 000 000 de stock dont 5000 000 par chèque UBA et le reste à crédit.
Application III2
10/6 : SORE reçoit une facture d’avoir (FAV1) de son fournisseur lui accordant une remise de 400 000
b) hors facture : l’achat est enregistré au net commercial elle ne s’enregistre que lors du règlement
si et seulement si le règlement intervient au plus tard à la date d’échéance indiqué sur la facture
d’avoir.
Dans les deux cas le compte « 40 FCR» est débité par le crédit du compte « 77 Revenus financiers et
produits assimilés » (RFPA) pour le montant de la réduction et d’un compte de trésorerie pour le
montant versé au fournisseur.
Application III3
20/6 : SORE reçoit une autre facture d’avoir (FAV2) de son fournisseur lui accordant un escompte de
1% du montant restant à payé si le règlement intervenait avant le 10/7 et SORE procède au
règlement de son fournisseur par chèque UBA le 30 juin.
Les comptes « 60 AVS» et « 445 Etat TVA récupérable » sont débités par le crédit du compte de
trésorerie (« 52 banque » ; « 53 établissement financiers » ; « 57 caisse ») pour les achats au
comptant et/ou « 40 FCR » pour les achats à crédit
NB : On peut utiliser en lieu et place du compte« 445 Etat TVA récupérable » le compte directeur
« 44 Etat et Collectivités Publiques » (ECP)
Application III4
Rque : Lorsque un achat assujetti à la TVA et frappé de réduction il y’a lieu de procéder à une
diminution de « 445 Etat TVA récupérable » (ou « 44 Etat et Collectivités Publiques ») en le créditant.
Toutefois la TVA étant une « formalité de trésorerie » pour l’entreprise, les réductions concerneront
uniquement la valeur des achats en hors taxes
VI retour des stocks
Application III5
11/9 ; Un partie non-conforme d’une valeur de 400 000 est retournée au fournisseur
15/:9 SOUDRE reçoit une facture d’avoir (FAV3) relative auxdites marchandises
b) à crédit le compte « 41 clients et compte rattachés CCR» est débité par le crédit du compte
« 70 ventes »
Application III6
1/10 : SORE vend 20 000 000 de stock dont 7000 000 par chèque WBI et le reste à crédit.
- hors facture : le compte de vente est débité par le crédit du compte « 41 clients et compte
rattachés »
Application III7
10/10 : SORE envoie une facture d’avoir (FAVD1) à son client lui accordant une remise de 450 000
-a) sur facture : l’achat est enregistré au net commercial. La réduction est prise en compte si le
règlement se fait au comptant ou s’il intervient au plus tard à la date d’échéance indiqué sur la
facture
b) hors facture : l’achat est enregistré au net commercial la réduction ne s’enregistre que lors du
règlement et si et seulement si et seulement si le règlement intervient au plus tard à la date
d’échéance indiqué sur la facture d’avoir.
Dans les deux cas le compte « 67 frais financiers et charges assimilées» (FFCA) et le compte de
trésorerie sont débités par le crédit du compte « 41 clients et comptes rattachés» (CCR)
Application III8
20/10 : SORE envoie une autre facture d’avoir (FAVD2) a son client lui accordant un escompte de
0,5%% du montant restant à payer si le règlement intervenait avant le 10/11. 30/10 le client
procède au règlement par chèque WBI
NB : On peut utiliser en lieu et place du compte« 445 Etat TVA récupérable le compte principal « 44
Etat et Collectivités Publiques » (ECP)
Application III9
NB : en fin de période
- si la TVA récupérable est inférieure à la TVA facturée le compte « 445 Etat TVA récupérable » et
« 443 Etat TVA facturée » sont soldé par « 4441 Etat TVA due »
- si la TVA récupérable est supérieure à la TVA facturée le compte « 445 Etat TVA récupérable » et
« 443 Etat TVA facturée » sont soldé par « 4449 Etat crédit de TVA à reportée »
b) si le compte principal est utilisé son solde indique automatiquement la position de l’Entreprise vis-
à-vis de l’Etat
Application III10
Remarque : Lorsque une vente assujetti à la TVA est frappé de réduction il y’a lieu de procéder à une
diminution de « 443 Etat TVA facturée » (ou « 44 Etat et Collectivités Publiques ») en le débitant.
Toutefois la TVA étant une « formalité de trésorerie » pour l’entreprise, les réductions concerneront
uniquement la valeur des ventes en hors taxes
IV Cas spécifique de l’Etat
Du point de vue comptable l’Etat intervient dans l’entreprise à deux niveaux :
l’avance de démarrage : elle permet à l’entrepreneur (fournisseur) de démarrer les travaux, surtout,
consistants. Le compte de trésorerie débité par le crédit d’un sous compte du compte client « client
avance reçue »
les acomptes : ils visent à diminuer les dettes fournisseurs sur la base des travaux déjà effectués. Le
compte de trésorerie est débité par le crédit du compte « fournisseur….)
Elle varie entre 1/1000 et 1/2000 du montant du marché (dette) par jour calendaire pour les
fournitures
Elle varie entre 1/2000 et 1/5000 pour les travaux. Elle est prélevée lors du règlement.
Le compte « 65 autres charges » et le compte de trésorerie sont débités par le crédit du compte
client
Application III 12
SORE a reçu une commande de 50 000 000 HT de fourniture de la part du Ministère de la Santé dont
le délai de livraison est de 30 jours. La date de notification pour la livraison est le 1 er février 201.. Il a
livré et déposé sa facture le 9 mars 201..
L’Etat est tenu de payer les avances dans un délai de 45 jours calendaires, les acomptes dans un délai
de 60 jours calendaires et le reliquat dans un délai de 90 jours calendaires. Passé ces délais et à la
demande de l’entreprise il est passible en plus du montant de la dette d’un intérêt dit moratoire par
jour calendaire de dépassement dont le taux est de un point supérieur au taux d’escompte de la
BCEAO.
Sachant qu’il a demandé et obtenu un intérêt moratoire le 17 juin, passer l’opération du règlement
au taux den 10%
Introduction
Les opérations d’emballage sont le plus souvent liées aux opérations d’achats et ventes de
marchandises. Par définition, les emballages sont des objets destinés à contenir les marchandises
livrées aux clients.
Il s’agit d’objets destinés au stockage des produits à l’intérieur de l’entreprise et doivent y rester de
façon durable. Par conséquent, on les classe dans les immobilisations de la classe 2. Leur entrée dans
l’entreprise se fait au coût d’acquisition. Exemple : les citernes, les cuves etc.
Ce sont les emballages destinés à contenir des biens livrés aux clients. Ils sont de 2 types :
Ils sont livrés aux clients en même temps que le contenu. Le prix des emballages perdus est inclus
dans le prix de vente des marchandises. Par conséquent, ils ne doivent pas faire l’objet d’une
comptabilisation séparée. Mais lors de leur achat il faudra les enregistrer. Exemple : paquets de
sucre, les sachets, les boites d’allumettes
1. Matériel d’emballage
Chez le fournisseur (vente) : Pour le fournisseur, les emballages représentent des marchandises
dont la vente aux clients sera enregistrée soit en permanent ou intermittent
Chez le client
Chez le fournisseur
Chez le client
Chez le fournisseur
Chez le Client
Chez le client
a. La consignation
La consignation des emballages commerciaux est une opération par laquelle le fournisseur met à
la disposition du client l’emballage récupérable moyennant une certaine somme appelée prix de
consignation. Ce prix est généralement supérieur à la valeur de l’emballage pour inciter le client à
le restituer au délai convenu. Le prix de consignation est généralement TTC sans que la TVA ne
soit enregistrée dans un compte de TVA. Les comptes utilisés sont :
4094 : fournisseur, créance pour emballage et matériels à rendre chez le client. Les écritures
comptables sont :
Chez le fournisseur
Chez le client
c. La déconsignation
Il s’agit d’une déconsignation normale, le client a restitué les emballages en bon état et dans les
délais. L’écriture constatée chez le fournisseur comme chez le client est l’inverse de celle
constatée lors de la consignation.
Chez le fournisseur
Chez le client
C’est le cas où la déconsignation est faite hors délais ou dans les conditions anormales
(constatation de dommages). Dans ce cas, le fournisseur réalise un profit (des bonis) qui est égal
à la différence entre le montant de la consignation et celui de la reprise. Ces bonis constituent
des produits d’exploitation qui sont enregistrés au crédit du compte 7074 bonis sur reprise
d’emballages. NB : Ces boni sont considérés comme TTC d’où il faut calculer la TVA avant de les
enregistrer dans le compte de produits en hors taxe. Réciproquement, le client réalise une perte
qu’on appelle des Mali qui est enregistrée au compte 6224, malis sur emballages. Le traitement
comptable est le suivant :
Chez le fournisseur
Exemple
01/01/00 l’entreprise Ali adresse la facture ci-dessous à son client Oméga facture n° A20 brut 3
000 000 HT, emballage consigné 5 unités à 59 000 F. TVA = 18%. Condition de restitution des
emballages :
TAF : établir les factures et comptabiliser les écritures chez Ali & Oméga.
Chez le fournisseur
Chez le client
Chez le fournisseur
Chez le client
Cas de destruction
La destruction d’emballages préalablement consignés entre les mains du client est considérée
comme une perte et sera enregistrée dans sa comptabilité au débit du compte 6224 malis sur
emballage. Cette perte est considérée comme une vente chez le fournisseur.
Chez le fournisseur
Chez le client
Chez le fournisseur
Chez le client
Si l’entreprise tient ses comptes de stocks selon les principes de l’inventaire permanent elle
devra constater la sortie des emballages vendus au coût d’achat : Chez le fournisseur 6033 3352
Variation autres approv. Emb recup non id (sortie n°…) CA
Chez le client 3352 6033 Emb recup non id. Var autre approv. (entrée n°…) CA CA
Location d’emballages
La location constitue un produit pour le fournisseur imputable au crédit du compte 7073 location
et une charge pour le client inscrite au débit du compte 6225 location d’emballages consignation,
déconsignation,...), consignation : 80 % du prix de consignation. g) Taux unique TVA = 18 %
Travail à faire : Présenter la fiche de stock en quantité et enregistrer ces opérations dans le
journal. 78 79 Fiche de stock Journal Achat ventes Pertes Entrées Sorties Stock Cons Loc Prêt 01-
janvStock initial 250 100 350 400 02-janvAchat 400 650 100 750 04-janvConsignation 100 550
200 750 05-
La pratique commerciale préconise pour l’entreprise que certaines des opérations effectuées d’une
part avec les clients et d’autre part avec les fournisseurs soit faites à crédit. Le paiement desdites
opérations sont alors différé. Cette pratique crée parfois des tensions de trésorerie. Pour y remédier
le Droit Commercial à mis en place un système qui permet aux entreprises d’anticiper les opérations
de règlement : ce sont les effets de commerce.
L’effet de commerce est un titre de crédit négociable (une reconnaissance de dette ou de créance);
par lequel l’entreprise peut obtenir de la liquidité auprès d’une banque moyennant un intérêt appelé
escompte. On distingue
1) la lettre de change : c’est un document par lequel, une personne (Tireur) donne ordre à une
autre (Tiré) de payer une certaine somme (montant) à une troisième personne (bénéficiaire)
qui peut être le tireur lui-même à une date donnée (échéance) ; L’acceptation tient lieu de
reconnaissance de la dette.
2) Le billet à ordre : c’est un document par lequel une personne s’engage à payer une certaine
somme à une autre à une date donnée.
Lorsqu’un effet de commerce est en faveur de l’entreprise il est appelé « Effet à Recevoir en
Portefeuille »
Lorsque un effet de commerce est a la charge de l’entreprise il est appelé « Effet à Payer «
I LES EFFETS A RECEVOIR EN PORTEFEUILLE
L’existence de la créance est un préalable à la création de l’effet de commerce. L’effet est appelé
« Client, Effet A Recevoir en Portefeuille » (CEARP)
Lorsque une entreprise utilise le système des effets le compte « 41 Clients et compte rattachés » est
obligatoirement remplacé par « 411 clients » lors des ventes
1) CREATION
Lorsque le client accepte une lettre de change de l’entreprise ou qu’il souscrit un billet au profit de
celle-ci, le compte « 412 Client, Effet à Recevoir en Portefeuille» (CEARP) est débité par le crédit du
compte « 411 Clients »
Application IV1
22/9 : il tire des lettres de change L/C1, LC2, LC3, LC4 et LC5 pour respectivement 4 000 000,
3 000 000,2 000 000, 1 000 000, et 500 000 sur son client qui les accepte
2) CIRCULATION
- règlement à l’échéance ;
Le compte de trésorerie est débité par le crédit du compte« 412 Client, Effet à Recevoir en
Portefeuille »
Application IV2
b) l’encaissement Le compte « 52 banque » est débité par le crédit du compte « 512 effets à
l’encaissement » ; l’opération fait suite à un avis de crédit envoyé par la banque
NB Si le compte « 51 Valeur à Encaissé » a été utilisé en lieu et place du « 512 effets à
l’encaissement » c’est le premier qui doit être crédité
Application IV3
b) l’escompte Les comptes « 52 banque » et « 67 frais financiers et charges assimilés sont débités
par le crédit du compte « 565 banque escompte des crédits ordinaires » ou « 56 Banque Crédit de
Trésorerie et d’Escompte » ; l’opération fait suite à un avis de crédit envoyé par la banque
c) le règlement par le client à échéance : le compte « 565 banque escomptes des crédits
ordinaires » ou « 56 Banque Crédit de Trésorerie et d’Escompte » est débité par le crédit du compte
« 415 Clients effets escompté non échus «
Application IV4
30/10 la banque adresse à ZOURE un avis de crédit relatif à l’escompte de l’effet ; taux d’escompte
2%
- endossement
L’endossement consiste à transférer la propriété de l’effet à une tierce personne.
a) au profit de l’entreprise : l’entreprise reçoit d’un client un effet que ce dernier a tiré sur un client
à lui. L’enregistrement est identique au I1
b) par l’entreprise : l’entreprise transfert à un fournisseur un effet ou tire sur un client un effet au
profit d’un fournisseur
Le compte «401 Fournisseur, dettes en compte » est débité par le crédit du compte « 412 Client
Effets a Recevoir en Portefeuille»
- prorogation d’échéance
Il se peut qu’a l’échéance le tiré ne soit pas en mesure d’honorer l’effet et demande de proroger
(prolongé) la date. L’effet précèdent est alors annulé au profit d’u nouveau dont le montant inclurait
la valeur de l’ancien effet augmenté d’intérêt
Application IV6
La LC5 ne peut être honoré ; il est prorogé sous la LC6 frais de prorogation /1%
L’existence de la dette est un préalable à la création de l’effet de commerce. L’effet est alors appelé
« 402Fournisseur Effet A Payer » ( FEAP)
Lorsque une entreprise utilise le système des effets le compte « 40 Fournisseurs et compte
rattachés » est obligatoirement remplacé par « 401 Fournisseurs et dettes en comptes » lors des
achats
1) CREATION
Lorsque l’entreprise accepte une lettre de change d’un fournisseur ou qu’elle souscrit un billet à
ordre au profit de ce dernier, le compte « 401 Fournisseur et dettes en compte » est débité par le
crédit du compte « 402 Fournisseur Effet A Payer »
Application IV7
22/10 : il souscrit des billets à ordre ( BO08 et B0 09) pour respectivement 2 500 000 et 2000 000 au
profit de son fournisseur
2) CIRCULATION
- règlement à l’échéance ;
Le compte « 402 Fournisseur Effet A Payer » est débité par le crédit du compte de trésorerie»
Application IV8
- prorogation d’échéance
Il se peut qu’a l’échéance l’entreprise ne soit pas en mesure d’honorer l’effet et demande de
proroger (prolongé) la date. L’effet précèdent est alors annulé au profit d’u nouveau dont le montant
inclurait la valeur de l’ancien effet augmenté d’intérêt
Application IV9
Le BO9 ne peut être honoré ; un BO10 est souscrit en remplacement; frais 1,5%
Ce chapitre traitera essentiellement des opérations sur salaire et celles relatives à la trésorerie
I LES SALAIRES
Les charge de personnel : elles regroupent la rémunération directe versée au personnel, les
indemnités, les charges sociales (sécurité sociale, versement au syndicat…), les charges patronales
sur salaires, les Impôts versés au titre des traitements et salaires dénommé Impôt Unique sur
Traitement et Salaires (IUTS)
1) la constatation de la charge
Il s’agit pour l’entreprise de créer la dette qu’elle a vis-à-vis de son personnel et des organismes
« dérivés » et de l’Etat : Le compte « 66 charge de personnel » est débité par le crédit des comptes
« 42 personnel », « 43 organismes sociaux » et « 44 Etat et Collectivités Publiques »
2) le règlement
Les comptes 42 personnel et comptes rattachés » et/ou « 44 Etat et collectivités publiques » et / ou
« 43 organismes sociaux » sont débités par le crédit d’un compte de trésorerie.
Application V 1
25/6 : SORE doit 1 060 000 au titre des cotisations sociales, 2 298 000 d’impôts et 15 524 500 sous
forme de salaires a versé à son personnel
II LE TRANFERT DE CHARGE
C’est une charge constatée lors des opérations d’achat et de ventes, et qui sont par la suite transféré
au tiers.
1) sur achat et sur vente : la constatation de la charge consiste à débité le comte de charge
par le crédit du compte de trésorerie
2) transfert de la charge : le compte « 411 clients» ou « fournisseur » est débité par le crédit du
compte « 78 Transfert de Charges»
Application V2
25/9 SORE a vendu un stock ; les frais de transport payé par caisse et à la charge du client est de
300 000
C LA TRESORERIE
La trésorerie regroupe la caisse et les établissements financiers ; les opérations de trésorerie sont
appelées des opérations de liquidités.
I la caisse
Elle enregistre les opérations en espèces (monnaie fiduciaire et monnaie divisionnaire) aussi bien
pour les retraits que les versements.
Elle enregistre essentiellement les opérations fiduciaires : cheques, ordre de virement et cartes
bancaires. Toutefois des opérations en espèces peuvent exceptionnellement intéresser la banque
2) les chèques :
a) la réception du chèque le compte « 513 Chèques a encaissés » est débité par le crédit du compte
de tiers concerné.
b) le dépôt du chèque à la banque : le compte « 514 chèque à l’encaissement » est débité par le
crédit du compte « 513 Chèques a encaissés »
NB On peut utiliser le compte principal « 51 Valeur à Encaisser » en lieu et place du compte « 513
Chèques a encaissés »
c) la réception de l’avis de crédit : le compte « 52 banque » est débité par le crédit du « 513
Chèques a encaissés » et « chèque à l’encaissement »
Application V3
TAF
- émission du chèques :le compte « 52 banque » est crédité par le débit du compte concerné.
Application V5
20/10 SORE achète par chèque UBA des marchandises à 3 000 000 HT
TAF
3) l’ordre de virement :
b) réception de l’ ’avis de crédit de la banque, le compte « 52 banque » sera débité par le crédit du
compte concerné.
c) émission de l’ordre de virement le compte « 52 banque » est crédité par le débit du compte
concerné
5) Les chèques impayés : le compte « 413 clients chèques impayés » est débité par le crédit du
compte 51 VAE
Le solde du compte « banque » tenu par l’entreprise et celui du compte « client » tenue par la
banque doivent être en principe enfin de période identique. Mais en raison du décalage des dates
d’enregistrement des opérations ce n’est généralement pas le cas. Il est alors fait obligation pour
l’entreprise de procéder à un ajustement des soldes par un travail de rapprochement des opérations
non enregistrées de part et d’autres.
Application V6
Au 31/12/08 le solde du compte SGGB dans les livres de l’entreprise SORE est débiteur de 58 580
260 ; à la même date le relevé bancaire que lui a envoyé la banque présente un solde créditeur de
61 552 060
-agios de 28 400
Certaines immobilisations de l’entreprise se déprécient avec le temps/( et de l’usage) : c’est le cas par
exemple des véhicules qui s’usent du fait de leur utilisation. Ce phénomène est appelé
amortissement. Par contre d’autres comme le terrain ne subissent que des dépréciations
accidentelles (modification du plan d’urbanisations)...
Le calcul de l’amortissement fait intervenir des notions dont les principales sont les suivantes :
1) le prix d’acquisition
Il est égal au coût d’achat ou au coût de fabrication de l’immobilisation ; il est aussi appelé valeur
d’origine. (VO)
2) la durée d’amortissement
C’est la durée probable de vie de l’immobilisation ; elle est fonction de sa nature et est généralement
exprimée en année. Elle aussi appelée durée d’utilisation.
3) le taux d’amortissement
4) le tableau d’amortissement
C’est un tableau qui présente entre autres pour chaque période le montant de l’amortissement et la
valeur nette comptable.
Il est égal au produit du taux d’amortissement constant (t) par la valeur d’origine (VO)
.A=VO*t
Application VI1
Une voiture a été achetée et mise en service le 1/1/2022 à 8 000 000. Sa durée d’utilisation est de 5
ans
En cas d’acquisition en cours d’exercice le premier et le dernier amortissement sont calculés prorata
temporis (en fonction du temps), l’année comportant 12 mois de 30 jours chacun
Application VI2
Le taux d’amortissement dégressif (t’) est le produit du taux constant par un coefficient (c) qui est
modulé en fonction de la durée d’utilisation/
t’= t*c
L’annuité d’amortissement de l’année en cours est le produit entre la valeur nette comptable de
l’année précédente (VNCn-1) et le taux d’amortissement dégressif
A’ = VCNn-1*t’
NB : linéarisation des derniers amortissements : la méthode dégressive est telle qu’elle ne permet
pas d’amortir totalement l’immobilisation dans sa durée normale de vie ; c’est pourquoi quand
l’annuité dégressive devient inférieure à l’annuité constante sur la base de la valeur comptable nette
et du nombre d’année restante l’entreprise doit retenir l’annuité constante. Il y’a linéarisation des
derniers amortissements.
Application VI3
Considérer l’application V1
En cas d’acquisition en cours d’exercice le 1er amortissement est calculé prorata temporis (en
fonction du temps), l’année comportant 12 mois de 30 jours chacun
Application VI4
Considérer l’application V2
Considérer l’application V1
1) la constatation de la charge :
Elle est appréhendée au compte « 68 dotation aux amortissements ». Pour les immobilisations non
amortissables (terrain) sa charge d’amortissement est enregistrée au compte « 852 dotations aux
amortissements Hors Activités Ordinaires »
3) enregistrement
Application VI5
La cession d’une immobilisation est une opération exceptionnelle ; L’immobilisation est en principe
destinée à rester définitivement dans l’entreprise. C’est pourquoi l’opération de cession fait
intervenir des comptes Hors Activités Ordinaire. Il s’agit des comptes « 81 Valeur Nette des Cessions
d’Immobilisations » et « 82 Produits des Cessions d’Immobilisations »
a)la sortie de l’immobilisation : le compte « 81 Valeur Nette des Cessions d’Immobilisations » est
débité par le crédit du compte d’Immobilisations concerné
b) la vente : le compte de trésorerie (au comptant) ou de tiers (à crédit) concerné est débité par le
crédit du compte« 82 Produits des Cessions d’Immobilisations »
Des deux comptes HAO l’on détermine la plus-value ou la moins-value sur cession
Application VI6
b) la vente : le compte de trésorerie (au comptant) ou de tiers (à crédit) concerné est débité par le
crédit du compte« 82 Produits des Cessions d’Immobilisations »
Application VI7
Considérer l’application V5. ; la voiture a été vendu en le 31 décembre 2006 à 4 000 000
.a) amortissement complémentaire :le compte« 68 dotations aux amortissements ».est débité par le
crédit du compte « 28 amortissement… »
c) la cession le compte de trésorerie (au comptant) ou de tiers (à crédit) concerné est débité par le
crédit du compte« 82 Produits des Cessions d’Immobilisations
Application VI8
Considérer l’application V5. ; la voiture a été vendu le 1 mars 2024 à 3 800 000
La comptabilité enregistre les actifs au prix coûtant si bien que leur solde en fin d’exercice n’est que
la résultante des mouvements y relatifs. Ce solde dit comptable peut ne pas refléter la valeur réelle
de l’élément d’actif. Le principe de prudence et le souci de présenter une image fidèle de la situation
de l’entreprise conduisent la comptabilité, en fin d’exercice à évaluer certains éléments d’actifs sur la
base des informations économiques qu’elle a sur ceux-ci. Elle se rendra ainsi compte que certains
actifs sont sous évalués tandis que d’autres surévalués.
Pour ces derniers il y’a lieu de constater la diminution de la valeur de l’actif : c’est la provision pour
dépréciation.
L’entreprise peut, en outre se rendre compte qu’elle sera dans l’obligation d’assurer certaines
charges dont la réalisation est inévitable (réparation de bâtiments, procès en cours etc). La
constitution d’une provision pour la prise en charge de ces charges est nécessaire :ce sont les
provisions pour risques et charges,
Elles sont basées sur le principe de prudence d’une part et d’autre part sur l’obligation de rattacher
les charges à l’exercice ; elles concernent principalement les grosses réparations et les litiges en
cours.
1) la charge
La provision dépréciation est constatée dans le compte « 19 Provision Financière pour Risques et
Charges»
Application VII1
Au 31/12/2020 SORE a un litige avec un de ses salariés. Il estime qu’il lui versera 1 000 000
Elles concernent essentiellement les éléments d’actifs non amortissables. Les causes qui les induisent
sont externes à l’entreprise ; elles sont le fruit de l’environnement de celle-ci
1) la charge
La charge relative à la provision est enregistrée « 69 Dotations aux Provisions » et /ou « 65 Autres
Charges «
Elle concerne principalement les titres de participation, les titres de placement et les immobilisations
non amortissables (brevet ou licence d’exploitation) qui subissent une diminution de valeur
La dépréciation est constaté dans le compte « 29 Provision pour Dépréciation des Immobilisations »
Suite à une baisse des cours sur le marché la valeur réelle des stocks peuvent se révélée inférieure à
leur valeur comptable ; il y’a lieu de constater cette diminution de valeur.
L’entreprise peut constater en fin de période que certaines créances se révèlent difficile à encaisser
en totalité, les clients concernés ayant des difficultés. La prudence comptable recommande à
l’entreprise d’évaluer le montant probable à récupérer, la différence devant être considérer comme
une dépréciation de la créance
5) enregistrement
Le compte « 69 Dotations aux Provisions » et /ou « 65 Autres Charges » est (sont) débité (s) par le
crédit des comptes « 29 Provision pour Dépréciation des Immobilisations » pour les immobilisations,
« 39 Dépréciation des stocks » pour les stocks, « 49 Dépréciation et Risques Provisionnées (Ters)»
pour les créances clients.
NB : Les comptes ci-dessus sont des comptes écrans qui figurent à l’actif du bilan et qui viennent en
diminution des valeurs brutes pour l’obtention des valeurs nettes.
Il est fait obligation avant de constater la provision, de transférer la créance dite ordinaire à un
compte intitulé « 416 Clients, Créances douteuses ou litigieuses (Tiers) »
Application VII2
les titres de participation au nombre de 2 000 ne valent que 9 500 frs l’unité alors qu’ils ont coûté à
l’entreprise 10 000 frs à l’achat
- le stock d’une valeur de 7 000 000 est déprécié pour 1 080 000
Le client ZAGRE est en liquidation ; la créance de l’entreprise sur ce dernier est de 5 000 000. et
probablement 75% de ce montant pourra être recouvré
TAF : Passer les écritures y relatives et présenter la ligne au bilan relatif aux 3 éléments d’actif
CHAP X LE RESULTAT
La recherche d’un résultat positif est l’objectif principal des sociétés commerciales. Tous les actes qui
s’y posent visent en définitive à le maximiser.
Le résultat s’obtient en faisant la différence entre les produits (comptes de la « classe 7 » et une
partie des comptes de la « classe 8 ») et les charges ( comptes de la classe 6 » et l’autre partie des
comptes de la « classe 8 ». ces comptes sont appelés comptes de gestion
Si il est positif il est appelée bénéfice ; si c’est le contraire elle est appelée perte. Il est cependant
recommandé en fin de période d’ajuster les produits et les charges avant de procéder au calcul du
résultat.
Certaines charges, bien que les pièces y relatives ne sont pas parvenus à l’entreprise, doivent être
prises en compte par l’entreprise en fin de période sur la base d’une estimation. C’est le cas des
consommations d’électricité, d’eau et de téléphone
Le compte de charge est débité par le crédit du compte du compte du passif correspondant
Application VIII1
Au 31/12 SORE, au vue de ses consommations de décembre, doit 200 000 à la SONABEL
A la fin de l’exercice l’entreprise peut se rendre compte que sur des opérations sur des produits
sont à considérer
C’est ainsi que les intérêts ne sont payés qu’à terme échu. L’opération qui est à l’origine étant
réalisée en cours d’exercice ces produits concernent obligatoirement l’exercice en cours mais aussi
l’exercice suivant.
Enfin d’exercice, les produits n’étant pas encore perçus, il y’a lieu de constater ceux qui sont
rattachable
Application VIII2
Au 31/12 SORE, au vu de ses achats doit recevoir de son fournisseur 240 000 de ristourne
Ce sont des éléments enregistré au cour de l’exercice mais dont une partie concerne l’exercice
suivant
Il faut diminuer la charge du montant à imputer à l’exercice suivant ; il est crédité par le débit du
compte « 476 Charges constatés d’avance »
Application VIII3
Au 1/10 SORE, a payé 120 000 frs de frais d’assurance pour 12 mois
Application VIII4
Au 1/11 ZOE a reçu le loyer annuel de 9 000 000 qui expire le 31 /10 de l’année suivante
C LE RESULTAT
Pour les besoins d’analyse, le plan SYSCOA prévoit la détermination du résultat en en 8 étapes
appelée Soldes Significatifs de Gestion . Cependant il peut représenter sous la forme d’un tableau a 4
colonnes appelé compte de résultat ;
Elle est égale Ventes diminué des Achats et Variation de stock » et est réservé aux entreprises
commerciales
Elle est égale à la Marge Brute augmentée des produits accessoire, des autres produits
éventuellement des subventions d’exploitation et diminué des autres achats et services consommé,
des Impôts et taxes et Autres Charges
+ « « 75 Autres Produits »
- « 61 Transport »
- « 64 Impôts et Taxes »
- « 65 Autres Charges »
c) l « 134 Excédent Brut d’Exploitation » (EBE)
Il est égal à l’Excédent Brut d’Exploitation » augmenté des charges transférées et des Reprises sur
Provisions et diminué des Dotations aux Amortissements et des Dotations aux Provisions
Il est égal à l’Excédent aux produits financiers diminué des charges financière
Il est égal au Produits Hors Activités Ordinaires diminué des Charges Hors Activités Ordinaires l
NB : Au cas ou le résultat est négatif il s’inscrit au compte « 139 Résultat Net Perte »
2) le compte de résultat
C’est un tableau à 4 colonnes (ou 6) qui reprend les différents soldes ci-dessus énumérées.
Application VII4
ZOE présente au 31/12 les postes suivants : achats de marchandises : 2745 000 ; transport :
673 000 ; services extérieurs A : 580 000 ; service extérieurs B : 896 000 ; impôts et taxes : 1 344 000 ;
autres charges : 637 000 ; charges de personnel : 6 210 000 ; frais financiers : 572 000 dotations aux
amortissement : 970 000 ; dotations aux provisions : 215 000 ; ventes de marchandises : 12 500 000 ;
subventions d’exploitation : 2 900 000 ; autres produits : 290 000 ; revenus financiers : 210 000 ;
VCCI: 570 000 ; PCI : 310 000
Autres Charges
Transfert de Charges
TOTAL DES CHARGES DES ACTIVITES TOTAL DES PRODUITS DES ACTIVITES
ORDINAIRES ORDINAIRES
TOTAL DES CHARGES HORS ACTIVITES TOTAL DES PRODUITS HORS ACTIVITES
ORDINAIRES ORDINAIRES