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FasciculeTDL3AnaNumMat

Le document présente une série d'exercices sur l'analyse numérique matricielle, abordant des concepts tels que la multiplication et l'inversion des matrices, les valeurs propres, et les propriétés des matrices hermitiennes et stochastiques. Les exercices incluent des démonstrations et des calculs liés aux polynômes caractéristiques, aux matrices diagonalisables, et aux normes matricielles. Il traite également de la résolution de systèmes linéaires et du conditionnement des matrices.

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2018

LICENCE 3

Analyse numérique matricielle

Exercices
Chapitre 1

Rappels et compléments sur les


matrices.

Exercice 1.1 1) Montrer que la multiplication des matrices est une opéra-
tion interne sur les sous-ensembles de matrices suivants :
— Matrices triangulaires supérieures (resp. inf.)
— Matrices unitaires
— Matrices de permutation.
2) Même question pour l’inversion des matrices sur les sous-ensembles
suivants :
— Matrices hermitiennes définies positives
— Matrices unitaires.
— Matrices triangulaires non singulières
3) Montrer qu’une matrice triangulaire orthogonale est diagonale.
4) Soit une matrice A ∈ Mn (C).
— Montrer que A est hermitienne alors ses valeurs propres sont réelles
— si A est unitaire, alors le module des valeurs propres est égal à un
(|λ| = 1)
5) a) Montrer que si λ est valeur propre de A, alors λk est valeur propre
de Ak , k ∈ N∗ .
b) Montrer que si A est inversible et λ est valeur propre de A, alors λ1 est
valeur propre de A−1 .
6) On suppose que p est le polynôme caractéristique de A ∈ Mn (C) et que
p(0) n’est pas nul. Montrer que A admet un inverse A−1 et que le polynôme
caractéristique R de A−1 est défini par :
λn 1
R(λ) = (−1)n p( ).
p(0) λ

1
Exercice 1.2 Soient A et B ∈ Mn (C), on suppose que A et B sont hermi-
tiennes. Montrer que les propriétés suivantes sont équivalentes :
1) La matrice A × B est hermitienne
2) A × B = B × A
3) Il existe une matrice unitaire U telle que les matrices U −1 AU et
U −1 BU sont diagonales.

Exercice 1.3 1) Soient a et b deux scalaires et A une matrice carrée. Mon-


trer que, si λ est valeur propre de A, alors aλ+b est valeur propre de aA+bI.
2) Soit A une matrice tridiagonale d’ordre n telle que la diagonale est
nulle et ai,i+1 = ai+1,i = 1, pour i = 1, . . . , n − 1. Pour tout j = 1, . . . , n, on
(j) (j)
considère le vecteur x(j) = (x1 , · · · , xn )t tel que
 
(j) ijπ
xi = sin , pour i = 1, . . . , n
(n + 1)

Montrer que
 
(j) jπ
Ax = 2 cos x(j) pour j = 1, . . . , n
(n + 1)

En déduire les valeurs propres de A.


3) Déterminer les valeurs propres de la matrice tridiagonale B définie
par :
bi,i = d; bi,i+1 = bi+1,i = e pour i = 1, . . . , n − 1

Exercice 1.4 Soit la matrice définie par :


 
4 −1 −1 −1
 −1 4 −1 −1 
A=  −1 −1

4 −1 
−1 −1 −1 4

1) Déterminer le polynôme caractéristique de A, ainsi que ses valeurs


propres.
2) Pour toute valeur propre λ de A, déterminer le sous-espace Eλ associé.
3) La matrice est-elle diagonalisable ? Trouver une matrice triangulaire
T semblable à A.

2
Exercice 1.5 1) Déterminer les valeurs propres de la matrice
 
8 −1 −5
A =  −1 3 1 
4 −1 −1

2) Déterminer une matrice de Jordan J semblable à A.


4) Calculer J n , n ∈ N∗ , et indiquer, sans faire les calculs, comment on
pourrait obtenir An .

Exercice 1.6 Soit A = (aij ) une matrice carrée d’ordre n.


On dit que A est stochastique si A vérifie les conditions suivantes :
n
X
∀i, ∀j, aij ≥ 0, ∀i, aij = 1
j=1

1) Vérifier que le vecteur V de coordonnées toutes égales à 1 est un vecteur


propre.
2) Montrer que les valeurs propres de A sont telles que |λ| ≤ 1.
3) Montrer que si λ est valeur propre de module 1 et x1 , x2 , · · · , xn les
coordonnées d’un vecteur propre x associé et xk la coordonnées de plus grand
module, qu’il existe k1 tel que xk1 = λ xk .
En déduire que λ est une racine nième de l’unité.

Exercice 1.7 On dit qu’une matrice A = (aij ) ∈ Mn (C) est à strictement


diagonale dominante si :
n
X
|aii | > |aij |
j=1
j6=i

a) Montrer qu’une telle matrice est inversible et que


n n
!
Y X
| det A| ≥ |aii | − |aij |
i=1 j6=i

b) On suppose toujours que A est à diagonale strictement dominante mais


en plus que A est à coefficients réels, symétrique et que aii > 0, ∀i = 1, · · · , n.
Montrer que A est définie positive.

3
Exercice 1.8 On se place dans Rn .
1) Soit T une matrice inversible, k.k une norme vectorielle et la norme
matricielle qui lui est subordonnée. Montrer que la fonction N (x) = kT xk
est une norme vectorielle de x.
2) Quelle norme matricielle est subordonnée à N (x)?
3) Soit G une matrice réelle symétrique, définie positive. Montrer que
< x, y >= xt Gy défini un produit scalaire des vecteurs x et y.

Exercice 1.9 Les normes vectorielles et les normes matricielles subordon-


nées sont notées de la même façon.
Vérifier les relations suivantes :
1) |kxk − kyk| ≤ kx − yk, ∀x, y ∈ Cn .
kAxk
2) kAk = sup = sup kAxk = sup kAxk
x∈Cn ,x6=0 kxk kxk≤1 kxk=1
3) Montrer que si λ est valeur propre d’une matrice inversible A, on a
1
≤ |λ| ≤ kAk
kA−1 k
1 kAxk 1
4) Montrer que si A est inversible, on a kA−1 k
= inf kxk6=0 kxk
et kA−1 k

kAxk
kxk
≤ kAk
5) Montrer que A est inversible si et seulement si
kAxk
∃α > 0, tel que ∀x 6= 0, ≥α
kxk

Exercice 1.10 On note K(n,n) l’ensemble des matrices carrées n × n à co-


efficients dans K = (R ou C). pour A ∈ K(n,n) , on définit les normes matri-
cielles, subordonnées à des normes vectorielles, comme étant
kAk
kAk = sup .
x6=0 kxk
On rappelle que les 3 normes vectorielles usuelles sont
v
u n n
uX X
kxk∞ = max |xi |, kxk2 = t 2
|xi | , kxk1 = |xi |.
1≤i≤n
i=1 i=1

Par ailleurs, le rayon spectral ρ(A) d’une matrice A ∈ K(n,n) est par
définition
ρ(A) = max{|λi |; λi valeurs propres de A, i = 1, . . . , n}.

4
1) Montrer que
n
X
kAk1 = max |aij |.
1≤j≤n
i=1
2) Montrer que
n
X
kAk∞ = max |aij |.
1≤i≤n
j=1

3) Montrer que p
kAk2 = ρ(AA∗ ),
avec A∗ l’adjoint de A, i.e. A∗ = ĀT .
Exercice 1.11 Soient A ∈ M(n, n) et σ(A) son spectre (ensemble des va-
leurs propres de A). Notons ρ(A) = sup |λ| le rayon spectral de A et ϕ une
λ∈σ(A)
norme vectorielle définie sur Cn . On définit le nombre
ϕ(Ax)
Sϕϕ (A) = sup , notée kAk.
x6=0 ϕ(x)

(On admettra que la borne supérieure de ϕ(Ax)


ϕ(x)
est bien finie).
1) Montrer que Sϕϕ définit une norme vectorielle sur M(n, n) et ∀A, B ∈
M(n, n),
Sϕϕ (A B) ≤ Sϕϕ (A)Sϕϕ (B).
2) Montrer que ρ(A) ≤ kAk.
1
3) Montrer que ρ(A) = lim kAn k n .
n→+∞
4) Montrer que quel que soit λ ∈ σ(A)
ϕ(Ax) ϕ(Ax)
inf ≤ |λ| ≤ sup .
x6=0 ϕ(x) x6=0 ϕ(x)

Soit A une matrice symétrique. Montrer que


ρ(A) = Sϕ2 ϕ2 (A)
où ϕ2 désigne la norme euclidienne.
5) Montrer que
n
[
σ(A) ⊂ Di (domaine de Gershgorin)
i=1

où les Di sont les domaines du plan complexe définis par


( n
)
X
Di = z/|z − aii | ≤ |aij | .
j=1,j6=i

5
Exercice 1.12 1) Soit A une matrice inversible et B une matrice singulière
quelconque. Montrer que
1
≤ A−1
kA − Bk

2) Si A est une matrice inversible et B une matrice telle que


1
> A−1
kA − Bk

Montrer que B est inversible.


3) Soit C une matrice carrée, et une norme matricielle k.k telle que kIk =
1.
3.1) On suppose que kI − Ck ≤ 1. Montrer que C est inversible.
3.2) On suppose que kCk < 1 . Montrer que I − C est inversible.
4) Si A est à diagonale dominante i.e.,
X
|aij | < |aii | , i = 1, . . . , n
j=1
j 6= i

4.1) Montrer que aii 6= 0, pour i = 1, . . . , n


4.2) Posons A = D × B, avec D =diag(aii ). Montrer que B s’écrit sous
la forme B = I − C avec kCk∞ < 1. En déduire que B est inversible, ainsi
que A.

Exercice 1.13 Soit A une matrice carrée, on note ρ(A) le rayon spectral de
A.
1) On suppose que A est définie positive. Montrer que

x∗ Ax 1 x∗ Ax
ρ(A) = max∗ et = min
x∈K x∗ x ρ(A−1 ) x∈K∗ x∗ x

où K = R ou C.
2) Si A est inversible. Montrer que
1
t −1
≤ |λi |2 ≤ ρ(At A)
ρ((A A) )

où λi est une valeur propre quelconque de A.


3) Montrer que ρ(A) ≤ kAk, pour cette norme matricielle.

6
Exercice 1.14 Soit A une matrice carrée d’ordre n dont toutes les valeurs
propres sont λi , i = 1, . . . , n.
1) Montrer que si limp−→+∞ Ap = 0, alors |λi | < 1, i = 1, . . . , n
2) Montrer que si limp−→+∞ Ap = 0, alors
p−1
X
lim Ak = (I − A)−1
p−→+∞
k=0

3) Montrer que si kAk < 1, alors la suite (Bk )k≥1 où

Bk = I + A + A2 + ... + Ak

est convergente et que limk−→+∞ Bk = (I − A)−1 .


4) On pose

A A2 Ak
Ck = I + + + ... + , k≥1
1! 2! k!
4.1) Montrer que la suite (Ck ) est convergente. On notera eA sa limite.
4.2) Montrer que eA est toujours inversible. (Indication : on montrera
que det eA = etr(A) ).

7
Chapitre 2

Résolution de systèmes linéaires :


méthodes directes

Exercice 2.1 On considère la système linéaire Ax = b, avec Aune matrice


carrée inversible qu’on suppose connue avec exactitude.
Le vecteur b est connu avec une certaine incertitude et on note δb et δx
l’erreur sur les vecteurs b et x.
Montrer que
kδxk kδbk
≤ K(A)
kxk kbk
où K(A) désigne le conditionnement de A.

Exercice 2.2 On considère A une matrice carrée inversible, et K(A) le


conditionnement de cette matrice.
1) Montrer que |λ n|
|λ1 |
≤ K(A)
où λn (resp. λ1 ) est la plus grande (resp. petite) valeur propre de A en
module.
2) Montrer que si A est normale alors K2 (A) = |λ n|
|λ1 |
où K2 (A) est le conditionnement de A associé à la norme euclidenne.
3) Calculer les conditionnements associés aux normes 1, 2 et ∞ de la
matrice de rotation dans R3 puis les comparer.

Exercice 2.3 Soit A ∈ M2 (R) inversible et µ21 et µ22 respectivement la plus


petite et la plus grande valeur propre de At A.
1) Mise en évidence de l’importance du produit kA−1 k2 kAk2 à travers
1
A(x + δx) = (b + δb) et (A + δA)(x + δx) = b où kδAk2 < kA−1 k2
2) Si cond2 (A) = kA−1 k2 kAk2 , montrer que cond2 A = | µµ12 |

8
3) Montrer que µ21 et µ22 sont deux solutions du trinôme

α2 − tr(At A)α + |det(A)|2 = 0

4) En déduire que
P2
2 1/2 i,j=1 |aij |2
cond2 (A) = σ + (σ − 1) avec σ =
2| det A|

5) Application
 numérique

100 99
Soit A =
99 98
5.1) Calculer det A et σ.
5.2) En déduire la valeur de cond2 (A)
5.3) Comme application, résoudre le système Ax = b et A(x + δx) =
b + δb avec    
199 −0, 0097
b= et δb =
197 0, 0106

Exercice 2.4 Soit A ∈ M4 (R) telle que


 
2 1 −4 1
 −4 3 5 −2 
A=  1 −1

1 −1 
1 3 −3 2

1) En appliquant la méthode de Gauss avec stratégie de pivot partiel,


déterminer une matrice triangulaire inférieure L vérifiant Lii = 1, 1 ≤ i ≤ 4
et une matrice triangulaire supérieure U telle que P A = LU où P est une
matrice de permutation à préciser.
2) Calculer le déterminant de A.
3) Déduire de 1) la solution du système linéaire Ax = b avec b = (1, 2, 1, 4)t .

Exercice 2.5 Soit A ∈ M(n, n) et x ∈ Rn . On suppose que n est grand, et


on considère le système
Ax = b (2.1)
1) On partitionne A en quatre matrices, où A1 ∈ M(p, p), p < n.
 
A1 A2
A=
A3 A4

9
Montrer que la résolution de (2.1) revient à l’inversion d’une matrice
suivie de la résolution d’un système linéaire d’ordre n − p.
2) Lorsque A est partitionnée comme en 1) indiquer une méthode permet-
tant de calculer A−1 .
3) Application numérique : résoudre le système Ax = b avec
   
1 0 0 2 −1 1
 0 1 0 −1 3   0 
   
A=  0 0 1 3 −2 
 b =  0 
 
 1 0 0 −1 2   0 
1 2 1 4 1 0

Exercice 2.6 Soit a etp v des vecteurs colonnes, tels que a 6= 0 et v unitaire.
On pose α = kak , γ = 2α(α − v t a) où v t a est le produit scalaire < a, v >
(v t = transposée de v) et u = φ(a, v) = γ1 (a − αv).
1) Montrer que u est unitaire et que (I − 2uut )a = αv.
2) Soient v1 et v2 deux vecteurs colonnes, et σ une constante. Montrer
que
det(I − σv1 v2t ) = 1 − σv1t v2
en déduire que det(I − 2uut ) = −1.
3) Soit A une matrice quelconque et soit a = A1 le premier vecteur colonne
de A et v = e1 la première colonne de la matrice identité I. On pose

u1 = φ(a, v) et U1 = I − 2u1 ut1

Montrer que la première colonne de U1 A1 est égale à αe1 .


4) Montrer qu’on peut continuer cet algorithme et définir U1 , ..., Un−1
telles que
Un−1 Un−2 × · · · × U1 A = V
où V est une matrice triangulaire supérieure.
5) En déduire une méthode pour résoudre les systèmes linéaires, pour
inverser une matrice, pour calculer un déterminant.

Exercice 2.7 Soient u et v deux vecteurs colonnes et A une matrice carrée


inversible.
1) Vérifier que

(A−1 u)(v t A−1 )


(A + uv t )−1 = A−1 −
1 + v t A−1 u

10
2) Soit B = D + m t
P
i=1 ui vi où D est
Pk
une matrice regulière, ui et vi des
vecteurs colonnes. On pose Ck = (D + i=1 ui vit )−1
Montrer que
t
(Ck uk+1 )(vk+1 Ck )
Ck+1 = Ck − t
1 + vk+1 Ck uk+1
3) En déduire un algorithme de calcul de B −1 .
4) Soit M une matrice n × n telle que M11 6= 1.
On pose A = M − I et on définit une suite de matrices A(k) , k = 1, .., n
par A(1) = A
(k) (k)
(k+1) (k) aik akj
aij = aij − (k)
k = 1, ..., n
akk
(k)
a) Montrer que ∀k, aij = 0 si i < k ou j < k
b) En déduire que A(n+1) = 0.
Montrer que M peut s’écrire sous la forme M = D + ni=1 ui vit
P
5)
6) En déduire une méthode pour inverser M .

Exercice 2.8 Soit E la matrice carrée d’ordre n dont les seuls coefficients
non nuls sont ei,i−1 et ei,i+1 pour 1 ≤ i ≤ n, qui valent 1 c.à.d.,
 
0 1 0 ··· 0
. . . . .. 
 1 0 . . . 

E=
 ... ... ... 
 0 0 

 . .. .. ..
 ..

. . . 1 
0 ··· 0 1 0

Soit A = I + βE avec 0 < |β| ≤ 12


1) Prouver que A admet une factorisation sous la forme A = LDLt où L
est triangulaire inférieure à diagonale unité et D diagonale.
2) Ecrire les formules permettant de calculer les di , où D =diag(di ).
3) Montrer par récurrence que
p
1 + 1 − 4β 2
< di < di−1 < 1
2
4) Indiquer une méthode possible, de résolution du système linéaire Ax =
b, utilisant la factorisation ci-dessus.

11
Exercice 2.9 Résoudre par la méthode de Cholesky le système Ax = b où
   
1 2 3 4 0
 2 5 1 10   1 
  
A=  3 et b =
1 35 5   0 
4 10 5 45 0

Exercice 2.10 On considère le système linéaire Ax = b où


 
ε 1 2
A= 1 3 1 
2 1 3

1) Déterminer pour quelles valeurs du paramètre réel ε, la matrice A est


symétrique définie positive.
2) Soit maintenant ε = 0. On veut résoudre le système Ax = b par
une méthode directe ; quelle factorisation de la matrice A envisagerez-vous ?
Justifiez votre réponse.
3) En considérant ε = 2, vérifier que dans ce cas la matrice A est définie
positive et en calculer la factorisation de Cholesky A = HH T .
4) En supposant que b = (1, 1, 1)T , résoudre le système linéaire Ax = b
en utilisant la factorisation de Cholesky calculée au point 3).

12
Chapitre 3

Résolution de systèmes linéaires :


méthodes itératives

Exercice 3.1 Soit A une matrice d’ordre n > 1 à éléments dans C définie
par : aij = 1 si i 6= j et aii = 0.
1) Prouver que A est inversible et déterminer A−1 .
2) On veut résoudre le système linéaire (mI + A)x = b, m étant un
paramètre réel, par la méthode de Jacobi.
Donner une condition suffisante à laquelle doit satisfaire m afin que cette
itération converge quelque soit x0 .

Exercice 3.2 Soit A une matrice carrée d’ordre n à éléments dans C, définie
par
aij = n + j − i + 1 si j < i
aij = 1 + j − i si j ≥ i
k
1) Si l’on pose qk = e2iπ n , (k = 0, ..., n − 1).Vérifier que les vecteurs
propres de A sont :

Vk = (1, qk , ..., qkn−1 ), k = 0, ..., n − 1

Donner la valeur propre λk associé à Vk


2) On veut résoudre le système (mI + A)x = b, m étant un paramètre
réel. Discuter par rapport à m la convergence de la méthode de Jacobi.

13
 
1 a a
Exercice 3.3 Soit a ∈ R et A =  a 1 a 
a a 1
1) Pour quelles valeurs de a, A est-elle définie positive ?
2) Pour quelles valeurs de a, la méthode de Gauss-Seidel est-elle conver-
gente ?
3) Ecrire la matrice J de l’itération de Jacobi.
4) Pour quelles valeurs de a, la méthode de Jacobi converge-t-elle ?
5) Ecrire la matrice L1 de l’itération de Gauss-seidel. Calculer ρ(L1 ).
6) Pour quelles valeurs de a, la méthode de Gauss-Seidel converge-t-elle
plus vite que celle de Jacobi ?

Exercice 3.4 Soit A une matrice carrée d’ordre n à éléments dans C à dia-
gonale strictement dominante. Montrer que que les méthodes de Jacobi et
Gauss-seidel appliquées à la résolution de l’équation

Ax = b, x et b ∈ Cn

convergent quelque soit la valeur de x0 .

Exercice 3.5 On considère la matrice carrée d’ordre 3 suivante :


 
4 −1 0
 −1 4 −1 
0 −1 4
1) Etudier la convergence des méthodes de Jacobi et de Gauss-Seidel pour
cette matrice.
2) Vérifier que ρ(BGS ) = ρ2 (BJ ), où BGS et BJ sont respectivement les
matrices d’itération associées à la méthode de Gauss-Seidel et de Jacobi.
Quelle est la méthode avec la vitesse de convergence la plus rapide ?

14

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