CHAPITRE 1 : NOTIONS D’ÉTHIQUE ET DE DÉONTOLOGIE
1. Définitions clés
Concept Définition simple
Morale Ensemble de règles de conduite (bien/mal) propres à une société.
Éthique Réflexion personnelle sur ce qui est bon ou mauvais, basée sur des valeurs.
Déontologie Ensemble des devoirs et obligations imposés par une profession (code de conduite).
2. Différences importantes
• Morale = ce que la société juge bon (normes extérieures).
• Éthique = ce que je juge bon (réflexion personnelle).
• Déontologie = ce que la profession m’impose (règles écrites).
3. Charte d’éthique et de déontologie du MESRS
Principes fondamentaux :
• Intégrité et honnêteté
• Liberté académique
• Responsabilité et compétence
• Respect mutuel
• Vérité scientifique, objectivité, esprit critique
• Équité
• Respect des franchises universitaires
Droits et devoirs des acteurs :
Étudiant :
• Droits : enseignement de qualité, respect, non-discrimination, liberté d’expression,
évaluation juste, sécurité, accès aux ressources, recours.
• Devoirs : respect des règles et des personnes, honnêteté (pas de fraude/plagiat),
civisme, préservation des biens.
Enseignant-chercheur :
• Droits : accès à la profession sur qualifications, liberté d’enseignement, évaluation
juste, bonnes conditions de travail.
• Devoirs : compétence, intégrité, confidentialité, transparence, pas d’abus de pouvoir,
pas de propagande, équité, respect du travail des autres, pas de plagiat.
Personnel administratif et technique :
• Droits : respect, traitement objectif, non-discrimination, formation continue.
• Devoirs : compétence, impartialité, intégrité, confidentialité, transparence, loyauté.
4. Éthique et déontologie en entreprise
a. Confidentialité
• Discrétion : ne pas partager d’infos confidentielles (même après départ).
• Secret professionnel : ne pas divulguer de secrets de fabrication (sanctions pénales).
b. Fidélité à l’entreprise
• Être loyal, ne pas nuire à l’employeur.
• Obligation de réserve : ne pas critiquer ouvertement les décisions.
c. Responsabilité
• Agir en conscience, assumer ses actes et leurs conséquences.
d. Conflits d’intérêts
• Situation où les intérêts personnels interfèrent avec ceux de l’entreprise.
• Types : contrat avec soi-même, conflit de mission, intérêts familiaux, cadeaux.
• Sanctions : prison (6 mois à 10 ans) et amendes (50 000 DA à 1 000 000 DA).
• Lutte : identifier, déclarer, éviter.
e. Intégrité
• Honnêteté, respect des engagements, responsabilité.
f. Corruption
• Définition : utiliser son pouvoir pour un gain personnel.
• Formes : corruption active (offrir) et passive (recevoir).
• Conséquences : économiques, humaines, sociales, environnementales, juridiques.
• Lutte : transparence, information, refus de participer, signalement.
• Sanctions : 2 à 20 ans de prison + amendes.
g. Fraude
• Définition : tromper délibérément pour un bénéfice illégitime.
• Sanctions : amendes ou prison (vol, escroquerie, faux, etc.).
• Lutte : culture saine, sécurisation des processus, traçabilité.
5. Conclusion générale
Morale = ce que la société juge bon
Éthique = ce que je juge bien
Déontologie = ce que la profession m’impose
CHAPITRE II : RECHERCHE INTÈGRE ET RESPONSABLE
II.1. Éthique dans l’enseignement et la recherche
Définition de l’université
• Service public autonome.
• Objectif : conserver, produire et transmettre la connaissance.
• Recherche de la vérité avec rigueur, intégrité et équité.
Principes généraux
• Recherche et enseignement sont indissociables.
• Liberté académique fondamentale.
• Mobilité, échange des connaissances, esprit critique.
• Intégrité dans la quête de connaissance et l’interprétation des résultats.
Liberté académique
• Liberté de pensée, d’expression, de méthodes.
• Doit respecter lois, charte, déontologie.
• Transparence requise pour cadeaux, faveurs, financements.
• Déclaration obligatoire des conflits d’intérêts.
Intérêt de l’éthique en recherche
• Donne une conscience à la science.
• Favorise la qualité et la fiabilité des résultats.
• Prohibe la fraude scientifique.
Intégrité scientifique
• Refus de plier la science aux pressions financières, sociales ou politiques.
• Conduite conforme aux normes éthiques et déontologiques.
• Pilier de la recherche de qualité.
• Promue par la science ouverte et la formation.
Valeurs individuelles
• Égalité, dignité, respect, fraternité, liberté, justice, équité, impartialité.
Valeurs professionnelles
• Compétence, assiduité, intégrité scientifique, propriété intellectuelle, probité,
transparence, diligence, conformité, équilibre, désintéressement, confidentialité,
imputabilité (responsabilité)
II.2. Responsabilités dans le travail d’équipe
Travail en équipe
• Nécessité de savoir travailler avec les autres.
• Importance : succès de l’entreprise, diversité des perspectives, expression des idées.
Principes du travail d’équipe
• Accepter l’aide des autres, transparence, respect, hiérarchie, droit à l’erreur, proposer
des solutions, communication régulière, reconnaissance des rôles, valorisation des
idées.
Avantages
• Partage des tâches, confrontation des avis, développement des compétences,
fédération.
Responsabilités de l’enseignant-chercheur en équipe
• Confidentialité, conscience professionnelle, transparence, droit de recours.
• Pas d’abus de pouvoir, pas d’usage personnel du statut.
• Gestion honnête des fonds.
• Justice et équité envers les étudiants.
• Pas de discrimination (genre, origine, religion, handicap, etc.).
• Pas de fraude, pas de plagiat.
Égalité professionnelle
• À travail égal, salaire égal.
• Différence de traitement uniquement sur critères objectifs.
• Respect de l’égalité femmes-hommes.
Lutte contre les discriminations
• Discrimination directe et indirecte interdites.
• Connaître et appliquer les textes législatifs de protection.
Recherche de l’intérêt général
• Ce qui est bénéfique pour tous les membres d’une communauté.
• L’État et les institutions doivent le faire prévaloir.
Conduites inappropriées dans le travail collectif
• Obligations : données fiables, protocoles documentés, citations pertinentes, pas de
publication multiple.
• Conduites inappropriées : interprétation faussée, citation erronée, plagiat, faux
documents, omission de contributeurs, coauteur abusif, conflits d’intérêts cachés,
mauvaise gestion, abus d’autorité, non-respect des lois, etc.
II.3. Conduite responsable et lutte contre les dérives
Conduite responsable en recherche
Basée sur : honnêteté, fiabilité, rigueur, objectivité, impartialité, justice, confiance,
responsabilité, transparence.
Principes :
• Quête authentique du savoir.
• Climat d’intégrité et de confiance.
• Compétence, intégrité dans l’examen du travail d’autrui.
• Évitement des conflits d’intérêts.
• Gestion transparente des fonds.
• Diffusion responsable des résultats.
• Reconnaissance des contributions.
• Traitement équitable des participants.
Fraude scientifique
• Action intentionnelle pour tromper et obtenir un avantage personnel.
• Inclut : fabrication, falsification, plagiat (FFP).
Falsification : altération des données.
Fabrication : invention de données, expériences, résultats, CV fictifs.
Plagiat
• Définition : appropriation de contenu sans autorisation ni citation des sources.
• Formes : accidentel, intentionnel, cyberplagiat (copier-coller internet), autoplagiat
(reprise de ses propres travaux sans citation).
• Lutte : sensibilisation, mise en ligne des travaux, charte anti-plagiat, engagement
écrit, logiciels de détection.
• Éviter le plagiat : citations, paraphrase, renvois bibliographiques, sources
systématiques.
• Sanctions : annulation de soutenance, retrait de titre ou publication, destruction de
carrière.
Autres manquements à l’intégrité
• Destruction de dossiers, informations fausses ou incomplètes.
• Demande frauduleuse de fonds, inclusion sans consentement, détournement de fonds.
• Non-respect des exigences réglementaires.
Conséquences des manquements
• Falsification des acquis scientifiques.
• Autres pratiques inacceptables : altération de paternité, autoplagiat, citations
sélectives, non-publication des résultats, biais imposés par donateurs, accusations
malveillantes, revues prédatrices, etc.
Lutte contre la fraude
• Prévention : législation claire, contrôles efficaces, audit, culture rigoureuse.
• Détection : volonté de faire respecter la loi, coordination entre services, bases légales
adaptées.
• Poursuites et sanctions : engagement judiciaire, coordination des procédures,
résolution rapide des litiges.
III : FONDAMENTAUX DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE
III.1. Propriété industrielle, littéraire et artistique
Définition générale
• La propriété intellectuelle protège les créations de l’esprit humain (œuvres
artistiques, inventions, marques, etc.).
• Elle offre une protection juridique contre la copie.
• Elle permet au créateur de bénéficier d’une reconnaissance morale et pécuniaire.
• En échange, le public a accès à la création.
Définition (OMPI)
« La propriété intellectuelle désigne les créations de l’esprit : inventions, œuvres littéraires et
artistiques, symboles, noms, images, dessins et modèles utilisés dans le commerce. »
Deux grands domaines
1. Propriété littéraire et artistique (droit d’auteur, droits voisins, bases de données)
2. Propriété industrielle (inventions, signes distinctifs, dessins, modèles)
III.1.1. Propriété industrielle
Caractéristiques
• Confère des droits exclusifs d’exploitation (monopole temporaire).
• Protège des innovations techniques ou industrielles.
• Protège aussi des signes distinctifs (marques, noms commerciaux, etc.).
Éléments protégés
• Créations techniques : brevets, certificats d’obtention végétale, topographie de semi-
conducteurs.
• Créations ornementales : dessins et modèles.
• Signes distinctifs : marques, nom commercial, nom de domaine, appellation d’origine.
• Bases de données.
Conditions de protection
• Dépôt et enregistrement auprès d’organismes étatiques.
• Protection limitée au territoire du dépôt.
• Durée limitée.
III.1.2. Propriété littéraire et artistique
Caractéristiques
• Protège les œuvres de l’esprit (originales, empreinte de la personnalité de l’auteur).
• Protège quelle que soit la forme, le genre, le mérite ou la destination.
Éléments protégés
• Droits d’auteur : romans, poèmes, pièces, films, musiques, dessins, peintures, photos,
sculptures, architectures, logiciels, bases de données, sites web, jeux vidéo.
• Droits voisins : artistes interprètes, producteurs d’enregistrements, organismes de
radiodiffusion.
Limites
• Les idées et concepts ne sont pas protégés (libres de droit).
• Seule la forme originale d’une idée est protégée.
III.2. Règles de citation des références
Importance
• Renforce la crédibilité scientifique.
• Souligne l’originalité de votre travail.
• Évite le plagiat.
• Permet au lecteur de retrouver la source.
Définition
• Une citation = passage tiré d’un document pour illustrer ou appuyer un propos.
• La source doit être indiquée (format abrégé dans le texte, complet dans la
bibliographie).
III.2.2. Types de citations
Type Description
Citation directe Reprend mot à mot les propos de l’auteur (entre guillemets).
Citation indirecte Paraphrase (rapporte les propos avec ses propres mots).
III.2.3. Bonnes pratiques
• Citer tout emprunt (texte, stats, graphiques, images, méthodes, résultats, concepts).
• Citer aussi ses propres travaux antérieurs.
• Obtenir la permission de l’auteur pour des documents confidentiels ou non publiés.
III.2.4. Règles détaillées
Citation de texte
• Citation textuelle : entre guillemets. Sans guillemets = plagiat.
• Paragraphe cité : alinéa (retrait).
• Citation en langue étrangère : en italiques.
• Bibliographie finale : liste complète selon les normes.
Renvoi bibliographique
• Numéro dans le texte correspondant à la référence en bibliographie.
Citation de seconde main
• Reprendre une citation utilisée par un autre auteur sans avoir lu le document original.
• À éviter (risque d’erreur).
• Si utilisé, mentionner « cité par » et signaler « référence non consultée ».
Insertion d’illustrations
• Toute illustration (image, photo, schéma, tableau) doit avoir une légende.
• Indiquer la source sous la légende ou en note de bas de page.
Bibliographie
Ouvrage : auteur (nom en majuscules, prénom initial), titre (italiques), maison d’édition, lieu,
date.
Article scientifique : auteurs, titre de l’article, nom de la revue, volume, mois, année, pages.
Communication dans un congrès : auteurs, titre, nom du congrès, lieu, date.
Mémoire ou thèse : auteur, titre, type (mémoire/thèse), université, année.
Site Internet : URL, titre, auteur/institution, date de mise à jour
Conclusion générale du chapitre
• La propriété intellectuelle protège les créations humaines.
• Elle se divise en propriété industrielle (brevets, marques) et propriété littéraire et
artistique (droit d’auteur, droits voisins).
• Les citations et références sont obligatoires pour respecter les droits d’auteur et éviter
le plagiat.
• Il existe des règles précises pour citer textes, illustrations et sources secondaires.
CHAPITRE VI : DROIT D’AUTEUR
VI.1. Définition générale
Le droit d’auteur protège :
• Œuvres littéraires (romans, poèmes, théâtre)
• Films, œuvres musicales
• Œuvres artistiques (dessins, peintures, photos, sculptures)
• Architectures, logiciels, bases de données
• Créations publicitaires, cartes géographiques, dessins techniques
Particularité pour les chercheurs
• Les chercheurs (même fonctionnaires) sont entièrement titulaires des droits moraux
et patrimoniaux sur leurs écrits, supports visuels, documents d’enseignement, etc.
Protection automatique
• La protection existe dès la création de l’œuvre originale, sans enregistrement
obligatoire.
• Le non-respect des droits constitue une contrefaçon.
Deux composantes du droit d’auteur
Composante Description
Attaché à la personne de l’auteur, perpétuel, inaliénable,
Droit moral
imprescriptible.
Droit
Permet d’exploiter financièrement l’œuvre (monopole exclusif).
patrimonial
VI.2. Droit d’auteur dans l’environnement numérique
• Le numérique facilite les atteintes (copies, téléchargement illégal).
• Il permet aussi une meilleure protection (repérage, contrôle).
• Bases de données : double protection
o Par le droit d’auteur (si le contenant est original : mise en page, présentation)
o Par le droit sui generis (droit spécifique au producteur, protège le contenu)
VI.3. Droit d’auteur sur Internet et commerce électronique
Noms de domaine
• Non protégés en tant que tels.
• Mais leur dénomination peut être protégée par droit d’auteur, marque, appellation
géographique, nom commercial, etc.
• L’enregistrement abusif peut porter atteinte aux droits des tiers.
Propriété intellectuelle sur Internet
• Un simple clic peut donner accès à des millions d’œuvres protégées.
• Sont protégés : rapports, photos, illustrations, cours, logiciels, bases de données, logos,
designs, etc.
Commerce électronique (Algérie, loi n° 18-05 du 10 mai 2018)
• Fixe les conditions d’exercice du e-commerce.
• Interdictions : jeux de hasard, paris, alcools, produits pharmaceutiques, produits
portant atteinte aux droits de propriété intellectuelle.
Réseaux sociaux
• Le bouton « partage » permet de diffuser sans l’accord de l’auteur original.
VI.4. Brevet
Définition
• Invention : produit ou procédé nouveau résolvant un problème technique (≠
découverte).
• Brevet : droit exclusif conféré sur une invention.
Conditions de brevetabilité (3 critères)
1. Nouveauté : l’invention ne doit pas être déjà connue.
2. Originalité (activité inventive) : ne doit pas découler évident de l’existant.
3. Application industrielle : utilisable et valorisable économiquement.
VI.5. Droit des marques, dessins et modèles
Marques
• Définition : signe distinguant les produits/services d’une entreprise.
• Protection : enregistrement à l’INAPI (Algérie).
• Durée : 10 ans, renouvelable.
Dessins et modèles
• Définition : aspect ornemental d’un produit (forme, motif, couleur).
• Conditions : nouveauté + originalité.
• Protection : dépôt à l’INPI, droit exclusif de 5 ans renouvelable.
VI.6. Droit des indications géographiques
Définition
• Signe utilisé sur des produits naturels, agricoles ou manufacturés ayant une origine
géographique spécifique et une qualité liée à cette origine.
En Algérie
• Les produits agricoles bénéficient d’une indication géographique protégée (arrêté
ministériel du 05/05/2016).
Traités internationaux
• Des accords internationaux existent pour protéger les indications géographiques.
Résumé final du chapitre
Notion clé À retenir
Droit d’auteur Protège automatiquement toute œuvre originale.
Chercheur Titulaire des droits sur ses publications et supports.
Numérique Facilite les atteintes mais permet aussi le contrôle.
Bases de données Protégées par droit d’auteur (forme) + droit sui generis (contenu).
Nom de domaine Non protégé, mais sa dénomination peut l’être.
Protège une invention (nouveauté, originalité, application
Brevet
industrielle).
Marque Signe distinctif enregistré à l’INAPI (10 ans).
Dessins et modèles Protègent l’aspect ornemental (5 ans renouvelables).
Indications
Protègent l’origine et la qualité d’un produit.
géographiques
CHAPITRE V : PROTECTION ET VALORISATION DE LA PROPRIÉTÉ
INTELLECTUELLE
V.1. Pourquoi protéger la propriété intellectuelle ?
• Le progrès et le bien-être dépendent de la capacité à créer et innover.
• La protection juridique incite à investir dans l’innovation.
• Elle stimule la croissance économique, crée des emplois et améliore la qualité de vie.
• Elle permet de lutter contre les contrefaçons et les pratiques déloyales.
V.2. Comment protéger la propriété intellectuelle ?
Moyen de protection Durée de protection
Brevet (invention technique) 20 ans
Marque 10 ans (renouvelable)
Dessin ou modèle 5 ans (renouvelable)
Droit d’auteur (œuvre littéraire/artistique originale) Acquisition automatique sans formalité
V.3. Protection et valorisation en Algérie
Engagements internationaux de l’Algérie
• Convention de Paris (propriété industrielle) – 1966
• Arrangement de Madrid (marques) – 1972
• Convention OMPI – 1975
• Convention de Berne (droit d’auteur) – 1998
• Traité de coopération en matière de brevets – 2000
Institutions algériennes de protection
Institution Rôle
INAPI (Institut National Algérien de la Protection de la propriété industrielle (brevets, marques,
Propriété Industrielle) dessins, modèles, appellations d’origine, circuits intégrés)
ONDA (Office National des Droits
Protection des droits d’auteur et droits voisins
d’Auteur et des Droits Voisins)
V.3.1. INAPI
Création
• Établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), créé par décret
exécutif n° 98-69 du 21 février 1998.
• Placé sous tutelle du Ministre de l’Industrie et des Mines.
Historique
• 1963 : ONPI
• 1973 : INAPI (avec normalisation)
• 1986 : transfert partiel vers le Centre National du Registre de Commerce
• 1998 : création de l’INAPI actuel
Missions
• Mettre en œuvre la politique nationale de propriété industrielle.
• Examiner, enregistrer et protéger les droits moraux (marques, dessins, modèles,
appellations d’origine, brevets).
• Faciliter l’accès aux informations techniques.
• Promouvoir l’innovation par des mesures d’incitation.
V.3.2. ONDA
Création
• Établissement public à caractère industriel et commercial.
• Régi par l’ordonnance 03-05 du 19 juillet 2003 et le décret exécutif 05/356.
Missions
• Protéger les intérêts moraux et matériels des auteurs et ayants droit.
• Protéger les œuvres du patrimoine culturel traditionnel et du domaine public.
• Assurer la protection sociale des auteurs et artistes interprètes.
• Promouvoir la culture.
V.4. Législation algérienne
Décrets exécutifs
• N° 05-275 : modalités de dépôt et délivrance des brevets.
• N° 05-276 : modalités de dépôt des schémas de circuits intégrés.
• N° 05-277 : modalités de dépôt et enregistrement des marques.
• N° 66-87 : application de l’ordonnance sur les dessins et modèles.
• N° 76-121 : enregistrement et publication des appellations d’origine.
Ordonnances
• N° 66-86 : dessins et modèles.
• N° 76-65 : appellations d’origine.
• N° 03-06 : marques.
• N° 03-07 : brevets d’invention.
• N° 03-08 : protection des schémas de configuration des circuits intégrés.
Résumé final du chapitre
Thème À retenir
Pourquoi protéger ? Favorise l’innovation, croissance économique, lutte contre la contrefaçon.
Brevet (20 ans), marque (10 ans), dessin/modèle (5 ans), droit d’auteur
Comment protéger ?
(automatique).
Institutions en
INAPI (propriété industrielle), ONDA (droits d’auteur).
Algérie
Engagements
Convention de Paris, Madrid, Berne, OMPI, Traité sur les brevets.
internationaux
Décrets et ordonnances couvrant brevets, marques, dessins, modèles,
Textes légaux
appellations, circuits intégrés.
CHAPITRE VI : DÉVELOPPEMENT DURABLE ET ÉTHIQUE ÉNERGÉTIQUE
VI.1. Définition de l’éthique
• L’éthique est un processus qui permet d’agir librement dans une situation pratique.
• Elle aide à choisir un comportement dans le respect de soi-même et d’autrui.
• C’est la science de la justesse et de la justice des comportements.
VI.2. Les trois niveaux de l’éthique
Niveau Signification
Universel Concerne tout le monde
Particulier Concerne plusieurs personnes
Singulier Concerne une seule personne
VI.3. Lien entre éthique et développement durable
• Le développement durable est en lui-même une démarche éthique.
• Il représente un horizon à construire au niveau universel.
• Principe clé : « Penser global, agir local »
VI.4. Éthique appliquée
• Discipline qui réfléchit en situation concrète.
• S’intéresse au processus de prise de décision.
• Articule les problématiques malgré les contradictions.
• Priorise les valeurs en jeu.
• Évalue les actions envisagées dans un contexte donné
VI.5. Efficacité énergétique
• Résulte de la combinaison de :
o Bâtiments et équipements performants
o Usages adaptés de l’énergie
Dimensions à prendre en compte
1. Dimension physique (bâtiments, équipements)
2. Dimension organisationnelle (gestion, processus)
3. Dimension sociologique (comportements des usagers)
Démarche
• Processus itératif (répétitif et évolutif).
• S’appuie sur :
o Diagnostics préalables
o Périmètres d’actions envisagées
o Les trois dimensions (physique, organisationnelle, sociologique)
Résumé final du chapitre
Notion clé À retenir
Éthique Processus pour agir justement et dans le respect d’autrui.
Niveaux de l’éthique Universel (tous), particulier (plusieurs), singulier (un seul).
Développement durable Démarche éthique universelle avec action locale.
Notion clé À retenir
Éthique appliquée Prise de décision en situation concrète, malgré les contradictions.
Efficacité énergétique Bâtiments performants + usages adaptés.
3 dimensions Physique, organisationnelle, sociologique.