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Le document présente trois sujets distincts : un terrain de culture bio dédié à la production de semences, un cinéma mettant en avant des films normands et un événement célébrant la réintroduction réussie du castor dans la Loire. Le premier document explique le fonctionnement des contrats de semences entre artisans semenciers et semenciers, le second décrit le fonctionnement d'un projecteur numérique au cinéma et la promotion de l'animation japonaise, tandis que le troisième souligne l'importance du castor pour la biodiversité et son rôle dans la création de zones humides.

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Le document présente trois sujets distincts : un terrain de culture bio dédié à la production de semences, un cinéma mettant en avant des films normands et un événement célébrant la réintroduction réussie du castor dans la Loire. Le premier document explique le fonctionnement des contrats de semences entre artisans semenciers et semenciers, le second décrit le fonctionnement d'un projecteur numérique au cinéma et la promotion de l'animation japonaise, tandis que le troisième souligne l'importance du castor pour la biodiversité et son rôle dans la création de zones humides.

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Piste 45

Document 1
– Bonjour Éric. On est où, ici ? Vous nous présentez le lieu ?
– Bonjour Marion. Ici, c’est notre terrain, le terrain des volubiles. Les volubiles, ça vient des fleurs
des champs, les volubilis. Avant qu’on se mette à cultiver, il y en avait plein partout. Sinon, ici on
travaille en bio, et on produit des graines, on est artisans semenciers.
– Et donc, en tant qu’artisans semenciers, vous travaillez avec des « contrats de semences », c’est
quoi ?
– Alors, d’abord, ce sont des contrats qui ne sont pas écrits. Ils sont basés sur la confiance. Nous,
on travaille avec les semenciers, des vendeurs de graines, en quelque sorte. Ils nous confient des
graines pour des contrats de multiplication ou des contrats de sélection. De notre côté, on fait
naître ces graines et on leur fait vivre leur vie entière. Et ensuite on récolte les nouvelles graines et
on leur renvoie. Les semenciers vont finalement vendre nos semences, donc, les nouvelles, soit à
des professionnels soit à des particuliers.
– Et quels types de plantes vous travaillez ?
– On fait des plantes à destination surtout de légumes, petits fruits. On a aussi des fleurs, des
plantes aromatiques et des légumes. Pour donner une idée, au printemps, on fait plus de
200 variétés de plants. On fait aussi de la préservation de flore sauvage. On est en cours
d’acquisition du label Végétal Local. C’est un label pour la préservation des herbacées et des
plantes sauvages des prairies…
D’après : [Link]

Document 2
— Bonjour ! Nous visitons ensemble le cinéma L’Entracte de Falaise à l’occasion de la fête du
cinéma ce week-end. La programmation met en avant des films soutenus par la région ou tournés
en Normandie, comme La Vallée des fous, projeté en avant-première ce vendredi à 20 h 30. C’est
aussi l’occasion de découvrir le fonctionnement d’un projecteur.
— Voici le nouveau projecteur. L’ancien est un peu plus allongé, celui-ci est plus carré. Même si les
films sont désormais numériques, nous avons toujours besoin d’un projecteur pour projeter les
images à l’écran. Voilà, la plupart des films maintenant sont reçus en dématérialisé. Jusqu’à il y a 3-
4 ans, on recevait régulièrement des disques durs externes contenant les films. Maintenant, des
entreprises à Paris nous les envoient directement en numérique. Tout se fait par ordinateur, mais
nous avons toujours besoin d’un projecteur pour diffuser à l’écran. Nous sommes actuellement
dans le bureau juste à côté de la cabine de projection. Il y a un mur consacré à l’animation
japonaise, car nous défendons le cinéma d’animation japonais depuis très longtemps. Tous les
deux ans, nous organisons un festival consacré à l’animation japonaise. Par exemple, nous avons
passé le film Millennium Actress, un film que j’aime beaucoup et auquel je suis très attaché. Il a été
réalisé par un réalisateur encore trop méconnu du grand public, Satoshi Kon. Les gens, pas
forcément aficionados, aiment beaucoup Miyazaki par exemple, mais connaissent beaucoup moins
ce réalisateur.
D’après : [Link]

Document 3
– Cette année, on célèbre les 50 ans de la réintroduction du castor dans la Loire ! C’est un
événement important, car cet animal tranquille, qui se nourrit d’écorces et de feuilles d’arbres et
qui vit en famille, a failli disparaître du fleuve Loire. Chassé pour sa fourrure à la fin du xixe siècle, il
n’y avait plus aucun castor européen sur ses rives. Mais, en 1974, il y a été réintroduit avec succès.
Pour en parler, nous avons avec nous Étienne Lemari, animateur nature. Bonjour Étienne.
– Bonjour !
– Comment s’est passée cette réintroduction, Étienne ?
– À l’époque, treize castors ont été relâchés. Leurs petits ont grandi et ils ont progressivement
colonisé les bords du fleuve. Aujourd’hui, leur nombre a augmenté et on les trouve partout le long
de la Loire et de ses affluents.
– On dit que les castors sont bénéfiques pour la biodiversité. Pourquoi ?
– C’est vrai. Les barrages que construisent les castors sont « filtrants », c’est-à-dire qu’ils laissent
passer les poissons mais ralentissent le débit de l’eau. Ça crée des zones humides, qui sont comme
des petits paradis pour tous les habitants de la rivière. Ces zones apportent plus d’oxygène dans
l’eau, ce qui favorise la reproduction des libellules, par exemple, et bénéficie à la vie aquatique en
général, et donc, à la biodiversité. Mais si le castor construit des barrages, c’est surtout pour lui !
En faisant monter l’eau autour de son habitat, le castor peut plus facilement accéder à sa
nourriture, comme les écorces et les feuilles de saules et de peupliers.
D’après : [Link]

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