1 – Exercices : 30 - Physique statistique Sciences Physiques MP* 2025-2026
Exercices : 30 - Physique statistique
— Solutions —
1. Diffractométrie de neutrons
Réponses : la diffraction est significative lorsque la longueur d’onde est de l’ordre de grandeur des longueurs
caractéristiques du système qui va diffracter l’onde électromagnétique. Dans la matière, on peut situer ces
longueurs à 100 pm. On doit donc avoir λ = 10−10 m. Les neutrons sont dits thermiques, leur énergie cinétique
p2
moyenne est Ec = 23 kB T . En les supposant décrits par la Mécanique classique, on a Ec = 2m . Comme la
longueur d’onde associée à une particule matérielle est donnée par la formule de De Broglie λ = hp , on peut
h2
en déduire la relation entre la longueur d’onde et la température : T = 3mkB λ2 . On trouve numériquement
T ≃ 630 K ce qui correspond à la réponse d).
2. Atmosphère isotherme
n P
Réponses : on utilise la loi des gaz parfaits P V = nRT , on a nv = V = RT , l’atmosphère est isotherme donc
xN2 (MO2 −MN2 )gz x
nv = nv0 exp − Mgz P0
RT avec nv0 = RT ; on trouve que = 4 exp xO2 RT , à 4 000 m on trouve xNO2 = 4, 3,
2
cette évolution est prévisible les plus lourds sont moins représentés en altitude.
3. Quantification ou continuum d’énergie ?
2 √ √
~ d ϕ 2
d2 ϕ 2mE 2mE
Réponses : Eϕ = − 2m dx2 +V ϕ d’où dx2 + √~2 ϕ = 0 de solution ϕ = A cos ~ x+B sin 2mE~ x ϕ(x = 0) = 0
2 π 2 ~2 2 2
impose A = 0 et ϕ(x = L) = 0 impose 2mE ~ L = nπ d’où En = n 2mL2 , ∆E2,1 = E2 − E1 = 3π ~
2mL2 et
n2 3π 2 ~2 n2
n1 = exp − 2mL2 kB T , on trouve n1 ≃ 1 car kB T = 4, 1 × 10−21 J et E2 − E1 = 3, 5 × 10−40 J ; pour une molécule
q
2 2
5 π ~ 5kB T mL2
diatomique, on a < Ec >= 2 kB T = n2 2mL 2 , on trouve n = π 2 ~2 ≃ 9, 2 × 109 valeur très élevée et
2 2
π ~ −30
∆En+1,n = 2mL 2 (2n + 1) pour la valeur de n précédente ∆En+1,n = 2, 2 × 10 J ≪ kB T , on a donc un
continuum d’énergie.
4. Expérience de Jean Perrin
Réponses : l’énergie potentielle est ma gz où ma est la masse apparente dans le fluide qui prend en compte la
poussée d’Archimède, on a Ep = 34 πa3 µeau (d − 1)gz d’où A = 34 πa3 µeau (d − 1)g ; la concentration des grains
3kB T
est proportionnelle au facteur de Boltzmann en exp − kAz BT
, d’où h = 4πa3 (d−1)µ eau g
, on trouve h ≃ 500 µm la
profondeur de la cuve est dans l’ordre de grandeur de h ; on a donc une évolution des nombres N en exp − hz
d’où ln N = − hz + 4, 7 on trouve h = 42 µm, on trouve NA = 4πa3 (d−1)µ
3RT
eau gh
= 5, 1 × 1023 mol−1 ce qui est tout
à fait satisfaisant pour une première mesure de cette constante qui vaut 6, 0 × 1023 mol−1 .
5. Expérience de Kappler
Réponses : l’angle d’émergence est θ, le rayon a donc été dévié de π − 2θ, s’il y a des fluctuations de position du
miroir de ∆θ, alors l’angle d’émergence fluctue de 2∆θ, le déplacement sur l’écran est d = L2∆θ ; on a 21 C <
ℓ 1/4
θ2 >= 12 kB T d’où < θ2 >= kBCT , on trouve kB = 4LC2 T < d2 >= 1, 4 × 10−23 J · K−1 ; δ = 32V
πG ≃ 4 µm.
6. Ultracentrifugation
Réponses : le référentiel lié au cylindre n’est pas galiléen du fait du mouvement de rotation, la force d’inertie
−−→ dE
d’entraı̂nement est F~i,ent = mω 2 r~er = −grad Ep = − drp ~er , on trouve bien Ep = − 21 mω 2 r2 avec un choix
2 2
Mω 2 r 2
judicieux de constante d’intégration ; n(r) = n(0) exp mω r
2kB T d’où n(r) = n(0) exp 2RT puisque M = NA m et
n(a) n(a)
R = NA kB ; pour 238 U on a n(0) = 22, 1 alors que pour 235 U on a n(0) = 21, 5 puisque la masse molaire n’est plus
−1
que de 349 g · mol ; compte tenu des pourcentages on a x235 (0) = n235n+n 235
238
≃ nn235
238
d’où xx235
235 (0) 22,1
(a) = 21,5 = 1, 03,
235
le gaz est plus riche en isotope U près de l’axe de rotation, en renouvelant l’opération plusieurs fois on peut
atteindre la fraction molaire souhaitée.
7. Système à 2 niveaux d’énergie
1 exp −ε/kB T N
Réponses : p1 = Z et p2 = Z avec Z = 1 + exp −ε/kB T , on en déduit que N 1 = p1 N = 1+exp −ε/kB T
N exp −ε/kB T ε
et N 2 = p2 N = 1+exp −ε/kB T ; θ = kB , si T ≫ θ on est en haute température N 1 ≃ N 2 ≃ N/2, les particules
sont également réparties dans tous les niveaux d’énergie, en basse température T ≪ θ N 1 ≃ N et N 2 ≃ 0
toutes les particules sont dans le niveau d’énergie le plus bas ; U = N 1 ε1 + N 2 ε2 = N 2 ε = 1+expNε/k
ε
BT
;
dUmol exp 1/X kB T
cV,mol = dT = R X12 (1+exp 1/X)2 où on a posé X = ε .
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8. Système à 3 niveaux d’énergie
Réponses : pi = A exp − kE
BT
i
, le nombre moyen d’atomes est N i = pi N , on normalise la loi de probabilité
E −E
1 exp exp
p1 + p2 + p3 = 1 d’où A = 1+2 ch E , on trouve N 1 = N 1+2 chkB TE , N 2 = N 1+2 ch1 E et N 3 = N 1+2 chkB TE ,
kB T kB T kB T kB T
basse température kB T ≪ E d’où N 1 → N et N 2 = N3 → 0 seul le niveau de plus basse énergie est occupé,
E
−2 sh
haute température kB T ≫ E d’où N 1 = N 2 = N 3 = N/3 ; E = (p3 − p1 )E = E 1+2 ch kBET ; l’énergie moyenne
kB T
dE
est monotone croissante, elle part de −E pour aller à 0, CV (T ) = dT , elle est nulle à la fois à haute température
et à basse température car la courbe est asymptote à l’axe horizontal, la capacité est la plus importante pour
des températures telles que E ≃ kB T .
9. Système avec état dégénéré
ε1 ε
exp − k 3 exp −
Réponses : N1 = N exp − ε1
BT
ε
+3 exp − k 2T
= N 1+3 exp1 − ε et N2 = N 1+3 exp −kB Tε . On a E = N1 ε1 + N2 ε2 =
kB T B kB T kB T
ε1 +3(ε1 +ε) exp − k ε T
N 1+3 exp − k ε T
B
. En haute température kB T ≫ ε d’où exp − kB T ≃ 1 et E = N 4ε14+3ε = N ε1 +3ε
ε
4
2
, il
B
y a équirépartition des molécules dans les 4 états possibles à raison de N/4 par état. À basse température
ε ≫ kB T , on a exp − kBε T ≃ 0 d’où E = N ε1 toutes les molécules sont dans l’état de plus basse énergie.
dE 3ε2 exp − k ε T 3ε2
C= dT = N kB 2 T 2 (1+3 exp − ε )2 .
kB
B
À haute température, C = N kB 2 T2
16kB
comme la température est élevée,
k T
B
2
on voit que C → 0. À basse température, on a C = N kB k3ε 2
ε
2 exp − k T , on constate aussi que c → 0, la
BT B
capacité passe par un maximum pour des températures telles que kB T ≃ ε. Pour les valeurs données, on
trouve kB T = 1, 9 × 10−22 J et ε = 3, 2 × 10−21 J. On est dans le cas des basses températures et N ≃ N1 ,
N2 ≃ 2 × 10−7 × N . L’énergie est donc E ≃ N ε1 .
10. Système à trois niveaux dégénérés
Réponses : en utilisant le facteur de Boltzmann et en prenant garde aux dégénérescences, il vient P0 = exp −β×0
Z ,
P1 = 2 expZ−β ǫ et P2 = 4 expZ−2 β ǫ où Z est la fonction de partition permettant la normalisation de la loi
1 2 exp −β ǫ
de probabilité (P0 + P1 + P2 = 1). Finalement, P0 = 1+2 exp −β ǫ+4 exp −2 β ǫ , P1 = 1+2 exp −β ǫ+4 exp −2 β ǫ
exp −2 β ǫ
et P2 = 1+2 exp4−β ǫ+4 exp −2 β ǫ . En raisonnant état par état, les probabilités sont différentes des précédentes
lorsqu’il y a dégénérescence d’un niveau d’énergie. Ce n’est pas le cas pour l’état du niveau fondamental, donc
1
sa probabilité est P0′ = P0 = 1+2 exp −β ǫ+4 exp −2 β ǫ . Les deux états du premier niveau excité sont équiprobables
exp −β ǫ
et ont chacun une probabilité P1′ = 1+2 exp −β ǫ+4 exp −2 β ǫ . Enfin, les quatre états du second niveau excité
−2 β ǫ
sont équiprobables et ont chacun une probabilité P2′ = 1+2 exp exp−β ǫ+4 exp −2 β ǫ . Il est
important de ne pas
confondre probabilité d’état et probabilité de niveau d’énergie. L’ordre de facteurs déterminants 1, 2 exp −β ǫ
et 4 exp −2 β ǫ dépend de la température. Ils sont tous égaux, donc P0 , P1 et P2 aussi, lorsque T = Ti = kB ǫln 2 .
Ils sont ordonnables strictement pour T 6= Ti avec P0 > P1 > P2 pour T < Ti et P0 < P1 < P2 pour T > Ti .
La température Ti est dite température d’inversion car son franchissement (à la hausse) conduit à l’inversion
du taux d’occupation des niveaux d’énergie au profit des états les plus excités. Cela est ici possible en raison
de la dégénérescence plus élevée sur ces niveaux. Une telle chose est impossible pour un système à niveaux non
dégénérés en équilibre thermique avec un thermostat : pour ceux-ci, la probabilité d’occupation d’un niveau
d’énergie excité est toujours inférieure à celle d’un niveau moins excité et l’augmentation de la température
ne peut au mieux qu’équirépartir les particules sur les divers niveaux d’énergie (dans la limite T → ∞).
Lorsque T ≪ Ti , on constate que P0,T ≪Ti ≃ 1 et P1,T ≪Ti ≃ P2,T ≪Ti ≃ 0 ce qui est logique car l’agitation
thermique est insuffisante pour exciter la particule qui reste sur le niveau fondamental. L’énergie moyenne
totale du système à N particules indépendantes est alors hEiT ≪Ti ≃ 0. La capacité thermique est négligeable
pour T ≪ Ti car les niveaux d’énergie excités sont trop hauts pour permettre une variation d’énergie moyenne
par modification infinitésimale de la température. Lorsque T ≫ Ti , on constate que P0,T ≫Ti ≃ 71 , P1,T ≫Ti ≃ 72
et P2,T ≫Ti ≃ 74 ce qui est logique car l’agitation thermique est suffisante pour exciter la particule de façon
équiprobable sur chaque état de chaque niveau d’énergie : on tombe sur des proportions qui sont dictées par les
dégénérescences de chaque niveau. L’énergie moyenne totale du système à N particules indépendantes est alors
hEiT ≫Ti ≃ N ( 71 ×0+ 72 ×ǫ+ 74 ×2 ǫ) soit hEiT ≫Ti ≃ 10 7 N ǫ. Le résultat est naturellement inférieur à 2 N ǫ (énergie
maximale accessible si l’on parvenait à exciter toutes les particules à la plus haute énergie, ce qui n’est pas
faisable en condition d’équilibre avec un thermostat !). La capacité thermique est négligeable pour T ≫ Ti car la
variation d’énergie moyenne par modification infinitésimale de la température est négligeable (situation saturée
en excitation thermique). Pour la température Ti , on a P0,T =Ti = P1,T =Ti = P2,T =Ti = 13 . Les niveaux d’énergie
sont équiprobables (comme déjà vu) et l’énergie totale moyenne du système est hEiT =Ti = N ǫ. La capacité
thermique à la température Ti est probablement élevée car une modification infinitésimale de température peut
conduire à un changement des probabilités P0 , P1 et P2 , et donc de l’énergie moyenne, notable !
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11. Effusion gazeuse
q
3kB T
Réponses : 12 mvq2 = 32 kB T car il y a 3 degrés de liberté pour la translation d’où vq = m , les deux autres
5 N1
degrés de liberté touchant deux rotations de la molécule ce qui fait que hEc i = 2 kB T ; dN1→2 = svq dt 6V ;
dN1 svq dN2 svq dN1 svq svq 3V
dt = 6V (N2 − N1 ) et dt = 6V (N1 − N2 ) ; N1 + N2 = N0 et dt + 3V N1 = 6V N0 d’où τ = svq et
√
N1 = N20 (1 + exp − τt ) et N2 = N20 (1 − exp − τt ) ; vq dépend de la masse et donc τ = A m, plus l’isotope est
lourd plus il aura besoin de temps pour remplir le second compartiment, on aura sur des temps d’effusion court
une différence entre les concentrations des isotopes, on a un peu plus du plus léger dans le compartiment 2, on
peut faire se succéder plusieurs opérations d’effusion pour augmenter la proportion du plus léger.
12. Vitesse de libération
Réponses : On a v 2 = vx2 + vy2 + vz2 . En introduisant cette expression dans la loi de distribution des vitesses,
R +∞ 2
m vx
on peut séparer le calcul en un produit de 3 intégrales de forme identique à Ix = −∞ exp − 2ke,p B T0
dvx . Ici, on
se place dans le cadre de la mécanique classique ce qui impose que la vitesse n’est pas limitée à c comme cela
est le cas en mécanique relativiste. On intègre donc entre
R +∞ 2
pπ 2πkB T0
t
q −∞ et +∞. À l’aide du formulaire qui indique que
−∞ exp −ax dx = a , on trouve aisément que Ix = me,p . On vérifie donc bien que fe,p dvx dvy dvz = 1.
On recherche la loi de probabilité pour qu’une particule ait la norme de sa vitesse comprise entre v et v + dv. La
probabilité élémentaire est alors dPe,p (v, v +dv) = ge,p dv. Il faut considérer que dans l’espace des vitesses, toutes
les particules dont l’extrémité du vecteur vitesse ~v = vx~ex +vy~ey +vz ~ez se situe dans une sphère comprise entre les
rayons v et v + dv répondent à la question. Cela définit le volume élémentaire 4πv 2 dv. La probabilité recherchée
2 2
correspond donc au rapport des volumes dv4πv dv
x dvy dvz
. On a donc dPe,p (v, v + dv) = dPe,p (~v , ~v + d~v ) dv4πv dv
x dvy dvz
ce
qui démontre que : ge,p (v) = 4πv 2 fe,p (~v ).
dg
La vitesse la plus probable s’obtient pour dve,p = 0. Cela revient à chercher quand la dérivée de la fonc-
2 2 m dh 2
tion h(v) = v exp −av s’annule avec a = 2kBe,p T0 .qOn a dv = 2v exp(−av )[1 − av 2 ] = 0. La seule va-
q
1 2kB T0
leur d’annulation qui a un sens physique est v = a . On a donc : we,p = me,p . On peut à ce stade
2
1
du calcul observer que la loi de probabilité peut se réécrire fe,p (~v ) = 3 π 3/2
we,p
exp − wv2 . Ainsi la distribu-
e,p
2 2
tion des normes de la vitesse s’écrit ge,p = √4π we,p 1 v
2
we,p exp − wv2 . Nous savons que dans une loi de distri-
e,p
bution de Maxwell, la vitesse quadratique moyenne est donnée pour q une particule
q ponctuelle possédant 3
1 2 3 2 3kB T0
degrés de liberté par 2 me,p < ve,p >= 2 kB T0 . On trouve donc : < ve,p > = me,p . On peut redémon-
2 4 2
R ∞ v4 v 2
dv v
trer ce résultat selon le calcul suivant : < ve,p >= √π we,p 0 w4 exp − w2 we,p . On pose u = we,p et alors
e,p e,p
2
2 4w R ∞ 4 2
R ∞ 4 2
< ve,p >= √e,p π 0 u exp −u du. Notons I = 0 u exp −u du. Il faut procéder à une intégration par parties
3
3 ∞ 2 ∞
selon : I = [− u2 exp −u2 ]∞ 2
= 32 0 u2 exp −u2 du. Il faut à nouveau intégrer par parties et
R R
0 R+ 2 0 u exp−u du
∞ ∞
I = 23 [− u2 exp −u2 ]∞ 1 2 3 2
de exp −u2 et en utilisant le résul-
R
0 + 2 0 exp −u du = 4 √ 0 exp −u du. Or, par parité
√
R∞ 2 π 3 π
tat fourni dans l’énoncé, on a 0 exp −u du = 2 , on trouve que I = 8 . Le carré de la vitesse quadratique
3w 2
moyenne est donc < ve,p 2
>= 2e,p = 3k B T0
me,p . Ce résultat démontre bien l’expression proposée au départ.
La vitesse de libération de l’interaction gravitationnelle correspond à une énergie mécanique nulle pour une
GM⊙ me,p
particule se situant à la distance r0 du centre du Soleil : Em = 21 me,p vlib
2
− r0 = 0. On obtient ainsi :
q
2GM⊙
vlib = r0 . Cette vitesse est indépendante de la masse de la particule, elle est donc la même pour les
électrons et les protons. On trouve : vlib = 280 km · s−1 . À comparer à quelle T0 , il y a libération.
13. Fluctuations d’énergie
P 1 d ln z 1 dz d ln z
Réponses : on a ε = i≥1 pi Ei avec pi = z exp −βEi , on remarque que dβ = z dβ et donc dβ =
1 d ln z
P
z i≥1 (−Ei ) exp −βEi , on remarque que ε = − dβ ; on a :
d2 ln z 1X 2 1 dz X
2
= Ei exp −βEi − 2 (−Ei ) exp −βEi
dβ z z dβ
i≥1 i≥1
on trouve que :
d2 ln z
= ε2 − (ε)2 = (∆ε)2
dβ 2
dε 1
pour N particules on a donc E = N ε et (∆E)2 = N (∆ε)2 ; on a CV = N dT = 2
kB T 2 (∆E) .
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14. Modèle d’Einstein des solides
1 P∞ u P∞
Réponses : pn = z exp −(n + 12 )u et z = 1
n=0 exp −(n + 2 )u = exp − 2 n=0 exp(−nu) d’où z = 2 sh u
1
et donc
2
u 1 u u P ∞ 1 P ∞ 1 P∞
pn = 2 sh 2 exp −(n + 2 )u = 2 sh 2 exp − 2 exp −nu P∞; ε = n=0 pn ~ω(n + 2 ) =1 ~ω( P∞n=0 npn + 2 n=0 pn ).
Par normalisation de la P loi de probabilité, on a n=0 p
P∞ n = 1 et donc ε = ~ω( 2 + n=0 npn ). Avec la loi de
probabilité, on arrive à ∞ n=0 np n = 2 exp − u
2 sh u
2 n=0 n exp −nu. Avec la formule fournie par l’énoncé, on
P∞ 1 1 exp − u ~ω exp − u
trouve n=0 n exp −nu = 4 sh2 u , on peut écrire que ε = ~ω( 2 + 2 sh u ) = 2 (1+ sh u ). On peut encore écrire
2 2
2 2 2
exp − u
que ε = 2 (1 + 2 exp u −exp − u ). En réduisant au même dénominateur, on trouve bien ε(T ) = ~ω
~ω 2
2 coth 2k~ω B T ;
2 2
dε ~2 ω 2 1 ~ω
CV,mol = NA dT = NA 4kB T 2 sh2 ~ω ; à haute température 2kB T ≪ 1 d’où sh x ≃ x, on trouve CV,mol ≃
2k T
B
NA kB = R, c’est la loi de Dulong et Petit, on a un oscillateur unidimensionnel à deux degrés de liberté
quadratiques Ec = 21 mẋ2 et Ep = 21 mω 2 x2 , il y a 12 kB T par degré de liberté ; à basse température, on trouve
que CV,mol ≃ 0, une petite variation de température ne change pas la répartition des particules qui sont toutes
dans le niveau fondamental et y restent, on ne stocke pas d’énergie.
15. Capacité thermique du dihydrogène gazeux
Réponses : Tant que l’on prend une taille L macroscopique, on trouve une température Θtrans ridiculement faible.
Par exemple, pour une longueur L = 0,1 cm, Θtrans = 1.10−15 K. Cela veut dire que l’agitation thermique permet
l’excitation d’un large continuum énergétique sur les trois degrés de liberté en translation du centre d’inertie G
de la molécule : ceux-ci ne sont pas gelés et on doit les prendre en compte dans l’application du théorème
d’équipartition de l’énergie (contribution 3 kB T /2 à l’énergie moyenne par molécule, donc 3 R/2 à la capacité
thermique molaire totale à volume constant). On peut dire que Θtrans représente la température caractéristique
de dégel des degrés de liberté en translation (largement dépassée en général, d’autant plus que le dihydrogène
n’est gazeux qu’au-dessus de 20 K aux pressions usuelles). On modélise la molécule par une haltère symétrique
donc chaque masse est quasi-ponctuelle, de masse m∗ /2 et à une distance a/2 du centre d’inertie G. Or, le
moment d’inertie d’un point matériel de masse m à une distance d de l’axe de référence est m d2 donc, par
∗ ∗ 2
extensivité, I ≃ m2 a2 2 + m2 a2 2 soit I ≃ m∗ a4 = 4,597.10−48 kg · m2 . On rappelle que, pour un solide en rotation
2
autour d’un axe fixe, L = I ω et Ec = 21 I ω 2 . L’élimination de ω entre ces deux relations fournit Ec = L 2I .
L’énergie cinétique de rotation, tenant compte de la quantification avec le nombre quantique ℓ, est (à l’aide de
~2
la question précédente) Ec,ℓ = ℓ (ℓ+1)2I . On a là les niveaux d’énergie de rotation dont le plus petit écart est
2
réalisé entre les nombres ℓ = 0 et ℓ = 1, soit ∆rot = ~I . On déduit la température caractéristique de dégel
2
des degrés de liberté en rotation Θrot = I~kB = 175 K. Cette température est plus accessible que la précédente
relative à la translation : à la température ambiante, les deux degrés de liberté en rotation de la molécule de
dihydrogène (évoqués en cours) sont à prendre en compte dans l’application du théorème d’équipartition de
l’énergie et donnent une contribution kB T à l’énergie moyenne par molécule, donc R à la capacité thermique
molaire totale à volume constant. Le tracé attendu est réalisé à la figure 1.
Figure 1 – Énergie potentielle de déformation de la molécule H2 gaz
Le minimum d’énergie potentielle de déformation de la molécule est atteint pour r = a (ce qui est cohérent
avec le choix déjà effectué de a dans les questions précédentes). L’énergie potentielle de déformation Ep =
E0 (exp −2 α (r − a) − 2 exp −α (r − a) + 1) est développable à l’ordre 2 en α (r − a) ≪ 1, d’où (sachant que
exp(x) ≃ 1 + x + x2 /2, Ep ≃ 21 k (r − a)2 avec k = 2 α2 E0 = 618,5 N · m−1 . L’énergie mécanique de vibration
est Em,vib = Ec,vib + Ep,vib . L’énergie cinétique de vibration est fournie par l’énoncé (en tenant compte sans
le dire d’un changement de référentiel pour faire abstraction des translation et rotation de la molécule). Par
conséquent, Em,vib = 18 m∗ u̇2 + 21 k u2 . Cette expression se met sous la forme canonique de l’énergie d’un
oscillateur harmonique unidimensionnel classique Em,oh = 12 m ẋ2 + 21 k x2 dont on sait que la fréquence propre
q q
1 k 1 4k 14
des oscillations est νoh = 2π m . Par identification, il vient ν = 2π m∗ = 1,369.10 Hz. Il s’agit d’une
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fréquence dans le domaine de l’IR proche. Le plus petit écart énergétique entre deux niveaux d’énergie de
vibration consécutifs est ∆vib = h ν. Par conséquent, la température caractéristique de dégel des degrés de
liberté en vibration est Θvib = ∆kvib B
= 6,57.103 K. Cette température n’est pas fréquente d’accès et ce n’est
que suffisamment au-delà que les deux degrés de liberté en vibration (cinétique et potentiel) de la molécule de
dihydrogène (évoqués en cours) sont à prendre en compte dans l’application du théorème d’équipartition de
l’énergie et donnent une contribution kB T à l’énergie moyenne par molécule, donc R à la capacité thermique
molaire totale à volume constant. Il suffit d’exploiter les conclusions des questions précédentes concernant chaque
type de degré de liberté de la molécule dont le dégel est effectif lorsque T dépasse la température caractéristique Θ
associée : à 50 K, seuls les trois degrés de liberté quadratiques en position du centre d’inertie de chaque molécule
joue, donc Cv,m (50 K) = 23 R, à 500 K, on ajoute en plus les deux degrés de liberté quadratiques en rotation
(dégelés) donc Cv,m (500 K) = 25 R et à 10 000 K, on ajoute en plus les deux degrés de liberté quadratiques en
vibration (dégelés) donc Cv,m (10 000 K) = 72 R. Comme vu en cours, le dégel des degrés de liberté ne se fait pas
brutalement mais progressivement avec la température (dans une zone de température relativement étendue en
amont de Θrot et Θvib ).
16. Contribution électronique à la capacité thermique d’un gaz
Réponses : l’application numérique de l’écart énergétique entre les niveaux n = 1 et n = 2 est ∆ = E2 −
E1 = 10,2 eV. Le nombre (moyen) d’atomes sur le niveau fondamental est, par loi de Boltzmann et en
tenant compte du facteur 2 de dégénérescence, N1 = 2 expZ−β E1 . De même, pour le premier niveau excité de
facteur 8 de dégénérescence, le nombre (moyen) d’atomes est N2 = 8 expZ−β E2 . Le terme Z est la fonction
de partition utile à la normalisation et inutile à expliciter ici puisque seul le rapport des nombres précédents
nous intéresse : N ∆
N1 = 4 exp(− kB T ) = 2.10
2 −172
. Force est de constater que le premier niveau électronique n’est
quasiment pas peuplé !. Les niveaux d’énergie électroniques excités sont beaucoup trop élevés pour être peuplés
à température ambiante. Tout se passe donc comme si ils n’existaient pas : ils n’ont aucune influence sur la
capacité thermique de l’hydrogène atomique H à température ordinaire. Par une démarche similaire à celle de
N2
la première question, il vient N 1
= 21 exp(− kB∆T ) = 7,2.10−3 . On note le gros changement d’ordre de grandeur
par rapport au cas de l’hydrogène atomique ! L’énergie électronique moyenne d’un atome de chlore en équilibre
à la température T est, en exploitant la pondération par le poids de Boltzmann sur chaque état, hEel i =
4×0×exp −β×0+2×∆×exp −β ∆ ∆ exp −β ∆ ∆ exp − k ∆T
4 exp −β×0+2 exp −β ∆ soit hEel i = 2+exp −β ∆ = 2+exp − k ∆T
B
. On déduit la capacité thermique molaire
B
2 2
el i el i dβ 2 (β ∆) exp −β ∆ 2 R Θel exp −Θel /T
électronique : Cm,el = NA dhE
dT = NA dhE
dβ dT donc Cm,el = NA kB (2+exp −β ∆)2 = T 2 (2+exp −Θel /T )2 . La
figure 2 fournit la courbe demandée dont le maximum est placé effectivement en Tm /Θel ≃ 0,45.
0, 25
0, 20
0, 15
Cm,el /R
0, 10
0, 05
0, 00
0 1 2 3 4 5
T /Θel
Figure 2 – Évolution de la capacité thermique molaire électronique en fonction de la température
Numériquement, on trouve Θel = 1,26.103 K, Tm = 569 K et Cm,el (Tm ) = 0,24 R. La capacité thermique molaire
à volume constant prévue pour un gaz parfait classique monoatomique (en vertu du théorème d’équipartition
de l’énergie et sans prendre en compte la contribution électronique précédente) est 3 R/2 dans le domaine
de températures envisagé (seuls les degrés de translation jouent). On passe à la capacité thermique molaire
à pression constante par ajout de R par la relation de Mayer des gaz parfaits, d’où la valeur Cp,m,non el =
5
2 R. En tenant compte de la contribution électronique précédente, on prévoit selon ce modèle que Cp,m (T ) =
5
2 R + Cm,el (T ). La représentation simultanée de cette loi et de celle proposée par le NIST montre une bonne
correspondance.
JR Seigne Clemenceau Nantes
Sciences Physiques MP* 2025-2026 Exercices : 30 - Physique statistique – 6
17. Instabilité des étoiles
Réponses : la relation de la Dynamique appliquée à la planète dans le référentiel héliocentrique considéré
v2 Gmp M Gm M
comme galiléen donne m rpp = rp2 d’où Ec = 21 mvp2 = 2rpp = − 21 Ep . N = Mm = 1, 2 × 10
57
et µ = 3M
4πR3 =
2
1 3GM
930 kg · m−3 . U = Ec + Ep = 2 Ep = − 10R2 , c’est une hyperbole toujours négative, il n’y a pas de
minimum
de U qui signifierait une position d’équilibre, si R diminue alors U diminue et donc R diminue encore, l’énergie
gravitationnelle perdue est transformée en rayonnement. Les protons et les neutrons possèdent 3 degrés de
liberté quadratiques donc Ec = N 32 kb T , on a donc U = −N 32 kB T . Si U diminue alors T augmente, cela traduit
M∗
une capacité thermique négative C = dU 3 ∗ 29 ∗
dT = −N 2 kB . On a M = 4, 2 × 10 kg et N = m = 2, 5 × 10 .
56
∗4 ∗3 4 ∗3 ∗ ∗ 1 −15
N 3 πr ≃ 3 πR d’où r = R N ∗ 1/3 = 1, 6 × 10 m, c’est l’ordre de grandeur de la taille d’un noyau
atomique, la valeur algébrique de la quantité de mouvement sur un axe est nulle en moyenne, sa moyenne
quadratique représente l’ordre de grandeur de la quantité de mouvement en norme ∆pr × ∆r ≃ ~2 d’où p∗ = 2r~∗
2
N ∗ 5/3 ~2 N ∗ 5/3 ~2 ∗2
au minimum, l’énergie cinétique est donc Ec = N ∗ 8mr
~
∗2 = 8mR∗ 2 . L’énergie interne est U ∗ = 8mR∗ 2 − 3GM
5R∗ .
∗
5N ∗ 5/3 ~2
Cette énergie présente un minimum lorsque dU ∗
dR∗ = 0, on trouve Rst = 12GmM ∗ 2 = 2, 1 km. La valeur trouvée
∗
est dans le bon ordre de grandeur puisque R = 10 km.
18. Mouvement brownien
Réponses : mẍ = −hẋ + F (t) ; on multiplie par x et on fait la moyenne, avec le résultat donné par l’énoncé
on obtient m < xẍ >= −h < xẋ >, or d(<x dt
ẋ>)
=< dx ẋ 2
dt >=< ẋ > + < xẍ > d’où m
d(<xẋ>)
dt = m <
d(<x ẋ>)
2 1 2 1
ẋ > −h < xẋ > ; l’équipartition de l’énergie assure 2 m < ẋ >= 2 kB T ; on a hm
dt + < xẋ >= kBhT la
kB T t d<x2 >
solution avec la condition initiale est < xẋ >= h (1 − exp − τ ) ; on a dt = 2 < xẋ >, on intègre la loi
précédente et on obtient < x2 >= 2khB T (t + τ (exp − τt − 1)) pour t ≫ τ on peut écrire que < x2 >≃ 2khB T t ;
2 √
D = kBhT = 2, 2 × 10−14 m2 · s−1 , τ = 2µa
9η = 46 µs, en une seconde la distance est 2Dt ≃ 0, 2 µm.
19. Effet thermoélectronique
Réponses : l’énergie cinétique d’un électron, obtenu
q par chauffage du filament, et permettant l’extraction du
1 2 Ws
2
métal est telle que 2 m v ≥ Ws d’où v0 = m = 1, 3.106 m · s−1 . On vérifie que l’électron est non re-
lativiste (v0 ≪ c). On peut bien raisonner avec la mécanique classique. Le domaine des vitesses des élec-
trons sortants est vx ∈ [v0 ; c]. Cependant, en mécanique classique pour laquelle on peut utiliser la statis-
tique de Maxwell-Boltzmann, on peut étendre ce domaine enRpremière approximation à vx ∈ [v0 ; ∞[. Le
nombre d’électrons émis par unité de temps est dN dt avec dN = sortants dV dnv où dV représente le volume
occupé par les électrons qui vont sortir à travers une section S pendant dt et vaut dV = vx dt S. Alors,
1/2 R
∞ m vx 2
dN = S dt nv 2π m kB T v0
vx exp − 2 kB T dvx . On intègre et comme Ws = 21 m v0 2 , on tire le nombre
q
kB T Ws
d’électrons émis par unité de temps et de surface : SdN dt = n v 2π m exp − kB T . On en déduit le vecteur
q
densité de courant électrique : J~e = SdN dt (−e) ~
e x = −n v e kB T
2π m exp − Ws
kB T ~ex . Puisque nv = M/Nρ
A
, on
déduit nv = 6, 3.1028 m−3 et, à 2 000 K (en notant que kB T = 0, 17 eV) |Je | = 3, 3 × 103 A · m−2 .
20. Polarisation d’un diélectrique
Réponses : l’angle solide total vu depuis O est 4π. L’angle solide élémentaire pour le dipôle est sin θdθdϕ. On
peut donc poser la loi de probabilité voulue en normalisant la loi d2 P = sin θ4π
dθ dϕ
. . La loi proposée comporte
logiquement les ingrédients suivants :
• un facteur sin θ dθ dϕ donnant, à un facteur 1/(4π) près, la probabilité directionnelle en l’absence de
champ électrique, conforme à la question précédente ;
• un facteur de Boltzmann exp(−β Ep ) donnant le poids probabiliste d’une direction d’espace pour un
dipôle pour une énergie Ep en présence du champ électrique avec le milieu maintenu à la température T ;
• un facteur A déterminable en notant que l’intégration de la loi d2 Nθ,ϕ sur toutes les directions d’espace
possibles (θ ∈ [0, π] et ϕ ∈ [0, 2π[) doit conduire au nombre total N de dipôles du système.
En l’absence d’agitation thermique, les dipôles s’orientent de sorte à minimiser l’énergie potentielle Ep = −~ ~
p · E.
Par conséquent, les moments dipolaires p~ sont dans les mêmes direction et sens que le champ électrique E. ~
Cette situation correspond à un moment dipolaire total maximal. L’agitation thermique entraı̂ne une désorien-
tation des dipôles par rapport à la situation précédente (désordre orientationnel) et le moment dipolaire total
doit diminuer progressivement vers zéro quand la température augmente (situation la plus désordonnée). On
a Ep = −p E cos θ donc la statistique est indépendante de ϕ (facteur de Boltzmann). Il y a invariance de
révolution autour de la direction (Oz), ce qui permet de prévoir que le moment dipolaire total est parallèle à
R π R 2π R π R 2π
cet axe. On ne calcule donc que la composante non nulle : pz = θ=0 ϕ=0 pz d2 Nθ,ϕ = θ=0 ϕ=0 p cos θ d2 Nθ,ϕ
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7 – Exercices : 30 - Physique statistique Sciences Physiques MP* 2025-2026
Rπ
soit pz = A 0 p cos θ exp β p E cos θ 2π sin θ dθ. On note que A = 1/Z est ici une constante de norma-
Rπ
lisation de probabilité avec Z la fonction de partition Z = 0 exp β p E cos θ 2π sin θ dθ. Pour réduire les
calculsR d’intégrales, on remarquer que l’on peut se ramener au seul calcul de l’intégrale dans Z. En effet,
π
p cos θ exp β p E cos θ 2π sin θ dθ sh(β p E)
pz = 0 R π exp β p E cos θ 2π sin θ dθ = Z1 d(β
dZ
E) . Puisque le calcul de Z donne Z = 4π β p E , on tire après
0 h i
un court calcul de dérivée pz = p coth(β p E) − β p1 E . Il s’agit d’une fonction de Langevin dont le tracé est
donné sur la figure 3.
pz
p b
b b
0 3 βpE
Figure 3 – Moment dipolaire électrique moyen
L’évolution observée est en accord avec les prévisions de la première question. Si β p E ≪ 1, puisque coth x ≃
β p2 E 2
1 x
x + 3 , on obtient pz ≃ 3 soit α = β3 εp0 . Puisque β p E ≃ 10−9 E (unités SI), l’approximation β p E ≪ 1 est
cohérente pour E < 109 V · m−1 . Il s’agit d’un champ très élevé, ce qui justifie la validité de la démarche.
21. Modèle de fil élastique
Réponses : puisqu’il y a N+ maillons dans un sens, N− maillons dans l’autre, et que N+ + N− = N , on tire
L = O0 ON = N+ a + N− (−a) = (2 N+ − N ) a soit L = N a x. On remarque que x = NLa représente le
taux d’allongement du fil. On utilise la formule de Boltzmann S = kB ln Ω où Ω représente le nombre de
micro-états qui correspondent à un même macro-état du fil (c’est-à-dire une longueur L donnée). Or, le macro-
état correspondà N+ fixé et le nombre de façons d’avoir N+ maillons dans un sens parmi N maillons est la
N N!
combinatoire : = . Ainsi, S = kB ln N ! − kB ln N+ ! − kB ln N− ! d’où S ≃ kB [N ln N −
N+ N− ! N+ !
N+ ln N+ − N− ln N− ] en utilisant la formule de Stirling pour N ≫ 1, N+ ≫ 1 et N− ≫ 1. Ensuite, après
calculs élémentaires, on obtient S = N kBh ln 2 − 21 i(1 + x) ln(1 + x) − 21 (1 − x) ln(1
2
h − x) . Puisque
i2
L ≪ N a,
x ≪ 1 et on développe S, soit S ≃ N kB ln 2 − x2 . Par conséquent, S = N kB ln 2 − 2 NL2 a2 . On remarque
que si l’on étire le fil (augmentation de L), son entropie diminue ! Au vu du modèle microscopique, cette évolution
est normale puisque, ce faisant, on ordonne les maillons (on en met de plus en plus dans un même sens). Ce
résultat est général aux fils en caoutchouc organisés ainsi en maillons (polymères). Dans le cas d’un fil en métal,
son étirement donne au contraire une augmentation de l’entropie. En effet, un métal est cristallin au niveau
microscopique et on désordonne par élongation son réseau. Par définition, U = Ep,int +Ec,micro. Le terme d’énergie
potentielle d’interaction est nul. Par extensivité, on tire d’après l’énoncé U = N α kB T . Les deux principes pour
une évolution réversible donnent dU = δQrev + F dL et dS = δS e = δQTrev . Par conséquent, il vient l’identité
thermodynamique du fil dU = T dS + F dL. On raisonne comme demandé à T fixée. La question précédente
donne donc dU = 0. En utilisant l’expression antérieure de S (différenciée), l’identité thermodynamique du fil
donne 0 = − NNkB2 aT2 L dL + F dL. Finalement, F = kNBaT2 L. On reconnaı̂t une loi de Hooke des ressorts : la force
est proportionnelle à l’allongement du fil. Ici, la longueur au repos du fil est négligée. En effet, elle correspond
à la situation d’entropie maximale à l’équilibre, soit une longueur L0 = a ≪ L.
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