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TD28

Le document présente une série d'exercices sur les outils de la mécanique quantique, abordant des concepts tels que la dualité onde-particule, les gaz quantiques, et la diffraction. Il inclut des questions sur des expériences célèbres comme celles de Davisson et Germer, ainsi que des applications pratiques de la mécanique quantique. Les exercices visent à évaluer la compréhension des principes quantiques par rapport à la physique classique.

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Le document présente une série d'exercices sur les outils de la mécanique quantique, abordant des concepts tels que la dualité onde-particule, les gaz quantiques, et la diffraction. Il inclut des questions sur des expériences célèbres comme celles de Davisson et Germer, ainsi que des applications pratiques de la mécanique quantique. Les exercices visent à évaluer la compréhension des principes quantiques par rapport à la physique classique.

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1 – Exercices : 28 - Les outils de la Mécanique quantique Sciences Physiques MP* 2025-2026

Exercices : 28 - Les outils de la Mécanique quantique


A. Dualité
1. Classique ou quantique
Ce critère ne figure pas au programme. On s’aidera du cours pour répondre. On note S l’action qui est, rappelons-
le, le produit d’une énergie par un temps ou le produit d’une quantité de mouvement par une longueur.
1. On considère un pendule évoluant dans le champ de pesanteur de longueur ℓ = 20 cm, de masse m =
10 g. Évaluer l’action S qui lui correspond. Doit-on l’étudier de façon classique ou bien relève-t-il de la
Mécanique quantique ?
2. Un horloger qui répare des montres mécaniques doit-il connaı̂tre la Mécanique quantique dans le cadre
de son travail ?
3. L’atome d’hydrogène possède une énergie d’ionisation de 13, 6 eV. Rappeler la loi donnant les niveaux
d’énergie de cet atome. Quel est le domaine des longueurs d’ondes émises par celui-ci ? Quelle est la plus
petite longueur d’onde émise ? Doit-on utiliser la Mécanique quantique pour le décrire ?
4. Le critère quantique est-il cohérent avec le critère basé sur la longueur d’onde de De Broglie ?

2. Gaz quantique ou gaz classique


On considère de l’hélium gazeux à température ambiante et à la pression atmosphérique. L’énergie cinétique
3
moyenne d’un atome d’hélium est Ec = kB T .
2
1. Déterminer et évaluer numériquement la vitesse quadratique moyenne d’un atome d’hélium.
2. Calculer la longueur d’onde de De Broglie correspondante. La comparer à la distance moyenne entre
atomes d’hélium.
3. L’étude de l’hélium gazeux relève-t-il de la Mécanique quantique ?
4. Lors de la formation d’un cristal métallique, on suppose que chaque atome du cristal fournit un électron.
L’ensemble de ces électrons libres constitue un gaz où l’énergie de chaque électron est de l’ordre de
l’électronvolt. La distance moyenne entre électrons est supposée égale à la distance moyenne entre atomes.
Évaluer la longueur d’onde de De Broglie et la distance moyenne entre les électrons libres. Conclure
en indiquant si la conduction électrique relève ou non de la Mécanique quantique.

3. Quantique ou classique
Dites si l’étude des systèmes suivants vous semble relever du domaine de la physique quantique ou de la physique
classique
1. Un oscillateur électrique LC portant une charge q = 5, 0.10−7 C avec L = 40 mH et C = 1, 0.10−7 F.
2. Une personne de masse m = 70 kg en chute libre dans le champ de pesanteur terrestre. Même étude pour
un neutron de masse m = 1, 7.10−27 kg.
3. Une box Wi-Fi de puissance P = 0, 1 W émettant à la fréquence f = 2, 4 GHz. On considérera que la box
émet des photons.
4. Un vase rempli d’hélium superfluide est mis en rotation. On observe que l’hélium reste au repos hormis à
l’intérieur de tourbillons filiformes parallèles à l’axe de rotation du vase. Chaque tourbillon est caractérisé
par un diamètre de l’ordre du dixième de millimètre et une fréquence de rotation de l’ordre de 10 Hz. On
s’intéresse aux mouvements des atomes d’hélium des tourbillons.

4. Diffraction de neutrons
Un faisceau parallèle de neutrons parvient avec une vitesse V sur une petite ouverture circulaire de diamètre d.
Les neutrons reçus par un détecteur situé à une distance L en aval de l’ouverture se répartissent principalement
sur un disque de diamètre D ≪ L. Quel serait le diamètre du disque avec des neutrons de vitesse 2V , une
ouverture de diamètre 2d, et une distance ouverture-détecteur 2L ?
Proposition de réponses :

a) 2D b) 4D c) D/2 d) D/4

JR Seigne Clemenceau Nantes


Sciences Physiques MP* 2025-2026 Exercices : 28 - Les outils de la Mécanique quantique – 2

5. Le mystère des fentes d’Young


Soit le dispositif des trous d’Young utilisé ici avec une source ponctuelle S de particules quantiques mono-
énergétiques placée sur la médiatrice des deux fentes F1 et F2 distantes de 2a. Les particules sont émises une
à une (c’est-à-dire séparément). La distance entre le plan des fentes et l’écran, qui lui est parallèle, est D ≫ a.
L’observation est effectuée en un point M quelconque de l’écran repéré par d ≪ D. Voir la figure 1. Pour tenter
de savoir par quelle fente passe chaque particule, on mesure par un dispositif non représenté la translation de
l’écran suivant Ox induite par chaque impact de particule, l’écran gagnant alors la quantité de mouvement
suivant Ox de la particule absorbée.

F1
M b

2a
S d
b b

F2
D

Figure 1 – Les fentes d’Young

1. Exprimer la quantité de mouvement p1x selon Ox d’une particule parvenant en M après être passée par
la fente F1 en fonction de la valeur p0 de son impulsion (ou quantité de mouvement), de d, a et D.
2. Faire de même pour le cas d’une particule passant par la fente F2 et en déduire que l’on sait de quelle
fente provient la particule seulement si l’indétermination sur la quantité de mouvement de l’écran est
très inférieure à une valeur fonction de p0 , a et D.
3. Que peut-on dire alors de l’indétermination sur la position de l’écran ∆x. En déduire que si on peut
déterminer par quelle fente est passée la particule, l’observation des franges est impossible. . .

6. Expérience de Davisson et Germer


Davisson et Germer ont validé le concept des ondes de de Broglie pour des électrons en . Pour ce faire,
ils ont fait parvenir, en incidence normale, un faisceau parallèle incident d’électrons accélérés par une différence
de potentiel V sur un cristal de nickel dans le vide. Un détecteur était chargé de mesurer pour divers angles
de diffusion θ à l’infini) l’intensité électronique I(θ) correspondante. La figure 2 précise le diagramme angulaire
d’intensité relevée pour la tension V = 54 V (sachant que des mesures pour d’autres tensions ont aussi été
effectuées).

Figure 2 – Diffusion d’électrons dans l’expérience de Davisson et Germer

1. Les physiciens Bragg, père et fils, ont proposé en  , lors de l’étude de la diffraction de rayons X par
un cristal (prix Nobel  ), la formule de Bragg n λ = 2 d sin φ où n est un entier, λ est la longueur
d’onde, d est la distance entre deux plans réticulaires du cristal et φ est l’angle formé entre chaque plan
réticulaire et un faisceau parallèle émergent intense.
(a) Expliquer pourquoi le rayonnement obtenu par réflexion spéculaire sur les atomes d’un même plan
réticulaire est particulièrement intense.

JR Seigne Clemenceau Nantes


3 – Exercices : 28 - Les outils de la Mécanique quantique Sciences Physiques MP* 2025-2026

(b) En déduire la formule de Bragg en considérant les interférences entre les ondes issues de la réflexion
spéculaire (selon les lois de Descartes) sur les atomes pour l’ensemble des plans réticulaires.
2. L’utilisation de rayons X permet de connaı̂tre la distance d = 0, 091 nm entre les plans réticulaires.
(a) En exploitant la formule de Bragg, déterminer les longueurs d’onde équivalentes λeq,n envisageables
du faisceau électronique.
(b) Confronter ces longueurs d’onde avec la longueur d’onde de de Broglie λDB du faisceau électronique.
Conclure.

7. Diffraction de molécules par une onde lumineuse


On considère une expérience de diffraction de molécules de fullerène C60 par une onde stationnaire lumineuse.
Un four contenant la poudre de fullerène est chauffé à une température proche de 900 K. Un dispositif permet de
sélectionner dans le faisceau de fullerène sortant du four des molécules de vitesse moyenne égale à v = 120 m·s−1
∆v
et dont la dispersion relative de vitesse est = 0, 17. Le faisceau est collimaté par deux fentes verticales
v
successives de largeur respectivement égales à a = 7 µm et b = 5 µm et séparées de D′ = 1, 13 m. Le faisceau
de molécules est ensuite diffracté par une onde stationnaire lumineuse. On admettra que du point de vue des
molécules de fullerène, l’onde stationnaire lumineuse, agit comme un réseau plan de diffraction, constitué de N
fentes, infiniment fines et équidistantes de d = 257 nm. Un détecteur, situé à une distance D = 1, 20 m après le
réseau, permet de compter les molécules de C60 . Le dispositif expérimental est représenté à la figure 3.

Figure 3 – Diffraction de C60 par un réseau

1. Déterminer la longueur d’onde de De Broglie λDB des molécules de fullerène qui sont sélectionnées
par le filtre de vitesse.
2. Déterminer la dispersion ∆λDB de cette longueur d’onde de De Broglie.
λ2
3. Que représente la longueur ℓc = DB ? Calculer sa valeur numérique.
∆λDB
4. Expliquer quel est l’intérêt des fentes de collimation. Préciser l’influence de la diffraction du faisceau
moléculaire par chacune des deux fentes.

La figure 4 représente un exemple de figure d’interférences obtenue expérimentalement.

Figure 4 – Expérience d’interférences

5. On suppose que le détecteur permet d’observer les interférences à l’infini du faisceau moléculaire diffracté.
Pour interpréter les résultats expérimentaux, on se ramène au schéma de la figure 3. On suppose que la
longueur d’onde de De Broglie n’est pas modifiée par le passage à travers le réseau. Déterminer les
directions θ pour lesquelles il y a interférences constructives des faisceaux diffractés.

JR Seigne Clemenceau Nantes


Sciences Physiques MP* 2025-2026 Exercices : 28 - Les outils de la Mécanique quantique – 4

6. Interpréter l’allure de la courbe expérimentale de la figure 4. En déduire la valeur numérique de la vitesse


moyenne des molécules de C60 et la comparer à la valeur donnée par les auteurs de l’expérience.
7. Montrer, en utilisant des arguments similaires à ceux développés dans le cours d’optique, que le défaut
de cohérence temporelle du faisceau permet d’expliquer le nombre limité de franges visibles.

8. Expérience de Franck et Hertz


Soit l’expérience de Franck et Hertz 1 () de dispositif fourni sur la figure 5. Il comporte notamment une
ampoule fermée contenant une vapeur de gaz monoatomique sous faible pression et dans laquelle se trouvent
un filament, une grille et une électrode collectrice.

grille
électrode
collectrice
filament
P
A

G e
I
x R−x

V0
Figure 5 – Dispositif de l’expérience de Franck et Hertz

1. La grille est portée au potentiel électrique VG positif obtenu grâce à un circuit contenant deux résistances
variables (x et R − x, avec x compris entre 0 et R) et un générateur de tension V0 . Quelle est la tension
de la grille VG en fonction de V0 , x et R sachant que I ≪ V0 /R ? À quoi servent les résistances réglables ?
Comment peut-on réaliser pratiquement ce dispositif ?
2. Le filament chauffé émet des électrons (masse me ) de vitesse quasi-nulle. Quelle est la vitesse v des
électrons au niveau de la grille ?
3. L’électrode collectrice est au potentiel VP = VG − ǫ où ǫ est une constante positive supposée petite devant
VG . Quelle est la vitesse v ′ des électrons au niveau de cette électrode (dans l’hypothèse où la traversée de
la grille, à maille large, s’effectue sans changement de vitesse et où la vapeur de gaz est sans influence) ?

Vr 2Vr 3Vr 4Vr VG

Figure 6 – Résultats de l’expérience de Franck et Hertz

On suppose maintenant que la vapeur de gaz contenue dans l’ampoule influence le mouvement des
électrons. Ces derniers peuvent subir deux types de collisions avec les atomes du gaz : soit une collision
élastique (où l’électron conserve son énergie cinétique), soit une collision inélastique (où l’électron peut
transférer de l’énergie à l’atome ; on note W l’énergie transférée à l’atome de gaz sous forme d’énergie
potentielle). La figure 6 précise la courbe de I en fonction de VG . Interpréter cette courbe sur le domaine
0 ≤ VG ≤ Vr . Que se passe-t-il quand VG franchit Vr ? Interpréter la suite de la courbe.
1. Gustav Hertz était le neveu de Heinrich Hertz qui a donné son nom à l’unité de fréquence.

JR Seigne Clemenceau Nantes


5 – Exercices : 28 - Les outils de la Mécanique quantique Sciences Physiques MP* 2025-2026

4. En déduire que l’atome ne peut prendre à l’électron qu’une quantité d’énergie parfaitement déterminée
Wr que l’on exprimera.
5. Accord avec le modèle de Bohr. . .
Dans les expériences faites avec de la vapeur de mercure, on mesure la tension Vr = 4, 9 V (le potentiel
d’ionisation est 10, 5 V). Qu’arrive-t-il aux atomes de mercure dès que VG est supérieur à Vr ? On constate
aussi que lorsque VG dépasse Vr , une lumière de longueur d’onde λr = 253, 7 nm est émise par le gaz.
Préciser quel est son domaine spectral et interpréter le phénomène. Commenter la phrase suivante : Le
fait que l’électron ne puisse pas céder à l’atome une quantité d’énergie inférieure à Wr vient confirmer
la notion des niveaux d’énergie discontinus introduite à partir de la condition de quantification de Bohr.

9. Effet Compton
En , Arthur Compton confirme que la lumière peut être décrite par de petits paquets d’énergie et
d’impulsion photons par anachronisme) et mérite ainsi le prix Nobel . Il dirige un faisceau de rayons X
quasi-monochromatique (longueur d’onde caractéristique λ) sur une bloc cible de graphite et mène une analyse
spectrale des rayons X diffusés à divers angles de diffusion θ grâce à un spectromètre exploitant la diffraction
de Bragg par un cristal de calcite. Voir la figure 7.

spectromètre
spectromètre

rayons X th
θ

cible

Figure 7 – Expérience de Compton

Il est observé expérimentalement l’apparition d’un second pic de diffusion dont l’écart en longueur d’onde avec
le premier ne dépend ni de λ, ni du matériau diffuseur. Des graphiques d’intensités spectrales I(λ) relevées sont
donnés sur la figure 8.

I I I
th=0
θ=0 °
th=90
θ = 90 ° th=135
θ = 135°

λ = 0, 0709 nm λ′ = 0, 0731 nm ′
l l3λ l4 l5λ l6
λ = 0, 0749 nm

Figure 8 – Diffusion angulaire des photons dans l’expérience de Compton

1. Expliquer sans calcul l’échec de la physique classique pour justifier de tels résultats expérimentaux.
2. On suppose à présent que le faisceau incident de rayons X est en fait constitué de photons et que ceux-ci
rentrent en collision avec les électrons libres du bloc de graphite (ces électrons ont une énergie de liaison
négligeable devant l’énergie des photons incidents). Dans ce cas, on adopte le modèle suivant de diffusion
Compton : un photon de longueur d’onde λ frappe un électron (masse me ) au repos dans le référentiel
galiléen d’étude et, lors de la collision, il subit une diffusion d’un angle θ avec une longueur d’onde
λ′ , alors que l’électron s’éloigne dans la direction ϕ avec une impulsion p~ (voir figure 9). L’électron est
traité avec pune approche relativiste : ~ p = γ me~v et Ec = (γ − 1) me c2 représente son énergie cinétique,
2 2
où γ = 1/ 1 − v /c . Que peut-on dire qualitativement du signe de ∆λ = λ′ − λ, appelé décalage
Compton ?

3. Pour la courbe expérimentale avec θ = 135 °, l’électron est-il relativiste ?


4. Avec une démarche énergétique et relativiste, obtenir une première équation entre λ, λ′ et p = ||~
p||.
On notera me la masse au repos de l’électron et son énergie totale Ee pour une impulsion pe vérifie
E e 2 = p e 2 c 2 + me 2 c 4 .

JR Seigne Clemenceau Nantes


Sciences Physiques MP* 2025-2026 Exercices : 28 - Les outils de la Mécanique quantique – 6

y y
photon λl’′
photon
λl th
θ
x ϕ
ph x
électron électron
p

Figure 9 – Choc relativiste

5. Le système du photon et de l’électron est considéré isolé pendant la collision dans le référentiel d’étude.
En déduire deux autres équations entre λ, λ′ , p, ϕ et θ. Expliquer, sans l’effectuer, la démarche qui
permet de parvenir à l’expression suivante du décalage Compton :

h
∆λ = Λ (1 − cos θ) où Λ =
me c
6. Le décalage Compton ainsi obtenu est-il cohérent avec les résultats expérimentaux ? On pourra notam-
ment calculer à dessein la longueur d’onde Compton Λ.
7. Quelle explication peut-on donner pour expliquer la présence du pic à la longueur d’onde λ, en plus de
celui à la longueur d’onde λ′ , sur les graphiques expérimentaux ?

B. Fonction d’onde

10. Interférences
On considère une expérience d’interférences, où un faisceau de quantons est dirigé vers trois fentes contenues
dans un même plan. La détection des particules est effectuée en un point M à grande distance du plan contenant
les trois fentes.
2
— Lorsque la fente n°1 est la seule ouverte, l’amplitude de probabilité en M vaut ψ1 (M ) = .
3
1 3π
— Lorsque la fente n°2 est la seule ouverte, l’amplitude de probabilité en M vaut ψ2 (M ) = exp i .
3 4
1 π
— Enfin, lorsque la fente n°3 est la seule ouverte, l’amplitude de probabilité en M vaut ψ3 (M ) = − exp i .
4 4
1. Déterminer la probabilité de détection d’un quanton au voisinage du point M lorsque la fente n°1 est la
seule ouverte.
2. Reprendre la question précédente pour les fentes n°2 et n°3 ouvertes.
3. Reprendre la question précédente pour toutes les fentes ouvertes. Commenter.

11. Interférométrie neutronique et gravité


On considère l’interféromètre à neutrons réalisé par Colella, Overhauser et Werner en   (expérience
COW). Un faisceau incident de neutrons, monochromatique, est émis par une source S. Un cristal de silicium,
placé en A et représenté par un rectangle grisé sur la figure 10, joue le rôle d’une lame séparatrice : une partie
du faisceau est transmise, avec un facteur d’amplitude de probabilité de transmission t, vers une lame D. Une
autre partie est réfléchie, avec un facteur d’amplitude de probabilité de réflexion r, vers une lame C. Les deux
faisceaux sont ensuite réfléchis par deux lames cristallines en C et D, puis sont recombinés par une troisième
lame en B. Toutes ces lames B, C et D possèdent les mêmes coefficients r et t que la lame séparatrice A. Ils
vérifient |r|2 + |t|2 = 1 avec r réel et t = i |t| (où i2 = −1). Deux compteurs D1 et D2 permettent de détecter
les neutrons.

1. On admet qu’il existe une différence de phase ∆ϕ du trajet supérieur par rapport au trajet inférieur ;
l’interférométrie neutronique a pour but de mesurer cette différence de phase et de l’exploiter.
(a) Montrer que l’amplitude de probabilité qu’un neutron soit détecté par D1 s’écrit

ψ1 = ψ0 r2 t (1 + exp i∆ϕ)

où ψ0 est une constante. En déduire la probabilité P1 de détection d’un neutron par le détecteur D1
en fonction de |ψ0 |2 , R = |r|2 et ∆ϕ.

JR Seigne Clemenceau Nantes


7 – Exercices : 28 - Les outils de la Mécanique quantique Sciences Physiques MP* 2025-2026

Figure 10 – Expérience COW

(b) Exprimer de même l’amplitude de probabilité ψ2 correspondant à la détection d’un neutron par D2 .
En déduire la probabilité de détection associée P2 .
(c) Normaliser les probabilités P1 et P2 .
2. Dans l’expérience COW, le retard de phase ∆ϕ est lié à la gravité. On note λDB0 la longueur d’onde
de de Broglie des neutrons incidents et k0 = 2π/λDB0 la norme du vecteur d’onde correspondant. On
précise les valeurs numériques λDB0 = 1, 4.10−10 m, S = L ℓ = 9, 2.10−4 m2 (aire du losange ABCD) et
mn = 1, 67.10−27 kg (masse d’un neutron).
(a) Expliciter l’énergie cinétique d’un neutron (supposé non relativiste) en fonction de mn , ~ et de la
norme k du vecteur d’onde associé.
(b) En utilisant la conservation de l’énergie, déterminer l’expression de la norme k(z) du vecteur d’onde
à une altitude z en fonction de sa valeur k0 en z = 0, de mn , ~, z et g (accélération de la pesanteur).
Comparer les valeurs numériques des termes constituant k(z) en prenant z = 1 cm (condition associée
à l’expérience COW). En déduire une simplification de la loi k(z).
(c) Le plan ABCD est initialement horizontal. On le fait tourner autour de l’axe (AD) d’un angle θ par
rapport à la position horizontale. Le bras (AD) reste à l’altitude z = 0 tandis que le bras (CB) de
l’interféromètre se retrouve à l’altitude z = ℓ sin θ. On admet que le chemin de phase sur chacun des
deux bras s’identifie à k(z) L où z est l’altitude du bras considéré. Montrer que la rotation induit un
retard de phase pour le trajet supérieur par rapport au trajet inférieur :

2π mn 2 g S λDB0
∆ϕ = sin θ
h2
(d) La figure 11 représente le nombre de neutrons détectés par D1 en fonction de l’inclinaison θ du plan
(ABCD). Qu’observe-t-on ? En déduire une évaluation numérique de g et de l’incertitude associée.

Figure 11 – Résultats de l’expérience COW

JR Seigne Clemenceau Nantes


Sciences Physiques MP* 2025-2026 Exercices : 28 - Les outils de la Mécanique quantique – 8

12. Potentiel harmonique


Soit ψ(x, t) la fonction d’onde d’une particule de masse m pouvant se déplacer sur l’axe Ox :

mω0 x2
 
ω0
ψ(x, t) = A exp − −i t
2~ 2
1. Quelles sont les dimensions des constantes A et ω0 ?
2. Quelles sont les valeurs possibles de A ?
3. Quel type d’état est représenté par cette fonction d’onde ? Quelle est l’énergie de la particule ?
4. À quelle énergie potentielle V (x) est soumise cette particule ?
5. Dans quel(s) type(s) de situation rencontre-t-on cette énergie potentielle ?
6. Quelle est la valeur moyenne < x > de la position x de la particule ? Plus précisément, si on prépare
N ≫ 1 systèmes dans cet état et que l’on mesure pour chacun d’entre eux la position x de la particule,
quelle est la moyenne des mesures réalisées ?
7. Qu’en est-il de la moyenne quadratique < x2 > ?
8. Que dire de l’étalement des mesures en quantité de mouvement dans cet état ?
Z ∞ r Z ∞ r
π π
On donne pour α > 0 : exp(−αu2 ) du = et u2 exp(−αu2 ) du = .
−∞ α −∞ 4α3
13. Paquet d’ondes gaussien libre
Une onde gaussienne est décrite par la densité g(k) donnée par :

(k − k0 )2
 
g(k) = A exp −
q2
où A, k0 et q sont des constantes positives. La particule concernée est libre et de masse m.
1. Écrire la forme de la fonction d’onde ψ(x, t) correspondante.
2. Commenter la nature physique de cette onde.

β2
r  
π
Z
3. Évaluer explicitement l’onde à t = 0. On donne exp(−αu2 − βu)du = exp pour α > 0 et
−∞ α 4α
β ∈ C.
4. Commenter le résultat précédent.
5. Quels types de paramètres doit-on choisir pour que la particule soit localisée très précisément à l’instant
initial t = 0 ? Pour répondre à cette question,
Z ∞ on évaluera < x2r
>. Faire le lien avec l’indétermination de
π
Heisenberg ? On donne l’intégrale : u2 exp(−αu2 ) du = .
−∞ 4α3

14. Atome d’hydrogène


Dans l’état fondamental, un électron en orbite autour d’un proton fixe en O est décrit par la fonction d’onde à
r
symétrie sphérique ψ(r) = A exp − , où a et A sont des constantes positives.
a
1. Quel est au premier ordre en dr, le volume dτ compris entre les rayons r et r + dr ?
2. En déduire la probabilité dP = f (r)dr que la position de l’électron soit mesurée entre r et r + dr.
3. Proposer une valeur de A.
4. Pour quelle valeur r0 de r la probabilité de trouver l’électron est-elle maximale (à dr près fixé) ?
5. Quelle est la valeur moyenne < r > dans cet état ?
6. Quelle quantité physique représente a ?
Z ∞
n!
On donne : xn exp(−αx)dx = n+1 pour α > 0.
0 α

JR Seigne Clemenceau Nantes


9 – Exercices : 28 - Les outils de la Mécanique quantique Sciences Physiques MP* 2025-2026

15. États isotropes de l’atome d’hydrogène


Les niveaux d’énergie des états à symétrie sphérique de l’atome d’hydrogène peuvent se retrouver par le modèle
simplifié suivant : on considère un électron de masse m dans un potentiel V (x) tel que V (x ≤ 0) → ∞ et
V (x > 0) = −A/x où A est une constante.

1. Expliciter A sachant que V (x > 0) a la forme de la loi d’énergie potentielle d’interaction électrostatique
entre un proton et un électron. On fera intervenir la constante de structure fine α = e2 /(4π ǫ0 ~ c) ≃ 1/137
où e, ǫ0 , ~ et c sont les constantes traditionnelles de la physique.
2. Vérifier que l’un des états isotropes de l’hydrogène admet pour fonction d’onde spatiale ϕ(x) = C x exp−x/a
dans le domaine x ≥ 0 où a et C sont des constantes réelles positives. Exprimer a et l’énergie E associée
en fonction de m, α, ~ et c.
3. Obtenir l’expression de C en fonction de a.
4. Représenter l’allure en fonction de x de la densité de probabilité de présence associée à l’état isotrope
étudié. Que caractérise a ?
5. On donne m = 0, 511 MeV/c2 et ~ c = 197 eV · nm. Calculer numériquement a en picomètres et E en
électron-volts. Commenter.
6. Déterminer l’énergie potentielle moyenne associée à l’état ϕ précédent en fonction de A et a. Commenter
le résultat en relation avec le modèle semi-classique de Bohr de l’atome d’hydrogène.

16. Particule libre sur un cercle


Une particule quantique de masse m est libre de se déplacer sur un cercle de rayon R. La position d’un point
M sur le cercle est repérée par l’angle θ.
1. Proposer une équation de Schrödinger indépendante du temps pour ce problème.
2. Quelle condition aux limites pour une fonction d’onde stationnaire ψ peut-on proposer ?
3. En déduire l’ensemble des solutions stationnaires ψn (θ) où n est un entier relatif.
4. Quelles sont les solutions associées ψn (θ, t) ?
5. Comment expliquer que les états correspondants à ±n aient même énergie ?

17. Potentiel quadrique


Un quanton de masse m est soumis au potentiel (rappel : énergie potentielle) V (x) = gx4 . Le quanton est limité
dans ces déplacements à l’axe Ox. On donne g > 0.
1. Expliquer pourquoi une énergie nulle est impossible et, par conséquent, qu’une énergie minimale non
nulle est indispensable.
2. Estimer l’énergie du fondamental en utilisant l’indétermination d’Heisenberg. On considérera dans cette
partie que < x4 >= α(∆x)4 où α est un coefficient dont l’ordre de grandeur est l’unité.

18. Boı̂te unidimensionnelle


On considère un quanton, de masse m, d’énergie E confiné dans un intervalle x ∈ [0; L] où son potentiel V (x) = 0
(rappel : il s’agit d’une énergie potentielle).
1. On adopte dans cette partie uniquement un traitement classique, c’est-à-dire non quantique. On admet
que la probabilité de présence classique dP de la particule entre x et x + dx est proportionnelle à la durée
de passage dt entre ces deux abscisses. Exprimer la vitesse v(x) de cette particule. Montrer qu’après
normalisation, la densité de probabilité de présence classique s’exprime ainsi :

dPcl 1
=
dx L
Calculer la probabilité de présence de la particule entre les abscisses 0 et L/4.
2. On adopte maintenant un traitement quantique du problème. L’énergie E du quanton correspond à un
état stationnaire représenté par la fonction d’onde :
 nπx  Et
ψn (x, t) = An sin exp −i
L ~
où n est un entier strictement positif. Déterminer la constante An . Calculer la probabilité de présence du
quanton entre les abscisses 0 et L/4. Que devient ce dernier résultat dans la limite où n ≫ 1 ? Comment
ce résultat se compare-t-il au résultat de la théorie classique ?

JR Seigne Clemenceau Nantes


Sciences Physiques MP* 2025-2026 Exercices : 28 - Les outils de la Mécanique quantique – 10

19. Énergie minimale de confinement


On considère une particule quantique (non relativiste), de masse m, pouvant se déplacer librement suivant Ox
dans un domaine de largeur Lx .
1. Quelle est la limite supérieure de l’indétermination sur sa position ∆x ?
2. En déduire une limite inférieure pour l’indétermination sur son impulsion (ou quantité de mouvement)
∆px .
3. Que vaut hpx i pour cette particule ? En déduire une limite inférieure pour hpx 2 i.
4. En étendant ce raisonnement à une particule confinée dans une boite parallélépipédique de longueurs Lx ,
Ly et Lz , montrer que l’énergie cinétique moyenne de la particule vérifie :

~2
 
1 1 1
hEc i ≥ + + 2
8m Lx 2 Ly 2 Lz

JR Seigne Clemenceau Nantes

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