TD28
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3. Quantique ou classique
Dites si l’étude des systèmes suivants vous semble relever du domaine de la physique quantique ou de la physique
classique
1. Un oscillateur électrique LC portant une charge q = 5, 0.10−7 C avec L = 40 mH et C = 1, 0.10−7 F.
2. Une personne de masse m = 70 kg en chute libre dans le champ de pesanteur terrestre. Même étude pour
un neutron de masse m = 1, 7.10−27 kg.
3. Une box Wi-Fi de puissance P = 0, 1 W émettant à la fréquence f = 2, 4 GHz. On considérera que la box
émet des photons.
4. Un vase rempli d’hélium superfluide est mis en rotation. On observe que l’hélium reste au repos hormis à
l’intérieur de tourbillons filiformes parallèles à l’axe de rotation du vase. Chaque tourbillon est caractérisé
par un diamètre de l’ordre du dixième de millimètre et une fréquence de rotation de l’ordre de 10 Hz. On
s’intéresse aux mouvements des atomes d’hélium des tourbillons.
4. Diffraction de neutrons
Un faisceau parallèle de neutrons parvient avec une vitesse V sur une petite ouverture circulaire de diamètre d.
Les neutrons reçus par un détecteur situé à une distance L en aval de l’ouverture se répartissent principalement
sur un disque de diamètre D ≪ L. Quel serait le diamètre du disque avec des neutrons de vitesse 2V , une
ouverture de diamètre 2d, et une distance ouverture-détecteur 2L ?
Proposition de réponses :
a) 2D b) 4D c) D/2 d) D/4
F1
M b
2a
S d
b b
F2
D
1. Exprimer la quantité de mouvement p1x selon Ox d’une particule parvenant en M après être passée par
la fente F1 en fonction de la valeur p0 de son impulsion (ou quantité de mouvement), de d, a et D.
2. Faire de même pour le cas d’une particule passant par la fente F2 et en déduire que l’on sait de quelle
fente provient la particule seulement si l’indétermination sur la quantité de mouvement de l’écran est
très inférieure à une valeur fonction de p0 , a et D.
3. Que peut-on dire alors de l’indétermination sur la position de l’écran ∆x. En déduire que si on peut
déterminer par quelle fente est passée la particule, l’observation des franges est impossible. . .
1. Les physiciens Bragg, père et fils, ont proposé en , lors de l’étude de la diffraction de rayons X par
un cristal (prix Nobel ), la formule de Bragg n λ = 2 d sin φ où n est un entier, λ est la longueur
d’onde, d est la distance entre deux plans réticulaires du cristal et φ est l’angle formé entre chaque plan
réticulaire et un faisceau parallèle émergent intense.
(a) Expliquer pourquoi le rayonnement obtenu par réflexion spéculaire sur les atomes d’un même plan
réticulaire est particulièrement intense.
(b) En déduire la formule de Bragg en considérant les interférences entre les ondes issues de la réflexion
spéculaire (selon les lois de Descartes) sur les atomes pour l’ensemble des plans réticulaires.
2. L’utilisation de rayons X permet de connaı̂tre la distance d = 0, 091 nm entre les plans réticulaires.
(a) En exploitant la formule de Bragg, déterminer les longueurs d’onde équivalentes λeq,n envisageables
du faisceau électronique.
(b) Confronter ces longueurs d’onde avec la longueur d’onde de de Broglie λDB du faisceau électronique.
Conclure.
1. Déterminer la longueur d’onde de De Broglie λDB des molécules de fullerène qui sont sélectionnées
par le filtre de vitesse.
2. Déterminer la dispersion ∆λDB de cette longueur d’onde de De Broglie.
λ2
3. Que représente la longueur ℓc = DB ? Calculer sa valeur numérique.
∆λDB
4. Expliquer quel est l’intérêt des fentes de collimation. Préciser l’influence de la diffraction du faisceau
moléculaire par chacune des deux fentes.
5. On suppose que le détecteur permet d’observer les interférences à l’infini du faisceau moléculaire diffracté.
Pour interpréter les résultats expérimentaux, on se ramène au schéma de la figure 3. On suppose que la
longueur d’onde de De Broglie n’est pas modifiée par le passage à travers le réseau. Déterminer les
directions θ pour lesquelles il y a interférences constructives des faisceaux diffractés.
grille
électrode
collectrice
filament
P
A
G e
I
x R−x
V0
Figure 5 – Dispositif de l’expérience de Franck et Hertz
1. La grille est portée au potentiel électrique VG positif obtenu grâce à un circuit contenant deux résistances
variables (x et R − x, avec x compris entre 0 et R) et un générateur de tension V0 . Quelle est la tension
de la grille VG en fonction de V0 , x et R sachant que I ≪ V0 /R ? À quoi servent les résistances réglables ?
Comment peut-on réaliser pratiquement ce dispositif ?
2. Le filament chauffé émet des électrons (masse me ) de vitesse quasi-nulle. Quelle est la vitesse v des
électrons au niveau de la grille ?
3. L’électrode collectrice est au potentiel VP = VG − ǫ où ǫ est une constante positive supposée petite devant
VG . Quelle est la vitesse v ′ des électrons au niveau de cette électrode (dans l’hypothèse où la traversée de
la grille, à maille large, s’effectue sans changement de vitesse et où la vapeur de gaz est sans influence) ?
On suppose maintenant que la vapeur de gaz contenue dans l’ampoule influence le mouvement des
électrons. Ces derniers peuvent subir deux types de collisions avec les atomes du gaz : soit une collision
élastique (où l’électron conserve son énergie cinétique), soit une collision inélastique (où l’électron peut
transférer de l’énergie à l’atome ; on note W l’énergie transférée à l’atome de gaz sous forme d’énergie
potentielle). La figure 6 précise la courbe de I en fonction de VG . Interpréter cette courbe sur le domaine
0 ≤ VG ≤ Vr . Que se passe-t-il quand VG franchit Vr ? Interpréter la suite de la courbe.
1. Gustav Hertz était le neveu de Heinrich Hertz qui a donné son nom à l’unité de fréquence.
4. En déduire que l’atome ne peut prendre à l’électron qu’une quantité d’énergie parfaitement déterminée
Wr que l’on exprimera.
5. Accord avec le modèle de Bohr. . .
Dans les expériences faites avec de la vapeur de mercure, on mesure la tension Vr = 4, 9 V (le potentiel
d’ionisation est 10, 5 V). Qu’arrive-t-il aux atomes de mercure dès que VG est supérieur à Vr ? On constate
aussi que lorsque VG dépasse Vr , une lumière de longueur d’onde λr = 253, 7 nm est émise par le gaz.
Préciser quel est son domaine spectral et interpréter le phénomène. Commenter la phrase suivante : Le
fait que l’électron ne puisse pas céder à l’atome une quantité d’énergie inférieure à Wr vient confirmer
la notion des niveaux d’énergie discontinus introduite à partir de la condition de quantification de Bohr.
9. Effet Compton
En , Arthur Compton confirme que la lumière peut être décrite par de petits paquets d’énergie et
d’impulsion photons par anachronisme) et mérite ainsi le prix Nobel . Il dirige un faisceau de rayons X
quasi-monochromatique (longueur d’onde caractéristique λ) sur une bloc cible de graphite et mène une analyse
spectrale des rayons X diffusés à divers angles de diffusion θ grâce à un spectromètre exploitant la diffraction
de Bragg par un cristal de calcite. Voir la figure 7.
spectromètre
spectromètre
rayons X th
θ
cible
Il est observé expérimentalement l’apparition d’un second pic de diffusion dont l’écart en longueur d’onde avec
le premier ne dépend ni de λ, ni du matériau diffuseur. Des graphiques d’intensités spectrales I(λ) relevées sont
donnés sur la figure 8.
I I I
th=0
θ=0 °
th=90
θ = 90 ° th=135
θ = 135°
λ = 0, 0709 nm λ′ = 0, 0731 nm ′
l l3λ l4 l5λ l6
λ = 0, 0749 nm
1. Expliquer sans calcul l’échec de la physique classique pour justifier de tels résultats expérimentaux.
2. On suppose à présent que le faisceau incident de rayons X est en fait constitué de photons et que ceux-ci
rentrent en collision avec les électrons libres du bloc de graphite (ces électrons ont une énergie de liaison
négligeable devant l’énergie des photons incidents). Dans ce cas, on adopte le modèle suivant de diffusion
Compton : un photon de longueur d’onde λ frappe un électron (masse me ) au repos dans le référentiel
galiléen d’étude et, lors de la collision, il subit une diffusion d’un angle θ avec une longueur d’onde
λ′ , alors que l’électron s’éloigne dans la direction ϕ avec une impulsion p~ (voir figure 9). L’électron est
traité avec pune approche relativiste : ~ p = γ me~v et Ec = (γ − 1) me c2 représente son énergie cinétique,
2 2
où γ = 1/ 1 − v /c . Que peut-on dire qualitativement du signe de ∆λ = λ′ − λ, appelé décalage
Compton ?
y y
photon λl’′
photon
λl th
θ
x ϕ
ph x
électron électron
p
5. Le système du photon et de l’électron est considéré isolé pendant la collision dans le référentiel d’étude.
En déduire deux autres équations entre λ, λ′ , p, ϕ et θ. Expliquer, sans l’effectuer, la démarche qui
permet de parvenir à l’expression suivante du décalage Compton :
h
∆λ = Λ (1 − cos θ) où Λ =
me c
6. Le décalage Compton ainsi obtenu est-il cohérent avec les résultats expérimentaux ? On pourra notam-
ment calculer à dessein la longueur d’onde Compton Λ.
7. Quelle explication peut-on donner pour expliquer la présence du pic à la longueur d’onde λ, en plus de
celui à la longueur d’onde λ′ , sur les graphiques expérimentaux ?
B. Fonction d’onde
10. Interférences
On considère une expérience d’interférences, où un faisceau de quantons est dirigé vers trois fentes contenues
dans un même plan. La détection des particules est effectuée en un point M à grande distance du plan contenant
les trois fentes.
2
— Lorsque la fente n°1 est la seule ouverte, l’amplitude de probabilité en M vaut ψ1 (M ) = .
3
1 3π
— Lorsque la fente n°2 est la seule ouverte, l’amplitude de probabilité en M vaut ψ2 (M ) = exp i .
3 4
1 π
— Enfin, lorsque la fente n°3 est la seule ouverte, l’amplitude de probabilité en M vaut ψ3 (M ) = − exp i .
4 4
1. Déterminer la probabilité de détection d’un quanton au voisinage du point M lorsque la fente n°1 est la
seule ouverte.
2. Reprendre la question précédente pour les fentes n°2 et n°3 ouvertes.
3. Reprendre la question précédente pour toutes les fentes ouvertes. Commenter.
1. On admet qu’il existe une différence de phase ∆ϕ du trajet supérieur par rapport au trajet inférieur ;
l’interférométrie neutronique a pour but de mesurer cette différence de phase et de l’exploiter.
(a) Montrer que l’amplitude de probabilité qu’un neutron soit détecté par D1 s’écrit
ψ1 = ψ0 r2 t (1 + exp i∆ϕ)
où ψ0 est une constante. En déduire la probabilité P1 de détection d’un neutron par le détecteur D1
en fonction de |ψ0 |2 , R = |r|2 et ∆ϕ.
(b) Exprimer de même l’amplitude de probabilité ψ2 correspondant à la détection d’un neutron par D2 .
En déduire la probabilité de détection associée P2 .
(c) Normaliser les probabilités P1 et P2 .
2. Dans l’expérience COW, le retard de phase ∆ϕ est lié à la gravité. On note λDB0 la longueur d’onde
de de Broglie des neutrons incidents et k0 = 2π/λDB0 la norme du vecteur d’onde correspondant. On
précise les valeurs numériques λDB0 = 1, 4.10−10 m, S = L ℓ = 9, 2.10−4 m2 (aire du losange ABCD) et
mn = 1, 67.10−27 kg (masse d’un neutron).
(a) Expliciter l’énergie cinétique d’un neutron (supposé non relativiste) en fonction de mn , ~ et de la
norme k du vecteur d’onde associé.
(b) En utilisant la conservation de l’énergie, déterminer l’expression de la norme k(z) du vecteur d’onde
à une altitude z en fonction de sa valeur k0 en z = 0, de mn , ~, z et g (accélération de la pesanteur).
Comparer les valeurs numériques des termes constituant k(z) en prenant z = 1 cm (condition associée
à l’expérience COW). En déduire une simplification de la loi k(z).
(c) Le plan ABCD est initialement horizontal. On le fait tourner autour de l’axe (AD) d’un angle θ par
rapport à la position horizontale. Le bras (AD) reste à l’altitude z = 0 tandis que le bras (CB) de
l’interféromètre se retrouve à l’altitude z = ℓ sin θ. On admet que le chemin de phase sur chacun des
deux bras s’identifie à k(z) L où z est l’altitude du bras considéré. Montrer que la rotation induit un
retard de phase pour le trajet supérieur par rapport au trajet inférieur :
2π mn 2 g S λDB0
∆ϕ = sin θ
h2
(d) La figure 11 représente le nombre de neutrons détectés par D1 en fonction de l’inclinaison θ du plan
(ABCD). Qu’observe-t-on ? En déduire une évaluation numérique de g et de l’incertitude associée.
mω0 x2
ω0
ψ(x, t) = A exp − −i t
2~ 2
1. Quelles sont les dimensions des constantes A et ω0 ?
2. Quelles sont les valeurs possibles de A ?
3. Quel type d’état est représenté par cette fonction d’onde ? Quelle est l’énergie de la particule ?
4. À quelle énergie potentielle V (x) est soumise cette particule ?
5. Dans quel(s) type(s) de situation rencontre-t-on cette énergie potentielle ?
6. Quelle est la valeur moyenne < x > de la position x de la particule ? Plus précisément, si on prépare
N ≫ 1 systèmes dans cet état et que l’on mesure pour chacun d’entre eux la position x de la particule,
quelle est la moyenne des mesures réalisées ?
7. Qu’en est-il de la moyenne quadratique < x2 > ?
8. Que dire de l’étalement des mesures en quantité de mouvement dans cet état ?
Z ∞ r Z ∞ r
π π
On donne pour α > 0 : exp(−αu2 ) du = et u2 exp(−αu2 ) du = .
−∞ α −∞ 4α3
13. Paquet d’ondes gaussien libre
Une onde gaussienne est décrite par la densité g(k) donnée par :
(k − k0 )2
g(k) = A exp −
q2
où A, k0 et q sont des constantes positives. La particule concernée est libre et de masse m.
1. Écrire la forme de la fonction d’onde ψ(x, t) correspondante.
2. Commenter la nature physique de cette onde.
∞
β2
r
π
Z
3. Évaluer explicitement l’onde à t = 0. On donne exp(−αu2 − βu)du = exp pour α > 0 et
−∞ α 4α
β ∈ C.
4. Commenter le résultat précédent.
5. Quels types de paramètres doit-on choisir pour que la particule soit localisée très précisément à l’instant
initial t = 0 ? Pour répondre à cette question,
Z ∞ on évaluera < x2r
>. Faire le lien avec l’indétermination de
π
Heisenberg ? On donne l’intégrale : u2 exp(−αu2 ) du = .
−∞ 4α3
1. Expliciter A sachant que V (x > 0) a la forme de la loi d’énergie potentielle d’interaction électrostatique
entre un proton et un électron. On fera intervenir la constante de structure fine α = e2 /(4π ǫ0 ~ c) ≃ 1/137
où e, ǫ0 , ~ et c sont les constantes traditionnelles de la physique.
2. Vérifier que l’un des états isotropes de l’hydrogène admet pour fonction d’onde spatiale ϕ(x) = C x exp−x/a
dans le domaine x ≥ 0 où a et C sont des constantes réelles positives. Exprimer a et l’énergie E associée
en fonction de m, α, ~ et c.
3. Obtenir l’expression de C en fonction de a.
4. Représenter l’allure en fonction de x de la densité de probabilité de présence associée à l’état isotrope
étudié. Que caractérise a ?
5. On donne m = 0, 511 MeV/c2 et ~ c = 197 eV · nm. Calculer numériquement a en picomètres et E en
électron-volts. Commenter.
6. Déterminer l’énergie potentielle moyenne associée à l’état ϕ précédent en fonction de A et a. Commenter
le résultat en relation avec le modèle semi-classique de Bohr de l’atome d’hydrogène.
dPcl 1
=
dx L
Calculer la probabilité de présence de la particule entre les abscisses 0 et L/4.
2. On adopte maintenant un traitement quantique du problème. L’énergie E du quanton correspond à un
état stationnaire représenté par la fonction d’onde :
nπx Et
ψn (x, t) = An sin exp −i
L ~
où n est un entier strictement positif. Déterminer la constante An . Calculer la probabilité de présence du
quanton entre les abscisses 0 et L/4. Que devient ce dernier résultat dans la limite où n ≫ 1 ? Comment
ce résultat se compare-t-il au résultat de la théorie classique ?
~2
1 1 1
hEc i ≥ + + 2
8m Lx 2 Ly 2 Lz