TD05sol
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A. Lois de Snell-Descartes
1. Principe de l’arc-en-ciel
Réponses : Coordonnées sphériques d2 φ = AdS cos i avec dS = R2 sin ididϕ, dφ = 2πAR2 cos i sin idi et φ =
AπR2 d’où dφ = 2φ cos i sin idi, α = 2(i−r)+p(π−2r), dα dr
di = 2(1−(p+1) di ), sin i = n sin r et cos idi = n cos rdr,
dφ cos i sin i dφ
dα = φ 1− p+1 cos i , dα maximum si n cos r = (p+1) cos i, zone nettement plus lumineuse invariante en ϕ et valeur
n cos r q
2
de i, donc r donc α bien précise, sin i = 4−n 3 , i = 59, 6 °, r = 40, 4 ° et α = 137, 6 °, 17, 4 ° au-dessus de l’horizon,
n ≃ −35 000λ + 1, 351, n0 (600 nm) ≃ 1, 33, n1 (400 nm) ≃ 1, 337 et n2 (800 nm) ≃ 1, 323, i1 = 59, 2 °, r1 = 40, 0 °,
α1 = 138, 4 °, i2 = 60 °, r2 = 40, 9 °, α2 = 136, 4 °, l’arc en ciel s’étale sur 2 ° environ, le rouge au-dessus, le violet
en-dessous.
dans l’énoncé. Sachant que r ≥ 0 car il s’agit de la distance à l’axe, r(z) = sinαθ0 sin cos
αz
θ0 . Finalement, le rayon
lumineux décrit dans la fibre une sinusoı̈de et se retrouve guidée (si rmax < rfibre ). Le rayon recoupe l’axe de
la fibre aux points d’abscisses zp = p π cosαθ0 et p ∈ N. Pour des petites valeurs de θ0 , zp devient indépendant
de θ0 et on pourrait montrer que le temps de parcours sur une longueur L est aussi peu dépendant de θ0 : ceci
permet d’augmenter le débit des informations transmises dans ce second type de fibre (à gradient d’indice) par
rapport au type précédent (à saut d’indice).
J
(∆)
A D
(2) J’’ (4)
I (3) I’
i r r’ i’
(5)
(1)
J’
Dans le triangle (JII ′ ), la somme des angles est π (en tournant dans le sens trigonométrique). Ainsi, π =
π π ′ ′
2 − r + 2 − r + A d’où A = r + r . La déviation D est définie par l’énoncé de façon positive (déviation absolue).
Cela veut dire qu’on doit l’orienter dans le sens trigonométrique sur la figure pour être en accord ! Pour expliciter
D, il y a plusieurs façons de faire. On peut traduire que la somme des angles dans le quadrilatère (IJ ′ I ′ J ′′ )
vaut 2π (sachant que l’angle au sommet J ′′ est π − D et celui en J ′ est π − A) : 2π = π − D + i + π − A + i′
d’où D = i + i′ − A. On peut raisonner par relation de Chasles angulaire : on construit l’angle de rotation
total D en sens trigonométrique pour passer de (5) à (1) en composant des rotations successives en passant par
(4), (3) et (2). On tourne de i′ pour passer de (5) à (4), puis de −r′ pour passer de (4) à (3), puis de −r pour
passer de (3) à (2) et enfin de i pour passer de (2) à (1). Ainsi, D = i′ − r′ − r + i d’où D = i + i′ − A. Les
formules générales du prisme s’écrivent finalement avec les conventions d’orientation adoptées et en ajoutant
les deux relations issues des lois de Descartes de la réfraction : r + r′ = A, D = i + i′ − A, sin i = n sin r,
sin i′ = n sin r′ . L’angle i étant supposé faible, r l’est donc aussi et la relation r′ = A − r montre que r′ est
aussi petit devant l’unité. Par conséquent, i′ l’est aussi ! Finalement, on peut reprendre les équations précédentes
après linéarisation aux petits angles : r + r′ = A, D = i + i′ − A, i = n r, i′ = n r′ . Il ne reste qu’à éliminer
r et r′ grâce aux formules de Descartes linéarisées, d’où i + i′ = n A, puis D = (n − 1) A. Attention, comme
toujours pour un prisme, les rayons sont déviés vers la base du prisme ! Une simulation numérique permettrait
de voir que la formule précédente, déterminée aux petits angles, marche encore bien pour des angles de 20◦ !
On aura l’occasion de se servir de ce résultat lors de l’étude du dispositif interférométrique des biprismes de
Fresnel. . .Comme le montre la figure 2, un faisceau incident parallèle à l’axe coupe celui-ci en F ′ .
rk
Dans le cas des petits angles, Dk = rk /f ′ impose Ak = (n−1) f ′ . On examine le cas d’un rayon issu d’un point
P de l’axe assez loin des prismes pour pouvoir encore utiliser le résultat de la première question aux petits
angles d’incidence sur chaque prisme (c’est analogue à une approximation de Gauss de l’optique paraxiale).
rk rk rk rk rk
On travaille avec des angles absolu : α = OP = − OP et α′ = OP ′
. Alors, Dk = α + α′ = OP ′
− OP . Or,
rk 1 1 1
Dk = (n − 1) Ak = f ′ d’où OP ′ − OP = f ′ . La lentille de Fresnel constituée de la succession de petits prismes
(arrangés en cercles. . .ou bien cercles prismatiques) vérifie dans ce cas la formule de conjugaison de Descartes
et se comporte comme une lentille mince. Elle est utilisée notamment dans les optiques des phares marins (figure
3), ainsi que dans les rétroprojecteurs car elle permet de fortement condenser la lumière. Son inconvénient majeur
est son fort effet dispersif. De plus, elle n’est pas stigmatique même en lumière monochromatique parce que deux
rayons passant par un même prisme ne peuvent arriver au même point (l’angle de déviation étant le même).
B. Tracés optiques
8. Tracés de rayons
9. Constructions Image - Objet
10. Constructions avec une lentille divergente
11. Constructions avec deux lentilles
C. Relations de conjugaison
12. Appareil photo
Réponses : la distance focale de la lentille convergente est donc de 8 cm. Comme l’image réelle d’un objet réel
par une lentille convergente se situe au-delà du foyer image, il faudra forcément éloigner la lentille du capteur.
1 1
Reste à calculer la distance. On écrit la relation de conjugaison de Descartes OA ′
− OA = f1′ avec f ′ = 8 cm
et OA = −72 cm. On trouve aussitôt la valeur de la distance du centre optique à l’image OA′ = 9 cm. Réponse
b).
13. Focométrie
Réponses : A donne une image A1 par la lentille puis A1 fournit une image A2 symétrique de A1 par le miroir
plan, A2 par la lentille doit donner A′ = A, il faut donc que A1 = A2 , il n’y a que deux positions qui sont
invariantes par le miroir plan : A2 = A1 sur le plan du miroir√ et A1 = A2 rejeté à l’infini, dans ce dernier cas A
est sur le foyer de la lentille, D(d + f ) = f 2 , f = 12 (D + D2 + 4Dd), f = 30 cm.
D. Instruments d’optique
17. Presbytie
Réponses : un œil normal voit les objets nets de l’infini à 25 cm, les rayons venant de l’infini convergent trop tôt
pour le patient, il est myope. On utilise une lentille divergente pour compenser, il faut que l’image de l’infini soit
située à 26 cm pour qu’elle soit vue correctement. Si on utilise des lunettes, alors les lunettes sont 24 cm devant
cette image, la focale image est donc bien négative et vaut f ′ = −24 cm, ce qui correspond à une vergence de
−4, 2 δ. Si on utilise des lentilles collées sur l’œil, on aura la lentille de contact et le cristallin l’un contre l’autre
ou presque. On confond leur centre optique, la focale de la lentille doit donc être f ′ = −26 cm ce qui fait une
vergence de −3, 8 δ pour les lentilles de contact. Avec la presbytie, le punctum proximum recule, cela sera corrigé
par des lunettes convergentes.
Avec les triangles O1 F1′ B1 et O2 F2 B1 , sachant les angles sur l’axe optique sont faibles (approximation de
F1′ B1 F1′ B1 α′ O1 F1′
Gauss) et orientés positivement en sens trigonométrique, α = et α′ = O2 F2
d’où G = α = O2 F2
O1 F1′
f′
soit G = − f1′ = −5, 0. L’œil n’accommode pas si l’image finale est à l’infini. Ce n’est le cas que si l’image
2
intermédiaire de l’objet AB est dans le plan focal objet de (L2 ) (voir figure 5). On peut effectuer le calcul en
p f′
posant p = O1 A = −20 cm et p′ = O1 A1 . On part de la relation de conjugaison p1′ − p1 = f1′ donc p′ = p+f1′ .
1 1
p f′
Alors D = O1 O2 = O1 A1 + F2 O2 = p′ + f2′ soit D = p+f1′ + f2′ = 22 cm. On peut préciser l’angle α′ par la figure
1
5 (simple reprise de la construction précédente, seulement avec (L2 )).
O2 I A1 B1 A1 B1 O1 A1 p′
On a α′ = = −f2′ . Or, le grandissement de la lentille (L1 ) est γ1 = AB
= O1 A
= p. Par conséquent,
F2′ O2
′ ′ −f1′
α
la puissance du dispositif est P = AB = −fp ′ p soit P = f ′ (p+f ′ ) = 50 dioptries où une dioptrie correspond à
2 2 1
l’inverse d’une longueur de 1 mètre. Position de l’œil de l’observateur : abscisse de l’image de (L1 ) par (L2 ).
1 1 1 ′ ′ ′ D f2′ ′ ′
p′ − p = f ′ avec p = O2 O1 = −D et p = O2 O donc p = D−f ′ = 2, 2 cm. Or, l’image A B n’est vue par
2 2
l’observateur nettement que si dm ≤ A′ O′ ≤ +∞ et A′ O′ = A′ F2′ +F2′ O2 +O2 O′ = A′ F2′ −f2′ +p′ d’où la condition
2
suivante sur A′ F2′ : dm + f2′ − p′ ≤ A′ F2′ ≤ +∞. On pense alors aux formules de Newton : F1 A F1′ A1 = −f1′ et
| {z }
19,8 cm
2 f1′ 2
F2 A1 F2′ A′ = −f2′ . On pose dans la suite du calcul x = F1 A que l’on cherche. F1′ A1 = − x = F1′ F2 + F2 A1 =
f2′ 2 f2′ 2 f1′ 2 f2′ 2
(D −f1′ −f2′ )− . Ainsi, = D −f1′ −f2′ + x d’où F2′ A′ = D−f1′ −f2′ +f1′ 2 /x
. Par conséquent, en introduisant
F2′ A′ F2′ A′
2 2
−f1′ −f1′
cette expression dans la condition sur A′ F2′ , on trouve ≤ x ≤ .
D − f1′ − f2′ D − f1′ − f2′ + f2′ 2 /(dm + f2′ − p′ )
| {z } | {z }
−10 cm −9,8 cm
L’observateur ne voit qu’une tranche ∆x = 2 mm relativement faible entre l’absence d’accommodation (−10 cm)
et le punctum proximum (−9, 8 cm), d’où le nom de viseur à ce dispositif qui force la vision d’un plan bien
déterminé.
23. Téléobjectif
1
Réponses : focale équivalente f ′ = −37, 5 mm, OΠ
− 1 ′ = 1
f′ et OΠ = 75 mm, O1 F3′ = 25 mm, O3 O1 = 75 mm,
O1 F3
f′
A′ B ′ = AB −d3
= −2 mm, A′′ B ′′ = −6 mm, pour avoir une telle taille avec une seule lentille : f = 300 mm, deux
fois plus encombrant.
24. Microscope
(l+f1 )(2(f1 +f2 )+l)
Réponses : Pas d’accommodation si A′ = F2 , F1 A = −0, 1 mm, G = f2 f1 , G = 632, 4, 1 µm.