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Le document présente une série d'exercices sur l'optique géométrique, abordant des concepts tels que les lois de Snell-Descartes, la réflexion totale dans les prismes, et la propagation de la lumière dans les fibres optiques. Il traite également des lentilles plates, des lentilles de Fresnel, et des effets de la lumière sur des objets dans des milieux transparents. Les réponses aux exercices incluent des calculs et des principes physiques fondamentaux liés à la déviation et à la réfraction de la lumière.

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1 – Exercices : 05 - Optique géométrique.

Sciences Physiques MP* 2025-2026

Exercices : 05 - Optique géométrique.


— Solutions —

A. Lois de Snell-Descartes
1. Principe de l’arc-en-ciel
Réponses : Coordonnées sphériques d2 φ = AdS cos i avec dS = R2 sin ididϕ, dφ = 2πAR2 cos i sin idi et φ =
AπR2 d’où dφ = 2φ cos i sin idi, α = 2(i−r)+p(π−2r), dα dr
di = 2(1−(p+1) di ), sin i = n sin r et cos idi = n cos rdr,
dφ cos i sin i dφ
dα = φ 1− p+1 cos i , dα maximum si n cos r = (p+1) cos i, zone nettement plus lumineuse invariante en ϕ et valeur
n cos r q
2
de i, donc r donc α bien précise, sin i = 4−n 3 , i = 59, 6 °, r = 40, 4 ° et α = 137, 6 °, 17, 4 ° au-dessus de l’horizon,
n ≃ −35 000λ + 1, 351, n0 (600 nm) ≃ 1, 33, n1 (400 nm) ≃ 1, 337 et n2 (800 nm) ≃ 1, 323, i1 = 59, 2 °, r1 = 40, 0 °,
α1 = 138, 4 °, i2 = 60 °, r2 = 40, 9 °, α2 = 136, 4 °, l’arc en ciel s’étale sur 2 ° environ, le rouge au-dessus, le violet
en-dessous.

2. Prisme à réflexion totale


Réponses : D1 = r − i, D2 = 2α − 2r − π, D3 = i′ − γ avec γ = 2α − r − π2 , D = D1 + D2 + D3 = i′ − i − π2 ,
on peut obtenir D très rapidement du fait de l’angle droit entre les normales, i′ = i, γ = r, α − r = π4 ,

n sin π4 ≥ 1, n ≥ 2, incidence normale i = r = i′ = γ = 0 possible si α = π4 , incidence rasante i = π2 ,
r = arcsin n1 , α = π4 + arcsin n1 alors γ = arcsin n1 et i′ = π2 , le rayon lumineux va repartir tangentiellement
di′
à AC, ce n’est pas compatible, r0 = 15 °, i0 = 23 °, dD ′ ′
di = di − 1, cos idi = n cos rdr, cos i di = n cos γdγ,
dD cos i cos γ dD
dγ = −dr, di = −[ cos r cos i′ ], di i0 = −2.

3. Propagation dans une fibre optique


Réponses : On met à profit la réflexion totale au-delà de l’angle de réfraction limite qui existe puisque ne < nf .
Ainsi, l’onde est guidée dans la fibre optique. Il y a réflexion totale pour i > i0 = arcsin nnfe . Or i = π2 − θ, d’où
θ < Λ0 = arccos nnfe . Dès que l’indice n dépend continûment d’une variable d’espace (ici, c’est r), une méthode
fructueuse et classique consiste à raisonner sur des tranches infinitésimales d’indice uniforme pour chacune. Ici,
on prend des tranches cylindriques entre les rayons r et r + dr d’indice n(r) (uniforme entre r et r + dr). Si
l’onde arrive dans un plan méridien, elle y reste d’après la loi de Descartes en r (rayon transmis dans le
plan d’incidence : le rayon reste toujours dans le plan méridien. La loi de Descartes au passage en r s’écrit
n(r) sin i(r) = Cte soit n(r) cos θ(r) = n0 cos θ0 . On repasse en continu en faisant très attention aux signes.
Notamment, r étant la distance à l’axe (énoncé), cette quantité√est toujours positive ! On note que, avec les
dr
angles orientés, dz = tan θ. Puisque cos θ = nn0 cos θ0 et sin θ = ± 1 − cos2 θ, on en déduit l’équation des rayons

2 2 2
lumineux : dz dr
= ± n n−n 0 cos θ0
0 cos θ0
pour θ > 0. Le signe + correspond au cas où le rayon s’éloigne de l’axe Oz, et
le signe − correspond à l’autre cas. Il reste à l’intégrer pour n2 (r) = n0 2 (1 − α2 r2 ). On écrit d’abord l’équation
différentielle en séparant les variables : dz = ± √ cos 2
θ0
2 2
dr. On peut maintenant utiliser la primitive donnée
sin θ0 −α r

dans l’énoncé. Sachant que r ≥ 0 car il s’agit de la distance à l’axe, r(z) = sinαθ0 sin cos
αz
θ0 . Finalement, le rayon
lumineux décrit dans la fibre une sinusoı̈de et se retrouve guidée (si rmax < rfibre ). Le rayon recoupe l’axe de
la fibre aux points d’abscisses zp = p π cosαθ0 et p ∈ N. Pour des petites valeurs de θ0 , zp devient indépendant
de θ0 et on pourrait montrer que le temps de parcours sur une longueur L est aussi peu dépendant de θ0 : ceci
permet d’augmenter le débit des informations transmises dans ce second type de fibre (à gradient d’indice) par
rapport au type précédent (à saut d’indice).

4. Lentille plate de Veselago


q
2 −sin2 i
Réponses : Le rayon réfracté se situe alors du même côté de la normale que le rayon incident ; OA′ = d n1−sin 2i
1
1
,
′ ′
OA dépend de i1 , il n’y a pas stigmatisme ; si l’on se place à l’ordre 1 en i1 , alors on peut écrire que OA ≃ |n|d,
il y a bien stigmatisme pour les petits angles, l’invariance par translation impose que B ′ soit dans le même
plan de front que A′ , il y a aplanétisme ; il faut que e > |n|d et pour le second objet e > |n|d1 , A′1 se situe
en |n|d1 , l’image de l’objet A1 B1 AB est A′ B ′ A′1 B1′ , il y a renversement longitudinal et dilatation longitudinale
de l’objet ; A′ B ′ se situe à la distance e − |n|d du dioptre plan Pn,1 , son image se situe donc de l’autre côté
e e
à la distance |n| − d, l’image de A1 B1 est située en |n| − d1 , il n’y a plus de renversement longitudinal et les
rayons convergent, l’image définitive est bien une image réelle de même taille que l’objet, le dispositif a des
similitudes avec une lentille convergente mais il n’est pas complètement équivalent, on le voit en particulier sur
le grandissement mais aussi sur le fait que si e < |n|d alors l’image définitive est virtuelle, quand l’objet se situe
e
au-delà de la distance |n| de la lentille son image est virtuelle pour une lentille traditionnelle, la condition était
d < f (trop près de la lentille).

JR Seigne Clemenceau Nantes


Sciences Physiques MP* 2025-2026 Exercices : 05 - Optique géométrique. – 2

5. Lentille plate de Fresnel


Réponses : On note J le sommet du prisme et J ′ le point d’intersection des deux normales aux dioptres d’entrée
et de sortie de celui-ci. On note J ′′ l’intersection des rayons incident et émergent. Attention, la figure 1 est
représentée proche d’un cas particulier (on pourrait croire que les rayons (1) et (4), par exemple, sont parallèles
mais ce n’est pas forcément le cas !

J
(∆)
A D
(2) J’’ (4)
I (3) I’
i r r’ i’
(5)
(1)
J’

Figure 1 – Déviation par un prisme

Dans le triangle (JII ′ ), la somme des angles est π (en tournant dans le sens trigonométrique). Ainsi, π =
π π ′ ′
2 − r + 2 − r + A d’où A = r + r . La déviation D est définie par l’énoncé de façon positive (déviation absolue).
Cela veut dire qu’on doit l’orienter dans le sens trigonométrique sur la figure pour être en accord ! Pour expliciter
D, il y a plusieurs façons de faire. On peut traduire que la somme des angles dans le quadrilatère (IJ ′ I ′ J ′′ )
vaut 2π (sachant que l’angle au sommet J ′′ est π − D et celui en J ′ est π − A) : 2π = π − D + i + π − A + i′
d’où D = i + i′ − A. On peut raisonner par relation de Chasles angulaire : on construit l’angle de rotation
total D en sens trigonométrique pour passer de (5) à (1) en composant des rotations successives en passant par
(4), (3) et (2). On tourne de i′ pour passer de (5) à (4), puis de −r′ pour passer de (4) à (3), puis de −r pour
passer de (3) à (2) et enfin de i pour passer de (2) à (1). Ainsi, D = i′ − r′ − r + i d’où D = i + i′ − A. Les
formules générales du prisme s’écrivent finalement avec les conventions d’orientation adoptées et en ajoutant
les deux relations issues des lois de Descartes de la réfraction : r + r′ = A, D = i + i′ − A, sin i = n sin r,
sin i′ = n sin r′ . L’angle i étant supposé faible, r l’est donc aussi et la relation r′ = A − r montre que r′ est
aussi petit devant l’unité. Par conséquent, i′ l’est aussi ! Finalement, on peut reprendre les équations précédentes
après linéarisation aux petits angles : r + r′ = A, D = i + i′ − A, i = n r, i′ = n r′ . Il ne reste qu’à éliminer
r et r′ grâce aux formules de Descartes linéarisées, d’où i + i′ = n A, puis D = (n − 1) A. Attention, comme
toujours pour un prisme, les rayons sont déviés vers la base du prisme ! Une simulation numérique permettrait
de voir que la formule précédente, déterminée aux petits angles, marche encore bien pour des angles de 20◦ !
On aura l’occasion de se servir de ce résultat lors de l’étude du dispositif interférométrique des biprismes de
Fresnel. . .Comme le montre la figure 2, un faisceau incident parallèle à l’axe coupe celui-ci en F ′ .

Figure 2 – Marche des rayons

rk
Dans le cas des petits angles, Dk = rk /f ′ impose Ak = (n−1) f ′ . On examine le cas d’un rayon issu d’un point
P de l’axe assez loin des prismes pour pouvoir encore utiliser le résultat de la première question aux petits
angles d’incidence sur chaque prisme (c’est analogue à une approximation de Gauss de l’optique paraxiale).
rk rk rk rk rk
On travaille avec des angles absolu : α = OP = − OP et α′ = OP ′
. Alors, Dk = α + α′ = OP ′
− OP . Or,
rk 1 1 1
Dk = (n − 1) Ak = f ′ d’où OP ′ − OP = f ′ . La lentille de Fresnel constituée de la succession de petits prismes
(arrangés en cercles. . .ou bien cercles prismatiques) vérifie dans ce cas la formule de conjugaison de Descartes
et se comporte comme une lentille mince. Elle est utilisée notamment dans les optiques des phares marins (figure

JR Seigne Clemenceau Nantes


3 – Exercices : 05 - Optique géométrique. Sciences Physiques MP* 2025-2026

3), ainsi que dans les rétroprojecteurs car elle permet de fortement condenser la lumière. Son inconvénient majeur
est son fort effet dispersif. De plus, elle n’est pas stigmatique même en lumière monochromatique parce que deux
rayons passant par un même prisme ne peuvent arriver au même point (l’angle de déviation étant le même).

Figure 3 – Lentille de Fresnel

6. Un poisson dans un cylindre de verre


Réponses : soit h la distance séparant le poisson de la surface de l’eau. Le rayon lumineux touchant le bord
du cylindre de rayon D/2 et l’œil du poisson fait un angle r avec la normale au dioptre eau-air constituée par
la surface d’eau plane supérieure. on a sin r = √ D/2 . La loi de Descartes à la réfraction limite donne
D2 /4+h2
D/2 √
sin i = n sin r avec sin i = π/2, on a donc 1 = n √ 2 2
. On en déduit h = D
2 n2 − 1. On trouve h = 8, 8 cm
D /4+h
à savoir la réponse d).

7. Images de deux miroirs plans


Réponses : les points images de O se situent tous sur un cercle de rayon CO. Par symétrie, par rapport à un
miroir, l’angle est identique de chaque côté du miroir pour former l’image de O. Finalement, cela revient à
provoquer une rotation de de deux fois l’angle. Or, l’angle par rapport à chacun des deux miroirs est de 10 °, les
images se situent toutes en décalé de 20 °. Comme le point O est sur la bissectrice, c’est exactement la même
chose pour une première réflexion sur (M 1) que pour une réflexion sur (M 2). On aura donc 360/20 = 18 images
d’où la réponse b).

B. Tracés optiques
8. Tracés de rayons
9. Constructions Image - Objet
10. Constructions avec une lentille divergente
11. Constructions avec deux lentilles
C. Relations de conjugaison
12. Appareil photo
Réponses : la distance focale de la lentille convergente est donc de 8 cm. Comme l’image réelle d’un objet réel
par une lentille convergente se situe au-delà du foyer image, il faudra forcément éloigner la lentille du capteur.
1 1
Reste à calculer la distance. On écrit la relation de conjugaison de Descartes OA ′
− OA = f1′ avec f ′ = 8 cm
et OA = −72 cm. On trouve aussitôt la valeur de la distance du centre optique à l’image OA′ = 9 cm. Réponse
b).

13. Focométrie
Réponses : A donne une image A1 par la lentille puis A1 fournit une image A2 symétrique de A1 par le miroir
plan, A2 par la lentille doit donner A′ = A, il faut donc que A1 = A2 , il n’y a que deux positions qui sont
invariantes par le miroir plan : A2 = A1 sur le plan du miroir√ et A1 = A2 rejeté à l’infini, dans ce dernier cas A
est sur le foyer de la lentille, D(d + f ) = f 2 , f = 12 (D + D2 + 4Dd), f = 30 cm.

14. Grandissement et focométrie


Réponses : divergente, f ′ = −40 cm, A′ B ′ à 20 cm devant la lentille constitue un objet virtuel.

JR Seigne Clemenceau Nantes


Sciences Physiques MP* 2025-2026 Exercices : 05 - Optique géométrique. – 4

15. Le poisson rouge dans son bocal


neau 1 neau −1 nSA′ Rx
Réponses : SA
− SA′
=SC
, Gt = SA
, SA = −x et SC = −R avec x ≤ 2R, SA′ = (neau −1)x−neau R donc
nR
SA′ < 0 et SA < 0, Gt = nR−(n−1)x> 0 le poisson n’est jamais à l’envers et Gt ≥ 1, toujours plus gros, Gt = 1
si contre la vitre et Gt = 2 si à l’opposé.

16. Succession de lentilles identiques


Réponses : Soit A un point de l’axe optique et A′ son image par la lentille Ln (peu importe dans le calcul que
ces points soient réels ou virtuels). On a αn = − OynA′ et αn−1 = − OynA puisque l’on est dans les conditions de
n n
Gauss. En utilisant la relation de conjugaison de la lentille, multipliée par yn , on tire − OynA + OynA′ = yfn′ soit
n n
yn+1 −yn
αn−1 − αn = yn
f′ . Par ailleurs, on lit sur la figure de l’énoncé αn = a et αn−1 = yn −y n−1
. En combinant
  a
les équations précédentes, on trouve la relation de récurrence yn+1 + yn−1 + fa′ − 2 yn = 0. On pourrait
résoudre cette récurrence et obtenir yn mais l’énoncé propose une approche dans un cas simplifié (a ≪ f ′ ).
Considérons les yn comme les valeurs que prend une fonction inconnue y(x) aux points x = n a. En effectuant
dy 2
d2 y
un développement limité d’ordre 2, on obtient yn±1 ≃ yn ± a dx xn
+ a2 dx 2 x . On reporte alors ceci dans la
n
d2 y a
relation de récurrence, d’où a2 dx2 xn + f′ y(xn ) = 0. Dans l’approximation des milieux continus, la référence
2
d y 2 √ 1 ′ . La solution de cette
à xn devient superflue et on tire l’équation différentielle : dx 2 + k y = 0 avec k =
af
équation différentielle classique est y(x) = y0 cos[k (x − x0 )] pour un rayon passant par (x0 , y0 ). On constate
que le rayon est canalisé par la succession de lentilles : on parle de stabilité périscopique et cela a été utilisé dans
les périscopes de sous-marins et dans les endoscopes médicaux. Maintenant, on privilégie les fibres optiques ou
les petites caméras électroniques.

D. Instruments d’optique
17. Presbytie
Réponses : un œil normal voit les objets nets de l’infini à 25 cm, les rayons venant de l’infini convergent trop tôt
pour le patient, il est myope. On utilise une lentille divergente pour compenser, il faut que l’image de l’infini soit
située à 26 cm pour qu’elle soit vue correctement. Si on utilise des lunettes, alors les lunettes sont 24 cm devant
cette image, la focale image est donc bien négative et vaut f ′ = −24 cm, ce qui correspond à une vergence de
−4, 2 δ. Si on utilise des lentilles collées sur l’œil, on aura la lentille de contact et le cristallin l’un contre l’autre
ou presque. On confond leur centre optique, la focale de la lentille doit donc être f ′ = −26 cm ce qui fait une
vergence de −3, 8 δ pour les lentilles de contact. Avec la presbytie, le punctum proximum recule, cela sera corrigé
par des lunettes convergentes.

18. Lunette astronomique


Réponses : Comme le système reste afocal, la comparaison de l’angle sous lequel on voit à l’œil nu et à travers
l’instrument ne change pas. Ce qui va compter, c’est l’angle sous lequel on voit l’image en sortie d’oculaire.
Dans le premier cas, l’image intermédiaire doit être située dans le plan focal objet de la lentille L2 (oculaire).
Cet angle est le rapport de la taille de l’image intermédiaire formée par la lentille L1 et de la distance focale f2
de L2 . Maintenant, c’est l’image fournie par L3 qui est dans le plan focal objet de la lentille L2 . Cette image
possède une taille qui est le produit de la taille de l’image de L1 par γ3 . L’angle sous lequel on voit maintenant
est donc multiplié par γ3 . Le nouveau grossissement est donc G′ = Gγ3 . La réponse d) est la bonne.

19. Lentilles correctrices


Réponses : la focale équivalente doit être feq = D = 22 mm pour voir à l’infini, ainsi l’image finale sera sur le
fond de l’œil où se situe la rétine. Comme la lentille de contact est posée sur l’œil, on peut dire que son centre
optique est confondu avec celui du cristallin. La lentille équivalente possède une vergence somme des vergences
des deux lentilles : f1eq = f1′ + f1cr = D
1
. On applique la relation de conjugaison au cristallin avant la pose des
1 1 1
lentilles de contact : OA′
− OA
= fcr avec OA′ = D et OA = −10 cm. On en déduit que OA = −0, 1 m = f ′ ,
c’est la réponse a).

20. Lunette astronomique


Réponses : Objectif +45 cm oculaire −5 cm ; 4, 4 cm avant l’oculaire et de diamètre 0, 55 cm ; éloigner l’objectif
de l’oculaire de 2, 1 cm, 43 °, les conditions de Gauss ne sont pas assurées.

JR Seigne Clemenceau Nantes


5 – Exercices : 05 - Optique géométrique. Sciences Physiques MP* 2025-2026

21. Photographie et pouvoir de résolution


d Df ′ f ′2 d f′
Réponses : f ′ = 2 tan 20 °
= 49, 5 mm, OA′ = D−f ′ et OA′ = f ′ + t avec D ≫ f ′ en général d’où t = D , δ = t ,
′2
δ = Nf D = 25 µm, pour N = 2, 8 profondeur de champ de 12 m à 37 m, pour N = 16 profondeur de champ de
4, 6 m à ∞, plus N grand moins il y a de lumière qui rentre dans l’objectif donc photo plus lente, temps de
pause plus grand.

22. Étude d’un viseur


Réponses : Le système est afocal si l’image réelle d’un objet réel à l’infini est à l’infini. Or, un point objet de
l’axe optique à l’infini est conjugué à F1′ par (L1 ) et F1′ est conjugué à un point image à l’infini sur l’axe optique
par (L2 ) si F1′ correspond à F2 , donc D = f1′ + f2′ = 12 cm, voir la figure 4 où la marche d’un pinceau lumineux
est donnée.

Figure 4 – Système afocal

Avec les triangles O1 F1′ B1 et O2 F2 B1 , sachant les angles sur l’axe optique sont faibles (approximation de
F1′ B1 F1′ B1 α′ O1 F1′
Gauss) et orientés positivement en sens trigonométrique, α = et α′ = O2 F2
d’où G = α = O2 F2
O1 F1′
f′
soit G = − f1′ = −5, 0. L’œil n’accommode pas si l’image finale est à l’infini. Ce n’est le cas que si l’image
2
intermédiaire de l’objet AB est dans le plan focal objet de (L2 ) (voir figure 5). On peut effectuer le calcul en
p f′
posant p = O1 A = −20 cm et p′ = O1 A1 . On part de la relation de conjugaison p1′ − p1 = f1′ donc p′ = p+f1′ .
1 1
p f′
Alors D = O1 O2 = O1 A1 + F2 O2 = p′ + f2′ soit D = p+f1′ + f2′ = 22 cm. On peut préciser l’angle α′ par la figure
1
5 (simple reprise de la construction précédente, seulement avec (L2 )).

Figure 5 – Viseur à distance finie

O2 I A1 B1 A1 B1 O1 A1 p′
On a α′ = = −f2′ . Or, le grandissement de la lentille (L1 ) est γ1 = AB
= O1 A
= p. Par conséquent,
F2′ O2
′ ′ −f1′
α
la puissance du dispositif est P = AB = −fp ′ p soit P = f ′ (p+f ′ ) = 50 dioptries où une dioptrie correspond à
2 2 1
l’inverse d’une longueur de 1 mètre. Position de l’œil de l’observateur : abscisse de l’image de (L1 ) par (L2 ).
1 1 1 ′ ′ ′ D f2′ ′ ′
p′ − p = f ′ avec p = O2 O1 = −D et p = O2 O donc p = D−f ′ = 2, 2 cm. Or, l’image A B n’est vue par
2 2

l’observateur nettement que si dm ≤ A′ O′ ≤ +∞ et A′ O′ = A′ F2′ +F2′ O2 +O2 O′ = A′ F2′ −f2′ +p′ d’où la condition
2
suivante sur A′ F2′ : dm + f2′ − p′ ≤ A′ F2′ ≤ +∞. On pense alors aux formules de Newton : F1 A F1′ A1 = −f1′ et
| {z }
19,8 cm
2 f1′ 2
F2 A1 F2′ A′ = −f2′ . On pose dans la suite du calcul x = F1 A que l’on cherche. F1′ A1 = − x = F1′ F2 + F2 A1 =
f2′ 2 f2′ 2 f1′ 2 f2′ 2
(D −f1′ −f2′ )− . Ainsi, = D −f1′ −f2′ + x d’où F2′ A′ = D−f1′ −f2′ +f1′ 2 /x
. Par conséquent, en introduisant
F2′ A′ F2′ A′

JR Seigne Clemenceau Nantes


Sciences Physiques MP* 2025-2026 Exercices : 05 - Optique géométrique. – 6

2 2
−f1′ −f1′
cette expression dans la condition sur A′ F2′ , on trouve ≤ x ≤ .
D − f1′ − f2′ D − f1′ − f2′ + f2′ 2 /(dm + f2′ − p′ )
| {z } | {z }
−10 cm −9,8 cm
L’observateur ne voit qu’une tranche ∆x = 2 mm relativement faible entre l’absence d’accommodation (−10 cm)
et le punctum proximum (−9, 8 cm), d’où le nom de viseur à ce dispositif qui force la vision d’un plan bien
déterminé.

23. Téléobjectif
1
Réponses : focale équivalente f ′ = −37, 5 mm, OΠ
− 1 ′ = 1
f′ et OΠ = 75 mm, O1 F3′ = 25 mm, O3 O1 = 75 mm,
O1 F3
f′
A′ B ′ = AB −d3
= −2 mm, A′′ B ′′ = −6 mm, pour avoir une telle taille avec une seule lentille : f = 300 mm, deux
fois plus encombrant.

24. Microscope
(l+f1 )(2(f1 +f2 )+l)
Réponses : Pas d’accommodation si A′ = F2 , F1 A = −0, 1 mm, G = f2 f1 , G = 632, 4, 1 µm.

25. Tripleur de focale


Réponses : D = f ′ θ, θ = 0, 12 rad ; d = 23 e, ϕ′ = − 43 e ; oui car les résultats sont indépendants de f ′ .

JR Seigne Clemenceau Nantes

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