TD01sol
TD01sol
A. Régime linéaire
1. Électrocinétique et symétries
Réponses : b, a et c, a et d. On raisonnera par association de résistance pour le cas a), par symétrie pour le cas
b) en observant que IDB = IAC = 0, enfin on utilisera le théorème de superposition pour c).
7. Prise de Terre
ρ
R∞
Réponses : Rb = ρ Sℓ ; S(r) = 2π(r2 + rL) ; Rs = 2π
dr
rT (L+r)r
, après réduction en éléments simples on a
ρ
Rs = 2πL ln(1+ rLT 4d
) = 30, 3 Ω ; Rc = σ1 πD 2 = 1, 7×10 Ω résistance très petite devant Rs ; Rn+1 = RRnn+R
−3 Rs
+Rc ,
R∞ Rs 1
p √ s
avec les autres entités du conducteur compensent la force électrique à l’origine du mouvement de ces charges.
Plus le déplacement est long, plus le travail résistant de ces forces de frottements est important. Il est donc aussi
logique que la résistance traduise cela. On a ρ = RS L , la résistivité s’exprime donc en Ω · m.
Si les boules ne sont pas au contact l’une avec l’autre, la résistance électrique est infinie puisque les charges
sont supposées ne pas traverser l’isolant entre les deux. On a donc Rδ>2r → ∞. S’il y a contact, c’est la section
au niveau du contact qui sera primordiale pour la valeur de la résistance électrique. La résistance électrique
sera plutôt élevée, nettement plus grande que celle d’un ampèremètre et s’approchant sans doute de celle du
voltmètre. Le montage à réaliser est un montage longue dérivation comme celui réalisé à la figure 1.
b
V b
b
U b
I
b
A b
Avec la loi fournie pour la force F , on passe en échelle log (à base 10). On peut donc écrire que log F = A+ 23 log d.
La distance totale est dtot = (N − 1)d. On passe là aussi en échelle log. On obtient log dtot = log d + log(N − 1).
On obtient la relation log dtot = 32 log F − 32 A + log(N − 1). La pente sur le graphique proposé doit être 23 . C’est
bien ce que l’on constate puisque pour 3 décades en abscisse, on voit une progression de la droite de 2 décades.
2
En s’appuyant sur le théorème de Pythagore, on peut écrire que a2 = r2 − (r − d2 )2 = rd − d4 . En restant
√
à l’ordre le plus bas, on a bien agéom = rd. Avec les informations fournies par l’énoncé, on peut écrire
2
2/3 1/3
3(1−ν 2 )F r
2a2 = rd = r 3(1−ν √
E 2r
)F
. En transformant cette égalité, on arrive à a = 4E . Si l’on regarde le
graphique, on voit qu’une valeur de F = 100 N est bien située dans l’intervalle des forces explorées. L’énoncé
dit que r = 4 mm, on peut donc faire l’application numérique, on trouve a = 0, 11 mm. L’écrasement est assez
modeste.
La bille présente une section πr2 alors que pour le contact, c’est πa2géom = πrd ≪ πr2 . La résistance du contact
est nettement plus grande que celle intrinsèque de la bobine. On a d = 5, 2 × 10−5 m. Cela permet de dire que
Rcontact r 1 1/3
Rbille = d ≃ 80. La résistance évolue en a2 et a évolue en F . On peut en déduire que la résistance évolue
en F −2/3
et donc R = βF −2/3
. Si l’on passe en échelle logarithmique, on peut écrire que log R = log β − 32 log F .
On constate une décroissance de 4, 5 décades pour une évolution de la force F de 3 décades. La pente du
graphique est donc − 4,5 3
3 = − 2 . Cela ne correspond pas à la loi théorique qui prévoyait une pente de − 3 . C’est,
2
selon toute vraisemblance, lié à la difficulté de modélisation de ce qu’il se passe au niveau du contact et donc
de l’écrasement des sphères.
+ E + + R2
mais iL + iR2 = 0 puisque l’interrupteur est ouvert, donc iR2 (0 ) = − R1 et donc uR2 (0 ) = UL (0 ) = − R1 E =
R2
−30 V, la solution est uL = − R 1
E exp − RLt ; l’énergie initiale dans le condensateur va se dissiper en énergie
interne pour la résistance ∆EC = − 21 CE 2 .
14. TSF
Réponses : ue = u1 −u2 nulle à la date t = 0 d’où ue < UE , l’éclateur est un interrupteur ouvert. RC1 dudt +u1 = E
1
E
d’où u1 (t) = E(1 − exp −t/RC1 ), t1 = RC1 ln E−UE , R ≃ 1 kΩ, ue = 0, les tensions aux bornes de C1 et de
C2 sont les mêmes c’est U0 d’où C1 UE = (C1 + C2 )U0 et donc U0 = C1C+C 1
UE avec C2 ≫ C1 , on arrive
C1 2
d u2
2
1
√
à U0 = C2 UE ≪ UE . LC2 dt2 + u2 = 0 d’où u2 = U0 cos ω0 t avec ω0 = √LC et donc T0 = 2π LC2 .
2
Ean = 12 C2 U02 . T0 est de l’ordre de la pseudo-période des oscillations, t1 est la période de répétition des trains
d’ondes. On peut régler L ou bien C2 . Le son possède une fréquence t11 = 400 Hz, on est largement dans le
domaine audible [20 Hz; 20 kHz].
u1 (t)
E b
UE b
b b
0 t1 t
Figure 3 – Évolution de la tension u1 (t)
τ de l’ordre de LC.
Ce tracé est en accord avec l’étude asymptotique déjà réalisée. On calcule ω0 = 6, 7.104 rad · s−1 et f0 = 10 kHz.
De plus, Q = 0, 5 pour R = 140 Ω et Q = 5 pour R = 14 Ω. Pour Q = 0, 5, le montage effectue bien la dérivation
attendue : on prévoit que Vs,m ≃ Q4 ωf0 Ve,m ≃ 12 mV (ok sur le graphe). Pour Q = 5, le caractère dérivateur
du montage est masqué par un signal pseudo-périodique amorti lié au pic de résonance de la courbe de gain.
C’est le même problème que pour un filtre passe-bande : les harmoniques de fréquence voisine à f0 sont trop
amplifiées. Dans un signal créneau, l’amplitude des harmoniques non nulles décroı̂t en 1/n. Les harmoniques de
rang n voisin de 100 sont sur-amplifiées de la distance entre l’asymptote et le maximum, soit de près de 30 dB
(soit environ 31 fois). Leur amplitude devrait être le centième de l’amplitude du fondamental si le signal de
sortie était un créneau. Ici, leur amplitude est du même ordre de grandeur que celle du fondamental.
B. Puissance
Mode F I II III
Puissance 476 W 1 000 W 2 000 W 3 000 W
|ϕ| 1, 35 rad 1, 13 rad 0, 81 rad 0, 61 rad
η 0 1, 10 3, 20 5, 30
cos ϕ 0, 22 0, 43 0, 69 0, 82
La valeur de cos ϕ augmente en effet le chauffage prend plus d’importance et il s’agit d’une simple résistance où
tension et courant ont en phase. Cette valeur doit être élevée pour que, pour une même puissance appelée, elle
génère une intensité dans les fils du réseau EDF plus faible, limitant ainsi les pertes par effet Joule. Condensateur
en parallèle.
s(t)
t
Figure 5 – Détecteur de crête pratique - Solution
34. Accumulateur
Réponses :
1. On suppose que le condensateur n’est pas chargé à la date t = 0 et que la tension ue (t) = u0 sin 2πf t.
Comme u0 > 0 et que le condensateur n’est pas chargé à la date t = 0, le courant traversant la diode
sera nécessairement positif id > 0 au départ. On a donc une diode équivalente à interrupteur fermé
avec ud = 0. On a, dans un premier temps, us = ue . Ce régime va persister jusqu’à ce que l’intensité
id = 0. On a donc id = uRs + C du 1 due
dt = R (ue + RC dt ). Avec l’expression de la tension retenue, on obtient
s
u0
id = R (sin 2πf t + 2πf RC cos 2πf t). L’intensité s’annule à la date tb telle que tan 2πf tb = −2πf RC < 0.
1 1
La première fois que c’est possible se produit entre t = 4f et t = 2f . Pour le comprendre, il suffit de
représenter la fonction tangente et de l’intersecter avec une droite horizontale de valeur négative. Le
programme fourni au candidat était réalisé pour R = 1 kΩ. Si on commence par retenir cette valeur,
on trouve tan 2πf tb = −π puisque C = 10 µF et f = 50 Hz. On trouve alors numériquement que
tb = 6 ms c’est-à-dire 1 ms après le quart de période puisque la période est T = 20 ms. Cela signifie
que la tension ue = us a commencé à décroı̂tre depuis le maximum atteint au quart de période. La
diode est ensuite bloquée pour t > tb . On trouve la tension à laquelle cela se produit en écrivant que
tan 2πf tb = −π = √ sin 2πf2
tb
d’où sin 2πf tb = √1+ππ
2
. On trouve que l’on a us (tb ) = 0, 953u0. Lorsque
1−sin 2πf tb
la diode est bloquée, on a l’équation différentielle RC dudt + us = 0 qui va traduire la décharge du
s
condensateur dans la résistance. La tension obéit alors à l’équation us (t) = 0, 953u0 exp − t−t
RC . Comme
b
la diode va être toujours bloquée jusqu’à, au moins, t = 20 ms, c’est-à-dire jusqu’à la période du signal
d’entrée. En effet, on a ud = ue − us < 0 puisque il n’y aura intersection de us à nouveau avec la tension
ue lorsque cette dernière sera redevenu positive. Pour se donner une idée du taux d’ondulation, on peut
calculer us (t = 20 ms). On trouve us = 0, 24u0 ! La tension de sortie de sortie sera encore plus basse encore
lorsqu’il y aura à nouveau la diode passante mais cela suffit pour comprendre que us a perdu environ
75% de sa valeur. Le taux d’ondulation sera vraiment élevé ! Il faut que la décharge du condensateur
en régime bloqué de la diode, soit beaucoup plus lent. On doit augmenter la valeur de la résistance.
Considérons une résistance R = a kΩ avec a > 1. La condition de blocage sera tan 2πf tb = −aπ et alors
aπ
sin 2πf tb = √1+a 2 π2
. Si on prend le cas où a = 5 et donc une résistance R = 5 kΩ, on trouve que le
blocage s’effectue à tb = 5, 2 ms. On se situe tout de suite après le maximum de la tension d’entrée au
quart de période. La confirmation vient en calculant ue (tb ) = us (tb ) = 0, 998u0. Si on étudie la phase
bloquée, on a us (t) = 0, 998u0 exp − t−t θ
b
avec θ = 50 ms. Cela permet de voir qu’après une période,
on a us (20 ms) = 0, 74u0. C’est mieux qu’avant mais pas encore suffisant. Il faut encore augmenter
a. On considère alors que le blocage se produit à tb = 5 ms au quart de période. On a us = u0 au
moment du blocage, ce qui fait qu’après on a us (t) = u0 exp − t−t θ
b
avec θ = a10 ms. On travaillera en
u0 −umin
ms avec tb = 4 = 5 ms. Le taux d’ondulation est τ = u0 +umin , on en déduit que umin = u0 1−τ
T
1+τ . La
décroissance de la tension aux bornes du condensateur rattrape la montée de la tension d’entrée ue (t)
lorsque exp − t−t 1−τ t−tb
θ = 1+τ . On possède alors la relation θ = ln 1+τ . Nous recherchons θ mais la date t est
b
1−τ
encore inconnue. Il faut dire que cette date correspond à u0 sin 2πf t = u0 1−τ
1+τ pour t ∈]T, 5T /4[. On peut
1
donc écrire que t = T (1 + 2π arcsin 1−τ
1+τ ). Avec t b = T /4, on peut donc écrire que la solution permettant
2 1−τ
T 3+ π arcsin
de déterminer a et donc la valeur de la résistance est donnée par θ = 4 1+τ
ln 1−τ
1+τ
. Avec θ = 10a ms,
2 1−τ
1 3+ π arcsin
T = 20 ms, on trouve que a = 2 ln 1+τ
1+τ
. On trouve numériquement a = 18, 6. La résistance
1−τ
permettant d’obtenir le taux d’ondulation voulu est R = 18, 6 kΩ. La figure 6 présente le principe du
fonctionnement du circuit de redressement monoalternance et du filtrage réalisé par l’ensemble diode -
circuit RC. On peut observer le phénomène d’ondulation en utilisant le fichier Python mis à disposition
et en augmentant la résistance R, sur le schéma de la figure 6, on a R = 4 kΩ (a = 4) ce qui est largement
insuffisant pour assurer le taux d’ondulation requis et calculé avant mais cela permet de bien visualiser
ce qu’il se passe.
ui (t)
us
e
sant
bloq
uée
pas
T /2 T 2T
0 b b b b b
T /4 t
1−τ T
Pour obtenir le bon taux d’ondulation, il faut une résistance telle que umin = u0 1+τ = u0 exp − 2θ . Cela
1
conduit à a = 2f RC ln 1+τ . On trouve numériquement a = 10 et donc R = 10 kΩ. C’est bien comme prévu
1−τ
plus faible que dans le cas précédent. La figure 7 montre la situation.
ui (t)
passante
bloq
uée us
T /2 T 2T
0 b b b b b
T /4 t
4. Avec le pont de diodes, on applique une tension toujours positive où il y a toujours une alternance positive
sinusoı̈dale, cela revient à appliquer u0 | sin 2πf t|.
5. Cela est avantageux encore parce que la durée de blocage de la diode sera plus court que pour le redres-
sement monoalternance puisque la remontée de la tension en valeur positive se fera après la date T /2
plutôt qu’après la date T . La résistance R sera plus petite pour un même taux d’ondulation que pour le
redressement monoalternance. Voir la figure 8.
ui (t) bloq us
uée
e
sant
pas
0 b b b b b
T /4 T /2 T t 2T
Figure 8 – Redressement double alternance et filtrage pour R = 4 kΩ
6. Si on tient compte de la résistance interne de la diode, il suffit de rajouter dans notre calcul cette résistance
R pour travailler avec une résistance équivalente Req = Rdiode + R.
7. On peut aussi utiliser un filtre de type passe-bas du premier ordre en sortie à condition que la fréquence
de coupure soit petite devant f la fréquence du signal après le redressement par la diode ou par le pont
de diodes. Si on passe à des signaux numériques, on peut proposer un filtre numérique passe-bas d’ordre
élevé, on peut facilement atteindre des ordres comme 8.
figure est impossible avec un générateur de tension E > 0, on suppose la diode passante en inverse c’est-à-dire
u′ i
1 + r/R
0 b b
−uz /R b
−uz b
0 1 + r/R α
Figure 9 – Stabilisation de la tension