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TD01sol

Le document présente une série d'exercices et de solutions sur l'électricité et l'électronique, abordant des concepts tels que les régimes linéaires, les modèles de Thévenin et de Norton, ainsi que des applications pratiques comme l'alimentation d'un tramway. Chaque exercice est accompagné de réponses détaillées, illustrant les principes théoriques et les calculs nécessaires pour résoudre des problèmes spécifiques. Les sujets traités incluent également la mesure de résistance, les circuits R-L, et les effets de la température sur les mesures électriques.

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1 – Exercices : 01 - Électricité - Électronique Sciences Physiques MP* 2025-2026

Exercices : 01 - Électricité - Électronique


— Solutions —

A. Régime linéaire
1. Électrocinétique et symétries
Réponses : b, a et c, a et d. On raisonnera par association de résistance pour le cas a), par symétrie pour le cas
b) en observant que IDB = IAC = 0, enfin on utilisera le théorème de superposition pour c).

2. Modèles de Thévenin et de Norton


E Ru E
Réponses : i = R+Ru et u = R+Ru E ; I0 = R ; on conserve bien les mêmes propriétés aux bornes de Ru .

3. Mesure d’une résistance


Réponses : Le régime est stabilisé, on atteindra rapidement un régime indépendant du temps. Le condensateur
obéit à la loi i = C du
dt , l’intensité sera nulle à travers la résistance. On ne peut pas utiliser les circuits 1 et
di
2. Pour la bobine, on a u = L dt = 0 en régime indépendant du temps. Il passera donc un courant dans la
résistance et le voltmètre mesurera la tension. Le courant mesuré par l’ampèremètre sera presque le courant
passant dans la résistance parce que le voltmètre possède une très grande résistance. On peut donc former le
rapport de la tension mesurée par le voltmètre et de l’intensité mesurée par l’ampèremètre pour obtenir une
évaluation satisfaisante de la résistance R. Il faut espérer qu’elle soit plus nettement plus petite que la résistance
interne du voltmètre qui est souvent RV ≃ 10 MΩ. C’est assez probable. On peut donc proposer la réponse c).

4. Modèle équivalent Thévenin


Réponses : le modèle de Thévenin possédera une force électromotrice E1 = RI0 et une résistance interne en série
R ; on peut lui associer la résistance R en série pour former un générateur de tension de fem E1 et de résistance
2R ; le générateur de tension est transformé en générateur de courant de courant de courant électromoteur E/R
et de résistance R, cette résistance se retrouve en parallèle avec une résistance R, on peut alors associer R en
parallèle avec R ce qui donne une résistance R/2 ; on revient à un générateur de tension de fem E/2 et de
résistance interne R/2 ; il ne reste plus qu’à associer les deux générateurs de tension pour obtenir le modèle de
E+2RI0
Thévenin Rth = 25 R, Eth = 21 E + RI0 ; Icc = 5R E
+ 25 I ; iAB = 2R u +5R
; Ru = Rth = 52 R. Pour retrouver Rth ,
on éteint tous les générateurs (E = 0 et I0 = 0) et on calcule la résistance équivalente. Pour trouver Eth , on
débranche Ru et on calcule uAB à vide, c’est-à-dire pour IAB = 0.

5. Alimentation d’un tramway


R
Réponses : On pratique le théorème de Thévenin, ET h = Ua , RT h = x(1 − x)(R3 + 2) + x(1 − 2x) R2 , U (x) =
2
Ua − I[x(1 − x)(R3 + R2 ) + x(1 − 2x) R2 ], minimum en x = 2R R3 +R
3 +3R
d’où Umin = Ua − 2I (R 3 +R)
2R3 +3R ; application
numérique U (x) = Ua − I(22x − 23x2 ), minimum en x = 22/46 = 0, 478 près du milieu, Umin = 895 V ;
Ptramway = U (x)I = Ua I − I 2 (22x − 23x2 ), Ptot = Ua I, η = 1 − UIa (22x − 23x2 ), ηmin = 89, 5% pour x = 0, 478
et ηmax = 1 pour x = 0, ne pas oublier la symétrie par rapport à x = 0, 5.

6. Mesures en courant continu


Az
Réponses : Montage en croix, v = e 1+β(θ−θ 0)
≃ eAz(1 − β(θ − θ0 )) au premier ordre v ≃ eAz ; ET h ≃ eAz,
ρ1
RT h ≃ R0 (1 − β(θ − θ0 ), v ≃ eAz ρ1 +R0 (1−β(θ−θ 0 ))
, les effets de la température se font sentir par l’intermédiaire
du terme R0 (1 − β(θ − θ0 )) ; v ≃ eAz, v ′′ ≃ −(1 + 2 ρρ21 ) ρρ43 eAz, le terme évoqué précédemment n’intervient plus,
on peut aussi amplifier le signal proportionnel à z.

7. Prise de Terre
ρ
R∞
Réponses : Rb = ρ Sℓ ; S(r) = 2π(r2 + rL) ; Rs = 2π
dr
rT (L+r)r
, après réduction en éléments simples on a
ρ
Rs = 2πL ln(1+ rLT 4d
) = 30, 3 Ω ; Rc = σ1 πD 2 = 1, 7×10 Ω résistance très petite devant Rs ; Rn+1 = RRnn+R
−3 Rs
+Rc ,
R∞ Rs 1
p √ s

à la limite R∞ = R∞ +Rs +Rc d’où R∞ = 2 (Rc + Rc2 + 4Rc Rs ) avec Rc ≪ Rs on a R∞ ≃ Rc Rs , la résistance


infinie tend est R∞ ≃ 0, 23 Ω, si l’on néglige la résistance du câble on peut considérer que les résistances Rs sont
en parallèles, deux suffisent pour passer en dessous de 25 Ω puisque Rs k Rs = Rs /2 ≃ 15 Ω.

8. Conduction électrique dans un milieu granulaire


Réponses : la résistance est inversement proportionnelle à la section. Cela est logique parce que plus la section est
petite plus le débit de charge sera difficile à faire passer. En ce qui concerne la proportionnalité de la résistance
électrique avec la longueur, il ne faut pas oublier que le régime permanent pour lequel on définit la notion de
résistance est un régime de déplacement des charges pour lequel les frottements fluides qui modélisent les chocs

JR Seigne Clemenceau Nantes


Sciences Physiques MP* 2025-2026 Exercices : 01 - Électricité - Électronique – 2

avec les autres entités du conducteur compensent la force électrique à l’origine du mouvement de ces charges.
Plus le déplacement est long, plus le travail résistant de ces forces de frottements est important. Il est donc aussi
logique que la résistance traduise cela. On a ρ = RS L , la résistivité s’exprime donc en Ω · m.
Si les boules ne sont pas au contact l’une avec l’autre, la résistance électrique est infinie puisque les charges
sont supposées ne pas traverser l’isolant entre les deux. On a donc Rδ>2r → ∞. S’il y a contact, c’est la section
au niveau du contact qui sera primordiale pour la valeur de la résistance électrique. La résistance électrique
sera plutôt élevée, nettement plus grande que celle d’un ampèremètre et s’approchant sans doute de celle du
voltmètre. Le montage à réaliser est un montage longue dérivation comme celui réalisé à la figure 1.

b
V b

b
U b

I
b
A b

Figure 1 – Montage dit longue dérivation

Avec la loi fournie pour la force F , on passe en échelle log (à base 10). On peut donc écrire que log F = A+ 23 log d.
La distance totale est dtot = (N − 1)d. On passe là aussi en échelle log. On obtient log dtot = log d + log(N − 1).
On obtient la relation log dtot = 32 log F − 32 A + log(N − 1). La pente sur le graphique proposé doit être 23 . C’est
bien ce que l’on constate puisque pour 3 décades en abscisse, on voit une progression de la droite de 2 décades.
2
En s’appuyant sur le théorème de Pythagore, on peut écrire que a2 = r2 − (r − d2 )2 = rd − d4 . En restant

à l’ordre le plus bas, on a bien agéom = rd. Avec les informations fournies par l’énoncé, on peut écrire
 2
2/3  1/3
3(1−ν 2 )F r
2a2 = rd = r 3(1−ν √
E 2r
)F
. En transformant cette égalité, on arrive à a = 4E . Si l’on regarde le
graphique, on voit qu’une valeur de F = 100 N est bien située dans l’intervalle des forces explorées. L’énoncé
dit que r = 4 mm, on peut donc faire l’application numérique, on trouve a = 0, 11 mm. L’écrasement est assez
modeste.
La bille présente une section πr2 alors que pour le contact, c’est πa2géom = πrd ≪ πr2 . La résistance du contact
est nettement plus grande que celle intrinsèque de la bobine. On a d = 5, 2 × 10−5 m. Cela permet de dire que
Rcontact r 1 1/3
Rbille = d ≃ 80. La résistance évolue en a2 et a évolue en F . On peut en déduire que la résistance évolue
en F −2/3
et donc R = βF −2/3
. Si l’on passe en échelle logarithmique, on peut écrire que log R = log β − 32 log F .
On constate une décroissance de 4, 5 décades pour une évolution de la force F de 3 décades. La pente du
graphique est donc − 4,5 3
3 = − 2 . Cela ne correspond pas à la loi théorique qui prévoyait une pente de − 3 . C’est,
2

selon toute vraisemblance, lié à la difficulté de modélisation de ce qu’il se passe au niveau du contact et donc
de l’écrasement des sphères.

9. Charge la plus rapide


Réponses : Le temps caractéristique de charge ou de décharge d’un circuit de type RC est τ = Req Ceq . Il
faut donc minimiser le produit de la résistance par la capacité. En série, les résistances s’additionnent, pour
les capacités c’est en parallèle. Pour une association parallèle de deux résistances, on a Req = RR11+R
R2
2
. Si l’on
met deux résistances en parallèle, on a Req = R/2. C’est la plus petite des valeurs de résistances. Pour les
condensateurs, c’est l’association en série qui va être importante pour minimiser la capacité puisque Ceq =
C1 +C2 RC
C1 C2 . On a Ceq = C/2. Le circuit le plus rapide possède donc un temps caractéristique de charge τr = 4 . La
bonne réponse est d).

10. Circuit R − L et régime transitoire


Réponses : L’intensité est continue dans le circuit. Comme elle est nulle à t = 0− , elle l’est aussi à t = 0+ . À la
date t = 0+ , la tension aux bornes de la résistance est donc nulle, la tension aux bornes de la bobine est donc
di
nécessairement de 15 V. Par analyse dimensionnelle, Ri et L dt ont la même dimension, par conséquent L/R est
L
la durée caractéristique du régime transitoire. On a donc τ = R = 10 ms. La bonne réponse est donc la courbe
(d).

11. Régime critique


E E
Réponses : i1 = i2 = i = 0, u = 0 ; i1 = 0, i2 = i = 2R , u= 2 ; dans a) u diverge, dans c) en régime permanent
q
E 1 1 R 2 8 2
u 6= 2 , dans d) C n’est pas un temps ; ( RC + L ) = LC ; R = 59 Ω ou R = 341 Ω ; ω0 = LC = 104 rad · s−1 ,
E ln 100 −3
u= 2 [1 − (1 + ω0 t) exp(−ω0 t)] ; τ1% ≃ ω0 ≃ 5 × 10 s.

JR Seigne Clemenceau Nantes


3 – Exercices : 01 - Électricité - Électronique Sciences Physiques MP* 2025-2026

12. Ouverture d’un interrupteur


Réponses : u1 = E = 12 V car le condensateur est un interrupteur ouvert et la bobine un fil ; P2 = 0 car la
tension aux bornes de R2 est nulle ; du R +
dt + L uL = 0 ; le courant dans la bobine est continu donc iL (0 ) = R1
L E

+ E + + R2
mais iL + iR2 = 0 puisque l’interrupteur est ouvert, donc iR2 (0 ) = − R1 et donc uR2 (0 ) = UL (0 ) = − R1 E =
R2
−30 V, la solution est uL = − R 1
E exp − RLt ; l’énergie initiale dans le condensateur va se dissiper en énergie
interne pour la résistance ∆EC = − 21 CE 2 .

13. Principe du télégraphe


Réponses : τ = Lc = 4δt, s(B, t) = s(A, t − 4δt), il suffit de décaler le signal de 4δt sur l’axe des temps pour
passer de s(A, t) à s(B, t). La forme de l’onde est représentée sur le graphique de la figure 2.
s(x, t) s(x, t)
t = 4δt t = 8δt

0 L/4 L/2 3L/4 L x 0 L/4 L/2 3L/4 L x


Figure 2 – Forme de l’onde sur la ligne

14. TSF
Réponses : ue = u1 −u2 nulle à la date t = 0 d’où ue < UE , l’éclateur est un interrupteur ouvert. RC1 dudt +u1 = E
1

E
d’où u1 (t) = E(1 − exp −t/RC1 ), t1 = RC1 ln E−UE , R ≃ 1 kΩ, ue = 0, les tensions aux bornes de C1 et de
C2 sont les mêmes c’est U0 d’où C1 UE = (C1 + C2 )U0 et donc U0 = C1C+C 1
UE avec C2 ≫ C1 , on arrive
C1 2
d u2
2
1

à U0 = C2 UE ≪ UE . LC2 dt2 + u2 = 0 d’où u2 = U0 cos ω0 t avec ω0 = √LC et donc T0 = 2π LC2 .
2
Ean = 12 C2 U02 . T0 est de l’ordre de la pseudo-période des oscillations, t1 est la période de répétition des trains
d’ondes. On peut régler L ou bien C2 . Le son possède une fréquence t11 = 400 Hz, on est largement dans le
domaine audible [20 Hz; 20 kHz].

u1 (t)
E b

UE b

b b

0 t1 t
Figure 3 – Évolution de la tension u1 (t)

15. Équilibrage d’un pont et théorème de superposition


ω2 ω2
Réponses : R′ = R/(1 + ω02
); C ′ = C(1 + ω02
)/( ωω0 )2 ; 2/3, 1/3, −π/4 ; k = 2/3 ; 0,146, 20, 8 °.

16. Ligne à retard


2 2
Réponses : H = uues en BF |H| = 1 et en HF |H| = 0, idem pour H = iise , α = δ = 1− LCω2 , β = −jLω(1− 4 ),
LCω
1
γ = −jCω, circuit ouvert en BF us = ue en HF us = 2 ue → 0 si ω → ∞, court-circuit en BF is = ie en HF
1− LCω
2     
ue δ −β us
q
1 L
is = i
2 e → 0 si ω → ∞, matrice inverse Det = αδ −βγ = 1 et = , R = C , à
1− LCω ie −γ α is
2

l’ordre 2 uuse = 1
LCω2 Lω
, ϕ(ω) = − arctan √1 1 ω√LC , à l’ordre le plus bas ϕ(ω) = − arctan ω LC, retard
1− 2 +j R − 2
√ ω LC

τ de l’ordre de LC.

17. Atténuateur d’oscilloscope


1+jωτ
Réponses : ha = R1R+R
2
2 1+jωτ

′ , τ = τ , en AC on coupe les composantes continue pour ne garder que la partie
R1 10
variable du signal, R1 = 9 MΩ, C1 = 13, 3 pF, Z e = αsans avec 1+jR1 C1 ω avec αavec = 9 et α
sans
= 91 d’où
Ze αsans
Z avec
e = 10Z sans
e ,H= Rg +Z e = R
1
Rg C1 , ωc = Rg C 1 ,
avec
ωavec = 10ω sans .
1+ αRg +j αsans ω
1 avec

JR Seigne Clemenceau Nantes


Sciences Physiques MP* 2025-2026 Exercices : 01 - Électricité - Électronique – 4

18. Filtrage par un pont de Wien


Réponses : en basse fréquence les dipôles sont équivalents à des résistances le pont diviseur donne uuse = R1R+R
2
2
=
1
10 puisque le gain est de −20 dB, en haute fréquence, c’est le contraire les dipôles sont équivalents à des
condensateurs, uues = C1C+C1
2
= 1014 puisque le gain est de −80 dB, on trouve R1 = 9R2 d’où R2 = 10 kΩ et
C2 ≃ 104 C1 d’où C1 = 100 µF, pour f1 = 10 kHz on a par la linéarité un gain de −60 dB donc une division
par 103 de l’amplitude, la seconde harmonique est f = 20 kHz et log ff0 = 3 + log 2, le gain par linéarité est
−66 dB ce qui correspond à une multiplication par 5 × 10−4 , on obtient donc une amplitude de 6 mV pour le
fondamental et 2 mV pour la première harmonique, pour le signal de fréquence 10 Hz, on a un gain de −20 dB
donc une division par 10 de l’amplitude qui sera de 1 V, pour 100 kHz, on aura un gain de −80 dB donc une
division par 104 de l’amplitude qui ne sera plus que de 1 mV, on a filtré très nettement le signal basse fréquence
pour le débarrasser de la haute fréquence qu’il comportait.

19. Caractère dérivateur d’un filtre et résonance


vs R+j L ω
Réponses : La sortie étant à vide, on utilise la formule du pont diviseur de tension, d’où H = ve = R+j L ω+ j C1 ω
.
ω −x + jQx
2
On pose la fréquence réduite x = où ω0 = √1 et le facteur de qualité Q = 1
ω0 LC R C ω0 . Alors,H = −x2 + jQx +1
.
On reconnaı̂t la fonction de transfert d’un filtre passe-haut d’ordre 2. On peut le vérifier grâce à l’étude du
x
comportement asymptotique basse fréquence (BF) et haute fréquence (HF) : GdB,BF = 20 log Q et ϕBF = π2 ,
GdB,HF = 0 et ϕHF = 0. Ce filtre présente une pente en gain BF de 20 dB/dec et ce comporte donc, à basse
fréquence, de façon analogue à un filtre passe-haut d’ordre 1. Le montage est dérivateur dès lors que sa fonction
de transfert vaut à peu près H deriv = H0 j x où H0 ∈ R∗ . D’après l’étude asymptotique précédente, cela ne peut
x
être le cas qu’en basse fréquence et, en cherchant de ce côté là, on tire les conditions x2 ≪ Q ≪ 1. Cela revient
ω ω 1
à dire que l’on doit avoir ω0 ≪ Q si Q ≤ 1 ou ω0 ≪ Q si Q ≥ 1. Cette étude pouvait être aussi menée dans le
domaine temporel en écrivant l’équation différentielle associée à la fonction de transfert et en étudiant les ordres
de grandeur des divers termes de cette équation (pour la ramener à une dérivation simple). On obtient le tracé
suivant de la figure 4.

Figure 4 – Diagramme de Bode

Ce tracé est en accord avec l’étude asymptotique déjà réalisée. On calcule ω0 = 6, 7.104 rad · s−1 et f0 = 10 kHz.
De plus, Q = 0, 5 pour R = 140 Ω et Q = 5 pour R = 14 Ω. Pour Q = 0, 5, le montage effectue bien la dérivation
attendue : on prévoit que Vs,m ≃ Q4 ωf0 Ve,m ≃ 12 mV (ok sur le graphe). Pour Q = 5, le caractère dérivateur
du montage est masqué par un signal pseudo-périodique amorti lié au pic de résonance de la courbe de gain.
C’est le même problème que pour un filtre passe-bande : les harmoniques de fréquence voisine à f0 sont trop
amplifiées. Dans un signal créneau, l’amplitude des harmoniques non nulles décroı̂t en 1/n. Les harmoniques de
rang n voisin de 100 sont sur-amplifiées de la distance entre l’asymptote et le maximum, soit de près de 30 dB
(soit environ 31 fois). Leur amplitude devrait être le centième de l’amplitude du fondamental si le signal de
sortie était un créneau. Ici, leur amplitude est du même ordre de grandeur que celle du fondamental.

20. Comparaison de l’efficacité de deux filtres


Réponses : BF C circuit ouvert, HF C fil, passe-bas, 2 équations Re + Rs + jC2 ωs = VA ( R2 + jC2 ω) et VRA =
1
(R + jC1 ω)s, non passe-bas, non homogène, non passe-bas, si C2 → 0 T = 1 alors que diviseur de tension donne
1
T = 1+2jRC 1ω
, |T 1 | pente à −40 dB par décade meilleur filtre que −20 dB par décade.

JR Seigne Clemenceau Nantes


5 – Exercices : 01 - Électricité - Électronique Sciences Physiques MP* 2025-2026

21. Chaı̂ne de désaccentuation


1+R′ C ′ (jω) 1 1 [R′ C ′ +R(C+C ′ )]
Réponses : H = 1+[R′ C ′ +R(C+C ′ )](jω)+RR′ CC ′ (jω)2 , 2π[R′ C ′ +R(C+C ′ )] = 50 Hz, 2πR′ C ′ = 500 Hz, 2πRR′ CC ′ =
1 R′ C ′
5 kHz, H = 10 = R′ C ′ +R(C+C ′ ) ; les valeurs numériques conduisent à 482 Hz, ce qui est acceptable pour 500 Hz,
on peut prendre R = 80 kΩ et C = 4 nF (valeurs non normalisées).

22. Démodulation de fréquence


1−jω/ω0
Réponses : H = 1+jω/ω 0
; ϕ(ω) = −2 arctan(1 + ∆ω ω0 ) ; en remplaçant CD par RD et en supprimant le fil
court-circuit qui ramène l’entrée + sur la tension d’entrée du montage
√ précédent, on obtient un soustracteur ;
u = (1 − H)ue , au voisinage de ω = ω0 amplitude proportionnelle à 2(1 + ∆ω ω0 ).

23. Générateur différentiel de courant


R′
Réponses : En régime linéaire pour l’AO idéal, u+ = u− donc R2 i = −R2′ i′e , soit i = − R22 i′e . La loi des nœuds en
 ′ 
R′ R′ u′ −u R′2 R2
S s’écrit is = i + ie = − R22 i′e + ie soit is = − R22 eR′ s + ueR−u
1
s
d’où i s = 1
R1 u e − R1 R2
′ u ′
e + R1 R2
′ − 1
R1 us . Le
1
dispositif est un générateur de courant si is ne dépend pas de la charge Ru , donc de us . On en déduit simplement
la condition R1 R2′ = R1′ R2 . Dans ce cas, le circuit est bien un générateur de courant commandé par la tension
u −u′
différentielle (ue − u′e ) puisque is = eR1 e . La stabilité du système en régime libre s’étudie en éteignant les
générateurs de commande. On doit s’assurer qu’alors aucun parasite ne peut amener le système à saturation.
Pour cela, on regarde si la solution us0 (t) reste bornée dans le régime libre. Cela revient à brancher les résistance
Rg sur chacune des entrées sans mettre de source de tension. Les tensions des entrées inverseuse et non inverseuse
R+Rg (R+Rg )kRu
s’établissent par diviseurs de tension : u− = R+Rg +R us0 = k− us0 et u+ = (R+Rg )kR u +R
us0 = k+ us0 avec
1 R R R 1
k+ =1+ Ru + R+Rg > 1 + R+Rg = k− donc k+ < k− . L’équation différentielle de la tension de sortie de l’AO
dus0
s’écrit alors τ dt + [1 + µ0 (k− − k+ )] us0 = 0. Le coefficient de us0 étant positif, la solution de cette équation
différentielle est bornée, donc le circuit est stable.

24. Filtre et oscillateur


R
1+ R2
q
2 d2 us 1 R2 dus 2
Réponses : H(jω) = 2+jR3 (Cω− 1
2 , filtre passe-bande centré en ω 0 = LC ; dt2 + R3 C (1− R1 ) dt + LC us = 0 ;
Lω )
le coefficient de la dérivée première s’annule lorsque R1 = R2 , on a un oscillateur à ω0 .

25. Caractérisation d’une impédance


√ 2
A (ω)+B 2 (ω)
Réponses : on a v = − Z R e d’où v(t) = − R E0 cos(ωt + ϕ) avec tan ϕ = B(ω)A(ω) ; u(t) = ke(t)v(t) =
√ 2 2 2
√ 2 2
A (ω)+B (ω) E A (ω)+B (ω)
−kE02 R cos ωt cos(ωt + ϕ) que l’on peut écrire u(t) = −k 0 2R (cos(2ωt + ϕ) + cos ϕ) ;
s 1
u = 1+jR1 C1 ω est intégrateur pour R C
1 1 ω ≫ 1, intégrer revient à calculer la moyenne de u(t) et donc à obtenir
2
√ 2 2
E A (ω)+B (ω)
en sortie s = −k 0 2R cos ϕ, or cos ϕ = √ 2 A(ω) 2 d’où s = −kE02 A(ω)
2R ; pour accéder à la partie
A (ω)+B (ω)
π
imaginaire de Z, on peut envisager de déphaser v(t) de π/2 pour gérer ϕ − 2 plutôt que ϕ ensuite, un circuit
déphaseur est réalisable avec un amplificateur opérationnel.

B. Puissance

26. Conducteur ohmique


Réponses : ~ez est le vecteur perpendiculaire à la section du conducteur, I = ~j · ab~ez = jab, on a ~j = ab I
~ez avec
µAg −3 ~
j = 2, 5 × 10 A · m , ρl = −eNA MAg = −8, 3 × 10 C · m , j = ρl~vl avec ~vl = −vl~ez et vl = 3, 0 × 10 m · s−1 ,
2 −2 9 −8

~ = 1 ~j, E = 4, 0 × 10−6 V · m−1 , la puissance de la force électrique est Pe = −eE


E ~ · ~vl , pour la puissance
γ
ρl
volumique, on doit encore multiplier par la densité volumique d’électrons libres nl = −e , on trouve que pvol =
~ 2 = ~j 2 = 1, 0 × 10−3 W · m−3 .
~ = γE
~j · E
γ

27. Adaptation d’impédance


E0
Réponses : I = √ ; Pu = Ru I 2 ; Ru = Rg et Xu = −Xg .
(Ru +Rg )2 +(Xu +Xg )2

28. Lignes Haute Tension


Réponses : I1 = UP1 = 250 A et I2 = 1 000 A, S1 = Ij1 = 357 mm2 et S2 = 1 428 mm2 , R1 = ρ Sℓ1 = 7, 3 Ω et
R2 = 1, 82 Ω, PJ1 = R1 I12 = 0, 46 MW et PJ2 = 1, 82 MW, η1 = 99, 54% alors que η2 = 98, 18%, la tension de
400 kV est la plus appropriée pour le transport sur de longues distances.

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Sciences Physiques MP* 2025-2026 Exercices : 01 - Électricité - Électronique – 6

29. Alimentation d’un moteur √


Réponses :Z m = r + jLω et |Z m | = r2 + L2 ω 2 = 31, 6 Ω, le déphasage est cos ϕ = |Zr | ou tan ϕ =
m
Lω 2 E0
R = 3 d’où ϕ = 71, 6 ° ; Pm = rI avec I = √ = 0, 18 A d’où Pm = 0, 32 W ; Pgen =
(Rg +r)2 +L2 ω 2
1 t0 +T
√ √ Rg +r
E0 2 cos ωt I 2 cos(ωt + ψ)dt = E0 I cos ψ avec cos ψ = √
R
T t0 2 2 2
= 0, 89, on trouve Pgen =
(Rg +r) +L ω
Pm
1, 92 W, le rendement du transfert de puissance est η = Pgen = 17%.

30. Une installation domestique


P3
√ R
Réponses : I12 = 20, 5 A ; I3 = U cos ϕ3 ; Z = R + jLω arg(Z) > 0 Z = R2 + L2 ω 2 ; cos ϕ3 = √R2 +L 2ω2
avec
√ 2 6
2 2 2
P3 = U I3 cos ϕ3 et U = R + L ω I3 , on trouve P3 = RI3 ; Elav = 400 × 3 600 = 1, 44 × 10 J ; Echauf =
E
5 × 4, 18 × 103 × 45 = 9, 4 × 105 J cela représente 65% de la puissance totale, Pmoy chauf = chauf ∆t
f
= 209 W ;
′ P3 ′ ′
p
I3 = U cos ϕ3 = 12, 8 A et I4 = 10, 4 A ; I = (I3′ cos ϕ3 + I4′ cos ϕ4 )2 + (I3′ sin ϕ3 + I4′ sin ϕ4 )2 , on trouve
I ′ ≃ 23, 0 A, il y a sans doute un danger avec une multiprise qui n’est pas forcément prévue pour une telle
intensité !

31. Étude d’un séchoir électrique


r Lω 1 r Lω r 2
Réponses : Y = r 2 +L2 ω 2 − j r 2 +L2 ω 2 , Y = R + r 2 +L2 ω 2 − j r2 +L 2 ω 2 , PF = r 2 +L2 ω 2 U d’où r2 + L2 ω 2 = 102r,
R2πf L U2
tan |ϕ| = r 2 +L2 ω 2 +rR , PII − PF = RII d’où RII = 31, 8 Ω, r = 5 Ω, L = 0, 07 H

Mode F I II III
Puissance 476 W 1 000 W 2 000 W 3 000 W
|ϕ| 1, 35 rad 1, 13 rad 0, 81 rad 0, 61 rad
η 0 1, 10 3, 20 5, 30
cos ϕ 0, 22 0, 43 0, 69 0, 82

La valeur de cos ϕ augmente en effet le chauffage prend plus d’importance et il s’agit d’une simple résistance où
tension et courant ont en phase. Cette valeur doit être élevée pour que, pour une même puissance appelée, elle
génère une intensité dans les fils du réseau EDF plus faible, limitant ainsi les pertes par effet Joule. Condensateur
en parallèle.

C. Régime non linéaire


32. Détecteur de crête
Réponses : Voir la figure 5, décroissance exponentielle après une crête plus ou moins rapide en fonction de R,
R2
RC ≫ f1 R = 100 kΩ possible, amplificateur inverseur à AO de gain − R 1
avec R
R1 =
2 √1 .
2

s(t)

t
Figure 5 – Détecteur de crête pratique - Solution

33. Détecteur de crête et modulation


Ue0
Réponses : diode passante ue = us tant que id ≥ 0 or id = R [sin ωt + ωτ cos ωt] ≃ Cωue0 cos ωt, id ≥ 0 jusqu’à
T π t− T4 5T
environ = 4 ensuite diode bloquée, us = ue0 exp −
2ω , τ tant que ue < us , quasiment jusqu’à t = 4 et ainsi
de suite, us (t) = ue0 (t), us suit la crête de ue (t).

JR Seigne Clemenceau Nantes


7 – Exercices : 01 - Électricité - Électronique Sciences Physiques MP* 2025-2026

34. Accumulateur

Réponses :

1. On suppose que le condensateur n’est pas chargé à la date t = 0 et que la tension ue (t) = u0 sin 2πf t.
Comme u0 > 0 et que le condensateur n’est pas chargé à la date t = 0, le courant traversant la diode
sera nécessairement positif id > 0 au départ. On a donc une diode équivalente à interrupteur fermé
avec ud = 0. On a, dans un premier temps, us = ue . Ce régime va persister jusqu’à ce que l’intensité
id = 0. On a donc id = uRs + C du 1 due
dt = R (ue + RC dt ). Avec l’expression de la tension retenue, on obtient
s

u0
id = R (sin 2πf t + 2πf RC cos 2πf t). L’intensité s’annule à la date tb telle que tan 2πf tb = −2πf RC < 0.
1 1
La première fois que c’est possible se produit entre t = 4f et t = 2f . Pour le comprendre, il suffit de
représenter la fonction tangente et de l’intersecter avec une droite horizontale de valeur négative. Le
programme fourni au candidat était réalisé pour R = 1 kΩ. Si on commence par retenir cette valeur,
on trouve tan 2πf tb = −π puisque C = 10 µF et f = 50 Hz. On trouve alors numériquement que
tb = 6 ms c’est-à-dire 1 ms après le quart de période puisque la période est T = 20 ms. Cela signifie
que la tension ue = us a commencé à décroı̂tre depuis le maximum atteint au quart de période. La
diode est ensuite bloquée pour t > tb . On trouve la tension à laquelle cela se produit en écrivant que
tan 2πf tb = −π = √ sin 2πf2
tb
d’où sin 2πf tb = √1+ππ
2
. On trouve que l’on a us (tb ) = 0, 953u0. Lorsque
1−sin 2πf tb
la diode est bloquée, on a l’équation différentielle RC dudt + us = 0 qui va traduire la décharge du
s

condensateur dans la résistance. La tension obéit alors à l’équation us (t) = 0, 953u0 exp − t−t
RC . Comme
b

la diode va être toujours bloquée jusqu’à, au moins, t = 20 ms, c’est-à-dire jusqu’à la période du signal
d’entrée. En effet, on a ud = ue − us < 0 puisque il n’y aura intersection de us à nouveau avec la tension
ue lorsque cette dernière sera redevenu positive. Pour se donner une idée du taux d’ondulation, on peut
calculer us (t = 20 ms). On trouve us = 0, 24u0 ! La tension de sortie de sortie sera encore plus basse encore
lorsqu’il y aura à nouveau la diode passante mais cela suffit pour comprendre que us a perdu environ
75% de sa valeur. Le taux d’ondulation sera vraiment élevé ! Il faut que la décharge du condensateur
en régime bloqué de la diode, soit beaucoup plus lent. On doit augmenter la valeur de la résistance.
Considérons une résistance R = a kΩ avec a > 1. La condition de blocage sera tan 2πf tb = −aπ et alors

sin 2πf tb = √1+a 2 π2
. Si on prend le cas où a = 5 et donc une résistance R = 5 kΩ, on trouve que le
blocage s’effectue à tb = 5, 2 ms. On se situe tout de suite après le maximum de la tension d’entrée au
quart de période. La confirmation vient en calculant ue (tb ) = us (tb ) = 0, 998u0. Si on étudie la phase
bloquée, on a us (t) = 0, 998u0 exp − t−t θ
b
avec θ = 50 ms. Cela permet de voir qu’après une période,
on a us (20 ms) = 0, 74u0. C’est mieux qu’avant mais pas encore suffisant. Il faut encore augmenter
a. On considère alors que le blocage se produit à tb = 5 ms au quart de période. On a us = u0 au
moment du blocage, ce qui fait qu’après on a us (t) = u0 exp − t−t θ
b
avec θ = a10 ms. On travaillera en
u0 −umin
ms avec tb = 4 = 5 ms. Le taux d’ondulation est τ = u0 +umin , on en déduit que umin = u0 1−τ
T
1+τ . La
décroissance de la tension aux bornes du condensateur rattrape la montée de la tension d’entrée ue (t)
lorsque exp − t−t 1−τ t−tb
θ = 1+τ . On possède alors la relation θ = ln 1+τ . Nous recherchons θ mais la date t est
b
1−τ

encore inconnue. Il faut dire que cette date correspond à u0 sin 2πf t = u0 1−τ
1+τ pour t ∈]T, 5T /4[. On peut
1
donc écrire que t = T (1 + 2π arcsin 1−τ
1+τ ). Avec t b = T /4, on peut donc écrire que la solution permettant
2 1−τ
T 3+ π arcsin
de déterminer a et donc la valeur de la résistance est donnée par θ = 4 1+τ
ln 1−τ
1+τ
. Avec θ = 10a ms,
2 1−τ
1 3+ π arcsin
T = 20 ms, on trouve que a = 2 ln 1+τ
1+τ
. On trouve numériquement a = 18, 6. La résistance
1−τ
permettant d’obtenir le taux d’ondulation voulu est R = 18, 6 kΩ. La figure 6 présente le principe du
fonctionnement du circuit de redressement monoalternance et du filtrage réalisé par l’ensemble diode -
circuit RC. On peut observer le phénomène d’ondulation en utilisant le fichier Python mis à disposition
et en augmentant la résistance R, sur le schéma de la figure 6, on a R = 4 kΩ (a = 4) ce qui est largement
insuffisant pour assurer le taux d’ondulation requis et calculé avant mais cela permet de bien visualiser
ce qu’il se passe.

2. On a présenté le problème à la figure 6.


3. Avec la tension créneau, on a une situation particulière puisque la diode est passante pendant toute
la partie positive du signal et donc jusqu’à la date t = T /2, au départ, la charge du condensateur est
instantanée en théorie, très rapide en pratique. Ensuite, dès que l’on bascule sur l’alternance négative
t− T
du signal, on a une diode bloquée et donc une décroissance du signal en us = u0 exp − RC2 . La durée
de la décroissance sera limitée à une demi-période puisque dès que ue = +u0 , on a à nouveau une diode
passante. On peut comprendre immédiatement que, pour une même résistance R par rapport au cas pré-
cédent, la décroissance entraı̂nera une baisse plus petite de tension et donc un taux d’ondulation meilleur.

JR Seigne Clemenceau Nantes


Sciences Physiques MP* 2025-2026 Exercices : 01 - Électricité - Électronique – 8

ui (t)
us

e
sant
bloq
uée

pas
T /2 T 2T
0 b b b b b

T /4 t

Figure 6 – Redressement monoalternance et filtrage pour R = 4 kΩ

1−τ T
Pour obtenir le bon taux d’ondulation, il faut une résistance telle que umin = u0 1+τ = u0 exp − 2θ . Cela
1
conduit à a = 2f RC ln 1+τ . On trouve numériquement a = 10 et donc R = 10 kΩ. C’est bien comme prévu
1−τ
plus faible que dans le cas précédent. La figure 7 montre la situation.

ui (t)
passante
bloq
uée us

T /2 T 2T
0 b b b b b

T /4 t

Figure 7 – Ondulation à partir d’un signal créneau pour R = 4 kΩ

4. Avec le pont de diodes, on applique une tension toujours positive où il y a toujours une alternance positive
sinusoı̈dale, cela revient à appliquer u0 | sin 2πf t|.
5. Cela est avantageux encore parce que la durée de blocage de la diode sera plus court que pour le redres-
sement monoalternance puisque la remontée de la tension en valeur positive se fera après la date T /2
plutôt qu’après la date T . La résistance R sera plus petite pour un même taux d’ondulation que pour le
redressement monoalternance. Voir la figure 8.

ui (t) bloq us
uée
e
sant
pas

0 b b b b b

T /4 T /2 T t 2T
Figure 8 – Redressement double alternance et filtrage pour R = 4 kΩ

6. Si on tient compte de la résistance interne de la diode, il suffit de rajouter dans notre calcul cette résistance
R pour travailler avec une résistance équivalente Req = Rdiode + R.
7. On peut aussi utiliser un filtre de type passe-bas du premier ordre en sortie à condition que la fréquence
de coupure soit petite devant f la fréquence du signal après le redressement par la diode ou par le pont
de diodes. Si on passe à des signaux numériques, on peut proposer un filtre numérique passe-bas d’ordre
élevé, on peut facilement atteindre des ordres comme 8.

35. Diode Zener


Réponses : u′ = ri − E, i′′ est le courant descendant dans R alors u′ = −Ri′′ et i′′ = i + i′ ; il faut faire 3
hypothèses pour le régime de fonctionnement de la diode, diode bloquée u′ ∈] − uz , 0[ alors i′ = 0 et i′′ = i d’où
R R
u′ = − R+r E > 0 ce cas est possible lorsque 0 < R+r E < uz donc pour 0 < α < 1 + Rr , on suppose la diode
passante en sens direct u = 0 et i > 0 avec i = 0 puisque u′ = 0 donc i < 0 or E = ri et E > 0 ce cas de
′ ′ ′′

figure est impossible avec un générateur de tension E > 0, on suppose la diode passante en inverse c’est-à-dire

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9 – Exercices : 01 - Électricité - Électronique Sciences Physiques MP* 2025-2026

en mode Zener on a donc i′ < 0 et i = E−u r


z
= (α − 1) urz et i′′ = uRz d’où i′ = urz (1 + Rr − α) < 0 d’où
r
α > 1 + R cette condition est complémentaire de celle trouvée pour le fonctionnement bloquée ; dans la partie
uz
bloquée on a u′ = −Ri = −α R+r R
uz et i = α R+r , dans la partie Zener, on aura i = (α − 1) urz et u′ = −uz
dans la partie Zener, voir les graphiques de la figure 9 ; la situation est intéressante lorsque l’on se situe dans
la partie Zener car la tension aux bornes de la diode est fixée à uz , on a une alimentation stabilisée quel que
soit le courant jusqu’à ce qu’il soit trop important et que la diode grille. . .

u′ i
1 + r/R
0 b b

−uz /R b

−uz b

0 1 + r/R α
Figure 9 – Stabilisation de la tension

36. Enregistrement d’une figure d’interférences


v v
Réponses : us1 = R1 βφ = R1 βφ0 1 + cos 2π xi ; us1 = 
 
R1 βφ = R1 βφ0 1 + cos 2π ph
i t de fréquence
 f = phi ;

filtre passe-bas H = 1+jR12 Cω , fc = 2πR1 2 C ; us = R1 βφ0 1 + √ 1 2 2 cos(2πf t − arctan f /fc ) en ne prenant


1+f /fc
pas en compte la solution homogène du régime transitoire ; filtre coupe les parasites haute fréquence, pour
mesurer f donc i, il faut choisir f < fc .

37. Multiplieur électronique


ue
Réponses : us = − α1 ln(1 + RI0
+ Ru′ cI0 ), uc = −R′ I0 ; us = RI0 (1 − exp(αue )) − RR′ u′c , u′c = R′ I0 ; us = − ue1 ue2
RI0 .

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