TD29
TD29
1. (a) Commenter la forme choisie pour ϕ(x). Que représente k ? Obtenir l’énergie E de l’électron en fonction
de k, m et ~ à partir de l’équation de Schrödinger. Exprimer la vitesse vx d’un électron selon (Ox)
en fonction des mêmes grandeurs à partir du paquet d’ondes associé. Commenter.
(b) Normaliser la fonction d’onde propre.
2. (a) Montrer que la densité de probabilité de présence dP (x)/dx de l’électron est uniforme le long du fil
et donner son expression.
(b) On admet que la probabilité de présence entre x et x + dx d’un électron, de vecteur d’onde compris
entre k et k + dk suivant (Ox) est :
dP (x) ℓ
dPk (x) = dx dk
dx π
Déterminer la contribution dI au courant électrique qui traverse le fil, dans le sens des x croissants,
d’un électron de vecteur d’onde compris entre k et k + dk, en fonction de e, ~, k, m et dk.
3. Le fil quantique est disposé entre deux métaux portés à des potentiels électriques différents de U . Dans
le métal 1 (côté x ≤ 0), les électrons de conduction occupent tous les niveaux d’énergie jusqu’à une
valeur maximale notée E1 ; dans le métal 2 (côté x ≥ ℓ), la valeur maximale est différente et est E2 =
E1 − e U < E1 . Un électron du métal 1 dont l’énergie est comprise entre E1 et E2 peut transiter à travers
le fil quantique vers le métal 2. Cet électron a un vecteur d’onde suivant (Ox) de valeur k comprise
entre k1 et k2 . Les énergies E1 et E2 sont liées à k1 et k2 par la relation déterminée en première partie
d’exercice.
(a) Montrer que l’intensité I du courant électrique qui traverse le fil dans le sens des x croissants s’exprime
en fonction de U sous la forme I = −G U où G est à expliciter en fonction de e et h.
(b) Commenter l’expression de G et donner sa valeur numérique, ainsi que celle de la grandeur R = 1/G.
2. Équation de Klein-Gordon
On pose, pour un quanton matériel de masse m libre et relativiste, l’équation dynamique de Klein-Gordon
1 ∂2 m2 c2
−∆+ ψ(M, t) = 0
c2 ∂t2 ~2
où ψ(M, t) est sa fonction d’onde.
−−→
1. Quelle relation entre ω et ~k existe-t-il afin qu’une onde plane en exp[i(~k · OM − ωt)] avec ~k réel puisse
être solution ? Toutes les fréquences peuvent-elles se propager librement ?
2. Analyser la compatibilité de l’équation de Klein-Gordon avec les relations de de Broglie, de Planck-
Einstein et de norme du quadrivecteur impulsion-énergie de la relativité restreinte (E 2 = p2 c2 + m2 c4 ).
3. Expliciter la vitesse de groupe du paquet d’ondes associé au quanton en fonction de m, c et de son énergie
E. Discuter l’évolution conséquente de l’énergie E en fonction de vg .
B. Marche de potentiel
3. Analyse sur une marche
La figure 1 montre ce que l’on peut observer pour la densité de probabilité de présence d’un quanton incident
représenté par un paquet d’ondes arrivant sur une marche de potentiel V0 avec une énergie E > V0 . Les
trajectoires d’une particule classique associée au quanton sont soit consécutive à la réflexion par la marche, en
amont de la marche, soit consécutive à la transmissions. Elles sont indiquées par les lignes noires fléchées.
petV
V et |ψ|2
La figure 2 montre toujours le problème de la barrière de potentiel mais maintenant dans le cas où le quanton
possède une énergie E inférieure à la barrière : E < V0 .
petV
V et |ψ|2
1. Commenter la figure 1.
2. Commenter la figure 2.
√
2mE
On envisage dans un premier temps la situation où le quanton possède une énergie E > V0 . On pose k1 =
p ~
2m(E − V0 )
et k2 = .
~
1. Montrer qu’un état stationnaire de la particule peut être représenté par la fonction d’onde ϕ(x) =
A exp ik1 x + rA exp −ik1 x dans la région 1 et par ϕ(x) = tA exp ik2 x dans la région 2.
2. Écrire les relations de raccordement en x = 0 et en déduire lex expressions de r et de t. Examiner le cas
particulier où E ≫ V0 .
3. On étudie maintenant la situation où E < V0 . Expliquer ce qui est modifié par rapport à la situa-
tion précédente et calculer r. En déduire le coefficient de réflexion R pour la probabilité de réflexion.
Commenter.
1. Déterminer
√ l’état stationnaire
√ d’énergie E < V0 associé à ce système. On posera les grandeurs k =
2 m E/~ et K0 = 2 m V0 /~.
2. Donner une interprétation physique possible de cet état stationnaire. Expliciter et interpréter une distance
caractéristique δ, relative au domaine x > 0.
3. Pourquoi l’état stationnaire seul précédent ne permet-il pas de décrire la particule quantique étudiée de
façon satisfaisante ?
On adopte, pour décrire la particule quantique à l’instant t = 0 et dans le domaine x < 0, la fonction
d’onde
K0
1
Z
ψ(x < 0, 0) = √ g(χ) [exp i χ x + exp −2 i θ(χ) exp −i χ x] dχ
2π 0
La fonction réelle g(χ) n’est pas précisée mais elle présente un pic très prononcé, de largeur ∆χ, autour
2
de la valeur χ = k0 < K0 . On pose ω(χ) = ~2 χm .
4. Montrer que la fonction d’onde ψ(x < 0, t), à un instant t quelconque, est composée de deux termes
intégraux, ψ1 (x < 0, t) et ψ2 (x < 0, t), pertinents physiquement. Les expliciter, ainsi que le terme θ(χ),
puis tout interpréter.
5. On admet que la position du maximum de chaque fonction d’onde ψ1 et ψ2 , à un instant donné, corres-
pond au lieu de phase propagative stationnaire (méthode de la phase stationnaire). En déduire les lois
d’évolution x1 (t) et x2 (t) des positions respectives des maxima de ψ1 et ψ2 .
6. Interpréter, en utilisant les lois x1 (t) et x2 (t), ce qu’il se passe pour la particule quantique étudiée dans
le domaine x < 0 aux instants t < 0 et aux instants ultérieurs. Montrer qu’il existe un retard τ à la
réflexion, d’expression :
2m
τ= p
~ k0 K0 2 − k0 2
Comment expliquer qualitativement l’existence d’un tel retard ?
1. Retrouver l’expression du coefficient de probabilité de réflexion R d’un quanton non relativiste sur une
marche de potentiel montante (potentiel V (x < 0) = 0 et V (x > 0) = V0 > 0), sachant que sa masse est
m et son énergie est E > V0 . On explicitera le résultat en fonction des constantes :
r r
2m 2m
k1 = E et k2 = (E − V0 )
~2 ~2
2. Montrer que le résultat précédent est inchangé lorsque les valeurs k1 et k2 sont échangées (propriété
d’invariance associée au théorème de réciprocité de la physique des ondes). Que peut-on en déduire pour
le cas d’une marche de potentiel descendante ?
3. On s’intéresse à une application à la réflexion d’un neutron par un noyau atomique. Lorsqu’un neutron
entre dans un noyau atomique, il fait face à une énergie potentielle qui décroı̂t brusquement. À l’extérieur
du noyau, l’énergie potentielle est nulle alors qu’à l’intérieur, elle chute à V0′ = −50 MeV. On considère
un neutron incident sur un noyau avec une énergie cinétique Ec = 5 MeV typique d’un neutron émis par
fission nucléaire (supposé non relativiste). Estimer la probabilité pour que le neutron soit réfléchi à la
surface du noyau et donc pour qu’il ne puisse pas pénétrer dans le noyau pour y induire une autre fission
nucléaire.
7. Falaise de potentiel
Un quanton de masse m, d’énergie E approche - en provenance de −∞ - une falaise de potentiel de hauteur V0
placée en x = 0. En effet, le potentiel (énergie potentielle) est donnée par :
0 pour x < 0 région 1
V (x) =
−V0 < 0 pour x ≥ 0 région 2
1. Quel est le mouvement d’une particule classique dans de telles conditions ? Comparer à la situation d’une
particule quantique.
2. Résoudre l’équation de Schrödinger dans les deux domaines.
3. Déterminer les coefficients de réflexion et de transmission de la fonction d’onde.
4. Étudier le cas particulier où E = V0 /2 et déterminer le coefficient de réflexion R de la probabilité de
présence.
8. Enrichissement isotopique
On étudie l’arrivée depuis −∞ d’un quanton de masse m et d’énergie E sur une marche de potentiel définie
par :
0 pour x < 0 région 1
V (x) =
V0 > 0 pour x ≥ 0 région 2
9. Barrière de potentiel
On cherche à déterminer certains états stationnaires d’une particule quantique de masse m évoluant dans le
potentiel suivant : a
0 pour x < − (région I),
a 2
a
V (x) = V0 > 0 pour − ≤ x ≤ (région II), (1)
2 a 2
0 pour x > (région III).
2
√ p
2mE 2m(E − V0 )
On se limite au cas où E > V0 . On pose k = et K = .
~ ~
1. Décrire qualitativement le mouvement de la particule dans le cas où il peut être décrit dans le cadre de
la mécanique classique.
2. Dans le cadre d’une description quantique, l’état de la particule est décrit par la fonction d’onde ψ(x, t) =
ϕ(x) exp(−iEt/~). Établir l’équation différentielle vérifiée par ϕ(x) dans chacune des trois régions.
3. En l’absence de source de particules quantiques dans la région III, proposer une forme adéquate de ϕ(x)
dans chacune des trois régions. Préciser les conditions de raccordement qui doivent être vérifiées par ϕ(x).
Ces conditions de raccordement permettent de déduire les expressions des probabilités de transmission
au-delà de la barrière T , et de réflexion par la barrière R. On donne :
1
T = p
V02 a 2m(E − V0 )
1+ sin2
4E(E − V0 ) ~
C. Puits de potentiel
10. Température de Hawking
Dans les années -, Stephen Hawking et le mathématicien Roger Penrose travaillaient sur les
conséquences mathématiques de la relativité générale d’Einstein. Ils montrèrent l’existence de singularités
comme celle que nous appelons le Big Bang qui a eu lieu dans le passé mais aussi des singularités locales bien
connues sous le nom de trous noirs et existant à l’heure actuelle. Le trou noir crée un champ gravitationnel tel
qu’en dessous d’une distance limite évaluée à partir de son centre et appelée horizon, la vitesse de libération est
supérieure à la vitesse de la lumière dans le vide. En dessous de l’horizon, même la lumière est piégée, elle ne
peut pas sortir du trou noir. Ces calculs font suite à la première prédiction théorique de Karl Schwarzschild
datant de .
En , Stephen Hawking décida d’étudier le problème théorique consistant à envoyer une particule quan-
tique vers un trou noir. Les calculs qu’il effectua montrèrent que les trous noirs s’évaporaient et que leur
rayonnement pouvait être assez bien caractérisé par la loi du rayonnement du corps noir et donc caractérisé par
une température - dite aujourd’hui température de Hawking - notée TH et donnée par la formule :
~c3
TH =
8πGM kB
où M est la masse du tour noir et G la constante de gravitation universelle. Les fluctuations quantiques du
vide créent des couples particule-antiparticule. En général, les couples particule-antiparticule s’annihilent ou se
recombinent pour redonner de l’énergie. Lorsque cette recombinaison se produit au voisinage de l’horizon d’un
trou noir, l’une des particules est piégée dans le trou noir alors que l’autre est éjectée vers l’extérieur. C’est
ce phénomène qui participe au rayonnement du trou noir et que Stephen Hawking a caractérisé par une
température.
b b b
−a/2 0 a/2 x
Figure 3 – Densité linéique de probabilité de présence
4. La fonction d’onde associée à un état stationnaire est de la forme ψ(x, t) = ϕ(x) exp −iEt/~. Proposer
des formes d’expression de ϕ(x) pour les différentes régions que l’on peut distinguer. Quelles sont les
conditions de raccordement ?
ϕ(x < 0) = 0 ; ϕ(0 < x < a) = A exp(ikx) + B exp(−ikx) et ϕ(x > a) = C exp(−αx)
2. En déduire l’équation dont k est solution et montrer qu’il existe un nombre fini d’états liés.
3. Comparer l’énergie de liaison dans l’état fondamental avec celle de l’état fondamental dans un puits de
même largeur mais infini des deux côtés.
ϕ(x < 0) = A1 exp ik1 x + B1 exp −ik1 x ϕ(0 ≤ x ≤ L) = A2 exp ik2 x + B2 exp −ik2 x
CH3 CH3
Figure 4 – Colorant organique
1. La molécule organique représentée appartient à la famille des cyanines symétriques. En incluant les
atomes d’azote, quel est, en fonction de p, le nombre N d’électrons délocalisés ?
2. Retrouver les valeurs des différents niveaux d’énergie en fonction de ~, de la masse de l’électron me , de
L et d’un nombre quantique entier n.
3. On admet que les électrons se répartissent dans les différents niveaux d’énergie en respectant la règle
de Hund et le principe d’exclusion de Pauli. Identifier les nombres quantiques n des deux niveaux
responsables de l’existence d’une bande d’absorption de la molécule modélisée sachant qu’il s’agit du
dernier niveau occupé et du premier vide.
4. En déduire l’expression de la longueur d’onde λa du rayonnement électromagnétique absorbé en fonction
de m, c, L, N et de la constante de Planck h.
5. Pour la famille des cyanines symétriques, les raies d’absorption ont été mesurées :
p 1 2 3 4 5
λ0 nm 313 416 519 625 735
On donne ℓ = 0, 139 nm. Comparer ces valeurs expérimentales aux valeurs fournies par le modèle de
Kuhn.
24. Le deutéron
Le deutéron est le noyau de l’atome d’hydrogène, constitué d’un neutron de masse mn et d’un proton de
masse mp . On traite ce système à deux corps en le remplaçant par une particule fictive de masse réduite
mn mp
m= soumise au potentiel de Yukawa V (r), d’allure donnée à la figure 5, qui modélise l’interaction
mn + mp
nucléaire (r désigne une coordonnée radiale). On observe expérimentalement que le deutéron est le seul état lié
stable du système proton-neutron et que son énergie de liaison vaut El = −2, 2 MeV. L’ordre√de grandeur de la
portée de l’interaction nucléaire est a ≃ 1 fm qui est donc le rayon du noyau. On pose k0 = 2 m V0 /~.
a
0 b b
El
−V0 b
3. Obtenir la forme des fonctions d’onde stationnaires envisageables pour le deutéron et en déduire une
condition de quantification à écrire sous la forme :
k
|f (k a)| = et g(k a) < 0
k0
Les fonctions f et g sont à préciser.
4. Vérifier que les solutions de la condition de quantification précédente peuvent être déterminées à l’aide
du graphique fourni à la figure 6 (les arches sont des portions sinusoı̈dales).
y
b
0 b b b
π/a 2π/a k
5. Déterminer par approche graphique un ordre de grandeur de V0 cohérent avec l’existence d’un seul état
propre lié dans le deutéron. Le comparer avec la valeur connue de l’énergie de liaison.
6. Pourquoi le deutéron est-il utilisé dans les accélérateurs du type synchrotron pour produire des neutrons
de haute énergie ?
~2 ~eB ∂ϕ e2 B 2 2
− ∆ϕ(x, y) + i x + x ϕ=Eϕ
2m m ∂y 2m
2. On propose d’étudier la solution ϕ(x) = Ω(x) exp iky y. Montrer que l’équation de Schrödinger précé-
dente se réduit à :
~2 d2 Ω
− + Vef f (x)Ω(x) = EΩ(x)
2m dx2
où Vef f (x), énergie potentielle effective, est à exprimer en fonction de m, ω0 , x0 et x avec ω0 = eB/m et
x0 = ~ky /(eB) où ky vérifie la condition de quantification de l’étude sans champ magnétique.
3. Quel système physique possède une telle énergie potentielle ? La modélisation impose que x0 soit situé
dans le puits de potentiel. Quelle est alors la valeur maximale de nmax
y = g ? g est la dégénérescence de
l’état d’énergie E.
4. L’équation précédente vérifiée par Ω(x) ne possède de solution que pour des valeurs de l’énergie E =
1
(p − )~ω0 avec p ∈ N∗ . Chaque niveau d’énergie est dégénéré g fois. On doit placer Ne électrons dans
2
ces niveaux p d’énergie. Quelle est la relation entre Ne , g et p ?
5. La résistance de Hall est donnée par :
B
RH =
nv eb
où nv est la densité volumique d’électrons dans une boı̂te de potentiel et b la hauteur selon Oz de la
boı̂te de potentiel bidimensionnel en (x, y). Montrer que RH obéit à la loi caractéristique de l’effet Hall
quantique fractionnaire.
1. On considère, en physique quantique, un état stationnaire lié à symétrie sphérique du neutron dans le
noyau ; il est décrit par la fonction d’onde ψ(r) = f (r)/r. Déterminer la forme de f (r).
2. Montrer que l’énergie E du neutron est quantifiée.
~2
∂ψ 1 d dψ
− ∆ψ + U ψ = i~ et ∆ψ(r) = 2 r2
2m ∂t r dr dr
1
ψ(x, t = 0) = √ (ϕ1 (x) + ϕ2 (x))
2
En utilisant le résultat de la question précédente, donner l’expression de ψ(x, t) pour t > 0.
4. On définit les deux états suivants :
1 1
ϕg (x) = √ (ϕ1 (x) + ϕ2 (x)) et ϕd (x) = √ (ϕ1 (x) − ϕ2 (x))
2 2
Exprimer ψ(x, t) en fonction de ϕg (x) et ϕd (x). En déduire l’expression de la densité de probabilité de
dP (x, t)
présence = |ψ(x, t|2 . Montrer qu’elle oscille à une fréquence ν que l’on exprimera en fonction de
dx
ω0 et h puis en fonction de E2 , E1 et h.
5. Comment évolue la densité de probabilité de présence de la particule quantique dans le puits en fonction
du temps ?