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Le document présente des exercices et solutions sur les outils de la mécanique quantique, abordant des concepts tels que la dualité onde-particule, la diffraction de neutrons, et l'expérience de Davisson et Germer. Il explore également la nécessité de la mécanique quantique dans divers contextes, comme les gaz quantiques et les expériences de Franck et Hertz. Les réponses fournies incluent des calculs et des explications détaillées sur les phénomènes quantiques observés.

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1 – Exercices : 28 - Les outils de la Mécanique quantique Sciences Physiques MP* 2025-2026

Exercices : 28 - Les outils de la Mécanique quantique


— Solutions —

A. Dualité
1. Classique ou quantique
p
Réponses : l’énergie est de l’ordre de mgℓ et la durée comme la période d’oscillation ℓ/g, on a donc S ≃
mg 1/2 ℓ3/2 , on trouve S ≃ 1031 ℏ ≫ ℏ, on peut utiliser la mécanique classique ; on prend une énergie cinétique
2
de rotation 12 m τd et une durée τ , l’aiguille de l’ordre de 1 cm, sa masse m = 1 g et la durée τ ≃ 1 s, on
2
a S = m dτ ≃ 1022 ℏ pas besoin de la Mécanique quantique ; les niveaux d’énergie sont En = − 13,6 n2 eV, les
longueurs de l’ordre de 400 nm, la plus courte correspond à 13, 6 eV = hc λ , on trouve λ ≃ 100 nm, on trouve
S = E/ν = Eλ c ≃ 7ℏ, la Mécanique quantique s’impose ; λ DB = h
p automatiquement pλ DB ≃ ℏ la Mécanique
quantique va s’imposer à partir du moment où la taille de l’objet qui possède la longueur d’onde λDB n’est pas
grande devant la taille de l’objet.

2. Gaz quantique ou gaz classique


p
Réponses : 21 mv 2 = 23 kB T , on trouve v = 3kB T /m, v ≃ 103 m · s−1 ; λDB = mv h
≃ 7 × 10−11 m. La distance
−1/3
moyenne est d ≃ n si n est la densité volumique de particules donnée par n√= P/(kB T ), on trouve d = 3 nm,
Cu NA
on constate que λDB ≪ d, on peut rester dans le domaine classique ; λDB = h/ 2me E soit λ = 1 nm, n = µM Cu
,
−1/3 −10
d≃n = 2 × 10 m d < λDB donc la Mécanique quantique est nécessaire pour étudier la conductivité.

3. Quantique ou classique
−34
q à évaluer et à comparer à ℏ ≃ 10
Réponses : c’est l’action S qui est le critère

J · s, on a S = E × ∆t avec
q2 1 2 L −10
E = 2C et ∆t ≃ ω0 = LC d’où S ≃ q C , on trouve S = 10 J · s ≫ ℏ c’est classique ; la personne c’est
g 2
p
S ≃ mv∆z on a v = gt et ∆z = 2 t d’où S ≃ m g∆z 3 avec ∆z ≃ 1 m d’où S ≃ 200 J · s, S ≫ ℏ c’est classique,
pour le neutron c’est quantique car les distances sont de l’ordre de 10−10 m d’où S ≃ 10−36 J · s < ℏ ; E = P ∆t
et ici ∆t ≃ f1 d’où S ≃ fP2 on trouve S ≃ 10−20 J · s ≫ ℏ, c’est classique ; la masse des atomes est de l’ordre de
10−26 kg, leur vitesse est de l’ordre de rf = 10−3 m · s−1 , S ≃ mv × r = 10−33 J · s, on est assez près de ℏ, il faut
utiliser la Mécanique quantique.

4. Diffraction de neutrons
Réponses : on considère des neutrons qui relèvent de la Mécanique classique, c’est-à-dire des électrons non
relativistes. Leur énergie cinétique est Ec = 21 mV 2 , leur quantité de mouvement p = mV . D’après la formule
de De Broglie, la longueur d’onde de l’onde qui les représente est λ = hp = mV h
. La diffraction provoque une
divergence du faisceau de neutrons d’angle θ ≃ λd = mV h
d . À une distance L de l’ouverture qui diffracte, , on
aura une tache de diamètre D = Lθ = mV d . Si l’on double toutes les données, on obtient D′ = m2V
hL h2L D
2d = 2 . La
bonne réponse est la réponse c).

5. Le mystère des fentes d’Young


Réponses : p1x = −p0 sin α avec sin α ≃ tan α ≃ α = a−d a−d
D d’où p1x = −p0 D ; pour la fente F2 , on a
a+d
p2x = p0 D , la variation de quantité de mouvement la plus petite de l’écran est la différence entre les deux :
p2x − p1x = 2pD0 a , il faut donc ∆px ≪ 2pD0 a , d’après la relation d’indétermination d’Heisenberg ∆px × ∆x ≥ ℏ2
d’où ∆x ≫ 4p ℏD
0a
, l’interfrange est i = λD h i
2a et λ = p0 d’où i = ap0 , on constate donc que ∆x ≫ 4π , on a
ℏπD

donc bien une impossibilité de voir les franges car l’indétermination sur la position est nettement supérieure à
l’interfrange.

6. Expérience de Davisson et Germer


Réponses : en notant ⃗ki (resp. ⃗k) le vecteur d’onde incident (resp. émergent) et A et B deux atomes quelconques
−−→
d’un plan réticulaire donné, le déphasage entre les ondes émergentes à l’infini est ∆φ = (⃗ki − ⃗k).AB. Dans
le cas de la réflexion spéculaire, ce déphasage est nul et on a des interférences constructives entre les divers
rayons réfléchis pour un plan réticulaire donné : le rayonnement obtenu est particulièrement intense (pour toute
disposition des atomes dans le plan, même non régulière). On se place, compte tenu de la question précédente,
dans le cadre de la réflexion spéculaire sur chaque atome et on considère plusieurs plans réticulaires. On conserve
des interférences constructives pour les rayons issus d’un même plan réticulaire. Pour avoir des interférences
constructives pour l’ensemble des plans réticulaires, on doit avoir le déphasage associé à deux atomes A et B
−−→
de deux plans réticulaires consécutifs multiple entier de 2π. Autrement dit, (⃗ki − ⃗k).AB = 2 π n où n ∈ N.
En exploitant le caractère spéculaire de la réflexion, il vient 2 ki d sin ϕ = 2 π n et on déduit bien la formule de

JR Seigne Clemenceau Nantes


Sciences Physiques MP* 2025-2026 Exercices : 28 - Les outils de la Mécanique quantique – 2

Bragg compte tenu de ki = 2π/λ. Force est de constater que pour θ = 50◦ , ϕ = π2 − θ2 donc la formule de Bragg
donne λeq,n = 2nd cos θ2 = 0,16(5)
n nm. Le dernier chiffre a été mis entre parenthèses car on manque de précisions
sur les mesures pour en être certain (néanmoins, il est intéressant, pour des raisons historiques, de le spécifier ;
idem pour λDB ensuite). Le faisceau électronique est accéléré sous V = 54 V donc λDB ≃ 1,23 √
V
= 0, 16(7) nm. Il
est manifeste que λeq,1 et λDB sont très proches et ce résultat associé à d’autres permet de valider le concept des
ondes de matière de de Broglie (typiquement en relevant d’autres maxima d’intensité pour plusieurs ordres
pour diverses valeurs de V ).

7. Diffraction de molécules par une onde lumineuse


Réponses : λDB = mv h
avec m = 60MNA = 1, 2 × 10
C −24
kg et donc λDB = 4, 6 × 10−12 m ; par différentiation
hdv h∆v −13
dλDB = − mv2 d’où ∆λDB = mv2 = 7, 8 × 10 m ; ℓc représente l’analogue de la longueur de cohérence du
faisceau de particules par rapport à une source lumineuse, en effet on sait que ℓc = c∆t où ∆t est la durée
du train d’ondes, avec ∆t × ∆f ≃ 1 et λ = fc , on arrive à ∆f = c∆λ λ2 et ensuite la longueur du train d’onde
2
est ℓc = ∆fc
= ∆λλ
, on trouve ℓc = 2, 7 × 10−11 m ; les deux fentes de collimation permettent d’éviter une trop
grande dispersion angulaire du faisceau de particules, la dispersion angulaire due à la diffraction par les fentes
est de l’ordre de ∆θ ≃ λDB a ≃ 10−6 rad ; interférences constructives pour d sin θ = pλDB avec p ∈ Z ; on voit
l’ordre 0 et les ordres 1 et −1, on a sin θ1 = λDB d ≃ θ1 puisque les angles sont très petits, sur la figure on
obtient tan θ1 ≃ 1 = D x
où x est l’abscisse de la frange d’ordre 1, on en déduit que 2λDB
d
D
= 44 µm, on trouve
−12 −1
λDB = 4, 7×10 m ce qui correspond à une vitesse v ≃ 125 m·s qui est tout à fait conforme à celle annoncée ;
on sait que le défaut de cohérence temporelle joue sur la fonction de contraste des interférences, ici on ne voit
que la zone où la fonction de contraste est maximale, c’est-à-dire dans une zone relativement restreinte autour
de l’image du faisceau selon l’optique géométrique - si l’on peut s’exprimer ainsi pour des ondes de matière.

8. Expérience de Franck et Hertz


x
Réponses : on a de façon approchée un diviseur de tension, d’où VG = R V0 . Les résistances réglables servent
à faire varier VG entre 0 et V0 . On peut réaliser ce dispositif à résistances variables avec un rhéostat ou un
potentiomètre. Le théorème de l’énergie cinétique
q appliqué à un électron dans le référentiel galiléen d’étude,
2 e VG
entre le filament et la grille, donne accès à v = . Avec le même type de démarche, on obtient au niveau
qme
2 e (VG −ϵ)
de l’électrode sous les hypothèses données v ′ = me . Tant que VG reste faible, le courant I augmente
régulièrement. Cette portion de courbe est analogue à la courbe caractéristique d’une diode et s’explique de la
même manière à partir de la charge d’espace formée par les électrons émis par le filament chauffé et accumulés
dans son voisinage : l’augmentation du courant I traduit la diminution progressive de cette charge d’espace
au fur et à mesure que les électrons sont attirés plus notablement par la grille. Lorsque la tension VG dépasse
un certain seuil Vr , on observe une diminution brutale du courant I qui indique l’apparition d’un nouveau
phénomène : la majeure partie des électrons qui atteignaient précédemment l’électrode collectrice se trouve
maintenant arrêtée en cours de route. On explique ceci par des collisions inélastiques au cours desquelles les
électrons cèdent aux atomes la totalité de leur énergie cinétique 12 me v 2 = e Vr . Pour expliquer le changement
d’allure brutal de la courbe, il faut aussi supposer qu’en-dessous de la tension-seuil Vr se produisent seulement
des collisions élastiques. Lorsque la tension dépasse sensiblement la valeur Vr , le courant I recommence à croı̂tre.
Ceci s’explique parfaitement si l’on admet que les électrons continuent à céder aux atomes, dans les collisions
inélastiques, la même énergie e Vr . Ils gardent alors une partie de leur énergie cinétique et restent capable
d’atteindre l’électrode collectrice avec une vitesse réduite. On observe ensuite à nouveau une diminution brutale
du courant I lorsque la tension VG atteint 2 Vr , c’est-à-dire lorsque les électrons se trouvent en majeure partie
arrêtés. En effet, ceux-ci peuvent perdre la totalité de leur énergie cinétique 21 me v 2 = 2 e Vr s’ils effectuent
successivement deux collisions inélastiques sur deux atomes différents. La répétition du phénomène pour 3 Vr ,
4 Vr . . . s’explique de même en augmentant le nombre de chocs inélastiques unité par unité. À la lumière de ce
qui précède, Wr = e Vr . L’énergie Wr communiquée à l’atome dans l’expérience est bien inférieure à l’énergie
d’ionisation Wi = 10, 5 eV. On en déduit que l’on observe un phénomène autre que l’ionisation dans lequel
l’atome conserve son intégrité : il passe d’un état normal (fondamental d’énergie E1 ) à un état excité d’énergie
E2 = E1 + Wr . La longueur d’onde λr est dans le domaine ultraviolet. L’émission de cette lumière est cohérente
avec le modèle de Bohr dans le sens où un atome de mercure excité peut ensuite se désexciter en produisant
une lumière de longueur d’onde λ telle que hλc = Wr = e Vr . On trouve ainsi bien λ = 2, 5.102 nm ≃ λr . Les
transferts énergétiques se font par multiples entiers de Wr , ce qui confirme l’existence d’une quantification des
niveaux d’énergie occupés par les électrons dans l’atome. L’expérience de Franck et Hertz confirme donc
directement l’existence de niveaux discrets d’énergie dans la matière !

JR Seigne Clemenceau Nantes


3 – Exercices : 28 - Les outils de la Mécanique quantique Sciences Physiques MP* 2025-2026

9. Effet Compton
Réponses : En physique classique, les rayons X incidents sont décrits par une onde électromagnétique de haute
fréquence. Celle-ci met en oscillation les électrons de la matière qui, accélérés, rayonnent une onde qui est l’onde
diffusée. Or, comme déjà vu lors de l’étude du rayonnement dipolaire électrique, la longueur d’onde est conservée
dans ce processus donc ce n’est pas cohérent avec les résultats expérimentaux qui présentent deux pics dont l’un
évolue suivant l’angle d’observation θ. Notons que même en tenant compte de l’effet Doppler, en raison des
déplacements électroniques, cela ne permet pas de comprendre l’existence de ces deux pics. Le photon diffusé
doit avoir une énergie inférieure à celle du photon incident s’il met en mouvement l’électron (qui acquiert, de
ce fait, une énergie cinétique). Ainsi, on prévoit que ∆λ = λ′ − λ ≥ 0. On relève λ = 70, 9 pm et λ′ = 74, 9 pm.
Par conséquent, la perte d’énergie du photon à la diffusion est h c λ1 − λ1′ = 1, 5 × 10−16 J = 0, 934 keV. Ceci
doit correspondre à l’énergie cinétique de l’électron, d’expression Ec = (γ − 1) me c2 fournie par l’énoncé, d’où
v
c ≃ 6 %. L’électron n’est pas très loin d’être relativiste. L’énoncé conserve l’approche relativiste pour garder
des résultats corrects lorsqu’on travaille avec des rayons X plus énergétiques et/ou des angles θ plus élevés.
Traduisons la conservation
p de l’énergie du système constitué du photon et de l’électron pendant la diffusion :
hc 2 hc 2 c2 + m 2 c4 (1). La quantité de mouvement totale du même système est conservée,
λ + m e c = λ′ + p e
d’où, en posant des vecteurs unitaires directeurs des trajectoires des particules, λh e⃗x = λh′ ⃗u + p⃗. On projette
ces relations suivant e⃗x et la direction orthogonale, d’où λh = λh′ cos θ + p cos φ (2) et 0 = λh′ sin θ − p sin φ
(3). On dispose de trois équations entre les cinq grandeurs λ, λ′ , p, φ et θ. On peut donc obtenir une équation
entre trois de ces grandeurs : on choisit d’éliminer p et φ. Pour ce faire, on élimine φ en explicitant p cos φ et
p sin φ avec (2) et (3) et on en somme les carrés en songeant à cos2 φ + sin2 φ = 1. Cela fournit une équation
sans φ permettant d’éliminer p dans (1). On peut comprendre avec cette approche l’existence et la position du
second pic observé sur les graphiques expérimentaux : la longueur d’onde λ′ augmente bien lorsque θ augmente
de 0 ° à 180 ° ; le décalage Compton ∆λ est bien indépendant de λ, ainsi que du matériau considéré (seul le
fait d’avoir des électrons libres joue) ; l’accord numérique du décalage Compton est assez satisfaisant car, en
calculant la longueur d’onde Compton Λ = mhe c = 2, 43 pm, on obtient une estimation assez convenable de
l’écart entre les pics de diffusion pour θ = 90 ° par exemple (de 2, 2 pm). Des mesures beaucoup précises de
Gingrich, en 1930, donnent un meilleur accord encore. Le pic à la longueur d’onde λ (appelé pic Thomson
alors que l’autre pic est nommé pic Compton) peut aussi être compris en termes d’une collision entre le photon
et les électrons liés en un édifice ionique dans le bloc de diffusion. Cela revient à remplacer la masse me par la
masse M beaucoup plus élevée de cet édifice : pour le graphite, le noyau de carbone présente 6 protons et 6
neutrons donc M ≃ 12 × 1 840 me ≃ 22 000 me et le décalage ∆λ correspondant devient trop faible pour être
mesuré (pour θ = 180 pm, on a ∆λ = 2 × 10−4 pm).

B. Fonction d’onde
10. Interférences
Réponses : la probabilité de détection d’une particule quantique au voisinage de M est donnée par P =
| i ψi (M )|2 où la somme porte sur les fentes i ouvertes (en supposant par défaut que l’on ne cherche pas
P
à discerner par quelle fente passe un quanton quand plusieurs sont ouvertes !). Lorsque seule la fente n°1 est
ouverte, il vient P1 (M ) = |ψ1 (M )|2 = 4/9 ≃ 44 %. Lorsque les fentes n°2 et n°3 sont les seules ouvertes,
25
il vient P23 (M ) = |ψ2 (M ) + ψ3 (M )|2 = 144 ≃ 17 %. Lorsque toutes les fentes sont ouvertes, P123 (M ) =

2 89 7 2
|ψ1 (M ) + ψ2 (M ) + ψ3 (M )| = 144 − 18 ≃ 6,8 %. On constate que P123 (M ) ̸= P1 (M ) + P23 (M ), ce qui n’est
pas surprenant car il y a des interférences ! Il est possible de visualiser ces résultats dans le plan de Cauchy en
représentant les vecteurs de Fresnel associés à ψ1 , ψ2 + ψ3 et ψ1 + ψ2 + ψ3 .

11. Interférométrie neutronique et gravité


Réponses : la détection du quanton associé au neutron détecté en D1 résulte de la superposition des amplitudes
de probabilité des chemins SADBD1 et SACBD1 (indiscernabilité). Pour le chemin SADBD1 , il y a une
transmission de facteur t en A, une réflexion de facteur r en D, puis en B. On peut donc poser pour ce trajet
la forme d’amplitude de probabilité de détection ψSADBD1 = t r2 ψ0 . Pour le chemin SACBD1 , il y a d’abord
réflexion de facteur r en A, puis réflexion en C et enfin transmission en C. De plus, le chemin de phase est
plus long de ∆φ, donc l’amplitude de probabilité de détection est ψSACBD1 = r2 t exp i ∆φ ψ0 . Par principe
de superposition (en situation d’indiscernabilité des chemins), il vient l’amplitude de probabilité de détection
d’un neutron par D1 ψ1 = ψSADBD1 + ψSACBD1 ce qui fournit effectivement ψ1 = ψ0 r2 t (1 + exp i∆φ). La
probabilité de détection associée en est le module au carré, soit P1 = 2 |ψ0 |2 R2 (1 − R) (1 + cos ∆φ). Un
raisonnement analogue conduit, après  superposition, à l’amplitude de probabilité de détection d’un neutron
par D2 ψ2 = ψ0 r t2 + r2 exp i ∆φ . La probabilité de détection correspondante est, par calcul du module au
carré de cette amplitude, P2 = |ψ0 |2 R [(1 − R)2 + R2 − 2 R (1 − R) cos ∆φ]. On suppose qu’aucun neutron
n’est perdu et qu’il y a forcément détection en D1 ou en D2 . Alors, P1 + P2 = 1. On remplace les expressions
précédentes de P1 et P2 et, après simplifications, l’égalité de normalisation devient R |ψ0 |2 = 1. Finalement,

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Sciences Physiques MP* 2025-2026 Exercices : 28 - Les outils de la Mécanique quantique – 4

P1 = 2 R (1 − R) (1 + cos ∆φ) et P2 = 1 − 2 R (1 − R) (1 + cos ∆φ). L’énergie cinétique d’un neutron non


relativiste est Ec = p2 /(2 mn ) en notant que son impulsion s’écrit, par relation de de Broglie, p = ℏ k. Du coup,
2 2
Ec = ℏ2 mkn . On traduit la conservation de l’énergie mécanique d’un neutron (en supposant là qu’aucune action
non conservative sur lui ne travaille) entre l’altitude z et l’altitude z = 0, avec prise enqcompte de la pesanteur :
ℏ 2 k0 2 ℏ2 k(z)2 2
Ec (z = 0) + Ep (z = 0) = Ec (z) + Ep (z) soit 2 mn + mn g z. Ainsi, k(z) = k0 2 − 2 mℏn2 g z. Avec les
+0 = 2 mn
q
données numériques proposées, on a k0 = 4, 5.1010 rad m˙−1 et 2 mℏn2 g z = 7, 0.106 rad m˙−1 . Il est donc légitime
2

 2

d’effectuer une simplification à l’ordre 1 en z de la loi k(z) et on déduit k(z) ≃ k0 1 − km0n2 ℏg2 z . La rotation
fait que les deux bras (AD) et (CB) ne sont plus équivalents : pour le premier, le vecteur d’onde est k0 et pour
le second, il s’agit de k(z). Par conséquent, on peut expliciter le déphasage entre les bras ∆φ = k0 L − k(z) L =
2
mn 2 g 2π m n gSλ
DB0
k0 ℏ2 ℓ sin θ L soit ∆φ = h2 sin θ. La figure révèle des franges d’interférences atomiques. Il existe
des angles d’inclinaison pour lesquels le nombre de neutrons détectés est maximal : les ondes d’amplitude de
probabilité associées à chaque bras sont alors en condition d’interférences constructives. D’un maximum au
suivant, ∆φ varie de 2π donc, comme il y a 6 franges de θ1 = −32 ° à θ2 = 12 °, il vient l’égalité 6 × 2π =
2π mn 2 g S λDB0 h2
h2 (sin θ2 − sin θ1 ). Cela permet d’isoler g = mn 2 S λDB 6 (sin θ2 −sin θ1 ) . Concernant les incertitudes,
0
on peut adopter ∆θ1 = ∆θ2 ≃ 2◦ ≃ 3.10−2 rad et il s’agit là de la source d’erreur √ 2 largement majoritaire !
∆g ∆[sin θ2 −sin θ1 ] ∆g cos θ1 (∆θ1 )2 +cos2 θ2 (∆θ2 )2
Par conséquent, par différentielle logarithmique, g = sin θ2 −sin θ2 soit g = sin θ2 −sin θ1 . Les
applications numériques permettent de déduire g = 9, 8 ± 0, 6 m · s−2 . Le résultat n’est pas très bon et il peut
être largement amélioré en gagnant en précision sur les mesures angulaires.

12. Potentiel harmonique


Réponses : ω0 est en s−1 , la normalisationqde la probabilité entraı̂ne |ψ|2 dx = 1 donc A est en m−1/2 ; la
R

πℏ mω0 1/4
2

condition de normalisation conduit à 1 = mω0 |A| donc A = ± πℏ , on choisit la valeur positive ; la
forme de l’onde montre un état stationnaire avec le terme en exp −i Eℏ t, l’énergie est donc E = ℏω0
2 ; l’équation
2 2
ℏ ∂ ψ
de Schrödinger est V (x)ψ = 2m ∂x2 + iℏ ∂ψ
∂t ,
on trouve V (x) = 1 2 2
2 mω0 x
; il s’agit d’un oscillateur harmonique
de type ressort ou d’un développement limité d’une énergie potentielle au voisinage d’une position d’équilibre ;
|ψ|2 est paire en x la position moyenne est donc < x >= 0, c’est la position d’équilibre évoquéeqavant ; < x2 >=
R∞ 2 2 √
−∞
x |ψ| dx = 2mω ℏ
0
; l’indétermination porte que < x2 > = ∆x, on en déduit que ∆px ≥ mℏω 2 .
0

13. Paquet d’ondes gaussien libre


Réponses : le terme correspondant à une particule
R∞ libre non localisée est exp i(kx − ω(k)t), on somme toutes
les solutions du paquet d’ondes ψ(x, t) = −∞ g(k) exp i(kx − ω(k)t)dk ; pour une particule libre l’énergie est
2 2 2 2
p h ℏ k
confondue avec l’énergie
 cinétique  E = 2m = 2 2mλ2 avec k = 2π/λ, on trouve E = 2m = ℏω. On a donc
R∞ (k−k0 )2
ψ(x, t) = −∞ A exp − q2 exp i(kx − ℏk
2m t)dk ; il s’agit d’un paquet d’onde gaussien centré sur k0 de

quantité de mouvement p⃗ = ℏk et de vitesse pour le quanton assimilé à la vitesse de l’enveloppe ⃗v = ℏk m ⃗ex ;
0

√ 2 2
q x
on trouve ψ(x, t = 0) = Aq π exp(− 4 ) exp ik0 x ; il s’agit bien d’une onde de vecteur d’onde moyen k0 mais
localisée en x = 0 et de largeur ∆x ≃ 1q ; pour obtenir une localisation précise il faut que q → ∞ mais dans ce
cas l’étalement des vecteurs d’onde est important puisque ∆k ≃ q, l’impulsion est indéterminée selon ∆px ≃ ℏq ;
on trouve ∆x∆px ≃ ℏ ce qui est le mieux que l’on puisse faire compte tenu de la relation d’indétermination
d’Heisenberg.

14. Atome d’hydrogène


Réponses : dτ = 4πr2 dr ; dP = 4πA2 r2 exp − 2r

a dr, on normalise laR probabilité en écrivant
 qu’il est certain
∞ 2 2 2r
que l’électron soit à une position comprise entre r = 0 et r → ∞ 0
4πA r exp − a dr = 1 ; on prend
1 2r
2

A > 0 et on obtient A = πa3/2 ; le maximum de r exp − a est obtenu en r0 = a la valeur moyenne est

R∞ R∞
< r >= 0 rdP on trouve < r >= 4π πa1 3 0 r3 exp − 2r 3a
a dr = 2 ; a est l’ordre de grandeur du rayon atomique
de l’atome d’hydrogène de Bohr.

15. États isotropes de l’atome d’hydrogène


Réponses : puisque V (x > 0) s’identifie à l’énergie potentielle d’interaction électrostatique entre un proton et
2
un électron, il vient A = 4πe ϵ0 = ℏ c α. L’équation de Schrödinger indépendante du temps doit être vérifiée
2 d2 φ(x)
A
par l’état stationnaire à valider, pour une énergie E correspondante : − 2ℏm dx2 −
x φ(x) = E φ(x). On y
2
injecte la forme proposée pour φ(x). Tout d’abord dφ
dx =
1 1 d φ 1 2
φ(x)( x − a ) puis dx2 = φ(x)( a2 − xa ). On injecte dans
2 2
1 ℏ ℏ2
x ( ma − A) − 2ma2 qui doit être vraie ∀x d’où a = m A

l’équation de Schrödinger spatiale et on arrive à E =

JR Seigne Clemenceau Nantes


5 – Exercices : 28 - Les outils de la Mécanique quantique Sciences Physiques MP* 2025-2026

2
et E = − 2 m ℏ
a2 . Il ne reste qu’à expliciter les grandeurs voulues comme demandé et on trouve a = mℏc α et E =
2 2 ∞ R∞
− m c2 α . Il s’agit de traduire la condition de normalisation 0 |φ(x)|2 dx = 1 soit C 2 0 x2 exp−2 x/a dx = 1.
R

Pour calculer l’intégrale,


R ∞ on peut procéder par double intégration par parties, ou encore comme suit. On pose
la fonction F (γ) = 0 exp−γ x dx = γ1 . Sa dérivée première est, par permutation dérivée-intégrale validée par
R∞
les mathématiciens, F ′ (γ) = − 0 x exp−γ x dx = − γ12 et on passe dans le même esprit à la dérivée seconde
R∞
F ′′ (γ) = 0 x2 exp−γ x dx = γ23 . Cette dernière égalité permet de connaı̂tre l’intégrale voulue et la condition
2 2
de normalisation devient C 2 (2/a) 3 = 1 d’où C = a3/2 . Il s’agit de représenter la fonction |φ(x)|
2
(et non φ(x)
qui n’est que l’amplitude de probabilité !). Pour le tracé, on part de l’origine avec une tangente horizontale, la
fonction croı̂t jusqu’à un maximum en x = a, de valeur 4 exp−2 /a, puis elle décroı̂t jusqu’à zéro à l’infini. On peut
vérifier par le calcul que la valeur a correspond àla valeur  la plus probable
 2 de−2x,x/a
c’est-à-direcelle de maximum de
d d
= |C|2 2 x − a2 x2 exp−2 x/a
 
densité de probabilité de présence |φ(x)|2 : dx |φ(x)|2 = |C|2 dx x exp
et on note bien que x = a est la seule valeur d’annulation (hors x = 0) et correspond forcément à un maximum
de densité de probabilité de présence (celle-ci étant continue, positive et s’annulant en x = 0 et tendant vers 0 à
l’infini). Numériquement, il vient a = 52, 8 pm et E = −13, 6 eV. Il s’agit manifestement du niveau fondamental
de l’électron de l’atome d’hydrogène vu l’énergie obtenue
R ∞ et a s’identifie au rayon de
R ∞Bohr. La valeur moyenne de
l’énergie potentielle dans l’état considéré est ⟨V ⟩ = 0 V (x)|φ(x)|2 dx = −A C 2 0 x exp−2 x/a dx. En utilisant
2
une intégration par parties ou en exploitant la fonction F ′ (γ) vue précédemment, on déduit ⟨V ⟩ = −A C 2 a4
soit ⟨V ⟩ = − A a = V (a). Dans le modèle de Bohr, l’orbite basse admet un rayon a (rayon de Bohr) fixé et son
énergie potentielle est V (a). Dans l’approche quantique proposée, on voit que le rayon orbital a est en fait un
rayon de plus grand probabilité de présence et l’énergie potentielle sur l’orbite semi-classique est une énergie
potentielle moyenne de l’état quantique.

16. Particule libre sur un cercle


ℏ2
Réponses : V (θ)ψ(θ) = 2m ∆ψ(θ) + Eψ(θ), la particule est libre donc V = 0 en utilisant le laplacien en
ℏ2 ∂2ψ
coordonnée polaire ou en transposant x à Rθ, on obtient 2mR2 ∂θ 2 +Eψ(θ) = 0 ; la fonction doit nécessairement
∂2ψ 2 2
être 2π périodique, on doit donc avoir + 2mR
∂θ 2
2
ℏ√
E
ψ = 0 avec 2mR 2
ℏ√
E
> 0 ; on a donc nécessairement des
2mER 2mER
solutions harmoniques de la forme ψ(θ) = A exp i ℏ θ + B exp −i ℏ θ ; pour respecter la périodicité il
√ √
est indispensable que exp ±i 2mERℏ 2π = 1 il faut donc que 2mER ℏ = n, en proposant un entier relatif n, on
R 2π
peut écrire que ψ(θ) = A exp inθ ; il faut normaliser la probabilité pour obtenir A, on a 0 |ψ|2n Rdθ = 2πRA2 ,
1 n2 ℏ 2
on a donc ψn (θ) = √2πR exp inθ ; on trouve que En = 2mR 2 , la solution dépendant du temps prend l’expression
1 En
ψn (θ, t) = 2πR exp i(nθ − ℏ t) ; le changement de signe n en −n correspond à la situation de particule qui

parcourent les angles θ en sens contraire.

17. Potentiel quadrique


Réponses : on a nécessairement ∆px ∆x ≥ ℏ
2 on ne peut avoir avec certitude x = 0 et px = 0 ; l’énergie de la
p2x 4
particule est E = + gx , comme on ne peut pas avoir simultanément px = 0 et x = 0, on note qu’il va se
2m
produire nécessairement des oscillations autour de la position d’équilibre x = 0, on peut dire que < p2x >= (∆px )2
2 2
et que < x4 >= α(∆x)4 , l’énergie mécanique moyenne est Em = <p2m x>
+ g < x4 >= (∆p 2m
x)
+ gα(∆x)4 , on
(∆px )2 ℏ 4
remplace par la relation d’indétermination de Heisenberg et on obtient Em = 2m + gα( 2(∆p ) ) , le mode
 x 4 1/6
∆px gαℏ4
fondamental correspond à un minimum d’énergie dEm
d∆px = m − 4∆p5x = 0, on trouve ∆px = mgαℏ 4 , on
 4 1/3
arrive alors à Em ≃ gαℏ
m2 .

18. Boı̂te unidimensionnelle


q R L dx
Réponses : v = 2E dx
m est indépendant de x, dt = dx/v donc dPcl = α v , la normalisation est 1 = 0 α v =
αL
v
v
d’où α = L ce qui revient à écrire que dPcl = dx 0 et L/4, on a Pcl = 14 ; dP = |ψn (x, t)|2 dx =
L , entre q
L 2
A2n sin2 nπx 2 nπx 2L 2 2 2 nπx
R
L dx, or 1 = 0 An sin L dx = An 2 d’où An = L , on a donc dP = L sin L dx, la probabilité
R L/4
de présence est Pqu = 0 dP = 14 1 − sinc nπ

2 , dans la limite n → ∞, on retrouve la probabilité classique de
1/4 ce qui est cohérent avec le principe de correspondance de Bohr.

JR Seigne Clemenceau Nantes


Sciences Physiques MP* 2025-2026 Exercices : 28 - Les outils de la Mécanique quantique – 6

19. Énergie minimale de confinement


Réponses : la limite supérieure est ∆x = Lx , d’après l’indétermination d’Heisenberg ∆px ≥ 2Lℏx , la quanton
peut aller aussi bien dans le sens x croissant que dans le sens x décroissant on a donc ⟨px ⟩ = 0 et donc
ℏ2
⟨px 2 ⟩ = ∆p2x ≥ 4L 2 , on peut reproduire le même raisonnement indépendamment sur les trois axes et comme
x
p2x p2y p2z
 
ℏ2 1 1 1
Ec = 2m + 2m + 2m , on trouve que ⟨Ec ⟩ ≥ 8m Lx 2 + Ly 2 + Lz 2 .

JR Seigne Clemenceau Nantes

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