INTRODUCTION
L’hypothyroïdie est une maladie fréquente qui survient lorsque la glande
thyroïde ne produit pas suffisamment d’hormones thyroïdiennes pour le
bon fonctionnement de l’organisme. Ces hormones sont essentielles car
elles régulent le métabolisme, c’est-à-dire l’ensemble des réactions
chimiques qui se produisent dans le corps pour produire de l’énergie.
L'hyperthyroïdie est une maladie qui se caractérise par une production excessive d'hormones
par la glande thyroïde. Ces hormones, la thyroxine (T4) et la triiodothyronine (T3), jouent un
rôle essentiel dans le métabolisme. Un excès de ces hormones entraîne une accélération de
l'ensemble des fonctions du corps.
DIAGNOSTIC POSITIF ( HYPOTHYROÏDIE)
1- Diagnostic biologique
C’est la mesure des hormones thyroïdiennes qui confirme le diagnostic. Le dosage de la TSH
(Thyroid Stimulating Hormone) est le test de première intention. Si la TSH est anormale, le
dosage de la T4 libre (FT4) est effectué pour affiner le diagnostic.
Hypothyroïdie primaire patente (avérée) :
TSH élevée (en général > 10 mUI/l).
T4 libre basse.
Cette forme est associée à la présence de symptômes cliniques.
Hypothyroïdie primaire fruste (subclinique) :
TSH élevée (en général entre 4 et 10 mUI/l).
T4 libre dans les valeurs de référence du laboratoire.
Cette forme est souvent asymptomatique ou ne présente que des signes cliniques peu
spécifiques.
Hypothyroïdie centrale (secondaire ou tertiaire) :
TSH basse ou normale, voire légèrement élevée (mais inadaptée au contexte).
T4 libre basse.
Cette forme est plus rare et due à un problème au niveau de l’hypophyse ou de
l’hypothalamus.
2. SIGNES CLINIQUES
Les symptômes de l’hypothyroïdie sont nombreux et peu spécifiques, ce qui peut rendre le
diagnostic clinique difficile. Ils sont liés au ralentissement général du métabolisme. La
présence d’une combinaison de ces signes doit faire évoquer la pathologie.
Symptôme Generaux:
Asthénie (fatigue physique et intellectuelle) et somnolence.
Prise de poids modeste malgré une perte d'appétit.
Frilosité (intolérance au froid) due à une baisse de la température
corporelle.
Constipation.
Bradycardie (rythme cardiaque lent).
Signes cutanés et des phanères (cheveux, poils, ongles) :
Peau pâle, froide, sèche et squameuse.
Cheveux secs et cassants, avec une raréfaction des poils.
Ongles cassants.
Un myxœdème est souvent observé, caractérisé par une infiltration et un épaississement des
tissus, donnant un aspect gonflé au visage (surtout au niveau des paupières), aux mains et aux
pieds.
Signes neurologiques et musculaires :
Difficultés de concentration et perte de mémoire.
Crampes, douleurs musculaires (myalgies).
Syndrome du canal carpien.
DIAGNOSTIC ETHIOLOGIQUE
1. Hypothyroïdie primaire (la cause est dans la glande thyroïde)
C’est la forme la plus fréquente. La glande thyroïde ne produit pas
suffisamment d’hormones thyroïdiennes. La TSH est élevée en raison de
l’absence de rétrocontrôle négatif sur l’hypophyse.
Thyroïdite d’Hashimoto : C’est la cause la plus courante d’hypothyroïdie
dans les pays développés. Il s’agit d’une maladie auto-immune où le
système immunitaire attaque et détruit progressivement la thyroïde.
Hypothyroïdie congénitale : Cette maladie est présente dès la naissance.
Elle est dépistée systématiquement chez les nouveau-nés. Elle peut être
due à une malformation de la glande thyroïde (dysgénésie thyroïdienne)
ou à un trouble de l’hormonosynthèse.
. Hypothyroïdie centrale (la cause est dans l’hypophyse ou
l’hypothalamus)
Dans cette forme rare, le problème ne vient pas de la thyroïde elle-même,
mais de la régulation par l’hypophyse ou l’hypothalamus. La thyroïde est
saine mais n’est pas suffisamment stimulée. La TSH est souvent basse ou
normale malgré un faible taux d’hormones thyroïdiennes.
Causes : Tumeur de l’hypophyse ou de l’hypothalamus, traumatisme
crânien, radiothérapie cérébrale, maladies infiltrantes.
Démarche diagnostique
Le diagnostic étiologique commence par un dosage hormonal :
Dosage de la TSH et de la T4 libre :
Hypothyroïdie primaire : TSH élevée et T4 libre basse.
Hypothyroïdie centrale : TSH basse ou normale et T4 libre basse.
Recherche d’anticorps : En cas d’hypothyroïdie primaire, la recherche
d’anticorps anti-TPO permet de diagnostiquer une thyroïdite d’Hashimoto.
Anamnèse : Le médecin recherche des antécédents médicaux pertinents
(chirurgie thyroïdienne, radiothérapie, prise de médicaments, antécédents
familiaux de maladies auto-immunes).
Examen clinique : Il peut révéler un goitre (thyroïde augmentée de
volume), une atrophie de la thyroïde ou d’autres signes associés.
Imagerie : Une échographie thyroïdienne peut être réalisée pour évaluer
la taille et la structure de la glande.
TRAITEMENT DE SURVEILLANCE
Le traitement de l’hypothyroïdie par la lévothyroxine (comme le
Lévothyrox) nécessite une surveillance médicale rigoureuse pour s’assurer
de l’efficacité et de la bonne tolérance du traitement. L’objectif est de
maintenir le taux de TSH (Thyroid Stimulating Hormone) dans une
fourchette normale, évitant ainsi le sous-dosage (symptômes persistants)
ou le surdosage (symptômes d’hyperthyroïdie).
Voici les principales étapes et recommandations pour la surveillance de ce
traitement :
1. Phase d’ajustement de la posologie
Contrôle biologique : Après le début du traitement ou après chaque
modification de la dose, un contrôle de la TSH est réalisé.
Fréquence : Ce dosage a lieu généralement 4 à 8 semaines après le
changement de dose. Ce délai est nécessaire pour que la nouvelle
posologie atteigne un état d’équilibre dans l’organisme.
Objectif : Le médecin ajuste la dose de lévothyroxine jusqu’à ce que la
TSH se situe dans la zone de référence ciblée, généralement entre 0,5 et
2,5 mUI/L pour un adulte en bonne santé, mais cet objectif peut varier en
fonction de l’âge et des pathologies associées.
2. PHASE DE SURVEILLANCE AU LONG COURS
Contrôle annuel : Une fois la dose de lévothyroxine stabilisée et la TSH
dans les normes, un contrôle annuel est suffisant pour la plupart des
patients.
Surveillance clinique : Le médecin effectue un examen clinique pour
détecter d’éventuels symptômes de sous-dosage (fatigue, prise de poids,
frilosité) ou de surdosage (palpitations, tremblements, insomnie,
nervosité).
Situations particulières : La surveillance doit être plus fréquente en cas de
grossesse (contrôle de la TSH chaque mois au premier trimestre), de prise
de nouveaux médicaments ou de changement significatif de poids.
3. SIGNE DE SURDOSAGE
Un surdosage en lévothyroxine peut entraîner des symptômes
d’hyperthyroïdie. Si vous ressentez ces symptômes, il est important d’en
informer votre médecin :
Palpitations ou accélération du rythme cardiaque
Tremblements
Nervosité, agitation ou insomnie
Diarrhée
Amaigrissement rapide
4. INTERACTIONS ET BONNES PRATIQUES DE PRISE
Pour une absorption optimale de la lévothyroxine, il est cObjectif :
Le médecin ajuste la dose de lévothyroxine jusqu'à ce que la TSH se
situe dans la zone de référence ciblée, généralement entre 0,5 et
2,5 mUI/L pour un adulte en bonne santé, mais cet objectif peut
varier en fonction de l'âge et des pathologies associées.
2. Phase de surveillance au long cours
Contrôle annuel : Une fois la dose de lévothyroxine stabilisée et la
TSH dans les normes, un contrôle annuel est suffisant pour la
plupart des patients.
Surveillance clinique : Le médecin effectue un examen clinique
pour détecter d'éventuels symptômes de sous-dosage (fatigue, prise
de poids, frilosité) ou de surdosage (palpitations, tremblements,
insomnie, nervosité).
Situations particulières : La surveillance doit être plus fréquente
en cas de grossesse (contrôle de la TSH chaque mois au premier
trimestre), de prise de nouveaux médicaments ou de changement
significatif de poids.
3. SIGNES DE SURDOSAGE
Un surdosage en lévothyroxine peut entraîner des symptômes d'hyperthyroïdie. Si vous
ressentez ces symptômes, il est important d'en informer votre médecin :
Palpitations ou accélération du rythme cardiaque
Tremblements
Nervosité, agitation ou insomnie
Diarrhée
Amaigrissement rapide
4. Interactions et bonnes pratiques de prise
Pour une absorption optimale de la lévothyroxine, il est crucial de respecter certaines règles :
À jeun : Le comprimé doit être pris le matin, à jeun, avec un grand
verre d'eau, idéalement 30 minutes avant de manger.
Autres médicaments : Certains médicaments (sels de fer,
calcium, antiacides) et aliments (fibres, café, soja) peuvent
interférer avec l'absorption de la lévothyroxine. Il est recommandé
de les prendre au moins 2 heures avant ou après le traitement.
rucial de respecter certaines règles :
À jeun : Le comprimé doit être pris le matin, à jeun, avec un grand verre
d’eau, idéalement 30 minutes avant de manger.
Autres médicaments : Certains médicaments (sels de fer, calcium,
antiacides) et aliments (fibres, café, soja) peuvent interférer avec
l’absorption de la lévothyroxine. Il est recommandé de les prendre au
moins 2 heures avant ou après le traitement.
DIAGNOSTIC POSITIF ( HYPERTHYROÏDIE)
Diagnostic biologique
C’est l’étape la plus importante et la plus fiable pour confirmer le
diagnostic d’hyperthyroïdie.
TSH (Thyroid-Stimulating Hormone) : Le dosage de la TSH est le premier
examen à réaliser. Dans l’hyperthyroïdie, l’excès d’hormones
thyroïdiennes (T4 et T3) exerce un rétrocontrôle négatif sur l’hypophyse,
ce qui inhibe la production de TSH. Le résultat typique est donc une TSH
effondrée, c’est-à-dire inférieure à la normale (souvent < 0,1 mUI/L).
Hormones thyroïdiennes périphériques : Le dosage de la T4 libre
(thyroxine libre) et de la T3 libre (triiodothyronine libre) est réalisé en
deuxième intention, après la confirmation d’une TSH basse.
Dans l’hyperthyroïdie, on observe une augmentation de la T4 libre et/ou
de la T3 libre.
La confirmation d’un taux de T4 et/ou T3 libre élevé, associé à une TSH
basse, pose le diagnostic d’hyperthyroïdie.
Hyperthyroïdie subclinique : Il s’agit d’une forme débutante
d’hyperthyroïdie où seule la TSH est abaissée, tandis que la T4 et la T3
sont encore dans les normes. La surveillance de ces patients est
nécessaire, car ils peuvent évoluer vers une hyperthyroïdie franche.
2. Signes et symptômes cliniques
L’hyperthyroïdie se manifeste par un ensemble de symptômes liés à
l’accélération du métabolisme basal, mais ces signes peuvent varier d’un
patient à l’autre et ne sont pas spécifiques.
Symptômes cardiovasculaires :
Tachycardie (rythme cardiaque rapide).
Palpitations.
Fibrillation auriculaire (en particulier chez les personnes âgées).
Symptômes neurologiques et psychiques :
Nervosité, irritabilité, anxiété.
Tremblements fins des extrémités (tremblement des mains).
Insomnie.
Symptômes généraux :
Amaigrissement malgré un appétit conservé, voire augmenté.
Augmentation de la transpiration et intolérance à la chaleur.
Fatigue musculaire (myasthénie).
Signes thyroïdiens :
Goitre (augmentation du volume de la thyroïde) à l’examen clinique.
Symptômes oculaires (ophtalmopathie) : exophtalmie (yeux exorbités),
rétraction de la paupière. Ces signes sont caractéristiques de la maladie
de Basedow.
Autres symptômes :
Troubles digestifs (diarrhée).
Troubles du cycle menstruel chez la femme.
Chute de cheveux (alopécie).
DIAGNOSTIC ÉTIOLOGIQUE
L’hyperthyroïdie est classée selon son mécanisme :
Hyperthyroïdie par hyperfonctionnement thyroïdien : La thyroïde est
stimulée et produit un excès d’hormones.
Hyperthyroïdie par libération d’hormones préformées : Les hormones
stockées dans la thyroïde sont libérées massivement en raison d’une
destruction cellulaire (thyroïdite), sans hyperproduction.
Hyperthyroïdie iatrogène : Liée à la prise de médicaments.
3. Principales causes et leur diagnostic différentiel
a) Maladie de Basedow (ou maladie de Graves)
C’est la cause la plus fréquente d’hyperthyroïdie, en particulier chez les
jeunes femmes.
Mécanisme : Maladie auto-immune caractérisée par la production
d’anticorps (TRAb ou anticorps anti-récepteur de la TSH) qui stimulent la
thyroïde de manière continue.
Diagnostic :
Clinique : Présence d’un goitre diffus et homogène, et souvent de signes
extrathyroïdiens caractéristiques comme l’ophtalmopathie (exophtalmie,
yeux exorbités) et parfois un myxœdème prétibial.
Biologique : Le dosage des anticorps anti-récepteur de la TSH (TRAb) est
positif.
Scintigraphie thyroïdienne : Si elle est réalisée, elle montre une
hyperfixation diffuse et homogène de l’iode radioactif sur toute la
thyroïde, témoignant d’une activité accrue de l’ensemble de la glande.
b) Adénome toxique ou Goitre multinodulaire toxique
Mécanisme : Ce sont des nodules thyroïdiens qui produisent des hormones
de manière autonome, indépendamment de la régulation par la TSH. C’est
une cause plus fréquente chez les sujets âgés.
Diagnostic :
Clinique : Palpation d’un nodule ou d’un goitre multinodulaire à la
palpation du cou. Les signes d’ophtalmopathie sont absents.
Échographie : Confirme la présence d’un ou plusieurs nodules.
Scintigraphie thyroïdienne : C’est l’examen de référence. Elle met en
évidence une hyperfixation localisée au niveau du nodule (adénome
toxique) ou de plusieurs nodules (goitre multinodulaire toxique), tandis
que le reste du tissu thyroïdien est « éteint » (hypofixant) car inhibé par
les fortes concentrations d’hormones circulantes.
c) Thyroïdite subaiguë de De Quervain
Mécanisme : Inflammation de la thyroïde, souvent d’origine virale, qui
provoque la destruction des cellules thyroïdiennes et une libération
massive des hormones stockées.
Diagnostic :
Clinique : Forte douleur au niveau du cou, irradiant vers la mâchoire ou les
oreilles, associée à de la fièvre et à une thyroïde ferme et douloureuse à la
palpation.
Biologique : Absence d’anticorps anti-thyroïdiens (TRAb négatifs). Un
syndrome inflammatoire biologique est présent (VS et CRP élevées).
Scintigraphie thyroïdienne : Caractérisée par une fixation très faible, voire
nulle, de l’iode radioactif, car la thyroïde n’est pas en
hyperfonctionnement, mais en cours de destruction.
d) Causes iatrogènes ou autres
Excès d’iode : L’apport massif d’iode, via un médicament (amiodarone) ou
un produit de contraste iodé pour un examen d’imagerie, peut déclencher
une hyperthyroïdie. L’interrogatoire du patient (anamnèse) est essentiel.
Thyrotoxicose factice : Il s’agit d’une hyperthyroïdie due à la prise
volontaire et excessive d’hormones thyroïdiennes (lévothyroxine). La
scintigraphie montre une absence de fixation et le dosage de la
thyroglobuline est effondré, car la thyroïde est au repos.
Hyperthyroïdie d’origine centrale : Extrêmement rare, elle est due à une
tumeur hypophysaire sécrétant de la TSH. La TSH est alors élevée ou
normale, en contradiction avec des taux élevés de T4 et T3.