Cours Tec Gd
Cours Tec Gd
Filière
Génie Industriel
Professeur
Idriss EL OUAFA
Années Universitaires
2016-2017
2017-2018
2018-2019
2021-2022
Contenu
OBJECTIFS DU COURS 3
L’ARGUMENTATION 4
SAVOIR ARGUMENTER 5
QU’EST-CE QU’UN ARGUMENT ? 5
LES HYPOTHESES ET LES CONCLUSIONS 6
LA CONCLUSION DE L’ARGUMENTATION 9
QU’EST-CE QU’UN BON ARGUMENT ? 10
L’EXPRESSION ET LA COMMUNICATION ORALE : 12
ELEMENTS ET CARACTERISTIQUES DE LA COMMUNICATION ORALE 12
L’ORAL, UNE EXPRESSION BIEN SPECIALE 14
LA PRISE DE PAROLE EN PUBLIC 16
LES DIX CLES POUR REUSSIR SES PRISES DE PAROLES EN PUBLIC 17
ENCORE LE TRAC ? 27
UN REMEDE DOCTEUR ? 29
LA SOUTENANCE DE STAGE : 31
UTILISER DES SUPPORTS 35
LA PRÉ-AO (PRESENTATION ASSISTEE PAR ORDINATEUR) 39
LE TABLEAU ET LE PAPER-BOARD 40
L’ICONOGRAPHIE 41
LES ENREGISTREMENTS AUDIO-VISUELS 42
LES OBJETS 42
L’OCCUPATION DE L ’ESPACE 43
CONCLURE 45
BIBLIOGRAPHIE 47
2
Objectifs du cours
L’élève-ingénieur bénéficie d’une place de choix dans la société au sens
entrepreneurial et aussi au sens social. Cependant, son statut, sa posture et les enjeux
dont il est le principal levier exigent à ce qu’il réponde à certains critères de rigueur,
de savoir-faire et de savoir-être.
3
L’argumentation
4
Savoir argumenter
Savoir argumenter n’est pas un luxe, mais une nécessité. Le contraire, c’est-à-dire se
sentir dans l’incapacité technique ou psychologique d’argumenter, est l’une des
grandes sources récurrentes d’inégalités culturelles qui s’ajoutent aux inégalités
sociales et économiques.
Argumenter, c’est d’abord communiquer : nous sommes donc tous dans une situation
de communication qui implique, comme toute situation de ce type, des partenaires et
un message, une dynamique propre.
Argumenter n’est pas convaincre à tout prix, ce qui suppose une rupture avec la
manipulation, au sens où celle-ci n’est pas regardante sur les moyens de persuader.
Argumenter, c’est raisonner, proposer une opinion à des autres en leur donnant de
bonnes raisons d’y adhérer.
Le bon usage de l’argumentation implique une rupture avec les méthodes d’influence
coercitive.
L’activité argumentative retrace le long chemin parcouru à l’échelle du groupe ou à
celle de l’individu. C’est une rupture avec la violence physique, où le plus fort aura
toujours raison. Elle est remplacée par la capacité de faire de la rhétorique, des figures
stylistiques et des tournures phrastiques des moyens encore plus redoutables afin de
disputer toute forme de pouvoir, qu’il soit politique, économique ou moral.
Dans un monde où les frontières sont presque abolies, il devient de plus en plus urgent
et important de considérer l’argumentation non comme un luxe optionnel mais plutôt
comme le socle essentiel au contact et la communication. Elle est également un art
qui s’apprend et qui se transmet. Si les uns et les autres ne sont pas dotés des mêmes
prédispositions pour exceller dans cet exercice, il n’en demeure pas mois moins qu’il
existe des techniques et des méthodes pour l’apprendre, ce qui en fait un art à part
entière.
5
La structure de l’argument est très simple. Tout argument se compose de deux
éléments essentiels :
Ces deux éléments portent des noms particuliers. On appelle l’affirmation centrale ou
le point de vue d’un argument la conclusion, les raisons qui appuient le point de vue,
les hypothèses de l’argument.
Conclusion
Hypothèses
Tout argument doit reposer sur une hypothèse (une raison) au moins. Sinon, on ne
parlera pas d’argument mais d’affirmation.
1 Composer un argument :
6
décisions tout seuls. Au bout de dix mois, le résultat est toutefois décevant : de
nombreuses décisions importantes ne sont pas prises par les collaborateurs et la
responsabilité incombe de nouveau aux dirigeants.
Mehdi : « Notre idée de donner plus de responsabilités aux employés ne semble pas
fonctionner. »
Sarah : « Je pense que les employés n’osent pas prendre des responsabilités, car ils
ont peur d’avoir trop de liberté. »
Sarah : « Accepter des responsabilités, c’est avoir la liberté de prendre des décisions.
Or qui dit décisions, dit risque d’erreur. Lorsqu’on prend une décision, on peut toujours
se tromper. Et qui dit erreur dit aussi exposition à des sanctions. Nos collaborateurs
craignent précisément les sanctions. »
7
1ère Hypothèse La crise financière a rendu les gens méfiants
Il n’y a pas de nombre défini d’hypothèses pour un argument. Toutefois, la plupart des
arguments du quotidien reposent généralement sur deux ou trois hypothèses
maximum.
Pour savoir si un propos est plutôt une hypothèse ou une conclusion, tout dépend du
rôle joué par le propos dans l’argument. Dans l’exemple de Sara (les collaborateurs
ont peur d’avoir trop de liberté) est une hypothèse.
Il sert à justifier l’argument qui appuie la conclusion selon laquelle les collaborateurs
ont peur des responsabilités. Lorsque Mehdi cherche à en savoir plus, Sara justifie de
nouveau son propos. Celui-ci devient ainsi la conclusion d’un deuxième argument.
Voilà à quoi ressemble ce dernier :
Cet argument est relativement complexe, car il repose sur quatre hypothèses. Mehdi
pourrait parfaitement considérer certaines de ces hypothèses comme non recevables,
par exemple la troisième. Dans ce cas, Sara pourrait se trouver contrainte de justifier
son propos selon le quel « faire une erreur signifie généralement être exposé à une
sanction ».
8
La conclusion de l’argumentation
Quand l’argumentation est considérée comme terminée ? Cette question s’impose, car
les la recherche d’arguments peut sembler sans fin. L’argumentation peut, en effet,
être considérée comme achevée lorsque nous trouvons des raisons qui sont
acceptées par notre interlocuteur, des raisons qu’il approuve.
Ce postulat nous montre que dans nos argumentations du quotidien, ce n’est pas lé
vérité objective qui constitue la caractéristique principale d’un argument, mais son
acceptation par l’interlocuteur. Il est très courant d’accepter un argument, bien que les
hypothèses qui l’appuient ne soient pas vraies, objectivement considérées. Lorsque
l’interlocuteur accepte les raisons évoquées, cela signifie que l’argumentation est
terminée. Vu sous cet angle, on peut dire qu’un argument est valable lorsque
l’interlocuteur accepte les raisons qui appuient la conclusion.
9
Les collaborateurs ont peur des
responsabilités
Les
Assumer des
Faire une erreur collaborateurs ont
responsabilités Les décisions
signifie s’exposer peur des
signifie avoir de la impliquent un
à des sanctions éventuelles
liberté de prendre risque d’erreurs
négatives sanctions
des décisions
négatives
On entend par argument tout propos se composant d’une conclusion et d’au moins
une hypothèse et qui a du succès. Le terme succès est très vague et mérite une brève
mise au point. Comme il s’agit en premier lieu de situations de persuasion, nous
employons des arguments pour convaincre les autres ; nous pouvons ainsi mesurer le
succès d’un argument à son pourvoir de persuasion.
Pour évaluer les dimensions de succès d’un argument, on peut examiner comment il
est possible de le démontrer. Il existe deux possibilités principales.
10
Premièrement, une ou plusieurs des hypothèses évoquées sont fausses ou
inacceptables. L’argument est rejeté, car les hypothèses ne peuvent pas être
considérées comme valables. Un argument dont les hypothèses sont manifestement
fausses ou inacceptables ne pourra pas convaincre.
Exemple
Exemple
11
L’expression et la communication orale :
12
- Psychologique (absence d’attention, éléments passionnels brouillant le
message, etc.)
Le feed-back (rétroaction)
13
L’oral, une expression bien spéciale
Savoir s’exprimer, savoir écouter, pour communiquer vraiment, est à la portée de tous.
Mais c’est un art qui suppose souvent un apprentissage dont l’éducation et l’école ne
nous donnent pas toues les clés. Voici donc quelques conseils pour vous aider à établir
une communication plus fructueuse aussi dans votre vie de tous les jours que lors d’un
entretien de recrutement ou d’une intervention en public.
Selon les mots que vous utilisez, la manière de construire vos phrases, les petites
remarques que vous rajoutez, l’air de rien ce que vous voulez dire sera perçu de façon
totalement différente. Si vous dites que vous êtes « efficace et dynamique » mais que
vous noyez votre interlocuteur sous un flot de paroles creuses, celui-ci retiendra que
vous êtes bavard et peu clair. Si vous demandez un service à un ami en lui disant
« j’aurais un service à te demander, mais je suis sûr que tu vas me dire que tu es
débordé… », vous glissez sur le terrain des reproches au lieu de formuler tout
simplement votre demande, « Peux-tu me rendre un service ? », sans exprimer un
jugement a priori sur l’autre. Entraînez-vous à éliminer de vos paroles tout ce qui
« pollue » votre discours.
14
Exprimez-vous par des phrases coutres. Employez des mots simples, précis et
concrets. Utilisez de préférence des verbes, et des verbes d’action, plutôt que des
substantifs (dites « le marché évolue », plutôt que « le marché est en évolution »).
L’oral n’aime pas les phrases compliquées et trop longues, les formulations négatives,
les cascades de verbes, les mots savants, les termes abstraits ou trop techniques.
Fuyez autant que possible les verbes au passé simple, au conditionnel ou au subjonctif
imparfait. Utilisez de préférence le présent ou, s’il le faut, l’impératif, l’imparfait ou le
passé composé.
Parlez distinctement
Parlez assez fort et lentement. Articulez convenablement. Si l’on vous dit « je n’ai pas
bien entendu, qu’est-ce que tu dis ? » faites un véritable effort pour mieux articuler ou
parler plus fort. Ne vous contentez pas de répéter les choses sur le même ton ou en
avalant toujours les mots. Ne parlez pas la bouche pleine ni un chewing-gum ou une
cigarette à la bouche, ce qui non seulement est impoli, mais qui rend aussi plus difficile
la compréhension de ce que vous dites.
Impliquez-vous
Apprenez à dire « je » pour exprimer vos sentiments, vos émotions, votre avis plutôt
que de parler à la place de l’autre ou de façon vague et générale en employant des
« on », « nous », « vous ». Votre message sera ainsi plus clair et plus précis. Il en
révélera davantage sur vous et sera plus respectueux des autres, ce qui facilitera la
communication.
Au lieu de dire « C’est affreux, cette peinture… », dites plutôt « je n’aime pas ce genre
de peinture ». Ou encore, ne dites pas « Vous m’avez mal compris » mais dites plutôt
« Je veux dire que … » Au lieu de dire « Tu n’as pas soif », dans l’espoir que l’autre
ira vous chercher à boire, demandez
15
La prise de parole en
public
16
Les dix clés pour réussir ses prises de paroles en public
17
Le trac [appelé aussi stress sans que cette appellation soit justifiée] implique la
réduction de nos moyens, ou à nous convaincre que nous allons les perdre, ce qui est
la meilleure façon de les perdre.
Préparer son intervention, c’est réduire les risque, la part laissée au hasard et/ou à
l’improvisation.
La préparation permet de vous projeter dans la future situation de communication que
va constituer votre intervention et de recenser les hypothèses de situations auxquelles
vous serez confronté.
« Par rapport à l’oral, je n’ai vraiment aucun problème. Je sais que je passe
bien, je suis tonique et convaincante. Mais cela m’a joué un sale tour une fois :
je devais faire une présentation commerciale devant un client et je l’ai pris par-
dessus la jambe. Je ne l’avais pas préparée. Et je me suis fait ramasser par
le client, qui m’a dit que, même si je parlais bien, je devais préparer mes
présentations et m’adapter à mon public. Il avait raison et je ne l’ai jamais
oublié. Depuis, je prépare à chaque fois ! » Responsable commerciale.
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5- Être Maître de son sujet :
L’intervention orale ne se prête guère à l’improvisation. Une grande partie de votre
réussite à ce type d’exercice découlera de votre capacité à devenir, à vos propres yeux
d’abord, mais aux yeux de votre public surtout, un spécialiste du domaine que vous
abordez. C’est à vous de faire vos preuves et de permettre qu’il vous l’accorde.
Il va donc falloir faire travailler votre sujet pour en imprégner, le posséder. Mais cette
progressive maîtrise de votre sujet ne doit pas vous amener à oublier le premier
commandement « à la place de ton auditoire tu te mettras ». Veillez donc à vous mettre
à portée d’un public qui sera composé plus ou moins de non spécialistes.
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7- Maitriser votre voix :
Votre voix est complémentaire de votre corps et de vos gestes. Votre corps apporte
l’image, votre voix le son. Les deux sont indissociables.
Votre objectif est de faire adhérer votre auditoire à vos propos. Il vous faudra donc
travailler votre voix, vous entrainer sur différents plans clés détaillés ci-dessous :
7.1. LE PHRASÉ
Essentiellement utilisé dans le domaine de la musique, le phrasé délimite et articule le
discours musical en unités signifiantes plus ou moins closes, à la manière de la
ponctuation dans un texte. Il peut être fondé sur l'observation et l'analyse de facteurs
structurels tels que motifs rythmiques et métriques, éléments mélodiques et
dynamiques, harmonie (la fin d'une phrase coïncide souvent avec une cadence),
variations de sonorité ou de tonalité.
7.2. LA DICTION
Appelée aussi articulation, c’est la prononciation correcte des consonnes, des syllabes
et des diphtongues. Chaque phrase doit exister du début à la fin : de son attaque à sa
finale, en passant par toutes les syllabes intermédiaires.
7.3. LE RYTHME
Le rythme dans ce contexte ne veut pas dire la percussion et n’a rien à voir avec la
cadence. Il s’agit ici des différentes variations en hauteur (lourdeur et légèreté, gravité
et volatilité) et en mélodie. Les changements de rythme donnent à la prise de parole
sa musicalité et évitent la monotonie. Il faut varier les rythmes pour donner de la vie à
sa prestation et éviter le risque de la parole monocorde.
20
Vous pouvez vous arrêter où vous voulez dans une phrase.
Le silence paraît toujours plus long à l'orateur qu'à celui qui l'écoute, ce qui ne doit pas
vous effrayer ni déstabiliser votre confiance en vous. Prenez votre temps.
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LA VOIX : c’est un terme générique qui englobe plusieurs variantes dont la maitrise le
bon usage rendent l’orateur plus percutant et redoutablement efficace :
Le timbre
Selon les individus, le timbre de voix sera très différent. Comme la famille des violons,
il y a autant de tailles que de timbres de son. Certes la forme d’un violon, d’un alto ou
d’une contrebasse est la même, mais leurs timbres de voix/son sont foncièrement
différents. Chacun trouve sa raison d’être selon les besoins du compositeur et des
sens musicaux qu’il aspire véhiculer.
Le timbre, tout comme les empreintes digitales, est propre à chacun et ne varie pas. Il
est très utile à un orateur de bien placer sa voix, c'est-à-dire, entre autres, de bien la
timbrer. Au-delà du timbre, la voix se caractérise aussi par :
L'intonation
C'est le mouvement mélodique de la voix, caractérisé par des variations de hauteur.
Comme en musique, il faut trouver sa partition et jouer sur des notes différentes.
Le débit
C'est le nombre de mots à la minute ou par seconde. Le débit peut facilement être
confondu avec la vitesse. Celle-ci désigne davantage le déplacement entre deux
points A et B. Il s’agit de la distance parcourue en une unité de temps donnée (km/h).
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Attention, la plupart des orateurs parlent trop vite. Entraînez-vous à étirer le temps de
votre intervention : 20 % en plus et vous allez gagner en impact.
Pour cela :
• Il faut respirer entre les phrases, dans les phrases et faire des pauses pour
reprendre votre souffle
• ... Et laisser le public respirer lui aussi.
• Comme en musique, le silence s'inscrit dans la partition.
• Attention, le trac provoque souvent une accélération du débit, il faut être vigilant
sur ce point.
La respiration
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Il y a trois grands types de respirations :
Claviculaire
Gonflement de la cage thoracique et élévation des épaules. C'est la respiration dite
« haute, celle que nous utilisons quand on nous dit de respirer « à fond » chez le
médecin. Elle peut bloquer la voix et générer du stress.
Thoracique
Ouverture de la cage thoracique par l’élargissement des côtes et le gonflement de la
poitrine.
C'est la respiration la plus connue, utilisée par la plupart des sportifs amateurs. Elle ne
sera pas d’une grande efficacité.
C'est la respiration idéale pour la voix chantée et parlée. Elle permet en plus de gérer
le stress.
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8- Répéter, répéter et encore répéter :
La prestation orale ne s’improvise pas. Le bon orateur ne pas le risque d’être
surpris, hésitant ou déstabilisé. Il met toutes les chances de son côté. La répétition a
pour objectif de vous permettre de vous approprier votre discours, de vous le faire
ressentir, de réduire les zones et les facteurs de stress. Répéter, c’est faire un saut
vers l’inconnu pour en éclaircir les côtés sobres et le rendre un peu moins inconnu.
Répéter, c’est nous rassurer.
« Si quelqu’un est nul à l’oral, c’est bien moi. J’ai toujours cherché à
éviter les exposés et ai toujours eu des notes faibles à l’oral. Depuis
quelques mois, je prends des cours d’expression orale, volontairement,
parce que j’ai compris que c’était important pour moi. Et cela va déjà
bien mieux. Mes amis et ma famille l’ont remarqué, ce que qui
m’encourage à continuer. » Etudiante en sciences économiques.
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Parler bien ne signifie pas systématiquement parler aisément. Soyez vous-même.
Pour réussir vos prises de parole, il vivre ce que vous dites. La perception de votre
message passera par la perception que votre public aura de vous.
Les meilleurs orateurs, c’est-à-dire les plus efficaces sont ceux dont on se souvient du
message, ceux qui ont mis d’eux-mêmes dans leur présentation, ceux qui ont mis
quelque chose d’eux, de leurs convictions, de leurs croyances, de leurs envies. Ceux
qui étaient eux-mêmes.
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Encore le trac ?
Plutôt vous préparez, mieux vaut. Nous préparer, c’est nous rassurer. Voici comment
l’orateur peu préparé ou ayant négligé cette phase peut se trouver face à la
désescalade qui en ferait la risée du public, outre le sentiment désagréable de se sentir
rabaissé.
Le trac n’est pas l’apanage du néophyte de la parole en public. Il apparaît dès que
nous anticipons une situation et la considérons comme désagréable ou inconfortable.
Ce qui gène dans l’exercice de parler en public, ce n’est pas tant de parler, mais plutôt
d’être regardé et par là même d’être jugé.
Il faut admettre que chaque prise de parole suscitera un jugement de la part des
« autres ». Mais encore faut-il préciser que ces « autres » ne sont pas mal disposés à
votre égard. En un mot, ils n’ont rien contre vous (sauf cas exceptionnels), et ils se
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sont déplacés pour vous écouter. A priori, il est de votre responsabilité d’orienter leur
jugement et que ce jugement ne dépend que de votre prestation après tout.
Le trac est essentiel à la réussite de votre prise de parole. Oui vous avez bien lu ! Pire,
le trac est votre ami. Si je dois imager cette idée, je dirai que le trac est, pour la réussite
de la prise de parole en public, ce que l’air chaud à une montgolfière. Et oui, en
l’absence de cette flamme le ballon ne décollera pas du sol. Mais en revanche, s’il
n’est pas circonscrit et maîtrisé, il risque de tout griller.
Apprivoisez donc votre peur et circonscrivez-la en la transformant en une
énergie qui va propulser vos propos et donner de l’allant à vos idées, vos gestes et
vos projections futures.
Vous n’êtes pas seul à éprouver ce sentiment. Votre cas n’est ni grave, ni
unique.
Enfin, ne visez pas la perfection sans oublier que vous devez rester performant et
professionnel. Relativisez et n’oubliez pas que l’angoisse qui vous ronge provient
d’une surestimation que vous vous créer. Il ne s’agit pas non plus de sous-estimer
l’enjeu mais de mettre à sa juste place.
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Un remède docteur ?
On ne le dira jamais assez : Répétez, Répétez et encore répétez. Plus vous répéter,
plus vous êtes en confiance. Plus tôt vous commencez vos répétitions, plus vous aurez
le temps de parfaire votre intervention d’en peaufiner les détails, les moindres
articulations et les virages les plus difficiles à négocier. Cela vous procurera le
sentiment de maîtriser votre sujet et réduira les sensations de peur pour les remplacer
par celles de confiance et de rassurance.
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4- le débit : la vitesse est l’ennemi de la compréhension.
5- l’articulation : donnez de la clarté à l’élocution. Vous contribuez ainsi au
confort de votre auditoire et du coup à son adhésion à vos propos.
6- les silences : le silence est la condition de la parole. Le silence est une
arme fatale dans toute prise de parole en public, mais c’est une arme encore
méconnue et souvent fait peur. Quand elle est utilisée à bon escient, elle
peut être plus efficace que la parole.
La meilleure position pour parler en public est debout.
Les règles d’énonciation ne peuvent pas être modifiées pendant le déroulement
du discours.
On ne s’habille pas comme on le veut, mais comme le veut l’auditoire, le groupe,
les membres d’un jury, les circonstances.
Les deux objectifs de l’orateur :
1- Etre compris.
2- Convaincre son public (lui plaire).
On ne dit pas la même chose de la même façon à deux personnes différentes.
Quel que soit le sujet que vous abordez, efforcez-vous de le traiter dans le
temps le plus court possible. La longueur idéale : ni trop, ni peu.
Attention au PowerPoint : annoncez votre travail et introduisez-le en toute
circonstance. Il ne faut pas que cet outil « magique » vous fasse perdre la
théâtralité de votre discours. Certes il y a votre travail, mais il y a vous d’bord.
Pour emporter l’adhésion de votre public, le meilleur moyen est de fournir un
exemple bien choisi.
Face à une autorité, chacun se sent comme un enfant sans défense devant son
père.
30
La soutenance de stage :
31
On peut, dans l’ordre chronologique, dégager cinq étapes (dont trois fondamentales)
dans
la structure d’une bonne introduction :
32
Objectifs Conseils
Moment central de
l’introduction, la présentation Accompagner
du sujet doit être claire et éventuellement cette
précise. Dans le cas d’un présentation du sujet d’un
3. Cadrer le propos
rapport de stage, par premier support visuel.
exemple, on rappelle le nom Celui-ci équivaut à la
de l’entreprise, la nature, les couverture d’un écrit.
dates et lieux du stage.
33
Exercice :
34
UTILISER DES SUPPORTS
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Principaux supports
1. Les transparents
(vidéoprojecteur)
3. Le tableau
DÉMONTRER
4. La paper-board tableau-papier
5. L’iconographie
(photographies, affiches)
ILLUSTRER
6. Les enregistrements audio et/ou vidéo Rendre réel ce que l’on dit
7. Les objets
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I. Les transparents :
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❖ en suivant une démarche méthodique pour les transparents graphiques ou
schématiques :
Annonce de l’idée
Description du transparent
Projecteur allumé
Analyse du document
Bilan
38
LA PRÉ-AO (Présentation assistée par
Ordinateur)
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Si elle donne un caractère professionnel à votre prestation, la présentation assistée
par ordinateur nécessite néanmoins de l’entraînement. En outre, se contenter de lire
le texte de votre diaporama serait d’un effet calamiteux car excessivement ennuyeux !
Le tableau et le paper-board
40
L’iconographie
41
Les enregistrements audio-visuels
Les objets
42
L’occupation de l’espace
La configuration que vous allez faire de votre espace va ainsi conditionner vos
déplacements mais aussi l’intérêt et le poids de votre regard. Vos gestes aussi seront
grandement influencés par l’aménagement de l’espace que vous aurez choisi.
Une bonne configuration est celle qui permettra au public de tout voir, sachant qu’il
vous faut demeurer au centre de l’espace ; il faut éviter autant les déplacements
intempestifs qu’une posture figée. Tout en privilégiant une position centrale, on peut
se déplacer de manière signifiante :
en se rapprochant des supports lors de leur utilisation.
en évitant de sortir de l’espace qui nous incombe.
Exceptionnellement, si l’on décide de s’asseoir à un moment donné, ce n’est pas par
lassitude mais bien pour inviter le public à une réflexion approfondie ou parce qu’on
vous y a invité(e) avant de répondre aux questions.
Aussi, le meilleur agencement est celui qui vous donnera l’occasion d’adopter un
regard circulaire dirigé alternativement vers les membres du public.
43
Maintenant vous y êtes ! Il faut introduire et mettre en pratique tous les enseignements
vus plus haut. Comme « la première impression est toujours bonne surtout quand elle
est mauvais » et étant donné que « vous n’aurez pas une seconde chance pour faire
une bonne première impression », l’introduction devient une arme à utiliser le plus
efficacement possible. Un exercice profitable consiste à apprendre son introduction
par cœur pour pouvoir la déclamer de manière naturelle. Ce qui suppose :
D’utiliser de phrases courtes ;
De mettre en œuvre de quelques silences significatifs (voir supra)
Si possible, de s’enregistrer pour s’évaluer.
44
Conclure
Objectifs Conseils
méthodologiques voire
éthiques.
Exercice
45
Exercice :
Repérer les étapes de cette conclusion méthodique d’une soutenance de rapport de
stage.
46
Bibliographie
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