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Processus de Poisson

Le processus de Poisson est un modèle de comptage à temps continu qui décrit des événements rares sur des intervalles de temps. Il est caractérisé par des accroissements stationnaires et indépendants, et sa loi de probabilité est donnée par Pn(t) = e^(-λt)(λt)^n/n!. Ce modèle est largement utilisé pour modéliser des phénomènes tels que les appels entrants dans un central téléphonique.

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Processus de Poisson

Le processus de Poisson est un modèle de comptage à temps continu qui décrit des événements rares sur des intervalles de temps. Il est caractérisé par des accroissements stationnaires et indépendants, et sa loi de probabilité est donnée par Pn(t) = e^(-λt)(λt)^n/n!. Ce modèle est largement utilisé pour modéliser des phénomènes tels que les appels entrants dans un central téléphonique.

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Processus de poisson

Processus de poisson

0.1 Introduction

Le processus de Poisson est un processus de comptage à temps continu ; ainsi à tout

instant t il associe une variable aléatoire Nt qui compte les évènements apparus entre
l’origine des temps et t. Le nombre d’appels sur une ligne téléphonique entre t0 et

t0 + t, le nombre de noyaux atomiques désintégrés dans un corps radioactif entre t0

et t0 + t, ou l’entrée d’un service public tel qu’un guichet d’un magasin donnent une

idée du processus de Poisson.

0.2 Construction du Processus

Considérons un processus aléatoires (Xt )t∈R+

Definition 0.2.1. La variable aléatoire Xt − Xs est dite accroissement du processus


sur l’intervalle ]s, t].

Definition 0.2.2. Un processus est dit à accroissements indépendants si dans des

intervalles quelconques disjoints ]t0 , t1 ], ]t2 , t3 ], . . . , ]tn−1 , tn ] les accroissements (Xt1 −


Xt0 ), (Xt3 − Xt2 ), . . . , (Xtn − Xtn−1 ) sont des variables aléatoires indépendantes.

1
2

Definition 0.2.3. On dit que le processus (Xt )t∈R+ est un processus à accroissements
stationnaires lorsque la loi de probabilité de l’accroissement sur un intervalle depend
seulement de la longueur de l’intervalle, c’est-à-dire : pout tout t ∈ R+, Xt+s − Xt
est de même loi que Xs − X0

Considérons un processus aléatoires (Nt )t∈R+ à valeurs entières positives

Definition 0.2.4. On dit que (Nt )t∈R+ est un processus de Poisson de paramètre λ
si (Nt )t∈R+ est un processus aléatoire à accroissements stationnaires et indépendants,

vérifiant :

1. P (N (t + h) − N (t) = 1) = λh + o(h)

2. P (N (t + h) − N (t) = 0) = 1 − λh + o(h)

3. P (N (t + h) − N (t) > 1) = o(h)

Ces trois dernières conditions forment la propriété dite des événements rares.

Le processus de poisson est un processus à accroissement indépendants, c’est-à-dire,

les nombres d’événements dans des intervalles de temps disjoints sont indépendants.

0.3 La loi de probabilité du processus

Posons Pn (t) = P (N (t) = n), la probabilité que n événements arrivent dans un


intervalle de temps de longueur t. Notre but maintenant est de démontrer que

e−λt (λt)n
Pn (t) =
n!

On prouve ce résultat par récurrence. Pour n = 0, on a


3

P0 (t + h) = P (N (t) = 0 et N (t + h) − N (t) = 0).

Comme N (t) est un processus stationnaire et à accroissements indépendants,

P0 (t + h) = P (N (t) = 0).P (N (t + h) − N (t) = 0) = P0 (t).P0 (h)

Par la propriété 2 de la définition du processus du Poisson, on a

P0 (t + h) = P0 (t).(1 − λh + o(h)).

Par conséquent, pour h > 0,

P0 (t + h) − P0 (t) o(h)
= −λP0 (t) +
h h

Laissant h → 0, nous obtenons une équation différentielle ordinaire

dP0 (t)
= −λP0 (t)
dt

Sa solution est
P0 (t) = exp(−λt),

en remarquant que la condition initiale est P0 (0) = 1. Soit n > 1 un entier arbitraire,
et supposons que le résultat que l’on cherche à prouver soit vrai pour n−1, c’est-à-dire,

(λt)n−1
Pn−1 (t) = exp(−λt),
(n − 1)!

On va démontrer, dans ce qui suit, que le résultat reste aussi vrai à l’ordre n :
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Pn (t + h) est la réunion de trois événements incompatibles A1 , A2 et A3

A1 = {N (t) = n et N (t + h) − N (t) = 0}

A2 = {N (t) = n − 1 et N (t + h) − N (t) = 1}

A3 = {N (t) < n − 1 et N (t + h) − N (t) > 1}

Comme N (t) est un processus stationnaire et à accroissements indépendants,

Pn (t+h) = P (N (t) = n).P (N (h) = 0)+P (N (t) = n−1).P (N (h) = 1)+P (N (t) < n−1).P (N (h)

Par les propriétés 1, 2 et 3 de la définition du processus du Poisson:

Pn (t + h) = Pn (t).P0 (h) + Pn−1 (t).P1 (h) + 0(h),

donc, pour h > 0,

Pn (t + h) − Pn (t) o(h)
= −λPn (t) + λPn−1 (t) +
h h

et en prenant la limite quand h → 0, on arrive à :

dPn (t)
= −λPn (t) + λPn−1 (t)
dt

En remplaçant Pn−1 (t) par sa valeur de l’hypothèse de récurrence et en résolvant


l’équation différentielle, on obtient le résultat.
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0.4 Application du processus de Poisson : Les ar-

rivées d’appels à un central téléphonique

Un modèle important d’arrivée des appels est le processus de Poisson : ce modèle est
correctement vérifié si le processus d’arrivée des appels est constitué d’un ensemble de
processus ponctuels indépendants entre eux et de comportement identiques au cours
du temps ; c’est l’hypothèse couramment avancée à l’entrée des centraux et des grands

réseaux de télécommunications lorsqu’on peut négliger les renouvellements d’appels.

Les hypothèses d’un tel processus sont les suivantes : considérons un intervalle de
temps [t0 , t0 + t], compté à partir d’une origine t0 arbitraire. On se propose de

déterminer la probabilité Pn (t) que n appels se produisent pendant le temps t sachant


que :

1. Pn (t) ne dépend pas de l’origine des temps.

2. La probabilité qu’un appel se produise pendant le temps dt est proportionnelle


à dt

3. la probabilité qu’un appel se produise plus d’une fois pendant dt est pratique-
ment nulle (l’on exclut l’accumulation d’appels en un temps très court). Soit
:

P1 (dt) = λdt

P2 (dt) = P3 (dt) = . . . Pn (dt) = 0

4. Si I1 et I2 sont des intervalles de temps disjoints ; les deux événements : A =


{k appels se produisent pendant I1 } B = {l appels se produisent pendant I2 }
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sont deux événements indépendants

On désire calculer Pn (t) ;

1. Montrer que
P0 (dt) = 1 − λdt

P0 (t + dt) = (1 − λdt)P0 (t)

Pn (t + dt) = (1 − λdt)Pn (t) + λdtPn−1 (t) pour n ̸= 0

2. Montrer que
dPn (t)
= λ(Pn−1 (t) − λPn (t))
dt

3. On pose Pt (z) la fonction génératrice de Pn (t), montrer que

dPt (z)
= λ(z −1 − 1)Pt (z)
dt

e−λt (λt)n
4. Déduire que Pn (t) = n!

5. Déterminer la loi de probabilité de la variable aléatoire X représentant la durée

écoulé entre 2 appels.

6. Calculer son espérance mathématique. Conclusion

Exercice
Soit X(t) un processus aléatoire défini de la manière suivante :

1. Il ne prend que deux valeurs 0 ou 1.


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2. Les instants de transition suivent une loi de poisson. Ainsi la probabilité d’avoir
ntransitions pendant le temps t est donnée par :

e−λt (λt)n
Pn (t) =
n

où λ > 0 est le nombre moyen de transition par unité de temps.

A l’origine le processus vaut 0 avec la probabilité p et 1 avec la probabilité 1 − p.

1. Calculer E(X(t))

2. A quelle condition E(X(t)) est-il indépendant de t.

3. On suppose que la condition précédente est remplie, Calculer E(X(t)X(t+)).

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