DS5 PCSI
DS5
Samedi 14 février 2026
Durée 4h
Vous n'êtes pas autorisé à quitter la salle avant la n du temps. Vous apporterez un soin particulier à la présentation
de votre copie, ainsi qu'à la rédaction et présentation des résultats.
1 Ondes stationnaires sur une corde de guitare (d'après Banque PT)
Une corde de guitare de longueur L est xée à ses deux extrémités. La corde est considérée comme étant sans
épaisseur, inextensible et sans raideur, et on note µ sa masse linéique (masse par unité de longueur). Les frottements
ainsi que le poids sont négligés devant la force de tension T , qui est supposée être la même tout au long de la corde.
1. Célérité le long de la corde
La célérité c des ondes de déformation sur la corde est fonction de la tension T de la corde, homogène à une force,
et de sa masse linéique µ. Par le biais d'une analyse dimensionnelle, établir la relation qui donne c en fonction de
T et µ. On supposera que l'éventuelle constante adimensionnée qui pourrait apparaître dans l'expression trouvée
vaut 1.
2. Ondes stationnaire sur la corde
Initialement la corde est horizontale et au repos. On l'écarte localement de cette position en la grattant avec un
doigt, puis on la laisse évoluer librement : une onde stationnaire apparaît alors, pour laquelle on cherche une
expression de la forme z(x, t) = Z cos(ωt + ϕ) cos(kx + ψ), avec ω = kc.
(a) La corde étant xe en 0 et L, monter que ω ne peut prendre qu'une série de valeurs discrètes ω , dites
0
pulsations propres, avec n entier positif. Exprimer ω en fonction de L, n et c.
n
(b) A chaque valeur de n correspond un mode propre de vibration. Le mode n = 1 est appelé mode fondamental.
n
Les modes correspondant à n supérieur à 1 sont les harmoniques de rang n. Exprimer l'élongation z(x, t)
correspondant à l'harmonique de rang n, en fonction de son amplitude A , de la phase à l'origine du cosinus
à variation temporelle ϕ , de la pulsation ω du fondamental, ainsi que de x, L, n et t. Quelle est alors la
n
relation entre la longueur L de la corde et la longueur d'onde λ dans ce mode?
n 1
(c) Donner les positions des ventres et des n÷uds de vibration dans le mode de rang n. Combien de n÷uds et
n
de ventres comporte ce mode de vibration?
(d) Donner l'allure des positions extrêmes de la corde dans les modes de vibration correspondant au fondamental
et aux deux premiers harmoniques. Donner leur longueur d'onde respective et préciser la position des n÷uds
et des ventres.
3. Accordage de la guitare
Une guitare électrique comporte six cordes en acier. Le tableau ci-dessous fournit pour chaque corde la valeur
de sa fréquence fondamentale, lorsque la guitare est accordée, ainsi que son diamètre.
Corde n 1 2 3 4 5 6
Fréquence du fondamentale (Hz) 82,5 110 147 196 247 330
°
Diamètre (mm) 1,22 0,89 0,70 0,55 0,35 0,25
Toutes les cordes ont une longueur L = 0, 63 m et une masse volumique ρ = 7, 80 .10 kg/m .
3 3
(a) Déterminer la norme de la tension d'une corde T en fonction de ρ, π, d, L et de la fréquence ν du mode
fondamental.
1
(b) Calculer numériquement les tensions nécessaires pour que la guitare soit accordée. (on présentera les résul-
tats sous forme de tableau).
(c) Comparer à la tension usuelle d'un cordage de raquette de tennis, qui est de "25 kg" (c'est-à-dire égale au
poids d'une masse de 25 kg).
1
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2 Bille dans une piste cylindrique
Une piste cylindrique de rayon R est xe dans le référentiel terrestre galiléen R rapporté au repère {O, ⃗u , ⃗u , ⃗u }
T x y z
Un objet ponctuel S, de masse m, glisse sans frottement
à l'intérieur de cette piste. S est repéré par ses coordon-
nées polaires (R, θ).
L'action⃗ de la piste, sans frottement, se traduit par une
force N , de module N, normale à la piste.
On raisonne dans le référentiel R , mais tous les vec-
,
T
teurs seront exprimés dans la base cylindrique
unitaire orthonormée directe : B = (⃗u , ⃗u , ⃗u ).
A la date t = 0, S est sur la piste en θ < 0 et est lâché
c r θ y
sans vitesse.
0
Les données sont : m, R, θ et l'intensité de la pesanteur g.
0
2.1 Sans frottement
1. Exprimer, dans la base B , la vitesse ⃗v et l'accélération ⃗a de S.
2. Par application du principe fondamental de la dynamique, trouver deux relations liant les données, N , θ et ses
c
dérivées temporelles.
3. Déterminer, en fonction de θ et des données, l'énergie potentielle de pesanteur E (on posera E = 0 lorsque
θ = ).
p p
π
4. Exprimer l'énergie mécanique E de S et son énergie mécanique initiale E .
2
5. Enoncer précisément le théorème de l'énergie cinétique et le théorème de l'énergie mécanique (on distinguera les
m m0
actions conservatives et non conservatives).
6. Donner une relation liant v , les données et θ.
2
7. Déterminer l'expression de N en fonction de θ et des données.
2.2 Avec frottements
On reprend le dispositifprécédent, avec les mêmes conditions initiales, mais maintenant le glissement se fait avec
des frottements pour lesquels on adopte le modèle suivant :
L'action du cylindre sur S se traduit par :
une force N⃗ normale à la piste
une force de frottement tangentielle, T⃗ , de module T considéré constant et de sens opposé à la vitesse.
Tous les vecteurs seront exprimés dans la base B . c
8. Déterminer lors du trajet aller de θ à θ :
(a) le travail de N⃗ : W (N⃗ )
0
(b) le travail de T⃗ : W (T⃗ )
(c) le travail du poids P⃗ : W (P⃗ )
9. (a) A partir d'un théorème relatif à l'énergie à préciser, écrire une relation donnant v en fonction des données,
2
de θ et du module T .
(b) L'objet ponctuel S, lâché sans vitesse de θ < 0, remonte de l'autre coté jusqu'en θ > 0 avant de rebrousser
chemin.
0 1
Déduire de la question précédente l'expression littérale de T en fonction des données et de θ . 1
10. Déterminer, lorsque S passe par θ = 0 pour la première fois, la vitesse v(θ = 0) et sa dérivée temporelle dvdt (θ = 0)
en fonction de T et des données.
2
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3 Modélisation d'une suspension de véhicule
Sur un véhicule, les suspensions ont de multiples fonctions. Elles servent notamment :
à améliorer le confort des occupants;
à améliorer la tenue de route en maintenant le contact entre les roues et le sol malgré ses irrégularités (amélioration
de la sécurité);
à diminuer l'eet, sur l'ensemble des organes mécaniques, des vibrations et impacts dus aux irrégularités de la
route (diminution de l'usure et du risque de rupture).
Il existe diérents types de suspensions et, dans ce problème, nous nous intéresserons à un type très répandu : les
suspensions à ressorts. De manière simpliée, ces suspensions se composent d'un ressort qui assure la liaison entre les
roues (masses non suspendues) et la caisse (masse suspendue) et d'un système d'amortissement.
Le but de ce problème est d'étudier certaines caractéristiques des suspensions à ressort. En particulier, nous
étudierons les mouvements verticaux du véhicule dans diérentes situations : véhicule non amorti, véhicule amorti
en régime libre, véhicule se déplaçant sur un sol non plat... Pour l'ensemble du problème, le référentiel d'étude est le
référentiel terrestre considéré comme galiléen.
Le véhicule est soumis au champ de pesanteur terrestre ⃗g.
Données :
champ de pesanteur : g = 10 m.s . −2
Hypothèses :
tout au long du problème, on considèrera que :
l'extrémité supérieure du ressort est en contact avec le véhicule et l'extrémité inférieure du ressort est reliée à
une roue qui se trouve en contact avec le sol;
la roue reste en contact avec le sol à tout instant;
les dimensions de la roue sont telles qu'on la suppose ponctuelle de sorte qu'elle suit parfaitement le prol de la
route, y compris lorsque le sol n'est pas plat.
3.1 Suspension sans amortissement
Le véhicule a une masse m = 1, 0 10 kg. La suspension est constituée d'un ressort de masse négligeable, de raideur
3
k = 1, 0 10 N.m .
5 −1
Dans cette partie on néglige tout amortissement. On ne s'intéresse qu'au mouvement de translation verticale du
véhicule. La position est repéré par sa coordonnée z(t), l'axe Oz étant vertical, orienté vers le haut et muni d'un
vecteur unitaire u⃗ . z(t) représente la coordonnée de l'extrémité supérieur du ressort.
A l'équilibre, en l'absence de tout mouvement vertical, la position du véhicule est repéré par sa coordonnée z .
z
e
1. Faire le bilan des forces auxquelles le véhicule est soumis lorsqu'il est hors équilibre. On détaillera pour chaque
force la direction, le sens et la norme.
3
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2. En appliquant le PFD, écrire la relation entre les forces lorsque le véhicule est à l'équilibre. En déduire l'expression
de z .
3. En appliquant le PFD lorsque le véhicule est hors équilibre, déterminer l'équation diérentielle vériée par z(t).
e
On la notera en fonction des grandeurs z , k, m, et z(t) et de ses dérivées.
4. Donner la solution générale de cette équation diérentielle. Déterminer les expression littérales de ω pulsation
e
propre et T période propre des oscillations. Déterminer les valeurs numériques de ω et T .
0
5. On suppose qu'à t = 0 un opérateur appuie sur le véhicule et l'amène à z(t = 0) = z < z , puis il lâche le
0 0 0
véhicule sans vitesse initiale. Déterminer z(t) en fonction de t, z , ω et z .
0 e
Tracer l'allure de z(t)
e 0 0
3.2 Suspension avec amortissement
On suppose maintenant que la suspension de la partie précédente comporte un dispositif, qui exerce sur le véhicule
de masse m, une force d'amortissement visqueux donnée par F⃗ = −h⃗v. h est appelé le de coecient de frottement
uide, ⃗v est la vitesse verticale du véhicule.
6. Quelle est l'unité de h dans le système international.
7. Faire le bilan des forces en précisant leur direction, sens et norme. Quelle est la relation entre ses forces lorsque
le véhicule est à l'équilibre.
8. En appliquant le PFD sur le véhicule hors équilibre, déterminer l'équation diérentielle vériée par z(t).
9. Ecrire les conditions portant sur les paramètres m, k et h pour que la suspension se trouve respectivement en
régime pseudopériodique, apériodique critique et apériodique.
10. Véhicule en charge et vieillissement de la suspension.
(a) Si l'amortissement est tel que la suspension se trouve en régime apériodique critique lorsque le véhicule
est à vide, dans quel régime se trouve-t-il lorsque le véhicule est en charge? Justier qualitativement votre
réponse.
(b) Comment doit on choisir la valeur de l'amortissement pour que le véhicule ne soit jamais en régime pseu-
dopériodique même lorsqu'il est en charge?
Le véhicule se déplace maintenant sur un sol non plat. La position verticale du point bas de la suspension (la roue)
est repérée par la variable z (t). On rappelle que par hypothèse, la roue est ponctuelle et est toujours en contact avec
le sol.
s
11. Nous nous plaçons dans le cas particulier où le véhicule se déplace sur une route tel que :
pour t < t ; z (t) = z où z est une constante positive.
pour t > t ; z (t) = 0.
1 s 1 1
On pourra imaginer que le véhicule descend un trottoir à t = t .
1 s
On considère que pour t < t , la cote z(t) du véhicule est constante.
1
(a) Donner l'allure de z(t) pour t variant de 0 à t ≫ t lorsque la suspension est en régime pseudopériodique.
1
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(b) Donner l'allure de z(t) pour t variant de 0 à t ≫ t lorsque la suspension est en régime apériodique.
1
3.3 Régime forcé
Dans cette partie, le véhicule se déplace horizontalement avec une vitesse constante v . Ici encore la position de la
roue est repéré par la variable z (t). Le véhicule se déplace sur un sol ondulé horizontal sinusoïdal.
1
On a donc z (t) = z cos(ωt)
s
s s0
Dans ce cas là, on peut écrire la force d'amortissement visqueux comme F⃗ = −h(ż − z˙ )⃗u s z
12. Déterminer l'expression de la force exercée par le ressort de la suspension sur la masse m en fonction de k, z, z ,
l et ⃗u .
s
13. En appliquant le PFD, déterminer l'équation diérentielle reliant les fonctions z(t) et z (t) et de leurs dérivées
0 z
temporelles ainsi que des grandeurs h, m, k et z .
s
e
Voulant étudier les oscillations de la masse m autour de sa position d'équilibre z , on posera z = z − z
e
′
e
14. Montrer que l'équation diérentielle précédente peut se mettre sous la forme :
mz¨′ + hz˙′ + kz ′ = Y (t)
Déterminer l'expression de Y (t) en fonction de z , z˙ , k et h.
15. Pour simplier les notations, on posera :
s s
k h
ω02 = et 2λ =
m m
Déterminer l'expression de la réponse complexe ZZ de la suspension en fonction de ω, ω et λ.
′
0
Montrer que le module de la réponse complexe est donné par l'expression :
s
s
Z′ ω04 + 4λ2 ω 2
H= =
Zs (ω02 − ω 2 )2 + 4λ2 ω 2
Par la suite, les candidats pourront utiliser l'expression précédente du module de la réponse complexe, même
s'ils ne sont pas parvenus à la démontrer.
16. Etude de la réponse complexe.
(a) Déterminer la valeur vers laquelle tend H lorsque la pulsation ω tend vers 0. Décrire dans ce cas le com-
portement de la masse m par rapport au sol.
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(b) Déterminer la valeur vers laquelle tend H lorsque la pulsation ω tend vers l'inni. Décrire dans ce cas le
comportement de la masse m par rapport au sol.
(c) On considère pour simplier :
que la valeur maximale de H est atteinte pour une pulsation ω non nulle telle que le dénominateur de
l'expression précédente est minimal;
r
que l'on se trouve dans le cas où ω > 2λ .
2 2
Déterminer l'expression de ω en fonction de ω et λ . A quoi correspond physiquement le cas où la pulsation
0
est égale à ω ?
r 0
Remarque : en réalité, la détermination de la pulsation qui correspond à la valeur maximale de H aurait
r
dû prendre en compte le fait que le numérateur de H dépend également de la pulsation. Le calcul complet
conduit à des résultats sensiblement équivalents.
17. Donner l'allure de la courbe représentant H en fonction de ω. On fera apparaître les valeurs particulières déter-
minées à la question précédente.