SOMMAIRE
INTRODUCTION
CHAPITRE I : Cadre intentionnel et méthodologie de la sortie pédagogique
A- Structure de départ : EPAC
B- Structure d’accueil : LERGC-SARL
C- Hiérarchie de Laboratoire d’Etude et de Recherche en Génie Civil
CHAPITRE II : Déroulement de la sortie pédagogique
A – Visite de LERGC
B – Visite du site de Ouèdo, Calavi et d’APKAPKA (Exécution de l’essai
de pénétration dynamique)
C-Visite du site de Pahou et de Ouidah
CHAPITRE III : Les difficultés rencontrés et suggestions
CONCLUSION
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Introduction
Le domaine du Génie Civil est un domaine très vaste dans lequel avoir les
compétences requises, nécessite différentes expériences acquises à travers les
connaissances théoriques et pratiques. La construction d’un ouvrage du génie civil
appelle à connaître non seulement les propriétés du sol destiné à recevoir l’infrastructure
mais également les propriétés physico-chimique et mécaniques des matériaux qui entre
ligne de construction afin de garantie la stabilité de la structure à mise en place. Ces
propriétés sont déterminées en effectuant des essais tant in-situ que dans des laboratoires
L’importance et la complexibilité de la réalisation des infrastructures nécessite que les
acteurs de ce domaine soient techniquement bien formés et compétents afin d’être
capables de produire la performance et la compétitivité auxquelles aspirent les
collectivités, les entreprises nationales et internationales.
C’est dans ce cadre que l’EPAC donne une formation de qualité aux ingénieurs suivi
des sorties pédagogiques dans une entreprise reconnue dans le domaine du Génie Civil.
Cette sortie d’une durée d’une semaine qui est sanctionné par un rapport, s’est déroulée
au sein du Laboratoire d’Essais et de Recherches en Génie Civil (LERGC) situé à
Togoudo dans la ville d’Abomey- Calavi.
Le présent rapport retrace les activités menées au cours de notre sortie pédagogique.
D’une manière spécifique il s’agit : de présenter à titre préalable la structure de
formation et celle de la structure d’accueil, ensuite le déroulement et suivie des travaux
exécutés sur le chantier et enfin les difficultés rencontrées et suggestions.
2
CHAPITRE I : Cadre intentionnel de stage et méthodologie
A- Structure de départ : EPAC
1- Historique
L’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi (EPAC) est créée le 16 décembre 2002 par
décret. Elle est issue de la transformation de l’ex-Collège Polytechnique Universitaire
(ex-CPU), fruit de la coopération bénino-canadienne qui avait ouvert ses portes à ses
premiers étudiants en février 1977. L’ex-CPU devenu EPAC est un établissement
d’enseignement technique et professionnel de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC).
L’école est actuellement sous la direction
du Professeur Guy Alain ALITONOU
Photo 1 Vue
: de face de l’EPAC
2- Mission
En sa qualité de Grande Ecole, l’EPAC a pour mission d’assurer :
des formations conduisant au Diplôme de Licence Professionnelle, d’Ingénieur de
Conception et au Master dans les secteurs Biologique et Industriel;
des formations conduisant aux Diplômes de Doctorat dans divers domaines, la
recherche scientifique et technique;
3
la publication de documents scientifiques et techniques issus des travaux de
recherche et des activités pédagogiques;
le perfectionnement et la formation continue des personnels des entreprises
publiques et privées;
l’organisation des journées scientifiques, séminaires, colloques, congrès, ateliers,
nationaux et internationaux;
les partenariats d’échange et de mobilité des apprenants et des enseignants avec
plusieurs universités à travers le monde.
3- Formations
L'EPAC offre des formations initiales et des formations continues organisées en trois
cycles et réparties entre deux principaux secteurs d’études : le secteur Biologique et le
secteur Industriel.
L’EPAC dispose de plusieurs laboratoires pour les recherches et aussi des unités
d’applications qui offrent des prestations de service au public et constituent des
plateaux techniques de renforcement des aptitudes pratiques des étudiants.
Les formations données dans les deux premiers cycles sont résumés dans le tableau ci-
après :
Biohygiène et Sécurité Sanitaire de
Technologie Biomédicale
Aménagement et Protection
l’Environnement
Licence Maintenance Biomédicale et Hospitalière
Professionnelle
Imagerie Médicale et Radiobiologie
Machinisme Agricole
Productions et Santé Animales
4
Analyses Biomédicales
Technologie Alimentaire
Biochimie Clinique
Microbiologie et Immunologie
Sciences et Techniques d’Imagerie Médicale
Master
Biotechnologie et Gestion des Monogastriques
Biotechnologie et Gestion des Polygastriques
Pêche et Aquaculture
Génie Civil
Energétique
Productique
Ingénieur de Contrôle du processus industriel
Conception
Energie Electrique
Génie Informatique
Télécommunications
Génie Chimique-Procédés
4- Unités d’applications
Centre Autonome de Radiologie ;
Centre Autonome de Perfectionnement ;
5
Centre Cunicole de Recherche et d’Information ;
Centre d’Entretien et de Réparation Automobile.
5- Les laboratoires de recherche
Laboratoire de Recherche en Biologie Appliquée (LRBA);
Laboratoire d’Etude et de Recherche en Chimie Appliquée (LERCA) ;
Laboratoire d’Energétique et Mécanique Appliquée(LEMA) ;
Laboratoire d’Electrotechnique de Télécommunication et
d’Informatique Appliquée (LETIA). ---
6- Les trois axes stratégiques de l’action de l’EPAC
1- La diversification et la professionnalisation de son offre de formation, en
adéquation avec la généralisation de l'adoption du système Licence
Master Doctorat (LMD) dans tous les onze (11) départements d’enseignement
technique et professionnel que compte l’EPAC.
2- La remobilisation d'un plateau de recherche de haut niveau axé sur des projets innovants
et avec des acteurs à fort potentiel pour impulser une nouvelle vision de la recherche. L’objectif
est de proposer des options théoriques pertinentes aux décideurs et de réaliser des expertises
locales, nationales et internationales ;
3- Une accentuation de la mobilisation de ressources et une gestion transparente et
rigoureuse des biens et ressources publics mis à la disposition de l’Ecole. Etablissement public
de formation et de recherche, l’EPAC a conscience de la contribution qu’elle a l’obligation
d’apporter à la société.
6
B- Structure d’accueil: LERGC - SARL
Crée en 2003, la société LERGC est une idée originale des Professeurs Enseignants et
Chercheurs du département de Génie Civil de l’EPAC. Elle avait pour vocation,
l’accompagnement pratique des étudiants de l’EPAC et chemin faisant a commencé à
exercer des activités à but lucratif pour son autonomie financière et pour son expansion.
Sous la responsabilité d’un conseil d’administration composé aussi bien des Enseignants
du département de Génie Civil que des autres départements de l’ EPAC et sous la
direction de son directeur en la personne du Docteur Ingénieur WANKPO Epiphane, le
LERGC connait aujourd’hui de beau jours. Le Laboratoire d’Essais et de Recherches
en Génie Civil (LERGC) dont la genèse remonte à 2003, est une entreprise privée au
statut juridique de société anonyme selon les règles de l’OHADA et régulièrement
enregistrée sous le RCN° RB Cotonou 2004 B 0206 IFU N°3200900691613.
Le LERGC offre des prestations de services dans les différents domaines du Bâtiment et
des Travaux Publics à divers clients tels que (SATOM, FEU-VERT, GER) parmi d’autre.
Ses prestations couvrent aussi tout le cycle de vie des ouvrages de génie civil : études de
sol, essais de laboratoire, suivi et assistance, conseil et expertise sur bâtiments, sur routes
et sur ouvrages d’Art. Le LERGC dispose essentiellement de trois atouts qui font de lui
le pionnier dans son domaine d’intervention :
Un capital humain pluridisciplinaire et de haut niveau technique ; Des équipements et
des instruments de mesure de pointe raccordés au Système de contrôle à travers le Groupe
AFNOR (Association Française de Normalisation) et son appartenance au Réseau
Normalisation et Francophonie (RNF).
Le Laboratoire d’Essais et de Rechercher en Génie civil (LERGC-S.A) est situé
en Afrique de l’Ouest au Bénin et plus précisément à Todogou sur le pavé qui mène du
carrefour au quartier Gbègnigan. Le plan de situation ci-dessous l’indique avec plus
détails.
7
Plan de situation du LERGC
a- Objectif
L’objectif principal du laboratoire est la satisfaction au maximum de tous ses clients.
Pour l’atteindre le laboratoire a décidé de :
- Assurer la traçabilité et la qualité de ses résultats ;
- Assurer une analyse rigoureuse et une maîtrise des besoins, attentes et
réclamations de nos clients ;
- Maintenir et étendre la portée d’accréditation.
8
b- Expertise
- Bâtiment et travaux publics : essais de vérification de la stabilité de l’ouvrage déjà
construit ou en cours de construction.
- Domaine routier : Le Laboratoire d’Essai et de Recherche en Génie Civil (LERGC S.A)
fournit aussi des prestations comme :
- L’Etude du trafic routier
- Les recherches de carrières pour les routes et des pistes rurales
- Le contrôle du remblai routier
- Les travaux de mesure d’uni et de déflexion sur le réseau routier classé
- Les sondages carottés.
- Domaine de matériaux : Hormis les recherches de carrières en vue de la production de
matériaux nouveau (géo béton, béton de haute résistance), les matériaux classiques des
constructions (le béton, le Fer etc.) peuvent être testés et approuvés dans leur mise en
œuvres, dans le laboratoire.
C- Hiérarchie de Laboratoire d’Etude et de Recherche en Génie Civil
9
CHAPITRE II : Déroulement de la sortie pédagogique
A – Visite de LERGC
Pour la bonne exécution des essais, LERGC constitue cinq sections.
- La section 01 : comprend les essais d’analyse granulométrique par tamisage (NF
P 94-056) ;
- La section 02 : comprend l’équivalence de sable ; Essai au bleu de méthylène ;
limite d’atterberg ; Analyse granulométrie par sédimentation ; essai des masses des
particules solides et réels ; Essai œdométrique ;
- La section 03 : comprends l’essai de cisaillement directe ; essai de compressibilité
à l’œdomètre
- La section 04 : Essai Proctor Normal ; essai Proctor modifié et essai CBR
- La section 05 : essai de résistance à la compression ;
Présentation des essaies qui se réalisent au sein du laboratoire dont on nous a expliqué
auquel on ajoutera l’échantillonnage in situ
1- ECHANTILLONNAGE (NF EN 932-1)
1-1- Le prélèvement in situ
A- Définition :
L’échantillonnage est le processus qui consiste à prélever une partie d’un matériau selon
une procédure spécifiée de façon à obtenir un échantillon identique à l’ensemble du
matériau
B- But : Le but est d’obtenir un échantillon représentatif
C- Utilité :
L’échantillonnage va nous permettre de réaliser des essais qui vont nous renseigner sur
les caractéristiques mécanique et physico-chimique du matériau
D- Procédure
Matériels :
10
Des sacs de jute, pioches, roues, pelle, truelles, foreuse, machette, des écuelles, une
tarière, un cahier de note, Une carte géologique ;
Mode Opératoire :
- Prendre connaissance de la carte géographique du site à prendre à l’IGN
- Prendre connaissance de l’étendue du matériau à prélever une fois arrivée sur le
terrain
- Faire le débroussaille des débris végétaux
- Définir et faire un maillage
- Ne pas effectuer le prélèvement en surface
- Effectuer le prélèvement un petit peu en profondeur en trois point : en haut, au
milieu et en bas à chaque sommet de chaque maille
- S’il y a de différence de couche, disposé dans des sacs plastiques différents les
matériaux différents et inscrit sur une feuille l’épaisseur qui corresponde à chaque
couche
- La feuille est mise dans un sachet blanc avant de le mettre dans le sac contenant le
matériau afin de le protéger de l’humidité.
- Convoyez les sacs contenant les différents matériaux au laboratoire
1-2- Le Quartage
Le quartage est exécuté en laboratoire.
Appareillage : Un bac métallique, Un récipient, Une pelle, une écuelle et
une truelle
Mode opératoire
- Placer l’échantillon convoyé depuis le site dans un plateau ;
- À l’aide de la pelle, mélanger correctement le matériau puis l’étaler ;
- Avec la truelle, diviser l’échantillon en quatre parts égales ;
- Prélever ensuite les deux parties opposées ;
11
- Reprendre l’opération avec le nouveau tas si la quantité sélectionnée est trop
importante.
Le quartage permet de prendre une portion représentative du matériau pour la réalisation
des essais.
2-TENEUR EN EAU (NF P94-050)
A- Définition :
La teneur en eau d’un matériau est le rapport de la masse humide de ce matériau par
sa masse sèche exprimé en pourcentage
B- But :
C- Utilité :
Dans le domaine routier, ça permet de connaitre la quantité d’eau qu’il faut
pour effectuer un bon compactage d’un sol de remblai
Dans la formulation de béton ça permet de connaitre la quantité d’eau qu’il
faut pour avoir un béton (ouvrabilité, maniabilité, résistance)
D- Mode opératoire
Matériels : Etuve, Balance de précision, des récipients ou tares, gaz ou
l’alcool à 10% (cas de chantier)
Méthode :
Au laboratoire :
- Prendre un échantillon représentatif soit par quartage ou soit par l’échantillonneur
- Prélever une masse de l’échantillon d’essai à l’état naturel et peser sa masse (notée
Mh)
- Porter à l’étuve durant 24 h au moins à 105°C (±5°C) jusqu’à masse constante ;
- Peser et noter sa masse Ms
In Situ
- Faire l’échantillonnage
- Prélever une masse de l’échantillon à l’état naturel et peser sa masse (notée Mh)
- Sécher cette masse du matériau à l’aide d’un gaz ou de l’alcool
12
- Peser et noter sa masse Ms
E- Résultats
𝑀ℎ − 𝑀𝑠
𝜔= × 100
𝑀𝑠
3-DENSITE APPARANTE (NF EN10-97-03)
A- Définition : La densité apparente d’un matériau est le rapport de la masse de ce
matériau par la masse d’eau ayant le même volume que le matériau y compris les
vides
B- But : Connaitre le poids des granulats
C- Utilité : C’est utile dans la formulation du béton pour avoir un béton résistant
D- Mode Opératoire :
Matériels : Balance de précision, des récipients ou tares, une plaque de verre
transparente, un pinceau, une règle, plateaux
Méthode :
- Faire l’échantillonnage
- Prélever l’échantillon d’essai
- Remplir le container de granulat pris dans l’échantillon représentatif.
- Peser l’agrégat avec la plaque de verre après avoir araser avec une règle et déduire
le poids P1 de l’agrégat
- Remplir ensuite le container d’eau avec la plaque et déduire le poids de l’eau soit
P2
E- Résultat
𝑃1
𝑑=
𝑃2
4-Analyse granulométrique par tamisage (NF P 94-056)
A- Définition :
13
C’est l’ensemble des opérations aboutissant à la séparation selon leur grosseur des
éléments constituant l’échantillon, en faisant passer le matériau au travers d’une série
de tamis normalisé afin d’obtenir une répartition de la masse des particules
B- But : Déterminer la distribution en poids des granulats suivant leurs dimensions
C- Utilité : Formulation du béton
D- Mode Opératoire
Matériels : Plateaux, récipients, tares, étuve, balance de précision, des
brosse métalliques, d’une série de tamis :
- Pour le sable 0,08-0,16-0,32-0,63-1,25-2,5-5
- Pour le gravier : 6,3-8-10-12,5-16-20-25-31,5-40-50-63-80
Préparation de l’échantillon d’essai :
- Faire l’échantillonnage
- L’essai se fait pour les grains de diamètre supérieur à 80μ,
- On prélevé une quantité assez bien de l’échantillon d’essai qu’on lave proprement
et qu’on sèche à l’étuve à 105±°C pendant 24h au moins.
Méthode :
- On soumet l’analyse à une masse de matériau sec telle que 200D < m < 600D avec
D le diamètre du plus gros grain soit l’ouverture du dernier tamis qui a laissé passer
les plus gros grains. Généralement, on prend m=200D
- On place l’échantillon sur le tamis du plus grand diamètre de la série
- On tient le tamis d’une main en l’inclinant légèrement, et en l’agitant de long en
large en la frappant à chaque oscillation contre l’autre main.
- On arrête le tamisage lorsqu’aucun gravillon ne traverse plus le tamis pendant une
période. Ne pas forcer les gravillons à l’aide de la main pour les aider à passer à
travers les tamis
- On recueillit le tamisât sur la passoire immédiatement inferieur et recommence
l’opération et ainsi de suite
- On pèse les refus au fur et à mesure que l’on opère et on inscrit les résultats sur la
feuille d’essai
14
E- Résultat :
- Tracer de la courbe granulométrique portant en abscisse les dimensions du tamis
et en ordonné le pourcent des passants
- Calcul du module de finesse pour les sables :
∑𝑟𝑒𝑓𝑢𝑠 𝑐𝑢𝑚𝑢𝑙é 𝑑𝑒𝑠 𝑡𝑎𝑚𝑖𝑠 5𝑚𝑚 à 0,16𝑚𝑚
𝑀𝐹 =
100
On détermine les passants cumulés en pourcentage
𝑅𝑒𝑓𝑢𝑠
𝑃𝐶 = × 100
𝑝𝑜𝑖𝑑𝑠 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙
Et le passant =100-Pc
- Le coefficient de courbure
𝐷30 ²
𝐶𝑐 =
𝐷10 × 𝐷60
- Le coefficient de Hazen
𝐷60
𝐶𝑢 =
𝐷10
4-Analyse granulométrique par Sedimentometrie (NF P 94-057)
A- Définition :
C’est l’ensemble des opérations aboutissant à la séparation selon leur grosseur des
éléments constituant l’échantillon, en faisant passer le matériau au travers d’une série
de tamis normalisé afin d’obtenir une répartition de la masse des particules
B- But : Déterminer la distribution en poids des granulats suivant leurs dimensions
C- Utilité : Formulation du béton
D- Procedure
Matériels :
- Deux éprouvettes en verre de 1litre de contenance.
- Densimètre gradué de 0.850 à 1.100 g/cm3.
- Thermomètre gradué.
15
- Agitateur.
- Etuve.
- Balance de précision 0.001g.
- Chronomètre.
- Defloculant : solution à 5% d’hexametaphosphate de sodium.
- Eau distillée.
Préparation de l’échantillon d’essai :
- Faire l’échantillonnage
- L’essai se fait pour les grains de diamètre inférieur à 80μ,
- On prélevé une quantité assez bien de l’échantillon d’essai qu’on lave proprement
et qu’on sèche à l’étuve à 105±°C pendant 24h au moins.
MODE OPERATOIRE :
-désagréger le tamisât à 0.080 mm (ou 0.100 mm) obtenu par voie humide.
- Prélever 40 g de matériau sec homogénéisé.
-Préparer une solution constituée pa r 250 cm3 d’eau distillée et 30cm3 d’une solution à
5% d’hexametaphosphate de sodium.
-Imbiber l’échantillon prélevé dans la solution ainsi préparée pendant 12 heures.
- Procéder à l’agitation mécanique ou manuelle pendant 3minutes afin de séparer les
grains.
- Compléter l’éprouvette avec de l’eau distillée jusqu’à 100cm3 et remuer la solution
avec un agitateur manuel afin de repartir uniformément les grains.
-Retirer l’agitateur et mettre en marche simultanément le chronomètre, puis plonger
lentement le densimètre.
-Faire les lectures du densimètre au bout de 30 secondes 1, 2, 5, 10, 20, 40, 80 minutes.
4h ,16h ,24h.
Le densimètre ne pourra être retiré de la solution qu’après avoir relevée la lecture à 2
minutes. Pour le reste des lectures sur le densimètre et le thermomètre, puis retirer le
densimètre.
16
-Une deuxième éprouvette remplie de la solution précédemment préparé et ramenée à la
température ambiante pour servir à la lecture des températures.
B – Visite du site de Ouèdo, Calavi et d’APKAPKA (Exécution de l’essai
pénétromètre dynamique )
Sur les sites de ouèdo, calavi et d’apkapka l’essai suivi est celui du pénétromètre
dynamique. Cinq points ont été ciblés en fonction du plan du site et de la position qu’occupera
l’ouvrage a exécuté.
1. Objectif de l’essai
Le pénétromètre dynamique, est un moyen simple, rapide et économique d’investigation des
sols in situ. Il permet de définir lors d’une compagne de reconnaissance :
• L’homogénéité du site et avoir une idée des différentes couches du sol;
• Une valeur approchée de la force portante en vue de pré-dimensionner des fondations.
Principe de l’essai :
L'essai consiste à battre un train de tiges finissant par une pointe conique dans le sol, à l'aide
d'un mouton de masse M (M= 20kg ou M= 30kg tombant d'une hauteur fixe H. Le nombre de
coups de mouton correspondant à un enfoncement donné (e =20cm) est noté au fur et à mesure
de la pénétration de la pointe. L’essai est arrêté une fois qu’il y a refus d’enfoncement de tige
17
C- Visite du site de Pahou et de Ouidah
Prélèvement du béton sur chantier.
1- Essai de cône d’Abrams
L’essai d’affaissement au cône d’Abrams est un essai réalisé sur le béton de ciment frais
peu fluide pour déterminer sa consistance
Matériels
- Le cône d’Abrams
- La plaque en acier
- Une tige d’acier de diamètre 16mm
- Un règle ou mètre
- Truelle
Mode opératoire
- Le cône légèrement huilé, est rempli de béton en trois couches
- Chaque couche est piquée par 25 coups de façon repartie
- Le cône est arasé en faisant rouler la tige de piquage
- Le cône est démoulé. Le béton s’affaisse selon sa consistance
- L’affaissement du béton est mesuré en cm à l’aide d’un règle ou mètre (Cet
affaissement est la moyenne des hauteurs entre le haut du cône et le plus haut
du béton affaissé, le plus bas point du béton affaissé
Résultat de l’essai
Après lecture de l’affaissement lors du mesurage, en fonction de ça on qualifie le béton
de plastique, fluide ou ferme. Le dosage du béton peut donc être ajusté selon le résultat
de l’essai. Le dosage en eau est diminué pour un affaissement trop fort et majoré pour un
affaissement trop faible
2- Essai d’écrasement (essai de compression)
18
L’objet de cet essai est de déterminer la résistance nominale en compression simple du
béton. L’essai se fait sur des échantillons cylindriques. Il s’agit de soumettre un
échantillon à une compression simple jusqu’à la rupture.
Au cours de la réalisation des différents éléments de l’ouvrage à exécuter, les
prélèvements de béton se font dans six (06) moules cylindriques. Avant le prélèvement
du béton, les moules sont nettoyés, lubrifiés et posés sur une surface plane. Le béton est
prélevé en trois (03) couches que l’on vibre à chaque couche afin d’obtenir une bonne
homogénéité du béton. Après quelques minutes de prise, on lisse la surface du béton,
puis le couvre de sac de jute. Il est décoffré 24h après. On inscrit sur les éprouvettes la
date de confection, le nom de l’entreprise, la partie de l’ouvrage prélevé et le profil. On
le séjourné ensuite dans l’eau. Il est transporté quelques jours plus tard au laboratoire
pour l’écrasement.
CHAPITRE III : Les difficultés rencontrés et suggestions
1- Difficultés rencontrées
Durant cette sortie pédagogique, les difficultés rencontrées sont les suivantes :
difficultés d’accès au site dû au manque des EPI;
Manque d’organisation qui se traduire par des retard de démarrage des bus ;
L’information brusque de la sortie pédagogique
2- Suggestions
Compte tenu de toutes les difficultés que nous venons d’énumérer, nous formulons les
suggestions suivantes :
à l’endroit de l’administration de l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi
(EPAC) : de prévenir d’avance ses élèves ingénieurs d’une telle sortie
pédagogique afin que ses derniers puisse prendre leur précaution.
à l’endroit des autorités de LERGC : de mettre en place une bonne organisation et
de prendre les dispositions nécessaires pour le bon déroulement des sortie
pédagogique
19
CONCLUSION GENERALE
L’exécution de tout ouvrage en Génie Civil nécessite la maitrise des notions pratiques
qui complètent les connaissances théoriques. Au terme de notre sortie pédagogique, il
est important de souligner l’aspect enrichissant des connaissances pratiques acquises
pour compléter celle de la théorie. Cette sortie a été l’opportunité pour moi
d’appréhender certaines notions techniques, de mieux appréhender les réalités du
chantier. Au-delà d’enrichir mes connaissances, ce stage m’a permis de comprendre les
mécanismes qui régissent la conception et la réalisation des projets de bâtiment et m’a
appris, la place véritable de l’ingénieur sur le chantier. En effet notre collaboration avec
les Contrôleurs nous a permis de mieux appréhender leurs comportements sur un chantier
et de savoir désormais les attitudes qu’il faut y adopter. La sortie pédagogique s’est bien
déroulée, avec les différents acteurs du chantier qui étaient toujours à notre disposition
pour nous fournir les explications nécessaires.
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
- Cours de mécaniques des sols
- Cachier de cours matériaux de construction du Professeur Adolphe TCHEHOUALI
- Note de Cours de TP Specialisé
- [Link]
20
21