1
REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA
Tanindrazana-Fahafahana-Fandrosana
MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE
UNITE D’ETUDE ET DE RECHERCHE PEDAGOGIQUE
UERP
PROGRAMMES SCOLAIRES
Classe de 3ème
À partir de l’Année Scolaire 1999-2000
2
PROGRAMMES SCOLAIRES
Classe de 3ème
À partir de l’Année Scolaire 1999-2000
REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA
Tanindrazana-Fahafahana-Fandrosana
-----------------------------
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAAIRE
ET DE L’EDUCATION DE BASE
=======
ARRETE N° 3602/99-MinESEB
fixant les programmes scolaires des classes
de Huitième et Troisième
3
LE MINISTRE DE L’EDUCATION NATION NATIONALE
Vu la Constitution du 18 Septembre 1992 ;
Vu la Loi n°94-033 du 13 Mars 1995 portant Orientation générale du Système
d’Éducation et de Formation à Madagascar ;
Vu le Décret n° 97/ 210 du 25 Mars 1997 fixant les Attributions du Ministre de
l’Enseignement Secondaire et de l’Éducation de Base ainsi que l’organisation générale de
son ministère ;
Vu le Décret n°98/530 du 31 Juillet 1998 portant nomination des membres du
Gouvernement
Vu l’arrêté n° 2532/98 /MinESEB du 7 Avril 1998 fixant les programmes scolaires des
Classes de Neuvième, Quatrième et Terminales A-C-D.
ARRETE :
Article premier :-Les programmes d’enseignement des classes de Huitième Troisième
sont fixés et seront appliqués à compter de l’année 1999-2000 suivant
les dispositions portées en annexe du présent Arrêté.
Article 2 : - Toutes dispositions contraires à celles mentionnées dans le présent
arrêté sont et demeurent abrogées.
Article3 :- Le Secrétaire général du Ministère de l’Enseignement Secondaire et de
l’Éducation de Base, le Directeur de l’Enseignement Primaire, le Directeur de
l’Enseignement Secondaire et les Directeurs Inter- Régionaux de l’Enseignement
Secondaire et de l’Éducation de Base sont chargés, chacun en ce qui le
concerne, de l’exécution du présent Arrêté qui sera enregistré et publié partout où
besoin sera.
Antananarivo, le 13 Avril 1999
Jacquit SIMON
Introduction générale
Amélioration qualitative de l’enseignement, changements fondamentaux d’orientation
politiques et économiques de la nation, ouverture sur les innovations en matière
pédagogique…autant de raisons majeures qui ont dicté la recontextualisation des
programmes scolaires. Le Ministre de l’Éducation Nationale, par le biais de l’Unité d’Étude
et Recherche Pédagogique, s’est donné comme tâche le réexamen, voire la refonte de ces
derniers.
4
Pour ce faire, la procédure habituelle en la matière a été respectée : réflexion sur les textes
actuellement en vigueur, enquêtes et entretiens auprès des professeurs des collèges et
Lycées de différentes localités répartis sur l’ensemble
du territoire national, consultation auprès des enseignants et chercheurs
d’Universités, d’Écoles Normales Supérieures et des Instituts Spécialisés, des
Cadres de la Direction de l’Enseignement Secondaire et de Projets à caractère
pédagogique.
Les présents programmes sont donc le résultat d’un processus qui a débuté en
1993. Ils ne constituent qu’une étape dans l’élaboration de la version définitive
des curricula des lycées et collèges. Car ceux des classes de 5ème et 1ère ne
seront mises à la disposition des écoles qu’à la rentrée 1997, ceux de 4ème et Terminales en
1998 et ceux de 3ème en 1999.
Certaines approches pourraient paraître inhabituelles aux yeux de beaucoup.
Ainsi, l’enseignement de la Géographie, matière considérée dorénavant comme
science au même titre que la Biologie ou la Chimie, sera désormais dissocié de celui de
l’Histoire ; l’Éducation Civique redevenue discipline à part entière, dispose
d’un volume horaire plus conséquent ; enfin et surtout, la formulation des
différents thèmes a été pensée dans le triple souci d’harmoniser l’enseignement
Dans toutes les écoles, de faciliter l’acquisition par l’apprenant des compétences
minimales correspondant à chaque niveau, et de rechercher une plus grande
rigueur pédagogique. Le professeur trouvera outre les finalités et les objectifs
généraux de l’éducation, les objectifs de la matière pour chaque classe ainsi que la
liste des contenus à enseigner.
Par ailleurs, pour la plupart des matières, l’ordre des thèmes n’est ni impératif
ni contraignant : le professeur a tout loisir de le modifier en fonction des réalités de
sa classe, l’essentiel étant qu’il réussisse à atteindre les objectifs.
Finalités générales de l’enseignement
L’enseignement dispensé dans les collèges et Lycées malgaches doit avant tout
viser la formation d’un type d’individu autonome et responsable, imbu des valeurs
culturelles et spirituelles de son pays, notamment le « Fihavananana garant de
l’unité nationale » (Préambule de la Constitution), autant que des valeurs
démocratiques. L’identification de soi, autre axe de l’éducation, doit déboucher sur
l’épanouissement physique, intellectuel et moral. Formé à la liberté de choix, le
futur citoyen sera amené à participer à la vie culturelle de la communauté, au
progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent, promouvoir et protéger le
patrimoine culturel national, accéder à la production artistique et littéraire et être
apte à contribuer au développement économique et social de Madagascar.
Objectifs généraux de l’enseignement
Développer chez l’élève un esprit de rigueur et d’objectivité de manière à le
5
rendre apte à s‘ouvrir et à agir sur le monde concret, complexe et diversifié.
Assurer l’acquisition des connaissances sur lesquelles s’appuiera en
permanence le développement progressif des aptitudes et des capacités
intellectuelles
Permettre à l’élève d’appréhender le caractère universel des connaissances
scientifiques et littéraires en partant des réalités malgaches.
Favoriser la créativité et l’esprit d’initiative de l’élève afin de lui permettre
de s’épanouir et de participer au développement du pays.
Développer chez l’élève l’esprit d’analyse et l’esprit critique afin de le rendre
apte à raisonner, refusant l’esprit de système et le dogmatisme, à avoir le
souci de la nuance et le sens du cas particulier.
Développer la personnalité et la capacité d’expression et de communication.
Donner à l’élève les moyens intellectuels et moraux d’agir sur son
environnement afin de promouvoir et de protéger celui-ci.
Comment lire ces programmes ?
Un bon enseignant doit avoir lu la Constitution et la Loi n° 94-033 du 13 mars
1995 portant Orientation Générale du Système d’Éducation et de Formation à
Madagascar. Il doit s’informer sur les finalités générales de l’éducation telles
qu’elles apparaissent à travers ces textes fondamentaux. Car il s’agit, avant tout
acte d’enseignement, de savoir pourquoi et comment le Malgache compte éduquer
et former ses enfants.
Le professeur doit ensuite s’imprégner :
- des objectifs généraux de l’enseignement ;
- des objectifs de la matière qu’il enseigne,
- des objectifs de la matière pour la classe qui le concerne.
Ces objectifs ont été formulés dans le but de baliser son parcours. Car la
préparation d’une leçon ressemble à la préparation d’un voyage : on ne peut
choisir ce que l’on va mettre dans la valise que si on connaît d’avance la
destination et ses réalités. Ces objectifs serviront par la suite lors des évaluations
mensuelles, trimestrielles et annuelles, l’évaluation se faisant toujours en fonction
des objectifs.
A chaque objectif correspond des intitulés résumant la somme de
connaissances à transmettre. Le professeur doit veiller à ce que les savoirs, savoir-être et
savoir faire qu’il enseigne correspondent aux objectifs visés. Il doit en tout temps observer
la cohérence entre Objectifs, Processus
d’Apprentissage et Évaluation. Des indications pédagogiques, des notes de
références ou des recommandations figurent dans la colonne Observations. Ces
indications s’avèrent souvent utiles pour éclaircir certains points.
Ceci étant, l’enseignant peut dès lors procéder à la préparation de ses leçons
compte-tenu des réalités de sa classe et de la région où il sert.
6
Profil de sortie du Collège
A la sotie du Collège, l’élève doit être capable de (d’) :
Utiliser divers moyens ou méthodes d’observation et d’interprétation des
phénomènes naturels et physiques ;
Mener un raisonnement logique ;
Comprendre l’évolution des phénomènes sociaux, politiques, et les rouages
fondamentaux de l’économie ;
Comprendre et apprécier la culture malgache et ses valeurs ;
Utiliser correctement le malgache dans les différentes situations de la vie
quotidienne ;
Communiquer en français et utiliser correctement cette langue dans les
différentes situations d’enseignement/apprentissage ;
Communiquer en anglais oralement et par écrit ;
Se comporter en citoyen responsable connaissant ses devoirs et ses droits
fondamentaux ;
Faire preuve d’esprit critique et de tolérance ;
Faire preuve de créativité et utiliser d’une manière efficace les
connaissances acquises selon le milieu dans lequel il évolue ;
Situer sa région dans le contexte national en termes de réalités
socio-économiques et culturelles, et appréhender les réalités internationales ;
Créer et gérer de petites entreprises
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Endriky ny mpianatra nahavita ny Sekoly
Ambaratonga faharoa (SAR)
Ny mpianatra nahavita ny Sekoly Ambaratonga fahaRoa (SAR) dia tokony ho
Afaka:
mampiasa ireo fitaovana sy fomba fandinihana ny filazana ireo tranga
voajanahary isan-karazany sy ny toe-javatra fizika;
mampiasa rijan-kevitra lojika;
mahatakatra ny fivoaran’ny zava-mitranga ara-piaraha-monina,
ara-politika, ary ny firafitra fototry ny toe-karena;
mahatakatra sy manaja ny kolontsaina Malagasy sy ny soatoavina raketiny;
mampiasa ny teny Malagasy araka ny fitsipika mifehy azy eo amin’ny
sehatra isan-karazany misy eo amin’ny fiainana;
mampita hevitra amin’ny teny frantsay ary afaka mampiasa azy
ara-pitsipika eo amin’ny sehatry ny fampitana fanovozan-pahalalana;
mampita hevitra am-bava sy an-tsoratra amin’ny teny anglisy;
mitondra tena toy ny olom-pirenena tompon’andraikitra, sady
mahafantatra ny adidiny no mahalala ny zo fototra ananany ;
maneho fahaizana mandanjalanja sy toetra tia fandeferana;
maneho fihetsika tia karokaroka sy mamoron-javatra, ary mampiasa
amim-pahombiazana ny fahalalana azony avy amin’ny tontolo iainany;
7
mametraka ny faritra misy azy na amin’ny lafiny sosialy sy toe-karena, na
amin’ny lafiny kolontsaina eo anivon’ny firenena, ary mahafantatra ny
zava-misy any ivelany;
manangana sy mitantana orinasa madinika.
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Tableau des horaires
6è 5è 4è 3è
Disciplines
P CL TD P CL TD P CL TD P CL TD
Malagasy 4 4 - 4 4 - 4 4 - 4 4 -
Français 6 6 - 6 6 - 6 6 - 6 6 -
Anglais 3 3 - 3 3 - 3 3 - 3 3 -
Education Civique 2 2 - 2 2 - 2 2 - 2 2 -
Histoire 2 2 - 2 2 - 2 2 - 2 2 -
Géographie 2 2 - 2 2 - 2 2 - 2 2 -
Mathématiques 5 5 - 5 5 - 5 5 - 5 5 -
Sciences Physiques 3 3 - 3 3 - 4 4 - 4 4 -
Sciences Naturelles 3 3 - 3 3 - 3 3 - 3 3 -
E.P.S. 2 2 - 2 2 - 2 2 - 2 2 -
Total 32 32 - 32 32 - 32 32 - 33 33
P=Professeur CL: Classe(Cours) TD: Travaux Dirigés
L’organisation des travaux dirigés, si possible en groupes, est laissée à l’appréciation de
chaque professeur
8
Sciences
Physiques
Objectifs de la matière
Les Sciences Physiques doivent amener l’élève à :
Pratiquer une démarche expérimentale pour faire aboutir une recherche ;
Adopter une attitude scientifique en développant chez lui l’esprit scientifique ;
Interpréter des phénomènes naturels par les connaissances qu’elles lui apportent ;
Mieux connaître le monde technique qui nous entoure par le biais de l’analyse des
réalités et de l’effort pour comprendre et expliquer.
Objectifs de l’enseignement des Sciences
Physiques dans les Collèges
9
A la sortie du C.E.G, l’élève doit être capable de (d’) :
Continuer ses études au lycée ;
Faire preuve de maturité sur le plan de raisonnement ;
Interpréter des faits physiques de son environnement naturel et technique.
Objectifs de des Sciences Physiques en classe de 3ème
A la fin de la classe de 3ème, l’élève doit être capable de (d’) :
Dire que les caractéristiques d’une force sont : direction, sens et intensité ;
Représenter par un vecteur chacune des forces suivantes : force exercée par un fil,
poids d’un corps et poussée d’Archimède ;
Donner la condition d’équilibre d’un corps flottant ;
Calculer le travail d’une force constante dans le seul cas où son point d’application
se déplace sur sa droite d’action ;
Énoncer la loi d’Ohm et de Joule ;
Dire que la puissance électrique P consommée par un appareil est telle que P= UI
(P ≤UI) où U est la tension (tension efficace) entre ses bornes et I l’intensité
(intensité efficace) du courant qui le traverse ;
Lire les indications portées sur un compteur électrique ;
Identifier des phénomènes liés à la réflexion et réfraction ;
Décrire la composition de la lumière blanche ;
Exploiter une équation chimique pour calculer les quantités, les masses ou les
volumes d’un réactif et d’un produit d’une réaction ;
Déterminer les contractions molaires des ions provenant de la dissolution dans l’eau
de chacun des composés suivants : chlorure de sodium, chlorure d’hydrogène et
soude ;
Dire qu’une solution aqueuse est acide si son pH <7, neutre si son pH=7 et basique
si son pH>7
Volume horaire
4 heures par semaine
Physiques
…………………………………………………….
Mécanique
Objectifs généraux : l’élève doit être capable de :
Dire que les caractéristiques d’une force sont : direction, sens et intensité,
Représenter par un vecteur chacune des forces suivantes : force exercée par un
fil, poids d’un corps et poussée d’Archimède ;
Donner la condition d’équilibre d’un corps flottant ;
Calculer le travail d’une force constante dans le seul cas où son point d’application
se déplace sur une droite d’action.
10
Objectifs spécifiques Contenus Observations
l’élève doit être capable de (d’) : Notion de force : Pour la mise en évidence,
objet tiré à l’aide considérer un objet immobile (au
d’un fil, utilisation repos ou en équilibre), le tirer à
d’un dynamomètre, l’aide d’un fil jusqu’à faire constater
caractéristiques et la rupture de l’équilibre. Ce
Mettre en évidence la modélisation d’une phénomène observé est une
force exercée par un fil sur force ; manifestation de la force exercée
un objet ; par le fil sur l’objet.
La définition d’une force sera
Donner sa droite d’action, abordée en classe de seconde.
sa direction, son sens et
son point d’application ; Faire connaître que :
- Le fil tendu visualise une droite
Mesurer son intensité à appelée droite d’action ou droite
l’aide d’un dynamomètre ; support ou ligne d’action de la
force ;
- Cette force a aussi une
direction(celle du fil tendu c’est-à-
dire parallèle à celui-ci, faire tracer
une droite représentant cette
direction), un sens(pour une
direction donnée, il y a deux sens
possibles, faire trouver alors le sens
dans lequel la force agit : ce sens
va de l’objet vers celui qui le tire) et
un point d’application(c’est le point
sur lequel s’exerce la force, c’est-à-
dire le point d’attache de l’objet ou
Dire que (qu’) : encore son point de contact avec le
- Les caractéristiques fil, ce point appartient donc à la
d’une force sont : droite d’action)
direction, sens et
intensité ; Un fil tendu suffisamment fort finit
- Une force peut être par casser. La force exercée par un
modélisée par un vecteur fil a donc une intensité. Il en est de
Représenter par un même pour toutes les forces
vecteur la force exercée Considérer un objet (morceau de
par un fil carton par exemple) fixé à un
support et tiré à l’aide d’un fil par un
dynamomètre accroché à un autre
support.
Faire :
- Connaître que l’indication de
l’appareil est l’intensité de la force
exercée par le fil sur l’objet ;
- Lire et noter cette indication.
11
N’utiliser plus le kilogramme-force
(kgf) : dans le système international,
l’unité de l’intensité d’une force est le
newton (N).
Signaler que donner les
caractéristiques d’une force revient
à donner sa direction (celle de sa
droite d’action c’est-à-dire parallèle
à celui-ci) son sens et son intensité.
Alors, une force peut être modélisée
par un vecteur. Quant au point
d’application, sa donnée éventuelle.
En effet, il n’est pas toujours
Poids d’un corps
possible de le déterminer sur sa
Équilibre d’un solide
droite d’action. Toutefois, il faut le
soumis à deux forces
Donner les conditions considérer pour représenter
nécessaires à l’équilibre complètement une force localisée
d’un solide soumis à deux (force dont le lieu où elle s’exerce
forces est supposée ponctuel)
Après avoir demandé aux élèves de
donner les caractéristiques de la
force exercée par le fil sur l’objet en
carton, les diriger à la représenter
par un vecteur
Montrer expérimentalement que : si
Mise en évidence du un solide au repos est soumis à
poids d’un corps, deux forces, alors ces deux forces
Mettre en évidence le caractérisation et sont directement opposées, c’est-à-
poids d’un corps ; modélisation dire qu’elles ont mêmes droite
d’action et intensité, mais de sens
contraires. Ainsi, on pourra
considérer un solide (morceau de
carton par exemple) maintenu au
Mesurer l’intensité du
repos par deux fils tendus chacun
poids d’un corps à l’aide
par un dynamomètre accroché à un
d’un dynamomètre ;
support. Faire constater que ces fils
Dire que les
sont dans le prolongement l’un de
caractéristiques du poids
l’autre et que les dynamomètres
d’un corps de masse m
indiquent les mêmes valeurs
sont : direction (verticale) ;
Pour la mise en évidence, faire
sens (vers le bas),
observer que la chute d’un corps se
intensité (P=mg où
fait toujours vers le sol. Ceci n’est
l’intensité de la pesanteur
qu’une manifestation du poids :
g sera en [Link] -1 si P en N
force qu’exerce la Terre sur tout
et m en kg) ;
corps.
Décrire la méthode de
Considérer un solide S suspendu
recherche expérimentale
au bout d’un fil :
du centre de gravité ;
Faire
- Observer que S est au repos (après
12
quelques oscillations) ;
- Inventorier les forces extérieures
appliquées sur S,
- Conclure que le poids P de S et la
force T que lui exerce le fil sont
directement opposés. D’ou la
Dire : direction et le sens de P
- Où se trouve le centre de Partant de l’égalité en module entre
gravité d’un anneau, les deux forces t et p, montrer
d’une sphère, d’une commet mesurer l’intensité de P :
boule, d’un cube, d’un suspendre S à un dynamomètre qui
parallélépipède indiquera cette intensité
rectangle, d’un cylindre Pour établir la relation P=mg entre
et d’un disque homogène la masse m d’un corps et l’intensité
- Que le point d’application P de son poids, on pourra faire :
du poids d’un corps est - Mesurer avec une balance les
son centre de gravité ; masses de différents objets et avec
un dynamomètre l’intensité de leur
poids ;
- Calculer et comparer les quotients
P
M
Représenter par un (on fera admettre qu’ils sont égaux à des
vecteur le poids d’un erreurs près, noter g la valeur moyenne de
ces quotients : g est appelée intensité de la
corps pesanteur).
Utiliser aussi la méthode graphique pour
établir la relation P=mg. On procédera alors en
deux étapes :
- Tracer la courbe P= f(m) : consulter
les indications sur le tracé de la
caractéristique d’un resistor (voir
électricité)
- Déterminer l’équation de cette
courbe
Soit à déterminer, par la méthode
de recherche expérimentale le
centre de gravité d’une plaque
mince S. Alors, suspendre S au
bout d’un fil. Lorsque S est en
équilibre, on sait que la droite
d’action des poids Pest matérialisée
par le fil. Tracer sur la plaque le
prolongement du fil au repos (il est
commode de repérer à l’aide d’un fil
à plomb). Ensuite, changer le point
de suspension de S afin d’obtenir
Poussée un nouveau prolongement coupant
d’Archimède l’autre en G. Ce point G est
Équilibre d’un solide nécessairement le point
13
soumis à trois forces d’application de P. faire connaître
que :
- G est appelé centre de gravité b
(centre d’inertie ou centre e masse)
de S
Donner les - Pour déterminer le centre de gravité
caractéristiques de la d’un solide homogène ou non, la
troisième force contribuant méthode de recherche
à l’équilibre d’un solide expérimentale reste valable,
soumis à trois forces : les - Le centre de gravité n’est pas
deux premières étant de forcément un point du corps étudié.
mêmes direction et sens Demander aux élèves de retenir où
se trouve le centre de gravité d’un
anneau, d’une sphère, d’une boule,
d’un cube, d’un parallélépipède
rectangle, d’un cylindre et d’un
disque homogènes.
Faire représenter le poids d’un
Mise en évidence de supposé homogène, de masse
la poussée donnée et ayant l’une des formes
d’Archimède ; sa citées précédemment
mesure, les facteurs
dont elle dépendent,
sa représentation par Suspendre un solide S à un
Mettre en évidence la un vecteur dynamomètre (faire noter l’intensité
poussée d’Archimède P de son poids P). Le faire tirer
verticalement vers le bas part un
Donner sa direction et son autre dynamomètre accroché à un
sens ; support. Considérer S au repos et
faire :
- Inventorier les forces extérieures qui
lui sont appliquées
- Constater que :
*p et la force f exercée par le dynamomètre
Décrire une méthode pour inférieur sur S sont de mêmes direction et
déterminer son intensité ; sens,
*la droite d’action de la troisième force T
Montrer que cette intensité exercée par le dynamomètre supérieur sur S
dépend du volume du est verticale, donc T est de même direction
corps immergé et de la que les deux forces P et f,
*T est de sens contraire que ces deux forces ;
nature du liquide ; *l’intensité T de T est telle que T=f+P avec f
intensités de f
Plonger verticalement dans l’eau
L’exprimer en fonction du calme un récipient(en plastique par
volume du liquide déplacé, exemple) par son fond plat. Faire
de la masse volumique remarquer la résistance à
(densité) de celui-ci et de l’immersion qui n’est qu’une
l’intensité de la pesanteur manifestation de la force exercée
par l’eau sur le récipient, et une
Représenter par un force qu’exerce un liquide en
vecteur la poussée équilibre sur un corps immergé est
14
d’Archimède ; appelée poussée d’Archimède
Placer au sein d’un liquide un solide
S (un bouchon de liège par
exemple) et ceci à l’aide d’un fil
dont l’une de ces extrémités best
attachée à un caillou placé au fond
d’un récipient. Considérer le solide
S lorsqu’il est immobile et faire
remarquer :
- La direction verticale du fil, alors, le
poids du corps étudié et la force
que lui exerce le fil sont de mêmes
direction et sens ;
- Que le corps est soumis à trois
forces : la troisième étant la
poussée d’Archimède. D’où la
direction (verticale) et le sens (vers
le haut) de cette poussée
La détermination de la valeur F de
la poussée F sera faite à l’aide d’un
dynamomètre par différence de
deux mesures. Suspendre alors un
solide S à un dynamomètre (noter
l’intensité P de son poids P).
Lorsque S est complètement
immergé dans un liquide, le
dynamomètre indique la valeur T de
la force T qu’il exerce sur S. Faire
remarquer que T et F sont deux
forces de mêmes
direction(verticale) et sens(vers le
haut) et que S est en équilibre sous
l’action de trois forces : P, T et F
alors T+F= P soit F=P-T
Pour l’influence du volume, on
Les corps flottants plongera successivement deux
corps de même poids, mais de
volumes différents dans un même
liquide. L’influence de la nature du
liquide sera montrée en plongeant
un même objet dans deux liquides
différents
Introduire l’expression de l’intensité
de la poussée en comparant la
Prévoir si un solide
valeur de F=P+T avec celle de V ρ
homogène abandonné au
g où V, ρ et g désignent
sein d’un liquide va flotter
respectivement le volume de S(égal
ou couler ;
au volume du liquide déplacé), la
masse volumique du liquide et
l’intensité de la pesanteur. Faire
15
admettre que ces deux valeurs sont
égales à des erreurs près et
remarquer que le produit représente
le poids du liquide déplacé
Énoncer le théorème d’Archimède :
« Tout corps plongé dans un liquide
en équilibre subit de la part de celui-
ci une poussée verticale, dirigée
vers le sens et d’intensité égale au
poids du liquide déplacé »
Définir la densité d’un liquide et d’un
solide. Ensuite, faire exprimer F en
fonction du volume du liquide
déplacé, de la densité de celui-ci et
de l’intensité de la pesanteur
Pour la représentation de la poussé,
on précisera que son point
Donner la condition d’application, appelé centre de
d’équilibre d’un corps poussée, est situé au centre de
flottant ; gravité du liquide déplacé ;
Établir des critères permettant de
prévoir si un solide abandonné au
repos au sein d’un liquide va flotter
ou couler. Pour cela on considérera
les cas suivants
- F=P : le solide reste immobile
au sein du liquide, ce cas se
présente très rarement
- F>P : le solide va flotter
- F<P : il va couler
Pour les solides homogènes, F>P et F<P sont
Travail et respectivement équivalents à
puissance ρ1>ρ et ρ1< ρ donc d1<d et d1<d avec ρ la
masse volumique du solide de densité d et d1
Travaux d’une force la densité du liquide
constante et du On pourra citer des exemples :
Citer une application poids poissons, (il garde son poids, mais
pratique de cette
la modification de son volume, par
condition ;
compression ou dilatation de sa
vessie natatoire grâce à des
muscles spéciaux, lui permet
d’évoluer à différentes profondeurs),
sous-marin (il laisse entrer l’eau
dans son water-ballast ou la chasse
Définir une force constante
de celui-ci suivant qu’il veut
s’enfoncer dans la mer ou remonter
Exprimer son travail dans à la surface)
le seul cas où son point Considérer un corps flottant S en
d’application se déplace équilibre. Faire admettre que, bien
sur sa droite d’action ; que S soit partiellement immergé, le
théorème d’Archimède lui est
16
applicable. toutefois, insister sur
l’expression de l’intensité F de la
poussée F : cette fois, seul le
volume de la partie immergée du
corps étudié (égal aussi au volume
du liquide déplacé), et non plus son
Notion de volume tout entier, est impliqué.
puissance Faire remarquer que le solide est en
équilibre sous l’action de son poids
P d’intensité p et de F. D’où la
Dire que le travail du poids condition d’équilibre d’un corps
ne dépend que de la flottant : F=P, pouvant s’énoncer :
dénivellation entre les « Lorsqu’un corps flottant est en
points de départ et équilibre à la surface d’un liquide, le
d’arrivée du centre de poids du liquide déplacé par sa
gravité ; partie immergée est égal à son
propre poids »
Exprimer la puissance Une application pratique de cette
d’une force ; condition d’équilibre est la suivante :
pour faire flotter un corps
Donner sa signification (pirogue…), on lui donne une forme
physique telle qu’il suffise d’une immersion
partielle pour que le poids de l’eau
déplacée atteigne la valeur de son
propre poids
Une force est dite constante si sa
direction, son sens et son intensité
ne varient pas au cours du temps.
On fera admettre que le travail
d’une force constante, dont le point
d’application se déplace sur sa
droite d’action, est égal en valeur
absolue au produit de son intensité
et de la longueur de son
déplacement. Le signe du travail
sera positif si la force et
déplacement ont le même sens (la
force contribue au déplacement) ;
alors le travail est dit moteur. Sinon
(la force s’oppose au déplacement)
le signe sera négatif : le travail est
dit résistant. N’utiliser plus le
kilogramme-mètre (kgm) : dans le
système international, l’unité du
travail est le joule (J).
On fera admettre également que le
travail du poids est indépendant du
chemin suivi et qu’il dépend
seulement de la différence
17
d’altitude(ou la dénivellation) entre
les points de départ et d’arrivées du
centre de gravité
La notion de puissance peut être
introduite à partir de l’exemple de
deux personnes montant un même
objet à une même hauteur h : le
même travail (W=Ph où P intensité
du poids de l’objet) a été effectué
pendant des durées différentes. Par
définition, la puissance est le
quotient du travail par sa durée
d’exécution (la puissance renseigne
sur la rapidité avec laquelle est
effectué un travail). Quant à l’unité,
n’utiliser plus le kilogramme-mètre
par seconde (kgm. S-1) : dans le
système international, l’unité de la
puissance est le watt(W). L’unité
cheval-vapeur (ch.) qui est
beaucoup utilisée dans le domaine
technologique (fiche technique de
moteur) peut être proposée en
exercice tout en indiquant que
1ch=726
Électricité
Objectif général : l’élève doit être capable de (d’) :
Énoncer les lois d’Ohm et de Joule ;
Dire que la puissance électrique P consommée par un appareil est telle que P=UI
(P≤UI) où U est la tension (tension efficace) entre ses bornes et I l’intensité (intensité
efficace) du courant qui le traverse ;
Lire des indications portées sur compteur électrique
Objectifs Contenus Observations
spécifiques
l’élève doit être capable de Conducteurs
(d’) : ohmiques
Identifier un
Caractéristique d’un Un dipôle ayant la forme d’un cylindre
conducteur ohmique ;
conducteur ohmique sur lequel sont peints des anneaux de
couleurs différentes est un conducteur
ohmique ou résistor.
18
Le schématiser ; Pour l’expérimentation, le résistor étudié
pourra être alimenté par une tension
variable (réalisée, par exemple, à l’aide
des piles montées en série) On
mesurera alors l’intensité du courant à
travers le résistor pour chaque tension
U maintenue entre les bornes. Dans
une représentation graphique, chaque
point (I, U) est appelé point de
Utiliser le terme
caractéristique ;
fonctionnement du résistor ; les courbes
U=f(I) et I =f(U) sont ses
Décrire protocole caractéristiques. La caractéristique
expérimentale pour tension-intensité I=f(U) ne sera pas
obtenir des mesures étudiée
permettant d’étudier la Pour tracer La caractéristique tension-
caractéristique d’un intensité U=f(I), placer au moins cinq
conducteur ohmique points de fonctionnement du résistor.
On insistera sur le caractère linéaire de
Tracer la la courbe : les différents points
caractéristique expérimentaux sont en général
intensité-tension d’un entachés d’erreurs ; aussi, ne sont-ils
conducteur ohmique pas rigoureusement alignés. On
habituera les élèves à tracer, non une
ligne brisée joignant les différents
Déterminer l’équation points, mais une ligne médiane (droite
de cette passant par l’origine). Les points
caractéristique marqués sont alors équitablement
Loi d’Ohm ; répartis de part et d’autre de cette
résistance courbe.
On limitera la caractéristique compte tenue des
Énoncer la loi d’Ohm limites d’utilisations données par le conducteur.
L’équation de la caractéristique U=f(I)
Définir la résistance
précédente permet d’introduire la Loi
d’un conducteur
d’Ohm : la tension U appliquée aux
ohmique
bornes d’un conducteur ohmique est
proportionnelle à l’intensité du courant
qui le traverse. D’où U= RI ; par
définition, le coefficient de
Appliquer la loi d’Ohm proportionnalité R est appelé résistance
pour calculer la du conducteur ; Dans le système
résistance du résistor international, l’unité de résistance est
équivalent à l’ohm(Ώ)
l’association de Le professeur utilisera la loi d’Ohm et
résistors en série, celle :
ainsi qu’en dérivation ; - D’additivité des tensions pour
démontrer que : Re= R1+ R2 ;
- Des nœuds pour prouver que :
1 =1 + 1
R e R1 R2
Puissance et La valeur calculée à partir de chacune
des formules précédentes pourra être
19
énergie électrique vérifiée à l’aide d’un ohmmètre
la puissance Bien différencier conducteur ohmique
électrique ou résistor (objet) et sa résistance qui
consommée par un est la grandeur physique de ce
Lire des indications appareil conducteur.
portées sur un appareil
électrique ;
Faire une lire les indications portées
sur les lampes. Ces indications sont
les tensions d’utilisation normale
(tension nominale) et la puissance
électrique consommée par un appareil
lorsqu’il fonctionne sous cette tension
(puissance nominale)
On pourra :
- Faire constater que sous une même
tension d’utilisation normale, une
lampe de puissance plus élevée
Calculer la puissance éclaire plus (consomme plus), ainsi on
électrique consommée fera fonctionner simultanément
par un appareil à plusieurs lampes de puissances
courant continu ; différentes afin de comparer
l’éclairement ;
- Signaler qu’en dépassant cette tension
nominale, on risque de détériorer
l’appareil ;
Faire retrouver la puissance nominale
Énergie électrique de chacune des différentes lampes
consommée par un traversées par un courant d’intensité I et
appareil alimentée sous tension nominale U : on
admettra que le produit UI et la
Calculer l’énergie
puissance nominale sont égaux à des
électrique consommée
erreurs près. Généraliser pour avoir
par un appareil
l’expression de la puissance électrique
consommée par un appareil à courant
Exprimer
électrique
La puissance P d’un appareil est
- La puissance l’énergie électrique qu’il consomme par
Application au unité de temps. E n faire déduire
consommée par un conducteur ohmique
résistor en fonction de l’énergie électrique WE consommée par
sa résistance R et de cet appareil pendant une durée t :
WE=P t. L’unité internationale de l’énergie
l’intensité I du courant électrique est le joule. Dans la pratiquée, le
qui la traverse ; wattheure(Wh) et le kilowattheure (kWh) sont
- L’énergie électrique utilisés pour exprimer l’énergie électrique
consommée par ce consommée par un appareil. A titre d’exercice,
résistor pendant une faire convertir les trois unités précédentes entre
elles.
durée At en fonction
Faire établir les expressions de la
de R, I, et t ;
20
Effet Joule, puissance et de l’énergie électrique
applications consommée en utilisant les
connaissances acquises.
Signaler que, pour un conducteur
ohmique alimenté par le secteur, les
Dire ce qu’est l’effet formules U=RI et P=UI (donc celles qui
Joule viennent d’établies) restent valables à
condition de considérer les valeurs
Énoncer la loi de Joule efficaces I et U de l’intensité et de la
tension (voir programme de 4ème, page
Appliquer cette loi 160)
pour calculer la Faire passer un courant électrique dans
quantité de chaleur un fil métallique fin et constater que
dégagée par un celui-ci s’échauffe. Ce dégagement de
conducteur ohmique chaleur par conducteur parcouru par un
courant électrique porte le nom de l’effet
Joule
Citer des applications La chaleur dégagée par un conducteur
de l’effet joule ; ohmique est régie par la loi de Joule
disant que : l’énergie électrique reçue
L’électricité à la
par un conducteur ohmique est
maison
intégralement convertie en chaleur. En
Rappel sur le
faire déduire l’expression de la quantité
courant alternatif
de chaleur Q dégagée en fonction de R,
I et t. L’étude calorimétrique en vue
de vérifier cette expression est hors
programme.
L’effet joule a des nombreuses
Décrire applications pratiques : lampe à
- Une expérience incandescence, fers à repasser et à
illustrant le principe de souder, réchaud… Il est aussi à l’origine
production d’une de la destruction des dispositifs dont on
tension alternative ; ne respecte pas les limites de
- Un transformateur, fonctionnement
ainsi que son rôle ;
- Un alternateur
industriel ; Il s’agit d’assurer une bonne maîtrise
Justifier l’intérêt du des acquis en classe de 4ème
transport sous haute
tension de l’électricité Schéma d’une
produite par un installation
centrale ; électrique ;
Dire que l’électricité
ainsi transportée est
distribuée aux
utilisateurs sous des
tensions plus basses ;
Protection d’une
Décrire une installation installation
électrique ; électrique :
21
disjonction et fusible
La schématiser ;
Les règles de La ligne de la JIRAMA arrive au
sécurité compteur de l’habitation. Cette ligne
d’arrivée traverse successivement le
compteur et le disjoncteur. A ses bornes
Décrire les rôles du sont branchées en dérivation les lignes
disjoncteur et du de distribution qui alimentent les
fusible dans une différents appareils domestiques
installation électrique ; Le professeur utilisera une maquette ou
une planche pour illustrer sa leçon.
Décrire les Se référer à la leçon sur le court-circuit
circonstances d’une (voir programme de 6ème : page 155)
électrocution ou d’un L’énergie électrique Bien souligner que le disjoncteur
incendie(en électricité) consommée, le protège toutes les lignes de distribution
compteur électrique de l’habitation tandis que le fusible ne
protège qu’une ligne de distribution
Faire connaître les circonstances d’une
Citer les principales électrocution et d’un incendie (en
règles de sécurité ; électricité) ; ainsi que les règles de
sécurité à observer.
Des tableaux montrant les dangers du
courant électrique seront affichés en
Dire que la puissance classe
électrique P Seul le professeur est habilité à
consommée par un manipuler avec la tension du secteur en
appareil est telle que prenant toutes les précautions d’usage.
P≤UI où UI est la Recommander aux élèves de ne pas
tension efficace entre refaire avec le secteur les expériences
ses bornes et I réalisées en classe avec des piles.
l’intensité efficace du Le facteur de puissance cosΨ d’un
courant qui le appareil étant hors programme, faire
traverse ; admettre qu’en général : P≤UI. Ainsi,
connaissant P et U qui sont fixées par le
Calculer l’énergie constructeur, on pourra calculer
électrique consommée l’intensité minimale du courant qui
par une installation traverse l’appareil Iminimal= P
domestique ; U
Rappelons que, pour un conducteur ohmique, on
Lire : a l’égalité P= UI
L’énergie électrique consommée par
une installation électrique pendant une
- Des indications durée t est égale à la somme des
portées sur un énergies WE= P t consommées par
compteur électrique ; chaque appareil de puissance P
- Une facture de la pendant cette durée. Elle est mesurée
JIRAM. par compteur électrique. Si possible un
compteur électrique en fonctionnement
sera montré aux élèves.
22
On pourra faire vérifier si le décompte
mentionné dans une facture de la
JIRAMA est exact (éventuellement, le
professeur s’informera au préalable
auprès d’un responsable de la JIRAMA)
Optique
Objectif général : l’élève doit être capable de (d’) :
Identifier des phénomènes liés à la réflexion et réfraction ;
Décrire la composition de la lumière blanche
Objectifs Contenus Observations
spécifiques
l’élève doit être capable de
(d’) : Réflexion de la
lumière
Identifier un Phénomène de Faire observer qu’une surface
phénomène de réflexion, miroir plan plane et polie métallisée (miroir)
réflexion ;
renvoie la lumière dans une
direction privilégiée : c’est le
phénomène de réflexion. Indiquer
alors les faisceaux incident et
réfléchi. Les rayons lumineux
constituants ces faisceaux sont
Utiliser les termes appelés respectivement rayons
rayon incident et incidents et rayons réfléchis
rayon réfléchi Un miroir plan est toute surface
Identifier un miroir plane réfléchissante (c’est-à-dire
qui réfléchit presque la totalité de
23
plan ; la lumière qu’elle reçoit). Un point
du miroir où arrive un rayon
Le schématiser ; incident est appelé point
d’incidence.
Définir un : Soit un rayon incident SI non porté
- Point d’incidence par la demi-normale en I (point
- Plan d’incidence Les lois de réflexion d’incidence) au plan du miroir. SI
et cette demi-normale définissent
Énoncer les lois de la un plan appelé plan d’incidence.
réflexion D’abord, poser le problème
Tracer un rayon suivant : un rayon issu d’un point
réfléchi ; S est réfléchi en I par un miroir
Image d’un objet réel plan, tracer le rayon réfléchi.
par un miroir plan Ensuite, retrouver par des
Construire l’image expériences les lois de réflexion
d’un point lumineux avant de résoudre.
par un Mirror plan ; Réaliser l’expérience des deux
bougies pour montrer qu’un objet
lumineux et son image par un
miroir plan sont symétriques par
Utiliser les termes rapport au plan du miroir
suivants : objet réel,
images réelles et Interpréter la formation de l’image
virtuelles ; d’un objet lumineux(ou éclairé) par
un miroir plan. Pour cela,
Dire qu’un miroir plan considérer un faisceau incident
donne d’un objet réel émis par une source ponctuelle S.
une image virtuelle Faire :
symétrique de l’objet - Tracer le faisceau réfléchi et le
par rapport au plan du faire prolonger en pointillés dans
miroir le sens contraire de la
propagation ;
- Constater que ces pointillés
coupent en un point S’ et que S et
S’ sont symétriques au plan du
miroir.
Donner les définitions suivantes/
- Un point objet réel est un point où
divergent les rayons incidents
- Un point objet virtuel est un point
où convergent les rayons incidents
(hors programme)
- Un point image réelle est un point
où convergent les rayons
émergents
- Un point image virtuelle est un
point où divergent les rayons
émergents
Ainsi, un miroir plan donne de chaque point S
Réfraction de la de l’objet lumineux ‘ou éclairé) une image
virtuelle S’ symétrique de S par rapport au
24
lumière plan du miroir ; et l’ensemble des points S’
constitue l’image virtuelle de l’objet réel.
Conclure : un miroir plan donne d’un objet
réel une image virtuelle symétrique de l’objet
par rapport au plan du miroir.
Identifier un
phénomène de
réfraction ; Réaliser une expérience pour faire
constater que : lorsque la lumière
Énoncer la première traverse la surface de séparation
loi de réfraction ; entre deux milieux transparent,
elle subit une brisque changement
de direction : c’est le phénomène
Interpréter le réfraction
phénomène de
mirage ; La relation n1sin i= n2sin r
(la deuxième loi de réfraction est
hors programme)
Lorsqu’il fait chaud, un mirage peut
être observé sur une route bitumée.
C’est que, par temps chaud, l’air est
constitué d’une superposition de
couches de milieux transparentes,
de températures différentes. Ainsi,
la lumière émise par le ciel et les
Analyse et
nuages subit une succession de
synthèse de la
réfractions avant d’être réfléchie
lumière
vers l’œil d’un observateur,
Décomposition de la
regardant la route. Pour ce dernier,
lumière blanche
la lumière semble provenir, en ligne
droite, de l’endroit où se forme
l’image du ciel et des nuages. L’œil
voit donc cette image qu’il confond
Décrire la composition
avec une étendue d’eau sur la route
de la lumière branche ;
Faire
- Citer les différentes couleurs
observées dans l’arc-en-ciel :
violet, indigo, bleu, jaune, orangé,
rouge ;
- Connaître qu’elles proviennent de
la décomposition de la lumière
solaire (qui est un exemple de
interpréter la couleur lumière blanche ; il en est de
d’un objet éclairé en même pour la lumière produite par
lumière blanche une lampe incandescence) par
des gouttes d’eau (réfraction à la
25
surface air-gouttes d’eau)
- Noter que ces couleurs sont aussi
appelées radiations lumineuses.
Le professeur ne manquera pas de
signaler l’existence des radiations
invisibles par l’œil humain :
l’ultraviolet(UV) et l’infrarouge(IR).
Les corps chauds émettent des
Dire qu’un filtre permet radiations infrarouges qui sont
d’obtenir une lumière responsables de la sensation de
colorée, à partir d’une chaleur, les radiations ultraviolettes
lumière blanche ; sont à l’origine du bronzage
(synthèse de mélanine), mais
peuvent provoquer des brûlures
(coup de soleil) et même le cancer
de la peau.
Un objet éclairé en lumière blanche
ne renvoie dans l’œil d’un
observateur qu’une couleur, la
Synthèse de la sienne ; il absorbe les autres
lumière radiations
Un filtre est un matériau coloré
transparent ou translucide. Éclairé
en lumière blanche, il ne laisse
Décrire comment passer que certaines couleurs et
recomposer la lumière absorbe ou réfléchi les autres
blanche. C’est pourquoi, un filtre placé
devant le faisceau de lumière
blanche permet d’obtenir une
lumière colorée. Lors d’un spectacle
par exemple, des filtres sont utilisés
pour la réalisation d’éclairages
colorés.
on pourra
Pour l’expérimentation, on pourra
utiliser le disque de Newton. Celui-
ci est divisé en secteurs qui sont
peints avec toutes les couleurs de
l’arc-en-ciel. Lorsque le disque
tourne avec une vitesse suffisante,
sa face multicolore nous apparaît
sous une teinte uniforme blanc
grisâtre ; ainsi, il émet de la lumière
blanche.
26
Chimie
Objectifs généraux : l’élève doit être capable de (d’) :
Exploiter une équation chimique pour calculer les quantités, les masses ou les
volumes d’un réactif et d’un produit d’une réaction ;
Déterminer les concentrations molaires des ions provenant de la dissolution dans
l’eau de chacun des composés suivants : chlorure de sodium, chlorure d’hydrogène
et soude ;
Dire qu’une solution aqueuse est acide si son pH<7, neutre si son pH=7 et basique
si son pH>7
Objectifs spécifiques Contenus Observations
l’élève doit être capable de (d’) :
Quelques réactions
Chimiques
Décrire la structure de
Rappels : atome,
l’atome
molécule et ion il s’agit d’assurer une bonne
Dire qu’une molécule est
maîtrise des acquis en classe de
formée par un nombre
4ème
limité d’atomes associés
les uns aux autres
Définir un cation et
anion ; écrire les
symboles de quelques
atomes et les formules
de quelques ions et
molécules
Mole ; masse molaire
Donner la définition
pratique de la mole En chimie, la mesure d’une
quantité de matière ne se fait pas
Calculer la masse en comptant les particules
molaire d’un corps de (molécules) qui constituent cette
formule donnée matière, mais grâce à une unité
appropriée : la mole. Donner la
Dire que dans les définition pratique d’une mole :
27
conditions normales de une mole de particule est la
température et de quantité de matière constituée de
pression une mole de 6,02.10 23 particules
gaz quelconque occupe Faire :
un volume de 22,4l ; - Connaître que la masse d’une
mole d’atomes est appelée masse
atomique ;
- Trouver dans le tableau de
classification périodique (ne pas
parler des éléments) les masses
atomiques des atomes dont on a
demandé de retenir leur symbole
en classe de 4ème, elles sont
exprimées en gramme par mole
([Link]-1)
- Calculer la masse molaire M d’un
corps de formule donnée : c’est la
Réaction entre le fer et somme des masses atomiques de
la soude tous les atomes figurants dans la
formule (l’unité courante de la
masse molaire est le gramme par
Identifier le produit de la mole) ;
réaction entre le fer et la - Noter que le volume molaire d’’un
soude gaz dans les conditions normales
Écrire son équation de température et de pression(les
bilan ; conditions normales de
température et de pression étant
O°C et 76cm de mercure)
Sur une substance réfractaire,
porter à incandescence une
Utiliser cette équation
portion d’un mélange
pour calculer les
stœchiométrique de limaille de fer
quantités et les masses
et de soufre en poudre. Faire
du produit et d’un réactif
constater que l’incandescence se
de la réaction ;
propage à travers tout le mélange
en laissant derrière elle un solide
Combustion du butane
gris : c’est du sulfure de fer II, de
formule FeS.
Pour une masse donnée d’un des
réactifs, faire calculer la quantité
de sulfure II formé, ainsi que celles
Dire que le butane de l’autre réactif nécessaires à la
appartient à la famille réaction. Ce qui permettra au
des alcanes de formule professeur d’introduire le plan à
générale CnH2n +2 avec suivre pour résoudre un tel
n=1 (méthane), problème :
2(éthane), 3(propane), - Écrire l’équation –bilan de la
4(butane) réaction ;
- Établir le bilan molaire, puis en
déduire le bilan massique ou
28
volumique ;
Décrire une expérience - Effectuer les calculs demandés.
montrant la combustion Faire connaître que :
du butane
- le butane appartient à la famille
des alcanes de formule générale
CnH2n +2
*pour n=1, on a CH4 (méthane)
*pour n=2, on a C2H6 (éthane)
*pour n=3, on a C3H8 (propane)
*n=4, on a C4H10( butane)
- Le briquet à gaz contient du
butane liquide
Régler avec la pouce l’arrivée du
briquet à gaz de manière à obtenir
une flamme bleue : cette couleur
indique la combustion est
complète (combustion dans une
Combustion vive et quantité suffisante d’air).Brûler du
combustion lente du butane recueilli dans un tube à
fer ; protection des essais pour mettre en évidence les
objets en fer contre la produits de la combustion
rouille complète, ce sont l’eau (buée sur
un verre froid) et le dioxyde de
carbone (trouble l’eau de chaux).
Si la quantité d’air est en défaut, la
Écrire les équations- flamme du briquet présente une
bilans des combustions couleur jaune ; on a donc une
des quatre premiers combustion incomplète. Faire
alcanes observer alors les dépôts
Décrire une montrant la pulvérulents (à l’état de poudre
combustion vive du fer très fine) de noir de carbone sur
Écrire l’équation bilan de une soucoupe placée au-dessus
cette combustion ; de la flamme et la formation d’une
Décrire : buée d’eau. Signaler que :
-une expérience montrant - Le noir de carbone est utilisé pour
comment se forme la rouille ; la fabrication de certaines encres
Comment protéger les objets en et peintures noires ; il est aussi
fer contre la rouille, incorporé au caoutchouc pour
augmenter la résistance des
pneumatiques à l’usure
- Lors de la combustion incomplète,
il se forme, outre du carbone et de
l’eau, du monoxyde de carbone et
de dioxyde de carbone ;
Généraliser aux alcanes la
combustion du butane et faire
écrire les équations-bilans des
Solutions aqueuses combustions complètes des quatre
Rappels sur la notion premiers alcanes
Un clou neuf chauffé au rouge
29
de solvant, de soluté et prend une teinte gris bleuté en se
de concentration refroidissant. Il se recouvre ainsi
massique, de d’une couche d’oxyde magnétique
concentration molaire de formule Fe3O4.
d’une solution ; solution Un objet en fer abandonné à l’air
ionique humide se recouvre peu à peu
Utiliser les termes : d’une couche de rouille. Cette
solvant, soluté, solution dernière est poreuse ; donc
et concentration ; perméable à l’air humide. Ainsi, la
formation de la rouille se poursuit
jusqu’à la totalité de l’objet soit
rongée. Pour montrer comment se
forme la rouille, on pourra réaliser
l’expérience qui consiste d’abord à
placer une paille de fer au fond
Déterminer la d’une éprouvette graduée.
concentration molaire Retourner ensuite l’éprouvette sur
d’une solution ; l’eau d’un récipient. Au bout de
quelques jours, l’eau s’est élevée
dans le tube et il ne reste dans
l’éprouvette que le diazote de l’air
(4/5 du volume initial ; n’entretient
pas la combustion). En outre, la
paille de fer devient rouillée ; en
présence d’eau (vapeur
saturante), elle réagit lentement
avec le dioxygène de l’air que
Identifier une solution contient l’éprouvette pour donner
ionique ; de la rouille.
Solutions de chlorure
Pour protéger les objets en fer
de sodium, d’acide
contre la rouille, on le recouvre
chlorhydrique et soude :
d’une couche imperméable de
concentration molaire
graisse, de peinture
en espèces ioniques
majoritaires et
minoritaires Considérer une aqueuse de
chlorure de sodium pour :
- rappeler les notions de solvant,
Écrire l’équation de
de soluté, de solution et de
dissolution du chlorure
concentration massique (voir
de sodium dans l’eau ;
programme 5ème pages 159 et
ainsi que celles du
160)
chlorure d’hydrogène et
- introduire la leçon sur la
de la soude ;
concentration molaire d’une
solution.
Dans le système international, l’unité de
concentration molaire est la mole par litre
(mol. L-1) ; La concentration molaire d’une
solution est notée [soluté]. Ainsi, pour une
30
solution de chlorure de sodium, on a
[NaCL]. Faire noter que la concentration
massique, souvent exprimée en gramme
par litre (g.L-1), est aussi utilisée pour la
définir la concentration d’une solution. En
faisant intervenir la masse molaire M du
soluté, faire convertir entre elles les deux
unités précédentes.
si une solution est ionique (c’est-à-
dire contient des ions), alors elle
conduit le courant électrique (voir
programme de 4ème page 169).
Électrolyse et synthèse Réciproquement, toute solution qui
Déterminer les de l’eau conduit le courant électrique est
concentrations molaires ionique (à faire admettre). D’où !
des ions provenant de critère permettant d’identifier une
chaque dissolution solution ionique. Vérifier alors
précédente ; qu’une solution de chlorure de
sodium est ionique. Signaler qu’il
Inventorier les espèces en est de même pour les solutions
ioniques majoritaires et d’acide chlorhydrique et de soude.
minoritaires présentes
dans chacune des trois A l’état solide, le chlorure de
solutions ainsi obtenues ; sodium a une structure cristalline ;
il est constitué des ions Na+ et CL
Décrire une expérience –
disposé chacun aux nœuds d’un
montrant : réseau cfc (voir programme de
4ème page 168) L’eau affaiblit
l’attraction les ions Na+ et CL- qui
- L’électrolyse de l’eau finissent par quitter les nœuds du
réseau. Nous observons alors la
- Sa synthèse ; dissolution du chlorure de sodium
dans l’eau. l’équation-bilan de
cette dissolution est :
NaCLs Na+ + CL- (s voulant
dire solide). D’une manière
analogue faire écrire les
équations-bilans des dissolutions
dans l’eau du chlorure de
d’hydrogène (appelé acide
Solutions acide, chlorhydrique) et de la soude.
basique et neutre : Sachant la concentration molaire c
caractérisation par de chacune des trois solutions
Interpréter l’électrolyse ainsi obtenues, faire déterminer,
BBT ; ions
de l’eau ; pour chaque solution, les
responsables des
caractères acide et concentrations des ions provenant
Écrire l’équation bilan de basique d’une solution du soluté, en raisonnant à partir de
sa synthèse ; l’équation-bilan de dissolution de
ce dernier. La concentration en ion
donné sera notée [ion] ; par
exemple [Na+] représente la
31
concentration en ion Na+. L’unité
de cette concentration est la mole
par litre.
Signaler que, comme toute
Dire que le bleu de solution aqueuse, les solutions
bromothymol (BBT) est précédentes contiennent des ions
jaune en milieu basique et h+ et OH- provenant des
vert en milieu neutre molécules d’eau (leur
concentration étant inférieur à 10-7
mol.-1 ; ne pas traiter la
dissociation ionique de l’eau ; pour
c≥10-5mol.L-1, faire identifier les
ions majoritaires et minoritaires de
chacune des trois solutions
étudiées ; en général, [espèces
majoritaires] ≥ 100 [espèces
minoritaires.
Utiliser un électrolyseur à
électrodes de fer (clou) : les
électrodes en graphite adsorbent
le dioxygène. Comme électrolyte,
on prendra de l’eau additionnée
d’un peu de soude.
Pour l’interprétation, faire
connaître que (qu’) :
- Lorsque le circuit est fermé, les
ions Na+ et OH- de l’électrolyte
migrent respectivement vers la
Spécifier les ions cathode et vers l’anode ;
responsables des - À la cathode, c’est la molécule
caractères acide et d’eau qui réagit avant l’ion
basique d’une solution sodium (l’explication n’est pas au
programme) ;
- Après une électrolyse prolongée,
pH d’une solution la quantité de soude se retrouve
aqueuse intégralement, en revanche, de
l’eau est consommée et tout
revient à une décomposition de
l’eau
Pour avoir un mélange de dioxyde
et de dihydrogènes convenable
pour la synthèse de l’eau, coiffer
les deux électrodes à l’aide d’une
éprouvette. Lorsque celle-ci
contient le mélange, approcher
son ouverture d’une flamme : une
petite détonation retentit. Compte
tenu de la chaleur dégagée par
cette réaction, il sera prudent
Réaction entre les d’entourer l’éprouvette par un linge
32
Dire que : solutions de soude et de protection (humide). Un verre
d’acide chlorhydrique, froid permettra d’observer la
neutralisation ; formation d’une buée d’eau.
La notion d’acidité peut être
introduite par la saveur acide
du jus de citron. La couleur
jaune prise par le BBT dans
cette solution caractérise le
- Le pH d’une solution milieu dit acide. On montrera
aqueuse est lié à sa que l’on retrouve cette couleur
concentration en ion H+ ; quand le BBT se trouve dans
- La solution est acide si une solution d’acide
son pH<7, neutre si son chlorhydrique. Montrer aussi la
pH= 7 et basique si son teinte bleue prise par le BBT
pH>7 ; quand il se trouve dans une
solution d’hydroxyde de
Utiliser le terme
sodium. Cette teinte indique
neutralisation
que le milieu est basique. Enfin,
faire constater la coloration
verte de chlorure de sodium.
Un milieu dans lequel le BBT
prend une coloration verte est
dit neutre A défaut de BBT, on
pourra utiliser, pour illustrer la
leçon, une solution obtenue en
Réactions entre une macérant dans l’eau de pétales
solution d’acide de bougainvillée
chlorhydrique et les (laingomena).en effet, cette
Repérer la fin de la métaux fer et zinc solution est verte en milieu
réaction entre les solutions
basique (solution de soude de
de soude et d’acide
concentration <10-5mol.L_1 et
chlorhydrique ;
rose en milieu acide (solution
Identifier les produits de d’acide chlorhydrique de
cette réaction ; concentration ≥ 10-6 mol.L-1)
Dans chacune des solutions
Écrire ses équations bilans aqueuses d’acide chlorhydrique,
Réactions entre une de chlorure de sodium et de
ionique et globale ;
solution d’hydroxyde de soude, de concentration c ≥ 10-5
sodium et les ions mol.L-1 ; ajouter le même
Cu2+, nombre de gouttes de BBT.
Identifier des espèces
Fe 2+, Fe3+, et Zn 2+ Rappeler que les ions
spectatrices ;
majoritaires dans la solution de
(d’) :
- Acide chlorhydrique sont : H+ et
Identifier les produits des CL-
réactions entre une - Chlorure de sodium sont : Na+ Cl-
solution d’acide - Soude sont : Na+ et OH-
chlorhydriques et les Faire admettre que la teinte prise
métaux fer et zinc ; par l’indicateur coloré est due à
Écrire les équations-bilans une espèce ionique déterminée de
33
ioniques de ces réactions, la solution : Si Na+ ou CL- est
ainsi que leur équation responsable de la coloration prise
globale ; par le BBT, deux des trois
Écrire l’équation –bilan de solutions présenteront avec celui-
la réaction de précipitation ci la même couleur. Ce qui n’est
entre l’ion OH- apporté par pas, comme nous le savons, en
une solution de soude et accord avec les réalités
chacun des ions Cu2+, expérimentales. Alors Na+ et CL-
Fe 2+, Fe3+, et Zn 2+ ne sont pas responsables du
changement de teinte. Ainsi,
seules ions H+ et OH- sont
responsables des caractères acide
et basique d’une solution : H+ pour
le milieu acide et OH- pour le
milieu basique
Considérer deux solutions
d’acide chlorhydrique de
concentrations différentes. Le
BBT ne permet pas de
différencier ces solutions. Par
contre, un papier pH donne deux
valeurs de pH distinctes pour ces
deux solutions. Faire admettre
que la valeur du pH d’une
solution est liée à sa
concentration en H+
Donner l’échelle de pH d’une
solution aqueuse. A l’aide de
cette échelle, faire reconnaître si
des substances rencontrées
dans l’environnement des élèves
sont acides, neutres ou
basiques : eau de pluie, lait…
Il s’agit de mettre en évidence la
neutralisation et non de faire un
dosage.
Réaliser la réaction entre les
solutions de soude et d’acide
chlorhydrique Faire :
- Constater le virage au vert du
BBT ; alors la solution où se
trouve l’indicateur coloré
devient neutre : on dit qu’il y
a neutralisation ;
- Connaître que ce
changement de teinte de
l’indicateur indique aussi la
fin de la réaction.
34
Tester la présence des ions Na+
et CL-(voir programme 4ème 171)
dans la solution obtenue à la
neutralisation. Faire constater
aussi qu’en évaporant cette
solution, il se forme de l’eau et un
dépôt des cristaux de chlorure de
sodium
Faire écrire l’équation-bilan
ionique de la réaction et en faire
déduire les espèces ioniques qui
n’ont pas réagi : ce sont les ions
Na+ et CL-. Elles sont appelées
espèces spectatrices(en les
éliminant de l’équation –bilan
ionique, on obtient une écriture
simplifiée de cette dernière).
Faire trouver l’équation-bilan
globale de la réaction.
Mettre en évidence la formation
des ions Fe2+ et Zn 2+, ainsi que
celle du dihydrogène (brûle avec
détonation).
Faire écrire l’équation-bilan
ionique de chaque réaction
sachant que m’ion CL- est
spectateur, ainsi que son
équation-bilan globale.
Faire :
- Un rappel sur l’identification
des ions Cu2+, Fe2+, Fe3+ et
Zn 2+
- Interpréter la formation des
précipités observés :
*hydroxyde de cuivre II : Cu(OH) 2 ;
Hydroxyde de fer II : Fe(OH) 2
*hydroxyde de fer III : Fe(OH) 3
Hydroxyde de zinc : Zn(OH) 2
Instructions
la physique et la chimie sont des sciences expérimentales. A lors chaque leçon
doit être bâtie sur des expériences simples ou sur des observations rattachées à
l’environnement naturel ou technique des élèves. L’explication de l’expérience,
animée par le professeur, doit comporter une participation active des élèves.
chaque semaine doit comporter une séance de Physique et une séance de
Chimie.
Évaluations
35
Le professeur ne doit pas manquer de mettre en œuvre des évaluations formatives,
sommatives et d’intégration. Le choix des situations d’évaluation adéquates est laissé à son
initiative.