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Programme 6ème

Le document présente les programmes scolaires pour la classe de 6ème à Madagascar, établis par le Ministère de l'Éducation Nationale à partir de l'année scolaire 1996-1997. Il détaille les objectifs généraux de l'enseignement, les compétences attendues des élèves à la sortie du collège, ainsi que les horaires des différentes disciplines. L'accent est mis sur l'amélioration qualitative de l'enseignement et l'adaptation des programmes aux réalités pédagogiques et culturelles du pays.

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Programme 6ème

Le document présente les programmes scolaires pour la classe de 6ème à Madagascar, établis par le Ministère de l'Éducation Nationale à partir de l'année scolaire 1996-1997. Il détaille les objectifs généraux de l'enseignement, les compétences attendues des élèves à la sortie du collège, ainsi que les horaires des différentes disciplines. L'accent est mis sur l'amélioration qualitative de l'enseignement et l'adaptation des programmes aux réalités pédagogiques et culturelles du pays.

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1

REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA
Tanindrazana-Fahafahana-Fandrosana

MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE


UNITE D’ETUDE ET DE RECHERCHE PEDAGOGIQUE

UERP

PROGRAMMES SCOLAIRES

Classe de 6ème

À partir de l’Année Scolaire 1996-1997


2

PROGRAMMES SCOLAIRES

Classe de 6ème

À partir de l’Année Scolaire 1996-1997

MINISTERE DE L’EDUCATIONE REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA


NATIONALE Tanindrazana-Fahafahana-Fandrosana
--------------- -----------------------------

ARRETE N° 1617/96-MEN du 02-04-96


fixant les programmes scolaires des classes
de onzième, sixième, seconde

LE MINISTRE DE L’EDUCATION NATION NATIONALE


3

Vu la Constitution du 18 Septembre 1992 ;


Vu la Loi n°94-033 du 13 Mars 1995 portant Orientation générale du Système
d’Éducation et de Formation à Madagascar ;
Vu le Décret n°95/701 du 10 novembre 1995 modifié et complété par le Décret
N° 95/713 du 01 novembre 1995 portant nomination des membres du Gouvernement ;
Vu le Décret n° 95/ 136 du 7 février 1995 fixant les Attributions du Ministre de
l’Éducation Nationale ainsi que l’organisation générale de son ministère ;
Vu l’arrêté n° 103-95/MEN du 7 juin 1995 fixant les programmes scolaires des
Lycées et des Collèges d’Enseignement Général de Madagascar.

ARRETE :
Article premier :-Les programmes d’enseignement des classes de onzième, sixième et
seconde sont fixés et seront appliqués à compter de l’année 1996-1997 suivant
les dispositions portées en annexe du présent Arrêté.
Article 2 : - Toutes dispositions contraires à celles mentionnées dans le présent
arrêté sont et demeurent abrogées.
Article3 :- Le Secrétaire général du Ministère de l’Éducation Nationale, le Directeur
de l’Enseignement Primaire, le Directeur de l’Enseignement Secondaire et les
Directeurs Provinciaux de l’Éducation Nationale sont chargés, chacun en ce qui le
concerne, de l’exécution du présent Arrêté qui sera enregistré et publié partout où
besoin sera.

Antananarivo, le 23 février 1996

Le Ministre de l’Éducation Nationale


Fulgence FANONY

Introduction générale
Amélioration qualitative de l’enseignement, changements fondamentaux d’orientation
politiques et économiques de la nation, ouverture sur les innovations en matière
pédagogique…autant de raisons majeures qui ont dicté la recontextualisation des
programmes scolaires. Le Ministre de l’Éducation Nationale, par le biais de l’Unité d’Étude
et Recherche Pédagogique, s’est donné comme tâche le réexamen, voire la refonte de ces
derniers.
4

Pour ce faire, la procédure habituelle en la matière a été respectée : réflexion sur les textes
actuellement en vigueur, enquêtes et entretiens auprès desprofesseurs des collèges et
Lycées de différentes localités répartis sur l’ensemble
du territoire national, consultation auprès des enseignants et chercheurs
d’Universités, d’Écoles Normales Supérieures et des Instituts Spécialisés, des
Cadres de la Direction de l’Enseignement Secondaire et de Projets à caractère
pédagogique.
Les présents programmes sont donc le résultat d’un processus qui a débuté en
1993. Ils ne constituent qu’une étape dans l’élaboration de la version définitive
des curricula des lycées et collèges. Car ceux des classes de 5ème et 1ère ne
seront mises à la disposition des écoles qu’à la rentrée 1997, ceux de 4ème et Terminales en
1998 et ceux de 3ème en 1999.
Certaines approches pourraient paraître inhabituelles aux yeux de beaucoup.
Ainsi, l’enseignement de la Géographie, matière considérée dorénavant comme
science au même titre que la Biologie ou la Chimie, sera désormais dissocié de celui de
l’Histoire ; l’Éducation Civique redevenue discipline à part entière, dispose
d’un volume horaire plus conséquent ; enfin et surtout, la formulation des
différents thèmes a été pensée dans le triple souci d’harmoniser l’enseignement
Dans toutes les écoles, de faciliter l’acquisition par l’apprenant des compétences
minimales correspondant à chaque niveau, et de rechercher une plus grande
rigueur pédagogique. Le professeur trouvera outre les finalités et les objectifs
généraux de l’éducation, les objectifs de la matière pour chaque classe ainsi que la
liste des contenus à enseigner.
Par ailleurs, pour la plupart des matières, l’ordre des thèmes n’est ni impératif
ni contraignant : le professeur a tout loisir de le modifier en fonction des réalités de
sa classe, l’essentiel étant qu’il réussisse à atteindre les objectifs.

Finalités générales de l’enseignement


L’enseignement dispensé dans les collèges et Lycées malgaches doit avant tout
viser la formation d’un type d’individu autonome et responsable, imbu des valeurs
culturelles et spirituelles de son pays, notamment le « Fihavananana garant de
l’unité nationale » (Préambule de la Constitution), autant que des valeurs
démocratiques. L’identification de soi, autre axe de l’éducation, doit déboucher sur
l’épanouissement physique, intellectuel et moral. Formé à la liberté de choix, le
futur citoyen sera amené à participer à la vie culturelle de la communauté, au
progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent, promouvoir et protéger le
patrimoine culturel national, accéder à la production artistique et littéraire et être
apte à contribuer au développement économique et social de Madagascar.

Objectifs généraux de l’enseignement


 Développer chez l’élève un esprit de rigueur et d’objectivité de manière à le
5

rendre apte à s‘ouvrir et à agir sur le monde concret, complexe et diversifié.


 Assurer l’acquisition des connaissances sur lesquelles s’appuiera en
permanence le développement progressif des aptitudes et des capacités
intellectuelles
 Permettre à l’élève d’appréhender le caractère universel des connaissances
scientifiques et littéraires en partant des réalités malgaches.
 Favoriser la créativité et l’esprit d’initiative de l’élève afin de lui permettre
de s’épanouir et de participer au développement du pays.
 Développer chez l’élève l’esprit d’analyse et l’esprit critique afin de le rendre
apte à raisonner, refusant l’esprit de système et le dogmatisme, à avoir le
souci de la nuance et le sens du cas particulier.
 Développer la personnalité et la capacité d’expression et de communication.
 Donner à l’élève les moyens intellectuels et moraux d’agir sur son
environnement afin de promouvoir et de protéger celui-ci.

Comment lire ces programmes ?


Un bon enseignant doit avoir lu la Constitution et la Loi n° 94-033 du 13 mars
1995 portant Orientation Générale du Système d’Éducation et de Formation à
Madagascar. Il doit s’informer sur les finalités générales de l’éducation telles
qu’elles apparaissent à travers ces textes fondamentaux. Car il s’agit, avant tout
acte d’enseignement, de savoir pourquoi et comment le Malgache compte éduquer
et former ses enfants.
Le professeur doit ensuite s’imprégner :
- des objectifs généraux de l’enseignement ;
- des objectifs de la matière qu’il enseigne,
- des objectifs de la matière pour la classe qui le concerne.
Ces objectifs ont été formulés dans le but de baliser son parcours. Car la
préparation d’une leçon ressemble à la préparation d’un voyage : on ne peut
choisir ce que l’on va mettre dans la valise que si on connaît d’avance la
destination et ses réalités. Ces objectifs serviront par la suite lors des évaluations
mensuelles, trimestrielles et annuelles, l’évaluation se faisant toujours en fonction
des objectifs.
A chaque objectif correspond des intitulés résumant la somme de
connaissances à transmettre. Le professeur doit veiller à ce que les savoirs, savoir-être et
savoir faire qu’il enseigne correspondent aux objectifs visés. Il doit en tout temps observer
la cohérence entre Objectifs, Processus
d’Apprentissage et Évaluation. Des indications pédagogiques, des notes de
références ou des recommandations figurent dans la colonne Observations. Ces
indications s’avèrent souvent utiles pour éclaircir certains points.
Ceci étant, l’enseignant peut dès lors procéder à la préparation de ses leçons
compte-tenu des réalités de sa classe et de la région où il sert.
6

Profil de sortie du Collège


A la sotie du Collège, l’élève doit être capable de (d’) :
 Utiliser divers moyens ou méthodes d’observation et d’interprétation des
phénomènes naturels et physiques ;
 Mener un raisonnement logique ;
 Comprendre l’évolution des phénomènes sociaux, politiques, et les rouages
fondamentaux de l’économie ;
 Comprendre et apprécier la culture malgache et ses valeurs ;
 Utiliser correctement le malgache dans les différentes situations de la vie
quotidienne ;
 Communiquer en français et utiliser correctement cette langue dans les
différentes situations d’enseignement/apprentissage ;
 Communiquer en anglais oralement et par écrit ;
 Se comporter en citoyen responsable connaissant ses devoirs et ses droits
fondamentaux ;
 Faire preuve d’esprit critique et de tolérance ;
 Faire preuve de créativité et utiliser d’une manière efficace les
connaissances acquises selon le milieu dans lequel il évolue ;
 Situer sa région dans le contexte national en termes de réalités
socio-économiques et culturelles, et appréhender les réalités internationales ;
 Créer et gérer de petites entreprises
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Endriky ny mpianatra nahavita ny Sekoly
Ambaratonga faharoa (SAR)
Ny mpianatra nahavita ny Sekoly Ambaratonga fahaRoa (SAR) dia tokony ho
Afaka:
 mampiasa ireo fitaovana sy fomba fandinihana ny filazana ireo tranga
voajanahary isan-karazany sy ny toe-javatra fizika;
 mampiasa rijan-kevitra lojika;
 mahatakatra ny fivoaran’ny zava-mitranga ara-piaraha-monina,
ara-politika, ary ny firafitra fototry ny toe-karena;
 mahatakatra sy manaja ny kolontsaina Malagasy sy ny soatoavina raketiny;
 mampiasa ny teny Malagasy araka ny fitsipika mifehy azy eo amin’ny
sehatra isan-karazany misy eo amin’ny fiainana;
 mampita hevitra amin’ny teny frantsay ary afaka mampiasa azy
ara-pitsipika eo amin’ny sehatry ny fampitana fanovozan-pahalalana;
 mampita hevitra am-bava sy an-tsoratra amin’ny teny anglisy;
 mitondra tena toy ny olom-pirenena tompon’andraikitra, sady
mahafantatra ny adidiny no mahalala ny zo fototra ananany ;
 maneho fahaizana mandanjalanja sy toetra tia fandeferana;
 maneho fihetsika tia karokaroka sy mamoron-javatra, ary mampiasa
amim-pahombiazana ny fahalalana azony avy amin’ny tontolo iainany;
7

 mametraka ny faritra misy azy na amin’ny lafiny sosialy sy toe-karena, na


amin’ny lafiny kolontsaina eo anivon’ny firenena, ary mahafantatra ny
zava-misy any ivelany;
 manangana sy mitantana orinasa madinika.
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Tableau des horaires

6è 5è 4è 3è
Disciplines
P CL TD P CL TD P CL TD P CL TD
Malagasy 4 4 - 4 4 - 4 4 - 4 4 -
Français 5 3 1 5 3 1 5 3 1 5 3 1
Anglais 3 3 - 3 3 - 3 3 - 3 3 -
Education Civique 2 2 - 2 2 - 2 2 - 2 2 -
Histoire 2 2 - 2 2 - 2 2 - 2 2 -
Géographie 2 2 - 2 2 - 2 2 - 2 2 -
Mathématiques 4 4 - 4 4 - 4 4 - 5 5 -
Sciences Physiques 2 2 - 2 2 - 4 4 - 4 4 -
Sciences Naturelles 3 3 - 3 3 - 3 3 - 3 3 -
E.P.S. 2 2 - 2 2 - 2 2 - 2 2 -
Total 29 27 01 29 27 01 31 29 01 32 30 01

P=Professeur CL: Classe(Cours) TD: Travaux Dirigés


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Sciences
Physiques

Objectifs de la matière
Les Sciences Physiques doivent amener l’élève à :
 Pratiquer une démarche expérimentale pour faire aboutir une recherche ;
 Adopter une attitude scientifique en développant chez lui l’esprit scientifique ;
 Interpréter des phénomènes naturels par les connaissances qu’elles lui apportent ;
 Mieux connaître le monde technique qui nous entoure par le biais de l’analyse des
réalités et de l’effort pour comprendre et expliquer.

Objectifs de l’enseignement des Sciences


Physiques dans les Collèges
A la sortie du C.E.G, l’élève doit être capable de (d’) :
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 Continuer ses études au lycée ;


 Faire preuve de maturité sur le plan de raisonnement ;
 Interpréter des faits physiques de son environnement naturel et technique.

Objectifs de des Sciences Physiques en classe de 6ème


Volume horaire
A la fin de la classe de 6ème, l’élève doit être capable de (d’) :
 Distinguer les états de la matière ;
 Définir les divers changements d’état ;
 Mesurer une masse te un volume ;
 Repérer une température ;
 Distinguer chaleur et température ;
 Réaliser le schéma d’un circuit électrique simple et inversement ;
 Différencier une transformation physique et réaction chimique.

Volume horaire

3 heures par semaine

Physiques
Propriétés physiques de la matière
Objectifs généraux : l’élève doit être capable de :
 Distinguer les trois états de la matière ;
 Mesurer une masse et un volume ;
 Repérer une température ;
 Distinguer chaleur et température.

Objectifs spécifiques Contenus Observations


l’élève doit être capable de (d’) :  Les états physiques de
 Montrer la matière
expérimentalement que :  Observation de solides  La comparaison d’échantillons
- Les solides compacts ont compacts et pulvérisés familiers de solides et de liquides
une forme propre et liquides servira de support pour faire un
- Les solides pulvérisés classement entre (compacts et
n’ont ni forme propre ni pulvérisés)et liquides, et pour faire
10

surface libre plane dégager par les élèves leurs


- Les liquides n’ont pas de propriétés fondamentales
forme propre et présentent
une surface libre plane et
horizontale
 Utiliser correctement les  On insistera sur l’horizontalité de
termes compacts, la surface libre d’un liquide au
pulvérisé, forme propre et repos. On fera observer
surface libre expérimentalement aux élèves
que quelque soit la position du
récipient, la surface libre d’un
liquide au repos est horizontale.
On le schématisera. On citera le
 Manipulation avec un niveau à bulle du maçon en
gaz (l’air) exemple.
 Recueillir et transvaser un
gaz (l’air)  On montrera expérimentalement
aux élèves la possibilité de
transvaser un gaz (l’air) par
déplacement de liquide et de
 Montrer qu’un (l’air) n’a ni recueillir un gaz (exemple : gaz
forme propre, ni surface d’un briquet)
plane et horizontale  On fera observer qu’un gaz (l’air)
n’a pas de forme propre e montrer
qu’il n’a pas de surface libre plane
 Masse et volume
et horizontale.
 Détermination de la
 Expliquer ce que la masse masse d’un solide et d’un
représentez liquide. Unité de masse
 On veillera à ce que les élèves
sachent utiliser correctement une
 Mesurer une masse
balance

 La description d’une balance


devra être l’occasion d’une étude
d’un appareil familier. L’étude des
qualités d’une balance est hors
programme. On se limitera aux
 Exprimer la masse dans le
pesées simples. La technique de
système international :
double pesée n’est pas au
l’unité légale de masse est
programme
le kilogramme (kg)
 On veillera aussi à ce que les
 Faire la conversion entre  Détermination de volume élèves respectent les unités du
les différentes unités de d’un solide et d’un système international. L’unité de
masse liquide. Unité de volume masse est le kilogramme (kg)
 Mesurer le volume d’un
 On ne manquera pas d’utiliser ses
liquide à l’aide récipient
multiples et ses sous-multiples et
gradué
de faire quelques conversions.
 Mesurer le volume d’un
 On veillera à ce que les élèves
liquide de forme
sachent utiliser correctement un
11

géométrique quelconque récipient gradué.


par déplacement de  L’unité légale de volume est le
liquide mètre cube (m3) dans le système
international. Cette unité n’est pas
 Calculer le volume d’un pratique ; dans la vie courante, on
solide de forme utilise le litre (symbole L).
géométrique simple  On ne manquera pas d’utiliser
leurs multiples et leurs sous-
multiples. L’élève devra savoir
 Exprimer le volume dans  Température passer des unités relatives au
le système international :  Observation d’un mètre cube à celles du litre
l’unité légale de volume thermomètre  Pour un solide de forme
est le mètre cube (m3) géométrique simple, on
 Faire une conversion entre comparera le résultat calculé à la
les différentes unités de valeur obtenue en mesurant son
volume volume par déplacement de
 Lecture d’un
liquide
thermomètre. Échelle
 Décrire un thermomètre
Celsius
 Faire observer et décrire quelques
types de thermomètre
(thermomètres à alcool, à
mercure,…)
 Relever une température  Faire trouver l’utilisation de
chacun de ces thermomètres
 On veillera à ce que les élèves
 Expliquer l’échelle Celsius sachent utiliser correctement un
thermomètre.
 Outre le savoir-faire que constitue
la lecture d’une température , il
sera important de faire acquérir
aux élèves quelques ordres de
 Transformations
grandeur : température d’une eau
physiques
froide , tiède et chaude (dès que
 Passages réciproques
l’on ne peut plus y plonger la
entre les trois états
main) et les températures
physiques. Chaleur et
ambiantes dans la région.
température
 Dans le système international,
l’unité de température est le
Kelvin(K). Pour cette année , nous
 Définir ne parlerons que de l’échelle
Celsius qui est couramment
- Une fusion utilisée.

 Faire acquérir expérimentalement


ces notions de transformations
- Une solidification physiques
 Faire trouver les conditions qui
favorisent l’évaporation (élévation
de température, augmentation de
12

surface libre)
- Une vaporisation  Montrer que la quantité de chaleur
(ébullition et  Conservation de la cédée ou reçue par un corps peut
évaporation) masse et non provoquer une variation de sa
- Une condensation conservation du volume température ou son changement
- Une sublimation d’état physique.
 Établir les conditions qui  Montrer que lors de l’ébullition de
favorisent l’évaporation l’eau pure, sa température reste
 Distinguer température et constante alors que l’on continue
chaleur à lui fournir de la chaleur
 Montrer que la masse d’un
corps reste constante lors
d’un changement d’état
 Montrer que le volume
peut varier  Montrer expérimentalement la
conservation de la masse de l’eau
(par exemple) lors du passage de
l’état solide à l’état liquide
 Montrer expérimentalement la
variation de volume de l’eau(par
exemple) lors du passage de
liquide à l’état solide

Électricité
Objectif général : l’élève doit être capable de réaliser le schéma d’un circuit électrique
et inversement.
Objectifs Contenus Observations
spécifiques
l’élève doit être capable de
(d’) :  circuit électrique
 indiquer les deux  alimentation d’une  Le professeur fera découvrir
bornes, pour une lampe lampe par un expérimentalement aux élèves :
et pour une pile générateur de - Les différentes parties d’une lampe
 allumer une lampe avec courant continu et d’une pile (étude technologique)
une pile (pile). Circuit - Comment allumer une lampe avec
électrique et courant une pile
 montrer que la pile est  L’élève doit être capable de décrire
électrique
la cause de la une lampe et d’expliquer comment
circulation d’un courant on l’allume : les contacts entre les
électrique qui peut faire bornes de la pile et de la lampe
briller la lampe : c’est permettent le passage du courant à
un générateur travers le filament. Ce dernier
devient alors incandescent et la
lampe brille.
 utiliser des douilles, des  Dans une deuxième étape, on fera
13

éléments de briller la lampe en utilisant des fils


connexions et des électriques, des douilles et des
pinces crocodiles pinces crocodiles
 Le professeur doit noter que
l’ampoule n’est que la partie en
 conducteur et isolant verre de la lampe
 tester si un matériau est
 La maîtrise de l’idée de continuité
un conducteur ou un
du circuit et de circulation du
isolant à l’aide d’un
courant électrique sera acquise par
montage électrique
l’expérience
simple
 définir les mots  Le professeur fera rechercher aux
conducteur et isolant élèves le montage permettant de
distinguer les isolants et les
conducteurs (ne pas oublier de
tester l’eau de pluie, l’eau salée,
l’air…)
 identifier quelques On regroupera dans un tableau les matériaux
conducteurs et isolants testés.
couramment utilisés  Le professeur pourra montrer aux
élèves une lampe démontrée pour
distinguer les parties conductrices
 distinguer les parties et isolantes de celle-ci.
 réalisation et
conductrices et  La notion de bons et de mauvais
schématisation d’un
isolantes d’une lampe conducteurs (résistance) ne sera
circuit de simple
 repérer les bornes pas abordée.
allumage d’une
d’une pile et d’une  Le professeur donnera les
lampe par un
lampe symboles des différents éléments
générateur
d’un circuit électrique dans un
tableau (ne pas oublier les deux
 réaliser un circuit positions possibles de
électrique avec une l’interrupteur).
pile, une lampe et un  Le professeur s’assurera que les
interrupteur termes « ouvert » et « fermé » ont
 définir un circuit été compris.
électrique ouvert, un
 On représentera le circuit
circuit électrique fermé
électrique d’abord par un dessin,
 schématiser un circuit
puis à l’aide des symboles d’usage.
électrique de simple
allumage
 expliquer le
fonctionnement  choix de la lampe en
technologique d’une fonction du
torche électrique ou générateur
d’une lampe de poche.
 Repérer sur la pile la
 Le professeur développera chez
tension du générateur
l’élève l’attitude consistant à
et sur la lampe la
contrôler systématiquement la
tension d’usage
bonne adaptation des appareils
utilisés dans un circuit électrique
14

 Choisir une lampe  Le professeur fera observer la


compte tenu de la différence d’éclat d’une même
tension du générateur lampe alimentée sous des tensions
et inversement différentes (piles différentes)
 Montrer  Le professeur demandera aux
expérimentalement les élèves de lire les indications
effets d’une sous- techniques portées sur les piles et
tension, d’une sur les lampes. On conclura sur
surtension l’utilité de ces informations pour
choisir une lampe adaptée à un
 Identifier une générateur donné.
panne(simple) à l’aide  Le professeur fera rechercher aux
d’un testeur de élèves les différentes pannes
continuité possibles dans un circuit électrique
simple (pile usée, lampe grillée,
mauvaises connexions,
coupures…) Il leur fera aussi
rechercher comment détecter ces
pannes. La localisation des pannes
sera faite à l’aide d’un « testeur de
continuité» ( lampe adaptée à la
tension de la pile utilisée) ou d’une
diode électroluminescente D.E.L.
 danger du courant protégée . A cet égard , on sera
du secteur. Règles prudent dans la conclusion du «
de sécurité tout ou rien » : l’intensité du courant
peut être trop faible pour que la
lampe brille(on pourra le monter en
montant en série sur une pile plate
deux lampes, l’une « 220V-100W »,
l’autre « 2,5 V-100mA »).
 la présentation du secteur
 Comparer la tension (tension, dangers, règles de
d’une pile avec celle du sécurité)a pour but de familiariser
secteur les élèves avec la source de
tension utilisée à la maison ou à
 Montages en série
l’école ; on mettra en garde les
et en dérivation
élèves contre les risques encourus
 Bornes + et – d’une
à vouloir refaire avec le secteur les
pile. Association des
expériences en classe avec des
 Montrer que le courant piles en série
piles
du secteur présente un  On notera qu’une tension
danger mortel pour les supérieure à 24 Volts peut causer
hommes et peut être la des dommages et peut être
cause d’un incendie mortelle ;
 Énoncer les principales  On précisera les erreurs à ne pas
règles de sécurité faire

 Montrer qu’une pile est :


15

 On fera observer aux élèves que les


- Dissymétrie : elle bornes d’une pile sont repérées de
possède 2 bornes de manière différente
nature électrique  Pour différencier les bornes de la
différente pile, il serait intéressant d’utiliser un
petit moteur électrique, une diode
électroluminescente ([Link].) ou un
« détecteur de courant à boussole »
Il n’est pas question d’expliquer
quoi que ce soit mais simplement
d’observer une différence de
 Associer correctement comportement entre les 2
des piles en série (piles branchements.
rondes et piles plates)  Le professeur devra trouver le règle
simple permettant de déterminer la
tension de l’association de ces
 Montage de piles : le fonctionnement normal
lampes en série et d’une lampe (adaptée à la pile
en dérivation plate) à l’aide de3 piles rondes de
1,5V permettra de trouver l’additivité
des tensions. On pourra faire
 Déterminer la tension « démonter » une pile 4,5Volts aux
d’une association de élèves.
piles montées en série  Un montage en opposition sera
également réalisé.
 On fera l’étude technologique d’une
torche électrique. L’analyse de son
circuit sera une occasion pour
consolider les acquis, et on
montrera le retour par la masse.
Les élèves retrouveront ensuite ce
 Définir un circuit série type de circuit sur une bicyclette,
sur une automobile.

 Réaliser le montage de  Il est possible et intéressant de faire


deux lampes en série et rechercher par les élèves les deux
en dérivation types de montages avec des
 Identifier sur un schéma maquettes (qu’ils peuvent réaliser
et dans un montage s’il eux-mêmes)
s’agit d’un branchement
en série ou en
dérivation
 Dans un montage en série, on fera
comprendre que la tension de la
pile se répartit entre les lampes,
également si elles ont les mêmes
caractéristiques nominales,
inégalement dans le cas contraire.
Si le professeur décide de présenter
16

ce dernier cas, il devra le faire avec


prudence : il ne faudrait pas
 Court circuit renforcer chez l’élève, l’idée que le
courant s’affaiblit à la traversée de
chaque lampe ! (il sera judicieux de
 Réaliser un circuit permuter l’ordre des lampes afin de
électrique à partir de constater qu’il n’y a pas de
son schéma et différence). Le professeur aura
inversement présent à l’esprit que la répartition
 Montrer de la tension est déterminée par les
expérimentalement les caractéristiques des lampes.
intérêts et les
inconvénients de ces
deux montages
 Expliquer l’effet d’une  On montrera dans les deux types
lampe grillée dans ces de montages les effets d’une lampe
deux montages « grille »
 Expliquer les effets d’un
court-circuit dans un
montage comportant
une lampe et une pile
 On notera que le circuit est une
cause d’incendie ; d’où le nécessité
de protéger les installations par des
 Définir le rôle du fusible fusibles. On pourra faire toucher à
dans un montage un élève un fil placé en court-circuit
(échauffement) et montrer que la
paille de fer peut s’enflammer
(danger d’incendie et détérioration
du générateur).
 Il convient de dissiper la fausse idée
 Repérer sur un schéma suivant laquelle une lampe court-
le fil responsable d’un circuitée est détruite, alors qu’en
court-circuit réalité c’est l’inverse qui se produit.
Le court-circuit est destructeur pour
le reste du circuit et non pour
l’appareil court-circuité
 Le rôle du fusible sera montré
expérimentalement. Le disjoncteur
peut suppléer le fusible dans le cas
d’un court-circuit (double sécurité)
17

Chimie
Objectif général : l’élève doit être capable de différencier une transformation physique
Et une réaction chimique
Objectifs spécifiques Contenus Observations
Les combustions
l’élève doit être capable de (d’) :  on signalera que « brûler » et « faire
 Quelques de la combustion » sont synonymes.
 Montrer qu’une
combustions
combustion n’est pas une  on présentera brièvement aux élèves
 combustion du
transformation physique ; le charbon de bois et son obtention
charbon de bois
une combustion une
réaction chimique
 identifier les produits
formés lors de la  on pourra réaliser l’expérience en
combustion brûlant un petit bâton de charbon de
bois à l’aide de la flamme d’une
bougie
 le professeur amènera la notion de
réaction chimique comme étant une
transformation au cours de laquelle
certains corps disparaissent (réactifs)
et d’autres apparaissent (produits
formés)
 on fera remarquer que les cendres ne
sont pas un produit de la réaction,
 différencier une mais un résidu non combustible. il est
 la combustion de la entendu que la réaction chimique ne
transformation physique et
bougie sera pas définie à ce niveau.
une réaction chimique
 La combustion de la bougie permettra
18

 identifier les produits de faire la différence entre


formés lors de la transformation physique (fusion,
combustion de la bougie vaporisation de la paraffine) et
réaction chimique (formation des
produits nouveaux : gaz carbonique,
carbone, eau).
 consulter « Repère n°8, Novembre-
Décembre 1995, page 5 »
 La bougie sera étudiée comme objet
technique : rôle de la mèche…

 l’oxygène, un
 expliquer que l’air est un
constituant de l’air
mélange gazeux
nécessaire à la
 montrer que l’oxygène est
combustion  l’observation de la combustion de
un constituant de l’air
indispensable à la charbon de bois montrera la nécessité
combustion de l’air et en particulier de l’oxygène,
un constituant de l’air.
 on étudiera « le fatam-pera » comme
objet technique permettant d’effectuer
des combustions. on étudiera en
particulier sa forme et ses possibilités
de réglage de l’apport d’air (orientation
lors de son emploi)
 on pourra aussi étudier, selon
 Aspects l’environnement, un brûleur à pétrole
pratiques des ou à gaz.
combustions
 montrer qu’une  combustion source
combustion se déclenche de chaleur
par un apport de chaleur
 montrer qu’une
combustion est  on montrera expérimentalement que :
accompagnée d’un - la combustion du charbon de bois peut
dégagement de chaleur être déclenchée par la chaleur
apportée par la flamme d’une bougie
- la chaleur dégagée par la combustion
du charbon de bois permet de cuire
 utiliser des combustions
des aliments, chauffer des objets…
comme source de chaleur  combustion comme
source de lumière
 montrer qu’une
combustion peut donner
de la lumière  on reviendra si nécessaire sur l’étude
du « fatam-pera »
 utiliser la combustion
 on montrera expérimentalement que
comme source de lumière
lors de la combustion, d’une bougie
par exemple, c’est la présence des
particules de carbone incandescentes
 utilisation de divers
en suspension dans la flamme qui la
19

combustibles rend éclairante.


 identifier les combustibles  on fera l’étude technologique d’une
usuels lampe à combustion de liquides
 on pourra citer en exemples : lampes
 expliquer le à pétrole, à huile,…
fonctionnement
technologique de  on réalisera expérimentalement
quelques appareils quelques combustions de
utilisant les combustibles combustibles trouvés dans
usuel  problèmes de l’environnement
sécurité liés aux  on n’oubliera pas de rappeler que
combustibles toute combustion est une réaction
 réaliser des combustions chimique

 expliquer les causes des


différents dangers liés aux  on rappellera que les combustions
combustions nécessitent de l’air, d’où nécessité
d’aérer les locaux

 on évitera les fuites de liquides ou de


gaz combustibles qui pourraient
s’enflammer en présence d’une
flamme ou d’une étincelle
 on devra constater les risques
 les combustions te d’asphyxie ou d’intoxication lors des
l’environnement combustions par manque d’air, ou par
dégagement de gaz toxiques
 expliquer des effets (dioxydes de carbone, monoxyde de
néfastes de la carbone)
déforestation et de la  certaines combustions sont
pollution dangereuses pour la santé : le tabac,
certains produits chimiques
(benzène…)

 Il est important que les élèves


connaissent les dangers liés aux
combustions afin d’être en mesure de
les maîtriser : effet thermique, risques
d’explosion, consommation d’air,
toxicité de certains produits. A cet
égard, on signalera la nocivité de la
fumée de tabac, tant pour le fumeur
que pour son environnement

Instructions
 la physique et la chimie sont des sciences expérimentales. A lors chaque leçon
doit être bâtie sur des expériences simples ou sur des observations rattachées à
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l’environnement naturel ou technique des élèves. L’explication de l’expérience,


animée par le professeur, doit comporter une participation active des élèves.
 chaque semaine doit comporter une séance de Physique et une séance de
Chimie.
Évaluations

Le professeur ne doit pas manquer de mettre en œuvre des évaluations formatives,


sommatives et d’intégration. Le choix des situations d’évaluation adéquates est laissé à son
initiative.

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