MATHÉMATIQUES
R1 P5 P4
0 x 2 d x = 13 , k=1 k = 15, k=0 2
k
= 31
äDE FG
∆ABC
Algèbre - Analyse - Géométrie
Théorie et Applications
Auteurs : Outofi Abderrahmane - Bouachrin Omar
Professeurs de lenseignement secondaire qualifiant
Lycée qualifiant
Jeudi, 17 Juillet 2025
22
Table des matières
1 Ensemble des nombres entiers naturels et notions en arithmétique 5
I Ensemble des nombres entiers naturels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
II Divisibilité dans N . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1 Nombres pairs et nombres impairs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2 Multiples dun nombre entier naturel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
3 Diviseurs dun nombre entier naturel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
III Nombres premiers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1 Liste des nombres premiers inférieurs à 100 : . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2 Décomposition dun nombre en produit de facteurs premiers . . . . . . . 12
IV Plus grand commun diviseur (PGCD) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1 Diviseurs communs de deux entiers naturels . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2 Plus grand commun diviseur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
V Plus Petit Commun Multiple (PPCM) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
1 Multiples communs de deux entiers naturels . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2 Plus petit commun multiple de deux nombres . . . . . . . . . . . . . . . . 15
VI Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
3
Table des matières
44
CHAPITRE
1
Ensemble des nombres entiers
naturels et notions en arithmé-
tique
Pré-requis
Calcul algébrique.
Opérations sur les entiers naturels.
Développement et factorisation.
Capacités attendues
Utiliser la parité et la décomposition en produit de facteurs premiers pour ré-
soudre des problèmes simples sur les entiers naturels.
Orientations pédagogiques
Introduire les symboles : ∈, ∉, ∩, ∪.
Lobjectif de la présentation en ordinateur est dinitier les élèves aux modes de
démonstrations à travers lutilisation des nombres pairs et impairs.
I Ensemble des nombres entiers naturels
Activité 1
Parmi les nombres suivants, préciser ceux qui sont des nombres entiers naturels :
p p 12
0; 2; 36; 18; 13, 5; .
3
Définition
Les nombres entiers naturels forment un ensemble qu’on note
N = {0; 1; 2; 3; 4; 5; . . .}.
Les nombres entiers naturels non nuls forment un ensemble qu’on note N∗ tel que :
N∗ = {1; 2; 3; 4; 5; . . .}.
5
Chapitre 1. Ensemble des nombres entiers naturels et notions en arithmétique
Solution :
7 est un nombre entier naturel, on dit que 7 appartient à lensemble N, et on écrit 7 ∈ N.
−5 n’est pas un entier naturel, on dit que −5 n’appartient pas à lensemble N, et on écrit
−5 ∉ N.
20 est un entier naturel non nul, on dit que 20 appartient à lensemble N∗ , et on écrit
20 ∈ N∗ .
L’ensemble des nombres entiers naturels est infini, car si n est un nombre entier naturel,
alors son successeur n + 1 est aussi un nombre entier naturel.
Le symbole ∈ se dit ń appartient ż.
Le symbole ∉ se dit ń n’appartient pas ż.
Chaque élément de N∗ est également un élément de N, on dit que N∗ est inclus dans N,
et on écrit N∗ ⊂ N.
0 ∈ N mais 0 ∉ N∗ , on dit que N n’inclut pas N∗ , et on écrit N 6⊂ N∗ .
En complétant N∗ par 0, on obtient lensemble N, on dit que N∗ union le singleton {0}
est égal à N, et on écrit N∗ ∪ {0} = N.
L’ensemble des éléments appartenant à la fois à N et N∗ est :
{1, 2, 3, . . .} = N∗
On dit que N ∩ N∗ donne N∗ , on écrit :
N ∩ N∗ = N∗
Application 1
Compléter par ∈, ∉, ⊂, 6⊂, ∪ ou ∩ :
π 18 3θ
13.....N ; −1.....N ; 0 ∈ N∗ ? ; .....N ; .....N ; − .....N ;
3 9 2
p p p
2.....N ; 100 = 10.....N ; (−3) = 3.....N ; N .....N ;
2 ∗
N∗ .....N = N∗ ; {0}.....N∗ = N ; N.....{0} = N ; N.....N∗ = N ;
{0, 1}.....N∗ = N ; {3; 5; 7}.....{1; 3} = {1; 5; 7} ; {2; 3}.....{2; 5} = {2} ;
II Divisibilité dans N
1 Nombres pairs et nombres impairs
Activité 2
a) Parmi les nombres suivants, déterminer les multiples de 2 : 8, 15, 16, 33 − 17, 138 + 5.
b) On rappelle qu’un entier est pair s’il est multiple de 2, et tout nombre qui n’est pas entier
est dit impair.
Déterminer, parmi les nombres suivants, ceux qui sont pairs et ceux qui sont impairs : 19,
17 × 21, 6 × 357, 4 × 5, 22 + 1
66
II. Divisibilité dans N
1-1/Definitions
Soit a un nombre entier naturel :
On dit que a est un nombre pair s’il existe un nombre entier naturel k tel que :
a = 2k
On dit que a est un nombre impair sil existe un nombre entier naturel k tel que :
a = 2k + 1
70 = 2 × 35 = 2k, avec k = 35 ∈ N, donc 70 est un nombre pair.
65 = 2 × 32 + 1, avec k = 32 ∈ N, donc 65 est un nombre impair.
1-2/Opérations sur les nombres pairs et impairs
Soient a et b deux nombres entiers naturels :
Nombres a b a +b a ×b
Parité Pair Pair Pair Pair
Parité Pair Impair Impair Pair
Parité Impair Pair Impair Pair
Parité Impair Impair Pair Impair
Démonstration :
Montrons que si a est pair et b est pair, alors a + b est pair.
Si a est pair, alors a = 2k, k ∈ N.
Si b est pair, alors b = 2k 0 , k 0 ∈ N.
Donc a + b = 2k + 2k 0 = 2(k + k 0 ) = 2k 00 avec k 00 = k + k 0 ∈ N,
donc a + b est un nombre pair.
Même démarche pour les autres cas.
Application 2
a) Étudier la parité des nombres suivants : 1359 + 5931 ; 732 × 753 ; 1720 − 79 ;
2450 + 3360 + 5180 .
b) Soit n un entier naturel. Étudier la parité des nombres suivants : 2n+3 ; 4n 2 +8n+13 ;
2n+1 + 17 ; n 2 + 5n + 3 ; n 2 − 2n + 1 ; n(n + 1) ; n(n + 1)(n 7 + 5n + 1).
2 Multiples dun nombre entier naturel
Activité 3
a) Cocher les bonnes réponses :
77
Chapitre 1. Ensemble des nombres entiers naturels et notions en arithmétique
6 21 14 111 16 120 0
Multiple de 3
Multiple de 5
Multiple de 0
b) En remarquant : 6 = 3 × 2 ; 21 = 3 × 7 ; 111 = 3 × 37 ; 120 = 3 × 40 ; 0 = 3 × 0
Que peut-on déduire si un entier naturel m est un multiple de 3 ?
2-1/Definitions
On dit quun nombre entier naturel m est un multiple dun entier naturel b si m est le produit
de b par un entier naturel k. Autrement dit, m est multiple de b signifie que m = bk où k ∈ N.
Pour tout n ∈ N, le nombre 3n+2 · 4 · 3n est multiple de 5.
En effet :
3n+2 · 4 · 3n = 32 · 3n · 4 · 3n = 4 · 32n+2 = 3n · (32 · 4) = 5 · 32n , avec k = 3n ∈ N
Tous les entiers naturels sont des multiples de 1 (car pour tout n ∈ N, on a n = 1 × n).
0 est un multiple de tous les entiers naturels (car pour tout n ∈ N, on a 0 = n × 0).
Les multiples dun entier naturel b est lensemble : {0, b, 2b, 3b, . . .}
Tout nombre entier naturel possède une infinité de multiples.
2-2/Opérations sur les multiples
Soient a, b, c des entiers naturels :
Si b et c sont des multiples de a avec b > c, alors b + c et b − c sont des multiples de a.
Si b est un multiple de a, alors bc est un multiple de a.
15 est un multiple de 3 ; 6 est un multiple de 3 ⇒ 15 + 6 = 21 est un multiple de 3
Application 3
Montrer que si b et c sont des multiples de a, alors 2c + 3b est un multiple de a.
3 Diviseurs dun nombre entier naturel
Activité 4
a) Cocher les bonnes réponses :
Cocher les bonnes réponses :
12 7 10 11 12 8 9
2 est un diviseur de
3 est un diviseur de
5 est un diviseur de
7 est un diviseur de
1 est un diviseur de
88
II. Divisibilité dans N
a) Déterminer les diviseurs de 12.
b) que peut-on déduire si un entier d est un diviseur de 12 ?
3-1/Definitions
On dit que le nombre d est un diviseur de c si c est un multiple de d , c’est-à-dire c = d × k
avec k ∈ N.
Sil existe d tel que d divise c, on dit que :
d divise c.
c est divisible par d .
c est un multiple de d .
12 est un diviseur de 36 car 36 est un multiple de 12.
Application 4
Déterminer tous les diviseurs du nombre 30.
Tous les entiers naturels sont des diviseurs de 0 (car pour tout d ∈ N, on a 0 = d × 0).
1 est un diviseur de tous les entiers naturels.
3-2/Opérations sur les diviseurs
Soient a, b et c des entiers naturels :
Si a est un diviseur de b et de c avec b > c, alors a est un diviseur de b + c et de b − c.
Si a est un diviseur de b, alors a est un diviseur de b × c.
3-3/Critères de divisibilité par :2 ; 3 ; 4 ; 5 et 9
Soit N un entier naturel :
N est divisible par 2 si son chiffre des unités est 0, 2, 4, 6 ou 8.
N est divisible par 5 si son chiffre des unités est 0 ou 5.
N est divisible par 3 (respectivement par 9) si la somme de ses chiffres est un multiple
de 3 (respectivement de 9).
N est divisible par 4 si le nombre formé par son chiffre des unités et son chiffre des
dizaines est un multiple de 4.
4725 est divisible par 5 car son chiffre des unités est 5.
4725 est divisible par 3 et par 9 car la somme de ses chiffres (4 + 7 + 2 + 5 = 18) est un
multiple de 3 et de 9.
1628 est divisible par 2 car son chiffre des unités est 8.
1628 est divisible par 4 car 28 est un multiple de 4.
Application 5
Étudier la divisibilité de 36190 par 3, 4, 5 et 9.
99
Chapitre 1. Ensemble des nombres entiers naturels et notions en arithmétique
3-4/ Division euclidienne
Théorème et définition Soient a et b deux entiers naturels avec b 6= 0.
Il existe un unique couple d’entiers naturels (q, r ) tel que :
a = b ×q +r avec 0 ≤ r < b.
Cette relation est la division euclidienne de a par b.
a est le dividende.
b est le diviseur.
q est le quotient.
r est le reste.
Si b divise a, alors le reste r est nul.
Soit b un entier naturel tel que b ≥ 2. Tout entier naturel a s’écrit sous une, et une seule,
des formes suivantes :
bq; bq + 1; bq + 2; ...; bq + (b − 1) avec q ∈ N.
Pour b = 2 :
Soit a un entier naturel.
On a a = 2q + r et 0 ≤ r < 2. (Division euclidienne de a par b = 2)
Avec q + r de valeurs naturelles uniques.
0 ≤ r < 2 ⇒ donc r = 0 ou r = 1 Donc a = 2q ou a = 2q + 1 Donc tout entier naturel s’écrit sous
la forme 2q ou 2q + 1 (on retrouve donc qu’un entier est pair ou impair).
Soit n ∈ N. Montrons que le nombre n(n + 1)(n + 2) est un multiple de 3.
Puisque n ∈ N, effectuons la division euclidienne de n par 3. On a :
n = 3q + r avec q ∈ Z, 0 ≤ r < 3.
Ainsi, r = 0, r = 1, ou r = 2, ce qui donne les trois cas possibles : n = 3q, n = 3q + 1, ou
n = 3q + 2.
Cas 1 : Si n = 3q, alors :
n(n + 1)(n + 2) = (3q)(3q + 1)(3q + 2)
= 3 · [q(3q + 1)(3q + 2)].
Posons k = q(3q + 1)(3q + 2) ∈ Z. Puisque q, 3q + 1, 3q + 2 ∈ Z, on a k ∈ Z, et donc :
n(n + 1)(n + 2) = 3k,
ce qui montre que n(n + 1)(n + 2) est un multiple de 3.
Cas 2 : Si n = 3q + 1, alors :
n(n + 1)(n + 2) = (3q + 1)(3q + 2)(3q + 3)
= (3q + 1)(3q + 2) · 3(q + 1)
= 3 · [(3q + 1)(3q + 2)(q + 1)].
10
10
III. Nombres premiers
Posons k = (3q + 1)(3q + 2)(q + 1) ∈ Z. Puisque 3q + 1, 3q + 2, q + 1 ∈ Z, on a k ∈ Z, et donc :
n(n + 1)(n + 2) = 3k,
ce qui montre que n(n + 1)(n + 2) est un multiple de 3.
Cas 3 : Si n = 3q + 2, alors :
n(n + 1)(n + 2) = (3q + 2)(3q + 3)(3q + 4)
= (3q + 2) · 3(q + 1)(3q + 4)
= 3 · [(3q + 2)(q + 1)(3q + 4)].
Posons k = (3q + 2)(q + 1)(3q + 4) ∈ Z. Puisque 3q + 2, q + 1, 3q + 4 ∈ Z, on a k ∈ Z, et donc :
n(n + 1)(n + 2) = 3k,
ce qui montre que n(n + 1)(n + 2) est un multiple de 3.
Conclusion : Dans tous les cas (n ≡ 0, 1, 2 (mod 3)), le produit n(n + 1)(n + 2) est un multiple
de 3, car il peut être écrit sous la forme 3k avec k ∈ Z. Ainsi, n(n +1)(n +2) est toujours divisible
par 3 pour tout n ∈ N.
Application 6
Soit n un entier naturel tel que n > 1. 1) Montrer que le nombre n 2 − n est divisible par 2. 2)
En déduire que l’équation n 2 − 4n − 100 = 0 n’a pas de solution dans N.
III Nombres premiers
Activité 5
Déterminer les diviseurs de 2, 3, 5 et 17.
Que remarquez-vous ?
Un entier naturel supérieur ou égal à 2 est dit premier sil possède exactement deux diviseurs :
1 et lui-même. 7 est un nombre premier car il possède exactement deux diviseurs : 1 et 7.
Le nombre 1 nest pas premier car il ne possède quun seul diviseur.
Le nombre 2 est le seul nombre pair qui est premier.
Si un nombre a sécrit sous la forme a = x × y avec x, y > 1, alors a nest pas premier.
Pour tester la primalité dun entier naturel a, on suit les étapes suivantes :
p
On calcule a.
p
On détermine tous les nombres premiers inférieurs ou égaux à a.
Si a est divisible par lun de ces nombres, alors a nest pas premier.
Si a nest divisible par aucun de ces nombres, alors a est premier.
Le nombre 101 est-il premier ?
p
On a 101 ≈ 10, 05.
Les nombres premiers inférieurs ou égaux à 10, 05 sont : 2, 3, 5, 7.
101 nest divisible par aucun de ces nombres, donc 101 est un nombre premier.
11
11
Chapitre 1. Ensemble des nombres entiers naturels et notions en arithmétique
1 Liste des nombres premiers inférieurs à 100 :
Le crible dÉratosthène permet de trouver tous les nombres premiers plus petits quun entier
naturel N donné, en suivant les étapes suivantes :
Écrire la liste de tous les nombres inférieurs à N .
Éliminer 1.
Entourer 2 et éliminer les multiples de 2.
Entourer 3 et éliminer les multiples de 3.
Entourer 5 et éliminer les multiples de 5.
En barrer 9 et éliminer ses multiples de 9.
p
Répéter le procédé jusquà la partie entière de p N . (On répète le procédé seulement
avec les nombres premiers inférieurs ou égal à N ).
À l’aide du crible d’Ératosthène, déterminer tous les nombres premiers inférieurs ou égal à
100.
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27 28 29 30
31 32 33 34 35 36 37 38 39 40
41 42 43 44 45 46 47 48 49 50
51 52 53 54 55 56 57 58 59 60
61 62 63 64 65 66 67 68 69 70
71 72 73 74 75 76 77 78 79 80
81 82 83 84 85 86 87 88 89 90
91 92 93 94 95 96 97 98 99 100
2 Décomposition dun nombre en produit de facteurs pre-
miers
Activité 6
Écrire les nombres suivants sous forme de produit de nombres premiers : 21; 15; 75.
Tout entier naturel a tel que a ≥ 2 admet un diviseur premier.
2-1/ Théorème fondamental de l’arithmétique
Tout nombre entier naturel non premier et supérieur ou égal à 2, peut se décomposer d’une
manière unique en produit de facteurs premiers.
L’écriture 22 ×3×5 est la décomposition unique du nombre 60 en produit de facteurs premiers.
Décomposer un nombre entier naturel en produit de facteurs premiers, c’est l’écrire sous la
forme d’un produit de puissances de nombres premiers.
2-2/ Démarche de la décomposition en produit de fac-
teurs premiers
Soit a un entier naturel non premier supérieur ou égal à 2. Pour décomposer l’entier a en
produit de facteurs premiers :
12
12
IV. Plus grand commun diviseur (PGCD)
1. Commencer par diviser a par son plus petit diviseur premier.
2. Puis, diviser le quotient q 1 obtenu par son plus petit diviseur premier.
3. Répéter cette démarche successivement jusqu’à obtenir un quotient égal à 1.
Ainsi, le nombre a est égal au produit de tous les diviseurs premiers trouvés.
1344 2
672 2
336 2
168 2
84 2
42 2
21 3
7 7
1
1344 = 26 × 3 × 7 (Décomposition en produit de facteurs premiers)
Application 7
Décomposer en produit de facteurs premiers : 1702 ; 2305 ; 102 et 203.
IV Plus grand commun diviseur (PGCD)
1 Diviseurs communs de deux entiers naturels
On dit qu’un entier naturel d est un diviseur commun de deux nombres a et b si d est un
diviseur de chacun d’eux. On note l’ensemble des diviseurs d’un nombre a par D a .
D 12 = {1, 2, 3, 4, 6, 12}
D 18 = {1, 2, 3, 6, 9, 18}
L’ensemble des diviseurs communs de 12 et 18 est :
D 12 ∩ D 18 = {1, 2, 3, 6}
Application 8
Déterminer les diviseurs communs des nombres 18 et 20.
2 Plus grand commun diviseur
Activité 7
Une place publique est rectangulaire de dimensions en mètres 4l et 3e. La commune décide
de placer des poteaux électriques le long du périmètre de la place de telle sorte que :
il y ait un poteau dans chaque coin de la place,
la distance séparant deux poteaux consécutifs est constante,
13
13
Chapitre 1. Ensemble des nombres entiers naturels et notions en arithmétique
1)Quelle est la plus grande distance qui peut séparer deux poteaux voisins ?
2)Quel est le nombre de poteaux nécessaire à l’éclairage de la place dans ce cas ? Le plus
grand commun diviseur de deux nombres entiers naturels a et b est le plus grand entier parmi
les diviseurs communs des nombres a et b. On le note généralement : PGCD(a, b) ou ∆(a, b).
Comme 1 est un diviseur de tous nombres a et b dans N, alors a ∧ b ≥ 1,
Soient a et b deux entiers naturels. On dit que a et b sont premiers entre eux, si a ∧b = 1.
Soit D 18 = {1; 2; 3; 6; 9; 18},
et D 20 = {1; 2; 4; 5; 10; 20},
D 18 ∩ D 20 = {1; 2},
Le PGCD(18, 20) = 2.
Soit D 4 = {1; 2; 4},
D 6 = {1; 2; 3; 6},
D 4 ∩ D 6 = {1; 2},
PGCD(4, 6) = 2.
Soient a et b deux nombres entiers naturels. Le PGCD(a, b) est le Produit des facteurs
premiers communs des deux décompositions de a et b, chacun étant pris avec son plus petit
exposant. Soit a = 120 et b = 132, alors :
a = 23 × 3 × 5,
b = 22 × 3 × 11,
PGCD(a, b) = 22 × 3 = 12.
2-1/ Algorithme dEuclide :
L’algorithme d’Euclide est une méthode pour trouver le PGCD de deux nombres sans avoir
besoin de faire leur décomposition en produit de facteurs premiers. Il est basé sur la propriété
suivante : Soient a et b deux entiers naturels tels que a ≥ b > 0.
S’il existe des entiers q et r tels que a = bq + r avec 0 ≤ r < b,
Alors :
a ∧b = b ∧r
À partir de la propriété, on fait des divisions euclidiennes jusqu’à ce qu’on trouve un
reste nul.
Le dernier reste non nul est le PGCD de a et b.
Calculer 6468 ∧ 1547 en appliquant l’algorithme d’Euclide :
6468 = 1547 × 4 + 280
1547 = 280 × 5 + 147
280 = 147 × 1 + 133
147 = 133 × 1 + 14
133 = 14 × 9 + 7
14 = 7 × 2 + 0
Donc, 6468 ∧ 1547 = 7 .
14
14
V. Plus Petit Commun Multiple (PPCM)
Application 9
En utilisant lalgorithme dEuclide, déterminer :
131 ∧ 25, 336 ∧ 121, 1074 ∧ 323, 21384 ∧ 613
V Plus Petit Commun Multiple (PPCM)
1 Multiples communs de deux entiers naturels
OOn dit quun entier naturel m est un multiple des deux nombres a et b si m est un multiple
de chacun deux. 36 est un multiple de 6 et 4, car :
36 = 6 × 6 et 36 = 4 × 9.
Donc 36 est un multiple commun de 6 et 4.
Application 10 :
Déterminer les multiples communs des nombres 15 et 45, qui sont inférieurs ou égaux à 100.
2 Plus petit commun multiple de deux nombres
Activité 8 :
On considère deux objets A et B tels que :
- A a une masse de 6 g
- B a une masse de 8 g
On les place sur une balance (plateaux g et d ) et on cherche les cas déquilibre :
1. Y a-t-il équilibre dans ces cas :
a) 1 objet A à gauche, 1 objet B à droite
b) 5 objets A à gauche, 4 objets B à droite
c) 4 objets A à gauche, 3 objets B à droite
2. a) Déterminer le plus petit nombre dobjets A et B pour avoir équilibre
b) Déterminer la masse totale M
c) Que représente ce nombre pour 6 et 8 ?
Définition du PPCM LLe Plus Petit Commun Multiple (PPCM) de deux entiers a et b est le
plus petit entier non nul qui est multiple commun de a et b.
Notation :
a ∨ b, PPCM(a, b), ou M (a, b)
M 7 = {7, 14, 21, 28, . . .}, M 3 = {3, 6, 9, 12, 15, 18, 21, . . .}
Donc, 7 ∨ 3 = 21
Application 11 :
Déterminer : 15∨25 et 5∨7 Méthode par décomposition Soient a et b deux entiers naturels.
Alors :
a ×b
PPCM(a, b) =
PGCD(a, b)
Ou bien : on prend tous les facteurs premiers communs et non communs avec leur plus grand
exposant.
15
15
Chapitre 1. Ensemble des nombres entiers naturels et notions en arithmétique
VI Exercices
16
16