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départemental
Albert-Kahn
25 Natures Vivantes
37 Ressources
41 Informations pratiques
Anne DUBOIS
Chargée de médiation et d’action culturelle
Morgane MENAD
Chargée de médiation et de programmation culturelle
Souhayla BOUHLIMA
Assistante de programmation
Depuis avril 2022, le musée départemental Albert-Kahn présente une exposition permanent déployé
entre le nouveau bâtiment conçu par Kengo Kuma et les bâtiments historiques réhabilités situés dans le
jardin. Un parcours de référence et des expositions temporaires permettent de resituer l’œuvre d’Albert
Kahn dans son contexte historique et culturel afin d’en évaluer l’originalité et l’importance.
Le nouveau bâtiment de 2 300 m2, point d’entrée sur le site, abrite notamment une partie de la nouvelle exposition
permanente, les expositions temporaires, le centre de documentation ainsi qu’un espace découverte pour les familles.
4
Les expositions temporaires :
Renouveler les regards
Les expositions temporaires sont complémentaires de
l’exposition permanente. Elles permettent de renouveler les
regards portés sur les collections. Sur un plateau de 600 m2 se
déploie une programmation dont le but est de développer une
réflexion contemporaine sur les collections visuelles et végétales
du musée.
Page de gauche:
Page de droite :
‣ Visiteurs dans l’exposition permanente © CD92 / Olivier Ravoire
‣Vues de l’exposition temporaire «voyage autour du monde : la traversée
des images d’Albert Kahn à Curiosity © CD92 / Julia Brechler
‣ Le nouveau bâtiment muséal signé Kengo Kuma
© CD92 / Olivier Ravoire
‣Visiteurs dans l’exposition temporaire © CD92 /Julia Brechler
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Un musée,
deux collections
Le domaine de Cap-Martin
Sur la Côte d’Azur, Kahn rassemble 13 hectares entre 1897
et 1925. Il fait bâtir par l’architecte danois Hans-Georg
Tersling (1857-1920) une majestueuse villa dominant la
Page de gauche :
‣ Frédéric Gadmer, « Danse du chef féticheur pour
la cérémonie d’hommages aux ancêtres royaux »,
Oungbégamè, Dahomey (Bénin), 18 février 1930,
photogramme, film négatif 35 mm noir et blanc muet,
110153
‣ La salle des Plaques
© CD92 / Willy Labre
‣ Frédéric Gadmer, « Le minaret hélicoïdal (la Malwiya) de
la Grande Mosquée » (détail), Samarra, Irak, 19 mai 1927,
autochrome 12x9 cm, A54379S
Page de droite :
‣ Lucien Le Saint, « Albert Kahn reçoit la Délégation
japonaise à la Conférence de la Paix dans les jardins de sa
propriété à Boulogne » (détail), 15 juin 1919, photogramme,
film négatif 35 mm noir et blanc muet, 126935
‣ Auguste Léon, « Pivoines et glycines sur fond de jardin,
depuis l’intérieur de la maison ouest du village japonais »
(détail), Boulogne, avril 1912, autochrome 9x12 cm, B154
‣ Rose « Belle de Londres » © CD92 / Pascal Bedek
7
Page suivante :
‣Georges Chevalier, Propriété d’ Albert Kahn , Boulogne ,
France Grappe de fleurs de glycine , au « village japonais
» autochrome, 12x9 cm, B1587
8
Le végétal dans les
collections permanentes
Albert Kahn,
l’homme en son jardin
10
L’amour des plantes
Profondément influencé par ses amitiés avec le philosophe
Henri Bergson, grand théoricien de l’élan vital, et avec le
poète indien Rabindranath Tagore, penseur mystique de la
relation organique de l’homme à la nature, Albert Kahn fait de
ses jardins un microcosme où s’observe la vie en acte.
La fascination d’Albert Kahn pour l’étude de la vie sous
toutes ses formes, de ses origines à son épanouissement, se
concrétise aussi par l’acquisition de films de Jean Comandon.
Ces images témoignent également de la vision poétique
d’Albert Kahn sur la nature et le vivant.
Page de gauche :
‣ Camille Sauvageot, Albert Kahn dans sa propriété
méridionale, Roquebrune-Cap-Martin, avril 1927, Film nitrate
35 mm, 88539
Page de droite :
‣Georges Chevalier, Rabindranath Tagore, Propriété d’Albert
Kahn, Boulogne, 1926, France, autochrome, 9 x 12cm, A48578
‣Georges Chevalier, Jagadish Chandra Bose, Propriété
d’Albert Kahn, Boulogne, 1920, France, autochrome, 9 x 12cm,
A22267
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le jardin de Cap-Martin
Un projet spectaculaire
Comme à Boulogne-sur-Seine, le banquier acquière
patiemment pendant deux décennies plusieurs parcelles
attenantes à sa propriété afin de créer un jardin à scènes
paysagères exotique. L’ensemble des achats permettent
de constituer un domaine de 13 hectares, soit la
propriété la plus grande de Cap-Martin ! Certaines des
parcelles acquises comprennent des villas préexistantes
comme la villa Dunure (acquise en 1911) ou encore la
villa Miramar (achetée en 1919 et réaménagée dans le
Une destination de santé courant de l’année 1927). Ces villas sont destinées à être
louées par des hôtes de marques, comme la comtesse
de Lonyay, fille de Léopold II de Belgique.
Au cours du 19ème siècle, dans un contexte hygiéniste,
la côte d’Azur accueille de plus de plus de touristes et Profitant du climat méditerranéen de Cap-Martin,
malades – notamment tuberculeux – en recherche d’un Albert Kahn fait le choix d’un aménagement horticole
climat plus clément et propice à leur rétablissement. tourné vers le spectaculaire et l’exotisme. Pour ce faire,
Plusieurs personnalités s’installent alors à Cap-Martin il emploie le paysagiste Henri Duchêne qui a conçu
et Menton, dont l’impératrice Eugénie. Dès 1897, Albert les jardins français et anglais pour son domaine de
Kahn, alors associé dans la banque Goudchaux, participe Boulogne. Il embauche Emilie Quigrat en 1910 comme
à un investissement immobilier porté par l’établissement jardinier en chef. Ce dernier reste en poste jusqu’à la
financier sur la Riviera. En parallèle, il acquière un faillite et la mise aux enchères du domaine de Cap
premier terrain de 11 500 m² à Cap-Martin sur lequel il Martin.
fait bâtir une villa dans un style néo-classique dessinée
par l’architecte Hans-Georg Tersling. Les travaux de la Aucune documentation ne permet à ce jour de
villa Kahn s’achèvent en 1900, elle est rebaptistée villa
connaitre précisément l’implantation des différentes
Zamir en 1930.
scènes paysagères et des essences horticoles
Selon Emilie Quigrat, son jardinier en chef, Albert plantées. Les archives personnelles du jardinier en
Kahn aimait passer de courts séjours à Cap Martin, chef Emile Quigrat, les films et autochromes prises
excédant rarement 3 ou 4 jours. Ses venues sur la Côte par les opérateurs ainsi que quelques témoignages de
d’Azur se font fréquentes au cours de l’année 1930, contemporains nous permettent cependant de
semblablement pour des raisons de santé : le banquier brosser un portrait général du jardin disparu de
est alors atteint d’une maladie de peau, l'erysipèle. Cap-Martin.
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Focus sur :
Mathurin Meheut, la Plante exotique
Illustrateur naturaliste, Mathurin Meheut est l’un des
boursiers Autour du Monde. En 1914, Méheut voyage
jusqu’à Honolulu (Hawaii) puis séjourne au Japon
pendant plusieurs mois. Mais la guerre interrompt son
voyage : mobilisé, il doit rentrer en France.
Sa démarche de dessinateur naturaliste et documentaire
fait écho à celle des Archives de la Planète.
La famille Méheut est plusieurs fois invitée à
Boulogne mais aussi à Cap-Martin. Entre 1928 et 1930,
l’artiste réalise une partie de la décoration de la villa
Miramar dont des rideaux, tapis, sculptures en céramique
et neuf toiles à la caséine, certaines sont présentées dans
l'exposition temporaire Natures Vivantes.
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le jardin de Boulogne
14
Le travail des jardiniers
Albert Kahn veille attentivement à la conception et à
l’entretien de son jardin. Il est présent lors des
aménagements et choisit lui-même l’emplacement des
végétaux à planter. Le banquier ne recule devant aucune
dépense pour la réalisation et l’entretien de son jardin. Il
fait également appel aux pépinières les plus réputées pour
s’approvisionner en essences horticoles.
Page de droite :
‣ Anonyme, transplantation du marronier, photographie noir & blanc,
fin année 1920, 12 x 9cm, I396
‣ Auguste Léon, Propriété d’ Albert Kahn , Boulogne , France, composition
florale constituée de chrysanthèmes , dans une des serres adjacentes au
jardin d’hiver 1910, autochrome, 9 x 12cm, B46
Focus sur :
La chrysanthèmania
Le début du 20ème siècle et la mondialisation du marché
des fleurs marquent l’accélération du goût pour
l'horticulture : les sociétés horticoles se multiplient tout
comme les expositions de fleurs. En plein courant
japonisant, le chrysanthème tient une place de choix
dans les fleurs à la mode. De nombreux concours lui sont
consacrés auxquels participe Wasuke Hata, jardinier
japonais embauché par le banquier pour superviser
l’aménagement du village japonais.
Page de gauche :
‣ Auguste Léon, Propriété d’ Albert Kahn , Boulogne , France, le jardin français et la serre ,
vus depuis le parterre sud-est, 1911, autochrome, 9 x 12cm, B53
‣ Georges Chevalier, Propriété d’ Albert Kahn , Boulogne , France, parterres d’ azalées en
fleurs au coeur de la forêt bleue 1915, autochrome, 12 x 9cm, B501
Page de droite :
‣ Auguste Léon, Propriété d’ Albert Kahn , Boulogne , France, scène de sous-bois valloné
dans la forêt vosgienne 1915, autochrome, 12 x 9cm, B470
‣ abeille ©CD92
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1899 : forêt dorée 1908-1909, jardin alpin
Constituée d’épicéas et de bouleaux (donnant par leur teinte En 1908-1909, Albert Kahn retourne au Japon lors d’un voyage
jaune le nom de cette scène paysagère) ainsi que d’une autour du monde. A son retour, il imagine un « sanctuaire
prairie composée de fleurs sauvages annuelles et vivaces, la miniature » ponctué de souvenirs de ses visites : torii, façade
forêt dorée contraste par sa simplicité et son abondance de de temple rappelant probablement celle du Kiyomizu-dera à
couleurs avec la rigueur des parterres monochromes du jardin Kyōto, sō-rintō et réplique du pont rouge de Nikkō.
français. Comme dans la nature, cette clairière constitue une Cet espace ainsi qu’un jardin alpin (dit « chinois ») ont
transition entre les plaines basses évoquées par le marais de la aujourd’hui disparu, remplacés en 1988-1990 par une création
forêt bleue et les forêts montagnardes de conifères qu’illustre contemporaine du paysagiste Fumiaki Takano. Il ne subsiste
la forêt vosgienne. de ce jardin que les deux ponts, le grand cèdre de l’Himalaya
et le hêtre pleureur.
Le jardin aujourd’hui
Après la faillite du banquier, le domaine est ouvert comme
jardin public en 1937.
A la mort d’Albert Kahn, ce lieu si singulier voit sa physionomie
évoluer au cours des décennies. En 1988, sa restauration est
lancée. L’analyse détaillée des autochromes et des archives,
mémoire de son histoire, permet d’en saisir les subtilités
d’organisation et d’en déchiffrer la palette végétale. Les
variétés d’origine sont recherchées, de nouvelles techniques
appliquées, les jardiniers sont formés.
Une gestion différée est adoptée : les interventions sont
méticuleusement adaptées à chaque scène paysagère, qui
respectent l’équilibre général de la composition et une bonne
lisibilité des lieux. Grâce aux soins attentionnés d’une dizaine
de jardiniers, le jardin retrouve son âme et s’ouvre à une
gestion écologique, respectueuse de la planète.
2006 marque l’arrêt définitif des pesticides et une volonté de
poursuivre de constantes améliorations, sous le contrôle du
label EVE (Espace Vegetal Ecologique) délivré par
Ecocert.
17
Un jardin de société
Des invités privilégiés
Contrairement aux usages des élites de son temps,
Albert Kahn est une personnalité discrète et a une
aversion pour les mondanités. Mais il lui arrive de
recevoir quelques invités choisis, qui ont le privilège
d’être guidés par lui-même, comme les membres de
l’aristocratique Société des amateurs de jardins qui y
sont reçus à plusieurs reprises.
L’un des hôtels particuliers du banquier implanté du côté
de la Seine est mis à disposition de la société Autour
du Monde, créée en 1906. Cette société, formée par les
anciens boursiers et dont le banquier est le président
d’honneur, est conçue comme un cercle d’influence.
Elle concrétise le projet d’Albert Kahn de créer un lieu
où des personnalités du monde entier, qui partagent
une vision internationaliste et pacifiste, puissent se
rencontrer de façon informelle. Le règlement du cercle
précise que les membres et leurs invités peuvent se
promener dans le jardin les dimanches après-midi. Ce
dernier suscite rapidement la curiosité et acquièrent la
réputation d’être un lieu d’exception.
Films : Films :
141 séquences filmées, soit 130 bobines, soit 2 heures 28 51 séquences filmées, soit 41 bobines, correspondant à 4
minutes (sauf Comandon) heures 41 minutes
Technique : films en noir et blanc, films couleur au procédé Technique : films en noir et blanc, films couleur au procédé
Keller-Dorian Keller-Dorian, films teintés,
Support : Nitrate, 35mm Support : Nitrate, 35mm
Opérateurs : Lucien Le Saint ; Georges Thibaud ; Mariel Opérateurs : Camille Sauvageot ; Roger Dumas ; Georges
Brunhes ; Camille Sauvageot ; Opérateur non mentionné Thibaud ; Opérateur non mentionné
Le sujet le plus filmé est le jardin japonais (52 séquences) Ce sont principalement les visites des invitées qui sont
filmées ainsi que quelques essais (panchromatique,
Photographies : couleur, surimpression) et quelques travaux dans les
1740 plaques avec légende d’époque jardins. Les jardins sont très peu filmés pour eux-mêmes.
703 plaques avec légende réattribuée
Techniques : plaques autochromes Photographies :
Principaux opérateurs : Auguste Léon (1263 plaques), Environ 2000 plaques autochromes avec légendes
Georges Chevalier (273), Roger Dumas (110) d’époque.
Techniques : plaques autochromes
Le sujet le plus représenté et la forêt bleue et le marais Principaux opérateurs : Auguste Léon, Roger Dumas,
(458 plaques) suivi du jardin japonais (397) et de la roseraie Camille Sauvageot
(341)
18
Focus sur :
La fleur à la boutonnière
Lors de leur venue au sein des propriétés d’Albert Kahn,
il n’est pas rare qu’il soit proposé aux hôtes du banquier
de conclure une séance de projection des Archives de la
Planète par une visite du jardin puis une séance de pose.
La plupart des portraits sont alors réalisé dans le studio
photographique aménagé au sein du domaine
boulonnais pour constituer une galerie de la société du
début 20ème. Y défilent sur un même fond de velours vert
des personnalités issues du monde des sciences, des arts,
de l’industrie et de la scène politique comme de
l’aristocratie. Ces images sont réalisées principalement
par Georges Chevalier et Auguste Léon, tous deux
opérateurs pour les Archives de la Planète et amenés
à photographier régulièrement le jardin de Boulogne.
On peut apercevoir occasionnellement une fleur orner
la tenue des invités, preuve fraîchement cueillie de leur
passage par le jardin.
Parallèlement aux portraits de studio, certains invités
du banquier philanthrope sont également mis en scène
directement au sein du jardin. Dans ces images à la
composition plus libre, les jeunes filles posent au milieu
de la roseraie ou dans la forêt bleue où leur posture
gracile répond à la verticalité des essences végétales
mise en scène avec soin dans les scènes paysagères.
La pose au jardin
Les visites des notables étaient souvent photographiées
ou filmées. Les politiques constituent le groupe le plus
important a avoir été filmés, suivi par les scientifiques, les
religieux et les militaires. Le cadre choisi est souvent le
jardin japonais, soit le village, soit le sanctuaire ;
la roseraie, la forêt bleue et le marais sont plus rarement
élus. Aucun film ne semble tourné dans la scène anglaise
ni la forêt vosgienne. Les prises de vue sont
généralement filmées de surplomb par l’opérateur.
19
le végétal dans les Archives de
la Planète
20
Cultiver la terre
Les centaines d’autochromes et dizaines de films
attestant des savoir-faire agricoles et de leurs
transformations sur la surface terrestre constituent un
sujet primordial dans les Archives de la Planète.
Des champs de betteraves du Val d’Oise aux rizières
japonaises, des vignobles de Saint-Emilion aux
palmiers à huiles du Dahomey, des jardins ouvriers
parisiens aux champs de canne à sucre égyptienne,
les images rapportées par les opérateurs illustrent
l’uniformisation des techniques agraires. On constate
en effet une diminution de la variété des « teintes » de
ce type de paysage au profit de grandes zones
étendues et simplifiées. La modernisation des
procédés agricoles (chimisation et mécanisation) au
tournant du 20ème siècle optimisent la productivité
des cultures végétales et offrent la possibilité d’une
exploitation plus vaste, pour un rendement plus
important. Le remplacement progressif de la charrue
à bœuf par le tracteur à moteur est visible dans les
Archives de la Planète dont la mission est à la fois de
consigner un monde qui disparaît mais aussi de
montrer les progrès de l’humanité.
Page de gauche :
‣ Georges Chevalier, Près d’ Autun , France, panorama depuis les hauteurs du sud de la
ville sur la route de la Chicolle et de Montjeu, 1916, autochrome, 9x12cm, A9431
‣ Roger Dumas, Vallée de Gorbio , Alpes-Maritimes , France, arbre en fleurs sur une pente
terrassée , dominant la vallée, 1929, autochrome, 12x9cm, A69515X
Page de droite :
‣ Stéphane Passet, Guermantes , France, autochrome, 12x9cm, A64803
‣ Stéphane Passet, Sarcelles-Saint-Brice , France 1930, autochrome, 12x9cm, A64628
‣ Frédéric Gadmer, Environs de Sfax , Tunisie Vue panoramique sur les oliveraies prise du
point de vue géodésique (vers le nord-ouest), 1931, autochrome, 9x12cm, A65592S
‣ Frédéric Gadmer, Jebiniana , Environs de Sfax , Tunisie Vieux oliviers dans une plantation
(culture arabe) 1931, autochrome, 9x12cm, A65508S
Focus sur :
l’agriculture dans les colonies,
le cas de la Tunisie
Jean Brunhes, fort de ses travaux sur l’irrigation, entre
à l’Institut colonial international en 1903, plateforme
d’échanges et d’études comparatives des procédés
coloniaux des différentes puissances occidentales.
Le géographe se montre très attentif à l’essor de la
productivité agricole des colonies et notamment de la
Tunisie. Brunhes préconise la culture d’arbres
fruitiers, de lin, de vignes et d’oliviers dans la colonie et
ce, en tirant profit des avantages topographiques des
différents lieux de productions agricoles. La culture
oléagineuse, dont Jean Brunhes souligne le caractère
« antique » et qui fut « la seule qui n’ait en rien déçu les
espérances des colons », résonne avec les
Archives de la Planète. En effet, lorsque l’on observe
les autochromes prises en Tunisie, une série de 25
images nous montre l’immense oliveraie de Sfax, à
travers des vues rapprochées d’arbres jeunes et
anciens, ainsi que des vues d’ensemble.
Le même jour, Frédéric Gadmer photographie le
square Paul Bourde et son monument éponyme, érigé
en hommage à l’administrateur colonial ayant implanté
la culture de l’olive dans la région. Ces clichés
répondent aux espérances colonialistes de Brunhes, et
peut-être aussi à la venue de l’administateur colonial à
la Société Autour du Monde, en 1907 et en 1913.
21
Passeur d’images :
Dr. Jean Comandon
Au sein du corpus d’images que constituent les Archives de la Planète se trouve une série
de films réalisée par le docteur Jean Comandon, pionnier de la microcinématographie. En
effet, le scientifique est le premier homme a avoir enregistré les phénomènes de la vie à
travers un microscope. Ces images, inédites à l’époque, nous fascinent encore aujourd’hui
par leur contenu à la fois scientifique et esthétique, parfois proche de l’abstraction.
L’inventeur du cinéma
scientifique
Jean Comandon (1877 – 1970) fut à la fois chercheur
en laboratoire, cinéaste hors pair et conférencier
captivant. Il occupa également la direction du Service de
cinématographie technique à la Direction générale de la
recherche et de l’innovation.
22
Focus sur :
Epanouissement de quelques fleurs
Selon les registres de projection, le film
Epanouissement de quelques fleurs a été projeté
près de 200 fois par Albert Kahn entre 1921 et 1935,
ce qui en fait le film le plus montré à Boulogne à
cette époque. Son attrait réside dans l'usage de la
technique du time lapse allié au procédé de
coloriage. Le time lapse est un système de
déclenchement automatique permettant d’obtenir,
à intervalles réguliers, des photogrammes rendant
visibles des mouvements imperceptibles à l’œil nu
tels que la germination, croissance, floraison, etc.
Au fil de la projection, on découvre, tel un herbier
cinématographique, séquence après séquence,
l’éclosion d’une sélection de fleurs : campanule,
pied d’alouette, butome, chèvrefeuille, pétunia,
weigelia, iris et pivoine.
Au-delà de sa qualité scientifique, le film offre un
spectacle fascinant. Les fleurs en couleurs, au lieu
d’être filmées dans leur milieu naturel, jaillissent
d’un fond noir, qui permet de saisir complètement le
regard du spectateur.
Epanouissement de quelques fleurs conjugue
l’informatif et l’esthétique. Il incarne la démarche
d'Albert Kahn lors de ses projections : séduire par la
L’oeuvre de Comandon dans beauté des images tout en instruisant son auditoire.
les Archives de la Planète
Le banquier achète en 1920 cinq de ses films. Ce corpus
d’images originales témoigne de l’intérêt d’Albert Kahn
pour l’étude de la vie dans toute sa diversité.
Photographie végétale
Almudena Romero s’intéresse aux liens qui unissent
la photographie, la société et la nature. Sa recherche
témoigne d’une conscience écologique et d'une réflexion
sur l’injonction à la productivité imposée aux artistes. Son
travail rentre en résonnance avec la démarche du musée
départemental Albert-Kahn, soucieux de déployer une action
plus éco-responsable quant à la conservation et la valorisation
de ses collections. A l’occasion de l’exposition Natures
Vivantes, quatre de ses œuvres seront exposées. Almudena
Romero sera également en résidence au sein du musée au
cours de l’automne 2024.
Page de gauche :
‣ Almudena Romero, Family Identity, de la série Family Album, The Picture
Change, photographie sur panneau de cresson, 145x90cm, 2020
Page de droite :
‣ Almudena Romero, Pittosporum V, Studies on my grandma’s garden, de la
série The Act of Producing, The Picture Change, photographie imprimée sur
une feuille de pittosporum, figée dans une résine végétale, 20x20cm, 2021
‣ Almudena Romero, Faire une photo The Picture Change, photographie sur
panneau de cresson, 145x90cm, 2020
26
Almudena Romero
une artiste en résidence
Almudena Romero est une artiste plasticienne née en
1986 à Madrid, qui vit et travaille à Londres. Elle est
diplômée d’un troisième cycle en art, design et
communication et titulaire d’une maîtrise en
photographie de l’Université des Arts de Londres.
Elle est membre de l’Académie de l’enseignement
supérieur britannique et a enseigné en 2020 comme
professeure de photographie dans le cadre du
programme d’études à l’étranger de l’université de
The Pigment Change Stanford à Florence.
Le projet The Pigment Change se décline en 4 chapitres : Son travail a été exposé notamment à la Tate Modern
The Act of Producing, Family Album, Offspring et Faire une - TATE Exchange, à la London Art Fair, au Tsinghua Art
photographie. Chaque chapitre est l’occasion d’explorer les Museum, au Cent-Quatre Paris, à Unseen Amsterdam ou
caractéristiques photographiques présentes dans les plantes à la Fundacion Mapfre. En 2021, elle est nominée pour le
tels que la photopériodicité, le photoblanchiment ou encore la Prix Pictet et est lauréate de la dixième résidence BMW à
photosynthèse. Gobelins, l’école de l’image.
Ainsi les séries the Act of Producing et Family Album sont Dans le cadre de l’exposition temporaire Natures
les résultats de l’action blanchissante de la lumière du soleil Vivantes, le musée accueille Almudena Romero en
sur les pigments de chlorophylle d’un végétal sur lequel a résidence du 25 septembre au 3 novembre 2024. Pour
été apposé un négatif. Les plantes, exposées à des quantités l’occasion, un laboratoire d’expérimentation est installé
variables de rayons lumineux, vont alors changer de couleur et dans l’écrin du jardin du musée ou l’artiste mène des
révéler l'image à partir du négatif. ateliers auprès des publics sur cette technique
d’impression végétale : initiation à la camera obscura,
Dans Act of Producing, la photographe s’interroge sur le rôle à l’anthotype et au photogramme.
de l’artiste dans le contexte de crise écologique et offre une
alternative à la pression productiviste et capitaliste de l’art
en produisant ses images sans créer de nouvelle matière,
directement sur les végétaux.. Elle fige ainsi l’image de ses
propres mains – outil de création et de production – sur
différentes feuilles.
27
Exposition temporaire...
Natures Vivantes
images et imaginaires des jardins
d’Albert Kahn
Exposition temporaire du 30 avril au 31 décembre 2024
Nouveau regard sur les jardins L’exposition est en prise avec le monde d’aujourd’hui,
en particulier dans le contexte de notre vulnérabilité
environnementale. L’attention au monde végétal est traversée
Après un premier cycle d’expositions consacré au voyage par les questions de conservation et de disparition. De Cap
(exposition inaugurale Autour du Monde, puis Rio-Buenos Martin à Boulogne, les images des jardins ont autant une
Aires 1909), le musée départemental Albert-Kahn poursuit valeur de mémoire que de tuteur pour l’entretien et les
sa déclinaison des « fondamentaux » du projet du banquier restaurations du jardin du musée.
philanthrope. L’intérêt pour le vivant du pionnier de la cinématographie
Sur une proposition de l’historienne de l’art Luce Lebart - scientifique Jean Comandon tout comme celui que portent
commissaire d’exposition invitée par le musée -, l’exposition Kahn et ses contemporains à la sensibilité, à l’intelligence
Natures vivantes, images et imaginaires des jardins d’Albert et aux émotions des plantes résonnent avec les travaux de
Kahn met en valeur la passion d’Albert Kahn pour le végétal scientifiques, de poètes et de philosophes contemporains.
au travers la présentation de près de 200 autochromes issues
des collections du musée, ainsi que des films, documents Signée Studio Matters, la scénographie propose un parcours
d’archives et œuvres historiques comme contemporaines, en forme de déambulation dans un jardin imaginaire. Elle nous
incluant les créations d’artistes invités. emmène d’un univers sombre vers des espaces de plus en
plus lumineux et ouverts sur le jardin, depuis le jardin disparu
L’exposition Natures vivantes met au cœur de son propos la de Cap-Martin jusqu’à celui de Boulogne aujourd’hui.
passion d’Albert Kahn pour le végétal et ses représentations.
Ainsi dans la première moitié du 20ème siècle, science, Le parcours famille intégré au parcours général d’exposition,
cinéma, couleur et poésie se croisent dans un contexte de offre des clés de compréhension accessibles au jeune public
développement de la pratique de l’horticulture et du goût et des dispositifs permettant une découverte ludique des
pour le jardin. En écho aux images des collections du musée collections.
départemental Albert-Kahn, des documents historiques ainsi
que des créations d’artistes contemporains réalisées avec et
dans le jardin du musée prolongent les expérimentations, tant
formelles que techniques et esthétiques, imaginées au cœur
des jardins d’Albert Kahn.
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Page de gauche et de droite :
‣ vue de l'exposition "Natures Vivantes" ©CD92, [Link]
29
1 / Souvenir d’un jardin
disparu
Entre 1897 et 1925, Albert Kahn fait l’acquisition de quatorze
parcelles de terrain sur la péninsule de Cap-Martin entre
Menton et Monaco. Il y implante un jardin de sept hectares
autour de trois villas. Près de 2220 autochromes y sont
produites entre 1910 et 1930. Les images témoignent aussi
du séjour d’étudiants internationaux, d’invités de prestiges,
ainsi que du peintre Mathurin Méheut qui s’en inspira.
Festival de formes et de couleurs, Cap-Martin accueillit la
fine fleur de l’horticulture de l’époque que l’on sait éblouie
par ces jardins dit mexicains, africains ou encore brésiliens.
2 / jardinier, photographier,
filmer
Parmi les milliers d’images fixes et animées des jardins de
Boulogne et de Cap-Martin, les images exaltent le
gigantisme des travaux, en particulier ceux de
transplantations. Elles dressent aussi des portraits des
jardiniers qui, travaillant à la main, le dos courbé vers la
terre, prennent soin du jardin. Les films et les photographies
noir et blanc capturent le travail en mouvement, tandis
que le temps de pose plus lent des autochromes est idéal
pour les portraits posés, tels ceux des jardiniers soldats qui
prennent la pose le temps d’une permission. Le jardin et ses
outils sont aussi des motifs fréquents au temps des
inventeurs de la photographie et du cinéma, d’Hippolyte
Bayard aux frères Lumière.
3 / Au théâtre du jardin
Collection d’essences provenant des quatre coins de la
planète, le jardin de Boulogne offre une métaphore
paysagère d’un monde en paix dans lequel dialoguent les
cultures. À partir de 1894, et durant plus de trente ans, cet
écrin s’élabore au fil d’acquisitions successives de Page de gauche :
‣ Anonyme, Propriété d’Albert Kahn, Boulogne, France
parcelles et au gré d’investissements considérables. Conçu , Mademoiselle Bonnet devant une fabrique du jardin
à l’origine sur le modèle des jardins dits « de scènes », il est japonais 1911, autochrome, 12x9cm, A264
enfance alsacienne.
La même année que l’édition de cette affiche, le réalisateur Max Ophuls utilise Anonyme, Affiche de l’ouverture du jardin de Boulogne
ces deux scènes paysagères pour le décor de son film Yoshiwara. au public, 1937, lithographie sur papier, AMD708
30
4 / l'éclosion des couleurs 7 / En dialogue avec le jardin
et ses images
Les premières représentations photographiques de plantes L’attention et le soin portés au végétal, tout comme les
sont monochromes. Au temps des daguerréotypes, comme enjeux de préservation de la biodiversité, sont au cœur des
à l’heure des papiers albuminés monochromes, les fleurs, propositions d’artistes contemporains invités à élaborer ou
comme les visages, sont colorisés. La retouche permet de présenter une œuvre en dialogue avec le jardin de
restituer leur éclat et par là leur vitalité. Quelques décen- Boulogne. Un tour du marais avec la vidéo de Lia Giraud et
nies plus tard, le motif floral, tel celui du bouquet, deviendra les nymphéas de la pièce de Baptiste Rabichon et Fabrice
un sujet récurrent dans l’iconographie des pionniers de la Laroche ; un passage par les plantes photosensibles
photographie et du film couleur. d’Almudena Romero et nous revoilà dans la forêt
vosgienne, avec les compositions de Kristof Vrancken et de
Terri Weifenbach, qui renouent avec les natures vivantes
5 / Les plantes animées d’Albert Kahn.
6 / Le laboratoire de la vie
Espace privé de délectation, le jardin de Boulogne n’en est
pas moins ouvert sur le monde. Véritable « jardin-société
», il accueille plusieurs des fondations d’Albert Kahn, dont
l’association des boursiers Autour du Monde ou les
Archives de la Planète. À l’été 1920, le physiologiste indien
et inventeur de la chronobiologie Sir Jagadish Chandra
Bose est invité au Cercle Autour du Monde. Il y expose
ses idées sur les émotions des plantes. Ses recherches
semblent avoir séduit Albert Kahn, adepte de la pensée
bergsonienne de « l’élan vital ». En 1927, le mécène
accueille à Boulogne le laboratoire de Jean Comandon,
après avoir acquis deux de ses films.
31
Page suivante :
‣ CD 92 / Olivier Ravoire
32
l’offre pédagogique
Ateliers scolaires
Maternelle /
le jardin d’Albert Kahn
Albert Kahn concevait son jardin comme un ensemble Collège/
de tableaux, un mélange harmonieux de formes et de
couleurs. Après avoir visité l’exposition Natures vivantes
les plantes prennent la
et une partie du jardin, c’est au tour des élèves d’imaginer parole
leur scène paysagère, en utilisant la technique du frottage Au-delà de la fascination qu’elles inspiraient au début du
pour laisser l’empreinte des feuilles issues du jardin. Ils 20ème siècle, les images rassemblées par Albert Kahn et
devront placer sur leur feuille trois niveaux de végétation les plantes de ses jardins servaient de support au discours
: d’abord la strate haute avec les arbres. Puis, un niveau du banquier pacifiste.
intermédiaire composée entre autres d’arbustes. Et enfin, A l’aide d’un dossier documentaire et d’images, les élèves
la strate basse avec un parterre de végétation. écriront et enregistreront un texte illustrant ce que
pourrait être le point de vue des plantes sur les grandes
De la Petite à la Grande Section thématiques de l’exposition telle que la sensibilité des
1H30 plantes ou encore le développement durable. A eux
d’imaginer ce que la Nature a à nous dire !
De la 6ème à la 3ème
2H
Elémentaire /
ça tourne !
Revivez l’émerveillement des invités d’Albert Kahn devant
les images pionnières et poétiques de la Croissances
des végétaux et de l’Epanouissement de quelques fleurs
Rencontre Enseignants/
réalisées il y a un près d’un siècle par le docteur Jean Natures Vivantes
Comandon dans son laboratoire installé au cœur du
jardin. Après avoir visité l’exposition Natures Vivantes, la
classe s’initiera à l’une des premières techniques de mise Profitez d’un temps privilégié pour découvrir l'exposition
en mouvement des images : le zootrope ! Au cours d’un temporaire. Le temps d’une visite, découvrez les visites
ateliers et les ressources pédagogiques déployées de la
atelier, les élèves redonneront vie aux végétaux filmés.
Maternelle à la Terminale.
Du CP au CM2
1H30 le mercredi 22 mai, à 14h
Réservation : museekahn-scolaire@[Link]
Informations pratiques
Dates et horaires
Les lundis à partir de 13h30
Du mardi au vendredi à partir de 9h et l'après-midi dès
14h
Tarifs
40 € par classe
‣Auguste Léon,
(REP / REP+ / CLIS / ULIS : 15 €) Propriété d' Albert Kahn ,
Boulogne, France
Pont rouge enjambant un
Réservation ruisseau du « sanctuaire
japonais », 1912,
museekahn-scolaire@[Link] autochrome, 12x9 cm, B152
34
Accessibilité
Visite sensible
/
Livret Français Facile Des visites tactiles et sensorielles sont organisées une fois
/
par mois. Toucher, ouïe et odorat sont stimulés pour ces
visites ouvertes aux personnes en situation de handicap
et aux personnes valides.
Pour aller au musée, vous pouvez lire le guide Français
Facile.
Durée : 1 heure
Pour visiter le musée, vous pouvez demander le livret
Français Facile à l'accueil. Il est écrit grâce à l’UNAPEI 92.
Retrouvez les prochaines dates de visite
Pour visiter l'exposition temporaire "Natures Vivantes",
sur notre site internet
vous pouvez lire le guide Français Facile. Vous pouvez le
demander à l'accueil du musée. Il a été écrit avec l'aide du
centre d'accueil de jour Madeleine Vinet de l'UNAPEI à
Boulogne-Billancourt
Informations pratiques
Dates et horaires
Les lundis à partir de 14h
Les mercredis et vendredis à partir de 15h
Tarifs
‣ Anonyme, visite guidée : 15 € / groupe
Propriété d'Albert les visites en autonomie sont gratuites
Kahn, Cap-Martin,
France, sans légende,
date inconnue, Réservation
autochrome, 9x12cm, accueilmak@[Link]
CQ124X
35
Page suivante :
‣ Propriété d' Albert Kahn, Boulogne, France,
Intérieur du laboratoire des Archives de la Planète, 1922,
autochrome, 12x9 cm, A30740
36
Ressources
Les
ressources
Bibliographie
Autour du musée
38
Les
ressources
Poursuivez votre découverte des projets d’Albert Kahn le Portail des collections du musée départemental
grâce aux ressources documentaires mises à disposition et Albert-Kahn rassemble plus de 65 000 notices et images
aux postes de consultation des collections en ligne. d’œuvres issues des collections du musée.
Accès sur rendez-vous dans la limite des places disponibles. Découvrez notamment les Archives de la Planète, ensemble
Ouvert du mardi au vendredi, de 14h à 18h. d’images fixes et animées, réalisé au début du 20e siècle,
Fermé pendant les vacances de fin d’année et au mois consacré à la diversité des peuples et des cultures.
d’août.
Pour en savoir plus
Informations par courriel : documentation-musee-albert-
kahn@[Link]
39 39
Informations
pratiques
Tarifs
— Visite en autonomie : gratuit
— Visite-atelier au musée : 40 € par classe
(REP / REP+ / CLIS / ULIS : 15 €)
— Prêt du kit pédagogique : gratuit
— Projet en classe : sur demande
Contact
— Réservation et informations :
museekahn-scolaire@[Link]
01 55 19 28 00
— Kit pédagogique : Marion DUSSEAUX
mdusseaux@[Link]
— Partenariats et projets EAC : Anne DUBOIS
adubois@[Link]
01 41 04 33 10
Ouverture
— Du mardi au dimanche :
de 11h à 18h, d’octobre à mars
de 11h à 19h, d’avril à septembre
— Possibilité d’accueillir les groupes scolaires :
le lundi à partir de 13h30
du mardi au vendredi à partir de 9h
et l'après-midi dès 14h
Adresse
Musée départemental Albert-Kahn
2 rue du Port
92100 Boulogne-Billancourt
Accès
[Link]
Musée départemental Albert-Kahn — 2 rue du Port, Boulogne-Billancourt