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Chateau

Le Romantisme est marqué par le 'mal du siècle', un sentiment de mélancolie et d'insatisfaction chez les écrivains du XIXe siècle, qui se tournent vers la littérature autobiographique pour exprimer leur souffrance. Après 1820, ces auteurs, comme Victor Hugo, s'engagent socialement et politiquement, utilisant leur art pour défendre la liberté et les droits des peuples. François-René de Chateaubriand, figure emblématique du mouvement, explore ses émotions personnelles et ses expériences dans des œuvres telles que 'Mémoires d'outre-tombe' et 'René', reflétant la quête de sens et d'identité des romantiques.

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Chateau

Le Romantisme est marqué par le 'mal du siècle', un sentiment de mélancolie et d'insatisfaction chez les écrivains du XIXe siècle, qui se tournent vers la littérature autobiographique pour exprimer leur souffrance. Après 1820, ces auteurs, comme Victor Hugo, s'engagent socialement et politiquement, utilisant leur art pour défendre la liberté et les droits des peuples. François-René de Chateaubriand, figure emblématique du mouvement, explore ses émotions personnelles et ses expériences dans des œuvres telles que 'Mémoires d'outre-tombe' et 'René', reflétant la quête de sens et d'identité des romantiques.

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Le Romantisme

Le mal du siècle est un sentiment de tristesse, de mélancolie et d’insatisfaction ressenti par les
écrivains romantiques du XIXᵉ siècle. Ces auteurs ne se sentent pas à leur place dans leur époque :
ils rejettent la société moderne, se sentent seuls et tournent leur regard vers eux-mêmes. Ils vivent
dans la nostalgie du passé, l’angoisse du présent, et beaucoup sombrent dans l’ennui ou la tentation
du suicide. Face à la déception politique après la Révolution et la Restauration, les écrivains se
réfugient dans la littérature autobiographique, où ils expriment leurs émotions et leur souffrance.

La révolte, un dépassement du mal du siècle

Mais après 1820, le romantisme évolue : les écrivains ne restent plus isolés. Ils commencent à se
révolter contre l’injustice et à s’engager pour la liberté et les droits des peuples. Sous la Monarchie
de Juillet, le romantisme devient humanitaire et social : des poètes comme Victor Hugo voient dans
la poésie un moyen d’aider la société. Le poète devient un guide, un défenseur de la liberté et du
peuple. Même le roman romantique change : il prend une fonction sociale, comme dans Les
Misérables de Hugo, où la littérature cherche à rendre le monde meilleur.

Chateaubriand

Né à Saint-Malo, François-René de Chateaubriand grandit à Combourg dans le château familial


avec ses frères et sœurs. Il se sent souvent délaissé par ses parents au profit de son frère aîné.
Dans Mémoires d’outre-tombe, il raconte son enfance solitaire, les soirées calmes, son père peu
expressif, et sa relation compliquée avec sa sœur Lucile, qu’il évoque aussi dans le roman René. En
1788, il part à Paris, rencontre des écrivains et commence à écrire. L’année suivante, il assiste à la
prise de la Bastille. En 1791, au cœur de la Révolution, il voyage en Amérique où il découvre New
York, Boston, l’Hudson, les forêts et les peuples indiens, ce qui lui inspire plus tard Atala, René et
Les Natchez.
Un homme de lettres au service de l’État

De retour en France en 1800, Chateaubriand publie Le Génie du christianisme (1802), qui défend le
christianisme et adopte une approche romantique. Ce livre comprend Atala et René, publiés ensuite
séparément. Le succès de l’ouvrage sert les intérêts de Napoléon Bonaparte, qui souhaite améliorer
ses relations avec l’Église. Chateaubriand devient alors secrétaire d’ambassade à Rome et ministre
dans le Valais. En 1804, il démissionne à cause du régime dictatorial et voyage en Orient entre 1806
et 1807. Il raconte ce voyage dans Itinéraire de Paris à Jérusalem (1811), en mettant l’accent sur ses
expériences personnelles. Cette œuvre lance la mode de l’orientalisme en France.
La fidélité à la monarchie En 1814, Chateaubriand soutient avec force la Restauration. Il publie De
Bonaparte et des Bourbons, un texte très critique envers Napoléon, où il espère le retour des
Bourbons pour redonner à la France sa grandeur. Grâce à sa célébrité et à son opposition à
l’Empire, il devient pair de France et ministre sous le roi Louis XVIII. En 1823, il joue un rôle
important dans l’expédition d’Espagne, menée par la France pour remettre le roi Ferdinand VII sur
le trône. Cependant, son caractère indépendant provoque des conflits avec les autres ministres. Peu
à peu il s’approche du libéralisme. Il défende la liberté de la presse. 1830 il se relive de la vie
politique parce qu’il refuse de reconnaître la monarchie de Julliet

Les dernières années

Dans la fin de sa vie, Chateaubriand devient une figure importante du romantisme. Il se consacre à
sa grande autobiographie, Mémoires d’outre-tombe, qu’il publie seulement après sa mort, en 1848.
René (1802)

Le roman René raconte l’histoire d’un jeune homme tourmenté par un amour interdit pour sa sœur.
Il cherche la paix à travers les voyages, la nature et l’exil, mais ne la trouve pas. Chateaubriand
mélange des souvenirs de son enfance et de son voyage en Amérique. René est un personnage
mélancolique et orageux, étranger dans sa propre patrie après la Révolution. Les romantiques des
années 1820 se reconnaissent dans sa tristesse et son « mal du siècle ».

VIDEO
Il avait choisi d'être enterré là pour entendre la mer et le vent. Ce lieu est devenu un endroit de
pèlerinage pour beaucoup d'écrivains, comme Flaubert et Hugo, qui voulait aussi lui ressembler.
Il a vécu dans le château familial, mais on lui avait donné une chambre à part, loin des autres. Il
avait aussi peur de l'endroit, car son père lui racontait des histoires effrayantes sur les morts qui
revenaient à la vie.
Il est né une nuit de tempête, ce qui semble annoncer son âme tourmentée. Enfin, son œuvre Les
Mémoires d'outre-tombe est considérée comme révolutionnaire, car elle ne parle pas seulement
d'événements historiques et politiques, mais aussi de sa vie intime et de ses émotions profondes.

Le démon du cœur
Ce texte parle des sentiments tristes et confus de René. Il se sent seul et malheureux, sans vraiment
savoir pourquoi. Quand il se promène dans la nature, tout ce qu'il voit — les arbres, le vent, les
oiseaux — fait naître en lui une grande mélancolie.
Il voudrait être quelqu'un d'autre : parfois un guerrier courageux, parfois un berger simple et
heureux. Mais il reste toujours insatisfait et pense que le cœur humain ne peut pas vraiment être
heureux.
En regardant les oiseaux partir vers d'autres pays, il rêve lui aussi de voyager et de fuir sa vie. À la
fin, il se sent emporté par une force intérieure, « le démon de son cœur », qui représente ses
émotions fortes et son désir d'évasion.

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