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Ce document présente un parcours éducatif sur l'influence de la nature dans l'art, explorant la création artistique à travers ses différentes phases, de la représentation à l'interprétation. Il décrit les étapes de la visite, les artistes et leurs œuvres, ainsi que les objectifs pédagogiques liés à la compréhension de l'art. Les artistes modernes sont mis en avant pour leur utilisation de la nature et des éléments artificiels dans leurs créations, soulevant des questions sur le respect de l'environnement.

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Ce document présente un parcours éducatif sur l'influence de la nature dans l'art, explorant la création artistique à travers ses différentes phases, de la représentation à l'interprétation. Il décrit les étapes de la visite, les artistes et leurs œuvres, ainsi que les objectifs pédagogiques liés à la compréhension de l'art. Les artistes modernes sont mis en avant pour leur utilisation de la nature et des éléments artificiels dans leurs créations, soulevant des questions sur le respect de l'environnement.

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FICHE MÉDIATION

LA NATURE À TRAVERS
L’ŒUVRE D’ART
PRÉSENTATION

Par définition, l’art est création, par opposition à la nature qui reflète l’ensemble des éléments constituant notre
environnement originel. Ce parcours explore les différentes phases de la création artistique par le biais de la nature : de la
représentation à l’’interprétation du réel en passant par l’imagination et la nature rêvée. La nature n’a de cesse
d’alimenter la création artistique du XXème siècle.

Durée de la visite

• CP - CM2 1H
• Collège 1H
• Lycée – Université 1H

Objectif

• Explorer les différentes inspirations de la


nature
• Étudier les possibilités artistiques qu’offre 1
la nature
• Apprendre à lire une œuvre d’art
• Familiarisation avec le vocabulaire
spécifique de l’art

A
A

ÉTAPES DE LA VISITE

À partir de ces informations, l’enseignant devra effectuer un choix d’artistes ou d’étapes selon le niveau de classe et la
disponibilité des œuvres présentes en salle. Les étapes peuvent être modulées au bon vouloir des enseignants. La fiche de
préparation à la venue doit être complétée comme support de visite.

Étape 1 : La force des éléments

Étape 2 : La nature rêvée

Étape 3 : L’artificiel et le naturel

B
A

SAVOIRS ASSOCIÉS
A
A
ÉTAPES DE LA VISITE

ÉTAPE 1 : LA FORCE DES ÉLÉMENTS


La nature et notamment les éléments comme l’eau, l’air et le feu sont une forte source d’inspiration pour les artistes modernes. C’est un
moyen pour les artistes de s’interroger sur la cosmogonie et de donner à la nature un rôle un créateur dans la réalisation de l’œuvre.

❖ LE FEU, L’EAU, L’AIR ET LA TERRE

YVES KLEIN
Feu (F 55) (F 55)
1961
Papier brûlé marouflé sur toile
158 x 220 cm
Achat à Rotraut Moquay Klein et Daniel Moquay en 1999
Inv. : 999.1.1
Ancien numéro dans l'organisme : D 990.1.3
© Yves Klein / Adagp, Paris
Crédit photographique : Muriel Anssens/Ville de Nice

F71
Peinture de feu sans titre
1962
Carton brûlé
130 * 97 cm
Collection particulière en dépôt au Mamac

Yves Klein est un artiste plasticien né le 28 avril 1928 à Nice et mort le 6


juin 1962 à Paris. Ses parents, Fred Klein et Marie Raymond, sont également
artistes. C’est en 1957 qu’Yves Klein créé sa première peinture de feu dans le
jardin de la galerie Colette Allendy : il allume seize feux fixés sur un monochrome
bleu. Les éléments comme l’eau et le feu sont exploités comme médiums
plastiques à part entière. Muni d’instruments adéquats pour produire une grosse
flamme, il créé des séries de Peinture de feu, réalisées sur des toiles
préalablement recouvertes d’amiante (de façon à ralentir la combustion). Ainsi,
Yves Klein n’utilise plus de peinture mais « peint » avec le feu : il brûle
littéralement la toile afin de créer une image, tandis qu’un tiers y projette de
l’eau, créant ces motifs et coulures. L’artiste convoque les éléments de la nature
afin de manifester leur force créatrice. « …tout de suite j'ai pu constater les
immenses possibilités de cet élément Ultra Vivant. Si tout ce qui change
lentement s'explique par la vie, tout ce qui change vite s'explique par le feu... »
Gaston Bachelard, La psychanalyse du feu (1937)
A A ÉTAPES DE LA VISITE

Yves KLEIN met également son corps à l’épreuve à travers un


ensemble de clichés photographiques, destinés à documenter les attitudes,
performances et provocations des artistes émergents des années 60. Exemple
avec Saut dans le vide, 1960, un photomontage dans lequel Klein fait
l’expérience du vide. « Pour peindre l’espace, je me dois de me rendre dans
l’espace, sans truc, ni supercherie [...], le peintre de l’espace doit y aller par lui-
même. » Yves Klein 1

Dimanche 27 novembre 1960 (Le journal d'un seul jour) (IMMA 36)
1960
Publication, livre, reliure, Périodique Impression typographique resto-verso en noir, feuillet double
5,5 x 38 cm
replié
Don de Rotraut Moquay Klein en 2015
Inv. : 2017.1.1
© Yves Klein / Adagp, Paris

Pour réaliser ses monochromes, Yves Klein utilise du pigment de son bleu « IKB » (International Klein Blue).
Cette création de pigment est d’origine chimique car le bleu Klein a été créer à partir d’une collaboration avec 3
un scientifique. L’origine de ce pigment reste néanmoins naturelle. Elle est la base de la création de la couleur.

Le pigment est une molécule qui permet de créer une couleur en ajoutant
un liant. Les pigments peuvent provenir de différentes ressources :
minérales, animales, végétales ou synthétiques.

Les pigments organiques proviennent d’extraits d’origine animale ou


végétale. Les pigments d’origines minérales (principalement issus de la
terre) existent depuis la nuit des temps. Les hommes préhistoriques
utilisaient les pigments de terre en ajoutant de l’eau pour créer une
couleur, ainsi pouvant reproduire l’empreinte de leurs mains. En utilisant
la nature comme ressources de couleurs, les artistes ont pu varier au fur et
à mesure les nuances de leurs œuvres jusqu’à en créer des nouvelles grâce
à la chimie et aux sciences.

Yves Klein, en utilisant l’empreinte et le pigment, fait référence aux


techniques de peinture préhistoriques mais également à l’importance du
corps humain dans la nature.

Monochrome bleu (IKB 3), 1960


Pigment pur et résine synthétique sur toile marouflée sur bois
199 x 153 x 2,5 cm

1 « Journal du Dimanche » du 27 novembre 1960


A A ÉTAPES DE LA VISITE

ARMAN

La tulipe
2001
Spitfire dynamitée et brûlée
180 / 380 * 108 cm
Succession Arman
En dépôt au Mamac

Arman est un artiste niçois né en 1928 et décédé en 2005 à New-York. Il est un des artistes
emblématiques du Nouveau Réalisme. En 1963, Charles Paul Wilp, un photographe allemand en plein divorce,
demande à Arman de dynamiter sa voiture personnelle. Arman crée à ce moment-là sa première Colère
automobile. Lors de l’exposition « Passage à l’acte » de l’artiste au MAMAC en 2001, il réitère ce geste en
créant une explosion d’une Triumph Spitfire qui donna naissance à cette œuvre nommée La Tulipe. Les Colères
d’Arman illustrent les accidents de la vie mais également la création par la destruction. La voiture étant brûlée,
cassée, elle révèle une nouvelle beauté proche de la nature morte.
A A ÉTAPES DE LA VISITE

ÉTAPE 2 : LA NATURE RÊVÉE


Les artistes n’ont jamais cessé de représenter la nature. Toutefois, les artistes modernes ne se concentrent pas
sur une représentation proche de la réalité mais plutôt sur la nature comme lieu d’évasion et propice à
l’imaginaire et au rêve.

NIKI DE SAINT PHALLE


Niki DE SAINT PHALLE, née à Paris en octobre 1930,
passe toute sa jeunesse à New-York. Elle s’éteint en mai 2002 à
San Diego en Californie. Installée à Paris à partir de 1950, elle
réalise ses premiers assemblages et peintures de 1952 à 1956
incluant divers éléments hétéroclites. La nature se manifeste à
travers une représentation d’éléments imaginés et rêvée tout
droit tirés du monde enfantin. La mariée sous l’arbre, 1963-1964,
est un assemblage d’objets divers (fleurs en plastique, jouets) et
matériaux colorés (laine, tissu, papier, grillage). Elle oppose ici
une femme fragile et malheureuse contrainte par les conventions
sociales qui lui imposent de se marier à un arbre représentant
5
l’imaginaire, le rêve, l’enfance et incarnant une certaine nostalgie
de cette liberté perdue.

La mariée sous l’arbre


1963-1964
Objets divers, étoffe sur construction en fil de fer
228 x 200 x 240 cm
© Niki Charitable Art Foundation / Adagp, Paris

C’est avec les Nanas que Niki de Saint Phalle connaît sa


plus grande popularité. Grande voyageuse et de nature curieuse,
Niki de Saint-Phalle passe la plupart de son temps à lire et à visiter
des musées, cela lui permet de rassembler un vocabulaire de
formes et d’images puisé dans une nature imaginée. Inspirées des
figurines féminines paléolithiques, les nanas représentent des
femmes aux formes généreuses, loin des canons de l’époque et
d’aujourd’hui. Elles adoptent des postures festives, dynamiques,
elles sont des images éternelles de la maternité triomphante et la
féminité. En envahissant l’espace public ces Nanas posent la
question de la place de la femme dans la société du XXème et dans
l’histoire de l’art.

Vénus
1964
Laine, objets sur grillage
Hauteur: 170 cm
Donation de l'artiste en 2001
© Niki Charitable Art Foundation / Adagp, Paris
A A ÉTAPES DE LA VISITE

A côté des Nanas, les animaux et l’univers des


contes et des mythes occupent une place de choix
dans l’œuvre de Niki de Saint Phalle. Ainsi, l’artiste
réalise des sculptures monumentales où cohabitent
serpents, oiseaux, et créatures imaginaires comme
ici avec le monstre du Loch Ness, inclus dans la
donation que Niki fit au MAMAC en 2001.
Le Monstre du Loch Ness fait partie d’une série
d’œuvres intitulée « Les Animaux Blessés. »

Monstre du Loch Ness


1993
Miroirs et céramique sur structure en polyester
330 x 520 x 300 cm
Donation de l'artiste en 2001

CLAUDE GILLI
6

Souvenir Bonne Année


1963
Assemblage Bois, peinture, objets
66,5 x 81 x 13,3 cm
Achat à l'artiste Acquis avec l'aide du FRAM et de la Société des Amis des Musées
de Nice en 1999
Collection MAMAC, Nice
© Adagp, Paris
Crédit photographique : Muriel Anssens/Ville de Nice

Claude GILLI est un artiste niçois né en 1938 et décédé en 2015. Il entre à l’École des arts décoratifs de Nice en
1955. Pierre Restany, historien de l’art et membre fondateur du Nouveau Réalisme dira de Gilli : « Gilli traite le
folklore niçois comme une matière vivante, en constante évolution. […] la plage, le kitsch, la fausse nature
tropicale pour touristes, l’évolution des étalages du marché et de la vitrine publicitaire, l’évolution aussi de la
croyance populaire et les subtiles altérations morphologiques de ses rites. […] Entre la plage, l’épicerie et le
jardin d’enfant, le monde ironique de Gilli nous propose la version “Nice-Congés payés” d’un Disneyland latin au
dévergondage tranquille. » Pierre Restany2

2
A propos de Nice : 1947-1977 : exposition, Musée d'art moderne et d'art contemporain à Nice, du 23 juin au 22 octobre 2017, Somogy
éditions d'art ; MAMAC, Nice, 2017
A A ÉTAPES DE LA VISITE

ÉTAPE 3 : L’ARTIFICIEL ET LE NATUREL


Les artistes modernes intègrent la nature dans leurs œuvres et soulèvent la question de son respect. En effet,
cette dernière est entravée par les dérives de l’industrie et de la surproduction, les artistes s’inscrivent ainsi
dans une optique de recyclage et de réutilisation. C’est pourquoi ils utilisent également des objets artificiels
dans leurs œuvres.

JEAN TINGUELY
Jean TINGUELY, né en 1925 à Fribourg, décède en 1991 à Berne
(Suisse). Jean Tinguely nait dans une famille d’agriculteur, c’est pourquoi on
retrouve certaines références dans ses œuvres. C'est peu après son arrivée
à Paris en 1953 qu’il réalise, mêlant art cinétique et art d'assemblage, ses
premières sculptures méta-mécaniques. Dans la réalisation de ses machines,
Tinguely réunit le mouvement, l’image et le son. Tout au long des années
60, il va fabriquer des machines toujours plus importantes et de plus en plus
déconcertantes. Ces sculptures sont composites, faites de divers objets et
de différentes matières, parfois trouvés dans les décharges ou dans la
nature. Ainsi Boris-le-Bouc de Jo, à l’aspect général d’un étrange animal, est
fait d’un crâne, de fils de fer, de plume de paon, de pièces métalliques et
d’un moteur. 7
Boris-Le-Bouc de Jo
1990
pièces métalliques soudées, crâne, moteur
120 x 200 x 310 cm
© Adagp, Paris

Relief bleu est une machine dont on voit le mécanisme interne, qui
produit seulement du mouvement et du son, et non un objet
industriel comme devrait le faire une machine productive. Jean
Tinguely dénonce la surproduction des machines créant d’autres
moyens de fabrications. Ici, l’artiste récupère ce qui est produit par
l’Homme, parfois provenant d’un matériau naturel comme le bois.
Jean Tinguely est né dans une famille d’agriculteurs c’est pourquoi il
existe beaucoup de références dans ses œuvres.

Relief bleu
Titre attribué : Hommage à Schmela
1978
Installation avec du mouvement, Acier, bois, peinture, moteur et matériaux divers
280 x 430 x 185 cm
Achat à la Galerie Daniel Templon avec l'aide du FRAM en 1989
Inv. : 989.5.1
© Adagp, Paris
A A ÉTAPES DE LA VISITE

Le Déjeuner sur l'herbe


1964
Peinture acrylique et sérigraphie sur toile
172,5 x 196 cm
172,5 x 98 cm, chaque panneau
Tableau en 2 panneaux
Achat, 1996
Numéro d'inventaire : AM 1996-428

ALAIN JACQUET
Alain JACQUET, né en 1939 à Neuilly-sur-Seine, est mort en 2008 à New-York. Jacquet actualise ici le fameux
Déjeuner sur l’herbe d’Édouard Manet créé en 1863, lui-même inspiré du Concert champêtre du Titien de 1509.
L’image initiale du Déjeuner sur l’herbe fait scandale pour son style et sa facture autant que son sujet. Alain
Jacquet utilise la technique mécanique des Trames, reproduction en sérigraphie du noir et des trois couleurs
primaires. Il reprend un thème phare de la peinture : la partie de campagne. Au cours de l’exposition « Alain
Jacquet Camouflages et trames » en 2005 au MAMAC, est née l’idée de lui commander un agrandissement d’un
8
détail de « Le déjeuner sur l’herbe ». Ce projet avait été envisagé par l’artiste pour décorer le pignon d’un
immeuble de Manhattan et a alors été réactivé pour le musée sur l’une de ses façades intérieures.

CHRISTO
CHRISTO, né Christo Vladimiroff Javacheff en 1935 en Bulgarie, travaille en duo avec Jeanne-Claude,
son épouse. Aussi systématique qu’Arman dans son geste d’accumulation, Christo, à partir de 1958,
empaquète en série : des boîtes et bouteilles du quotidien, des magazines, des portraits, parfois des corps
humains puis des lieux, bâtiments, monuments et parcs. Le travail monumental réalisé à l’échelle d’un paysage
ou d’un monument est toujours autofinancé par la vente des croquis préparatoires et maquettes des projets.
En cachant l’objet, Christo convoque l’envie d’en percer le mystère. Exemple ici avec Packed Coast (Project for
Little Bay, New South Wales, Australia), 1969, un des nombreux croquis préparatoires d’une des installations
monumentales et éphémères de Christo.

Packed Coast (Project for Little Bay, New South Wales, Australia)
1969
Dessin, Collage Ficelle et fusain sur papier
71 x 55,5 cm
Achat en vente publique Sotheby's en 1988
© Christo
A A ÉTAPES DE LA VISITE

YVES KLEIN
Depuis ses premiers monochromes des années cinquante, Yves KLEIN témoigne d’une approche de la
couleur comme univers de sensibilité. En 1947 sur une plage de Nice, Yves Klein, Arman et Claude Pascal se
partagent le monde : le bleu du ciel pour Yves Klein, la terre et ses richesses pour Arman et l’air pour le poète
Claude Pascal. Yves Klein donne un nouveau sens aux éléments provenant de la nature. En recouvrant ces
éléments de son bleu IKB, il s’approprie la nature. La couleur IKB (International Klein Blue) en 1960, crée par
Yves Klein avec l’aide de chimistes, permet pour l’artiste de donner une nouvelle dimension au naturel : celui
de l’artificiel.

Sculpture sans titre (S 11) (Arbre bleu)


1960
Pigment pur et résine sur bronze
© Adagp, Paris
9

La découverte de "la beauté du bleu dans l'éponge", redoublant


l'intensité du pigment, le conduit à l'utiliser comme "matière
première".

"Grâce aux éponges, matière sauvage vivante, j'allais pouvoir faire


les portraits des lecteurs de mes monochromes qui, après avoir vu,
après avoir voyagé dans le bleu de mes tableaux, en reviennent
totalement imprégnés en sensibilité comme des éponges". 1958,
Yves Klein

Eponge bleue (SE 90)


1959
Pigment pur et résine synthétique sur éponge, tige de métal et socle en pierre
Collection privée- dépôt au MAMAC Photo : Muriel Anssens ©Archives Yves
Klein/ADAGP Paris 2012
A A ÉTAPES DE LA VISITE

Le Jardin d’Eden d’Yves Klein se situe sur les terrasses du MAMAC. Les œuvres de l’artiste sont dissimulées
derrière les branches d’arbres environnantes. Le titre de l’œuvre fait évidemment référence au jardin d’Eden
de la mythologie, cet endroit merveilleux rempli de tentation. Dans le Jardin d’Eden, caché derrière les
palmiers, se trouve Architecture de l’air (ANT 102) datant de 1961. Yves Klein a écrit: « C’est une sorte de retour
à l’Éden de la légende (1951) » ; « L’Homme libre l’est à tel point qu’il peut même léviter ! » ; « Soins du corps
par des méthodes nouvelles telles Le lit d’air ». Cette œuvre renvoie à l’importance et l’omniprésence de l’air et
à notre ressenti envers ce phénomène naturel, notamment en se jetant dans le vide. 3

Architecture de l’air (ANT 102)


1961
Pigment pur et résine, synthétique sur papier marouflé sur toile
261x213 cm
© Oeuvre : Succession Yves Klein / ADAGP Paris, 2019

10
©Julien Veran

Le Mur de Feu est aussi une œuvre emblématique de l’artiste se situant sur les
terrasses du MAMAC. Yves Klein réalise sa première Peinture de feu en 1957 dans le
jardin de la galerie Colette Allendy à Paris le soir du vernissage de son exposition
« Propositions monochromes ». Yves Klein allume seize feux de Bengale fixés sur un
monochrome bleu. Il poursuit sa recherche sur le feu comme élément plastique
quelques années plus tard pour une exposition monographique au Musée de
Krefled en 1961 en Allemagne. Il dispose d’une structure de cinquante doubles becs
benzen et d’une fontaine de feu. Puis il enregistre sur du papier les traces de ces
différentes brulures. Le Mur de Feu a été installé au MAMAC en 1990 à l’ouverture
du musée. Il s’agit donc d’une installation réalisée posthume selon les protocoles de
l’artiste. La mise en flamme est effectuée lors d’événements nocturnes et nous
laisse voir de petites marguerites enflammées couleur or et bleu.

Yves Klein derrière le “Mur de Feu”


lors de l’exposition “Yves Klein Monochrome und Feuer”, Museum Haus Lange, Krefeld, Allemagne,
1961
© Oeuvre : Succession Yves Klein / ADAGP Paris, 2019
© Photo : Pierre Boulat

3Yves Klein, extrait de "Architecture de l’air, (ANT 102), 1961, La climatisation de l’atmosphère à la surface de notre globe", Le
dépassement de la problématique de l'art et autres écrits, Beaux-Arts de Paris, 2003, p. 271. Disponible sur :
[Link]
B A SAVOIRS ASSOCIÉS

❖ MOTS CLÉS
NATUREL : Directement issu de la nature, du monde physique, qui n'est pas le fait du travail de l'homme, fait
uniquement à partir de produits bruts, sans mélange avec quelque chose d'artificiel, de synthétique.

ARTIFICIEL : Produit par le travail de l'homme et non par la nature. Qui résulte de la vie en société et n'est
pas essentiel.

DEVELOPPEMENT DURABLE : Mode de développement veillant au respect de l'environnement par une


utilisation prudente des ressources naturelles afin de les rendre durables dans le long terme.

RECYCLAGE : Ensemble des techniques ayant pour objectif de récupérer des déchets et de les réintroduire
dans le cycle de production dont ils sont issus.

SOCIETE DE CONSOMMATION : société d'un pays développé orientée vers la sollicitation de la


consommation (grâce à la publicité) et des consommateurs par les producteurs, par le lancement de produits
ou de services nouveaux en créant sans cesse des besoins.

ELEMENTS NATURELS : La notion d’éléments naturels renvoie à différentes questions selon le contexte.
Dans l’antiquité, il faisait référence à quatre éléments liés aux états possibles de la matière: le feu (plasma),
l’eau (liquide), l’air (gaz) et la terre (solide).

11
❖ PISTES DE TRAVAIL
➔ Reproduction / imitation / création
➔ Naturel /artificiel
➔ Créer avec les éléments
➔ Organiser le vivant
➔ Land Art
➔ Work in progress
➔ Le paysage (de la nature à la cité)

CATALOGUE D’EXPOSITION

Richard Long, MAMAC, Nice, 31 mai - 16 novembre 2008, Cudemo, Bordighera , 2008

BRUN Michèle, DECREUX Anne, GOETZMANN Isabelle, PEGLION Jacqueline, PERLEIN Gilbert, Musée d’Art
Moderne et d’Art Contemporain, Nice, édition Régie autonome des comptoirs de vente de la ville de Nice, 2008

GARRAUD Colette, L’Idée de nature dans l'art contemporain, Paris ,Flammarion, 1993

TIBERGHIEN Gilles A., Nature, art, paysage, Actes Sud / ENSP, 2001

TIBERGHIEN Gilles A., Land art, Carré, 1993 ; Carré, 2012 (réédition augmentée)

SITOGRAPHIE

➔ [Link]

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