Chap1
Chap1
24 mars 2026
1 Introduction
3 Calcul différentiel
3 Calcul différentiel
3 Calcul différentiel
Définitions et Exemples
Soit n un nombre entier, on dit qu’une fonction y = f (x1 , · · · , xn ) est une
fonction de plusieurs n variables indépendantes si à tout système de valeurs des
variables indépendantes x1 , · · · , xn correspond une valeur bien déterminée de la
variable dépendante y .
Définition
Une fonction f de n variables est un procédé qui a tout n-uplet (x1 , · · · , xn ) de
D ⊆ Rn associe un unique nombre réel. Cela se note de la manière suivante :
f : D ⊆ Rn −→ R
(x1 , · · · , xn ) 7−→ f (x1 , · · · , xn ).
Définitions et Exemples
Soit n un nombre entier, on dit qu’une fonction y = f (x1 , · · · , xn ) est une
fonction de plusieurs n variables indépendantes si à tout système de valeurs des
variables indépendantes x1 , · · · , xn correspond une valeur bien déterminée de la
variable dépendante y .
Définition
Une fonction f de n variables est un procédé qui a tout n-uplet (x1 , · · · , xn ) de
D ⊆ Rn associe un unique nombre réel. Cela se note de la manière suivante :
f : D ⊆ Rn −→ R
(x1 , · · · , xn ) 7−→ f (x1 , · · · , xn ).
Définitions et Exemples
Soit n un nombre entier, on dit qu’une fonction y = f (x1 , · · · , xn ) est une
fonction de plusieurs n variables indépendantes si à tout système de valeurs des
variables indépendantes x1 , · · · , xn correspond une valeur bien déterminée de la
variable dépendante y .
Définition
Une fonction f de n variables est un procédé qui a tout n-uplet (x1 , · · · , xn ) de
D ⊆ Rn associe un unique nombre réel. Cela se note de la manière suivante :
f : D ⊆ Rn −→ R
(x1 , · · · , xn ) 7−→ f (x1 , · · · , xn ).
Domaine de définition
On appelle domaine de définition de la fonction
f : Rn → R l’ensemble des n-uplet (x1 , · · · , xn ) pour lesquels cette fonction est
bien définie. On note par Df le domaine de définition de f .
Exemple
Déterminons le domaine de définition des fonctions :
ln(x )
1 f (x1 , x2 ) = √ 2 ;
x1 −x2
p
2 f (x1 , x2 ) = x12 − x22 ;
q
x12 −x2
3 f (x1 , x2 ) = x2 .
Domaine de définition
On appelle domaine de définition de la fonction
f : Rn → R l’ensemble des n-uplet (x1 , · · · , xn ) pour lesquels cette fonction est
bien définie. On note par Df le domaine de définition de f .
Exemple
Déterminons le domaine de définition des fonctions :
ln(x )
1 f (x1 , x2 ) = √ 2 ;
x1 −x2
p
2 f (x1 , x2 ) = x12 − x22 ;
q
x12 −x2
3 f (x1 , x2 ) = x2 .
Solution
1 La fonction f est bien définie si et seulement si
( (
x2 > 0 x2 > 0
=⇒ =⇒ Df = (x1 , x2 ) ∈ R2 x1 > x2 et x2 > 0
x1 − x2 > 0 x1 > x2
Fonctions partielles
Soit f : D → R, D ⊂ R2 . Soit A = (a, b) un point intérieur de D. Les fonctions
x 7→ f (x, b) et y 7→ f (a, y ) définies sur des intervalles ouverts, contenant
respectivement b et a sont appelées les fonctions partielles associées à f au point
A.
Boule ouverte
Dans Rn muni d’une norme on appelle Boule ouverte de centre c ∈ Rn et de
rayon r > 0 l’ensemble
B(c, r ) = x ∈ Rn tel que kx − ck < r .
Boule fermée
Dans Rn muni d’une norme on appelle Boule fermée de centre c ∈ Rn et de
rayon r > 0 l’ensemble
n
Bf (c, r ) = x ∈ R tel que kx − ck ≤ r .
Boule ouverte
Dans Rn muni d’une norme on appelle Boule ouverte de centre c ∈ Rn et de
rayon r > 0 l’ensemble
B(c, r ) = x ∈ Rn tel que kx − ck < r .
Boule fermée
Dans Rn muni d’une norme on appelle Boule fermée de centre c ∈ Rn et de
rayon r > 0 l’ensemble
n
Bf (c, r ) = x ∈ R tel que kx − ck ≤ r .
Propriétés
Si f a pour limite ` en a, alors la restriction de f à toute courbe continue passant
par a admet la même limite `.
Soit a = (x0 , y0 ) ∈ R2 . Des courbes continues passant par a sont par exemple :
? Les droites :
• la droite verticale d’équation x = x0 ;
• les droites d’équation y = k(x − x0 ) + y0 pour tout k ∈ R.
? Les paraboles :
• les paraboles d’équation y = k(x − x0 )2 + y0 pour tout k ∈ R.
• les paraboles d’équation x = k(y − y0 )2 + x0 pour tout k ∈ R.
Propriétés
Si f a pour limite ` en a, alors la restriction de f à toute courbe continue passant
par a admet la même limite `.
Soit a = (x0 , y0 ) ∈ R2 . Des courbes continues passant par a sont par exemple :
? Les droites :
• la droite verticale d’équation x = x0 ;
• les droites d’équation y = k(x − x0 ) + y0 pour tout k ∈ R.
? Les paraboles :
• les paraboles d’équation y = k(x − x0 )2 + y0 pour tout k ∈ R.
• les paraboles d’équation x = k(y − y0 )2 + x0 pour tout k ∈ R.
En d’autres mots,
si f est continue en x0 , alors f (x0 ) est définie et lorsque x approche x0 , alors f (x)
approche f (x0 ).
Soit f une fonction définie sur Df ∈ Rn à valeurs dans R. On dit que f est
continue en a ∈ Df si f possède en a une limite égale à f (a).
Remarque
Si f est continue en tout point de Df , on dit que f est continue sur Df .
En d’autres mots,
si f est continue en x0 , alors f (x0 ) est définie et lorsque x approche x0 , alors f (x)
approche f (x0 ).
Soit f une fonction définie sur Df ∈ Rn à valeurs dans R. On dit que f est
continue en a ∈ Df si f possède en a une limite égale à f (a).
Remarque
Si f est continue en tout point de Df , on dit que f est continue sur Df .
En d’autres mots,
si f est continue en x0 , alors f (x0 ) est définie et lorsque x approche x0 , alors f (x)
approche f (x0 ).
Soit f une fonction définie sur Df ∈ Rn à valeurs dans R. On dit que f est
continue en a ∈ Df si f possède en a une limite égale à f (a).
Remarque
Si f est continue en tout point de Df , on dit que f est continue sur Df .
En d’autres mots,
si f est continue en x0 , alors f (x0 ) est définie et lorsque x approche x0 , alors f (x)
approche f (x0 ).
Soit f une fonction définie sur Df ∈ Rn à valeurs dans R. On dit que f est
continue en a ∈ Df si f possède en a une limite égale à f (a).
Remarque
Si f est continue en tout point de Df , on dit que f est continue sur Df .
Les opérations sur les fonctions continues de plusieurs variables telles que la
somme, le produit, le rapport des fonctions jouissent également les mêmes
propriétés que les fonctions continues d’une seule variable.
Propriété
Soient f et g deux fonctions définies sur Df = Dg ⊂ Rn dans R et
A = (a1 , · · · , an ) ∈ Df . Si f et g sont continues en A alors
i) La somme f + g est continue en A,
ii) Le produit f · g est continue en A,
iii) S’il existe un voisinage de A où g (x1 , · · · , xn ) 6= 0, alors
Le rapport gf est continue en A.
Les opérations sur les fonctions continues de plusieurs variables telles que la
somme, le produit, le rapport des fonctions jouissent également les mêmes
propriétés que les fonctions continues d’une seule variable.
Propriété
Soient f et g deux fonctions définies sur Df = Dg ⊂ Rn dans R et
A = (a1 , · · · , an ) ∈ Df . Si f et g sont continues en A alors
i) La somme f + g est continue en A,
ii) Le produit f · g est continue en A,
iii) S’il existe un voisinage de A où g (x1 , · · · , xn ) 6= 0, alors
Le rapport gf est continue en A.
3 Calcul différentiel
Le calcul différentiel est l’un des piliers d’une branche des mathématiques
indispensable en économie. Si par exmple, on cherche à connaître l’effet d’une
petite évolution d’un paramètre sur une grandeur économique toute chose égale
par ailleurs, c’est la dérivée partielle qui est utilisée.
Dérivées partielles
Rappelons tout d’abord quelques définitions et notations pour les fonctions d’une
seule variable.
Le calcul différentiel est l’un des piliers d’une branche des mathématiques
indispensable en économie. Si par exmple, on cherche à connaître l’effet d’une
petite évolution d’un paramètre sur une grandeur économique toute chose égale
par ailleurs, c’est la dérivée partielle qui est utilisée.
Dérivées partielles
Rappelons tout d’abord quelques définitions et notations pour les fonctions d’une
seule variable.
Le calcul différentiel est l’un des piliers d’une branche des mathématiques
indispensable en économie. Si par exmple, on cherche à connaître l’effet d’une
petite évolution d’un paramètre sur une grandeur économique toute chose égale
par ailleurs, c’est la dérivée partielle qui est utilisée.
Dérivées partielles
Rappelons tout d’abord quelques définitions et notations pour les fonctions d’une
seule variable.
Si f est dérivable en tout x d’un intervalle I on dit que f est dérivable sur I et
on appelle fonction dérivée ou dérivée de f et on note f 0 , la fonction qui à
chaque x de I associe le nombre dérivé de f en x.
Remarque
• La fonction f est dérivable sur I ⊂ Df si elle est dérivable en tout point
x ∈ D.
• À noter qu’une fonction dérivable est forcement continue, et le contraire n’est
pas vrai : être dérivable est une condition plus forte que être continue.
Propriété
1 Si f 0 (x) ≥ 0 pour tout x de I, alors la fonction f est croissante sur I.
2 Si f 0 (x) ≤ 0 pour tout x de I, alors la fonction f est décroissante sur I.
3 Si f 0 (x) = 0 pour tout x de I, alors la fonction f est constante sur I.
Si f est dérivable en tout x d’un intervalle I on dit que f est dérivable sur I et
on appelle fonction dérivée ou dérivée de f et on note f 0 , la fonction qui à
chaque x de I associe le nombre dérivé de f en x.
Remarque
• La fonction f est dérivable sur I ⊂ Df si elle est dérivable en tout point
x ∈ D.
• À noter qu’une fonction dérivable est forcement continue, et le contraire n’est
pas vrai : être dérivable est une condition plus forte que être continue.
Propriété
1 Si f 0 (x) ≥ 0 pour tout x de I, alors la fonction f est croissante sur I.
2 Si f 0 (x) ≤ 0 pour tout x de I, alors la fonction f est décroissante sur I.
3 Si f 0 (x) = 0 pour tout x de I, alors la fonction f est constante sur I.
Si f est dérivable en tout x d’un intervalle I on dit que f est dérivable sur I et
on appelle fonction dérivée ou dérivée de f et on note f 0 , la fonction qui à
chaque x de I associe le nombre dérivé de f en x.
Remarque
• La fonction f est dérivable sur I ⊂ Df si elle est dérivable en tout point
x ∈ D.
• À noter qu’une fonction dérivable est forcement continue, et le contraire n’est
pas vrai : être dérivable est une condition plus forte que être continue.
Propriété
1 Si f 0 (x) ≥ 0 pour tout x de I, alors la fonction f est croissante sur I.
2 Si f 0 (x) ≤ 0 pour tout x de I, alors la fonction f est décroissante sur I.
3 Si f 0 (x) = 0 pour tout x de I, alors la fonction f est constante sur I.
Dérivées partielles
Soient f une fonction à valeurs réelles définie sur une partie Df de Rn et
A = (a1 , ..., an ) un point de Df . Les dérivées partielles d’ordre 1 de f au point A
sont les limites :
∂f (a1 ,...,an ) f a1 +h,...,ai ,...,an −f (a1 ,...,an )
∂a1 = limh→0 h
..
.
∂f (a1 ,...,an ) f a1 ,...,ai +h,...,an −f (a1 ,...,an )
∂ai = limh→0 h
..
.
∂f (a1 ,...,an ) f a1 ,...,ai ,...,an +h −f (a1 ,...,an )
∂an = limh→0 h
Remarque
La fonction f est (continûment) différentiable sur D ⊂ Df , ou de classe C 1 sur D,
∂f
si toutes les dérivées partielles ∂x i
: D ⊂ Rn −→ R existent et sont des fonctions
continues en tout point x ∈ D.
22/52 Dr. Mbaye Faye () Master 1 Optimisation 24 mars 2026 22
Calcul différentiel
Si on considère une fonction f de n variables, alors le calcul d’une dérivée partielle
implique que l’on fixe les n − 1 variables des n variables, qui dès lors deviennent
des constantes.
Remarque
L’existence de n dérivées partielles en un point n’implique pas que la fonction est
continue en ce point. Il faut pour cela que les dérivées partielles y soient
elles-mêmes continues. Si elles le sont sur l’ensemble de définition, on dit que la
fonction est de classe C 1 .
Remarque
La fonction f est (continûment) différentiable sur D ⊂ Df , ou de classe C 1 sur D,
∂f
si toutes les dérivées partielles ∂x i
: D ⊂ Rn −→ R existent et sont des fonctions
continues en tout point x ∈ D.
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Calcul différentiel
Si on considère une fonction f de n variables, alors le calcul d’une dérivée partielle
implique que l’on fixe les n − 1 variables des n variables, qui dès lors deviennent
des constantes.
Remarque
L’existence de n dérivées partielles en un point n’implique pas que la fonction est
continue en ce point. Il faut pour cela que les dérivées partielles y soient
elles-mêmes continues. Si elles le sont sur l’ensemble de définition, on dit que la
fonction est de classe C 1 .
Remarque
La fonction f est (continûment) différentiable sur D ⊂ Df , ou de classe C 1 sur D,
∂f
si toutes les dérivées partielles ∂x i
: D ⊂ Rn −→ R existent et sont des fonctions
continues en tout point x ∈ D.
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Calcul différentiel
Solution
∂f ∂f
(x1 , x2 ) = 8x1 x2 , (x1 , x2 ) = 4x12 − 6x22
∂x1 ∂x2
∂g ∂g ∂g
(x1 , x2 , x3 ) = 8x1 x2 , (x1 , x2 , x3 ) = 4x12 , (x1 , x2 , x3 ) = 10e (2x3 +2)
∂x1 ∂x2 ∂x3
Solution
∂f ∂f
(x1 , x2 ) = 8x1 x2 , (x1 , x2 ) = 4x12 − 6x22
∂x1 ∂x2
∂g ∂g ∂g
(x1 , x2 , x3 ) = 8x1 x2 , (x1 , x2 , x3 ) = 4x12 , (x1 , x2 , x3 ) = 10e (2x3 +2)
∂x1 ∂x2 ∂x3
Remarque
Une fonction f peut admettre des dérivées partielles en tout point d’un ouvert de
R2 et ne pas être continue en tout point de cet ouvert.
Fonction de classe C 1
Soient D un ensemble de Rn et f : D ⊂ Rn → R une fonction de n variables dont
les dérivées partielles ∂x1 f , ∂x2 f , · · · , ∂xn f existent. On dit que f est de classe C 1
sur D si les dérivées partielles ∂x1 f , ∂x2 f , · · · , ∂xn f sont continues sur D.
Remarque
Une fonction f peut admettre des dérivées partielles en tout point d’un ouvert de
R2 et ne pas être continue en tout point de cet ouvert.
Fonction de classe C 1
Soient D un ensemble de Rn et f : D ⊂ Rn → R une fonction de n variables dont
les dérivées partielles ∂x1 f , ∂x2 f , · · · , ∂xn f existent. On dit que f est de classe C 1
sur D si les dérivées partielles ∂x1 f , ∂x2 f , · · · , ∂xn f sont continues sur D.
Dérivée directionnelle
Soit f : Df ⊂ Rn −→ R différentiable sur un ensemble D ⊂ Rn . Pour tout vecteur
~v = (v1 , ..., vn ) ∈ Rn , on appelle dérivée directionnelle de f dans la direction
~v la fonction
∂~v f : D −→ R
∂f ∂f
x 7−→ ∂~v f (x) = v1 ∂x1
(x) + · · · + vn ∂x n
(x)
Propriété
Soient f : Df ⊂ Rn −→ R de classe C 1 , x ∈ Df et ~v ∈ Rn .
• Si ∂~v f (x) > 0 alors f est croissante au point x dans la direction de ~v
• Si ∂~v f (x) < 0 alors f est décroissante au point x dans la direction de ~v .
Exemple
La fonction définie par f (x1 , x2 ) = x1 x22 + 3x1
i) est-elle croissante ou décroissante au point (3, 1) dans la direction (1, 1),
ii) est-elle croissante ou décroissante au point (3, 1) dans la direction (1, 2),
iii) est-elle croissante ou décroissante au point (3, 1) dans la direction (1, −2),
Solution
Pour tout vecteur ~v = (v1 , v2 ), on a
Exemple
La fonction définie par f (x1 , x2 ) = x1 x22 + 3x1
i) est-elle croissante ou décroissante au point (3, 1) dans la direction (1, 1),
ii) est-elle croissante ou décroissante au point (3, 1) dans la direction (1, 2),
iii) est-elle croissante ou décroissante au point (3, 1) dans la direction (1, −2),
Solution
Pour tout vecteur ~v = (v1 , v2 ), on a
Elasticité
Soit f une fonction à valeurs réelles dfinie sur une partie ouverte D de R2 . Soit
(x0 , y0 ) ∈ D et supposons f dérivable par rapport à x (resp. y ) en (x0 , y0 ) avec
x0 6= 0 (resp. y0 6= 0) et f (x0 , y0 ) 6= 0. L’élasticité de f par rapport à x (resp. y )
en (x0 , y0 ) est donnée par
f (x0 +h,y0 )−f (x0 ,y0 )
f (x0 ,y0 )
Ex (x0 , y0 ) = lim h
h→0
x0
f (x0 ,y0 +h)−f (x0 ,y0 )
f (x0 ,y0 )
Ey (x0 , y0 ) = lim h
h→0
y0
Par conséquent
x0
Ex (x0 , y0 ) = ∂x f (x0 , y0 )
f (x0 , y0 )
y0
Ey (x0 , y0 ) = ∂y f (x0 , y0 )
f (x0 , y0 )
28/52 Dr. Mbaye Faye () Master 1 Optimisation 24 mars 2026 28
Calcul différentiel
Elasticité
Soit f une fonction à valeurs réelles dfinie sur une partie ouverte D de R2 . Soit
(x0 , y0 ) ∈ D et supposons f dérivable par rapport à x (resp. y ) en (x0 , y0 ) avec
x0 6= 0 (resp. y0 6= 0) et f (x0 , y0 ) 6= 0. L’élasticité de f par rapport à x (resp. y )
en (x0 , y0 ) est donnée par
f (x0 +h,y0 )−f (x0 ,y0 )
f (x0 ,y0 )
Ex (x0 , y0 ) = lim h
h→0
x0
f (x0 ,y0 +h)−f (x0 ,y0 )
f (x0 ,y0 )
Ey (x0 , y0 ) = lim h
h→0
y0
Par conséquent
x0
Ex (x0 , y0 ) = ∂x f (x0 , y0 )
f (x0 , y0 )
y0
Ey (x0 , y0 ) = ∂y f (x0 , y0 )
f (x0 , y0 )
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Calcul différentiel
Exemple
La fonction de production COBB-DOUGLAS définie par f (x, y ) = x α y β est
dérivable dans (R∗+ )2 et on obtient :
x x
Ex (x, y ) = ∂x f (x, y ) = α β αx α−1 y β = α
f (x, y ) x y
y y
Ey (x, y ) = ∂y f (x, y ) = α β βx α y β−1 = β.
f (x, y ) x y
Gradient
Soit f : D ⊂ Rn −→ R une fonction réelle différentiable. Le gradient
→
∇ f : D ⊂ Rn −→ Rn est une fonction vectorielle donnée par
∂f
∂x1 (x)
→ .. n
∇ f (x) = ∈R .
.
∂f
∂xn (x)
Solution
• Le gradient de la fonction f (x1 , x2 ) = 4x12 x2 − 2x23 + 5 est
∂f
∂x1 (x1 , x2 ) 8x1 x2
→
∇ f (x) = ∂f =
4x12 − 6x22
.
∂x2 (x1 , x2 )
Solution
• Le gradient de la fonction f (x1 , x2 ) = 4x12 x2 − 2x23 + 5 est
∂f
∂x1 (x1 , x2 ) 8x1 x2
→
∇ f (x) = ∂f =
4x12 − 6x22
.
∂x2 (x1 , x2 )
Matrice jacobienne
Soit f une fonction définie de Rn à valeurs dans Rm :
f : Rn −→ Rm
X 7−→ f (X ) = (f1 (X ), · · · , fm (X ))
Exemple
Déterminons la matrice jacobienne de la fonction f définie par
f (x1 , x2 ) = 2x12 + x2 , 4x1 + 2x2 .
Matrice hessienne
Supposons que la fonction f : Df ⊆ Rn −→ R admet des dérivées partielles
∂f ∂f
premières ∂x 1
, ..., ∂xn
. Si les fonctions dérivées partielles admettent elles-mêmes
des dérivées partielles en (a1 , · · · , an ) ∈ Df , ces dérivées sont appelées dérivées
partielles secondes, ou dérivées partielles d’ordre 2. On peut, de la même façon,
introduire les dérivées partielles d’ordres supérieurs.
Matrice hessienne
Supposons que la fonction f : Df ⊆ Rn −→ R admet des dérivées partielles
∂f ∂f
premières ∂x 1
, ..., ∂xn
. Si les fonctions dérivées partielles admettent elles-mêmes
des dérivées partielles en (a1 , · · · , an ) ∈ Df , ces dérivées sont appelées dérivées
partielles secondes, ou dérivées partielles d’ordre 2. On peut, de la même façon,
introduire les dérivées partielles d’ordres supérieurs.
Théorème de Schwarz
Si f est une fonction de classe C 2 sur un ouvert Df de Rp , toutes les dérivées
partielles de f commutent :
∂2f ∂2f
=
∂xi ∂xk ∂xk ∂xi
Matrice hessienne
Exemple
Soit f une fonction définie par f (x1 , x2 ) = 2x14 + x24 − 3x1 . Vérifier que
∂ 2 f (x1 ,x2 ) ∂ 2 f (x1 ,x2 )
∂x1 ∂x2 = ∂x2 ∂x1 .
Solution
Déterminons d’abord les dérivées partielles d’ordre 1 de f :
∂f (x1 , x2 ) ∂f (x1 , x2 )
= 8x13 − 3 et = 4x23
∂x1 ∂x2
∂ 2 f (x1 ,x2 ) ∂ 2 f (x1 ,x2 )
Vérifions que ∂x1 ∂x2 = ∂x2 ∂x1 :
∂ 2 f (x1 , x2 ) ∂ 2 f (x1 , x2 )
=0 et =0
∂x1 ∂x2 ∂x2 ∂x1
Matrice hessienne
Exemple
Soit f une fonction définie par f (x1 , x2 ) = 2x14 + x24 − 3x1 . Vérifier que
∂ 2 f (x1 ,x2 ) ∂ 2 f (x1 ,x2 )
∂x1 ∂x2 = ∂x2 ∂x1 .
Solution
Déterminons d’abord les dérivées partielles d’ordre 1 de f :
∂f (x1 , x2 ) ∂f (x1 , x2 )
= 8x13 − 3 et = 4x23
∂x1 ∂x2
∂ 2 f (x1 ,x2 ) ∂ 2 f (x1 ,x2 )
Vérifions que ∂x1 ∂x2 = ∂x2 ∂x1 :
∂ 2 f (x1 , x2 ) ∂ 2 f (x1 , x2 )
=0 et =0
∂x1 ∂x2 ∂x2 ∂x1
Matrice hessienne
Soit f : Df ⊆ Rn −→ R une fonction de n variables. On appelle matrice hessienne
de la fonction f la matrice des dérivées partielles secondes de f évaluée au point
x = (x1 , · · · , xn ) :
Grâce aux matrices hessiennes, il est possible d’étudier la convexité d’une fonction
de plusieurs variables et donc de résoudre des problèmes d’optimisation.
Matrice hessienne
Soit f : Df ⊆ Rn −→ R une fonction de n variables. On appelle matrice hessienne
de la fonction f la matrice des dérivées partielles secondes de f évaluée au point
x = (x1 , · · · , xn ) :
Grâce aux matrices hessiennes, il est possible d’étudier la convexité d’une fonction
de plusieurs variables et donc de résoudre des problèmes d’optimisation.
Exemple
Déterminons la matrice hessienne de la fonction f définie par
f (x1 , x2 ) = 2x14 + x24 − 3x1 .
Solution
• Dérivées partielles d’ordre 1 :
∂f (x1 , x2 ) ∂f (x1 , x2 )
= 8x13 − 3 et = 4x23
∂x1 ∂x2
• Dérivées partielles d’ordre 2 :
Exemple
Déterminons la matrice hessienne de la fonction f définie par
f (x1 , x2 ) = 2x14 + x24 − 3x1 .
Solution
• Dérivées partielles d’ordre 1 :
∂f (x1 , x2 ) ∂f (x1 , x2 )
= 8x13 − 3 et = 4x23
∂x1 ∂x2
• Dérivées partielles d’ordre 2 :
Exercice
Soit f : R2 → R une fonction definie par
Exercice
Soit f : R3 → R une fonction definie par
Exercice
Soit f : R2 → R une fonction definie par
Exercice
Soit f : R3 → R une fonction definie par
3 Calcul différentiel
Ensembles convexes
• Un ensemble E de Rn est convexe si et seulement si
Comme la dérivée seconde pour les fonctions d’une seule variable, la matrice
hessienne permet d’étudier la convexité des fonctions de plusieurs.
Ensembles convexes
• Un ensemble E de Rn est convexe si et seulement si
Comme la dérivée seconde pour les fonctions d’une seule variable, la matrice
hessienne permet d’étudier la convexité des fonctions de plusieurs.
Fonction convexe
Soit f une fonction de plusieurs variables définie sur un ensemble convexe E .
La fonction f est convexe sur E si et seulement si ∀x, y ∈ E et ∀λ ∈ [0, 1]
Strictement convexe
Soit f une fonction de plusieurs variables définie sur un ensemble convexe E . La
fonction f est strictement convexe sur E si et seulement si ∀x, y ∈ E et ∀λ ∈]0, 1[
Fonction convexe
Soit f une fonction de plusieurs variables définie sur un ensemble convexe E .
La fonction f est convexe sur E si et seulement si ∀x, y ∈ E et ∀λ ∈ [0, 1]
Strictement convexe
Soit f une fonction de plusieurs variables définie sur un ensemble convexe E . La
fonction f est strictement convexe sur E si et seulement si ∀x, y ∈ E et ∀λ ∈]0, 1[
Fortement convexe
Soit f une fonction de plusieurs variables définie sur un ensemble convexe E . La
fonction f est dite fortement convexe ou uniformément convexe ou α-convexe ou
α-elliptique sur E s’il existe α > 0 tel que ∀x, y ∈ E et ∀λ ∈ [0, 1]
2
f (λx + (1 − λ)y ) ≤ λf (x) + (1 − λ)f (y ) − αλ(1 − λ) kx − y k
• Si f est de classe C 2 dans D, alors f est convexe si et seulement si, pour tout
x ∈ D, la matrice hessienne Hf (x) est sémi-définie positive.
Fortement convexe
Soit f une fonction de plusieurs variables définie sur un ensemble convexe E . La
fonction f est dite fortement convexe ou uniformément convexe ou α-convexe ou
α-elliptique sur E s’il existe α > 0 tel que ∀x, y ∈ E et ∀λ ∈ [0, 1]
2
f (λx + (1 − λ)y ) ≤ λf (x) + (1 − λ)f (y ) − αλ(1 − λ) kx − y k
• Si f est de classe C 2 dans D, alors f est convexe si et seulement si, pour tout
x ∈ D, la matrice hessienne Hf (x) est sémi-définie positive.
Propriété
Soient p ∈ N∗, E ⊂ Rn un ensemble convexe, f1 , · · · , fp : E → R des convexes et
α1 , · · · , αp des constantes strictement positives. Posons
f (x1 , · · · , xn ) = α1 f1 (x1 , · · · , xn ) + · · · + αp fp (x1 , · · · , xn ).
Alors, on a :
Fonction concave
Soit f une fonction de plusieurs variables définie sur un ensemble convexe E . La
fonction f est concave sur E si et seulement si ∀x, y ∈ E et ∀λ ∈ [0, 1]
Strictement concave
Soit f une fonction de plusieurs variables définie sur un ensemble convexe E . La
fonction f est strictement concave sur E si et seulement si
∀x, y ∈ E et ∀λ ∈]0, 1[
Fonction concave
Soit f une fonction de plusieurs variables définie sur un ensemble convexe E . La
fonction f est concave sur E si et seulement si ∀x, y ∈ E et ∀λ ∈ [0, 1]
Strictement concave
Soit f une fonction de plusieurs variables définie sur un ensemble convexe E . La
fonction f est strictement concave sur E si et seulement si
∀x, y ∈ E et ∀λ ∈]0, 1[
• Si f est de classe C 2 dans D, alors f est concave si et seulement si, pour tout
x ∈ D, la matrice hessienne Hf (x) est sémi-définie négative.
Propriété
Une matrice symétrique M de dimension n × n est :
• semi-définie positive si : x T Mx ≥ 0, pour tout x ∈ Rn .
• semi-définie négative si : x T Mx ≤ 0, pour tout x ∈ Rn .
• Si f est de classe C 2 dans D, alors f est concave si et seulement si, pour tout
x ∈ D, la matrice hessienne Hf (x) est sémi-définie négative.
Propriété
Une matrice symétrique M de dimension n × n est :
• semi-définie positive si : x T Mx ≥ 0, pour tout x ∈ Rn .
• semi-définie négative si : x T Mx ≤ 0, pour tout x ∈ Rn .
Propriété
Une matrice symétrique M de dimension n × n est :
• définie positive si : x T Mx > 0, pour tout x ∈ Rn et x 6= ~0.
• définie négative si : x T Mx < 0 pour tout x ∈ Rn et x 6= ~0.
Remarque
Si aucune des propriétés ci-dessus n’est satisfaite, la matrice M est dite indéfinie.
Propriété
Une matrice symétrique M de dimension n × n est :
• définie positive si : x T Mx > 0, pour tout x ∈ Rn et x 6= ~0.
• définie négative si : x T Mx < 0 pour tout x ∈ Rn et x 6= ~0.
Remarque
Si aucune des propriétés ci-dessus n’est satisfaite, la matrice M est dite indéfinie.
3 0
Déterminer la nature de la matrice M=
0 12
T x1
Calculons x Mx pour tout x = ∈ R2
x2
T 3 0 x1
x Mx = (x1 , x2 )
0 12 x2
x1
= (3x1 , 12x2 )
x2
= 3x12 + 12x22 ≥ 0 pour tout x1 , x2 ∈ R.
3 0
Déterminer la nature de la matrice M=
0 12
T x1
Calculons x Mx pour tout x = ∈ R2
x2
T 3 0 x1
x Mx = (x1 , x2 )
0 12 x2
x1
= (3x1 , 12x2 )
x2
= 3x12 + 12x22 ≥ 0 pour tout x1 , x2 ∈ R.
Une autre manière simple de vérifier si une matrice est définie positive est de
considérer les déterminants des n sous-matrices suivantes de A :
Propriété
Soient d1 , · · · , dn les mineurs principaux dominants d’une matrice symétrique
inversible M de dimension n × n, et e1 , · · · , en les mineurs principaux dominants
de la matrice −M.
• Si di > 0, pour chaque i ∈ {1, · · · , n} alors M est définie positive ;
• Si ei > 0, pour chaque i ∈ {1, · · · , n} alors M est définie négative ;
2 + e x1 −4
M=
−4 8
Solution
On a deux mineurs principaux dominants positives :
d1 = |2 + e x1 | = 2 + e x1 > 0,
2 + e x1 −4
d2 = = (2 + e x1 )(8) − (−4)(−4) = 8e x1 > 0.
−4 8
On peut alors conclure que la matrice M est définie positive.
2 + e x1 −4
M=
−4 8
Solution
On a deux mineurs principaux dominants positives :
d1 = |2 + e x1 | = 2 + e x1 > 0,
2 + e x1 −4
d2 = = (2 + e x1 )(8) − (−4)(−4) = 8e x1 > 0.
−4 8
On peut alors conclure que la matrice M est définie positive.
Propriété
Soient f : Rn → R est une fonction et Hf (x) la matrice Hessienne associée pour
tout x ∈ Rn .
f est une fonction convexe ⇔ Hf (x) est une matrice semi-définie positive.
f est fortement convexe ⇔ f est strictement convexe ⇔ Hf (x) est une
matrice définie positive.