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Cours de Master 2
Contents
1 Chapter 1: La notion de variété di↵érentiable 1
1.1 Analyse sur les variétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.2 Vecteurs Tangents et Espaces Tangents . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.3 Champs de Vecteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.4 Espace Cotangent and 1-formes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.5 Applications Di↵érentielles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1.6 Le Crochet de Lie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
1.7 Sous-variété, Immersion et Submersion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
1.8 Variétés Produits . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
1.9 Faisceau Tangent . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
1.10 Courbes sur une Variété . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
2 Chapitre 2: Tenseurs 30
2.1 Applications Multilinéaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
2.2 Champ de tenseurs sur une variété . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
2.3 Produit Tenseriel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
2.4 Produit Extérieur des Tenseurs Alternés . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
1
di↵érentiable), et on note f 2 C r (U ). Si f 2 C r (U ) pour tout r 2 N, alors la fonction f
est dite infiniment di↵érentiable (ou lisse), et on note f 2 C 1 (U ).
Définition 1.2. Soit M un espace de Hausdor↵ (séparé). Si pour tout point p 2 M , il
existe un voisinage ouvert U de p homéomorphe à un sous-ensemble ouvert de Rm , alors
M est appelée une variété topologique de dimension m, ou simplement une variété.
(8p 2 M, 9Uouvert ✓ M et 9' : U ✓ M ! '(U ) ✓ Rm )
Rm
'
U
M
p '(U )
Dans ce cas, puisque dim(Rm ) = m, la dimension de la variété est définie par m, notée
dim M = m.
L’homéomorphisme donné dans la définition ci-dessus, ' : U ⇢ M ! '(U ) ⇢ Rm , le
couple (U, ') est appelé une carte locale. Si p 2 U , alors U est appelé un voisinage de
coordonnées de p, et ' est appelé un système de coordonnées locales en p.
Puisque l’image de ' est dans Rm , soient x1 , . . . , xm les fonctions de coordonnées na-
turelles de Rm (où 8p 2 Rm , xi (p) = pi ). Alors ' peut être exprimée par ses composantes:
' = (x1 , . . . , xm )
Puisque ' est un homéomorphisme, les coordonnées locales de tout point p 2 U sont
données par les coordonnées du point image '(p) = x 2 Rm :
p ! '(p) = (x1 (p), . . . , xm (p))
Maintenant, soit (V, ) une autre carte sur M , et supposons que U \ V 6= ;. Si
l’application de transition :
1
' : '(U \ V ) ! (U \ V )
est un di↵éomorphisme d’ordre r ce qui signifie que ' 1 2 C r ('(U \ V )) et ' 1
2
r
C ( (U \ V )) alors ces deux cartes sont dites compatibles d’ordre r. Si U \ V = ;,
les deux cartes sont automatiquement compatibles.
M
U V
'
1
'
R m
Rm
'(U \ V ) (U \ V )
1
'
2
Définition 1.3 (Structure Di↵érentiable et Atlas). Soit M une variété topologique de
dimension m. Une collection de cartes A = {(Ui , 'i )} est appelée un atlas d’ordre r
(ou une structure di↵érentiable d’ordre r) sur M si elle satisfait aux conditions suivantes:
S
1. i2I Ui = M (Les cartes recouvrent entièrement la variété).
2. Deux cartes quelconques (Ui , 'i ) et (Uj , 'j ) de A sont compatibles d’ordre r. C’est-
à-dire que pour (Ui , 'i ) et (Uj , 'j ), i 6= j ona 'i 'j 1 2 C r ('j (Ui \Uj )) et 'j 'i 1 2
C r ('i (Ui \ Uj )).
3. A est maximal; c’est-à-dire que si une carte quelconque (Ū , ')
¯ est compatible d’ordre
r avec chaque carte de A, alors (Ū , ')
¯ 2 A.
Si une variété possède un tel atlas, elle est appelée une variété di↵érentiable d’ordre
r. Si l’atlas est de classe C 1 , M est appelée une variété C 1 (ou simplement une variété
di↵érentiable).
Exemples
1. L’espace euclidien M = Rm : Soit U = Rm et soit I = ' l’application identité
(8p 2 Rm , I(p) = p). Alors A = {(Rm , I)} forme un atlas de classe C 1 , faisant de
Rm une variété di↵érentiable de dimension m.
Remarque 1.1. Il suffit de considérer un nombre suffisant de cartes pour recouvrir
la variété.
3
y
(0, 1)
(x, y)
y
'(x, y)
1 O x
Injectivité de '
4
(a) L’union des domaines recouvre S 1 : U [ V = S 1 .
(b) Nous vérifions la compatibilité en nous assurant que les cartes sont C 1 -
compatibles. Les domaines de coordonnées sont '(U \V ) = (U \V ) = R\{0}.
1
Calculons l’application de transition ' : (U \ V ) ! '(U \ V ) pour
! 2 (U \ V ) (! 6= 0) :
✓ ◆
1 2! 1 ! 2
' (!) = ' ,
1 + !2 1 + !2
2! 2!
1+! 2 1+! 2 2! 1
= 1 !2
= 1+! 2 (1 ! 2 )
= 2
=
1 1+! 2
2! !
1+! 2
Définition 1.4 (Ouvert d’une variété). Soit V un sous-ensemble d’une variété di↵érentiable
M munie d’un atlas A = {(U↵ , '↵ )}↵2I . Si '↵ (V \ U↵ ) est un sous-ensemble ouvert de
Rm pour tout ↵ 2 I, alors V est défini comme un sous-ensemble ouvert de M .
Corollaire 1.1. Tout sous-ensemble ouvert d’une variété di↵érentiable est lui-même une
variété di↵érentiable.
⇢
Exemple 1.1. Soit gl(m, R) = Mm⇥m = (aij )m⇥m , (aij ) 2 R, 1 i, j m l’ensemble
de toutes les matrices m ⇥ m A = (aij )m⇥m où aij 2 R, 1 i, j m. Cet espace est une
2
variété di↵érentiable de dimension m2 , di↵éomorphe à Rm .
Exemple 1.2. Soit GL(m, R) le sous-ensemble de gl(m, R) constitué des matrices non
singulières (inversibles), où pour A = (aij ) 2 GL(m, R), det(aij ) 6= 0. GL(m, R) est-elle
une variété ?
Définissons la fonction :
f : gl(m, R) ! R
telle que A 7! f (A) = det(A) est une fonction polynôme. La continuité de cette fonction
est évidente.
L’ensemble {0} ✓ R est fermé. Par conséquent, f 1 ({0}) ✓ gl(m, R) est fermé.
Remarquez que f 1 (0) correspond aux matrices avec det(A) = 0. Son complémentaire est
:
gl(m, R) \ f 1 (0) = GL(m, R)
qui est un sous-ensemble ouvert de gl(m, R). Ainsi, d’après la définition d’une sous-
variété ouverte, GL(m, R) est une sous-variété ouverte de gl(m, R).
5
Devoir
1. Soit S 2 = {(x, y, z) 2 R3 | x2 + y 2 + z 2 = 1}. On definit
✓ ◆
x y
2
U = S \ {(0, 0, 1)}, '(x, y, z) = , , ' : U ! R2 .
1 z 1 z
✓ ◆
x y
2
V = S \ {(0, 0, 1)}, (x, y, z) = , , : V ! R2 .
1+z 1+z
Montrer que A = {(U, '), (V, )} est un atlas de dimension 2 sur S 2 :
b) Soit B(0, 1) = {(x, py) 2 R2 | x2 + y 2 < 1}. Montrer que f : B(0, 1) ! S 2 definit
par f (x, y) = (x, y, 1 (x2 + y 2 )) est un di↵eomorphisme.
Il est facile de montrer que cette relation ”⇠” est une relation d’équivalence sur R3 \ {0}.
L’espace quotient de l’espace topologique R3 \ {0} par la relation d’équivalence ”⇠” est
noté RP 2 :
RP 2 = (R3 \ {0})/ ⇠
Soit [x] la classe d’équivalence de x 2 R3 \ {0}.
RP 2 = {[x] | x 2 R3 \ {0}}
Géométriquement, cet ensemble est constitué de toutes les droites passant par l’origine
dans R3 .
Soit [x] = [x1 , x2 , x3 ] représentant une classe d’équivalence. Définissons maintenant
les sous-ensembles suivants dans l’espace quotient :
U1 = {[x] 2 RP 2 | x1 6= 0}
U2 = {[x] 2 RP 2 | x2 6= 0}
U3 = {[x] 2 RP 2 | x3 =6 0}
6
Définissons les fonctions de coordonnées 'i : Ui ! R2 comme suit :
✓ ◆
x2 x3
'1 ([x]) = ,
x1 x1
✓ ◆
x1 x3
'2 ([x]) = ,
x2 x2
✓ ◆
x1 x2
'3 ([x]) = ,
x3 x3
Pour i = 1, 2, 3, les ensembles Ui sont ouverts. Pour le voir, définissons fi : RP 2 ! R
par fi ([x]) = xi . Cette fonction est manifestement continue. Puisque {0} est fermé dans
R, fi 1 ({0}) est fermé dans RP 2 . Ainsi, Ui = RP 2 \ fi 1 (0) est ouvert.
Montrons que '1 est injective. Soient [x], [y] 2 U1 tels que '1 ([x]) = '1 ([y]). Alors :
✓ ◆ ✓ ◆ ✓ ◆ ✓ ◆
x2 x3 y2 y3 x2 x3 y2 y3
, = , =) 1, , = 1, ,
x1 x1 y1 y1 x1 x1 y1 y1
x2 x3 y2 y3
=) [1, , ] = [1, , ] =) [x1 , x2 , x3 ] = [y1 , y2 , y3 ] =) [x] = [y]
x1 x1 y1 y1
Ainsi, '1 est injective. L’injectivité de '2 et '3 se démontre de manière analogue.
Trouvons l’inverse de 'i . Posons 'i (Ui ) = Vi ✓ R2 .
'1 1 : V1 ! U1
(z1 , z2 ) 7 ! [1, z1 , z2 ]
'2 1 : V2 ! U2
(v1 , v2 ) 7 ! [v1 , 1, v2 ]
'3 1 : V3 ! U3
(w1 , w2 ) 7 ! [w1 , w2 , 1]
Puisque les fonctions de coordonnées sont continues, (Ui , 'i ) sont des cartes. Con-
sidérons la famille de cartes A = {(Ui , 'i )}i=1,2,3 sur RP 2 .
S
1. 3i=1 Ui = RP 2 .
2. Vérifions que deux cartes quelconques sont C 1 -compatibles, c’est-à-dire '1 '2 1 2
C 1 ('2 (U1 \ U2 )).
Soit t = (t1 , t2 ) 2 '2 (U1 \ U2 ). Alors :
✓ ◆
1 1 t2
'1 '2 (t1 , t2 ) = '1 ([t1 , 1, t2 ]) = ,
t1 t1
6 0 car pour
Ici, t1 = ⇣ [x] ⌘= [x1 , x2 , x3 ] 2 U1 \ U2 , nous avons à la fois x1 6= 0 et x2 6= 0.
Ainsi, '2 ([x]) = xx12 , xx32 , ce qui signifie que la première coordonnée est xx12 6= 0. Ainsi,
⇣ ⌘
t1 6= 0. Par conséquent, t11 , tt21 2 C 1 ('2 (U1 \ U2 )).
De même, pour '2 '1 1 : '1 (U1 \ U2 ) ! '2 (U1 \ U2 ), nous avons '2 '1 1 2
C 1 ('1 (U1 \ U2 )). Ainsi, les cartes (U1 , '1 ) et (U2 , '2 ) sont C 1 -compatibles. De la même
manière, on peut montrer que (U1 , '1 ) et (U3 , '3 ), ainsi que (U2 , '2 ) et (U3 , '3 ), sont
C 1 -compatibles (Exercice !).
Par conséquent, la famille définie ci-dessus est un atlas C 1 de dimension 2. Ainsi,
RP 2 est une variété C 1 de dimension 2.
Devoir 1.1. Montrer que pour m 3, RP m est une variété C 1 de dimension m.
7
1.1 Analyse sur les variétés
Désormais, lorsque nous dirons ”variété”, nous entendrons une variété di↵érentiable.
Soit M m une variété et A son atlas. Une fonction f : M ! R est dite di↵érentiable
en p 2 U si l’application composée :
f ' 1
: '(U ) ⇢ Rm ! R
' 1
: '(U ) ⇢ Rm ! Rn
est di↵érentiable au sens euclidien. Si est une bijection lisse d’inverse lisse, elle est
appelée un di↵éomorphisme.
Puisque nous pouvons e↵ectuer ces opérations pour chaque voisinage de coordonnées
U (plus précisément, pour un recouvrement de M par de tels voisinages), nous pouvons
écrire Tp M au lieu de Tp U . Autrement dit, Tp M est l’espace constitué des vecteurs
tangents à M au point p. Cet espace est appelé l’espace tangent de M en p.
Le concept d’espace tangent sur une variété est en réalité la généralisation des notions
de vecteur tangent à une courbe en un point et de plan tangent à une surface en un point.
8
Définition 1.7 (Opérateurs de Dérivation Partielle). Soit (U, ') une carte locale sur M
autour de p avec pour fonctions coordonnées ' = (x1 , . . . , xm ). La dérivée partielle d’une
fonction f 2 C 1 (U ) par rapport à xi au point p est définie par :
@f @
= (f ' 1)
@xi p @ui '(p)
Théorème : Soit M une variété de dimension m et (U, ') une carte sur M telle que
' = (x1 , . . . , xm ).
Si v 2 Tp M , alors
X m
@
v= v(xi )
i=1
@xi p
⇢
où @x@ i i = 1, . . . , m forme une base de Tp M .
p
Démonstration : Soit v 2 Tp M et f 2 C 1 (U ) quelconque. On peut supposer
'(p) = 0, donc xi (p) = 0 pour tout i.
D’après le lemme précédent,
m
!
X
v(f ) = v f (p) + xi f i .
i=1
Alors,
m h
X i
v(f ) = v(f (p)) + v(xi )fi (p) + xi (p)v(fi )
i=1
m
X
= v(xi )fi (p).
i=1
Pm @f
D’autre part, v(f ) = i=1 v(xi ) @xi
. Donc,
p
m
X @
v= v(xi ) .
i=1
@xi p
⇢
Montrons maintenant que @x@ 1 , . . . , @x@m est linéairement indépendant.
p p
P
Supposons m @
i=1 ↵i @xi = 0. En appliquant à xj on obtient
p
m
X @xj
↵i = 0 =) ↵j = 0 8j,
i=1
@xi p
9
@xj j
car @xi
= i. Ainsi, l’ensemble est linéairement indépendant et forme une base de Tp M .
@
Remarque : Pour simplifier, on écrira parfois @i p au lieu de @xi
.
p
@
Remarque 1.2. Dans certains document a la place de |
@xi p
on choisi @i |p .
p 7 ! V (p) = Vp 2 Tp M
Terre
Soit (U, ') une carte locale sur M avec ' = (x1 , . . . , xm ) pour p 2 U . Puisque
V (p) 2 Tp M , d’après le théorème de la base, nous pouvons exprimer V (p) comme suit :
m
X @
V (p) = Vi (p) ,
i=1
@xi p
Définition 1.9. Un champ de vecteurs V est dit di↵érentiable si pour toute fonction
lisse f 2 C 1 (U ), la fonction V (f ) appartient à C 1 (U ).
V 2 C 1 (U ) () Vi 2 C 1 (U ) pour i = 1, . . . , m .
10
D’autre part, pour tout f 2 C 1 (U ), l’action du vecteur tangent V(p) sur f est donnée
par :
Xm
@f
V(p) [f ] = Vi (p) (p).
i=1
@xi
Ainsi, en tant qu’opérateur, nous avons :
m
X @f
V [f ] = Vi .
i=1
@xi
Let X(M ) denote the set of di↵erentiable vector fields on M . Let V, W 2 X(M ) and
f 2 C 1 (M ). For any p 2 M , we define:
• Addition: (V + W )(p) = V (p) + W (p)
• Scalar Multiplication: (f V )(p) = f (p) · V (p)
Muni de ses deux operations nous deduisons , X(M ) forme un module sur l’anneau des
fonctions lisses C 1 (M ).
Cependant pour tout champ de vecteur nous pouvons ecrire localement comme suit
m
X @
V = V [xi ] ,
i=1
@xi
n o
@
@x1
, . . . , @x@m forme une base sur X(M ).
11
1-Formes
Le concept de 1-forme est le concept opposé (ou dual) à celui de champ de vecteurs. Plus
précisément, une 1-forme ⇥ sur une variété M associe à chaque point p 2 M un élément
de Tp⇤ M , c’est-à-dire que c’est une fonction qui associe à p un vecteur cotangent en p:
[
⇥:M ! Tp⇤ M (2)
p2M
Si ⇥ est une 1-forme sur M et V est un champ de vecteurs sur M , alors ⇥(V ) est une
fonction à valeurs réelles sur M . Nous pouvons la défini come suit pour tout p 2 M :
⇥ : X(M ) ! C 1 (M ) (5)
où X(M ) est l’ensemble des champs de vecteurs et C 1 (M ) = F(M ) est l’ensemble des
fonctions di↵érentiables/lisses.
Une 1-forme ⇥ appartient à C 1 (M ) si et seulement si pour tout V 2 X(M ), ⇥(V ) 2
C 1 (M ) cest a dire (⇥ 2 C 1 (U ) () 8V 2 X(M ), ⇥(V ) 2 C 1 (M )).
alors d’après les propriétés fondamentales de la dérivée directionnelle, dfp est linéaire, et
par conséquent c’est un vecteur cotangent.
dfp (av + b!) = (av + b!)[f ] = av[f ] + b![f ] = a dfp (v) + b dfp (!) (7)
Puisque v : C 1 (M ) ! R est linéaire,
df : X(M ) ! C 1 (M )
V 7 ! df [V ] = V [f ]
12
Soit M une variété et (U, ') une carte locale de M , avec ' = (x1 , . . . , xm ). Selon la
définition ci-dessus, pour i = 1, . . . , m, les dxi sont des 1-formes. D’autre part, pour tout
j = 1, . . . , m, puisque: ✓ ◆
@ @xi
dxi = = ji (8)
@xj @xj
n o
l’ensemble {dx1 , . . . , dxm } est la base réciproque (ou duale) de @x@ 1 , . . . , @x@m .
Par conséquent, toute 1-forme ⇥ peut s’écrire sous la forme:
m
X
⇥= ⇥i dxi (9)
i=1
@
En évaluant ⇥ sur le vecteur de base @xj
, on obtient:
✓ ◆ m
!✓ ◆
@ X @
⇥ = ⇥i dxi (11)
@xj i=1
@xj
m
X ✓ ◆
@
= ⇥i dxi (12)
i=1
@xj
m
X
i
= ⇥i j = ⇥j (13)
i=1
⇣ ⌘ ⇣ ⌘
@ @
Ainsi, ⇥ @xj
= ⇥j , ce qui implique ⇥ @xi
= ⇥i .
À partir de là, nous pouvons écrire:
m
X ✓ ◆
@
⇥= ⇥ dxi (14)
i=1
@xi
13
Définition 1.10. Soient : M m ! N n une application di↵érentiable et p 2 M m . Pour
tout g 2 C 1 (N ) et 8v 2 Tp M , l’application:
(d p (v))[g] = v(g ) (16)
définie par :
d p : Tp M ! T (p) N (17)
est appelée di↵érentielle ou application dérivée de au point p. Elle est notée d p
et parfois ⇤p .
d p (v) 2 T (p) N
M N
v 2 Tp M
p (p)
Tout d’abord, vérifions que d p est bien définie c’est a dire d p (v) 2 T p N . Soient
g, h 2 C 1 (N ) (où g et h sont définies dans un voisinage de (p)) et soient ↵, 2 R.
d p (v)(↵g + h) = v((↵g + h) )
= v((↵g) + ( h) ) = v(↵(g ) + (h ))
= v(↵(g )) + v( (h )) (car v 2 Tp M )
= ↵v(g ) + v(h )
= ↵d p (v)[g] + d p (v)[h]
Ainsi, la linéarité est vérifiée.
Vérifions la règle de Leibniz (règle du produit):
d p (v)(gh) = v(gh ) = v((g ) · (h ))
= v(g ) · (h )(p) + (g )(p) · v(h )
= v(g )h( (p)) + g( (p))v(h )
= d p (v)[g]h( (p)) + g( (p)) · d p (v)[h]
Lemme 1.10. Soit : M m ! N n une application di↵érentiable. Soient ' =
(x1 , . . . , xm ) et = (y1 , . . . , yn ) des systèmes de coordonnées respectivement autour de
p 2 M et (p) 2 N . Dans ce cas
! n
@
0 X @(yi ) @
d p = (p) (18)
@xj p i=1
@x j @y i (p)
où (1 j m).
0
@
Proof. Nous savons que @xj
2 Tp M . Si nous notons le membre de gauche de l’égalité
p
d’arbre comme w, nous savons également que w 2 T (p) N . Ainsi, par le théorème de la
base: n
X @
w= w(yi ) (19)
i=1
@yi (p)
14
En utilisant la Définition 1.10:
!
0 0
@ @
w(yi ) = d p (yi ) = (yi )
@xj p @xj p
@(yi )
= (p)
@xj
⇣ ⌘
La matrice @(y@xi j ) (p) est appelée la ”matrice jacobienne” de par rapport aux
systèmes de coordonnées.
Théoreme 1.1. Soit 1 : M1m ! M2m et 2 : M2m ! M3m sont des applications di↵eren-
tiables. Alors we have
d( 2 1 )p = d( 2 ) 1 (p) d( 1 )p .
Proof. Nous avons 2 1 : M1 ! M3 , so
d( 2 1) : T p M1 ! T ( 2 1 )(p) M3 .
Ainsi, on a
d( 1 )p : Tp M1 ! T 1 (p) M2 , d( 2 ) 1 (p) :T 1 (p) M2 ! T 2 ( 1 (p)) M3 .
Let v 2 Tp M1 and g 2 C 1 (M3 ) = C 1 ( 2 1 ). Then
= d( 2 ) 1 (p) d( 1 )p (v)[g].
Puisque g 2 C 1 (M3 ), nous obtenons
d( 2 1 )p = d( 2 ) 1 (p) d( 1 )p .
De plus, si est une application di↵érentiable, dans des coordonnées locales nous
avons :
✓ ◆ m
X
@ @(yi ) @
d p = (p) ,
@xj i=1
@xj @yi (p)
15
Solution :
Soient (y1 , y2 ) les coordonnées sur la variété d’arrivée R2 . Tout d’abord, évaluons les
fonctions composantes en p:
Ainsi, (p) = ( 3, 16). Déterminons maintenant l’image des vecteurs de la base par d p
:
! 2
@
0 X @(yi ) @
d p = (p)
@x1 p i=1
@x1 @yi (p)
✓ ◆
@(y1 ) @(y2 )
= (p), (p)
@x1 @x1 (p)
! 2
@
0 X @(yi ) @
d p = (p)
@x2 p i=1
@x2 (p) @yi
✓ ◆
@(y1 ) @(y2 )
= (p), (p)
@x2 @x2 (p)
V (W f ) W (V f )
16
est appelée le crochet de Lie de V et W , et est notée [V, W ]. En résumé
[V, W ] : C 1 (U ) ! C 1 (U )
f 7! [V, W ]f = V (W f ) W (V f )
Par définition, [V, W ] est également un champ de vecteurs. Pour tout p 2 U , nous
définissons [V, W ]p de la manière suivante[cite:
[V, W ]p (f ) = Vp (W f ) Wp (V f )
En réalité, ici V f correspond à la dérivée directionnelle, définie par:
m
X @f
Vf = Vi
i=1
@xi
Les propriétés de l’opérateur du crochet de Lie sont données dans le lemme suivant.
Lemme 1.2. Soit M une variété, et soient V et W des champs de vecteurs sur cette
variété.
1. [aV +bW, U ] = a[V, U ]+b[W, U ] et [U, aV +bW ] = a[U, V ]+b[U, W ] (R-linéarité),
où a, b 2 R et U est un autre champ de vecteurs.
2. [V, W ] = [W, V ] (Antisymétrie).
3. [U, [V, W ]] + [W, [U, V ]] + [V, [W, U ]] = 0 (Identité de Jacobi).
Proof. (1) Soit f 2 C 1 (U ) arbitraire. On peut également considérer f 2 C 1 (M ), mais
les opérations de dérivation sont locales.
[aV + bW, U ]f = (aV + bW )[U (f )] U ((aV + bW )(f ))
En utilisant les propriétés fondamentales de la dérivée directionnelle:
= aV (U (f )) + bW (U (f )) U (aV (f )) U (bW (f ))
= aV (U (f )) aU (V (f )) + bW (U (f )) bU (W (f ))
= a[V, U ](f ) + b[W, U ](f )
Puisque f est arbitraire, il s’ensuit que:
[aV + bW, U ] = a[V, U ] + b[W, U ]
Évident.
[U, [V, W ]]f = U {V (W f ) W (V f )} [V, W ]U (f )
= U (V (W f )) U (W (V f )) V (W (U (f ))) + W (V (U (f )))
De la même manière :
) [W, [U, V ]]f = W (U (V f )) W (V (U f )) U (V (W f )) + V (U (W f ))
) [V, [W, U ]]f = V (W (U f )) V (U (W f )) W (V (U f )) + W (U (V f ))
En additionnant ces expressions, tous les termes cycliques s’annulent deux à deux, ce qui
donne :
)0
17
Devoir 1.3. Soit M une variété et (U, ') une carte sur M telle que ' = (x1 , . . . , xm )[cite:
54]. Soient @i = @x@ i (i = 1, . . . , m) les champs de vecteurs coordonnés sur M [cite: 55,
56]. Démontrez que :
[@i , @j ] = 0
Exemple 1.4. Soit M = R2 , et soient (x, y) les fonctions de coordonnées naturelles de
R2 . Soient V = y @y@ @
et W = x @y . Trouver [V, W ] =?.
1 2
Soit f 2 C (R ) arbitraire.
✓ ◆ ✓ ◆
@ @ @ @f @ @f
[V, W ]f = y , x f =y x x y
@y @y @y @y @y @y
2
@x @f @ f @y @f @ 2f
=y +x 2 x +y 2
@y @y @y @y @y @y
2
2
@ f @f @ f
=y 0+x 2 x 1· +y 2
@y @y @y
@ 2f @f @ 2f
= xy 2 x xy 2
@y @y @y
@f
= x
@y
@
= x (f ) = W f
@y
) [V, W ] = W
Soit : M ! N une application di↵érentiable. Nous pouvons transporter les vecteurs
tangents de M vers N grâce à l’application di↵érentielle de , mais cela ne s’applique pas
directement aux champs de vecteurs en général. Pour surmonter cette difficulté, donnons
la définition suivante:
Définition 1.11. Soit : M ! N une application di↵érentiable. On dit que les champs
de vecteurs X 2 X(M ) et Y 2 X(N ) sont -liés (noté X ⇠ Y ) si:
8p 2 M, d (Xp ) = Y (p)
[X1 , X2 ] ⇠ [Y1 , Y2 ]
18
1.7 Sous-variété, Immersion et Submersion
Soient M et M des variétés, et supposons que M ⇢ M en tant qu’ensembles. Si les deux
conditions suivantes sont satisfaites, M est appelée une sous-variété de M :
dip : Tp M ! Tp M
et (U, ') est une carte sur M où ' = (x1 , . . . , xm ) est donnée par les restrictions :
x1 = x1 | U , . . . , x m = xm | U
Exemple
Prenons M = R3 , U = R3 . Si nous choisissons U = U \ R2 et que nous considérons
la carte ' = (x1 , x2 , x3 ) telle que x3 (p) = 0 pour p 2 U , alors en posant x1 = x1 |U et
x2 = x2 |U , ' = (x1 , x2 ) devient un système de coordonnées sur U . Ainsi, R2 est une
sous-variété de R3 .
Soit : M m ! N n une application di↵érentiable. Si l’application di↵érentielle d p :
Tp M ! T (p) N est injective, alors est appelée une immersion.
19
variété. D’autre part, comme (M ) ⇢ N et que N est une variété, (M ) est un sous-
espace de N . Considérons maintenant l’application d’inclusion i : (M ) ! N :
i= ˜ 1
D’après la règle de dérivation des fonctions composées, i est une immersion. Au final,
(M ) est une sous-variété de N .
En réalité, si : M ! N est une immersion, elle constitue localement un di↵éomorphisme
sur son image (voir le théorème des fonctions inverses pour les variétés), ce qui en fait
un plongement local. Comme M est de dimension m et N de dimension n, et puisque
: M ! N est une immersion, on a nécessairement :
mn
Exemple
Soit D = {(u, v) | 0 < u < 2⇡, 0 < v < ⇡}. L’application : D ! R3 est définie par :
det(A) = sin u cos u sin v cos v cos u sin u sin v cos v = sin v cos v
Comme v 2 (0, ⇡), sin2 v 6= 0. Ainsi, rang(J ) = 2, ce qui prouve que est une
immersion !
20
Devoirs
Pour chacune des questions suivantes, déterminez si l’application est une immersion. Si
c’est le cas, regardez si c’est également un plongement :
1. : R ! R2 , (t) = (t3 , t2 )
2. : R ! R2 , (t) = (t3 4t, t2 4)
3. : R ! R3 , (t) = (cos t, sin t, t)
Soit : M m ! N n une application di↵érentiable. Si l’application di↵érentielle d p :
Tp M ! T (p) N est surjective, alors est appelée une submersion. Pour une submersion,
on a obligatoirement :
m n
De plus, d p est surjective () rang(J p ) = n (Exercise).
1
Si est une submersion, alors pour tout q 2 N , la préimage (q) est une sous-
1
variété plongée de M . Ces sous-variétés (q) sont appelées les fibres de la submersion.
Les vecteurs tangents qui sont tangents à ces fibres sont appelés vecteurs verticaux.
En réalité, le sous-fibré formé par ces champs de vecteurs verticaux correspond ex-
actement au noyau de l’application di↵érentielle de la submersion. Nous appelons cet
ensemble le fibré vertical, noté ici par V : ker d = V.
Exemple
Considérons l’application : R4 ! R2 donnée par :
1
(x, y, z, t) = p (x + z, y + t)
2
Clairement 2 C 1 (R4 ), et sa matrice jacobienne est :
!
p1 0 p1 0
2 2
J =
0 p12 0 p12
21
Devoir
Soit : R3 \ {0} ! R définie par :
(x, y, z) 7! x2 + y 2 + z 2 1
Est-ce une submersion ? Pourquoi ? Si c’est une submersion, déterminez la fibre (sous-
variété) 1 (0).
Solution J = (2x, 2y, 2z), which implies rank(J ) = 1, hence is a submersion.
1
(0) = {p 2 R3 \ {0}/ (p) = x2 + y 2 + z 2 1 = 0}
22
1.8 Variétés Produits
Soient M m et N n deux variétés C 1 de dimensions respectives m et n. Soient AM =
{(U↵ , '↵ ) : ↵ 2 I} un atlas pour M , et AN = {(V , ) : 2 J } un atlas pour N .
En utilisant ces atlas, nous pouvons construire un atlas de dimension (m + n) sur
M ⇥ N , de sorte qu’équipée de cet atlas, M ⇥ N devienne une variété C 1 de dimension
(m + n).
L’atlas produit est donné par :
AM ⇥N = {(U↵ ⇥ V , ⌘↵ ) : (↵, ) 2 I ⇥ J }
Exemples
1. M = R, N = R =) M ⇥ N = R2 .
2. M = S 1 (cercle), N = R =) M ⇥ N = S 1 ⇥ R = C (cylindre).
3. M = N = S 1 =) M ⇥ N = S 1 ⇥ S 1 = T (tore).
Exercices
a) Di↵érentiabilité de la projection : Montrer que '↵ ⇡ ⌘↵ 1 2 C 1 () ⇡ 2
C 1 . Le rang de la di↵érentielle d⇡ est égal à m.
23
b) Soit P une autre variété di↵érentiable et soit :P ! M ⇥ N une application.
Alors 2 C 1 () ⇡ 2 C1 ^ 2 C 1.
c) Pour chaque point (p, q) 2 M ⇥ N , nous définissons les sous-variétés feuillets (ou
tranches) :
Sur la base de ces résultats, nous avons des identifications naturelles T(p,q) M ⌘ T(p,q) (M ⇥
{q}) et T(p,q) N ⌘ T(p,q) ({p} ⇥ N ), qui servent simultanément de sous-espaces vectoriels
de T(p,q) (M ⇥ N ).
Puisque ⇡|M ⇥{q} : M ⇥ {q} ! M est un di↵éomorphisme, son application tangente
induite (di↵érentielle) :
doit être injective d’après le théorème des fonctions inverses. Ainsi, d⇡|M ⇥{q} forme un
isomorphisme linéaire, conduisant à l’identification T(p,q) M ⌘ T(p,q) (M ⇥ {q}). L’espace
tangent T(p,q) N s’évalue de manière analogue.
Lemme 1.4. L’espace tangent T(p,q) (M ⇥ N ) est la somme directe des espaces tangents
T(p,q) M et T(p,q) N , ce qui signifie que tout élément Z 2 T(p,q) (M ⇥ N ) peut être écrit de
manière unique comme Z = X + V , où X 2 T(p,q) M et V 2 T(p,q) N .
24
Relèvements et Champs de Vecteurs
Pour relier de manière significative l’analyse sur M ⇥ N à ses espaces facteurs, le concept
de relèvement est capital.
fˆ = f ⇡ 2 C 1 (M ⇥ N )
d⇡(p,q) (X̂(p,q) ) = Xp
Remarque 1.3. L(M ) et L(N ) forment des sous-espaces vectoriels de X(M ⇥ N ). Plus
précisément :
Cependant, pour une fonction f 2 C 1 (M ), f X peut ne pas rester dans L(M ). En dehors
de circonstances triviales, ces ensembles ne sont pas invariants sous la multiplication par
des fonctions arbitraires.
@
Exemple 1.5. Sur R2 = R ⇥ R, le champ de vecteurs de coordonnées est le relevé
@x
@
horizontal du champ correspondant sur le premier facteur. Cependant, y n’est pas un
@x
relevé, car ✓ ◆ ✓ ◆ ✓ ◆
@ @ @
d⇡ y = y d⇡ , d y =0
@x @x @x
dépend de y.
25
2. X̂ est ⇡-relié à X et invariant le long de la direction N ; V̂ est -relié à V et invariant
le long de la direction M . En faisant appel à la structure de somme directe du fibré
tangent, leur crochet de Lie mixte doit nécessairement s’évaluer à zéro.
Proof. En e↵et, pour tout point q = (p) 2 N , si nous définissons la poussée en avant
(push-forward) par :
(d (X))q = d (Xp )
nous atteignons notre objectif. Soit g 2 C 1 (N ). Nous évaluons l’action :
est appelé le ”faisceau tangent” de M . Montrons maintenant que cet ensemble est une
variété C 1 de dimension 2m.
Soit ⇡ : T M ! M la projection naturelle définie par (p, v) 7! p, où v 2 Tp M . ⇡ est
appelée la projection naturelle. Nous pouvons facilement voir que ⇡ 1 (p) = Tp M .
Soit ⌧ la topologie sur M . Soit U 2 ⌧ . Alors ⇡ 1 (U ) ✓ T M . Définissons maintenant
la famille sur T M comme suit :
= {V = ⇡ 1 (U ) | U 2 ⌧ }
26
Ainsi, cela devient un espace topologique. Cette topologie rend la projection naturelle
continue. Soit A = {(U↵ , '↵ )}↵2I un atlas sur M . En posant V↵ = ⇡ 1 (U↵ ) ✓ T M , si
nous définissons les applications sur ces ensembles comme suit :
↵ : V↵ ! R2m
↵
1
: ↵ (V↵ \ V ) ✓ R2m ! (V↵ \ V ) ✓ R2m 2 C 1
C’est-à-dire que ↵ 2 C 1 ( ↵ (V↵ \ V )).
1
Alors,
1
↵ (x, y) = ('↵ 1 (x), d'↵ 1 (y))
= (' '↵ 1 (x), d' d'↵ 1 (y))
= (' '↵ 1 (x), d(' '↵ 1 )(y))
Puisque Q est un atlas de M , ' '↵ 1 2 C 1 et par conséquent d(' '↵ 1 ) 2 C 1 . Ainsi,
1 1
↵ 2 C ( (V↵ \ V )). Par conséquent, c’est un atlas de dimension 2m sur T M .
27
Nous avons également :
m
X dYi dxk
dYi
(0) = (0) = hgrad Yi (p), Xp i = hX, grad Yi ip (48)
dt k=1
dx k dt
Définition 3.6. Étant donné une courbe ↵, si DT T ⌘ 0, alors ↵ est appelée une courbe
géodésique.
dx1
Prenons T = ↵0 = dt
(t), . . . , dxdtm (t)
. Alors :
✓ ✓ ◆ ✓ ◆◆
d dx1 d dxm
DT T ⌘ 0 () (t) , . . . , (t) = 0 2 Rm (49)
dt dt dt dt
d 2 xi
() = 0 =) xi (t) = Ai t + Bi , Ai , Bi 2 R (50)
dt2
() ↵(t) = At + B (51)
Par conséquent, la courbe ↵(t) = (x1 (t), . . . , xm (t)) spécifie une ligne droite. Ainsi, les
géodésiques de Rm sont des lignes droites.
3.5 Hypersurfaces
Une variété de dimension m contenue dans une variété de dimension (m + 1) est appelée
une hypersurface. Par exemple, S 2 (r) dans R3 et P m (R) sont des hypersurfaces de
Rm+1 .
Nous pouvons choisir le champ de vecteurs N pour qu’il soit unitaire (une normale uni-
taire), ce qui signifie :
hN, N i = 1 (53)
Pour tout X 2 X(M ), hX, N ip = 0 =) hXp , Np i = 0. Alors Xp 2 Tp M , Np ? Xp .
Dans ce cas, N est appelé le champ de vecteurs normaux unitaires de M .
49