Module4_VF
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DURÉE 3h
DURÉE 1/2 h
ENSEIGNEMENTS
• Qu’est-ce qu’une AMP ?
• Pourquoi est-il important de connaître les objectifs de l’AMP dans laquelle vous
travaillez ?
• Quels sont les objectifs potentiels d’une AMP, et quels sont ceux de votre AMP ?
• Les catégories UICN et celle de votre AMP.
INTRODUCTION
Nous avons vu dans le Module 3 que la création d’aires protégées est l’une des stratégies de
gestion des ressources environnementales. La philosophie, la terminologie et les approches en
matière d’environnement ayant cependant évolué beaucoup depuis une dizaine d’années, l
communauté internationale impliquée dans la politique, la planification et la gestion des aires
protégées ont jugé nécessaire de revoir la définition de celles-ci, de façon à couvrir le large
éventail d’aires déjà protégées ou nécessitant une protection.
Que signifie exactement « aire marine protégée » (AMP) ? Les premières définitions ont été
données à l’occasion du 4ème Congrès sur les parcs nationaux et les aires protégées, qui s’est tenu
à Caracas, au Venezuela, en février 1992. En 1999, l’UICN en a donné la définition suivante :
« Tout espace intertidal ou infra tidal ainsi que des eaux sus-jacentes, sa flore, sa faune et ses
ressources historiques et culturelles que la loi ou d'autres moyens efficaces ont mis en réserve
pour protéger en tout ou en partie le milieu ainsi délimité. » Pour plus de définitions :
[Link]
Bien que cette définition soit largement acceptée, elle a conduit certains pays à définir leurs
propres catégories afin d’établir un cadre légal pour la désignation et la gestion des AMP. C’est
le cas des États-Unis, dont le système de classification ([Link]
définit différents types d’AMP sur son territoire. On dispose ainsi d’un langage commun pour
définir plus facilement les objectifs et les conséquences sur les populations et les écosystèmes.
Ce système de classification comprend les notions suivantes :
Dans quelle mesure influe-t-elle sur les écosystèmes locaux et les usages
humains ?
Les systèmes d’AMP des États-Unis, du Belize et d’autres pays se basent sur l’idée qu’une AMP
est simplement une « zone gérée », intégrant la conservation de la nature et l’utilisation des
ressources au bénéfice des générations présentes et futures, à l’échelle locale et nationale.
Les données de recherche récentes sur la protection des mers montrent que les AMP sont l’un des
outils composant le système de gestion intégrée du littoral d’un pays, qui en comprend d’autres
tels que la réglementation des pêches, les restrictions des aménagements côtiers, les règles
d’élimination des déchets et les bonnes pratiques de gestion des bassins versants. Par ailleurs,
une AMP isolée n’est pas toujours en mesure d’atteindre ses objectifs de protection si elle ne
s’inscrit pas dans un système plus large d’aires protégées (national ou, dans l’idéal, écorégional),
capable d’assurer la protection des ressources dont la distribution spatiale dépasse les limites de
l’AMP.
Même si c’est une évidence, il est important de connaître les principaux objectifs d’une aire
marine protégée afin d’élaborer les mesures de gestion adaptées.
Les principaux objectifs de la création et de la gestion d’aires protégées peuvent être les
suivants :
♦ recherche scientifique ;
♦ protection de la vie sauvage ;
♦ protection d’espèces et de la diversité génétique ;
♦ maintien des services environnementaux ;
♦ protection de particularités naturelles et culturelles ;
♦ tourisme et loisirs ;
♦ éducation ;
♦ exploitation durable des ressources des écosystèmes naturels ;
♦ maintenance d’attributs culturels et traditionnels.
De nombreuses AMP ont été créées dans un but précis mais leurs objectifs ont évolué depuis.
C’est le cas de nombreux parcs marins de la Caraïbe, initialement définis comme des sites de
plongée afin de limiter les autres usages (tels que la pêche) et de réduire les conflits entre
utilisateurs, et qui sont devenus depuis des zones de protection des écosystèmes. Les objectifs
peuvent être élargis avec le temps, par exemple avec un zonage du parc et l’affectation de
différents usages à ces différentes zones. Il en sera question plus précisément dans le Module 6
(Planification des AMP).
En fonction de la combinaison de priorités pouvant résulter des objectifs de gestion présentés ci-
dessus, les aires protégées ont été regroupées en six catégories (d’après les dix catégories définies
par l’UICN en 1978) :
♦ Catégorie II : Parc national – zone gérée aux fins de protection des écosystèmes et de
loisirs.
♦ Catégorie III : Monument (ou élément) naturel – zone gérée principalement afin de
préserver des éléments naturels particuliers.
♦ Catégorie IV : Aire de gestion des habitats ou des espèces – aire gérée principalement
aux fins de protection par le biais d’interventions.
♦ Catégorie V : Paysage terrestre ou marin protégé – aire gérée principalement aux fins
de protection du paysage et de loisirs.
♦ Catégorie VI : Aire protégée avec utilisation durable des ressources naturelles – zone
gérée principalement en vue de l’exploitation durable des systèmes naturels.
Les catégories de l’UICN sont en cours de révision (2007)1. Chaque pays adopte en outre son
propre système de catégories de gestion. L’analyse des objectifs de gestion et les consignes pour
1
[Link] 2008
le choix de chaque catégorie (Annexe 4.1) indiquent que les AMP peuvent être définies selon
plusieurs catégories UICN, par exemple en tant qu’aires de gestion des pêches, sanctuaire pour
les poissons, réserve de pêche, parc marin…
La tendance actuelle est à « ... la création de grandes aires protégées à usages multiples, avec un
système de gestion intégré permettant des niveaux de protection variables dans toute la zone »
(Kelleher et Kenchington, 1991, p. 1). Toutefois, face à la complexité et au nombre croissant
d’aires protégées ainsi qu’à la prise de conscience du fait que de nombreuses menaces ont leur
origine en dehors des aires protégées, il semble de plus en plus nécessaire d’adopter une
approche systémique pour la gestion des aires protégées.
MODULE 4
PRÉSENTATION GÉNÉRALE DES AIRES MARINES
PROTÉGÉES
THÈME 2
Historique des programmes d’aires marines protégées dans la
Caraïbe
OBJECTIF
Expliquer aux participants les tendances dans l’évolution des
AMP dans la région et les principaux facteurs en jeu.
Conférence, discussion.
PRÉSENTATION
N/A
EXERCICE
DURÉE 1/2 h
INTRODUCTION
Des aires protégées ont été désignées dans la Caraïbe depuis de nombreuses années : la première
aire protégée terrestre (la réserve de Main Ridge sur Tobago) a été créée en 1765, et la première
aire protégée marine (les Bancs de Pedro et Morant à la Jamaïque) en 1907 (Putney, 1994). La
plupart des aires protégées de la Caraïbe ont été créées dans les années 1950, en réponse à des
préoccupations sur la protection des bassins versants. Une deuxième vague de créations, pendant
la même décennie, visait davantage la protection de la biodiversité. En raison de la démographie
croissante et de l’espace limité sur les îles caribéennes, il est indispensable d’intégrer la
protection de la nature dans les politiques socioéconomiques et culturelles des pays insulaires.
Depuis cette première période, la création d’aires protégées a beaucoup progressé, avec 158 sites
inventoriés dans les îles de la Caraïbe en 1988 (OEA/NPS, 1988) et 284 en 1996 (PNUE, 1996).
Au cours de la même période, le nombre d’aires marines protégées dans les îles des Caraïbes est
passé de 51 à 122.
Plusieurs initiatives ont été mises en place depuis les années 1970 pour élaborer des plans
d’action régionaux et mondiaux, entre autres :
♦ la Stratégie de protection du milieu marin pour les Caraïbes de l’UICN (UICN, 1979) ;
♦ le Plan d’action Bali (plan mondial pour les aires protégées, élaboré lors du III ème Congrès
mondial sur les parcs) (McNeely et Miller, 1984) ;
♦ le Plan d’action Nahuel Huapi (aires protégées en Amérique Latine et dans la Caraïbe)
(UICN, 1986) ;
♦ l’Enquête sur les priorités de protection dans les Petites Antilles (Putney, 1982) ; et
♦ le Plan d’action global de l’UICN pour les aires protégées et les Sommets de la Terre.
Le Congrès mondial sur les parcs nationaux, organisé par l’Union internationale pour la
conservation de la nature (UICN), a lieu tous les dix ans et dresse le bilan de l’état des aires
protégées (AP) et établit un programme pour les dix années à venir. Sa cinquième édition s’est
déroulée en septembre 2003 (la première, en 1962, était intitulée Conférence mondiale sur les
parcs nationaux).
Le précédent congrès, à Caracas (Venezuela) en 1992, a tracé des pistes en mettant en évidence
les lacunes existantes : faible participation des populations locales à la prise de décisions,
attention insuffisante à la biodiversité et aux zones environnantes, incapacité des décideurs à bien
équilibrer coûts et bénéfices. À cette occasion, les pays ont également été invités à identifier de
nouvelles zones critiques pour le maintien de la biodiversité.
Le Congrès a abouti à plusieurs bons résultats : meilleure reconnaissance des droits des peuples
indigènes, reconnaissance de la complexité des questions liées au changement global et création
de nouvelles aires protégées et d’objectifs concrets pour les parcs, sur la base des écosystèmes et
des régions géographiques. Certains des résultats (officiels et officieux) obtenus ou annoncés au
WPC et qui auront des répercussions sur les dix prochaines années de protection de ces zones
comprennent :
le rôle accru des peuples indigènes dans les discussions ayant une influence sur les
résultats « officiels » ;
des discussions équilibrées et ouvertes avec différentes parties prenantes ;
une définition élargie des aires protégées, comprenant la valeur spirituelle et sacrée de
celles-ci et ouvrant leurs frontières physiques ;
la reconnaissance que le respect des droits des peuples indigènes, des nomades et des
populations locales est nécessaire dans la création et la gestion des aires protégées
existantes et futures ;
l’adoption d’objectifs : développement et réalisation de dispositifs participatifs pour la
restitution de terres ancestrales ; participation à l’établissement et à la gestion des aires
protégées des peuples indigènes et nomades, des populations locales et autres minorités ;
mise en place de programmes de communication assurant cette participation et la création
de dispositifs garantissant qu’elles recevront le fruit de ces actions, le tout devant être
réalisé d’ici 2010.
un ensemble d’engagements des gouvernements et des ONG pour la création de nouvelles
aires protégées, l’augmentation du financement des AP et le développement de
partenariats stratégiques et d’incitations avec différentes parties prenantes ;
un moyen d’assurer la représentation des peuples indigènes dans les processus
internationaux, grâce au groupe de travail ad hoc permanent sur les peuples indigènes
dans les aires protégées et pour la protection de la biodiversité.
La véritable importance du Congrès sur les parcs dépasse toutefois les résultats et les questions
abordées. Elle vient de son organisation, qui a permis aux peuples indigènes de participer
activement au processus de discussions « officiel » et d’avoir un impact sur les résultats
« officiels » (recommandations du WPC, …). Ce niveau de participation a permis d’équilibrer
l’influence des intérêts commerciaux dans les discussions et a mis en évidence la tendance
émergente de l’inclusion des parties prenantes, mettant l’accent de façon importante sur les
réunions préparatoires et les solutions basées sur l’intégration et la collaboration.
Aucun de ces plans n’a servi de base à des programmes régionaux, mais plusieurs organisations
régionales et interrégionales ont mis en place des projets ou programmes régionaux pour soutenir
les aires protégées. Au-delà du soutien financier apporté par de nombreuses fondations et
organisations bilatérales et multilatérales, les principales initiatives régionales sont décrites ci-
après.
Institut Caribéen des Ressources naturelles – Programme sur les parcs et les aires
protégées
Les aires protégées ont été l’un des deux domaines programmatiques initiaux de l’Institut
Caribéen des ressources naturelles (CANARI). Ce programme était axé sur la coopération
technique, la formation, les réseaux et les projets de démonstration. CANARI a également publié
le Caribbean Park and Protected Area Bulletin jusqu’à 1994.
Le projet « Aires marines protégées et communautés côtières. Un site de ressources pour les
gestionnaires de ressources côtières dans la Caraïbe » donne des outils et des ressources qui
aident les gestionnaires d’aires marines protégées (AMP) et d’autres personnes travaillant sur les
AMP de la Caraïbe à mieux comprendre et satisfaire les besoins des populations côtières. Une
bonne partie de ces documents provient d’une série de projets de recherche réalisée dans la
région par le programme « Systèmes de ressources naturelles » du Département britannique du
Développement international. Ces projets analysaient les liens entre la gestion des ressources
naturelles côtières, le développement durable des populations humaines et la lutte contre la
pauvreté dans la Caraïbe. Quelques-uns se sont spécifiquement intéressés aux AMP et aux
populations côtières. Pour en savoir plus, voir [Link]
2
Projet « Aires protégées et modes de subsistance associés » (OPAAL) de l’OECO
[Link] – ce lien ne fonctionne plus ; voir le fichier
[Link]
lancé grâce à une subvention du Bloc B du FEM. Ce projet donne une vision régionale de la
création et de la gestion d’aires protégées dans la Caraïbe orientale, dans le cadre de la
Déclaration de Saint-Georges sur la durabilité environnementale, entre autres. Son but était de
coordonner et d’intégrer les efforts multinationaux sur les aires protégées et d’autres stratégies de
gestion de l’environnement. L’objectif était de favoriser la protection de la biodiversité dans les
pays participants, d’éliminer les obstacles à une gestion efficace et d’engager la société civile et
le secteur privé dans la planification, la gestion et l’exploitation durable de ces aires.
La Commission mondiale des aires protégées (WCPA). La WCPA est le premier réseau mondial
d’expertise sur les aires protégées. Elle intervient en aidant les gouvernements et autres autorités
à planifier les aires protégées et à les intégrer dans les autres secteurs ; en conseillant les
décideurs sur leur stratégie ; en renforçant les capacités et les investissements dans les aires
protégées ; et en réunissant les différentes parties prenantes pour aborder les questions difficiles.
Depuis plus de cinquante ans, l’UICN et la WCPA sont à la pointe de l’action mondiale pour les
aires protégées. Cette commission comprend un corps représentatif pour la Caraïbe4, à laquelle
participent 25 pays et territoires, et une autre pour l’Amérique Centrale5.
3
[Link]
4
[Link]
5
La Commission de la gestion des écosystèmes (CEM) est un réseau bénévole de quelques 400
experts en gestion des écosystèmes dans le monde. La Commission collabore étroitement avec
les autres commissions de l’UICN, ses bureaux régionaux et ses programmes thématiques. La
CEM et ses membres participent à de nombreuses activités de gestion des écosystèmes. La
Commission est soutenue par le Programme de gestion des écosystèmes et son secrétariat, basés
au siège de l’UICN à Gland, en Suisse.
La Commission de la sauvegarde des espèces (SSC) est un réseau scientifique de quelques 7000
experts bénévoles dans presque tous les pays du monde, qui travaillent ensemble pour réaliser
« un monde qui reconnaît et préserve les niveaux actuels de biodiversité ». Ses membres sont
chercheurs, fonctionnaires, vétérinaires spécialistes de la faune sauvage, employés de zoos et de
jardins botaniques, biologistes marins, gestionnaires d’aires protégées, spécialistes de plantes,
d’oiseaux, de mammifères, de poissons, d’amphibiens, de reptiles et d’invertébrés. La plupart de
ses membres sont déployés dans une centaine de groupes spéciaux et de groupes de travail.
Certains de ceux-ci travaillent sur les problèmes de protection de groupes spécifiques de
végétaux ou d’animaux, d’autres sur des thèmes tels que la réintroduction d’espèces dans leurs
anciens habitats ou la santé de la faune sauvage. Le rôle principal de la SSC est de fournir à
l’UICN des informations sur la protection de la biodiversité, la valeur inhérente des espèces, leur
rôle dans la santé et le fonctionnement des écosystèmes, la fourniture de services écosystémiques
et le rôle de ceux-ci dans la subsistance des populations humaines. Les membres de la SSC
fournissent aussi des conseils scientifiques aux organismes de protection, aux instances
gouvernementales et aux autres membres de l’UICN et soutiennent la mise en oeuvre des accords
multilatéraux sur l’environnement.
biodiversité et de fournir des idées et un soutien pour des politiques et pratiques efficaces en
matière de protection de l’environnement et de développement durable.
6
[Link]
7
[Link]
D’autres initiatives similaires ayant un impact sur les aires protégées figurent ci-après (voir le
détail de chaque action dans le Module 2) :
8
Programme marin du Patrimoine mondial : [Link] (novembre 2011)
9
Hillary, A.; M. Kokkonen et L. Max (éds.). 2003. World Heritage 4 Papers, Proceedings of the World Heritage
Marine Biodiversity Workshop. Hanoi, Vietnam, 25 février – 1er mars 2002, 94 pp.
[Link]
Plusieurs réseaux liés, directement ou indirectement, aux aires protégées et à la gestion des
ressources marines sont à l’œuvre dans la Caraïbe.
Réseau de gestion des aires marines protégées dans la Grande Caraïbe (CaMPAM)
Le réseau CaMPAM a été créé en décembre 1997, au cours d’un atelier sur la coopération pour la
gestion des aires marines protégées organisé par le Parc national de Biscayne et l’Unité de
coordination régionale du PNUE/PEC. Il s’est donné pour mission « l’amélioration de la gestion
des aires marines et côtières dans la Grande Caraïbe, par le partage et la collaboration, afin de
renforcer les systèmes nationaux et régionaux d’aires marines et côtières protégées existantes et
futures ». Des participants représentant vingt-deux pays de la Grande Caraïbe ont pris part à la
création du réseau ; ils sont aujourd’hui soixante-cinq. Depuis sa création, le réseau est
administré par le PNUE/PEC, qui encourage la communication entre les gestionnaires d’AMP,
parraine et coordonne les projets, les activités de formation et les programmes d’échanges des
gestionnaires, des pêcheurs et autres parties prenantes à la planification et à la gestion des AMP.
Grâce à l’Institut des pêches du Golfe du Mexique et de la Mer des Caraïbes (GCFI,
[Link] et à la suite de nombreuses discussions au cours des assemblées annuelles,
quelques organismes et experts se sont réunis en partenariat pour élargir le CaMPAM et le faire
évoluer en un réseau et un forum dynamique pour les professionnels et parties prenantes des
AMP. Ce fut chose faite en mars 2004, au cours de la conférence régionale « Des eaux vives aux
eaux bleues » ([Link] qui avait pour but de favoriser les partenariats en vue
d’encourager la gestion intégrée des eaux marines et des bassins versants. La création d’un
comité de pilotage et l’engagement d’utiliser les assemblées annuelles du GCFI comme forum de
discussion pour le CaMPAM ont constitué la première étape d’un plan visant à élargir la
dimension du réseau afin d’en faire un outil efficace de communication et de coordination. Le
partenariat fondamental entre le GCFI et le CaMPAM a permis à ce dernier de se faire
reconnaître des autres institutions régionales comme un bon instrument de coordination des
activités et de formation. Suite à ce partenariat, le GCFI gère actuellement le Fonds des petites
subventions du CaMPAM10
Réseau latino-américain de coopération technique sur les parcs nationaux, aires protégées,
flore et faune sauvage (REDPARQUES)
Le REDPARQUES est un programme conjoint de la FAO et du PNUE qui vise à améliorer la
coordination de la gestion des aires protégées dans toute l’Amérique Latine et la Caraïbe. Ses
activités comprennent :
♦ la publication d’un bulletin rendant compte des activités du réseau ;
♦ l’organisation d’ateliers et de séminaires sur différents aspects de la gestion des aires
protégées ;
♦ l’édition de rapports techniques ;
♦ la facilitation d’assistance technique.
EXERCICE N/A
DURÉE 1h
INTRODUCTION
Le PNUE (1996) a identifié dans la Grande Caraïbe 324 sites comportant des éléments côtiers ou
marins (Tableau 4.1, regroupement par catégories UICN).
Tableau 4.3.1 : Vue d’ensemble des aires protégées dans la Grande Caraïbe11
On voit dans le Tableau 4.3.1 qu’environ 24 % des AP englobent des habitats côtiers ou marins,
et même environ 43 % dans la Caraïbe insulaire. Ces sites apportent différents bénéfices :
♦ habitat pour la faune sauvage (78 aires) ;
♦ loisirs (68) ;
♦ revenus de la pêche (54) ;
11
L’auteur du document source signale que la couverture est incomplète.
Malgré ces bénéfices identifiés, le niveau de protection actuel est jugé inadéquat : seules 15 %
des aires sont jugées complètement protégées, alors que 51 % sont partiellement protégées et
32 % sans protection (PNUE, 1996).
Depuis 1996, plusieurs analyses régionales ont été réalisées sur la situation des AMP dans la
Caraïbe, selon différentes méthodes et avec des couvertures géographiques variables. En 2002-
2004, Burke et Maidens (2005)12 ont dressé un bilan général des récifs de la Mer des Caraïbes à
l’aide d’indicateurs indirects de l’impact des activités humaines. Ce projet comportait une
analyse de l’efficacité de la gestion pour la protection des récifs dans 285 AMP relevant de 35
pays et territoires, à l’aide de quatre indicateurs tels que l’existence d’activités ou d’un plan de
gestion, la disponibilité des ressources et le niveau d’application de la législation. Les auteurs en
ont conclu que :
Les sources des informations ont cité, comme sources d’échec de la gestion des AMP, « le
manque de ressources financières et de soutien des populations locales, qui n’ont pas été
impliquées dans la planification des AMP ni intéressées aux bénéfices économiques apportés par
celles-ci » (voir l’article pour plus de précisions).
La Base de données régionale sur les AMP de la Caraïbe, tenue par le Programme pour
l’environnement des Caraïbes du Programme des Nations Unies pour l’Environnement, peut être
consultée à l’adresse [Link] Elle est enrichie par les
gestionnaires des AMP eux-mêmes et sera régulièrement actualisée par des experts autorisés. Ses
données seront utilisables par d’autres bases de données. Elles peuvent être utilisées à différentes
fins :
• pour connaître les caractéristiques biophysiques, la situation juridique et le plan de gestion
des AP dans la région ;
• pour trouver des liens vers les sites internet des différentes AP ;
• pour trouver des informations graphiques (cartes de délimitation et des habitats) et des
références juridiques ;
• pour obtenir des informations standardisées et actualisées sur toutes les AMP ;
• pour réaliser des analyses comparatives de la situation des AMP ;
• pour diffuser périodiquement des bulletins et des notes pour informer le public, attirer son
attention et sensibiliser à la protection de l’environnement le grand public et les spécialistes
(enseignants, étudiants, régulateurs, planificateurs, entreprises, bailleurs de fonds) ;
• pour partager les bonnes informations avec d’autres bases de données.
12
[Link]
La compilation des données sur les AMP caribéennes donnera un meilleur aperçu de la situation
des aires protégées dans cette zone.
Le PNUE (1996) a constaté que 65 % des pays de la Grande Caraïbe, en moyenne, étaient
impliqués dans 18 traités et accords internationaux, régionaux et sous-régionaux. Ils sont
particulièrement nombreux (75 à 100 %) à adhérer au Programme pour l’environnement de la
Caraïbe/Programme SPAW, à la Convention sur la diversité biologique, à la CITES et à la
Convention sur le Patrimoine mondial. Les Etats les plus engagés sont le Panama, le Guatemala
et le Costa Rica.
Putney (1994) a tiré un certain nombre d’enseignements des différents programmes et des
approches au niveau national et régional (avant 1992) :
• Beaucoup d’évaluations, de stratégies et de plans d’action sont sans commune mesure avec
leur niveau d’application.
• Il faudrait établir une approche à long terme plutôt qu’à court terme.
• Bien que les sites importants doivent être réservés et protégés par la loi, les zones déjà
créées doivent être prioritaires.
• La petite taille de nombreuses îles (et les dispositions institutionnelles correspondantes)
crée des problèmes de ressources pour la planification et la gestion des AMP.
• Certaines îles des Caraïbes n’ont pas les moyens pour créer et gérer seules un système
représentatif d’aires protégées. Une coopération régionale, basée sur des institutions
régionales stables, est donc nécessaire.
• Une coopération efficace nécessite une meilleure circulation des informations dans la
région.
• La base de soutien aux activités concernant les AMP doit être élargie.
• Le nombre de partenariats doit être augmenté.
• Les plans des AMP doivent se concentrer sur des définitions réalistes des besoins et sur les
sources de soutien. Il est plus facile d’obtenir des fonds pour de nouvelles opérations que
pour prolonger les missions en cours.
13
Cette question est abordée de façon plus détaillée dans le Module 3 ; cette partie traite uniquement les aires
protégées.
Le bulletin électronique du PNUE, « Notre Planète »16, dresse le bilan de l’action du PNUE-PEC
sur les 25 dernières années. Le site internet [Link] donne la liste des pays des
Caraïbes qui sont signataires de traités régionaux et internationaux pour l’environnement. Nous
vous conseillons de consulter cette page pour connaître la situation de votre pays.
14
Un Programa Bandera para los Mares. Our Planet, (edición en español), Publicación especial.
[Link]
15
[Link]
16
Dernier numéro en date : [Link]
Bibliographie
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Annexe 4.1
Catégories d’aires protégées et objectifs de gestion
Les catégories actuelles de la Commission mondiale pour les aires protégées de l’UICN (UICN
1994) sont les suivantes :
I. Protection stricte
IV. Conservation par une gestion active (Zone de gestion d’habitats ou d’espèces)
V1. Utilisation durable des écosystèmes naturels (Aire protégée pour la gestion des
ressources)
La combinaison des objectifs de gestion pertinents pour chaque catégorie est résumée dans le
tableau suivant (UICN 1994, p.8):
Les définitions, objectifs et critères de sélection pour les catégories et sous-catégories sont les
suivants (UICN 1994, partie 11 and p.9):
Définition :
Espace terrestre et/ou marin comportant des écosystèmes, des caractéristiques géologiques ou physiolo-
giques et/ou des espèces remarquables ou représentatifs, géré principalement à des fins de recherche
scientifique et/ou de surveillance continue de l’environnement.
Objectifs de gestion
préserver des biotopes, des écosystèmes et des espèces dans des conditions aussi peu perturbées que
possible;
maintenir des ressources génétiques dans un état dynamique et évolutif
maintenir des processus écologiques établis;
sauvegarder des éléments structures du paysage ou des formations rocheuses;
conserver des milieux naturels exemplaires à des fins d’étude scientifique, de surveillance continue de
l’environnement et d’éducation à l’environnement, y compris des sires de référence, en excluant tout
accès évitable;
réduire au minimum les perturbations, en planifiant et en menant avec circonspection les activités
autorisées, de recherche et autres;
limiter l’accès au public.
Directives de sélection
La dimension de l’aire est détermine par la superficie requise pour assurer l’intégrité de ses
écosystèmes et permettre d’atteindre les objectifs de gestion justifiant sa protection.
L’aire est relativement à l’abri de toute intervention humaine directe et en mesure de le rester.
La conservation de la diversité biologique de l’aire est possible par la protection et n’exige pas
d’intervention substantielle au niveau de la gestion ou de l’habitat (Cf. catégorie IV).
Responsabilité administrative
La propriété et l’administration de la réserve incombent au gouvernement central ou local, agissant par le
truchement d’une agence dûment qualifiée, ou à une fondation privée, une université ou une institution
ayant une fonction officielle de recherche ou de conservation, ou en fin à des propriétaires travaillant en
collaboration avec une de ces institutions gouvernementales ou privées. La protection à long terme doit
être garantie par des mesures adéquates de sauvegarde et de contrôle avant la désignation. Les accords
internationaux portant sur des régions ne relevant pas d’une souveraineté nationale incontestée peuvent
constituer des exceptions (par exemple Antarctique).
Définition
Vaste espace terrestre et/ou marin, intact ou peu modifié, ayant conservé son caractère et son influence
naturels, dépourvu d’établissements permanents ou important, protégé et géré aux fins de préserver son
état naturel.
Objectifs de gestion
garantir aux générations futures la possibilité de connaître et de jouir de régions demeurées largement
à l’abri des activités humaines, pendant une longue période;
conserver, à long terme, les qualités et éléments naturels essentiels de l’environnement;
prévoir l’accès du public, de manière à garantir le bien-être physique et spirituel des visiteurs, tout en
conservant les qualités naturelles sauvages de la région pour les générations actuelles et futures;
permettre à des communautés autochtones, de fiable densité et vivant en harmonie avec les ressources
disponibles, de conserver leur mode de vie.
Directives de sélection
L’aire possède des qualités naturelles exceptionnelles et est soumise essentiellement aux forces de la
nature, est pratiquement à l’abri de toute perturbation humaine, et est susceptible de conserver ces
attributs si elle bénéficie de la gestion proposée.
L’aire possède des éléments écologiques, géologiques, physiographiques ou d’autres caractéristiques
de valeur scientifique, éducative, panoramique ou historique.
L’aire offre des possibilités exceptionnelles de calme et de tranquillité, et est accessible par des
moyens de transport simples, non bruyants, non polluants et non intrusifs (c’est-à-dire non motorisé).
L’aire est suffisamment vaste pour qu’une telle préservation et un tel usage soient possibles.
Responsabilité administrative
Idem à sous-catégorie Ia
Cette sous-catégorie n’apparaissait pas dans le système de 1978 mais a été introduite conformément à la
Résolution 16/34 "Protection des ressources et valeurs des terres vierges" adoptée en 1984 par l’Assem-
blée générale de l’UICN à Madrid, Espagne.
Définition
Zone naturelle, terrestre et/ou marine, désignée (a) pour protéger l’intégrité écologique dans un ou plu-
sieurs écosystèmes dans l’intérêt des générations actuelles et futures, (b) pour exclure toute exploitation
ou occupation incompatible avec les objectifs de la désignation et (c) pour offrir des possibilités de visite,
à des fins spirituelles, scientifiques, éducatives, récréatives et touristiques, dans le respect du milieu natu-
rel et de la culture des communautés locales.
Objectifs de gestion
protéger des régions naturelles et des paysages d’importance nationale et internationale, A des fins
spirituelles, scientifiques, éducatives, récréatives ou touristiques;
perpétuer, dans des conditions aussi naturelles que possible, des exemples représentatifs de régions
physiographiques, de communautés biologiques, de ressources génétiques et d’espèces de manière à
garantir une stabilité et une diversité écologique;
limiter le nombre de visiteurs, aux motivations spirituelles, éducatives, culturelles ou récréatives, afin
que l’aire reste dans un état naturel ou quasi-naturel;
éliminer et, ultérieurement, prévenir toute forme d’exploitation ou d’occupation incompatible avec les
objectifs de la désignation;
garantir le respect des éléments écologiques, géomorphologiques, sacrés ou esthétiques justifiant la
désignation;
tenir compte des besoins des populations autochtones, y compris l’utilisation des ressources à des fins
de subsistance, dans la mesure où ceux-ci n’ont aucune incidence négative sur les autres objectifs de
gestion.
Directives de sélection
L’aire contient un échantillon représentatif des régions, éléments ou paysages naturels les plus
marquants, a l’intérieur duquel espèces végétales et animales, biotopes et sites géomorphologiques ont
une importance particulière du point de vue spirituel, scientifique, éducatif, récréatif et touristique.
L’aire est suffisamment vaste pour contenir un ou plusieurs écosystèmes entiers, ne subissant aucune
altération matérielle du fait d’une occupation ou exploitation humaine.
Responsabilité administrative
C’est normalement la plus haute autorité compétente du pays exerçant une juridiction sur la région qui est
propriétaire et responsable de l’aire. Il peut toutefois également s’agir du gouvernement local, d’un
conseil autochtone, d’une fondation ou d’un autre organisme dûment établi ayant voué l’aire à la conser-
vation à long terme.
Définition
Aire contenant un ou plusieurs éléments naturels ou naturels/culturels particuliers, d’importance
exceptionnelle ou uniques, méritant d’être protégée du fait de sa rareté de sa représentativité, de
ses qualités esthétiques ou de son importance culturelle intrinsèque.
Objectifs de gestion
• protéger ou préserver, à jamais, des éléments naturels particuliers, exceptionnels du fait de leur
importance naturelle et/ou caractère unique ou représentatif, et/ou de leur connotation spirituelle;
• dans une mesure compatible avec l’objectif susmentionné, offrir des possibilités de recherche,
d’éducation, d’interprétation et de loisirs;
• éliminer et, ultérieurement, prévenir toute forme d’exploitation ou d’occupation incompatible
avec l’objectif de la désignation;
• offrir a la population résidente des avantages compatibles avec les autres objectifs de gestion.
Directives de sélection
• L’aire contient un ou plusieurs éléments d’importance exceptionnelle (éléments naturels tels
que chutes d’eau, grottes, cratères, gisements de fossiles, dunes de sable et éléments marins
spectaculaires, ainsi qu’une faune et une flore uniques ou représentatives; parmi les éléments
culturels associés peuvent figurer habitations troglodytes, forts surplombant une falaise, sites
archéologiques ou sites naturels ayant une importance patrimonial pour les populations
autochtones).
• Le territoire doit être suffisamment étendu pour assurer l’intégrité des éléments caractéristiques
du site et des zones contiguës.
Responsabilité administrative
Ces sites doivent être propriété du gouvernement central ou, pour autant que des mesures
appropriées de sécurité et de contrôle soient en place, d’une instance à un niveau moins élevé,
d’un conseil autochtone, d’une organisation ou association saris buts lucratifs, d’une entreprise
ou, exceptionnellement, d’un organisme privé, à condition toutefois que la protection à long
terme des caractéristiques inhérentes au site soit assurée avant sa désignation.
CATÉGORIE IV Aire de gestion des habitats ou des espèces: aire protégée gérée
principalement à des fins de conservation, avec intervention au
niveau de la gestion
Définition
Aire terrestre et/ou marine faisant l’objet d’une intervention active au niveau de la gestion, de
façon à garantir le maintien des habitats et/ou à satisfaire aux exigences d’espèces particulières.
Objectifs de gestion
• garantir et maintenir les conditions d’habitat nécessaires à la préservation d’espèces, de groupes
d’espèces, de communautés biologiques ou d’éléments physiques important du milieu naturel,
lorsqu’une intervention humaine s’impose pour optimiser la gestion;
• privilégier les activités de recherche et de surveillance continue de l’environnement
parallèlement à la gestion durable des ressources;
• consacrer des secteurs limités à l’éducation du public, afin de le sensibiliser aux caractéristiques
des habitats concernés et au travail de gestion des espèces sauvages;
• éliminer et, ultérieurement, prévenir toute exploitation ou occupation incompatible avec les
objectifs de la désignation;
• offrir aux communautés vivant il l’intérieur de l’aire des avantages compatibles avec les autres
objectifs de gestion.
Directives de sélection
• L’aire joue un rôle important dans la protection de la nature et la sauvegarde des espèces
(englobant, le cas échéant, des sites de reproduction, des zones humides, des récifs coralliens, des
estuaires, des prairies, des forêts ou des frayères, y compris des herbiers matins).
• La protection des habitats est essentielle au maintien du bon état de la flore d’importance
nationale ou locale ou de la faune sédentaire ou migratrice.
• La conservation de ces habitats et espèces exige une intervention active de la part de l’organe
de gestion, si nécessaire au niveau de l’habitat (cf. catégorie Ia).
• La superficie de l’aire dépend des exigences des espèces à protéger vis-à-vis du biotope, et est
donc très variable.
Responsabilité administrative
L’aire est la propriété du gouvernement central ou d’autres instances à un niveau moins élevé,
d’organisations ou associations saris buts lucratifs ou de personnes ou groupes priés, à condition
que des mesures de sécurité et de contrôle appropriées soient en place.
Définition
Zone terrestre, comprenant parfois le littoral et les eaux adjacentes, ou l’interaction entre
l’homme et la nature a, au fil du temps, modelé le paysage aux qualités esthétiques, écologiques
et/ou culturelles particulières et exceptionnelles, et présentant souvent une grande diversité
biologique. Préserver l’intégrité de cette interaction traditionnelle est essentiel à la protection, au
maintien et à l’évolution d’une telle aire.
Objectifs de gestion
• maintenir l’interaction harmonieuse de la nature et de la culture, en protégeant le paysage
terrestre et/ou marin et en garantissant le maintien des formes traditionnelles d’occupation du sol
et de construction, ainsi que l’expression des faits socio-culturels;
• encourage les modes de vie et les activités économiques en harmonie avec la nature, ainsi que
la préservation du tissu socio-culturel des communautés concernées;
• maintenir la diversité du paysage et de l’habitat, ainsi que des espèces et écosystèmes associés;
• éliminer le cas échéant, et ultérieurement, prévenir toute forme d’occupation du sol et activité
incompatibles avec les objectifs visés, du fait de leur ampleur ou nature;
• offrir au public toute une gamme de loisirs de plein air respectant les qualités essentielles de
l’aire;
• encourager les activités scientifiques et pédagogiques contribuant au bien-être à long terne des
communautés résidentes tout en sensibilisant le public à la protection de tels paysages;
• offrir des avantages à la communauté locale et contribuer à son bien-être, sous forme de
produits naturels (par exemple forestiers ou de la pêche) et de services (eau potable ou revenus
tirés de formes durables de tourisme).
Directives de sélection
• L’aire comprend des paysages terrestres et/ou côtiers ou insulaires présentant des qualités
esthétiques particulières, avec les habitats, la flore et la faune associé, ainsi que des
manifestations de modes
uniques ou traditionnels d’utilisation de l’espace et d’organisation sociale, reflétés par les
établissements humains et par les coutumes, modes de vie et croyances des communautés locales,
• L’aire offre des possibilités de loisirs et de tourisme compatibles avec le mode de vie et les
activités économiques habituels de ses habitants.
Responsabilité administrative
La propriété peut incomber à une autorité publique mais, le plus souvent, l’aire est formée d’une
mosaïque de propriétés publiques et privées soumises à différents régimes de gestion. Ces
régimes doivent faire l’objet d’un certain degré de planification, ou autres mesures de contrôle, et
être financés, selon le cas, par des fonds publics ou autres mesures d’incitation, afin de garantir la
qualité des paysages terrestres/marins et le maintien à long terme des croyances et coutumes
locales.
Définition
Aire contenant des systèmes naturels, en grande partie non modifiés, gérée aux fins d’assurer la
protection et le maintien à long terme de la diversité biologique, tout en garantissant la durabilité
des fonctions et produits naturels nécessaires au bien-être de la communauté.
Objectifs de gestion
• assurer la protection et le maintien ii long terme de la diversité biologique et des autres valeurs
naturelles du site;
• promouvoir des pratiques rationnelles de gestion afin d’assurer une productivité durable;
• protéger le capital de ressources naturelles contre toute forme d’aliénation engendrée par
d’autres formes d’utilisations du sol susceptible de porter préjudice à la diversité biologique de la
région;
• contribuer au développement régional et national.
Directives de sélection
• L’aire est au moins aux deux tiers à l’état naturel mais peut aussi contenir des écosystèmes
modifiés de superficie limitée; les grandes plantations commerciales en sent exclues.
• L’aire est suffisamment vaste pour que les ressources naturelles puissent être utilisées de
manière durable saris porter préjudice à long terme à la qualité naturelle de l’aire.
Responsabilité administrative
La gestion est assurée par des services publics dotés d’un mandat précis quant à la conservation
de l’aire, dont ils s’acquittent en collaboration avec la communauté locale; elle peut aussi
s’appuyer sur des coutumes locales, avec le soutien et les conseils d’organismes
gouvernementaux ou non gouvernementaux. L’aire peut être la propriété du gouvernement
central ou local, de la communauté, de personnes privées ou de plusieurs de ces entités.
Annexe 4.2
Bénéfices potentiels des réserves marines
D’après Sobel (1996)